﻿<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>game of thrones</title>
	<atom:link href="https://www.theartchemists.com/search/game+of+thrones/feed/rss2/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.theartchemists.com/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Tue, 20 Jan 2026 16:15:23 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.1</generator>
	<item>
		<title>Série « Entretien avec un vampire » : crise de couple chez les vampires</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-entretien-avec-un-vampire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Aug 2025 08:55:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38289</guid>

					<description><![CDATA[<p>Suis-je une vieille conne aigrie&#160;? Je m’étais promis de ne jamais tomber dans le «&#160;c’était mieux avant, ma bonne dame&#160;». Mais en visionnant les deux saisons d’Entretien avec un vampire, j’ai franchement tangué, et plusieurs fois. D’où une foultitude d’interrogations qu’il me fallait explorer. Un roman culte Pour les aficionados de littérature dark et de vampires, Entretien avec un vampire est un incontournable, le roman culte par excellence. Inaugurant la...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/serie-entretien-avec-un-vampire/">Série « Entretien avec un vampire » : crise de couple chez les vampires</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-serie-entretien-avec-un-vampire.jpg" alt="" class="wp-image-38295" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-serie-entretien-avec-un-vampire.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-serie-entretien-avec-un-vampire-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-serie-entretien-avec-un-vampire-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Suis-je une vieille conne aigrie&nbsp;? Je m’étais promis de ne jamais tomber dans le «&nbsp;c’était mieux avant, ma bonne dame&nbsp;». Mais en visionnant les deux saisons d’<em>Entretien avec un vampire</em>, j’ai franchement tangué, et plusieurs fois. D’où une foultitude d’interrogations qu’il me fallait explorer.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Interview With the Vampire Season 1 Trailer" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/BecdVouR7mY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un roman culte</h2>



<p>Pour les aficionados de littérature dark et de vampires, <em>Entretien avec un vampire</em> est un incontournable, le roman culte par excellence. Inaugurant la tétralogie consacrée aux aventures du fringant et cynique Lestat de Lioncourt, <em>Entretien avec un vampire</em> relate les confidences de son compagnon Louis de Pointe du Lac, vampire désabusé pour ne pas dire dépressif, qui évoque sa triste histoire au micro d’un journaliste en quête de scoop.</p>



<p>Soyons clairs : il y a eu un avant et un après <em>Interview with a vampire</em>. Avec ce best seller publié en 1976, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Rice">Anne Rice</a> dynamite à jamais les codes du genre. Ses vampires distancent le profil du tueur avide et diabolique dessiné par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bram_Stoker">Bram Stocker</a> dans <em>Dracula</em> pour proposer une vision beaucoup plus nuancée et empathique. Le vampire à la mode Anne Rice est rongé de doutes, il n’a pas choisi sa condition, la subit comme une malédiction, s’en accommode difficilement et en souffre psychiquement, parfois jusqu’au suicide.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des modifications de taille</h2>



<p>En toute logique, si vous avez un grain de bon sens, quand vous bouclez le roman, l’aventure vampirique vous tente beaucoup moins. Car elle constitue un gouffre de douleurs, de chagrins, de ruptures, sans compter l’obligation de tuer pour survivre, pire de transformer autrui pour ne pas être seul. La version cinématographique signée Neil Jordan en 1994 creuse ce sillon, portée par un Tom Cruise atroce de cynisme, un Brad Pitt rongé de remords, une Kirsten Dunst dont la candeur cache une violence sans fond.</p>



<p>Autant dire que l’adaptation en série par <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Rolin_Jones">Rolin Jones</a> en 2022 avait du pain sur la planche pour rivaliser. Étirée sur deux saisons qui en appellent une troisième déjà en promotion, <em>Interview with a vampire</em> s’empare de la tétralogie d’Anne Rice … et l’aménage clairement pour parler à la génération Y, Z et plus jeunes encore. Ce qui implique plusieurs modifications de taille :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>bye bye le XVIIIe siècle, nos héros évoluent initialement dans les années 20 avant de traverser la seconde Guerre Mondiale, puis les années 50&nbsp;;</li>



<li>initialement planteur blanc exploitant les esclaves noirs, Louis devient un malfrat de couleur, idem pour la petite Claudia, elle-même noire&nbsp;;</li>



<li>les relations entre Louis et Lestat sont clairement homosexuelles, là où Anne Rice ne faisait qu’effleurer cette option.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Interview with the Vampire Season 2 Official Trailer | Premieres May 12 | AMC+" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/4wT4QihIavo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Scènes de ménage et casting impliqué</h2>



<p>La chose aurait pu être intéressante, porteuse de réflexion, débouchant sur une interrogation de l’intolérance sociale propre aux USA où il ne fait guère bon être de couleur ou homo (c&rsquo;est clairement l&rsquo;option du film <em><a href="https://www.theartchemists.com/sinners-film/">Sinnners</a></em>). Que nenni ! L’histoire va tourner à la crise familiale avec scènes de ménage et engueulades, coups de foudre, coups bas, rabibochages et séparations fracassantes. Entre deux séquences de massacres (il faut bien se nourrir et s’amuser un peu avec sa nourriture), nos héros s’engueulent copieusement, ne se supportent plus.</p>



<p>C’est spectaculaire, mais ça manque de fond. Et c’est vraiment dommage, vu que le casting est juste absolument génial de talent et d’implication. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sam_Reid">Sam Reid</a> (déjà aperçu entre autres dans <em><a href="https://www.theartchemists.com/serie-profession-reporter/">Profession reporter</a></em>) campe un Lestat de compétition, Jacob Anderson (exfiltré de <em><a href="https://www.theartchemists.com/game-of-thrones-la-serie-quil-faut-spoiler/">Game of thrones</a></em>) apporte sa fragilité à Louis, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Eric_Bogosian">Eric Bogosian</a> est un Daniel Malloy d’un cynisme mordant, c’est le cas de le dire), <a href="https://www.instagram.com/assadzc/?hl=fr">Assad Zaman</a> tisse un Armand aux charmes crépusculaires, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ben_Daniels">Ben Daniels</a> est juste parfait en Santiago, <a href="https://www.instagram.com/baileybass/">Bailey Bass</a> puis <a href="https://www.instagram.com/delaineyhayles/?hl=fr">Delainey Hayles</a> incarnent à la suite une Claudia aussi cruelle que fragile. Bref, rien à dire ni sur l’interprétation, ni sur les décors, les costumes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Guimauve sentimentale</h2>



<p>Ce qui pêche ? C’est ce besoin d’étaler l’histoire sur deux saisons là où une seule aurait pu suffire si on nous avait fait grâce de ces querelles amoureuses qui tournent à la thérapie de couple devant des spectateurs transformés à leur corps défendant en conseillers conjugaux. Dommage car les passages marquants ne manquent guère, notamment la vision du théâtre des Vampires, qui rappelle les temps forts du Grand Guignol. Mais ce n’est qu’une toile de fond pour une guimauve sentimentale dont les héros de Rice étaient initialement incapables et c’était d’ailleurs là tout le problème.</p>



<p>Lestat, Louis, Claudia, la V1 de ces personnages était avide d’aimer, incapable d’y parvenir. La V3 développée dans la série est dégoulinante d’amour et de cruauté. Pour parler aux ados ? En liquidant toute la réflexion sur la mort et la non mort (rappelons qu&rsquo;Anne Rice a initialement écrit le livre suite au décès d&rsquo;un de ses enfants), l’accès à l’éternité comme une fatalité, la difficulté à traverser les époques, les mutations technologiques, sociales et morales, à s’adapter aux temps qui passe quand on a des siècles de non vie derrière soi. C’était cela la fibre initiale du roman, ce qui en faisait le prix. Il n’en reste que peu de choses dans la version de Rolin Jones et cela en dit long sur l’appauvrissement de nos chefs d’œuvre condamnés à des relectures riches de potentiel, vides de sens.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-primary" style="font-style:normal;font-weight:700"><a class="wp-block-button__link has-white-color has-vivid-cyan-blue-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-element-button" href="https://www.theartchemists.com/boutique/">RDV sur notre e-shop !</a></div>
</div>
</div>
</div></div>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/serie-entretien-avec-un-vampire/">Série « Entretien avec un vampire » : crise de couple chez les vampires</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Dark tourisme : pour ne plus être des touristes de la mort mais des voyageurs du sens</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/dark-tourisme-analyse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Aug 2025 10:39:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38230</guid>

					<description><![CDATA[<p>Visiter des camps de concentration, des sites de catastrophes ou les maisons de tueurs en série : pratique morbide pour certains, nécessité mémorielle pour d’autres. Le dark tourism, ou tourisme noir, interroge notre rapport à la mort, à la mémoire… et au spectacle. Derrière l’étrangeté de ces parcours se dessinent des enjeux profonds : que venons-nous vraiment voir ? Et surtout, pourquoi ? Une définition trouble, un succès mondial Apparu...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/dark-tourisme-analyse/">Dark tourisme : pour ne plus être des touristes de la mort mais des voyageurs du sens</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-dark-tourisme.jpg" alt="" class="wp-image-38231" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-dark-tourisme.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-dark-tourisme-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-dark-tourisme-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Visiter des camps de concentration, des sites de catastrophes ou les maisons de tueurs en série : pratique morbide pour certains, nécessité mémorielle pour d’autres. Le dark tourism, ou tourisme noir, interroge notre rapport à la mort, à la mémoire… et au spectacle. Derrière l’étrangeté de ces parcours se dessinent des enjeux profonds : que venons-nous vraiment voir ? Et surtout, pourquoi ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une définition trouble, un succès mondial</strong></h2>



