La newsletter, la chandelle et le pantalon : fable pour rédacteur en mal d’inspiration, de sens et d’authenticité

COMMENÇONS PAR UNE INTRO UN PEU POMPEUSE …

La biodiversité est en train de disparaître,

On apprend à vivre avec les attentats, un virus mortel,

On a subi la crise économique et on la subira encore,

On s’endort le soir en pensant que la planète meurt  

On attaque le “jour d’après” dans un contexte pandémique …

Le contexte parfait pour se poser la question essentielle, vitale : “Mais en fait, on fait comment pour écrire une bonne newsletter ?

LA NEWSLETTER, CONCEPTION D’UN IDÉAL

Cette question ne sort pas de nulle part. Elle répond à une ambition, une volonté. Je dirais même un besoin. Celui d’augmenter son acquisition client, de vendre un peu, beaucoup voire énormément. Cette question, je me la pose, parce que sans aucun doute, le rêve de tout Homme, c’est d’accroître son business. Le rêve de tout Homme, c’est de voir son acquisition client grimper en flèche. Le rêve de tout Homme, en 2020, c’est la Data. 

Vous partagez ce rêve ? Voilà mes recommandations : 

  • Trouvez un titre de mail original.
  • Utilisez un wording propre à votre marque.
  • Faite un contenu, ni trop court, ni trop long.
  • Segmentez votre newsletter, avec des sujets différents qui se répondent entre eux (un genre de “Ping-Pong”, comme on dit dans le milieu).
  • Proposez une lecture qui dépasse votre produit / service.

Et pour obtenir un rendu visuel optimal, utilisez des logiciels tels que Mailchimp ou Sendinblue, qui vous permettront à la fois d’offrir une lecture agréable et d’obtenir un maximum de données super utiles pour faire évoluer votre business, vous exporter aux États-Unis et faire voler des avions tous les 3 jours pour livrer à vos clients ce dont ils ont besoin/ envie. À vous de décider de la bonne terminologie.

Si en revanche, vous ne kiffez pas du tout ce type d’approche, je vous suggère une approche différente, plus éclectique, plus disruptive.

LA NEWSLETTER, CONCEPTION D’UNE UTOPIE

Vous l’aurez compris, je ne suis pas un grand partisan de la newsletter. En même temps, y a-t-il plus barbant qu’un contenu répétitif, pensé pour vous “faire revenir” et écrit globalement par des stagiaires incompétents, sous-rémunérés, qui eux-mêmes rêvent d’évasion et d’idéal en regardant des photos idylliques sur la page Instagram de @brunomaldor ? Je vous le demande, en toute sincérité. 

Car il s’agit en résumé à un moment d’utiliser son cerveau, avec toute la bonne volonté que l’on peut avoir, pour produire un contenu qui sera lu par peut-être, dans le meilleur des cas, 20% de votre audience. 20%, si vous l’envoyez à 1 000 personnes, c’est l’équivalent de 200 personnes. Soit 800 autres personnes qui n’ont même pas daigné jeter un regard sur votre travail. 

Pour comparer, imaginez que vous êtes boulanger.e, 1 000 personnes vous commandent une religieuse au chocolat  … 200 seulement viennent récupérer et payer le gâteau. “Wow ! Bravo Steven ! T’as vu ça ? 13% de taux d’ouverture et 1,2% de taux de clique… MAIS C’EST GÉNIAL ! Allez, pour être sympa tu peux prendre un carambar !” (Dans la boîte des “Carambars réservés aux CDI, qui ont le droit de jouer au Babyfoot et au Flipper quand ils ont fini de manger.”)

Bref, si vous avez saisi l’ironie de la chose, que mes propos ont fait écho avec votre vécu  et vos frustrations, je vous recommande pleinement de lire l’ouvrage Bullshit Jobs de David Graeber (et ça, ce n’est pas une blague) … et me souviens que le titre de mon article est initialement “Comment écrire une bonne newsletter…” donc j’arrête la digression et je reviens à mes moutons avant que Tata Dedel, ex prof et nouvelle rédac chef ne me remette en rail.

