A l’avant garde : Norihiro Sekitani

Âmes sensible s’abstenir : l’avant garde d’aujourd’hui est résolument gore, flesh and bones avec des nuances rose kawaï, blue lagoon et résolument grotesques. Eh oui, c’est possible, du moins dans l’imaginaire particulièrement exalté de Norihiro Sekitani, artiste collagiste japonais passionné par l’organisme au point d’en avoir fait l’élément central de ses tableaux.

Un fantasme de cannibalisme ? Plus prosaïquement une fascination évidente pour le chromatisme viscéral que ce créatif pour le moins visionnaire découpe d’une lame précise et amoureuse afin de composer des chimères hypnotiques à la Frankenstein, acidulées et liquoreuses comme des bonbons savoureux qu’on gobe dans un grand cri d’angoisse.

Si vous avez tout fait dans votre vie pour oblitérer le fait que vous n’êtes qu’un amas de chair vouée à la putréfaction, Norihiro Sekitani se charge de vous le remettre en mémoire, avec ce tourbillon de viande, d’intestins, de globes oculaires, agencés dans des nuances rouge rosé sidérantes pour créer monstres et zombis joyeusement dévorateurs.

Quitte à moderniser sans ménagement mais avec délices le thème médiéval du transi, les visions proprettes de l’écorché du XVIIIeme siècle, Sekitani propulse la gentille danse macabre des pestiférés dans l’ambiance stone et tromboscopique d’une rave techno ingérable qui dérive en orgie cathodique. C’est excessif volontairement, barré dans la démesure, à la manière d’un Sade, d’un Francis Bacon ou d’un Tom Savini.

Ccomme si la Candy Candy de Yumiko Igarashi et Kyoko Mizuki s’était défoncée au captagon pour mieux éviscérer ses copines de pensionnat avant de retrouver son petit prince des collines ?

Et plus si affinités

https://www.instagram.com/sekintani/?hl=fr

https://www.facebook.com/norihiro.sekitani?lst=1009052144%3A100000871057660%3A1529313908

Commentaires

commentaires

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.