<p>Apparu dans les travaux des chercheurs John Lennon et Malcolm Foley à la fin des années 1990, le terme “dark tourism” (ou tourisme noir) désigne la fréquentation de lieux associés à la mort, au désastre, à la souffrance ou à des tragédies collectives.</p>



<p>Ce champ inclut :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>les lieux de mémoire (camps de concentration, champs de bataille),</li>



<li>les sites de catastrophes (nucléaires, naturelles),</li>



<li>les scènes de crimes célèbres,</li>



<li>les musées du crime, de la torture, ou de la médecine morbide,</li>



<li>les circuits plus sensationnalistes liés à des tueurs en série ou des événements médiatiques.</li>
</ul>



<p>Une pratique peu répandue&nbsp;? Que nenni. Un article de <a href="https://bluedocker.com/top-10-destinations-tourisme-noir/">BlueDocker</a> révèle le top 10 des lieux macabres les plus visités au monde&nbsp;: Pripyat en Ukraine, forêt d’Aokigahara au Japon, catacombes parisiennes, camps de concentration… La fréquentation de ces différents sites a explosé avec l’avèenemtn du tourisme de masse. Le magazine <a href="https://www.geo.fr/voyage/tchernobyl-auschwitz-les-bidonvilles-de-bombay-le-dark-tourism-ou-lattrait-pour-la-desolation-204890">Géo</a> souligne&nbsp;: «&nbsp;<em>À l’ère du&nbsp;tourisme de masse&nbsp;–&nbsp; nous sommes passés à 1,4&nbsp;milliard de voyageurs en&nbsp;2018 contre 435 000 dans les années 1990&nbsp; –, la fréquentation de ces lieux « sombres » atteint des records&nbsp;: Pompéi a accueilli 3,6&nbsp;millions de visiteurs en&nbsp;2018 ; la même année, ils étaient plus de 2&nbsp;millions à se rendre à Auschwitz ; et le mémorial du 11 Septembre passait le cap des 33&nbsp;millions de visiteurs depuis son ouverture en&nbsp;2004.&nbsp;</em>»</p>



<p>C’est donc une activité particulièrement rentable et qui n’a pas fini de l’être si l’on en croit une <a href="https://cardiffjournalism.co.uk/life360/from-tragedy-to-tourism-examining-the-rise-of-dark-tourists/#:~:text=Most%20dark%20tourists%20are%20drawn,Z%2C%20those%20born%20after%202000.">étude publiée dans le Digital Journal</a> qui pronostique que ce marché atteindra 43,5 $ billion d’ici 2031. Il s&rsquo;agit donc d’un phénomène mondial à succès, qui ne date pas d’hier du reste. La mort et l’horreur ont toujours captivé les foules, en témoignent les jeux du cirque de la Rome antique, le show des exécutions publiques de l’Ancien Régime. Initialement marché den iche, le dark tourisme est en passe de se démocratiser, interrogeant ainsi la question de la mémoire collective, le deuil, la curiosité humaine… mais aussi les pratiques touristiques elles-mêmes.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-454229f38deb366936b25ef47eda2ed8" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p>A lire également</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/livre-nein-nein-nein/">Nein, Nein, Nein ! Jerry Stahl entre crise de fou rire et barbarie en gestation</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/a-real-pain-authentique-intense-et-touchant/">A Real pain : authentique, intense et touchant</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/memorial-shoah/">Mémorial de la Shoah : le miroir d’une humanité faite de victimes et de bourreaux</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/roman-de-bonnes-raisons-de-mourir-polar/">De Bonnes raisons de mourir : attention, polar radioactif !</a></li>
</ul>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>D</strong><strong>u </strong><strong>pèlerinage mémoriel</strong><strong> à la </strong><strong>curiosité morbide</strong></h2>



<p>Comme je l’expliquais plus haut, le dark tourism n’est pas marginal : il mobilise des millions de visiteurs chaque année … et se décline de différentes manières. Il regroupe plusieurs formes, aux motivations et intensités variées. On peut les répartir selon un spectre allant du pèlerinage mémoriel à la curiosité morbide :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le tourisme de mémoire : centré sur les lieux de guerre, de génocide ou de catastrophe (Auschwitz, Hiroshima, Verdun, Kigali, Srebrenica-Potočari…), il a une forte dimension pédagogique et commémorative.</li>



<li>Le tourisme catastrophe : il consiste à visiter les sites de désastres récents (Fukushima, Tchernobyl, la Nouvelle-Orléans post-Katrina…), souvent dans un cadre semi-encadré.</li>



<li>Le tourisme carcéral ou judiciaire : anciennes prisons (Alcatraz, Robben Island), salles de torture ou tribunaux historiques sont au cœur de ces parcours.</li>



<li>Le tourisme macabre ou sensationnaliste : plus voyeuriste, il attire sur les scènes de crimes, les maisons de tueurs en série ou les parcours “true crime”.</li>



<li>Le tourisme religieux mortuaire : pèlerinages vers les reliques, tombes célèbres ou ossuaires artistiques (Sedlec, les catacombes de Paris…).</li>



<li>Le thanatourisme pop-culturel : formes récentes liées aux films, séries ou jeux vidéo traitant de la mort ou de la violence (lieux de tournage de <em>Game of Thrones</em>, circuits <em>Dexter</em>, etc.).</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les motivations du dark tourism : entre mémoire, quête existentielle et attraction morbide</strong></h2>



<p>Ces pratiques ne relèvent pas toutes du même rapport à la mort. Elles recouvrent une pluralité de motivations, allant de la démarche pédagogique au pur besoin de sensations. Trois grandes tendances se dessinent :</p>



<h3 class="wp-block-heading">1. Comprendre et se souvenir</h3>



<p>Certains chercheurs comme Philip Stone ou A.V. Seaton parlent de <em>thanatourisme réflexif</em> pour désigner une approche sincère, tournée vers la mémoire et la transmission. Il s’agit ici de visiter des lieux de souffrance ou de mort avec un objectif éducatif, culturel ou cathartique. Les visiteurs sont souvent des descendants de victimes, des familles en quête de sens, des enseignants ou des étudiants. L’expérience se veut respectueuse, ancrée dans une volonté de ne pas oublier. Auschwitz, Oradour-sur-Glane, le Mémorial de la Shoah s’inscrivent dans cette logique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">2. Se confronter à la mort</h3>



<p>Au-delà du souvenir, le dark tourism peut répondre à un besoin existentiel plus profond : celui de se confronter symboliquement à la finitude humaine. Voir un lieu de massacre, une scène de catastrophe ou une prison désaffectée, c’est parfois chercher à rendre la mort concrète, visible, pensable. Dans une société occidentale qui tend à médicaliser, invisibiliser et retarder la mort, ces lieux deviennent des points de friction. Le touriste cherche à <em>éprouver</em> quelque chose de réel, à restaurer un lien avec une part occultée de la condition humaine.</p>



<h3 class="wp-block-heading">3. Le frisson et l’émotion</h3>



<p>À l’autre extrémité du spectre, certaines formes de tourisme noir relèvent davantage de la recherche d’émotions fortes : peur, malaise, fascination. On visite la maison d’un tueur en série, on participe à une “ghost tour” nocturne, on explore une morgue abandonnée. Ici, la mort devient <em>mise en scène</em>, et l’expérience tend vers le spectacle. Si ces pratiques peuvent satisfaire une curiosité légitime, elles flirtent parfois avec le voyeurisme, voire la banalisation de la souffrance. Le risque : transformer des lieux de mémoire en parcs d’attractions de l’horreur.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une frontière floue entre mémoire, éthique et spectacle</strong></h2>



<p>À mesure que le tourisme noir gagne en popularité, une zone de tension se dessine entre mémoire, respect et logique de consommation. Que penser des selfies pris à <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Auschwitz">Auschwitz</a>, des boutiques de souvenirs à Ground Zero, ou des circuits macabres sur les pas de Jack l’Éventreur, parfois sponsorisés par des marques ou des offices du tourisme ? Ces pratiques soulèvent des questions éthiques majeures.</p>



<p>D’abord, où commence le respect des morts ? Où s’arrête la décence ? Quand la mémoire devient-elle spectacle, voire marchandise ? Le <em>devoir de mémoire</em> est-il soluble dans les logiques de rentabilité culturelle et d’attractivité touristique ? Ces interrogations ne sont pas abstraites : elles se posent concrètement dans la gestion des lieux de souffrance.</p>



<p>Autre question cruciale : qui détient le droit d’interpréter ces lieux ? Les survivants ? Les familles de victimes ? Les États ? Ou les agences touristiques qui scénarisent le parcours ? À force de médiatiser et de packager la mort, on risque de la dévitaliser. Ce que certains nomment “Disneylandisation de l’horreur” transforme des espaces tragiques en décors consommables.</p>



<p>De nombreuses critiques émergent, pointant notamment :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>le risque de banalisation de l’atroce, par la répétition d’images ou de parcours standardisés ;</li>



<li>la commercialisation de la souffrance, quand les mémoriaux deviennent des “produits” touristiques avec goodies et billetterie premium ;</li>



