« By order of the Peaky Blinders ! »

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Difficile de faire l’impasse sur Peaky Blinders quand on est amateur de bonnes séries TV. Et une fois de plus, les anglais s’imposent comme des maîtres du genre avec cette saga mafieuse à la sauce cockney qui depuis 2013 et trois saisons bien troussées nous tient en haleine. C’est qu’il leur en arrive de belles, aux membres du clan Shelby : pas évident pour eux de conquérir Birmingham et ses alentours, pour déborder ensuite sur Londres, zieuter sur l’étranger tout en flirtant avec les dessous diplomatiques peu ragoutants de l’Entre Deux Guerres.

Pourtant ils font leur petit chemin, toujours plus loin d’une année sur l’autre, jouant de la lame de rasoir comme du flingue et du coup de poing, de la vendetta comme de la manipulation, pour passer du statut de mauvais garçons à celui de parvenus enrichis et respectés. Mais peut-on l’être quand on vient du caniveau, avec du sang gitan dans les veines, un accent à couper au couteau, des manières de voyou et le sang chaud ? Avide de s’imposer dans la bonne société anglaise, Thomas Shelby, incarné par l’excellent Cillian Murphy, a bien du mal à gérer sa smala, entre la violence de ses frangins ( interprétés par Paul Anderson et Joe Cole), leurs frasques amoureuses, sa tante Polly la rebelle (Helen McCrory implacable et passionnée), sa sœur qui donne dans le communisme, ses belles sœurs aux dents longues … et les tribus rivales, qui défendent leur territoire sans pitié.

Sans compter la belle Grace Burgess (impeccable Annabelle Wallis), inaccessible princesse, espionne par ailleurs qui réveille son petit coeur anéanti dans les tranchées. Car en prime ces messieurs, qui ont réellement existé du reste, sont des héros de guerre, des survivants qui portent sur leurs épaules le poids de la Grande Boucherie et des profonds changements qu’elle va engendrer en Europe. On le constate le créateur de la série Steven Knight a ratissé large, abordant ainsi tous les sursauts historiques de cette période fiévreuse, entre rébellion de l’Irlande, montée des extrémismes, révolution russe … le tout filmé avec énergie et style, comme si Guy Ritchie tournait sa version perso de Downtown Abbey, sous acide, la mitraillette au poing et en musique : car la patte de la série demeure indubitablement sa bande originale, qui plonge dans le rock et la brit pop la plus exaltante. Nick Cave, The White Stripes, PJ Harvey, Tom Waits, Arctic Monkeys, The Raconteurs, The Kills … le choix des morceaux colle à l’image, la vivifie, la propulse que s’en est un pur bonheur, une véritable chorégraphie.

Cerise sur le gâteau, on retiendra l’interprétation fantastique de Sam Neill en flic ultra violent et manipulateur, une véritable ordure prête à tout pour imposer le pouvoir de la Couronne, et la participation de Tom Hardy, absolument stupéfiant dans le rôle de Alfie Solomon, mafieux juif complètement siphonné à la limite du prophétique. Que vous dire de plus ? Si vous n’avez pas encore mis le nez dans les affaires des Shelby, il est largement le temps de la faire, vous ne serez pas déçu et pourriez même en redemander, tout content d’apprendre que deux saisons supplémentaires sont dans les tuyaux, comme quoi les Peaky Blinders n’en sont qu’au début de leur incroyable ascension.

Et plus si affinités

http://sites.arte.tv/peaky-blinders/fr

http://www.bbc.co.uk/programmes/b045fz8r

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