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	<title>- The ARTchemists</title>
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		<title>The Gilded Age : remplacer une domination par une autre</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/gilded-age-serie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 11:26:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Costumes somptueux, demeures splendides, salons feutrés, intrigues mondaines réglées comme des complots politiques : à première vue, The Gilded Age a tout de la fresque historique grandiose et majestueuse. Mais sous le clinquant du rêve américain, Julian Fellowes (à qui l&#8217;on doit Downtown Abbey) et Sonja Warfield (scénariste entre autres de The Game) dévoilent une réalité bien plus complexe et dure : en cette seconde moitié du XIXeme siècle où...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2026/02/The-ARTchemists-The-gilded-age-1.jpg" alt="The Gilded age" class="wp-image-38473"/></figure>



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<p>Costumes somptueux, demeures splendides, salons feutrés, intrigues mondaines réglées comme des complots politiques : à première vue, <em>The Gilded Age</em> a tout de la fresque historique grandiose et majestueuse. Mais sous le clinquant du rêve américain, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Julian_Fellowes">Julian Fellowes</a> (à qui l&rsquo;on doit <em><a href="https://www.theartchemists.com/serie-downtown-abbey/">Downtown Abbey</a></em>) et <a href="https://www.sonjawarfield.com/">Sonja Warfield</a> (scénariste entre autres de <em>The Game</em>) dévoilent une réalité bien plus complexe et dure : en cette seconde moitié du XIXeme siècle où l’électricité et la vapeur sont en passe de révolutionner la vie quotidienne et l’économie, le combat pour définir (et diriger) le monde à venir a commencé. C’est l’heure des barons voleurs dont les fortunes considérables balaient l’obsolète aristocratie new-yorkaise. Progrès technologique détourné et exploité par un capitalisme impitoyable, explosion des inégalités sociales, discrimination raciale, condition féminine précarisée : le tableau n’a finalement rien de doré.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="The Gilded Age (OCS) - Bande-annonce" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/IE0f2PB7VwI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Barrages et couleuvres</h2>



<p><em>The Gilded Age</em> retrace trois saisons durant (et plus si affinités, la quatrième étant déjà en production) l’ascension de la famille Russell au sein de la haute société de New-York. Contrairement aux Astor et autres van Rhijn qui dominent depuis un siècle (forts de leurs ancêtres qui signèrent la Déclaration d’Indépendance), George Russell (<a href="https://www.instagram.com/epluribusyourmom/">Morgan Spector</a>) et son épouse Bertha (<a href="https://www.instagram.com/carriecoon/">Carrie Coon</a>) sont partis de rien pour bâtir une fortune gigantesque. Et ils comptent bien s’appuyer sur cette colossale richesse pour dicter leur loi et prendre le dessus. Sauf que l’ancienne garde n’a pas du tout l’intention de céder la place à ces nouveaux seigneurs. « Old money » vs « new money » : voici de quoi il s’agit vraiment.</p>



<p>25 épisodes durant, nous allons donc observer ces clans se déchirer par grandes soirées, événements mondains et bals interposés. Car la présence sociale orchestrée par ces dames (c’est l’apanage des épouses que de briller dans les salons) est aussi importante à ce jeu que les OPA et fusions/acquisitions opérées par les maris dans l’ombre des bureaux des banques. L’argent accumulé par Monsieur permet à Madame d’entrer dans les soirées les plus courues. Sauf quand les représentantes de l’Ancien Ordre font barrage. Et des barrages, Bertha va en rencontrer plus d’un sur sa route. Entre le premier bal qu’elle organise dans sa somptueuse demeure décorée comme un petit Versailles et son ultime victoire lors d’une soirée où brillent ducs anglais et grands artistes, Bertha va avaler pas mal de couleuvres. Mais en faire ingurgiter beaucoup plus, et bien plus grosses et indigestes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="The Gilded Age Season 2 | Official Trailer | HBO" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/AVroO38fl4k?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Chasse à l’héritière</h2>



<p>Pour tout dire, cette surenchère n’a rien d’amusant, d’agréable ni de très valorisant. Filles négociées et mariages arrangés, femmes seules, veuves ou divorcées ostracisées, codes moraux d’une rigidité confinant à l’absurde, il ne fait guère bon vivre dans cet univers où l’interdit est la règle, notamment pour le sexe féminin. A raison peut-être vu le nombre de coureurs de dote qui chassent les jeunes héritières inexpérimentées et un brin candides pour mieux les trahir, une fois la bague au doigt.</p>



<p>Les oiselles ont beau être surveillées et cornaquées par les anciennes, mères, tantes, cousines, on frôle souvent l’irréparable, la séduction et l’enlèvement par de jeunes mâles dont le discours charmeur cache souvent des appétits financiers et sociaux peu glorieux. Rien de nouveau sous le soleil, c’était déjà le cas chez Molière, me direz-vous. Cela n’en est pas moins gênant et insupportable, dans cette Amérique en train de s’ériger comme un modèle de démocratie et d’avant-garde technologique et sociale.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="The Gilded Age | Saison 3 Bande-annonce officielle (VOST)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/W9pKuN79_YU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">En quête d’émancipation</h2>



<p>Quant à l’émancipation, elle peine à se mettre en place. Tout est fait pour que les mécanismes se répètent de génération en génération, peu importe la couleur de peau ou le statut social.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Gladys (<a href="https://www.instagram.com/taissafarmiga/">Taissa Farmiga</a>), héritière de la fortune des Russell se retrouve piégée dans un mariage arrangé avec un duc britannique qui n’est pas l’élu de son cœur. Sa mère a tout fait pour l’orienter dans cette voie, écartant sans ménageant les autres prétendants, faisant fi des sentiments de sa fille. L’anecdote s’inspire de l’union malheureuse de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Consuelo_Vanderbilt">Consuelo Vanderbilt</a>, contrainte d’épouser un aristocrate pour assurer l’ascension sociale de sa famille et qui monta à l’autel en pleurant.</li>