<li>l’absence de médiation pédagogique, qui laisse parfois les visiteurs seuls face à des réalités complexes ou traumatiques, sans cadre explicatif.</li>
</ul>



<p>En somme, le dark tourism est traversé par un dilemme constant : comment montrer l’irreprésentable sans trahir ? Comment transmettre sans trahir l’émotion, ni céder au sensationnalisme ? Entre commémoration, fascination et marketing, la frontière reste fragile.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une éthique renouvelée du tourisme noir&nbsp;?</h2>



<p>Face aux dérives médiatiques ou commerciales du dark tourism, des voix s’élèvent pour repenser les pratiques. Certains sites, conscients de leur portée symbolique, prennent désormais des mesures pour encadrer l’expérience des visiteurs. À Kigali (Rwanda), à Oradour-sur-Glane (France) ou encore à Yad Vashem (Israël), des chartes éthiques ont été mises en place : interdiction de photographier dans certains espaces, présence de guides spécialement formés à la médiation historique, création de parcours contextualisés et non sensationnalistes.</p>



<p>Dans le champ universitaire, plusieurs chercheurs plaident pour une typologie plus rigoureuse du dark tourism, afin de mieux en distinguer les intentions et les effets. Ils proposent notamment une distinction entre :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>un dark tourism éducatif et mémoriel, ancré dans la transmission, la réflexion historique et la construction du savoir ;</li>



<li>un dark tourism sensationnaliste ou commercial, centré sur l’émotion brute, le choc visuel ou la curiosité morbide.</li>
</ul>



<p>Dans cette perspective, le visiteur lui-même est appelé à une prise de conscience. Une éthique du voyageur se dessine, fondée sur trois principes simples mais essentiels :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Prendre conscience de l’histoire des lieux visités, de leur portée symbolique et de leur charge émotionnelle.</li>



<li>Respecter les lieux, les vivants et les morts, en adoptant une posture digne, sans recherche de performance ou de mise en scène de soi.</li>



<li>Chercher le sens plutôt que la sensation, en refusant la consommation immédiate au profit d’une expérience réflexive.</li>
</ol>



<p>Ce n’est donc pas la visite elle-même qui est problématique, mais l’intention qui l’anime. Un même lieu peut être abordé comme un lieu de mémoire ou de divertissement, selon la posture adoptée par le touriste. C’est à ce niveau — individuel et collectif — que peut se jouer une réconciliation entre souvenir et regard.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>E</strong><strong>ntre lucidité, mémoire et responsabilité</strong></h2>



<p>Le dark tourism est à la croisée des chemins : il peut être un puissant outil de transmission et de réflexion… ou devenir un simple produit de consommation parmi d’autres. Il révèle les tensions de nos sociétés modernes : fascination pour la mort, besoin de sens, mais aussi dérives spectaculaires et marketing du trauma.</p>



<p>En visitant ces lieux, nous ne sommes pas neutres. Nous entrons dans une mémoire collective, parfois douloureuse, souvent fragile. Le dark tourism nous tend un miroir : que venons-nous chercher ? Du savoir ? De l’émotion ? Du frisson ?</p>



<p>Il ne s’agit pas de juger, mais de choisir. Refuser le voyeurisme sans renoncer à comprendre. Refuser le choc vide sans renoncer à ressentir. Être non pas des touristes de la mort, mais des voyageurs du sens.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-primary" style="font-style:normal;font-weight:700"><a class="wp-block-button__link has-white-color has-vivid-cyan-blue-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-element-button" href="https://www.theartchemists.com/boutique/">RDV sur notre e-shop !</a></div>
</div>
</div>
</div></div>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/dark-tourisme-analyse/">Dark tourisme : pour ne plus être des touristes de la mort mais des voyageurs du sens</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Séries et géopolitique : comprendre le monde par la fiction</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/geopolitique-series-livres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 08:21:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38209</guid>

					<description><![CDATA[<p>La géopolitique fait peur. Elle semble complexe, truffée de cartes, de conflits, de stratégies nébuleuses, réservée aux experts. Pourtant, elle s’infiltre partout : dans nos vies, dans nos débats, dans nos écrans. Et de plus en plus, dans nos séries. Deux ouvrages parus à quelques années d’écart en offrent la preuve éclatante : La géopolitique des séries ou le triomphe de la peur de Dominique Moïsi (Flammarion, 2017) et J’assure...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/geopolitique-series-livres/">Séries et géopolitique : comprendre le monde par la fiction</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-series-et-geopolitique.jpg" alt="" class="wp-image-38210" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-series-et-geopolitique.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-series-et-geopolitique-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-series-et-geopolitique-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>La <a href="https://www.theartchemists.com/?s=g%C3%A9opolitique">géopolitique</a> fait peur. Elle semble complexe, truffée de cartes, de conflits, de stratégies nébuleuses, réservée aux experts. Pourtant, elle s’infiltre partout : dans nos vies, dans nos débats, dans nos écrans. Et de plus en plus, dans nos séries. Deux ouvrages parus à quelques années d’écart en offrent la preuve éclatante : <em>La géopolitique des séries ou le triomphe de la peur</em> de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Mo%C3%AFsi">Dominique Moïsi</a> (<a href="https://editions.flammarion.com/">Flammarion</a>, 2017) et <em>J’assure en géopolitique grâce aux séries</em> de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Virginie_Martin">Virginie Martin</a> et <a href="https://x.com/pialougo?lang=es">Anne-Lise Melquiond</a> (<a href="https://www.deboecksuperieur.com/">De Boeck Supérieur</a>, 2023). Deux approches différentes, deux tonalités distinctes, mais un même constat : les séries ne racontent pas seulement des histoires, elles cartographient nos angoisses, nos tensions, nos fractures.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand la fiction capte l’air du temps</h2>



<p><strong>Dominique Moïsi</strong> ne s’embarrasse pas de définitions académiques. Il observe. Il analyse. Il décortique. Et ce qu’il voit dans les séries post-11 septembre, c’est une montée brutale de la peur. Peur du chaos (<em><a href="https://www.theartchemists.com/?s=game+of+thrones">Game of Thrones</a></em>), peur du terrorisme (<em>Homeland</em>), peur de la fin de la démocratie (<em><a href="https://www.theartchemists.com/serie-house-cards-thriller-politique-tatcher-shakespeare/">House of Cards</a></em>), peur de l’autre (<em><a href="https://www.theartchemists.com/serie-occupied-norvege/">Occupied</a></em>). Peur d’un ordre ancien qui vacille (<em><a href="https://www.theartchemists.com/serie-downtown-abbey/">Downton Abbey</a></em>).</p>



<p>Pour Moïsi, les séries sont les sismographes émotionnels de notre temps. Le propos est limpide : les séries nous parlent du monde tel qu’il est… ou tel que nous le percevons. Elles ne se contentent pas de refléter l’actualité. Elles façonnent notre compréhension des événements, de l’histoire, des puissances. En cela, elles sont politiques. Et donc géopolitiques. Avec une bonne touche de <a href="https://www.theartchemists.com/soft-power/">soft power</a> ?</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-62d25b923dbdb6d6f420c741d383238e" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p>A lire également</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/livre-bons-baisers-du-monde/">Bons baisers du monde : James Bond, espion, guide touristique et business cinématographique</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/livre-game-thrones-serie-histoire/">Game of Thrones – De l’Histoire à la série : la somme de notre patrimoine historique ?</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/serie-casus-boloss-conflit/">Casus Boloss : tu l’as vu, mon gros conflit, hein, tu l’as vu ?</a></li>
</ul>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading">Pédagogie pop : apprendre la géopolitique avec Netflix</h2>



<p>Côté De Boeck, le ton est plus didactique, mais tout aussi percutant. Dans <em>J’assure en géopolitique grâce aux séries</em>, Martin et Melquiond partent des séries que tout le monde connaît (ou presque) pour enseigner les grandes notions géopolitiques contemporaines. Ici, <em><a href="https://www.theartchemists.com/?s=the+crown">The Crown</a></em> devient une leçon sur la décolonisation, <em>Fauda</em> un décryptage du conflit israélo-palestinien, <em>Borgen</em> un miroir des enjeux écologiques, <em><a href="https://www.theartchemists.com/?s=narcos">Narcos</a></em> une plongée dans la géoéconomie des cartels.</p>



<p>Le tout est organisé en 15 chapitres clairs, assortis de définitions, cartes, dates clés. Ce n’est pas un gadget pédagogique, mais un outil sérieux, bien structuré, qui permettra aux étudiants comme aux curieux de s’approprier un savoir qui peut sembler aride. Grâce à la familiarité des séries, la géopolitique devient ainsi accessible. Et surtout, elle prend du sens, de la consistance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Deux visions, un même objectif : rendre le monde lisible</h2>



<p>Ces deux livres se complètent admirablement. Moïsi livre une lecture émotionnelle du monde à travers le prisme des récits télévisés. Martin et Melquiond offrent une grille de lecture analytique, avec rigueur et méthode. Ensemble, ils montrent que :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les séries sont des instruments de compréhension du monde.</li>



<li>Elles reflètent les rapports de force, les fractures culturelles, les dynamiques géostratégiques.</li>



<li>Elles véhiculent aussi des idéologies, des peurs, des récits d&rsquo;identité ou de puissance.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi c’est crucial aujourd’hui</h2>



