Alphonse président 2 : Sus à Davos !

Salut à toi, public toujours orphelin de Game of thrones … en début de semaine nous prenions pitié de ta déshérence en te conseillant de visionner Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile pour tromper ce soudain vide existentiel avec, histoire de rester dans le ton, le récit de l’odyssée meurtrière d’un certain Ted Bundy. Un grand écart culturel qui n’aura rien à voir avec le triple salto arrière que tu opéreras en te plongeant dans Alphonse président 2 … mais faut ce qu’il faut pour faire son deuil télévisuel, non ?

Nous te proposons donc de quitter HBO pour OCS et le second volet des aventures politico-boufonnes de Alphonse Dumoulin. Après avoir tenté en saison 1 de sauver la France au bord du dépôt de bilan, ce dernier, dûment élu cette fois au prestigieux rang de chef d’état, part assister, avec armes, bagages, conseiller, skis et tout le tintouin, au sommet de Davos, le fameux Globe Economic Forum où il compte bien redorer le blason de la France.

Et pour y parvenir, il ne trouve pas mieux que d’affronter Goolag et son projet de puce bionique, opposant à ce monstre de la cyber-économie, le glorieux passé rebelle d’un Hexagone en sécession digitale. Non ! Le Français ne cédera pas aux sirènes de l’homme augmenté ! Et notre Alphonse de rédiger une Déclaration des Droits de l’Homme déconnecté … qu’il va voir toutes les peines du monde à faire signer par ses pairs.

C’est que, européens, américains, chinois, africains … tous ont cédé aux sirènes de l’IA, alimentées par des GAFAM tentaculaires … jusque dans les rangs de la chrétienté ! Où va le monde ? Heureusement Alphonse est là, ultime rempart, héritier de l’esprit des Lumières, nourri par les citations de nos Grands Hommes dont il s’inspire pour repousser l’Hydre abjecte de la numérisation. Et nous faire bien marrer au passage.

Car on se doute que sa croisade ne se fera pas sur du velours, d’autant plus qu’il doit jongler avec un ex ministre de l’intérieur déchu, traumatisé par son séjour en prison, mais dont la haine est aussi intacte qu’inventive, une belle joueuse d’échecs russe qui a tout de l’espionne, des collègues européens totalement ingérables, le spectre d’une femme de chambre suisse qui l’a accusé de viol …

Bref ça va pas être simple … Et il faudra huit épisodes, toujours au format court, pour démêler ce sac de nœuds … ou pas ? On retrouve pour mener l’opération un Michel Villermoz toujours aussi dynamique, et un Nicolas Castro aussi inspiré à la réal. C’est efficace, pertinent, ironique, toujours aussi juste dans l’exploration des arcanes diplomatiques … bref ça se savoure sans peine et avec plaisir. What else?

Et plus si affinités :

https://www.ocs.fr/programme/psalphonsepw0128869

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