DANSES EXPOSÉES : La Briqueterie expose la danse dans toute l’Île-de-France avec sa 19eme biennale

Du 1er mars au 1er avril 2017, La Briqueterie / CDC du Val-de-Marne expose la danse dans trois départements franciliens. Programmation-fleuve qui concentre plusieurs focus (danse et musées & danse contemporaine africaine) et belles cartes blanches (Marie Chouinard & Maud Le Pladec), DANSES EXPOSÉES, 19ème biennale du nom, est le festival immanquable du printemps. Présentation.

C’était en 1979. À Vitry-sur-Seine Michel Caserta, avec l’aide conjointe de la ville et du Conseil général, se lance dans l’aventure d’un premier festival avec près de 200 artistes parmi lesquels figurent François Verret, Dominique Bagouet, Yano Hideyuki et Françoise Dupuy. 38 ans plus tard, le festival est devenu la Biennale de danse du Val-de-Marne, rattachée à son vaisseau-amiral La Briqueterie, superbe lieu vitriot à l’appellation centre de développement chorégraphique du Val-de-Marne.

19ème édition donc pour ce rendez-vous incontournable des amateurs de danse. Incontournable car lieu de création d’œuvres qui ont marquée l’histoire de la danse. Parmi elles : Projet de la Matière de feu Odile Duboc, Folie par Claude Brumachon, Antichambre par Hervé Robbe, Cheval de Quatre par Mathilde Monnier ou encore Noces et Un trait d’union par Angelin Preljocaj. La programmation de cette nouvelle édition porte t-elle des réations qui marqueront l’histoire de la danse ? L’avenir nous le dira mais pour l’heure force est de constater que les axes forts développés dans DANSES EXPOSÉES par l’équipe de Daniel Favier donne envie. Très envie.

En ouverture et première française : Jérôme Bosch, Le Jardin des délices de la québecoise Marie Chouinard. Superstar internationale de la danse, La Chouinard proposera les 1er et 2 mars sa lecture en mouvement du célèbre triptyque de l’artiste néerlandais. Et pur plaisir, la compagnie canadienne donnera deux des classiques de la compagnie : Prélude à l’après-midi d’un faune et Le Sacre du printemps, deux œuvres du mitan des années 90. Aussi sulfureuses que belles !

En écho au Jérôme Bosch inaugural seront célébrés les beaux-arts et les rapports entretenus entre la danse et les musées. Ainsi, en première francilienne S T I L du chorégraphe autrichien Christian Ubl ou la peinture du Vienne Art Nouveau et décadent de Gustav Klimt et Egon Schiele mais aussi 20 danseurs pour le XXIème siècle de Boris Charmatz qui investit le MAC/VAL (après l’Opéra Garnier fin 2015).

Le musée accueillera également DANCING MUSEUMS ; ce vaste projet européen développé il y a maintenant 2 ans à l‘initiative de La Briqueterie réunira pour une ultime performance les 5 jeunes chorégraphes qui se sont illustrés dans divers musées du Vieux Continent. Au Louvre sera également animé un colloque international autour de ce DANCING MUSEUMS, occasion de partager avec le public 2 années de recherche et de réfléchir à la danse en tant qu’outil de médiation et d’engagement avec le public dans un contexte hors la « boite noire ».

Autre temps fort : Donkelaâ Sîira soit Le sillon des danseurs. Impeccable tour d’horizon de la danse contemporaine en Afrique ce focus est le petit frère de la récente Triennale de Ouagadougou Danse L’Afrique danse. Kettly Noël, Judith Olivia Manantenasoa, Seydou Boro, Salia Sanou, Vincent Mantsoe, Jeannot Kumbonyeki, Qudus Onikeku… Soit un parcours entre répertoire, transmission et créations où se côtoient plusieurs générations de chorégraphes, avec une attention particulière aux jeunes artistes émergents. Et pour accompagner cet événement, Souffle rit / Souffle danse va rassembler plus de 60 danseurs et musiciens amateurs sous la conduite du jazzman Laurent Blondiau et du chorégraphe Salia Sanou.

Forcément, il est difficile ici de citer l’intégralité d’une programmation composée de 38 pièces, 9 créations, 11 premières en Ile-de-France, 26 lieux et 30 compagnies mais au rayon des rendez-vous à ne pas rater on note Brûlent nos cœurs insoumis de Christian et François Ben Aïm qui collaborent avec le trompettiste-star Ibrahim Maalouf. Une première incursion dans l’univers de Terpsichore pour le musicien, forcément très attendue. Anne Collod et son intrigante performance dans la régie du chauffage urbain de Fontenay-sous-Bois (Exposure), le tango mâtiné de danse contemporaine de Catherine Berbessou de retour sur scène après des années de silence (Tu, el cielo y tu), les créations de Sébastien Laurent (SOLIDES) ou encore Maud Le Pladec (MOTO CROSS). Enfin la pudique poésie de Radhouane El Meddeb (À mon père une dernière danse et un premier baiser)

Forcément qu’une de ses pièces citées ci-dessus marquera l’histoire de la danse. Tout au moins celle, plus modeste, de la Biennale. Laquelle ? Et bien venez découvrir l’intégralité de ce « printemps de la danse », riant et lumineux !

Et plus si affinités

http://www.alabriqueterie.com/fr/biennale-de-danse/agenda-biennale.html

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