La Face cachée de la StarAc’ : aux sources du business model de la télé-réalité ?

Ok je l’ai trouvé dans une boite à livres, OK il date de 2005 et depuis de l’eau a coulé sous les ponts de l’audio-visuel, OK en dix ans la télé a rétropédalé en terme de visibilité et les réseaux sociaux ont changé la donne … tant que ça ? J’en doute, et vous douterez certainement avec moi après avoir bouclé la lecture de ces 230 pages au titre certes racoleur mais aux propos assez pertinents.

Car avec La Face cachée de la StarAc’, c’est un modèle économique bien rodé que la journaliste Geneviève Petit met à plat, modèle qui s’applique finalement très bien au concept de télé-réalité tel qu’il a subsisté depuis. La spontanéité ? Complètement fake. L’orientation des situations ? Un véritable art. Le temps de cerveau disponible pour la pub ? Une véritable institution.

En revenant à l’une des sources du genre, on comprend mieux pourquoi il a fait souche, et le succès d’Endemol par la même occasion. Crétinisation programmée du public pour faire la joie des marques, vampirisation de la créativité et de l’acte artistique au profit d’une starisation éphémère, boucle bouclée entre producteurs, labels et enseignes …

Et les stars dans tout ça ? Après dix ans, peu ont tenu le choc au firmament du vedettariat … un fake de plus donc que ce miroir aux alouettes de la télé-réalité qui aujourd’hui a investi Insta pour encore mieux vendre les produits des annonceurs tout en trompant son monde face à la notion de célébrité.

A ce titre, Geneviève Petit devrait reprendre la plume pour établir un nouveau bilan du secteur à l’heure de The Voice et Le Meilleur Pâtissier. Histoire de montrer la récurrence de la formule économico-magique de ce format d’émission, et les univers qu’elle a phagocytés sans vergogne pour continuer à méduser le public.

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