A l’avant garde : Thierry Guitard

Il a beau œuvrer depuis les années 80, Thierry Guitard tient toujours le haut du pavé. Identifiable entre tous, son trait a illustré moult fanzines et pochettes d’albums, s’inscrivant au fronton des festivals et des concerts, se déclinant en BD ou en couverture de romans …

Le tout en couleurs, claquantes au possible, rock dans le tranchant, la tournure, entre comics et gravure … quelque chose d’artisanal dans l’allure, de clinquant dans l’imagination, de baroque dans la prolixité … simple et complexe dans la composition, si jeune dans la dynamique, comme si ses sujets allaient sauter hors du cadre pour se mettre à jouer une sarabande punk et coller un dawa pas possible …

C’est peut-être ce qui capte le plus l’attention chez Guitard au nom prémonitoire : cette capacité à caler le mouvement dans une fenêtre réduite, une seconde d’immobilité dans le mouvement désordonné et orgiaque d’un concert de rock, le sourire qui amorce l’explosion de rire de l’interview alcoolisé, la retenue ultime avant de se lâcher en plein studio … Quelque chose d’une Sue Rinsky au masculin, version illustrateur ?

Ses portraits des grands groupes du genre, ses compositions débridées ont fait les beaux jours de Rock and folk, de Libé, du New-Yorker, injectant avec punch de l’éclat polychrome dans le noir et blanc des caractères, petites pattes de fourmis. Un véritable shoot d’énergie qui accroche la rétine, secoue les méninges, déclenche en une vignette bien sentie l’imaginaire de mille et une aventures, l’infini des possibles fantasmés …

Et plus si affinités

http://www.thierryguitard.net

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