<p>Dans un monde en mutation rapide, où les conflits se multiplient, où les alliances changent, où l’info se dilue dans les réseaux, maîtriser la géopolitique n’est plus une option. C’est une nécessité.</p>



<p>Non pour devenir expert en stratégie militaire, mais pour :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>comprendre ce qui se joue entre les lignes des journaux (ou des tweets),</li>



<li>repérer les dynamiques de pouvoir derrière les discours,</li>



<li>décrypter les récits géopolitiques cachés dans nos divertissements.</li>
</ul>



<p>Et si les séries peuvent nous y aider, pourquoi s’en priver ? À condition de garder un œil critique, de ne pas confondre fiction et réalité, et de croiser les regards. Ce que font, chacun à leur manière, Moïsi, Martin et Melquiond.</p>



<h2 class="wp-block-heading">En conclusion : binge-watcher le monde&nbsp;?</h2>



<p>Oui, on peut apprendre en regardant des séries. À condition de savoir ce qu’on regarde, et pourquoi. Les séries ne sont pas neutres. Elles racontent le monde – ou du moins, une vision du monde. Les décrypter, c’est apprendre à penser, à questionner, à résister aussi.</p>



<p>Alors, que vous soyez fan de <em>Narcos</em>, de <em>The Handmaid’s Tale</em>, de <em>Fauda</em> ou de <em>Succession</em>, ces deux livres sont là pour vous tendre une boussole. Et vous rappeler que dans chaque épisode, il y a bien plus qu’un rebondissement : il y a un morceau du réel à déchiffrer.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-primary" style="font-style:normal;font-weight:700"><a class="wp-block-button__link has-white-color has-vivid-cyan-blue-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-element-button" href="https://www.theartchemists.com/boutique/">RDV sur notre e-shop !</a></div>
</div>
</div>
</div></div>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/geopolitique-series-livres/">Séries et géopolitique : comprendre le monde par la fiction</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« The Franchise » : splendeurs trompeuses et grosses misères des films de super-héros</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-franchise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jan 2025 17:33:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37690</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cela a probablement été l’un de nos derniers coups de cœur de 2024 ; visionnée au milieu des cartons de notre déménagement, la série télévisée The Franchise nous a beaucoup fait rire. Il faut dire qu’on a rarement fait aussi déjanté dans la satire, et quelle satire. Dans le viseur, la prod des films de super héros. Et ce n’est rien de dire que ce type d’industrie du divertissement en...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/serie-franchise/">« The Franchise » : splendeurs trompeuses et grosses misères des films de super-héros</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/01/the-artchemists-the-franchise.jpg" alt="" class="wp-image-37691" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/01/the-artchemists-the-franchise.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/01/the-artchemists-the-franchise-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/01/the-artchemists-the-franchise-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Cela a probablement été l’un de nos derniers coups de cœur de 2024 ; visionnée au milieu des cartons de notre déménagement, la série télévisée <em>The Franchise </em>nous a beaucoup fait rire. Il faut dire qu’on a rarement fait aussi déjanté dans la<em> </em>satire, et quelle satire. Dans le viseur, la prod des films de super héros. Et ce n’est rien de dire que ce type d’industrie du divertissement en prend plein la tronche.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="The Franchise | Official Teaser | HBO" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/Okkl91vrmYk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Absurdités et compromis</h2>



<p>Créée par Jon Brown, Armando Iannucci et un certain Sam Mendes, <em>The Franchise</em> relate les dessous pour le moins tumultueux du tournage d&rsquo;un film appartenant à une franchise de super-héros. Au coeur de ce véritable Pandémonium, Daniel Kumar, premier assistant réalisateur, qui essaie de mettre un semblant d’ordre dans le chaos quotidien du tournage. À la clé, la finalisation de l’improbable <em>Tecto: Eye of the Storm</em>, oeuvre de seconde zone au sein d&rsquo;une vaste franchise de super-héros qui, à force de multiplier les prequels et autres spin-off, en a perdu son ADN pour tomber dans le grotesque.</p>



<p>Absurdités et compromis, caprices des acteurs, diktats des producteurs, folie des grandeurs du réal, rien n’a plus de sens dans cet univers où domine la loi du bénéfice, le mercantilisme absolu et la bétise crasse. Plus on fait con et facile, mieux c’est. Il ne manquerait plus qu’on fasse réfléchir les spectateurs dont le temps de cerveau disponible est pompé par le placement produit et le soft power à deux balles. Un crève-coeur pour une équipe de tournage vouée à l’amour du cinéma, mais qui doit faire profil bas car il faut bien bouffer. Et il n’y a plus que ce secteur qui embauche.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>The Franchise</em> fonce dans le tas</h2>



<p>Bref Daniel et sa team rapprochée vont en chier, sous la férule d’un metteur en scène émotionnellement instable, d’un représentant des studios complètement barré et un brin menaçant, d’acteurs au mieux capricieux, au pire irresponsables et surtout nuls de chez nuls. Sans compter les accidents de studio, décors pourraves, changements de scénar, exigences des sponsors, coupures de budgets et autres gracieusetés qui vous feront passer l’envie de travailler dans le cinéma, mais vont vous faire hurler de rire, car franchement il y a de quoi.</p>



<p>Burlesque certes, mordant il n’y a aucune doute, <em>The Franchise</em> fonce dans le tas et ça fait du bien. Car on n’en peut plus des super-héros qui boulottent tout l’espace créatif et vampirisent les fonds qu’on pourrait allouer à des projets d’envergure VRAIMENT originaux. Sans compter que les intrigues sont loin d’être ce qu’il y a de plus pointu au niveau narratif. Là on serait plutôt dans le discount/bas de gamme. Une escroquerie intellectuelle et artistique qui rend le spectateur encore plus crétin et étouffe à la racine l’originalité et le talent.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-01a80d6fe23897930680308284461153" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p>À lire également</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/serie-the-offer/">The Offer ou comment fut créé « Le Parrain »</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/dead-set-zombies-on-prime-time/">Dead Set : zombies on prime time !</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/flamme-tele-realite-jonathan-cohen/">La Flamme : la télé-réalité by Jonathan Cohen, c’est juste jouissif !</a></li>
</ul>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading">Un rythme frénétique, un casting à se pâmer</h2>



<p>Chacun des 8 épisodes donne à explorer une facette de cette vaste dérive de fric et d’intelligence, avec son lot de gags et de répliques bien senties qui font mouche à chaque fois. En surface, on se marre gravement, mais sous le vernis de la rigolade, on gamberge pas mal sur une industrie cinématographique qui s’enferre dans le médiocre et la bêtise. Avec pareil régime, impossible désormais de produire des pointures comme <em>Le Parrain</em> ou <em>Apocalyspe Now. </em>Constat navré et sentiment d’impuissance&nbsp;? Ou volonté farouche d’en découdre et de faire bouger les choses&nbsp;?</p>



<p>Diffusé par HBO dont on connaît les exigences qualitatives (<em>Game of Thrones, Les Soprano, Six feet under…</em>), <em>The Franchise</em> est tourné aux petits oignons sur un rythme frénétique avec en prime un casting à se pâmer&nbsp;: Himesh Patel, Daniel Brühl, Richard E.Grant, Aya Cash, Billy Magnussen, Lolly Adefope, Jessica Stevenson, Darrel Goldstein et consort… Tout ce petit monde est à l’unisson pour booster cette cadence infernale et apporter au rendu une touche très singulière entre Monty Python et Steve Martin.</p>



<p>Le tout est un pur régal, fait pour se bidonner tout en secouant les méninges. À ne louper sous aucun prétexte&nbsp;!</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-primary" style="font-style:normal;font-weight:700"><a class="wp-block-button__link has-white-color has-vivid-cyan-blue-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-element-button" href="https://www.theartchemists.com/boutique/">RDV sur notre e-shop !</a></div>
</div>
</div>
</div></div>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/serie-franchise/">« The Franchise » : splendeurs trompeuses et grosses misères des films de super-héros</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Château de Meung-sur-Loire : voyage dans le temps et chasse aux dragons</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/chateau-meung-sur-loire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Mar 2024 18:53:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=36964</guid>

					<description><![CDATA[<p>Vadrouille par-delà Orléans : nous nous arrêtons d&#8217;abord à Beaugency avant de rabattre sur Meung-sur-Loire et son amour de château. Une expérience muséale rare, pour ne pas dire envoûtante, faite pour ravir les visiteurs de 7 à 77 ans. Un souci incroyable du détail Une façade tournée vers le Moyen Âge, l&#8217;autre souriant au XVIIIᵉ siècle : le château de Meung-sur-oire affiche d&#8217;entrée deux de ses visages les plus marquants,...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/chateau-meung-sur-loire/">Château de Meung-sur-Loire : voyage dans le temps et chasse aux dragons</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/03/the-artchemists-chateau-de-meung-sur-loire.jpg" alt="" class="wp-image-36965" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/03/the-artchemists-chateau-de-meung-sur-loire.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/03/the-artchemists-chateau-de-meung-sur-loire-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/03/the-artchemists-chateau-de-meung-sur-loire-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Vadrouille par-delà Orléans : nous nous arrêtons d&rsquo;abord à Beaugency avant de rabattre sur Meung-sur-Loire et son amour de château. Une expérience muséale rare, pour ne pas dire envoûtante, faite pour ravir les visiteurs de 7 à 77 ans.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un souci incroyable du détail</h2>



