A l’avant garde : Amandine Urruty

Soyons clairs : contrairement à ce que prétend Lewis Carroll, les enfants ne devraient pas jouer avec les drogues. En tout cas, pas trop tôt. Sinon ils finissent enfermés dans des terriers de lapin ou devant des toiles qu’ils couvrent de leurs délires en noir et blanc. Dixit le sort de Amandine Urruty, jeune chanteuse toulousaine convertie aux affres du lowbrow art le plus étouffant qui soit.

De toile en toile, la demoiselle nous entraîne dans un univers mentale fait d’enfants cruels, de nounours aux dents longues, de masques et de maisons de poupée redoutables. Si elle s’adonne à la couleur c’est dans le black and white qu’elle exacerbe ses frayeurs, dans lesquelles elle se love douillettement. Flipper ne la dérange guère, faire flipper encore moins.

Ses petits héros habillés de propre jouent les enfants sages comme des images, posant pour la postérité au milieu de leurs terrifiants héros, clowns assassins, aliens dentés, chatons merveilleux … la cohorte de leurs fantasmes les entoure, les protège comme autant de spectres transparaissant par la magie de l’image, la pointe affûtée d’un crayon visionnaire.

C’est mortifère, tranquillement provocateur, bien dans ses pompes : Amandine par le regard fixe et fier de chaque figure nous affirme la quiétude de pactiser avec ses peurs, de les domestiquer d’en faire un rempart face au monde. Comment ne pas se laisser conquérir ?

Et plus si affinités

http://amandineurruty.com/

Commentaires

commentaires

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.