<li>Marian Brook (<a href="https://www.instagram.com/louisa_jacobson/">Louisa Jacobson</a>), tombée en disgrâce matérielle après le décès de son père qui a dilapidé la fortune familiale sans rien lui dire, doit se réfugier chez ses tantes dont elle dépend complètement. Elle leur doit obéissance, se conforme un temps à leurs règles (elle n’a pas le droit d’aller travailler car ce n’est pas digne du rang de la famille), peine à trouver un préntendant qui colle à sa vision du monde et du statut de la femme.</li>



<li>Peggy Scott (<a href="https://www.instagram.com/deneebenton/?hl=fr">Denée Benton</a>), écrivaine afro-américaine ambitieuse, subit quant à une autre forme d’effacement, moins visible mais tout aussi implacable, celle d’une société qui, même en période de « grande prospérité », ne laisse que peu de place aux voix autres que blanches, riches et patriarcales.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Histoire de l&rsquo;humanité ?</h2>



<p>Trois exemples parmi tant d’autres, qui alimentent l’amertume. Les <em>dei ex machina</em> qui parsèment le scénario pour forcer le destin dans le bon sens &#8211; le mariage inattendu de tante Ada (<a href="https://www.instagram.com/cynthiaenixon/">Cynthia Nixon</a>), son héritage encore plus surprenant, qui les sauvera, elle et sa soeur Agnes (<a href="https://www.instagram.com/christinebaranskii_/">Christine Baranski</a>) n’effacent guère ce sentiment persistant de malaise, surtout quand vous mettez en parallèle <em>The Gilded Age</em> avec des séries comme <em>Succession</em> ou <em><a href="https://www.theartchemists.com/feud-2-capote-swans/">Feud 2 capote vs The Swans</a></em>. Le temps passe, la main mise de la jet set demeure, avec sa grammaire, ses objectifs, sa vacuité. Sa méchanceté. Sa bêtise.</p>



<p>De temps à autre, un outsider réussit à briser le carcan. Avec bien des difficultés. Et c’est rare. Précaire. Impression de paralysie dans un monde en pleine mutation. Enfermement dans des interdits qu’on respecte aveuglément, qu’on soit de couleur, domestique, femme, homosexuel. Parce qu’on a peur du regard des autres. Qu’on est en dépendance financière d’autrui. Sous les ors et les tentures, derrières les parures et les bijoux, c’est de cela qu’il s’agit. Monter les échelons sans perturber la mécanique. Composer entre sa volonté de réussite et ses valeurs. Démolir les anciens privilèges pour imposer les siens. Remplacer une domination par une autre. L’histoire de l’humanité en somme&nbsp;?</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<item>
		<title>Miss Austen : les revers du romantisme</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-miss-austen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 10:42:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>D’habitude, le romantisme, noir de préférence, c’est plutôt la came de Dauphine,. Du coup, Miss Austen aurait dû lui revenir de droit. Pas de bol, c’est moi qui ai visionné la série. Et j’avoue que mon petit cœur de punkette féministe a frisé l’infarctus plus d’une fois. Car de romantisme, il n’y en a point dans ce récit d’une rare tristesse et d’une grande lucidité&#160;sur le devenir des sœurs Austen...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2026/01/The-ARTchemists-Miss-Austen.jpg" alt="Miss Austen" class="wp-image-38442" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2026/01/The-ARTchemists-Miss-Austen.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2026/01/The-ARTchemists-Miss-Austen-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2026/01/The-ARTchemists-Miss-Austen-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>D’habitude, le romantisme, noir de préférence, c’est plutôt la came de Dauphine,. Du coup, <em>Miss Austen</em> aurait dû lui revenir de droit. Pas de bol, c’est moi qui ai visionné la série. Et j’avoue que mon petit cœur de punkette féministe a frisé l’infarctus plus d’une fois. Car de romantisme, il n’y en a point dans ce récit d’une rare tristesse et d’une grande lucidité&nbsp;sur le devenir des sœurs Austen et leur formidable et poignante relation.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Miss Austen: A story of love and losses ❤️ | Official Trailer - BBC" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/KH5axuNJvig?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Cassandra Austen veille au grain</h2>



<p>Nous sommes en 1830 en Angleterre. Cassandra Austen apprend l’agonie du pasteur Fowle, un ami très proche de la famille. Ni une ni deux, elle fonce, arrive dans une maison endeuillée où sa présence de vieille célibataire gêne plus qu’autre chose. Il faut dire que la dame ne s’en laisse pas conter, et qu’elle possède autant de caractère que de sagesse … et un sens de la diplomatie très utile dans ces milieux enferrés dans des codes sociaux implacables.</p>



<p>Objectif officiel de la manœuvre&nbsp;: épauler Isabelle, la fille du défunt et d’Eliza, amie intime des deux sœurs Austen désormais décédée&nbsp;; la jeune fille a fort à faire, vu qu’elle doit vider les lieux dans les deux semaines pour laisser place au prochain pasteur, sa femme et leur nombreuse progéniture, qu’elle ne bénéficie d’aucun héritage et que ses deux seules portes de sortie sont le mariage ou aller vivre chez ses propres sœurs qui sont on ne peut plus revêches. C’est donc assez mal barré pour la donzelle. Mais Cassandra Austen veille au grain et va tout faire pour assurer le bonheur d’Isabelle, qu’elle considère comme sa propre fille.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Élucider un mystère littéraire vieux de deux siècles</h2>



