Beat : underground berlinoise et ténèbres techno

Dingue de techno, camé jusqu’aux yeux, adepte des amours d’un soir et si possible à plusieurs … Beat est un pur produit de l’underground à la berlinoise … et il aime ça ! A tel point qu’il en a fait son job, lui qui assure la prog d’une boite de nuit qu’il a montée avec son meilleur pote. Tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes électro possibles, si d’un seul coup le dit pote ne ramenait un troisième associé sorti de nulle part et qu’un tueur ne choisissait l’endroit pour y exhiber ses victimes.  e qui vient coller un dawa pas possible dans ce business pourtant bien huilé et dans la petite routine psychotrope de Beat. Lequel va pas sortir indemne de cette aventure.

Voici en gros le pitch de la série TV allemande éponyme Beat, et je vous jure que vous êtes ici loin du compte car le réal Marco Kreuzpainter, en suivant la progression de son anti-héros au pays des emmerdes, n’y va pas de main morte avec la cuillère à coke. En sept épisodes qui alternent montée d’adrénaline et introspection douloureuse, Beat se retrouve plongé à son corps défendant dans un univers parallèle où mafieux de la pire espèce et barbouzes peu reluisants se donnent la chasse. Et dans ce jeu de dupes, Beat est un pion convoité, de par ses réseaux et son implication dans le monde la nuit.

Il pourrait tout envoyer paître … mais à la clé il y aurait la sécurité de ses amis et des informations sur son passé, ces parents qui ont disparu du jour au lendemain de son existence … et là aussi Beat ne va pas être déçu du tableau. Bon à ce stade, vous avez compris que cette série vaut son pesant de cacahuètes, et que si vous mettez un doigt dedans, attendez-vous à enfiler tous les épisodes d’une traite, d’autant plus que les péripéties ne manquent guère ainsi que les atrocités et les protagonistes tortueux à souhait. Au finish, Beat est probablement le moins nocif de cette galerie de psychopathes de compétition.

Sa rédemption est campée bille en tête par l’excellent Jannis Niewöhner qui donne la réplique au tout aussi talentueux Alexander Fehling, sidérant dans son rôle de gangster pervers et cynique. Big up pour la BO  bien sûr et pour la qualité de l’image, toute une nuance de gris et de bleus qui évoque le Possession de Zulawski. Bon maintenant que vous salivez, annulez tous les rdv du week-end, prévoyez le pop-corn et la pizza, le plaid et la tasse de thé … et savourez l’ensemble, en VO selon moi, car la diction des acteurs joue beaucoup dans cette atmosphère particulièrement lourde, délétère et addictive.

 

Et plus si affinités

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