La French : drug connection à la française

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Etant une grande amatrice de films dédiés à la mafia, c’est à regret et avec honte que j’ai laissé passer la sortie de La French en décembre 2014. Pas biiiiiiiiien, Padmé ! Autant vous dire que dés que j’ai pu, j’ai rattrapé le retard, me jetant sur le DVD avec avidité et le sens du devoir rédactionnel :

Sérieuse, j’avais révisé mes classiques : French Connection 1 et 2 bien sûr, parce que la référence est incontournable, plus un ou deux docs sur le fameux trafic de cam’, histoire de voir si le film de Cédric Jimenez collait à la chrono et à l’ambiance. Et pour faire bonne mesure j’ai revu Les Affranchis de Scorcese, c’est pas que ça soit le sujet mais en matière de beaux mecs, le film se pose là. Bref j’ai préparé le terrain. J’aurais peut-être pas dû …

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Non que le film de Jimenez soit mauvais, loin de là : le scénario tient, pas de respiration ni de gnagnan dans les répliques, l’image, très vintage, est belle, Marseille sublime (cette ville est photogénique, c’est juste incroyable), le tandem Jean Dujardin/Gilles Lellouche fonctionne au poil, et le récit respecte la chrono sans s’enfermer dans une reconstitution trop rigide … Alors pourquoi je reste sur ma faim ?

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Peut-être parce que le film n’assume pas son genre, cherchant à explorer la destinée de deux figures emblématiques, le juge Michel d’un côté, le gangster Zampa de l’autre. Antagonistes, l’un veut faire tomber l’autre, sur fond de guerre des clans. On s’attendrait à un clash, une confrontation. Mais ce sont deux lignes parallèles que trace le réalisateur.

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Aucune démesure dans l’évocation de ces profils hors normes, ces volontés bien trempées, ces intelligences pointues pourtant interprétés avec talent par deux acteurs de qualité. Dommage ! On aurait été en droit d’attendre l’intensité d’un Caubère dans Truands, mais ici on demeure en surface. Peut-être aurait-il fallu un Olivier Marchal aux commandes pour distiller la folie propre à ces hommes …

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Valeur, honneur, argent, justice, ordre, précarité, les deux personnages se rejoignent sur bien des points. Mais il en est un essentiel que le film oblitère : le jeu. Tous deux sont des joueurs, ils ne lâchent pas, jamais. Et c’est cette tension qui manque malheureusement pour secouer le film, le faire décoller, lui prêter la véritable brutalité de l’époque.

Et plus si affinités
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