<p>Et puis il y a autre chose&nbsp;: Cassy veut absolument récupérer les lettres adressées à Eliza par sa cadette Jane, célèbre autrice entre autres d’<em>Emma et Orgueil et Préjugés</em>, morte 15 ans plus tôt. Et elle va fouiller toute la maison pour retrouver cette correspondance avant que d’autres, moins bien intentionnés, s’en chargent. Le compte à rebours est lancé qui vise à élucider un mystère littéraire vieux de deux siècles. Car aujourd’hui encore, on cherche à comprendre pourquoi Cassy Austen a réduit en cendres les écrits de sa sœur chérie. Et la version de <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Aisling_Walsh">Aisling Walsh</a>, adaptée du roman de <a href="https://www.instagram.com/gill.hornby/?hl=fr">Gill Hornby</a>, est tout à fait éclairante, à plus d’un titre.</p>



<p>Pas de spoil, ce serait dommage que vous loupiez ces quatre épisodes prenants, aussi tendres que durs. Car il ne fait pas bon être une femme dans l’Angleterre de George III. Pour tout dire, elles ne sont rien sans passer par la case mariage/enfantement. Et si elles zappent ces deux étapes, elles se condamnent à la misère. C’est ce qui va arriver aux deux sœurs qui, pour des raisons différentes, vont refuser des alliances avec de riches jeunes gens. Besoin de demeurer libres, de demeurer ensemble&nbsp;? De se soustraire à la brutalité de la vie de couple où la femme se venge de son écrasement en s’en prenant à ses semblables&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">De romantisme, donc point</h2>



<p>On notera la férocité de ces dames. C’est à celle qui invisibilisera les autres&nbsp;; malheur aux indociles qui font acte d’originalité dans cette surenchère de bonnes mœurs affichées, revendiquées et d’une rare hypocrisie. L’ordre, le bon sens, l’obéissance, ce climat matriarcal devient très vite étouffant et il faut ruser pour s’en extraire. Le duo Jane / Cassandra savait y faire, avec autant de subtilité que de clairvoyance. Au fur et à mesure que Cassy retrouve les missives de sa défunte sœur, elle revit le passé, et nous avec elle. L’occasion de découvrir dans quel contexte Jane Austen écrivait, la mentalité qui l’animait, sa méfiance des conventions sociales, son regard acéré porté sur une société où la femme est contrainte au mariage pour gagner une émancipation illusoire.</p>



<p>De romantisme, donc point, nada, niente. De la brutalité, oui, beaucoup, pas physique, mais mentale, morale, verbale. Personne dans ces images ne fait de cadeau à personne. Les moments difficiles sont légion dans ce récit, et ils vont vous retourner comme des crêpes. Injustice, méchanceté, convoitise… les soeurs Austen eurent fort à faire pour conserver leur marge d’action et leur liberté de penser. On appréciera la brochette d’actrices qui donnent vie à ces héroïnes&nbsp;: Keekey Hawes, Patsy Ferran Rose Leslie, Jessica Hynes, Liv Hill, Synnøve Karlsen, Madeleine Walker, Mirren Mack … Brillantes, attachantes, convaincantes… toutes arrivent à transmettre cette vibration particulière véhiculée par les romans de Jane Austen, sans jamais tomber dans le grotesque.</p>



<p>Simplicité, épure, cadence, la série se savoure à chaque seconde, qu’elle soit tragique ou heureuse. On comprend pourquoi l’écriture d’Austen plaisait tant. C’était un instant l’opportunité de s’abstraire des carcans, de trouver un semblant de dignité, de laisser transparaître sentiments et émotions dans un univers où on devait les taire obligatoirement. A voir donc absolument, parce que c’est beau, juste, poignant, irritant, insupportable, plein d’espoir aussi.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<item>
		<title>Monster : The Ed Gein story &#8230; ce que mérite l’Amérique</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-monster-ed-gein-story/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Oct 2025 11:35:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous avions littéralement dévoré Monster 1 et 2, respectivement consacrés aux parcours meurtriers de Jeffrey Dahmer et des frères Menendez. Autant vous dire que l’annonce du troisième volet de la série dédié à Ed Gein nous a mis sur les dents. 2 octobre 2025 : lancement des épisodes ; 3 octobre début du visionnage ; 5 octobre, bouclage du visionnage ; 6 octobre revisionnage du Silence des agneaux. Ça vous l’a...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="480" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/The-ARTchemists-serie-ed-gein.jpg" alt="" class="wp-image-38341" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/The-ARTchemists-serie-ed-gein.jpg 480w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/The-ARTchemists-serie-ed-gein-230x288.jpg 230w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/The-ARTchemists-serie-ed-gein-395x494.jpg 395w" sizes="auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Nous avions littéralement dévoré <em>Monster 1 </em>et<em> 2</em>, respectivement consacrés aux parcours meurtriers de <a href="https://www.theartchemists.com/serie-monster-jeffrey-dahmer-story/">Jeffrey Dahmer</a> et des <a href="https://www.theartchemists.com/serie-menendez/">frères Menendez</a>. Autant vous dire que l’annonce du troisième volet de la série dédié à Ed Gein nous a mis sur les dents. 2 octobre 2025 : lancement des épisodes ; 3 octobre début du visionnage ; 5 octobre, bouclage du visionnage ; 6 octobre revisionnage du <em>Silence des agneaux</em>. Ça vous l’a fait aussi ? Normal. Le binôme Murphy/Brennan a, comme à son habitude et avec la maestria qu’on lui connaît, exploré comment une histoire sordide a engendré un mythe. Avec en toile de fond une réflexion sur ce mérite l’Amérique de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=trump">Trump</a>. Et cela n’a rien de glorieux.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="MONSTER: The Ed Gein Story | Official Trailer | Netflix" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/EDBmpfbnLGk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Atrocités de proximité</h2>



