Frankenstein’s army : juteux à souhait !!!

Je n’en peux plus de me repasser le trailer du très attendu Overlord de Julius Avery, dont la sortie est prévue pour novembre, je ne survivrai pas jusque-là. Du coup pour patienter en évitant de flinguer tous les coussins de la maison, je refais un visionnage en règle des films dédiés au combo zombi/nazi. Et voilà-t-y pas qu’entre l’incontournable Shock Waves et le déjanté Dead Snow 1 et 2, je tombe sur Frankenstein’s army. Une pépite datée de 2013, qui n’a visiblement pas ému les foules, et c’est bien dommage parce qu’il y a du potentiel, croyez-moi !

Nous sommes début 1945, dans le sillage de l’armée soviétique partie délivrée Berlin. Une petite unité commando comme tant d’autres a pour mission de nettoyer les villages de l’Est de l’Allemagne ; captant l’appel de détresse de camarades, elle fonce leur porter secours, ignorant qu’elle va tomber dans un piège particulièrement sanglant, découvrant les agissements ignobles et maléfiques d’un savant fou héritier de la famille Frankenstein, dont les nazis ont décidé d’exploiter les talents pour fonder une armée indestructible et monstrueuse. Classique, me dire-vous !

Et particulièrement gore, le réalisateur Richard Raaphorst n’y allant pas avec le dos de la cuillère à pot quand il s’agit de donner dans l’amputation et l’éviscération, course poursuite frénétique à l’appui, dans une atmosphère glauque de souterrains pourris et sombres typique des jeux vidéos les plus éprouvants. Sauf que 1. un des soldats du groupe est aussi cinéaste, chargé de filmer les agissements de ses camarades pour glorifier l’armée de Staline 2. qu’il a pour mission de repérer, neutraliser, engager le savant fou … ou de le buter si jamais ce dernier fait sa mijorée 3. que le dit savant fou déborde d’imagination quand il s’agit de façonner des créatures bionico-vintages aussi épouvantables qu’irascibles !

Imaginez un mix des démons de Bruegel ou Bosch, des Cénobites de Hellraiser, des guerriers hallucinés d’Otto Dix, du Pyramid Head de Silent Hill, des robots évoluant dans Les Daleks envahissent la terre et du Docteur Satan, Robzombiesque héros de La Maison des 1000 corps, et vous aurez une pâle idée de ce qui vous attend dans ce film trépidant, sanglant … et peut-être pas si exagéré que cela : si on plonge progressivement dans une ambiance ubuesque de démesure, certaines séquences évoquent la frénésie destructrice de Camp 731 – Men behind the sun de T. F. Mou, qui y relate avec un réalisme insoutenable les expériences menées sur des prisonniers de guerre par les japonais.

Vous voici prévenus : âmes sensibles et prudes s’abstenir. Pour les autres, ma foi, vous devriez apprécié, notamment la facture originale de ces monstres, et la réactivation d’un mythe fantastique incontournable et qu’on traite ici sans la mièvrerie romantique habituelle. Rescapé des camps, Frankenstein Junior a tourné psychopathe et est bien décidé à régler leur compte aux différents belligérants, quitte à les réconcilier dans leur chair même. Je n’en dis pas plus, laissez-vous happer par ce récit sans concession et particulièrement féroce, crade, juteux, barré et il faut bien l’avouer assez jubilatoire !

Et plus si affinités

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