<p>Une façade tournée vers le Moyen Âge, l&rsquo;autre souriant au XVIIIᵉ siècle : le château de Meung-sur-oire affiche d&rsquo;entrée deux de ses visages les plus marquants, avant de nous dévoiler d&rsquo;autres facettes plus intimes. De salle en salle, la demeure historique des évêques d&rsquo;Orléans nous invite à un voyage dans le temps, depuis ses origines médiévales jusqu&rsquo;aux heures sombres de l&rsquo;Occupation.</p>



<p>L&rsquo;ensemble est agencé avec autant de goût que d&rsquo;intelligence, depuis les combles jusqu&rsquo;aux souterrains. Chaque pièce illustre un aspect de la vie d&rsquo;antan, cuisine, bain, chambre, soins, bibliothèque, garde-manger… avec un souci incroyable du détail. Et Dieu sait s&rsquo;il y en a dans cette bâtisse vieille de dix siècles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;endroit regorge de légendes</h2>



<p>Les particularités architecturales sont légion, cellier, escalier à visse, salle de bain, pavillon de musique&#8230; L&rsquo;ambiance est chaleureuse, comme si on pénétrait ici dans une demeure de famille, une villégiature qu&rsquo;on envahit avec joie, où les recoins pour se cacher ne manquent guère, où l&rsquo;on sait qu&rsquo;on va pouvoir s&rsquo;inventer tout un monde.</p>



<p>Il y a de quoi : l&rsquo;endroit regorge de légendes. Rien que celle de Saint Liphard, protecteur du lieu et chasseur de dragons, vaut le détour… et inspire un parcours qui fera se pâmer d&rsquo;exultation les fans de <em>Game of thrones. </em>D&rsquo;autres aimeront se perdre dans des souterrains qui servirent de geôle à un certain François Villon, bad boy du temps jadis et l&rsquo;un de nos plus grands poètes.</p>



<p>Il y en a pour tous les goûts, toutes les inspirations, avec le plein de surprises et de joyeux souvenirs à la clé. En d&rsquo;autres termes et pour résumer, ne faites pas l&rsquo;économie de cette visite charmante dans ce lieu envoûtant.</p>



<p><strong>Et plus si affinités</strong></p>



<p>Pour en savoir plus et préparer votre visite, consultez <a href="https://chateau-de-meung.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le site du château de Meung sur Loire</a>.</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/chateau-meung-sur-loire/">Château de Meung-sur-Loire : voyage dans le temps et chasse aux dragons</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Dernier Voyage du Demeter : récit naturaliste d’une traversée macabre</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-dernier-voyage-demeter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Sep 2023 09:37:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=36335</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un bateau perdu dans la tempête, qui s’échoue sur les côtes britanniques par une nuit d’apocalypse ; à son bord, des cadavres, du sang, des caisses pourries pleines de terre puante : que s’est-il passé à bord du Demeter ? Et les connaisseurs de sursauter. Le Demeter : l’un des navires les plus célèbres de la littérature. Celui qui porte dans ses entrailles un certain Dracula depuis ses Carpates natales jusqu’à la très moderne...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/film-dernier-voyage-demeter/">Le Dernier Voyage du Demeter : récit naturaliste d’une traversée macabre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/09/Devenez-un-pro-du-design-en-quel44.jpg" alt="" class="wp-image-36336" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/09/Devenez-un-pro-du-design-en-quel44.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/09/Devenez-un-pro-du-design-en-quel44-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/09/Devenez-un-pro-du-design-en-quel44-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Un bateau perdu dans la tempête, qui s’échoue sur les côtes britanniques par une nuit d’apocalypse ; à son bord, des cadavres, du sang, des caisses pourries pleines de terre puante : que s’est-il passé à bord du Demeter ? Et les connaisseurs de sursauter. Le Demeter : l’un des navires les plus célèbres de la littérature. Celui qui porte dans ses entrailles un certain Dracula depuis ses Carpates natales jusqu’à la très moderne Londres. L’équipage n’y survivra pas. Mais que s’est-il passé exactement durant cette traversée macabre ? C’est le but du film <em>Le Dernier Voyage du Demeter</em> de nous le raconter.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Le Dernier Voyage Du Demeter - Bande annonce VOST [Au cinéma le 23 août]" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/C0Np0es1oEM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Adapter le journal de bord du Demeter</h2>



<p>Aux commandes de ce récit impitoyable, un certain André Øvredal à qui l’on doit le magistral<em> <a href="https://www.theartchemists.com/the-jane-doe-identity-dont-look-inside-the-girl/">The Jane Doe Identity</a></em>. Ce n’est rien d’affirmer que le Monsieur aime les huis clos où l’on s’entre-tue sous l’influence d’une force surnaturelle d’autant plus indomptable qu’on ignore tout d’elle et de ses pouvoirs dévastateurs. La prédation est un sujet de choix et le voyage funeste des marins du Demeter constitue une occasion rêvée d’en ausculter les méandres. Ce que fait Øvredal en adaptant le journal de bord du commandant du navire. Une écriture à la première personne, initialement informelle, purement factuelle, professionnelle et sans émotion, qui va progressivement basculer dans la terreur la plus absolue.</p>



<p>Ce sont ces chapitres spécifiques du roman culte de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=bram+stocker">Bram Stocker</a> qui sont ici adaptés. Enjeux :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Réussir à créer un scénario suffisamment prenant et plausible pour tenir tout un long métrage sans ennuyer le spectateur ni trahir l’intensité du propos (habituellement, les adaptations filmiques zappent cet épisode, le résument en quelques plans) ;</li>



<li>Être au diapason des évocations filmiques antérieures, parfois extrêmement spectaculaires (la silhouette blafarde du <em>Nosferatu</em> de Murnau s’avançant sur le pont, le corps décharné et gris du commandant arrimé à la roue, le cou transpercé de morsures – Jacques Dufilho dans la version d’Herzog).</li>



<li>Donner de l’épaisseur à des personnages initialement réduits au stade de nourriture pour mort-vivant et dont le but narratif est initialement de véhiculer le Mal incarné tout en amplifiant la sensation d’horreur du lecteur.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Un schéma émotionnel explosif</h2>



<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_%C3%98vredal" target="_blank" rel="noreferrer noopener">André Øvredal</a> va aborder la question en s’inspirant… d’<em>Alien</em>. Pour lui, la similarité est évidente : si le Demeter évolue sur les flots et le Nostromo dans l’espace, leurs équipages sont frères dans le malheur et l’abomination. Totalement seuls, isolés de leurs semblables, en totale insécurité face à un monstre qui les frappe aveuglément, les uns après les autres. Un monstre dont ils comprennent petit à petit l’extrême dangerosité pour le reste de l’humanité : de victimes, ils s’improvisent sauveurs, dans l’urgence et avec très peu de moyens, une stratégie pour éradiquer la menace avant qu’elle ne s’en prenne au restant de l’humanité.</p>



<p>Ainsi le Demeter devient un micro-terrain de chasse pour le vampire qu’il véhicule à son corps défendant, une prison piège pour des marins qui tentent à la fois de survivre et d’abattre ce prédateur. Un schéma émotionnel explosif dont Øvredal explore les recoins avec beaucoup de pudeur, sans jamais céder aux sirènes du spectaculaire.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Exit donc le côté sexy de Dracula, en place du vampire dandy, un monstre, un vrai, traînant les ténèbres après lui, insaisissable, changeant, létal.</li>



<li>Pas de rivières de sang, d’effets ultra-gore, tout est dans la retenue, une montée soigneusement calculée vers l’effroi absolu, ponctuée de signes, de sous-entendus, que seuls les amateurs peuvent décrypter.</li>



<li>Une focale sur les sentiments, les émotions des personnages, profondément ébranlés dans leurs convictions, leur foi, leurs croyances, qu’il s’agisse de Dieu ou de la science.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Une approche naturaliste</h2>



<p>Car c’est de cela qu’il s’agit finalement. Comment réagit-on face à ce monstre ? À la prise de conscience qu’il est dangereux, sans pitié ? Que la mort qu’il apporte sera épouvantable car elle n’est pas la mort ? De disparition en deuil, la résistance s’organise, désespérée. C’est ce désespoir qu’Øvredal explore, ainsi que la volonté frénétique de survie, la colère aussi. Pour l’y aider, une palette d’excellents acteurs dont Liam Cunningham, Corey Hawkins, Javier Botet tous échappés des séries à succès type <em><a href="https://www.theartchemists.com/game-of-thrones-la-serie-quil-faut-spoiler/">Game of thrones</a></em>, <em>The Fall</em>, mais qui se sont aussi frottés aux classiques du théâtre comme Shakespeare et cela se ressent dans leur interprétation.</p>



<p>Initiés aux techniques de navigation à l’ancienne, tous évoluent avec beaucoup de naturel et de spontanéité sur un bateau spécialement reconstitué pour l’occasion afin de tourner les scènes en extérieur sur un véritable plan d’eau à Malte. L’intérieur, cabine, salle à manger, cambuse, travées, a été créé en studio, comme s’il s’agissait d’une sorte de labyrinthe, un piège où les zones d’ombre, les cachettes sont légion. L’effet est saisissant, on sent le décor solide, épais, travaillé, et cela fait beaucoup dans cette approche presque naturaliste, y compris au niveau de la conception d’un vampire évoluant à la frontière entre l’animal et l’humain.</p>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<div class="wp-block-group has-blush-light-purple-gradient-background has-background"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p><strong>À lire également</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-the-pale-blue-eye/">The Pale Blue Eye : E.A.Poe, proto Hercule Poirot ?</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-golem-tueur-londres/">Golem, le tueur de Londres : tueur en série mythique, intrigue alambiquée et élégance britannique</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-vidocq-pitof/">Vidocq : récit haletant et distorsions visuelles</a></li>
</ul>
</div></div>
</div></div>