<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ed_Gein">Ed Gein</a> donc : un discret fermier issu de l’Amérique profonde, coincé entre les interdits érigés par une mère castratrice avec laquelle il tisse une relation fusionnelle au-delà du concevable et des fantasmes de dépeçage et de nécrophilie. Maman meurt : Ed, dévasté, perd son seul garde-fou (dans tous les sens du terme) et passe à l’acte, depuis le viol de cadavres jusqu’au meurtre en passant par la fabrication de meubles en peau et os humains.</p>



<p>Les flics qui vont finalement l’appréhender auront du mal à s’en remettre. Les médias se saisiront de cette affaire qui aura un écho international&nbsp;: dans les années 50 en voie de rémission après une seconde guerre mondiale horrifique, on n’imagine même pas qu’un Ed Gein puisse exister et commettre semblables atrocités dans sa cuisine à proximité du centre d’une petite ville du Wisconsin où tout le monde se connaît. Et pourtant…</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-52e16958271510901ae7bfffe1f746a7"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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<h2 class="wp-block-heading">Autopsier la psyché américaine</h2>



<p>Cette histoire va s’enraciner dans la culture américaine, influençant des générations de tueurs en série qui rendront hommage à Gein comme à la matrice originelle de leurs barbaries, ET une floppée de réalisateurs s’emparant de ce fait divers pour le raconter en sanglantes images qui vont transformer le cinéma (à moins que ça soit l’inverse ?). <em>Psychose</em> d’<a href="https://www.theartchemists.com/film-hitchcock-mythe-cinematographique/">Hitchcock</a>, <em>Massacre à la tronçonneuse</em> de Hopper, <em>Le Silence des agneaux</em> de Demme : trois monuments filmiques, trois séismes artistiques, trois grandes mutations dans le regard des spectateurs.</p>



<p>Pas étonnant que Murphy/Brennan, qui, rappelons-le, ont accouché de la superbe minisérie<a href="https://www.theartchemists.com/hollywood-coup-pied-fourmiliere-cinema/"> <em>Hollywood</em></a>, se penchent sur le devenir de la fable Ed Gein, ajoutant au passage des clins d’œil à <em>Maniac</em> ou <em><a href="https://www.theartchemists.com/serie-mindhunter/">Mindhunter</a></em>. Désireux qu’ils sont d’autopsier la psyché américaine dans ce qu’elle a de plus tortueux, de plus vénéneux, ils ne pouvaient ignorer pareille source. Encore moins la raconter sans y mêler esthétique, humanité et poésie (la déclinaison à l’œuvre dans la saga <em><a href="https://www.theartchemists.com/?s=American+Horror+Story">American Horror Story</a></em>).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pénétrer la réalité d’une démence</h2>



<p>Teintes verdâtres et lumières tamisées, nuances de cadavre en putréfaction, gros plans sur les mains qui caressent les chairs mortes, les doigts qui cousent des peaux de femme, les pupilles qui se dilatent devant des images de sévices, Murphy/Brennan mettent en scène l’atroce du point de vue d’un Gein bercé/rongé par ses visions, ses angoisses, ses désirs. C’est aussi insupportable que superbe, poignant même, et particulièrement perturbant. Car, ce faisant, Murphy/Brennan nous rappellent que ce type martyrisé par une mère fanatique et elle-même dérangée, souffrait de schizophrénie.</p>



<p>Ne pas excuser, ne pas magnifier, pénétrer la réalité d’une démence. Facile à dire, plus compliqué à faire&nbsp;: Charlie Hunnam campe un Ed Gein contre toute attente charismatique, dont on n’arrive jamais à déterminer s’il est un peu benêt ou profondément manipulateur. Autour de lui une palette d’acteurs également impliqués, dont Tom Hollander en Hitchcock dévoré par le monstre filmique qu’il engendre, Will Brill, frénétique Tobe Hopper, ou Vickie Krieps, terrifiante Ilse Koch. Le casting est impressionnant, de même le travail de reconstitution des décors et des costumes, les effets spéciaux, les maquillages, la photographie, les cadrages, le montage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gein, miroir intemporel des peurs de l’Amérique</h2>



<p>Effet d’harmonie pour conter le chaos d’un esprit médiocre rongé de démence et évoluant dans un monde parallèle et mortifère où la violence perturbe les genres. Avec <em>Monster : The Ed Gein story</em>, Murphy/Brennan ajoutent leur pierre à l’édifice qu’ils tentent de démonter. Ironie du sort : si, comme le dit si bien Hopper, Gein inspire les films que l’Amérique mérite, tendant ainsi un miroir à ses terreurs le plus profondes (menace nucléaire, guerre du Vietnam, crise économique…), alors quelles peurs modernes ce nouvel opus de la série <em>Monster</em> dénoncent-elles ?</p>



<p>Les USA de Trump, masculinistes, fondamentalistes et rétrogrades, s’acharnent sur les opposants, les migrants, les femmes, les homosexuels, les transsexuels. Schizophrénique, le pays de la démocratie tourne à la dictature à coup de censure et de discrimination. Combien de Ed Gein à la clé de cette plongée dans les eaux troubles du rigorisme religieux où il ne fait pas bon être une femme ou avoir changé de sexe ? Gein, obsédé par le corps des femmes au point de leur arracher la peau pour s’en faire un costume, s’en masquer le visage, n’est pas le transsexuel frustré qu’on a imaginé mais un gynéphile tellement obsédé par la féminité qu’il la pénètre intégralement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Homme parasite et fascination du true crime</h2>



