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	<title>martin scorcese</title>
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	<description>Bienvenue en zone culturelle libre</description>
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		<title>The Studio : « movies, movies, movies !!! »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/the-studio-serie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Aug 2025 08:39:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Matt Remick est un cinéphile convaincu, passionné. Fraîchement nommé à la tête de Continental Studios, il accomplit son rêve, enfin&#160;: produire des films dignes, des films de qualité, des films d’art… Vœu pieux&#160;: dans un monde obsédé par les franchises et les IP rentables, son ambition va vite battre de l’aile. Voici le pitch du [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Matt Remick est un cinéphile convaincu, passionné. Fraîchement nommé à la tête de Continental Studios, il accomplit son rêve, enfin&nbsp;: produire des films dignes, des films de qualité, des films d’art… Vœu pieux&nbsp;: dans un monde obsédé par les franchises et les IP rentables, son ambition va vite battre de l’aile. Voici le pitch du savoureux, de l’excellent, du jouissif <em>The Studio</em>. N’en faites pas l’économie, ce serait péché&nbsp;!</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<h2 class="wp-block-heading">La survie du cinéma hollywoodien</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La série, co-créée par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Seth_Rogen">Seth Rogen</a>, Evan Goldberg, Peter Huyck, Alex Gregory et Frida Perez, s’impose d’emblée comme une comédie à la fois crue et érudite sur la survie du cinéma hollywoodien à l’heure du tout Netflix. Dès l’épisode 1 (« The Promotion »), elle pose les enjeux : la réalisation d’un film sur la boisson Kool‑Aid, irrésistible marronnier ou cauchemar marketing ? Avec à la clé, la récupération/désintégration du projet pour le moins ambitieux mais très concurrentiel d’un certain Martin Scorcese (caméo pour lequel le célébrissime réalisateur a été nominé aux Emmy Awards en tant qu’acteur).</p>



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</ul>
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</div>



<h2 class="wp-block-heading">Petites lâchetés et gros arbitrages</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà&nbsp;:<em> The Studio </em>c’est ça. Une série complètement folle, débordante d’amour pour le cinéma, désespérée face à la multiplication des projets de merde faits pour faire du fric facile et où les caméos déjantés sont légion (rien que Zoe Kravitz en train de planer, ça vaut le détour). Épisode après épisode, c’est le portrait d’un Hollywood lessivé, obsédé par sa gloire passée, la quête de fric, et le <strong>CinemaCon</strong> qui transparaît. Petites lâchetés et gros arbitrages, léchages de fesses, coups tordus et langues de putes&nbsp;: Seth Rogen et ses acolytes ne laissent rien passer, s’amusant au passage de ce cirque où l’art, l’audace sont bradés sans pitié par les commerciaux. Pourtant les bonnes idées ne manquent pas qui nous mettent en haleine&nbsp;: Scorcese réalisant un film sur le massacre de Jonestown, rien que ça donne envie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cynisme et espoir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Critique au vitriol de l’industrialisation du cinéma écartelé entre franchise, placement produit et mondialisation&nbsp;: une caricature&nbsp;? Non car chaque image déborde d’un amour sincère, profond pour le cinéma, Hollywood à son heure de gloire. Jusqu’à la dernière seconde, Matt Remick et sa team se battent pour éviter la casse, faire en sorte qu’un peu de talent, de qualité, d’originalité subsistent dans ce lavage de crane créatif, ce laminage par le bas. L’ensemble est frénétique et tendre à la fois, dur et drôle. Cynique mais plein d’espoir. Avec en filigrane un message à nous tous adressé&nbsp;: spectateurs, c’est à vous d’être exigeants. De vouloir des films, encore, toujours, des bons films, des films en dehors des codes&nbsp;: «&nbsp;movies, movies,&nbsp;movies&nbsp;!&nbsp;»</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un grand cri d&rsquo;amour</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des films justement, auxquels Rothen rend hommage, films noirs, films d’action, films poétiques, drames romantiques, dingueries tarantinesques, tout y passe, y compris la référence au sublimissime <em>Las Vegas Parano</em> dans un dernier épisode dantesque où le casting se surpasse dans la démesure&nbsp;: Seth Rogen donc, Catherine O’Hara, Kathryn Hahn, Ike Barinholtz, Chase Sui Wonders, Bryan Cranston … à leurs côtés, jouant leur propre rôle avec une délectation communicative, Dave Franco, Ron Howard, Charlize Theron, Steve Buscemi, Zac Efron, Adam Scott et j’en passe. La fresque ainsi tracée est saisissante d’énergie, d’originalité (le générique, le choix des musiques, les cadrages, tout est délectable). Un grand cri d’amour pour le 7eme art tel qu’on l’aime et qu’on voudrait tant préserver.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color wp-block-paragraph" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>Martin Scorcese 2021 &#8211; Quentin par Tarantino 2022 &#8211; Don Coppola 2023 : trois réalisateurs stars en BD !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/bd-biographie-scorcese-tarantino-coppola/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Dec 2023 12:44:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Coppola, Scorcese, Tarantino : trois noms inscrits au fer rouge dans l’histoire du cinéma. Chacun à sa manière a révolutionné le 7ᵉ Art, secoué les fondations hollywoodiennes, imposant leur vision, leur style à des millions de cinéphiles. Avec à la clé des carrières improbables qui reflètent le parcours chaotique de leurs personnages. Clairement, la vie de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Coppola, Scorcese, Tarantino : trois noms inscrits au fer rouge dans l’histoire du cinéma. Chacun à sa manière a révolutionné le 7ᵉ Art, secoué les fondations hollywoodiennes, imposant leur vision, leur style à des millions de cinéphiles. Avec à la clé des carrières improbables qui reflètent le parcours chaotique de leurs personnages. Clairement, la vie de cette triade a tout du romanesque. Pareils aventuriers de la caméra n’ont rien à envier aux héros de comics. Pour preuve, la trilogie de romans graphiques signés <a href="https://www.instagram.com/ame.comics/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Amazing Ameziane</a> : <em>Martin Scorcese</em> 2021 &#8211; <em>Quentin par Tarantino</em> 2022 &#8211; <em>Don Coppola</em> 2023.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chemins de traverse et monstres sacrés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Trois ouvrages d’importance publiés aux <a href="https://www.editionsdurocher.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">éditions du Rocher</a> qui allient bande dessinée, biographie d’artiste et analyse filmique pour donner à voir des destins créatifs d’exception. D’une plume nerveuse, fébrile et TRÈS inspirée, Amazing Ameziane raconte par le menu et avec un luxe de détails et d’anecdotes saisissant comment ces trois réalisateurs se sont hissés au rang de monstres sacrés. Et très franchement, ces récits ont tout pour séduire, captiver et transmettre la singularité de CV ô combien atypiques. Parce qu’à la base, ce n’était absolument pas gagné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Coppola a dû lutter pour accoucher de <em>The Godfather</em>. Scorcese était un môme asthmatique de la Little Italy, hésitant entre la caméra et le crucifix ; autodidacte, Tarantino a appris son job en visionnant les films qu’il louait. Tous les trois vont emprunter les chemins de traverse pour accoucher de chefs-d&rsquo;œuvre qui font désormais autorité, malgré leur violence, leur regard porté sur l’humanité, leur humour, leur esthétique. Ou grâce à ces éléments ? La question se pose, qu’ Amazing Ameziane tente d’élucider page après page, bulle après bulle. Qu’est-ce qui fait la puissante attractivité de ces films ?</p>