<p>Pour résumer, <em>Le Dernier Voyage du Demeter </em>n’est pas qu’un simple divertissement. Cette nouvelle lecture du roman culte de Bram Stocker se détourne du personnage éponyme pour se concentrer sur ses victimes, la manière dont elles appréhendent ce danger, comment elles le subissent, comment elles luttent pour tenter de s’en débarrasser. Ce sont eux les véritables héros de ce récit, des pauvres gens qui n’ont rien demandé à personne mais que le monstre frappe sans pitié, avec une cruauté absolue. Ce le ressenti de ces personnes sacrifiées qui importe dans le film, qui en fait toute l’épaisseur.</p>



<p><strong>Et plus si affinités</strong></p>


<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/film-dernier-voyage-demeter/">Le Dernier Voyage du Demeter : récit naturaliste d’une traversée macabre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Suetyfiddle : entre l’atroce ou le féérique, des accessoires uniques, originaux et haut de gamme</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/suetyfiddle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Aug 2023 09:25:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lifestyle]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=36284</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans la série «&#160;Bizarreries maléfiques et créatures d’un autre monde&#160;», je vous propose aujourd’hui d’explorer l’univers de Suetyfiddle. Des yeux, des dents, du cuir, des sutures, la chose ne manque pas de mordant. Des objets dignes d’un cabinet de curiosités Des reliures de grimoire dont les pupilles vous épient, des sacs prêts à vous arracher la main, des chapeaux qui vous font de l’oeil… Suetyfiddle a ancré son univers créatif...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/suetyfiddle/">Suetyfiddle : entre l’atroce ou le féérique, des accessoires uniques, originaux et haut de gamme</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/08/Devenez-un-pro-du-design-en-quel57.jpg" alt="" class="wp-image-36285" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/08/Devenez-un-pro-du-design-en-quel57.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/08/Devenez-un-pro-du-design-en-quel57-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/08/Devenez-un-pro-du-design-en-quel57-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Dans la série «&nbsp;Bizarreries maléfiques et créatures d’un autre monde&nbsp;», je vous propose aujourd’hui d’explorer l’univers de Suetyfiddle. Des yeux, des dents, du cuir, des sutures, la chose ne manque pas de mordant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des objets dignes d’un cabinet de curiosités</h2>



<p>Des reliures de grimoire dont les pupilles vous épient, des sacs prêts à vous arracher la main, des chapeaux qui vous font de l’oeil… Suetyfiddle a ancré son univers créatif entre le Livre des morts d’<em><a href="https://www.theartchemists.com/?s=evil+dead">Evil Dead</a></em>, le <em>Nécronomicon</em> de Lovecraft, le Frankenstein de Mary Shelley… et le film <em>Schreck</em>. Quand on observe ses œuvres, on se sait si on est dans l’horrifique ou le mignon, l’atroce ou le féérique. Les deux peut-être et c’est ce qui fait tout le charme de ces accessoires dignes d’un cabinet de curiosités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du fait main, du haut de gamme</h2>



<p>Un monde d’heroic fantaisy derrière lequel se cachent un travail acharné, un geste artisanal de précision, l’exigence des maîtres relieurs du temps jadis. Rien n’est laissé au hasard, depuis la conception du modèle jusqu’à sa finition. Du fait main, du haut de gamme. Choix des matériaux, rigueur du processus créatif, Suetyfiddle détaille son approche reel après reel, et c’est un petit bonheur que de scruter sa méthode, son savoir-faire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une véritable originalité</h2>



<p>On n’en est que plus charmé par ces réalisations uniques, ces chimères dont on peut presque ressentir le souffle, les émotions. Des objets vivants, à l’image du Sorting Hat d’<em>Harry Potter</em>, le choixpeau magique qui oriente les nouveaux élèves de Poudlard dans les différentes sections selon leur personnalité et leurs compétences. À moins que ces mirettes soient celles des dragons de <em><a href="https://www.theartchemists.com/game-of-thrones-la-serie-quil-faut-spoiler/">Game of thrones</a></em>&nbsp;? Dans tous les cas, les amateurs apprécieront la chose à sa juste valeur. Et celles et ceux qui aspirent à une véritable originalité trouveront ici de quoi enrichir leur style.</p>



<p><strong>Et plus si affinités</strong></p>



<p>Pour en savoir plus sur les créations de Suetyfiddle, consultez <a href="https://www.instagram.com/suetyfiddle/">le compte Instagram</a> de la marque.</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/suetyfiddle/">Suetyfiddle : entre l’atroce ou le féérique, des accessoires uniques, originaux et haut de gamme</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Joyeuses funérailles : quand Frank Oz revisite le deuil britannique en mode hystérie collective</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-joyeuses-funerailles-frank-oz/</link>
					<comments>https://www.theartchemists.com/film-joyeuses-funerailles-frank-oz/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 May 2023 15:56:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=4556</guid>

					<description><![CDATA[<p>Bien sûr, il y a les joies du mariage. Mais il s’avère que les enterrements sont tout aussi savoureux, faisant le bonheur des réalisateurs comiques, plus spécifiquement chez nos voisins britanniques qui n’ont pas leur pareil pour traiter du sujet. Dixit les facéties des Monty Python (la légendaire course de corbillards, grand moment télévisuel), les séquences drolatiques de 4 Mariages et un enterrement ou ce succulent Joyeuses funérailles (Death at...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/film-joyeuses-funerailles-frank-oz/">Joyeuses funérailles : quand Frank Oz revisite le deuil britannique en mode hystérie collective</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/05/Devenez-un-pro-du-design-en-quel31.jpg" alt="" class="wp-image-35989" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/05/Devenez-un-pro-du-design-en-quel31.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/05/Devenez-un-pro-du-design-en-quel31-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/05/Devenez-un-pro-du-design-en-quel31-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Bien sûr, il y a<span style="color: #000000;"> les joies du mariage. Mais il s’avère que les enterrements sont tout aussi savoureux, faisant le bonheur des réalisateurs comiques, plus spécifiquement chez nos voisins britanniques qui n’ont pas leur pareil pour traiter du sujet.</span> <span style="color: #000000;">Dixit les facéties des Monty Python (la légendaire course de corbillards, grand moment télévisuel), les séquences drolatiques de <em>4 Mariages et un enterrement</em> ou ce succulent <em>Joyeuses funérailles</em> (<em>Death at a funeral</em> dans la langue de Shakespeare) signé de la main d’un Frank Oz pourtant très américain, mais qui s’est visiblement beaucoup amusé à tourner ce petit bijou d’humour anglais. Jugez-en par vous-même :</span></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Joyeuses funérailles (VOST)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/fbZfJAsAUvM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Cauchemar hilarant</h2>



<p>Donc, Daniel vient de perdre son papa. La famille au complet est conviée pour veiller le corps du patriarche avant sa mise en terre. Le frère, auteur célèbre et un brin égoïste, la mère, hautaine et méprisante, l&rsquo;oncle qui veut tout régimenter, le cousin étudiant en chimie et dealer à ses heures perdues, l&rsquo;aïeul tyrannique et incontinent… Bref, un bon gros cocktail d&rsquo;égos bien explosif, qui va transformer ce moment de deuil partagé, de recueillement en cauchemar hilarant. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Hystérie collective</h2>



<p>Réalisateur chevronné à qui l&rsquo;on doit notamment l&rsquo;excellent <em><a href="https://www.theartchemists.com/film-bowfinger/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bowfinger</a></em>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Frank_Oz" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Frank Oz</a>, en une heure trente de récit dément et cocasse, dynamite la bonne société anglaise avec jubilation. <span style="color: #000000;">On retiendra notamment la séquence où un jeune avocat, en pleine crise de délire psychotrope, se met à parler aux rouleaux de papier toilette qu’il déverse avec exultation, ce qui ne va guère l&rsquo;aider à obtenir la main de son aimée dont le père, sévère patricien, refuse l&rsquo;idée même qu&rsquo;elle épouse qui que ce soit. Et quelques autres moments mémorables, absolument irrésistibles d’hystérie collective.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;">Squelettes dans le placard</span></h2>



<p><span style="color: #000000;">Cousin hypocondriaque, grand-père injurieux, mère un brin coincée, copain un peu trop dragueur, frères rivaux, … on aoutera à l&rsquo;équation un nain amoureux et maître chanteur interprété par un certain <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Peter_Dinklage" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Peter Dinklage</a> qui n&rsquo;allait pas tarder à percer sur le plateau de <em><a href="/?s=game+of+thrones" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Game of Thrones</a></em> … L&rsquo;ensemble, interprété avec maestria et un sens consommé du délirant, est à se rouler de rire, assez parlant en matière de conflits familiaux larvés et de squelettes dans le placard, bref un pur régal que je recommande chaudement en cette période de crise et de morosité : ça ne peut vous faire que du bien.</span></p>



<p><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités</strong></span></p>