<p>La démembre, l’écorche, la recompose à sa façon pour s’y glisser et y vivre. Peau d’Âne version homme, Hercule recouvert d’une défroque féminine : un homme parasite, adulescent qui détruit les femmes jusqu’à s’emparer de leur être, de leur visage, de leurs formes. Plus qu’un boucher, un ogre mu par ses hallucinations, ses pulsions et qui pour jouir a besoin d’une femme froide, silencieuse, soumise. Morte. Aucun recul, pas de remord, le regard absorbé par les magazines illustrant la barbarie nazie sous toutes ses formes.</p>



<p>Difficile de ne pas faire le lien avec le règne des images modifiées par l’IA, images qui inondent nos fils d’actu et entretiennent notre FOMO. La référence à Weegee, photographe new-yorkais qui a dépeint la vie nocturne de Big Apple y compris ses côtés scabreux et sanglants n’est pas anodine. La fascination de Gein et de sa petite amie pour les scènes de meurtre non plus. Alors que le <a href="https://www.theartchemists.com/?s=true+crime">true crime</a> est plébiscité, Murphy/Brennan interrogent cette fascination malsaine et le business qu’elle génère, l’effet Ed Gein qu’elle alimente.</p>



<p>Certains diront que la série, composée de huit épisodes, est trop longue, chronologiquement bordélique. C’est qu’il ne s’agit guère de raconter des faits qui tiennent sur un timbre-poste ou presque. D’ed gein en soi, il y a peu à dire sinon que c’était un tueur dément. Mais c’est l’impact durable qu’il a sur la mémoire américaine qu’il imposte ici d’ausculter. Et la love story sado-maso des USA pour le boucher de Planinfield a de quoi interpeler les consciences. Ce que Murphy/Brennan font avec beaucoup de pertinence et un plaisir non feint.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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		<title>McMafia : naissance d’un parrain à l’ère des capitaux sans frontières</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/mcmafia-serie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Sep 2025 09:17:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Londres en vitrine, l’argent comme carburant, les frontières qui s’effacent : la série McMafia suit Alex Godman (James Norton), fils d’exilés russes décidé à rester “clean”… jusqu’à ce que la réalité du milieu grignote ses principes. Le pitch a tout du drame moral : quand les circuits de la finance légale et du crime organisé se confondent, on ne “tombe” pas dans la mafia — on y glisse. Créée par...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="450" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-McMafia.jpg" alt="" class="wp-image-38319" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-McMafia.jpg 450w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-McMafia-216x288.jpg 216w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-McMafia-371x494.jpg 371w" sizes="auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px" /></figure>



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<p>Londres en vitrine, l’argent comme carburant, les frontières qui s’effacent : la série <em>McMafia</em> suit Alex Godman (<a href="https://www.instagram.com/jginorton/">James Norton</a>), fils d’exilés russes décidé à rester “clean”… jusqu’à ce que la réalité du milieu grignote ses principes. Le pitch a tout du drame moral : quand les circuits de la finance légale et du crime organisé se confondent, on ne “tombe” pas dans la mafia — on y glisse. Créée par <a href="https://www.imdb.com/fr/name/nm0024925/">Hossein Amini</a> et <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=95677.html">James Watkins</a> d’après l’enquête de <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Misha_Glenny">Misha Glenny</a> (2008), la série déroule huit épisodes au cordeau, diffusés début 2018 sur BBC One puis AMC. Et c’est juste un régal.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="McMafia | Série fiction | ARTE" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/cCbcddlR1_U?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Londres, carrefour des clans, incubateur de mafieux</h2>



<p>Le cœur de l’intrigue, c’est Londres : clubs feutrés, bureaux vitrés, penthouses anonymes. Autour d’Alex, jeune trader prometteur, gravitent son père Dimitri (ex-patron russe repentant), Vadim Kalyagin (baron moscovite), et Semiyon Kleiman (homme d’affaires israélo-russe, faussement philanthrope). En apparence de fructueux businessmen, en réalité de dangereux criminels.</p>



<p>Deux pôles mafieux, russe et israelien, s’affrontent : Alex, pris en étau, apprend à arbitrer, puis à dominer. C’est l’axe dramatique : la mue d’un financier en jeune parrain, par rationalisation froide plutôt que par pulsion. Pour sauver sa famille, protéger ceux qu’il aime… peut-être aussi car Alex est fait pour ça ? Et sans se l’avouer, qu’il adore/adopte ce mode de vie qui lui convient, le révèle à lui-même ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">La méthode Watkins : froid clinique, tension constante</h2>



<p>Réalisée par James Watkins, la mise en scène refuse la surenchère baroque. Cadres rigides, palette glacée, montage qui serre — et une BO électronique signée Tom Hodge &amp; Franz Kirmann qui pulse comme un ECG de salle des marchés. Ici pas de romantisme du gangster : on suit des process (blanchiment, écrans juridiques, banques complaisantes) et des chaînes logistiques qui relient Londres à Zagreb, Tel-Aviv, Mumbai, Prague… La mondialisation n’est pas un décor, c’est le sujet.</p>



<p>La série s’interdit les absolus. Semiyon (David Strathairn) séduit parce qu’il parle démocratie et investit dans des start-up… avant de sortir les couteaux. Vadim (Merab Ninidze) froid et calculateur, est aussi un père aimant et protecteur. Rebecca (Juliet Rylance) aimerait croire au “bon” Alex — mais l’escalade des compromis fait loi. Cette zone grise, pensée par Amini/Watkins et revendiquée par Strathairn lui-même, donne à <em>McMafia</em> son nerf politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Glaçant parce que plausible</h2>



<p><em>McMafia</em> filme Londres comme une zone franche : paradis de la compliance, capitale du “clean dirty money” où l’anglais parfait, le costume ajusté et le family office servent de paravent. Le décor n’est pas “pittoresque” ; il est structurel — un hub qui normalise la violence exportée. De ce point de vue, la trajectoire d’Alex n’est pas une chute : c’est une adaptation. Une révélation, un aboutissement.</p>



