Album : Turn Steak – Digital Pourpre

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Le 4 décembre 2010, notre route d’ARTchemists croisait celle du binôme électro picard Turn Steak dans une salle de concert parisienne. Depuis Dam’s et FX n’ont jamais vraiment quitté les colonnes du webmag, vu que nous chroniquons leurs avancées stylistiques avec la régularité rigoureuse d’un métronome et une foi absolue dans leur talent. EP, vidéos, lives, … depuis quatre ans très régulièrement leurs créations abreuvent notre curiosité et notre soif de sons, d’impressions et d’émotions. Autant vous dire que ce premier album, nous l’attendions. Et eux aussi qui l’ont laissé grandir, mûrir en leur sein et dans leur tête, des mois durant pour qu’il prenne aujourd’hui vie, sous le patronnage du label With Us Records.

Cette gestation, nous l’avons suivie pas à pas, observant les dix tracks évoluer depuis leur premier jet jusqu’au résultat final, tandis que les compositions s’étoffaient d’expériences musicales multiples : enseignement, collaborations, animations, … l’âge et l’expérience ont doucement fait leur œuvre pour tisser ce premier opus aux mauves reflets. La pourpre : couleur hautement symbolique, transition incertaine mais fascinante entre le rouge si chaud, le froid violet, une moire protectrice, énigmatique mais ordonnatrice et spirituelle. Un signe fort d’élévation, de contemplation introspective. De paix avec soi-même, d’épanouissement.

Un choix ambitieux pour baptiser un premier album, … qu’il ne faut résolument pas aborder comme une pierre initiale, mais comme une nouvelle dimension conquise, une étape franchie car longuement pensée, retouchée, soigneusement configurée, méditée jusque dans ses nuances. Une étape faite de doutes, de convictions, de remises en cause, de débats, de choix et de stratégies. Une étape qui s’ajoute aux nombreux EP produits auparavant et qui architecturaient une discographie déjà très riche puisque variée. Une étape qui tranche avec la fougue jusqu’alors associée au duo pour privilégier une énergie désormais domestiquée, une maîtrise évidente distillant l’essence d’un style propre, une patte identifiable.

De toute évidence, la construction de chaque morceau se complexifie dans les différentes strates sonores qui en composent la formule, les rythmes s’amplifient d’échos comme une résonance des pulsations corporelles. Organique, Digital pourpre se veut fluide, traversé de lumineuses fulgurances, d’arpèges qui en frémissent la surface, comme le ferait une queue de sirène discrètement remontée à la surface d’un océan, une étoile saupoudrant la nuit de paillettes de lune à la vitesse du son. « De l’infiniment grand à l’infiniment petit » : de satellite sillonnant le cosmos, nous devenons électron agitant la matière, bondissant d’un bit à l’autre comme on jouerait à la marelle.

Joueurs, les Turn Steak l’ont toujours été, abordant la musique comme une espace ludique autant qu’un laboratoire. C’est leur oxygène, leur mode de vie, leur philosophie, une part intrinsèque de leur individu, le ciment de leur complicité. Si l’on en doutait encore, Digital Pourpre le revendique hautement et avec honneur, les positionnant comme de remarquables professionnels, des compositeurs toujours inspirés, prolixes en sus de producteurs exigeants et rigoureux. Ajoutons désormais une véritable capacité narrative, une poétique qu’on pressentait dans les créations précédentes mais qui désormais ne peut plus être ignorée.

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Et plus si affinités
http://turnsteak.com/
https://withusrec.bandcamp.com/album/digitale-pourpre-lp

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