Album : Kamasi Washington – The Epic – Brainfeeder – 2015

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C’est promis, la prochaine fois, une chronique sur un disque intimiste, sobre, ne dépassant pas les 40 minutes… Mais, aujourd’hui, place à The Epic !

Un triple album de près de trois heures, plutôt expansif, qui semble prêt pour le Livre des Records (orchestre, cordes, chœurs, il y a beaucoup de monde sur ces dix-sept titres), et avec un souci de performance, une volonté de tout donner, jouer, chanter, qui nous explose aux oreilles. Ainsi, nous collerons tous l’étiquette Jazz sur ce disque, pour finalement penser aux défunts orchestres de variétés les plus prestigieux ; à Los Angeles, encore et toujours, et son goût de l’entertainment ; à l’âge d’or des comédies musicales ; à David Axelrod et ses musiques de films imaginaires,…

Les références ne manqueront pas, mais comment vous « raconter » ou décrire un phénomène comme The Epic ? On citera la piste 12 : « The magnificent 7 » et ses montées orchestrales infinies, en pensant déjà à d’autres grands moments. Le talent du saxophoniste/compositeur/producteur Kamasi Washington est de se mesurer aux mythes (Coltrane, inévitable exemple), sans tomber dans la nuance rétro trop confortable. Depuis les albums « pharaoniques » des anglais de 4Hero ou l’ Exploding Star Orchestra de Chicago, qui pouvait s’attendre à un tel retour euphorique de cette idée, naïve et généreuse, mais surtout indestructible, de l’universalité de la musique soul/jazz ?

Peut-être le label californien Brainfeeder (jusqu’ici succursale fréquentable et sympathique du patron Flying Lotus), qui entre, aujourd’hui, dans l’histoire. On ne s’étonnera donc pas de la présence du bassiste Thundercat sur The Epic, autre personnalité qui semble traverser le temps avec enthousiasme, en enchaînant les collaborations et ses propres disques dans la décontraction.

Et plus si affinités

http://kamasiwashington.com/

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