<p>Ancré dans les faits du livre de Glenny, le récit cartographie le crime transnational et ses “enablers” (avocats, banquiers, États). <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/McMafia?utm_source=chatgpt.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">I</a>l est donc crédible. Alex Godman n’est pas un Tony Montana qui cherche à prouver sa valeur, à échapper à la misère ; c’est un gestionnaire, doté d’une éthique mais aussi calculateur. Son “ascension” est un tableur : matrices de risques, arbitrages, puis l’irréversible. C’est glaçant parce que plausible.</p>



<p>Récompensé par l<em>’</em>International Emmy du meilleur drama (2019), <em>McMafia</em> tient par sa rigueur et son refus du tape-à-l’œil. On y voit naître un parrain d’Excel, nourri aux flux, aux deals, aux risques calculés. Et ça, c’est peut-être la définition contemporaine du pouvoir mafieux. Une vision qui tranche avec les portraits haut en couleur de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=guy+ritchie">Guy Ritchie</a> mais recoupe la trajectoire d’un <a href="https://www.theartchemists.com/?s=peaky+blinders">Thomas Shelby</a> et colle avec les enquêtes d’un <a href="https://www.theartchemists.com/?s=roberto+saviano">Roberto Saviano</a>.</p>



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		<title>Mobland : « power is a hungry thing »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-mobland/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Sep 2025 09:41:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mobland : rien que le casting de la série est jubilatoire. Tom Hardy, Helen Mirren, Pierce Brosnan, Paddy Considine, Joanne Froggatt, Mandeep Dhillon, Lara Pulver, Geoff Bell, Janet McTeer, Toby Jones, Anson Boon, Alex Jennings et j’arrête là vu la longueur de liste qui n’affecte en rien la qualité d’acteurs de haut vol menés bielle en tête par Ronan Bennet avec à la prod un certain Guy Ritchie. Autant dire que...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="480" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-Mobland.jpg" alt="affiche de la série Mobland" class="wp-image-38312" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-Mobland.jpg 480w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-Mobland-230x288.jpg 230w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-Mobland-395x494.jpg 395w" sizes="auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><em>Mobland</em> : rien que le casting de la série est jubilatoire. Tom Hardy, Helen Mirren, Pierce Brosnan, Paddy Considine, Joanne Froggatt, Mandeep Dhillon, Lara Pulver, Geoff Bell, Janet McTeer, Toby Jones, Anson Boon, Alex Jennings et j’arrête là vu la longueur de liste qui n’affecte en rien la qualité d’acteurs de haut vol menés bielle en tête par Ronan Bennet avec à la prod un certain Guy Ritchie. Autant dire que <em>Mobland</em> rien que par son affiche met la barre haut. Et la série est au rendez-vous.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="MobLand | Bande-annonce VOSTFR - Paramount+" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/ykMMkvOJFoo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Quand le pouvoir se fissure</h2>



<p>Un petit pitch&nbsp;: le clan Harrigan règne en maître sur la pègre londonienne depuis des années. Mais comme toute famille régnante, il arrive un moment où le pouvoir se fissure. <em>Mobland </em>évoque ce craquellement aux allures de bombardement atomique. Car le clan Harrigan a construit son empire sur la violence, le sang, la terreur et la folie. «&nbsp;Power is a hungry thing&nbsp;» est le moto du patriarche, et cela reflète la mentalité à l’oeuvre dans cette parentèle.</p>



<p>Pour le dire clairement, ils sont tous ou complètement dingues tendance psychopathe (les grands parents et le petit dernier) ou très abîmés psychiquement (tous les autres, pièces rapportées y compris). Forcément, quand le fils du clan rival, les Bell pour ne pas les nommer, est retrouvé en petits morceaux, la guerre éclate, féroce, le pouvoir est contesté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi Harry reste-t-il&nbsp;?</h2>



<p>Au milieu de ce joyeux et très saignant bordel, Harry Da Souza, l’homme à tout faire des Harrigan, tente de tempérer les choses. Compliqué vu qu’en plus de gérer les coups de folie des membres de cette meute (et leurs très nombreuses trahisons), Harry doit essayer de sauver son couple, sa vie de famille. Pas évident évident&nbsp;: quand on bosse pour les Harrigan, on n’a pas de vie perso, elle est forcément bouffée par les errements de cette bande de fous sanguinaires.</p>



<p>Et c’est là que se pose la question&nbsp;: pourquoi Harry reste-t-il&nbsp;? Par loyauté viscérale&nbsp;? Par sens des responsabilités (il faut bien quelqu’un pour canaliser ces fauves et il est visiblement le seul à y parvenir)&nbsp;? Par goût du fric (le job est dangereux mais il paie)&nbsp;? Ou y a-t-il autre chose&nbsp;? Lien caché, stratégie de l’ombre, tout le monde s’interroge, les Harrigan en premier. Car Harry est courtisé par les autres gangs, ses talents, sont précieux, sa retenue et son efficacité appréciées, sa perspicacité et sa diplomatie respectée. Alors pourquoi&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tragédie royale et thérapie familiale</h2>



<p>Cette question s’infiltre partout dans une intrigue à rebondissements multiples particulièrement violents, propres à l’univers tissé par Ritchie depuis son premier film <em>Crimes, arnaques et botanique</em>. Sauf qu’ici, l’humour cède le pas à la tragédie royale façon Shakespeare, à la thérapie familiale en mode Ari Aster. Imaginez le mélange pour le moins explosif qui en résulte.</p>