LA NEWSLETTER, CONCEPTION D’UN MESSAGE

Il est donc temps de poser le socle d’un contenu (et non d’une newsletter) qui se veut sympa, accueillant et agréable à lire. J’en reviens donc à mon début :

La biodiversité est en train de disparaître,

On apprend à vivre avec les attentats, un virus mortel,

On a subi la crise économique et on la subira encore,

On s’endort le soir en pensant que la planète meurt  

On attaque le “jour d’après” dans un contexte pandémique …

Et donc vous n’en pouvez plus.

Oubliez le business. Il est temps d’agir, et d’écrire pour faire sens !!! Par vous-même et pour les autres ! Produisez des contenus ( newsletter, article, post, brève …) qui sont utiles et qui font du bien. Il y a plein de choses à faire ! Pour cela, je vous donne, selon mon simple avis de pubard, quelques tips qui vous permettront (peut-être) d’animer votre communauté via ce bon vieil outil archaïque, mais pas si inutile que ça qu’est la newsletter quand elle a vraiment un truc à dire,

                                                                                                                                                                                                                                                                                           (Sachez qu’à l’instant où j’écris ces mots, la bougie que j’utilise pour allumer mes cigarettes vient littéralement de fondre, pour se déverser via les fentes de ma table, sur mon pantalon en velours, pantalon patrimonial s’il en est, puisqu’ appartenant initialement à mon grand-père. Alors please, finissez de lire cet article, allez liker la page The ARTchemists et mettez un cœur rouge/pouce bleu sur ce post pour honorer mon jean dont aucune de ces actions ne pourra égaler la valeur.)

 

 

 

 

Alors ces “principes” (certainement moins importants que mon pantalon dont je devrais m’occuper assez rapidement, mais bon…) : 

  • Sortez des carcans de l’image commerciale : la newsletter ne doit pas être un contenu rébarbatif et calqué sur un modèle préexistant. En d’autres termes, ne faites pas ce que font les autres. L’idée est d’y proposer quelque chose de différent,  d’aborder ce support avec une approche particulière, un angle original, un sujet qui parle, qui intéresse (genre, vraiment).

(D’ailleurs, petite parenthèse, si vous avez une astuce de grand-mère pour enlever de la cire de bougie incrustée dans un pantalon en velours, je suis chaud parce que là ça devient un vrai problème. Si c’est le cas, contactez-moi sur mon mail : vincentmicheron@gmail.com ou faites une newsletter dédiée, promis, je m’abonne).

  • Diffusez un message qui a du sens : vous le savez comme moi, on vit dans une société plombée, la charge mentale est immense, les responsabilités s’accumulent à n’en plus finir, comme les frustrations, les complexes. Il est alors impératif  de proposer à vos lecteurs un sujet qui a du sens pour eux, qui leur parlera en les allégeant de ce poids. Autant dire qu’il faudra  dépasser le stade du fichier excel nommé “Prospects qualifiés ++”. 
  • Laissez libre cours à votre fantaisie : nos boîtes mails débordent de messages commerciaux, inutiles et qui bouffent de l’espace et de l’énergie. Il est grand temps de réinventer la newsletter pour lui donner une nouvelle vie et faire en sorte qu’on s’en souvienne. Proposer un contenu c’est bien. Proposer un contenu qui reste en tête et donne envie de débattre, c’est mieux (pas besoin d’en dire plus).

CONCLUSION, PARCE QU’IL IL ME RESTE 2 MIN POUR RENDRE MON ARTICLE !

J’ai passé une super soirée à écrire ce texte. Je me suis beaucoup amusé (même si en vrai mon futal est mort) et j’espère vous avoir titillé l’esprit avec mes cogitations nocturnes. Si je devais conclure en mode “newsletter”, je dirais que l’on vit dans un monde qui bouge très vite, et très fort. Suivez le mouvement, prenez le rythme ou allez à contre courant, mais soyez vous, jusque dans les partie de votre newsletter. L’authenticité paie toujours, parce qu’on a plus que jamais besoin de vrai.

Bisous

Ps : désolé si j’ai accéléré la fin mais mon pantalon est vraiment dans un sale état et je dois absolument m’en occuper.

Vincent « Un simple racoon » MICHERON