Astonvilla / rencontre avec Fred: « Au bon moment, au bon endroit. A la bonne place »

Le foot, les bolides, la révolution, … depuis vingt ans, le nom répand un parfum de testostérone musclée et de nerveuse masculinité. Pourtant à l’écoute de sa discographie, Astonvilla exprime en boucle les inquiétudes et les colères du genre humain.

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Non par goût de la contestation ou de la destruction, mais parce que la prise de conscience et le refus sont la base de l’évolution et du changement. Chaque chanson se veut le socle d’un constat sans concession sur notre vie : l’amour, les relations, les objectifs, le confort, les loisirs, … autant de leurres pour s’aveugler dans l’attente de l’inéluctable.

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« Raisonne », « Si les anges », « J’en rêve », « Strange », « Les codes », « Peu importe », « 1 million de lézards », « Slow food », … en six albums, le groupe a porté des chansons d’une rare puissance, dont les mélodies et les solos rehaussent les paroles, elles-mêmes pensées pour leur sens autant que leur sonorité. Astonvilla aime les figures de syle qui claquent et la philosophie appliquée.

Cyniques, sceptiques, épicuriens, … la team d’Astonvilla fait corps pour souligner les vicissitudes assumées de l’existence moderne et ses solitudes multiples. Avec Joy Machine, Nietzsche rejoint Spinoza. C’est en pleine lecture de ce penseur hollandais du XVIIème siècle que Fred Franchitti, m’accueille. Immobilisé par un accident de tendon, le chanteur du combo profite de cette station forcée pour pousser ses investigations dans l’univers du philosophe.

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Intello ? Non, curieux et analytique, se retrouvant dans les remarques et les observations opérées il y a quatre cents ans. Nous sommes là pour parler de ce nouvel album sorti il y a peu, pour évoquer ces deux décennies de rock, ce retour récent au studio, à la scène… mais de notre échange, c’est une vision plus large du monde actuel qui ressort car Astonvilla toujours s’est nourri de ce qui l’entoure pour en dresser le tableau. Pas de sources ni d’influences précises sinon le quotidien passé au crible : « il faut avoir les oreilles qui traînent » explique Fred.

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Indépendance de la production, exigence artistique, conception du son, désir de divertir, de composer une musique à écouter au calme, … avec sa pochette aux couleurs en mouvement, Joy Machine transpire une maturité tranquille, un accord intime, la quiétude résultant du lâcher prise, … prendre son temps quand tout autour de soi court. Un album qui refuse la facilité impatiente de l’immédiateté. Un album qui arrive au bon moment, au bon endroit. A la bonne place.

Rencontre avec Fred d’Astonvilla : retour sur 20 ans de route by Delfromtheartchemists on Mixcloud

Mille mercis à Fred pour son temps, son accueil, ses réponses.

Et plus si affinités

http://www.astonvilla.org/

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