<p>Sur fond de règlements de compte entre clans mafieux, Ronan Bennet autopsie les rouages grippés d’une famille rongée par les non-dits, les secrets. Imaginez <em>Secrets and lies</em> de Mike Leigh mais avec des lames de rasoir, des armes d’assaut et des tronçonneuses. Le tout pulsé par une bande-son de dingue, un générique d’anthologie scandé par le magnifique et très retors «&nbsp;Starbuster&nbsp;» de Fontaine D.C. (rarement une chanson n’a autant collé au sujet d’une fiction, lui intimant une signature mélodique propre).</p>



<p>Voilà. Arrêtez de me lire, regardez <em>Mobland</em>, savourez la jouissance des acteurs qui s’éclatent dans ce jeu de massacre, c’est juste palpable. Profitez de cet OVNI qui bousille les genres, et priez très fort qu’on n’annule pas la seconde saison.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<item>
		<title>Série « Entretien avec un vampire » : crise de couple chez les vampires</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-entretien-avec-un-vampire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Aug 2025 08:55:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Suis-je une vieille conne aigrie&#160;? Je m’étais promis de ne jamais tomber dans le «&#160;c’était mieux avant, ma bonne dame&#160;». Mais en visionnant les deux saisons d’Entretien avec un vampire, j’ai franchement tangué, et plusieurs fois. D’où une foultitude d’interrogations qu’il me fallait explorer. Un roman culte Pour les aficionados de littérature dark et de vampires, Entretien avec un vampire est un incontournable, le roman culte par excellence. Inaugurant la...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-serie-entretien-avec-un-vampire.jpg" alt="" class="wp-image-38295" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-serie-entretien-avec-un-vampire.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-serie-entretien-avec-un-vampire-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-serie-entretien-avec-un-vampire-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>Suis-je une vieille conne aigrie&nbsp;? Je m’étais promis de ne jamais tomber dans le «&nbsp;c’était mieux avant, ma bonne dame&nbsp;». Mais en visionnant les deux saisons d’<em>Entretien avec un vampire</em>, j’ai franchement tangué, et plusieurs fois. D’où une foultitude d’interrogations qu’il me fallait explorer.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Interview With the Vampire Season 1 Trailer" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/BecdVouR7mY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un roman culte</h2>



<p>Pour les aficionados de littérature dark et de vampires, <em>Entretien avec un vampire</em> est un incontournable, le roman culte par excellence. Inaugurant la tétralogie consacrée aux aventures du fringant et cynique Lestat de Lioncourt, <em>Entretien avec un vampire</em> relate les confidences de son compagnon Louis de Pointe du Lac, vampire désabusé pour ne pas dire dépressif, qui évoque sa triste histoire au micro d’un journaliste en quête de scoop.</p>



<p>Soyons clairs : il y a eu un avant et un après <em>Interview with a vampire</em>. Avec ce best seller publié en 1976, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Rice">Anne Rice</a> dynamite à jamais les codes du genre. Ses vampires distancent le profil du tueur avide et diabolique dessiné par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bram_Stoker">Bram Stocker</a> dans <em>Dracula</em> pour proposer une vision beaucoup plus nuancée et empathique. Le vampire à la mode Anne Rice est rongé de doutes, il n’a pas choisi sa condition, la subit comme une malédiction, s’en accommode difficilement et en souffre psychiquement, parfois jusqu’au suicide.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des modifications de taille</h2>



<p>En toute logique, si vous avez un grain de bon sens, quand vous bouclez le roman, l’aventure vampirique vous tente beaucoup moins. Car elle constitue un gouffre de douleurs, de chagrins, de ruptures, sans compter l’obligation de tuer pour survivre, pire de transformer autrui pour ne pas être seul. La version cinématographique signée Neil Jordan en 1994 creuse ce sillon, portée par un Tom Cruise atroce de cynisme, un Brad Pitt rongé de remords, une Kirsten Dunst dont la candeur cache une violence sans fond.</p>



<p>Autant dire que l’adaptation en série par <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Rolin_Jones">Rolin Jones</a> en 2022 avait du pain sur la planche pour rivaliser. Étirée sur deux saisons qui en appellent une troisième déjà en promotion, <em>Interview with a vampire</em> s’empare de la tétralogie d’Anne Rice … et l’aménage clairement pour parler à la génération Y, Z et plus jeunes encore. Ce qui implique plusieurs modifications de taille :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>bye bye le XVIIIe siècle, nos héros évoluent initialement dans les années 20 avant de traverser la seconde Guerre Mondiale, puis les années 50&nbsp;;</li>



<li>initialement planteur blanc exploitant les esclaves noirs, Louis devient un malfrat de couleur, idem pour la petite Claudia, elle-même noire&nbsp;;</li>



<li>les relations entre Louis et Lestat sont clairement homosexuelles, là où Anne Rice ne faisait qu’effleurer cette option.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Interview with the Vampire Season 2 Official Trailer | Premieres May 12 | AMC+" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/4wT4QihIavo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Scènes de ménage et casting impliqué</h2>



<p>La chose aurait pu être intéressante, porteuse de réflexion, débouchant sur une interrogation de l’intolérance sociale propre aux USA où il ne fait guère bon être de couleur ou homo (c&rsquo;est clairement l&rsquo;option du film <em><a href="https://www.theartchemists.com/sinners-film/">Sinnners</a></em>). Que nenni ! L’histoire va tourner à la crise familiale avec scènes de ménage et engueulades, coups de foudre, coups bas, rabibochages et séparations fracassantes. Entre deux séquences de massacres (il faut bien se nourrir et s’amuser un peu avec sa nourriture), nos héros s’engueulent copieusement, ne se supportent plus.</p>



