Album : Boulevard des airs – Les appareuses trompences

Il y a dix ans, cet aérien boulevard prenait corps dans un lycée de Tarbes. Aérien … ce sont plutôt des feux follets que je découvre au Divan du monde, durant le concert du 12 avril 2013 :

Oui ils savent motiver une salle, n’est-ce pas ? Un groupe de scène, qui s’exprime pleinement par le live. On pourrait alors se demander si les albums suivent … Pas de souci ça suit, ça suit même très bien. Car après un premier opus Paris-Buenos Aires, ces jolis messieurs remettent le couvert avec Les appareuses trompences.

Soit 12 morceaux dont le premier, « Je cours » dicte le rythme effréné. « C’est le temps qui se taille » clame cette première chanson à laquelle répond la dernière « L’empire du chat » qui sonne la fin du marathon existentiel. Eh oui Boulevard des airs veut éviter de perdre ces précieux instants et dévore la vie par les deux bouts. Ce qui n’en fait pas des irresponsables pour autant qui pointent du doigt nos hontes chroniques, cette France qui oublie qu’elle est la patrie des droits de l’Homme et qu’il vaut mieux quitter plutôt qu’être dans les compromis et l’aveuglement « Ici ici ».

Ils remettent ça dans l’autodérision sur « J’mexcuse pas » où ils se moquent des crétins modernes omettant d’utiliser les deux hémisphères de leur cerveau sinon pour manipuler à qui mieux mieux, reviennent à des rythmes plus doux et coquins sur « Les ponts de mai » et leurs mots d’amour. « On the run » stigmatise nos besoins d’évasion par papier glacé interposé, « Tout le monde » notre course à la gloriole factice.

Chansons à texte, sans hésitation, une poésie sans compromis qu’ils nous claquent au visage, avec ces mélodies mixant les influences, appuyées par la section cuivre qui amène soit sa rondeur, soit ses vrilles anxiogènes (évident sur le morceau de conclusion). Et deux énormes coups de cœur de rockeuses pour  « Les appareuses trompences» (humour ?) qui dénoncent les masques que nous portons tous, et « Je reste calme » qui chante nos frustrations accumulées, notre aveuglement face à de tristes réalités,

Franchement ça passe tout seul autant à l’écoute qu’en direct live. Energisant au possible, et rentre dedans sans concession.

Et plus si affinités

http://www.boulevarddesairs.com/

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