<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/film-joyeuses-funerailles-frank-oz/">Joyeuses funérailles : quand Frank Oz revisite le deuil britannique en mode hystérie collective</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.theartchemists.com/film-joyeuses-funerailles-frank-oz/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>House of the Dragon : mieux qu’une séance de psychothérapie ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-house-dragon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jan 2023 11:01:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=35490</guid>

					<description><![CDATA[<p>Bon, ok, on a l’air de gros loosers&#160;: chroniquer House of the Dragon plusieurs mois après sa sortie en fanfare, ça fait un brin ringard. Mais on assume&#160;: La curiosité et l’addiction Il faut dire qu’après la monumentale claque GoT, difficile de remettre le couvert sans risquer la redite et l’essoufflement. Quand on se souvient du barouf suscité chez les fans par la fin de la saga, on pouvait redouter...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/serie-house-dragon/">House of the Dragon : mieux qu’une séance de psychothérapie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:10px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/01/Devenez-un-pro-du-design-en-quel18-4.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/01/Devenez-un-pro-du-design-en-quel18-4.jpg" alt="" class="wp-image-35492" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/01/Devenez-un-pro-du-design-en-quel18-4.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/01/Devenez-un-pro-du-design-en-quel18-4-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/01/Devenez-un-pro-du-design-en-quel18-4-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></figure>



<div style="height:10px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Bon, ok, on a l’air de gros loosers&nbsp;: chroniquer <em>House of the Dragon</em> plusieurs mois après sa sortie en fanfare, ça fait un brin ringard. Mais on assume&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>déjà parce qu’on ne peut pas tout voir en même temps (la production de séries a largement explosé depuis l’instauration de la VoD, du coup on peut pas tout faire, on n’a pas quatre bras, on peine un peu)&nbsp;;</li>



<li>ensuite parce qu&rsquo;on a quand même attendu la dernière saison de <em><a href="https://www.theartchemists.com/?s=game+of+thrones" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Game of Thrones</a></em> pour se coller au visionnage en intégral de toutes les saisons, du coup on a moins de scrupules&nbsp;;</li>



<li>enfin, confessons-le, on avait peur d’être déçu.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="House of the Dragon – Bande-Annonce officielle (VOST)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/a2zgNEUfGyA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La curiosité et l’addiction</h2>



<p>Il faut dire qu’après la monumentale claque <em>GoT</em>, difficile de remettre le couvert sans risquer la redite et l’essoufflement. Quand on se souvient du barouf suscité chez les fans par la fin de la saga, on pouvait redouter le pire. C’était sans compter sur deux choses&nbsp;: la curiosité et l’addiction.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La curiosité suscitée par les racines de cette diablesse de Daenerys dont le fracas mental en a pris plus d’un à la gorge (notamment ceux qui s’étaient pris de passion pour la donzelle au point de baptiser leur progéniture d’un patronyme finalement pas si aisé à porter).</li>



<li>L’addiction créée par cet étrange équilibre entre amour, pouvoir, violence et mort, un alliage très particulier, presque mystique, qu’on retrouve dans les tragédies grecques, les drames shakespeariens.</li>
</ul>



<p>Clairement, <em>House of the Dragon</em> reprend la même recette. Adapté du roman <em>Fire and blood</em> que l’incontournable/inusable/indéboulonnable George R.R. Martin a sorti en 2018, voici la geste de la dynastie Targaryen. Nous sommes donc parachutés à Port Real, au cœur des Sept Royaumes, deux siècles avant que ne commence la saga <em>GoT</em>. Choisi pour reprendre le trône de son papy, Viserys I Targaryen, pacifiste indécrottable, veut un fils à tout prix. Les choses vont faire qu’il va devoir instituer sa fille, Rhaenyra, comme héritière de la couronne. Dans un royaume où les femmes sont cantonnées au rôle de reproductrices et/ou d’objets de plaisir, ça passe mal.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un bordel en devenir</h2>



<p>D’autant que, veuf éploré, Viserys se remarie néanmoins avec une jeunette, qui se trouve être la meilleure copine de sa gamine, qui le prend assez mal. La nouvelle épousée, fille du premier ministre du roi, pond plusieurs gamins, dont deux fils, qui ont toutes les raisons de lorgner sur l’héritage de Papa. Héritage que Rhaenerys, elle-même maman, n’a guère l’intention de lâcher, d’autant qu’elle a convolé en secondes noces avec son oncle paternel (ah les penchants incestueux des Targaryens, toute une histoire), un fieffé manipulateur qui a le coup d’épée facile, bien décidé à prendre le pouvoir un jour. Quand on vous disait que c’est le bordel&nbsp;!</p>



<p>Un bordel en devenir, dont on sent la progressive mise en place&nbsp;; le dernier plan du dernier épisode confirme d’un regard le caractère apocalyptique des événements à venir. Car tout ce petit monde, parents, enfants, cousins, neveux, oncles, tantes, va se foutre sur la gueule à coup de TRÈS gros dragons, autant dire des bombes atomiques ailées, qui ne sont pas si manipulables qu’il y paraît. Il suffit d’un rien pour que ça clashe entre deux bestioles et là, c’est le fight&nbsp;! Fight aérien qui symbolise la tension sur le plancher des vaches, tension largement alimentée par ces dames.</p>



<p><strong>À lire également</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/game-of-thrones-la-serie-quil-faut-spoiler/">Game of thrones&nbsp;: la série qu’IL FAUT SPOILER&nbsp;!</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/serie-les-rois-maudits/">Les Rois Maudits : GOT aux grandes heures de l’ORTF</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/serie-borgia-sang-dore/">Les Borgia ou le sang doré&nbsp;: une série somptueuse à plus d’un titre</a></li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Des personnages féminins tout en force</h2>



<p>Déjà <em>GoT</em> nous avait habitués à des personnages féminins tout en force, et pas franchement décidés à se laisser marcher sur les pieds. Eh bien, deux siècles avant, c’est le même topo&nbsp;: les donzelles ne s’en laissent pas compter&nbsp;; pour tout dire, ce sont elles qui mènent la danse en coulisse, puisant dans la maternité les crocs et les griffes nécessaires à un combat où il n’y aura pas de prisonniers, mais beaucoup de cadavres. Il faut dire que celles qui ont la chance de survivre à leur grossesse connaissent le prix d’une vie et d’une mort, savent l’importance de transmettre le sang familial.</p>



<p>Ces messieurs, tout-puissants en apparence, font finalement bien pâle figure face à ces Furiosa sans pitié sans lesquelles ils ne sont pas grand-chose, ne serait-ce qu’au niveau de la reproduction de l’espèce et la transmission du patrimoine. Un brin féministe, <em>House of the Dragon, </em>outre cette guerre des reines, traite du poids des traditions et de la complexité des rapports familiaux, avec notamment une séquence de repas particulièrement gratiné, où on passe à un cheveu de l’incident diplomatique et qui n’est pas sans évoquer ces dîners de Noël précédés d’une prise de Xanax pour éviter de péter un câble au moment de la Bûche.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Carton complet parce que cathartique</h2>



<p>C’est peut-être pour ça qu’on les aime tant, ces personnages outranciers. Ils sont un peu nous, et nous servent d’exutoire, s’offrant ce luxe de s’étriper ouvertement et sans complexe quand nous préférons fermer notre clapet face au tonton chiatique et à la mamie casse-couille. Alors <em>House of the Dragon</em>, mieux qu’une séance de psychothérapie&nbsp;? Les chiffres parlent d’eux-mêmes&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>29 millions de téléspectateurs rien qu’aux aux États-Unis&nbsp;;</li>



<li>9,9 millions de vues en moins de 24h pour la diffusion du premier épisode<em>, soit</em> le meilleur démarrage de la <a href="https://www.hbo.com/house-of-the-dragon" target="_blank" rel="noreferrer noopener">HBO</a>.</li>



<li>9,3 millions de spectateurs pour regarder le dernier chapitre de cette saison initiale qui en appelle d’autres.</li>
</ul>



<p>Carton complet parce que cathartique, on peut le dire. Avec en prime des décors superbes, des costumes magnifiques, des armures rutilantes, une scène de tournois sanglante, des gars crucifiés bouffés par des crabes, des grossesses à problème, des dragons hyper-réalistes, des effets de plongée/contre-plongée réussis, un très beau travail de lumières avec le plein d’éclairage à la bougie. Et comme il se doit, des gros plans aux petits oignons pour saisir l’expression des sentiments et des passions, servie par un casting où Emma d’Arcy, Olivia Cooke et Eve Best s’imposent comme de véritables leading ladies, avec à leur côté Matt Smith, Paddy Considine, Rhys Ifans, Steve Toussaint, pour ne citer qu’une infime partie de cette affiche de qualité.</p>



<p>En résumé, le préquel de <em>Game of Thrones</em> se laisse regarder, et très insidieusement, capte votre attention sans même que vous vous en rendiez compte. Pire, <em>House of the Dragon</em> risque fort de vous donner envie de revoir la première partie, à force d’y faire référence. Preuve que, par delà le coup marketing, c’est une véritable mythologie qui se construit sous nos yeux et s’impose à nous. Pour tout dire, on ne va pas s’en plaindre.</p>



<p></p>





<div style="height:10px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>







<div style="height:5px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>





<div style="height:5px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>







<div style="height:5px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>





<div style="height:5px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>





<div style="height:5px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/serie-house-dragon/">House of the Dragon : mieux qu’une séance de psychothérapie ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les Rois Maudits : GOT aux grandes heures de l&#8217;ORTF</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-les-rois-maudits/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Dec 2022 05:13:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=31632</guid>