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<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-le-parrain/"><strong>Le Parrain : saga cinématographique d’anthologie et tournant majeur dans l’histoire du 7e art</strong></a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-le-parrain-livre-podcast-documentaire/"><strong>Le Parrain : livres, podcast, documentaires, un florilège de références pour comprendre ce monument du cinéma</strong></a></li>
</ul>
</div>



<h2 class="wp-block-heading">Une petite grande leçon de cinéma</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et pourquoi a-t-on le sentiment, en les visionnant, qu’ils constituent une filiation ? Là aussi, Amazing Ameziane s’amuse à croiser les références, d’un ouvrage à l’autre. D’où cette sensation d’ensemble, et pas seulement au niveau graphique et rédactionnel : les trois ouvrages constituent trois tomes d’un tout, avec en ligne de mire l’exploration d’un cinéma que l’auteur apprécie grandement, lui qui a baigné depuis l’enfance dans les aventures de Bruce Lee, les westerns de Leone.</p>



<p class="wp-block-paragraph">852 pages plus tard, la dissection jubilatoire des répertoires pour le moins chamarrés de Coppola/Scorcese/Tarantino révèle un Cerbère trifrons à la portée culturelle phénoménale. Une petite grande leçon de cinéma englobée dans des récits de vie ubuesques pris dans une atmosphère à la DC Comics. De quoi emballer pas mal de lecteurs adeptes de BD et/ou de ciné, à moins qu’il s’agisse d’ensorceler les néophytes échaudés par la perspective de biographies trop intellos ! En tout cas, un sans-faute qui appelle de nouveaux chapitres, vite, vite !</p>


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		<item>
		<title>Quand la mafia s’infiltre dans nos cuisines : livres de recettes et autres guides culinaires pour festoyer comme les Corleone</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/recettes-cuisine-mafia/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Feb 2023 09:46:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lifestyle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les amateurs de Puzo, Coppola et Scorcese le savent bien : pas de bon récit sur la mafia sans scène de repas. Qu’il s’agisse de The Godfather, Good Fellas, Casino, les séquences où les parrains et leurs familles mangent sont essentielles, encore plus celles où nous les voyons préparer ces repas fort appétissants&#8230; quand ils ne [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel21-2.jpg" alt="" class="wp-image-35746" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel21-2.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel21-2-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel21-2-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Les amateurs de Puzo, Coppola et Scorcese le savent bien : pas de bon récit sur la mafia sans scène de repas. Qu’il s’agisse de <em><a href="https://www.theartchemists.com/film-le-parrain/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Godfather</a></em>, <em>Good Fellas</em>, <em>Casino</em>, les séquences où les parrains et leurs familles mangent sont essentielles, encore plus celles où nous les voyons préparer ces repas fort appétissants&#8230; quand ils ne finissent pas dans le sang. La tentation est grande d’en savoir plus sur ces recettes aussi mystérieuses qu’emblématiques, d’où un filon intéressant à exploiter pour les éditeurs. La preuve avec <a href="https://www.theartchemists.com/boutique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Le Parrain: Le livre de cuisine de la famille Corleone,</em> <em>A table avec la mafia : 90 recettes italo-américaines et La mafia se met à table</em></a><em>.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Le Parrain : Le livre de cuisine de la famille Corleone</em> &#8211; Liliana Battle et Stacy Tyzzer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En quelque 200 pages, Liliana Battle et le photographe Stacy Tyzzer nous font pénétrer dans la cuisine de la famille Corleone pour savourer les plats préférés du Parrain. Explorant les scènes où Vito, Michael et leur entourage se mettent à table, les auteurs en tirent des recettes savoureuses qui fleurent bon la Sicile, avec une touche américaine. Sauce tomate, veau marsala, gnocchi d’amour, ce livre aborde l’épopée familiale Corleone par son côté culinaire, en nous révélant ces secrets de cuisine aux parfums aussi agréables que dangereux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>À table avec la mafia : 90 recettes italo-américaines</em> – Claire Dixsaut et Philippe Di Folco</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Même formule avec le livre <em>A table avec la mafia : 90 recettes italo-américaines</em>, édité du reste en 2009, 10 ans avant <em>Le Parrain : Le livre de cuisine de la famille Corleone. </em>Sauf qu’ici, en plus des trois volets de <em>The Godfather</em>, nous partons découvrir les cuisines mafieuses de plusieurs autres films cultes dont <em>Il était une fois en Amérique</em> de Sergio Leone ou <em>Les Affranchis</em> de Martin Scorcese. D’un côté, nous découvrons la séquence en question, photo, contexte et explication à l’appui, de l’autre la recette du plat qui y est dégusté par les personnages.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>La Mafia se met à table</em> &#8211; Jacques Kermoal et Martine Bartolomei</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Édité en 2000 chez Actes Sud, le livre de Jacques Kermoal et Martine Bartolomei évoque dix grands moments de l’histoire de la <a href="https://www.theartchemists.com/?s=mafia" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mafia</a> sicilienne, dix grands tournants qui se sont décidés autour d’une table. Banquet de Messine en 1860, déjeuner chez Lucky Luciano à Naples en 1962, les auteurs relatent le pourquoi du comment de ces rendez-vous historiques ainsi que leurs retombées… tout en insistant sur la composition de chacun de ces festins. Ces pages offrent ainsi une plongée passionnante dans la gastronomie sicilienne et ses richesses, flan de châtaigne, mérou au four, courge à l’aigre-douce… Et des frissons contradictoires, de plaisir et de terreur, car ces plats magnifiques, ancrés dans un patrimoine séculaire, un terroir fertile, une culture ancestrale, font partie intégrante d’un cérémonial mortifère, d’un rituel funèbre : autour de ces mets délicats, se décide l’avenir de Cosa Nostra, sa politique de terreur, entre racket, pots-de-vin et massacres. De quoi faire une belle indigestion ?</p>
