Emma : ni sa langue ni son crayon dans sa poche …

Bonjour lecteur. Je te présente Emma … et ses dessins. Tu l’as peut-être déjà croisée à la faveur des réseaux sociaux … ou pas. Ce qui serait dommage car Emma n’a ni sa langue ni son crayon dans sa poche.

« Je suis Emma et je fais des dessins moches sur des trucs qui m’intéressent. Tu peux me suivre sur mon blog, Twitter ou Instagram et tu peux aussi faire ce qui te semble utile pour un monde meilleur 🙂 »

Voici comment elle se dépeint sur sa page Facebook. Tu auras ainsi compris qui tu as en face de toi. Une nana bien dans sa tête, solidement ancrée au sol, qui embrasse l’existence du haut de ses 36 printemps, avec un gamin, un job d’informaticienne, une véritable passion pour la BD et l’illustration … et un regard particulièrement scrutateur sur la société. Scrutateur et critique.

Si son trait est – faussement – simple et naïf, son propos est toujours profond, structuré, pertinent car appuyé sur du travail de documentation, des chiffres sourcés. Essentiel quand on parle d’actualité, de féminisme, de capitalisme, de violence policière … tous ces petits séismes qui fissurent le vivre ensemble et menacent notre avenir. Ce phénomène de craquellement, Emma l’observe et le donne à voir dans ses dessins.

Car elle s’en inquiète, elle s’en offusque, et veut le dénoncer, le combattre. En passant par la case explication/pédagogie. Dixit son très récent strip sur la réforme des retraites, pour le moins parlant sur le plumage en règle qui nous attend … et l’urgence de réagir en faisant front. Quitte à faire grève. Oui, la dame est engagée, ne s’en cache guère, mais à la furie de l’aveuglement sectaire dont certains font trop souvent preuve, elle privilégie l’argumentation.

Avec beaucoup de bon sens, et des réflexions dans lesquelles nous pouvons tous nous retrouver. Des coups de gueule aussi, quand Emma croise une news qui la fait se hérisser à raison. Dixit son dessin sur le calendrier sexy imposé aux hôtesses de Ryanair. Et toujours des dessins qui sonnent juste et font mal là où il appuient.car ils mettent en exergue les incohérences, les contradictions, les aberrations dont on nous abreuve pour justifier le pire.

Avec un effort de clarté, un démembrement de la novlangue et une grande pudeur qui plairait à Franck Lepage et Noam Chomsky, en s’alignant sur le discours de clarification d’une Marion Montaigne. Bref si vous doutiez que le futur de la BD engagée et pédagogue soit féminin, vous savez maintenant de quoi il retourne.

Et plus si affinités

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