Lenny : l’ADAMI fête Leonard Bernstein

A l’occasion de l’exposition Comédies musicales à la Philharmonie de Paris, retour sur la soirée exceptionnelle donnée au théâtre du Rond Point en hommage à Léonard Bernstein, le compositeur de West Side Story mis à l’honneur cette année pour le centenaire de sa naissance. Après les soirées consacrées à Erik Satie et à Bob Dylan, le théâtre du Rond Point s’est de nouveau associé à l’ADAMI, pour une célébration musicale confiée à la chef d’orchestre Zahia Ziouani et à son orchestre symphonique Divertimento. L’occasion de revoir ses classiques, dans un spectacle réjouissant où tous les arts se mêlent : jeu, chant, danse, et arts visuels.

La musique, comme une étreinte totale

Qui n’a jamais fredonné l’un de ces airs ? « New York, New York », « America », «Tonight», de véritables madeleines de Proust pour tous les amateurs de comédies musicales. Mais Léonard Bernstein était beaucoup plus que cela : pianiste, compositeur, chef d’orchestre de l’Orchestre Philharmonique de New York pendant 11 ans, il a surtout été un formidable théoricien de la musique et un passeur pour les générations futures.

L’histoire de «Lenny » n’est d’ailleurs pas celle de Bernstein mais de son alter ego, Hélène, une jeune disciple vivant à New York et qui rêve de devenir musicienne puis cheffe d’orchestre. Son professeur sera donc Lenny, qui lui enseigne que la musique n’est pas qu’une affaire de technique et que chaque battement de cœur dessine une géographie intime, celle du rythme. « La musique est une étreinte totale », proclame-t-il encore « et la musique, l’expérience de cette étreinte ». La jeune fille qui boit ses paroles passera par toutes les déconvenues qu’a subies le vrai Bernstein (et même plus, étant une femme), jusqu’à la gloire finale !

Énergie fulgurante

Léonard Bernstein, connu pour son énergie fulgurante, est incarné par le bondissant et toujours parfait Stéphane Brel qui donne la réplique à la chanteuse Luce, au charme naturel et mutin et qui séduit surtout pas son interprétation impeccable des plus grands standards de Bernstein en particulier «New York, New York », frissons garantis ! La chef d’orchestre Zahia Ziouani avait déjà fait appel à la candidate de la Nouvelle Star pour le spectacle Showtime.

Leur collaboration fait à nouveau mouche sur un rythme qui fait la part belle aux envolées symphoniques ainsi qu’au jazz et au blues. Collaboration enrichie de la participation des deux danseurs Jérôme Lucas et Vanessa Petit sur une chorégraphie d’ Anthony Egéa, d’un artiste graphique et de Yann Wagner au clavier qui ajoute une touche électronique à ce spectacle total qui se termine en apothéose avec un Boléro qui n’aurait pas déplu au féru de Ravel qu’était Léonard Bernstein.

Une œuvre éclectique et foisonnante

Le texte et la mise en scène de Justine Heyneman offre une vision non conventionnelle de l’artiste, à l’image de son œuvre, éclectique et foisonnante. Admirateur à la fois des Beatles ou de Malher, Léonard Bernstein a voulu toute sa vie faire des ponts entre les différents style musicaux, mettant au même niveau la musique classique, le rock et la pop. Il est l’auteur de trois symphonies, et de deux opéras et son répertoire embrasse 3 siècles de musique.

Un spectacle qui rend aussi hommage aux qualités de pédagogue du compositeur : Léonard Bernstein s’était donné pour mission de rendre la musique classique accessible à tous en dirigeant pendant de nombreuses années un cours de musique à Tanglewood, près de Boston où il avait débuté et en créant les Young People’s Concert à la télévision. Avec une obsession : s’adresser aux jeunes générations. Pari réussi pour celui qui restera à jamais un artiste de génie !

Et plus si affinités

https://www.theatredurondpoint.fr/spectacle/lenny/

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