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		<item>
		<title>Super Pumped 1 &#8211; La face cachée d’Uber : faut-il être un psychopathe en puissance pour disrupter le monde ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-super-pumped-1-uber/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Jul 2022 17:30:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=34901</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nous venons donc de boucler le visionnage de Super Pumped ou comment Travis Kalanick a accouché du monstre Uber. Et franchement, ce récit tient autant du cauchemar que de la success story. D’où un certain nombre de réflexions qu’il convient de se poser après avoir vu les 7 chapitres de cette geste des temps modernes. [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/serie-super-pumped-1-uber/">Super Pumped 1 &#8211; La face cachée d’Uber : faut-il être un psychopathe en puissance pour disrupter le monde ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/07/Devenez-un-pro-du-design-en-quel8.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-34902" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/07/Devenez-un-pro-du-design-en-quel8.jpg" alt="série Super Pumped" width="600" height="480" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/07/Devenez-un-pro-du-design-en-quel8.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/07/Devenez-un-pro-du-design-en-quel8-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/07/Devenez-un-pro-du-design-en-quel8-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Nous venons donc de boucler le visionnage de <a href="https://action.metaffiliation.com/trk.php?mclic=P4F53153F9D1155" target="_blank" rel="noopener"><i>Super Pumped</i></a> ou comment Travis Kalanick a accouché du monstre Uber. Et franchement, ce récit tient autant du cauchemar que de la success story. D’où un certain nombre de réflexions qu’il convient de se poser après avoir vu les 7 chapitres de cette geste des temps modernes.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/w5hY0jQsf3k" title="Super Pumped : La face cachée d&amp;apos;Uber I Bande-annonce" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/w5hY0jQsf3k?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/w5hY0jQsf3k?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"> Génie ou gourou de secte ?</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Geste : l’expression n’est pas exagérée car on touche ici aux racines des mutations digitales qui transforment irrémédiablement notre monde, et pas forcément pour le meilleur. Adaptée du livre du journaliste Mike Isaac <a href="https://action.metaffiliation.com/trk.php?mclic=P4F53153F9D1155" target="_blank" rel="noopener"><i>Super Pumped: The battle for Uber</i></a> publié en 2019, la série drivée par Brian Koppleman et David Levien pour le compte de Showtime a été initialement diffusée en février 2022 avant d’atterrir sur Canal+ en juin. Hasard du calendrier, presque en même temps que les Uber Leaks qui confirment le propos développé dans la série, à savoir que Kalanick a construit et géré sa start-up avec des méthodes de mafieux, en privilégiant le coup de force, la menace, le vol de données, un management sexiste et toxique… bref un tableau de chasse qui sent son connard libertarien à plein né.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour donner de l’étoffe à ce personnage odieux au parfum de psychopathe, un Joseph Gordon-Levitt proprement génial dans la peau de cet entrepreneur sans scrupules doublé d’un adulescent intolérant à la frustration, mais prompt à idéaliser toutes ses actions, sous prétexte de disrupter la société et de rendre le monde meilleur. Séducteur en diable, il arrive à attirer talents de la tech et investisseurs, à leur faire gober ses conneries, à épouser sa cause. Un génie ? Un gourou de secte ? C’est le ressenti de Bill Gurley, business angel qui l’épaule à ses débuts, sorte de père spirituel incarné par un Kyle Chandler pétri de bon sens mais vite dépassé par le caractère ingérable de ce poulain fringuant et indocile.</span></p>
<blockquote hcb-fetch-image-from="https://www.theartchemists.com/film-silk-road/" class="wp-embedded-content" data-secret="MjNmii7uWS"><p><a href="https://www.theartchemists.com/film-silk-road/">Silk road : libertarian way of drugs !</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Silk road : libertarian way of drugs ! » — The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/film-silk-road/embed/#?secret=uyFTxWBpjt#?secret=MjNmii7uWS" data-secret="MjNmii7uWS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><strong><span style="color: #000000;">“Grossir ou mourir”</span></strong></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pourtant Tavalnik respecte le mantra de Gurley à la lettre : “grossir ou mourir”, quitte à dévorer autrui sans ménagement et avec un mépris à peine voilé pour les plus faibles. Question : pourquoi ce financeur aguerri, respecté de ses pairs, continue de soutenir un CEO qui alterne les victoires glorieuses et les bourdes inacceptables, et dont l’absence de valeurs morales et humaines saute aux yeux ? L’appât du gain ? Le besoin de prouver qu’on a flairé le bon filon avant les autres ? Qu’il faut absolument parrainer cette disruption, quitte à en endiguer les dérives au fil de son développement, mais avant que quelqu’un d’autre ne vienne piller le filon, raflant la mise au passage et l’auréole tant convoitée de bâtisseur du futur ? Il est en tout cas évident que Tavalnik se fiche d’avoir l’air honnête et propret, il fonce.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et quand on lui rappelle qu’il enfreint la loi, il répond que c’est la loi qui est mal faite, car elle restreint la liberté en général, surtout la sienne. D’où des choix qui feraient rougir de honte les pirates du XVIIᵉ siècle qui possédaient tout de même un code d’honneur. Avec des gars comme Tavalnik, l’honneur est devenu has been, seul le résultat compte. D’où un clash prévisible avec Gurley, clash qui illustre parfaitement le clivage entre ces deux générations d’entrepreneurs, les jeunes méprisant les anciens, la génération X crachant sur le peu de principe qui anime encore les boomers. C’est finalement à un gigantesque concours de quéquettes qu’on assiste, sous l’œil très attentif des géants : la séance de mise au pas opérée par les CEO d’Apple vaut d’ailleurs son pesant de cacahuètes.</span></p>
