Elementary : watch out Sherlock, Watson is a girl !!!

Ouh là ça faisait longtemps qu’on n’avait pas alimenté cette bonne vieille rubrique des Contes des 1001 séries ! Il était temps de s’y remettre ! Et Elementary m’apporte les cartouches nécessaires pour pondre ce nouvel opus. Elementary : série américaine créée par Robert Doherty et dont les deux premières saisons déversent aux USA, au Québec, en Suisse, en Belgique et en France sur M6 les aventures de devinez qui ????? Sherloooooooooooooock Holmes !

Un Sherlock borderline, tatoué, séduisant, mystérieux, balançant délicieusement entre l’élégance dandy britannique et le côté bad boy ricain, qui ici constitue par ses secrets le cœur de la série. Décidément le personnage du détective continue d’inspirer, preuve que si les scénaristes contemporains patinent un peu pour innover dans l’original, ils peuvent toujours se raccrocher aux valeurs sûres instituées par les grands noms du genre.

Et ici, Conan Doyle a tapé particulièrement juste en façonnant ce profil aux possibilités multiples, et aux reins plus que solides : le Sherlock de Mark Gatiss et Steven Moffat diffusé depuis 2010 sur la BBC avait commencé à creuser la piste du surdoué associal aux méthodes de mentaliste observateur, Robert Doherty en remet une couche en propulsant le héros à peine désintoxiqué au cœur d’une moderne New York où il s’installe comme consultant auprès de la police du coin, avec comme bon ange Watson bien sûr.

Sauf qu’ici Watson est une femme, ancienne chirurgienne reconvertie en marraine d’abstinence et qui a fort à faire pour surveiller cet ombrageux patient, au QI surmultiplié et au mode de vie anarchique. Bien sûr les deux personnages s’apprivoisent d’un épisode à l’autre, les intrigues, toutes plus tordues les unes que les autres, favorisant ce rapprochement, … qui pourrait bien déboucher sur une intrigue amoureuse à la Becket/Castle ?

Le scénario joue sur les ambiguïtés, la mise en scène commence à parsemer les épisodes de marque de respect et d’attention réciproques qui introduit un questionnement affectif évident, et des confrontations qui ont un petit côté Un gars, une fille assez savoureux sans être caricatural, tandis que notre jolie chirurgienne découvre les joies du métier d’enquêtrice auprès de ce spécialiste si attachant avec ses failles, ses silences et ses tics de génie insupportable.

Le tout est servi par un casting impeccable, Johnny Lee Miller, qui retrouve un rôle de camé digne de celui qu’il occupait à l’affiche de Trainspotting, en y ajoutant cette tension propre aux hauts potentiels constamment sur la brèche, Lucy Liu qui incarne une Watson raisonnable, posée, ferme mais néanmoins humaine, Aidan Quinn en flic intègre, carré et sympathique. Les interactions entre caractères sont riches en émotion, et prometteuses quant au scénario qui se déroule de chapitre en chapitre, dans ce parcours qu’on questionne à chaque générique de fin.

Franchement ça se laisse regarder à l’aise.

 

Et plus si affinités

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