Album : The Weeknd – Starboy – Republic/Universal – 2016

The Weeknd, c’est donc grâce à cet artiste canadien que nos Daft Punk ont décroché leur premier n°1 au billboard américain avec Starboy. Abel Tesfaye au civil en est assurément un de Starboy, un golden boy même. Avec ce single en haut des charts dans 80 pays à la fin de l’année 2016 et écouté plus d’un milliard de fois en streaming, The Weeknd signe un retour fracassant, lui qui s’était déjà fait remarquer avec son précédent album le sombre Beauty Behind the Madness paru en 2015.

Repéré par Drake dès 2011 avec sa soul futuriste qui avait l’érudit goût de mixer Siouxsie and the Banshees, Cocteau Twins ou encore France Gall période Gainsbourg, le jeune homme a connu ses premiers succès quatre ans plus tard avec les r’n’b (et plus consensuels) The Hills, Can’t Feel My Face, Earned It (BO du pur nanar Cinquante nuances de Grey). Aujourd’hui avec l’album Starboy, il accède à un tout autre niveau. Embarquant sur un même album Daft Punk, Lana Del Rey, Kendrick Lamar et même le groupe des 80’s Tears for Fears (sample de « Pale Shelter » dans l’excellent « Secrets »), The Weeknd écrase désormais tous ses concurrents qui pataugent dans un genre musical souvent décrié pour son univers sirupeux et/ou bling bling. Avec ses 18 titres (l’album aurait d’ailleurs gagné à s’en alléger de 3-4 dispensables) Starboy témoigne de la parfaite maturité artistique du garçon aux origines éthiopiennes.

En même temps qu‘il s’est coupé ses dread à la Basquiat, The Weeknd s’est autorisé à revisiter de nombreux univers musicaux bien souvent aux antipodes les uns des autres mais sous sa coupe s’harmonisant étonnamment. Soit pêle mêle du garage-house avec« Rockin’ », electro-rock, new wave avec « Secrets », soul-rap pour « Sidewalks », electro-punk sur« False Alarm ». Rien ne semble résister à ce musicien de 26 ans qui signe ici un album salué comme l’un des plus marquants de l’année 2016 et qui sera sans aucun doute la bande son de cette nouvelle année. Les radios françaises ont d’ores et déjà jeté leur dévolu sur le titre qui clôt cet album-fleuve, un titre lui aussi arrangé par notre duo electro frenchy et casqué : l’imparable et jacksonien en diable « I Feel it coming ». A écouter sans modération et plus si affinités.

Et plus si affinités

https://www.theweeknd.com/

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