<blockquote hcb-fetch-image-from="https://www.theartchemists.com/livre-start-up-nation-overdose-bullshit/" class="wp-embedded-content" data-secret="mxGd3dWV6w"><p><a href="https://www.theartchemists.com/livre-start-up-nation-overdose-bullshit/">Start-up Nation – Overdose bullshit : autopsie d’une escroquerie intellectuelle</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Start-up Nation – Overdose bullshit : autopsie d’une escroquerie intellectuelle » — The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/livre-start-up-nation-overdose-bullshit/embed/#?secret=pZNBa20bLJ#?secret=mxGd3dWV6w" data-secret="mxGd3dWV6w" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><strong><span style="color: #000000;">Entre demi-dieux 5.0 et escrocs digitaux </span></strong></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Elle pose cependant question : s’ils reprennent fermement la main, les dirigeants d’Apple ont quand même été défiés par Tavalnik qui a sciemment transgressé la sacro-sainte confidentialité promise à ses usagers par Apple. Bref, la disruption a ses limites, surtout quand elle met à mal un business fondé sur la prédation. Toutes les jeunes pousses de la tech sont-elles prêtes à trahir ? Certains, <a href="https://www.theartchemists.com/livre-monde-selon-amazon/" target="_blank" rel="noopener">Bezos</a>, Musk, sont en train de prendre l’ascendant, leurs méthodes aussi, dont on sait qu’elles sont détestables et mensongères comme celle de Tavalnik. De quoi :</span></p>
<ul>
<li><span style="color: #000000;">douter de ce milieu qu’on érige en exemple, en paradis, en modèle de réussite</span></li>
<li><span style="color: #000000;"> interroger notre avenir dans un monde régi par ces technologies vampires qui sont en train de s’infiltrer partout, de phagocyter la santé, la finance, les assurances, la food pour le meilleur parfois, trop souvent pour le pire. </span></li>
</ul>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Doù l’absolue nécessité de légiférer, d’encadrer, de surveiller, afin de protéger non pas la concurrence, mais le travailleur et l’utilisateur.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">À ce propos, il faudrait peut-être également réfléchir à la manière dont on évoque le profil de startupeurs à succès qui intéresse de plus en plus les auteurs de séries et de films et pourrait bien concurrencer les super héros Marvel : <em>Social Network</em>, <a href="https://www.theartchemists.com/steve-jobs-linformatique-theatre/" target="_blank" rel="noopener"><em>Steve Jobs</em></a>, <a href="https://www.theartchemists.com/serie-the-dropout/" target="_blank" rel="noopener"><em>The Dropout</em></a>, … victorieux ou escrocs, les créateurs de licornes sont évoqués comme des demi dieux 5.0. Problème : en racontant leur histoire sur écran avec effet visuel et rythme électrique sans avoir le recul de l’enquête écrite, dénonce-t-on leurs méthodes ou célèbre-t-on leur audace ? L’esthétique de <a href="https://www.canalplus.com/series/super-pumped-la-face-cachee-d-uber/h/18862450_50001" target="_blank" rel="noopener"><i>Super Pumped</i></a> rappelle les narrations nerveuses de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=martin+scorcese" target="_blank" rel="noopener">Martin Scorcese</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=guy+ritchie" target="_blank" rel="noopener">Guy Ritchie</a> ou <a href="https://www.theartchemists.com/?s=quentin+tarantino" target="_blank" rel="noopener">Quentin Tarantino</a> qui endosse d’ailleurs le rôle de commentateur en voix-off pour décrire avec la verve qu’on lui connaît cette peuplade de requins numériques assoiffés de fric et de reconnaissance.</span></p>
<blockquote hcb-fetch-image-from="https://www.theartchemists.com/ecosysteme-rachel-vanier-lentrepreneur-est-un-junkie-masochiste/" class="wp-embedded-content" data-secret="oxxK7a7Vns"><p><a href="https://www.theartchemists.com/ecosysteme-rachel-vanier-lentrepreneur-est-un-junkie-masochiste/">Ecosystème – Rachel Vanier : l’entrepreneur est un junkie masochiste ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ecosystème – Rachel Vanier : l’entrepreneur est un junkie masochiste ? » — The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/ecosysteme-rachel-vanier-lentrepreneur-est-un-junkie-masochiste/embed/#?secret=SV6ijE0fCx#?secret=oxxK7a7Vns" data-secret="oxxK7a7Vns" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Difficile de ne pas être fasciné par ce microcosme, cet appétit de réussite qui autorise tous les écarts. Et c’est bien là le risque, car à la problématique “faut-il être un psychopathe en puissance pour disrupter le monde ?”, <i>Super Pumped</i> répond ”oui” par la force des choses. Et va continuer à le faire : une saison 2 est en route, qui décortiquera un peu plus ces success stories à double tranchant en abordant l’histoire de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=facebook" target="_blank" rel="noopener">Facebook</a>. À suivre donc.</span></p>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000000;">Et plus si affinités</span></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vous pouvez visionner la série <em>Super Pumped</em> en <a href="https://action.metaffiliation.com/trk.php?mclic=P4F53153F9D1155" target="_blank" rel="noopener">VoD</a>.</span></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>Road trip – 700 km d’embrouilles … et le plein de fous rires !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/theatre-road-trip-serge-da-silva/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Oct 2021 18:20:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Clément, jeune acteur auto-centré et un brin méprisant, doit impérativement rallier le Sud de la France pour y jouer son premier rôle valable sous la direction de Martin Scorcese. Une offre qui ne se refuse pas&#160;! Sauf que les dieux de la SNCF vont s’en mêler, avec grève et trains à l’arrêt. Clément va donc [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/10/road-trip_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/10/road-trip_opt.jpg" alt="théâtre road trip" class="wp-image-34284" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/10/road-trip_opt.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/10/road-trip_opt-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/10/road-trip_opt-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">Clément, jeune acteur auto-centré et un brin méprisant, doit impérativement rallier le Sud de la France pour y jouer son premier rôle valable sous la direction de Martin Scorcese. Une offre qui ne se refuse pas&nbsp;! Sauf que les dieux de la SNCF vont s’en mêler, avec grève et trains à l’arrêt. Clément va donc devoir se rabattre sur la solution express du covoiturage et du stop afin d’arriver à temps. Un road trip parsemé de rencontres inattendues et fantaisistes, soit 700 kilomètres d’embrouilles, et le plein de fous rires pour cette comédie déjantée signée Serge Da Silva, inscrite au catalogue d’Opsis TV .</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>Une comédie déjantée</b></span></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">Ce dernier signe un texte haut en couleur, parsemé de situations hilarantes, de répliques qui claquent. Il est également acteur, endossant plusieurs rôles depuis le contrôleur étroit d’esprit jusqu’au rappeur fan de foot, en passant par le flic dragueur, le camionneur amateur de philo, l’amant jaloux et le hippie en mal de gourou. Et il faut reconnaître qu’il excelle dans ces mutations, tout comme sa partenaire Laetitia Vercken, qui incarne l’amoureuse transie et ignorée de Clément, puis une motarde en pleine transition, une fiancée qui plaque un mec encombrant pour prendre le large.