A l’avant garde : Megalex Whynot et ses poupées pourries

Certains enfants cajolent leurs poupées, d’autres les martyrisent. Visiblement inspirée par les méthodes radicales de Wenesday Addams, Megalex Whynot a fait son métier de cette activité pour le moins inquiétante, mais ô combien libératrice.

C’est donc avec une certaine exaltation doublée d’une imagination sans limite que Megalex s’empare des malheureux poupons lui tombant sous la mains pour leur refaire le portrait à la mode vaudou. Bye bye prunelles azur, anglaises à rubans et robes en dentelles … rien ne vaut la scarification et le zombiesque pour faire cauchemarder les enfants devenus grands.

Pédiophobes s’abstenir, idem si la simple idée de croiser Annabelle ou Chucky dans vos placards vous file des insomnies … à l’inverse, certains trouveront l’idée enchanteresse, une certaine réminiscence de la créativité brut de l’enfance, une volonté exacerbée de désobéissance punk, la conviction qu’il faut démonter les codes dés le plus jeune âge …

Par ailleurs très attirée par les effets spéciaux (son side project), Megalex affiche surtout ici son sens du spectaculaire et de l’humour ainsi qu’une nette clairvoyance (et qui ne date certainement pas d’hier) quant aux couleuvres qu’on fait avaler avec un peu de miel aux enfants via ces jouets ultra formatés qui emprisonnent nos chers bambins dans des cases sociales d’une rigidité étouffante, dont peu arriveront à échapper à l’âge adulte.

Le désossage en règle imposé par Megalex à ses victimes prend alors des allures de vengeance, et de mission prophylactique, une manière de remettre de l’ordre dans un chaos de mensonge, de dévoiler le véritable visage de cette illusion sous les fards des pantins corrupteurs.

Et plus si affinités

https://www.facebook.com/megalexwhynot/

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