					<description><![CDATA[<p>Game of Thrones ? Un succès planétaire, certes, mais qui n&#8217;a rien d&#8217;inédit ! Même l&#8217;auteur de la saga, Georges R. Martin, le proclame : sa source principale, c&#8217;est la saga romanesque de l&#8217;académicien Maurice Druon, Les Rois Maudits. Six tomes bien sentis qui nous racontent comment les Capétiens se sont entre-tués pour prendre le pouvoir, régner sur la France, et, cerise sur le gâteau, la faire sombrer dans la...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/serie-les-rois-maudits/">Les Rois Maudits : GOT aux grandes heures de l&rsquo;ORTF</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/04/Devenez-un-pro-du-design-en-quel18.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-35232" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/04/Devenez-un-pro-du-design-en-quel18.jpg" alt="série Les Rois Maudits réalisée par Claude Barma en 1972" width="600" height="480" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/04/Devenez-un-pro-du-design-en-quel18.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/04/Devenez-un-pro-du-design-en-quel18-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/04/Devenez-un-pro-du-design-en-quel18-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>Game of Thrones</em> ? Un succès planétaire, certes, mais qui n&rsquo;a rien d&rsquo;inédit ! Même l&rsquo;auteur de la saga, Georges R. Martin, le proclame : sa source principale, c&rsquo;est la saga romanesque de l&rsquo;académicien Maurice Druon, <em>Les Rois Maudits</em>. Six tomes bien sentis qui nous racontent comment les Capétiens se sont entre-tués pour prendre le pouvoir, régner sur la France, et, cerise sur le gâteau, la faire sombrer dans la guerre de 100 ans. </span><span style="color: #000000;">Une histoire de rivalités, de passions, de meurtres et d&rsquo;amour, où on s&rsquo;éventre et s&#8217;empoisonne dans la joie, la bonne humeur, sans aucun scrupule, mais avec une inventivité infinie. Une histoire que Claude Barma adapte en 1972 pour la petite lucarne encore sous pavillon ORTF à cette époque, accouchant, il l&rsquo;ignore encore, d&rsquo;une des premières séries cultes.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Les Rois Maudits | Disponible sur INA PREMIUM" width="640" height="480" src="https://www.youtube.com/embed/dp5-bst-5hY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2><span style="color: #000000;"><strong>L&rsquo;ancêtre des <em>period drama</em> à succès</strong></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Car <em>Les Rois Maudits</em> constituent l&rsquo;ancêtre des <em>period drama</em> à succès, avec costumes d&rsquo;époque, bijoux, aumônières (ah les funestes aumônières qui enclenchent tout ce bordel !), dragées létales, mouchoirs assassins, armures et cuirasses rutilantes, oriflammes et drapeaux, mobilier gothique et tapisseries avec ou sans licornes, afin de restituer ce Moyen Âge aussi fleuri que destructeur. </span><span style="color: #000000;">Et devant la caméra, l&rsquo;ensemble de la très prestigieuse Comédie Française au garde à vous et en grande forme pour immortaliser la déchéance des enfants de Philippe le Bel, un roi tellement <em>freak control</em> qu&rsquo;il préférera bousiller les Templiers plutôt que de risquer qu&rsquo;ils deviennent des rivaux. une destruction qui frappera son clan de malédiction, avec l&rsquo;issue fatale qu&rsquo;on connaît. Que l&rsquo;on connaît ? La Guerre de cent ans a disparu des manuels d&rsquo;Histoire, du coup la geste cathodique de Barma prend leur place, avec brio !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Au centre de cette fresque épique donc, Robert d&rsquo;Artois, à l&rsquo;âme aussi rouge que son habit, joué par un Jean Piat irrésistible, un véritable démon qui manipule à tout va pour récupérer sa terre, son héritage. </span><span style="color: #000000;">Face à lui, Mahaut sa tante, excellente Hélène Duc, intrigante prompte à user du poison, et ses filles, princesses de France qui se vautrent dans la débauche à l&rsquo;ombre de la Tour de Nesle, y laissant leurs couronnes et leurs vies. Puis les fils du roi, dont un seul a les capacités réelles de régner, les deux autres étant trop instables pour faire de bons souverains. Autour d&rsquo;eux, une galerie d&rsquo;autres personnages, attachants ou insupportables, qui vont participer à la chute, ou tenter vainement de la retarder.</span></p>
<h2><span style="color: #000000;"><strong>Une adaptation sidérante de modernité</strong></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">On retiendra notamment Tolomei, le sage et rusé banquier lombard, témoin d&rsquo;une déchéance qu&rsquo;il finance au besoin (Louis Seigner, son regard brillant de malice, son incroyable présence protectrice, sa voix si particulière), son charmant et ingénieux neveu Gussio (lumineux Jean-Luc Moreau) la froide Isabelle, mariée avec un roi qui la méprise, lui préférant ses gitons, frustrée, malheureuse et fatale (une Geneviève Casile irradiant de beauté glaciale), le cardinal Jean Duèze, futur pape qui conquiert sa tiare avec un sens du spectaculaire consommé (Henri Virlojeux, tout simplement gigantesque) &#8230; comment les citer tous ? Sachez seulement que chacun vous énervera et vous séduira : impossible de les juger, on s&rsquo;y attache simplement… </span><span style="color: #000000;">Et c&rsquo;est là le tour de force accompli par cette équipe exigeante et passionnée. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Nous sommes aux premières heures de la télévision française, quand les programmes avaient encore une véritable vocation culturelle, un souci de qualité, d&rsquo;où la mobilisation de la Grande Maison de Molière, une adaptation sidérante de modernité, un travail de cadrages et de photographie particulièrement soigné, voire des effets spéciaux avec hémoglobine et maquillage lors des séquences d&rsquo;assassinat et de tortures. Pour l&rsquo;époque, c&rsquo;est énorme&#8230; mais c&rsquo;est l&rsquo;interprétation, la diction, le geste, l&rsquo;attitude des comédiens qui fait l&rsquo;épaisseur, la saveur de la saga. </span><span style="color: #000000;">Ils nous rendent très vite accros, impatients de savoir ce qui va advenir de chacun d&rsquo;eux dans ce tourbillon impitoyable de l&rsquo;Histoire. Et le générique de s&rsquo;imprimer dans les mémoires comme une des premières bandes son d&rsquo;anthologie, aussi majestueux que le casting et le sujet traité.</span></p>
<p><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>À lire également :</strong></span></p>
<ul>
<li class="entry-title"><strong><a href="https://www.theartchemists.com/serie-borgia-sang-dore/" rel="bookmark">Les Borgia ou le sang doré : une série somptueuse à plus d’un titre</a></strong></li>
<li>
<p class="entry-title"><strong><a href="https://www.theartchemists.com/serie-six-femmes-henry-viii/" rel="bookmark">Les six femmes d’Henry VIII : « This is a man’s world » …</a></strong></p>
</li>
<li>
<p class="entry-title"><strong><a href="https://www.theartchemists.com/serie-marie-antoinette/" rel="bookmark">Marie-Antoinette : un conte de fées à rebours</a></strong></p>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> À l&rsquo;époque, pas de réseaux sociaux, ni de stratégie cross média, et pourtant la série <em>Les Rois Maudits</em> est passée à la postérité, au point d&rsquo;inspirer l&rsquo;auteur de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=game+of+thrones" target="_blank" rel="noopener"><em>Game of Thrones</em></a>, qui s&rsquo;en réclame humblement, entre admiration et émerveillement. Une leçon.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités</strong> </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Vous pouvez visionner l&rsquo;ensemble de la série <em>Les Rois Maudits</em> sur <a href="https://madelen.ina.fr/serie/les-rois-maudits?utm_source=googleads&amp;utm_medium=search&amp;utm_campaign=SEARCH_GEN_Programmes_Search&amp;utm_content=les-rois-maudits&amp;gclid=Cj0KCQiAtICdBhCLARIsALUBFcEQZAtFKMopL2l15u4ATSRdvlDGEgo5GBjWeGHxhqrfgvpTMpbrkTEaAofsEALw_wcB" target="_blank" rel="noopener">la plateforme Madelen de l&rsquo;INA</a>.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Vous pouvez également regarder cette prestigieuse réalisation en DVD : </span></p>
<p><!-- START ADVERTISER: Fnac FR from awin.com --></p>
<p><a href="https://www.awin1.com/cread.php?s=2178196&amp;v=12665&amp;q=339078&amp;r=934191" rel="sponsored"><img decoding="async" src="https://www.awin1.com/cshow.php?s=2178196&amp;v=12665&amp;q=339078&amp;r=934191" border="0" /></a></p>
<p><!-- END ADVERTISER: Fnac FR from awin.com --><a href="https://www.cultura.com/?ae=2026&amp;utm_source=theARTchemists&amp;utm_medium=affiliation&amp;utm_campaign=affinitaire" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-33962" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/cultura.png" alt="Cultura" width="125" height="104" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/cultura.png 300w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/cultura-288x240.png 288w" sizes="auto, (max-width: 125px) 100vw, 125px" /></a></p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/serie-les-rois-maudits/">Les Rois Maudits : GOT aux grandes heures de l&rsquo;ORTF</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