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>À lire également :</strong></span>&nbsp;&nbsp;<strong><a href="https://www.theartchemists.com/film-pop-redemption/" rel="bookmark">Pop rédemption : du métal à la fraise ???</a></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>Un spectacle <i>feel good</i></b></span></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">Au cœur de cette sarabande automobile, Bertrand Goncalves joue un Clément qui va devoir en rabattre, réaliser qu’il n’est pas le centre du monde, apprendre à écouter autrui, à ne plus juger sur l’habit dont on sait depuis belle lurette qu’il ne fait pas le moine. Et peut-être comprendre que la réussite n’est pas forcément dans un tournage avec Scorcese ? Mis en scène par Maxime Lepelletier, <i>Road trip – 700 km d’embrouilles</i>&nbsp;fait partie des spectacles feel good qu’il faut voir pour se vider la tête, enchaîner les crises de rires, et se rappeler que les choses doivent être vécues simplement. C’est au passage l’occasion de découvrir trois jeunes talents pleins de promesses.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>



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<li>Et le tour est joué !</li>
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<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;</p>
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		<title>The Canyons : vaniteux, radical et tortueux à la fois</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-canyons/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Aug 2021 16:35:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=16957</guid>

					<description><![CDATA[<p>A ma droite Paul Schrader scénariste attitré de Martin Scorcese, à l’origine de Taxi Driver, Raging Bull, réalisateur par ailleurs heureux d’ American Gigolo, La Féline, Mishima … A ma gauche Bret Easton Ellis, sulfureux auteur d’ American Psycho, Glamorama, Moins que zéro, Les Lois de l’attraction … Au centre The Canyons, fruit de leur [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/08/012586_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34157 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/08/012586_opt.jpg" alt="affiche du film The canyons" width="446" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/08/012586_opt.jpg 446w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/08/012586_opt-214x288.jpg 214w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/08/012586_opt-367x494.jpg 367w" sizes="(max-width: 446px) 100vw, 446px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">A ma droite Paul Schrader scénariste attitré de Martin Scorcese, à l’origine de <i>Taxi Driver</i>, <i>Raging Bull</i>, réalisateur par ailleurs heureux d’ <i>American Gigolo</i>, <i>La Féline</i>, <i>Mishima </i>… A ma gauche Bret Easton Ellis, sulfureux auteur d’ <i>American Psycho</i>, <i>Glamorama</i>, <i>Moins que zéro</i>, <i>Les Lois de l’attraction</i> … Au centre <i>The Canyons</i>, fruit de leur collaboration artistique, dont voici un aperçu :</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/NSIa1xmDG6k" title="The Canyons - Bande-annonce VF" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/NSIa1xmDG6k?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/NSIa1xmDG6k?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h2><strong><span style="color: #000000;">Chassé croisé sentimental &#8230; et pervers</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Des salles de cinéma en ruine, des villas somptueuses, des restaurants branchés … une ville gigantesque qui isole, exacerbe et brise les egos. Le décor est planté magistralement par Schrader qui met en image le huis clos amoureux et pervers orchestré par un Bret Easton Ellis fidèle à son univers. </span><span style="color: #000000;">L’intrigue est glauque à souhait qui rythme le chassé croisé sentimental d’une jeune actrice et de ses amants, l’un producteur, richissime fils à papa qui va exercer sa perversité à détruire son rival, petit acteur en galère et amant de la belle. Gare aux dommages collatéraux, nous sommes dans le monde de Bret Easton Ellis, et ses héros ne sont guère commodes, car vaniteux, radicaux et tortueux à la fois.</span></p>
<p><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span> <strong> <a href="https://www.theartchemists.com/the-deleted-tableau-dramatique-dune-amerique-devenir/" rel="bookmark">The Deleted : tableau dramatique d’une Amérique sans devenir ?</a></strong></p>
<h2><span style="color: #000000;"><strong>Une jet set méprisable</strong></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><i>The Canyons</i> explore une jet set méprisable de vacuité, de débilité &#8230; et de cruauté gratuite. Ce microcosme étouffant autorise toutes les déviances, pire, les ignore complètement, laissant crimes et manipulations impunies, banalisées même. Amateurs du genre, vous ne serez pas déçus, la réalisation nerveuse de Schrader servant le propos mordant de Ellis dans une image sombre où les rayons du soleil californien éclairent à peine les traits contractés des visages. Une redite ? Un air de déjà vu ? Oui, … et non.  </span><span style="color: #000000;">Ce projet aux accents dramaturgiques évidents, les deux auteurs l’ont appelé de leurs vœux, finançant le film avec l’appui de leur actrice principale, Lindsay Lohan.</span></p>
<p><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span> <strong> <a href="https://www.theartchemists.com/film-bling-ring/" rel="bookmark">Cinéma / The Bling Ring : no limit, no future … and no taste !</a></strong></p>
<h2><span style="color: #000000;"><strong>Indépendance artistique</strong></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><i>The Canyons </i>leur tenait à cœur, affirmation d’autonomie rédactionnelle et d’indépendance artistique dans une industrie cinématographique qui met souvent laisse et collier à ses créatifs. Du coup petit budget qui oblige à penser l’espace, jouer la carte de l’enfermement, l’économie de moyens. Et oser. Ainsi en choisissant James Deen comme interprète principal. L’acteur porno sort remarquablement son épingle du jeu, jouant son rôle de psychopathe avec juste ce qu’il faut de névrose et de retenue pour être crédible. C’est l’une des cartes maîtresses de ce film, coup d’essai prometteur, annonciateur, espérons-le, de collaborations plus approfondies encore.</span></p>
<p><b>Et plus si affinités</b></p>
<p><span style="color: #000000;">Vous pouvez voir le film <em>The Canyons</em> en <a href="https://amzn.to/38ae4R4" target="_blank" rel="noopener">DVD</a> ou en VoD.</span><br />
<iframe loading="lazy" style="border: none;" src="https://rcm-eu.amazon-adsystem.com/e/cm?o=8&amp;p=12&amp;l=ur1&amp;category=prime_video&amp;banner=1AMG5VP0PM1EHJKZG002&amp;f=ifr&amp;linkID=d5577e208ed97fe4b35c3fc14926dc4c&amp;t=tatadedel-21&amp;tracking_id=tatadedel-21" width="300" height="250" frameborder="0" marginwidth="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>Sans peur et sans reproche : « Je suis le chevalier Bayard et je t’emmerde ! »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/sans-peur-et-sans-reproche-chevalier-bayard/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Dec 2020 09:05:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est LA réplique à retenir du troisième film réalisé par Gérard Jugnot, après Pinot simple flic et Scout toujours. Et là, vous me direz : « Padmé, pourquoi tu nous chroniques Sans Peur et sans reproche, une comédie franchouillarde de 1988 ? » Pour différentes raisons que je m’en vais vous narrer. Sans peur et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/12/19042424.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-33096 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/12/19042424.jpg" alt="" width="600" height="800" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/12/19042424.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/12/19042424-216x288.jpg 216w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/12/19042424-371x494.jpg 371w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C’est LA réplique à retenir du troisième film réalisé par Gérard Jugnot, après <i>Pinot simple flic</i> et <i>Scout toujours.</i> Et là, vous me direz : « Padmé, pourquoi tu nous chroniques <em>Sans Peur et sans reproche</em>, une comédie franchouillarde de 1988 ? » Pour différentes raisons que je m’en vais vous narrer.</span></p>
<div id="blogvision"><iframe style="width: 480px; height: 270px;" src="https://player.allocine.fr/19394601.html">    </iframe><br />
<a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=31150.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Sans peur et sans reproche</a><br />
<a href="https://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19394601&amp;cfilm=31150.html"><strong>Sans peur et sans reproche</strong> Bande-annonce VF</a></div>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">Renaissance version BD</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Enfermés que nous sommes, privés par COVID l’Effrayant de cinés et de sorties, nous nous sommes tous rabattus sur les plateformes de VoD, où nous revisionnons à qui mieux mieux et comme pour nous rassurer sur notre monde nos classiques du 7eme Art, Scorcese, Almodovar, Tarantino, Nolan, Verneuil, Bergman, Gavras … le choix est vaste, alors pourquoi pas Jugnot qui s’avère un réalisateur assez juste et inspiré dans son propos, en témoignent <i>Fallait pas</i>, <i>Casque bleu</i> ou <i>Monsieur Batignolle </i>?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour en revenir à<i> </i><i>Sans Peur et sans reproche,</i> le film évoque dans un style à la fois comique et BD l’émergence du célèbre chevalier Pierre Terrail de Bayard sur le devant de la scène militaire européenne. Nous voici donc aux premières lueurs d’une Renaissance pas si évoluée que ça, avec en toile de fond les guerres d’Italie, la rivalité France/Espagne pour le contrôle du royaume de Naples, les tournois, la torture, l’invention de la bombarde et les progrès de l’anatomie. Entre autres.</span></p>
<p align="justify"><span style="background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/asterix-le-secret-de-la-potion-magique-alexandre-astier-ou-leloge-du-dopage-a-la-gauloise/" rel="bookmark">Astérix – Le Secret de la potion magique : Alexandre Astier ou l’éloge du dopage à la gauloise !</a></strong></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">« Je ne suis pas son ami ! »</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Notre jeune et ardent chevalier va se couvrir de gloire pour conquérir sa belle duchesse de Savoie qu’il aime depuis l’enfance mais qu’il ne peut épouser de fait, n’étant ni noble ni hautement titré. Pas le choix, c’est donc par les armes qu’il va s’élever, avec dans son sillage le capitaine Bellabre, fidèle soldat du roi Charles VII et vieux routard des champs de batailles, où il a du reste laissé une main. Le binôme va d’abord patiner, entre pillages, viols, massacres et autres joyeusetés, avant de trouver son rythme de croisière.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C’est que Bellabre n’apprécie guère la concurrence de ce godelureau qui s’obstine à le trouver sympathique. « Je ne suis pas son ami ! » crie-t-il entre une saignée et une chute de cheval. Le tout avec force rebondissements, gags, répliques bien tournées, anachronismes … et un casting bien senti, Jugnot donc, Rémy Vincent, Ticky Holgado, Gérard Darmon, Victoria Abril, Anémone, Josiane Balasko, Patrick Timsit, Roland Giraud, Martin Lamotte, Romain Bouteille … bref du beau monde, la fine fleur des comiques du moment, le tout en costumes et armures, pour nous servir un scénario qui annonce par son atmosphère et son humour décalé <i>Les Visiteurs </i>et <a href="https://www.theartchemists.com/kaamelott-graal-culturel-et-illustre-theatre/"><i>Kaamelott</i></a>.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>A lire également :  </strong></span><strong><a href="https://www.theartchemists.com/le-retour-du-heros-jane-austen-a-la-mode-rappeneau/" rel="bookmark">Le Retour du héros : Jane Austen à la mode Rappeneau</a></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Bref un excellent divertissement, un feel good moovie qui vous fera marrer du début à la fin. C’est la meilleure des thérapies par les temps qui courent, et cela vous donnera même envie de rouvrir vos livres d’Histoire, qui sait ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="https://www.canalplus.com/cinema/sans-peur-et-sans-reproche/h/345420_50002">https://www.canalplus.com/cinema/sans-peur-et-sans-reproche/h/345420_50002</a></p>
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		<title>The Irishman : un film de résistance ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-irishman-scorcese/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Dec 2019 12:13:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vous croyiez y échapper ? Désolée, mais je ne pouvais laisser passer The Irishman, après avoir tant aimé Goodfellas et Casino, que j’ai du reste inscrits au top 10 de mon panthéon cinématographique. Avec raison du reste, car le nouveau film de Martin Scorcese complète les deux premiers, définissant une trilogie de la vie mafieuse en [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/12/the-irishman.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/12/the-irishman.jpg" alt="" class="wp-image-32176" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/12/the-irishman.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/12/the-irishman-188x188.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/12/the-irishman-288x288.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/12/the-irishman-494x494.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/12/the-irishman-70x70.jpg 70w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/12/the-irishman-100x100.jpg 100w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">Vous croyiez y échapper ? Désolée, mais je ne pouvais laisser passer <i>The Irishman</i>, après avoir tant aimé <i>Goodfellas </i>et <i>Casino</i>, que j’ai du reste inscrits au top 10 de mon panthéon cinématographique. Avec raison du reste, car le nouveau film de Martin Scorcese complète les deux premiers, définissant une trilogie de la vie mafieuse en terre américaine favorable.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;">Fresque et Pieuvre</span></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">Nous voici donc partis pour découvrir la vie de Franck Sheeran, tueur à gage mafieux surnommé «&nbsp;The Irishman&nbsp;» par ses pairs, et dont la trajectoire percute celle du syndicaliste de renom Jimmy Hoffa. Le tout inspiré par l’ouvrage de Charles Brandt <i>I Heard You Paint Houses: Frank ‘The Irishman’ Sheeran and the Inside Story of the Mafia, the Teamsters, and the Final Ride by Jimmy Hoffa </i>(qui tente d’élucider la disparition du président du redoutable syndicat des camionneurs). Texte longtemps convoité par Scorcese, qui le fait ici adapter par le scénariste Steve Zaillian, déjà à l’œuvre sur <i>G</i><i>angs of </i><i>N</i><i>ew-</i><i>Y</i><i>ork.</i></span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">L’ensemble accouche d’une fresque de trois heures à la louche (à regarder d’une traite ou à séquencer en trois épisodes, selon les goûts), qui explore les dessous de la mafia dans ses relations avec le monde politique. Et démontre la longévité de cet État dans l’État, qui perdure malgré les convulsions de l’Histoire dont les membres de la Pieuvre n’ont que faire (quand ils n’y participent pas en coulisses mais de façon fatale, dixit la disparition de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=kennedy">Kennedy</a>). En background du business occulte de nos héros, les médias, une des journaux, flash télé, émission radio, rappellent de loin et comme autant d’anecdotes, la marche des événements. Et la toute puissance de l’organisation, sa mainmise sur les grandes décisions qu’elle décrète à huis clos.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;">La modestie des assassins</span></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">Malheur à ceux qui s’interposent, aussi puissants soient-ils. Par la fonction, par l’argent. Discussion, avertissements, menaces, mise à mort rapide… éradication du problème. Une logique simple, une mécanique bien huilée, dont chaque protagoniste constitue un rouage obéissant. Et particulièrement discret. Exit les excès des deux premiers films, l’étalage du fric, des costumes de prix, des belles bagnoles, de la came … The Irishman et ses collègues sont modestes, circonspects et réservés… Néanmoins efficaces, quitte à liquider des proches, la larme à l’œil certes, mais sans faiblir. Avec une certaine philosophie de la vie qui perdurera jusqu’à la mort, prématurée par assassinat, au fin fond d’une prison… ou dans l’anonymat d’une maison de retraite.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR">Un discours somme toute nostalgique, et surtout beaucoup moins frénétique que dans les deux premiers chapitres : moins de couleurs, moins de rock, moins de rythme… dans les travellings, dans la BO, le montage, les séquences de meurtres, la cadence</span> <span lang="fr-FR">est plus sereine, privilégiant silences et regards entrecoupés de répliques en demi-teinte, au cynisme contenu… presque un chromo, bercé par les vieux tubes des années 50, traversé par la silhouette massive des voitures de luxe, l’éclat d’une chevalière de prix. La voix de comédiens absolument exceptionnels que Scorcese a rassemblés pour faire un énième film de potes : Robert de Niro, Joe Pesci, Harvey Keitel auxquels s’ajoute Al Pacino. Des légendes du 7ᵉ art. Des pionniers devenus des mythes.</span></span></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/tZXhutApkjU" title="The Irishman | Bande-annonce finale VOSTFR | Netflix France" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/tZXhutApkjU?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/tZXhutApkjU?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;">Un film de potes…</span></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR">Un film de potes qui vieillissent, maîtrisent leur art, sont revenus de tout ou presque. Moyenne d’âge : 75 ans. Ils savent que le temps est compté, qu’ils n’ont plus trop de marge pour laisser une empreinte supplémentaire, un signe fort aux jeunes générations, Jake Hoffman fils de Dustin, inscrit au générique tout comme Anna Paquin ou le rappeur Action Bronson qui, dans une scène éclair, joue le rôle du vendeur de cercueil, émanation du très hamletien fossoyeur. La présence de Joe Pesci est lourde de sens : il aura mis du temps à sortir de sa retraite, à accepter de jouer, probablement pour la dernière fois, et en réinvestissant un personnage de mafieux, ce qu’il voulait fuir à tout prix, ayant été coincé dans ce type de rôle toute sa carrière.</span></span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR">Sa prestation, à contre-courant de sa dinguerie initiale, laisse sans voix, la gorge serrée, les larmes aux yeux. Comment a-t-on pu ignorer le potentiel incroyable de ce comédien ? Il aura fallu <i>The Irishman</i> pour que, magistralement et avec une élégance de gentleman, il règle ses comptes avec l’industrie du film, prouvant qu’il peut jouer autre chose que les cambrioleurs ratés et les gangsters psychopathes. Scorcese lui apporte cet ultime cadeau, cadrant avec tendresse et respect son visage tranquille, la précision de ses gestes lorsqu’il prépare une salade (Pesci a toujours préféré la cuisine au cinéma), sa manière de parler italien avec De Niro dans un échange d’une complicité touchante…</span></span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;">Un <span lang="fr-FR">film de potes… avec des moyens</span></span></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR">Oui, ils se sont fait plaisir, tous, et cela se sent dans chaque plan, chaque réplique, chaque murmure. Et ils en ont profité pour solder les</span><span lang="fr-FR"> comptes, Scorcese en tête, avec </span><span lang="fr-FR">ce qu’est devenue la machine h</span><span lang="fr-FR">ollywood</span><span lang="fr-FR">ienne</span><span lang="fr-FR"> et sa règle du moindre risque pour un max de rentabilité. </span><span lang="fr-FR">La saillie du réalisateur sur l’</span><span lang="fr-FR">industrie Marvel</span><span lang="fr-FR"> prend ici toute sa saveur, lui qui a contribué au renouveau du cinéma américain des années 70. Un cinéma où on prenait des risques et où les producteurs suivaient, quand ils n’anticipaient pas la manœuvre. Mais ça, c’était avant. Avant les CEO sortis des écoles de commerce, avec leur exigence de rendement absolu, qui met à mal le cinéma d’auteur, les prods indés qui n’ont pas leur langue dans leur poche.</span></span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR">Aujourd’hui, qui oserait financer </span><span lang="fr-FR"><i>Goodfellas</i></span><span lang="fr-FR"> ou </span><span lang="fr-FR"><i>Casino</i></span><span lang="fr-FR">&nbsp;? Qui&nbsp;? Hormis Netflix&nbsp;? Qui a lâché presque </span><span lang="fr-FR">160</span><span lang="fr-FR"> millions de dollars </span><span lang="fr-FR">pour finaliser ce projet </span><span lang="fr-FR">d’envergure</span><span lang="fr-FR"> en laissant carte blanche à Scorcese et ses petits camarades (de toute façon, on imagine mal un freluquet du service financier netflixien, tout frais sorti de son université, débouler sur le tournage pour corseter le réalisateur de </span><span lang="fr-FR"><i>Taxi Driver</i></span><span lang="fr-FR">, la réaction serait … musclée). </span><span lang="fr-FR">Est-ce à dire que le géant de la VoD est actuellement le seul à prendre des risques&nbsp;? Calculés, on s’en doute, c’est Scorcese quand même, avec derrière lui un casting de malades, donc forcément un ROI conséquent&nbsp;</span><span lang="fr-FR">; </span><span lang="fr-FR">et une sortie sur la plate-forme en majorité, rien en salle en France … donc une main mise sur la diffusion. </span></span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;"><span lang="fr-FR">Et une question : <i>The Irishman</i> s’avère-t-il un chant du cygne … ou un phoenix renaissant de ses cendres ? Il aura fallu 11 ans pour accoucher de ce bijou, Al Pacino était pressenti depuis 2014, confirmant sa participation en 2017. Autant dire que les négos datent de longtemps, notamment pour l’achat des droits d’adaptation du livre. Ce qui fait de <i>The Irishman</i> une œuvre de résistance face au paysage filmique non créatif qu’offre désormais le cinéma à l’américaine voué, entre super-héros sans relief et blockbusters calibrés, au lucratif appauvrissement culturel des masses.</span></span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités </b></span></p>


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		<title>Narcos : Plata o plomo !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-narcos/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2015 11:18:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il faut l&#8217;inscrire en lettres d&#8217;or au fronton des séries télévisées d&#8217;avant-garde : sorti en 2015,  Narcos saison 1 et 2 a tout du boulet de canon dans un ciel de printemps. Le réalisateur brésilien José Padilha y relate l&#8217;ascension et la chute du narcotrafiquant Pablo Escobar au début des années 80. Mais son récit [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/09/Devenez-un-pro-du-design-en-quel7.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-34942" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/09/Devenez-un-pro-du-design-en-quel7.jpg" alt="série narcos saisons 1 et 2" width="600" height="480" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/09/Devenez-un-pro-du-design-en-quel7.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/09/Devenez-un-pro-du-design-en-quel7-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/09/Devenez-un-pro-du-design-en-quel7-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">Il faut l&rsquo;inscrire en lettres d&rsquo;or au fronton des séries télévisées d&rsquo;avant-garde : sorti en 2015,  <em>Narcos</em> saison 1 et 2 a tout du boulet de canon dans un ciel de printemps. Le réalisateur brésilien José Padilha y relate l&rsquo;ascension et la chute du narcotrafiquant <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Pablo+escobar" target="_blank" rel="noopener">Pablo Escobar</a> au début des années 80. Mais son récit n&rsquo;est pas qu&rsquo;un portrait. Il excède le film de genre, pour brosser une fresque historique où mafieux, politiciens, militaires et flics s&rsquo;affrontent sans pitié dans une course à la drogue et au pouvoir. Le tout avec un rythme effréné et dans un style visuel particulièrement travaillé. Une véritable référence !</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/HhvKFRwtdI8" title="Narcos | Bande-annonce VOSTFR | Netflix France" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/HhvKFRwtdI8?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/HhvKFRwtdI8?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h2><strong><span style="color: #000000;">Restituer l&rsquo;horreur au quotidien</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">« Plata o plomo » … l&rsquo;argent ou le plomb. Tout est résumé en trois mots, de la logique pernicieuse qui va conduire la Colombie au cœur d&rsquo;un véritable enfer. Meurtres, attentats, corruptions, perversions, … tourné en anglais et en espagnol dans le pays même, le feuilleton retrace les grandes étapes de cette guerre qui oppose l’État et les cartels. La presse internationale s&rsquo;en est faite l&rsquo;écho, mais lire un article, ce n&rsquo;est pas vivre l&rsquo;horreur au quotidien.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">Avec minutie et un travail de reconstitution conséquent, l&rsquo;équipe de tournage restitue cette angoisse palpable qui paralyse le pays devant les criminels. Tout-puissant de par la violence qu&rsquo;il applique sous ces formes les plus atroces, Escobar au fur et à mesure qu&rsquo;il conquiert une place de leader, tombe dans les affres que connaissent tous les héros shakespeariens : la parano, la solitude, la démesure… Wagner Moura prête au personnage qu&rsquo;il incarne une ambiguïté qui fait trembler tout en dessinant un profil psychologique effrayant.</span></p>
<p>https://www.theartchemists.com/escobar-lhippopotame-le-dealer-et-la-journaliste/</p>
<h2><strong><span style="color: #000000;">Aux origines des cartels</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><a href="https://www.theartchemists.com/?s=costa+gavras" target="_blank" rel="noopener">Costa Gavras</a>, Oliver Stone, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=martin+scorcese" target="_blank" rel="noopener">Martin Scorcese</a> : <em>Narcos</em> est à la hauteur de ces illustres références, pour analyser tous les ressorts qui ont composé cette mécanique diabolique. Sans tabou, le scénario remonte aux origines des cartels, quand le trafic de cocaïne migre d&rsquo;Argentine en Colombie pour échapper aux frappes de Pinochet. Affrontements entre CIA et DEA, tentatives désespérées de négociations, la stratégie de noyautage des narco terroristes est très bien exposée, sans que l&rsquo;intrigue en soit un instant ralentie.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">C&rsquo;est sur un rythme infernal et sans respiration aucune que Padilha mène son attelage, avec des images superbes, où les couleurs varient de l&rsquo;éclat torride du soleil aux ombres suffocantes de la nuit. On ne peut souffler dans cette étuve tropicale, jungle ou favelas, partout le danger règne, il suffit d&rsquo;une seconde d&rsquo;inadvertance pour être enlevé ou précipité dans l&rsquo;au-delà. « Plata o plomo », … les deux saisons se concluent sans qu&rsquo;on ait pu décrocher une seule minute. Et quand déboule le dernier générique, on n&rsquo;a plus en tête qu&rsquo;une chose : revisionner le tout&#8230; puis enchaîner sur la suite de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Narcos" target="_blank" rel="noopener">cette saga</a>.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="color: #000000;">Et plus si affinités</span></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les deux premiers volets de la série <a href="https://www.netflix.com/fr/title/80025172" target="_blank" rel="noopener"><em>Narcos</em></a> sont disponibles en VoD.</span></p>
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