<p>C’est spectaculaire, mais ça manque de fond. Et c’est vraiment dommage, vu que le casting est juste absolument génial de talent et d’implication. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sam_Reid">Sam Reid</a> (déjà aperçu entre autres dans <em><a href="https://www.theartchemists.com/serie-profession-reporter/">Profession reporter</a></em>) campe un Lestat de compétition, Jacob Anderson (exfiltré de <em><a href="https://www.theartchemists.com/game-of-thrones-la-serie-quil-faut-spoiler/">Game of thrones</a></em>) apporte sa fragilité à Louis, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Eric_Bogosian">Eric Bogosian</a> est un Daniel Malloy d’un cynisme mordant, c’est le cas de le dire), <a href="https://www.instagram.com/assadzc/?hl=fr">Assad Zaman</a> tisse un Armand aux charmes crépusculaires, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ben_Daniels">Ben Daniels</a> est juste parfait en Santiago, <a href="https://www.instagram.com/baileybass/">Bailey Bass</a> puis <a href="https://www.instagram.com/delaineyhayles/?hl=fr">Delainey Hayles</a> incarnent à la suite une Claudia aussi cruelle que fragile. Bref, rien à dire ni sur l’interprétation, ni sur les décors, les costumes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Guimauve sentimentale</h2>



<p>Ce qui pêche ? C’est ce besoin d’étaler l’histoire sur deux saisons là où une seule aurait pu suffire si on nous avait fait grâce de ces querelles amoureuses qui tournent à la thérapie de couple devant des spectateurs transformés à leur corps défendant en conseillers conjugaux. Dommage car les passages marquants ne manquent guère, notamment la vision du théâtre des Vampires, qui rappelle les temps forts du Grand Guignol. Mais ce n’est qu’une toile de fond pour une guimauve sentimentale dont les héros de Rice étaient initialement incapables et c’était d’ailleurs là tout le problème.</p>



<p>Lestat, Louis, Claudia, la V1 de ces personnages était avide d’aimer, incapable d’y parvenir. La V3 développée dans la série est dégoulinante d’amour et de cruauté. Pour parler aux ados ? En liquidant toute la réflexion sur la mort et la non mort (rappelons qu&rsquo;Anne Rice a initialement écrit le livre suite au décès d&rsquo;un de ses enfants), l’accès à l’éternité comme une fatalité, la difficulté à traverser les époques, les mutations technologiques, sociales et morales, à s’adapter aux temps qui passe quand on a des siècles de non vie derrière soi. C’était cela la fibre initiale du roman, ce qui en faisait le prix. Il n’en reste que peu de choses dans la version de Rolin Jones et cela en dit long sur l’appauvrissement de nos chefs d’œuvre condamnés à des relectures riches de potentiel, vides de sens.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>The Studio : « movies, movies, movies !!! »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/the-studio-serie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Aug 2025 08:39:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Matt Remick est un cinéphile convaincu, passionné. Fraîchement nommé à la tête de Continental Studios, il accomplit son rêve, enfin : produire des films dignes, des films de qualité, des films d’art… Vœu pieux : dans un monde obsédé par les franchises et les IP rentables, son ambition va vite battre de l’aile. Voici le pitch du savoureux, de l’excellent, du jouissif The Studio. N’en faites pas l’économie, ce serait péché ! La...</p>
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<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Matt Remick est un cinéphile convaincu, passionné. Fraîchement nommé à la tête de Continental Studios, il accomplit son rêve, enfin : produire des films dignes, des films de qualité, des films d’art… Vœu pieux : dans un monde obsédé par les franchises et les IP rentables, son ambition va vite battre de l’aile. Voici le pitch du savoureux, de l’excellent, du jouissif <em>The Studio</em>. N’en faites pas l’économie, ce serait péché !</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="The Studio — Official Trailer | Apple TV+" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/EIQuE7JGXU8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La survie du cinéma hollywoodien</h2>



<p>La série, co-créée par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Seth_Rogen">Seth Rogen</a>, Evan Goldberg, Peter Huyck, Alex Gregory et Frida Perez, s’impose d’emblée comme une comédie à la fois crue et érudite sur la survie du cinéma hollywoodien à l’heure du tout Netflix. Dès l’épisode 1 (« The Promotion »), elle pose les enjeux : la réalisation d’un film sur la boisson Kool‑Aid, irrésistible marronnier ou cauchemar marketing ? Avec à la clé, la récupération/désintégration du projet pour le moins ambitieux mais très concurrentiel d’un certain Martin Scorcese (caméo pour lequel le célébrissime réalisateur a été nominé aux Emmy Awards en tant qu’acteur).</p>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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<li><a href="https://www.theartchemists.com/dents-mer-jaws-documentaire/">Les Dents de la mer, un succès monstre : anatomie d’un blockbuster qui a tout dévoré</a></li>
</ul>
</div></div>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading">Petites lâchetés et gros arbitrages</h2>



<p>Voilà&nbsp;:<em> The Studio </em>c’est ça. Une série complètement folle, débordante d’amour pour le cinéma, désespérée face à la multiplication des projets de merde faits pour faire du fric facile et où les caméos déjantés sont légion (rien que Zoe Kravitz en train de planer, ça vaut le détour). Épisode après épisode, c’est le portrait d’un Hollywood lessivé, obsédé par sa gloire passée, la quête de fric, et le <strong>CinemaCon</strong> qui transparaît. Petites lâchetés et gros arbitrages, léchages de fesses, coups tordus et langues de putes&nbsp;: Seth Rogen et ses acolytes ne laissent rien passer, s’amusant au passage de ce cirque où l’art, l’audace sont bradés sans pitié par les commerciaux. Pourtant les bonnes idées ne manquent pas qui nous mettent en haleine&nbsp;: Scorcese réalisant un film sur le massacre de Jonestown, rien que ça donne envie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Cynisme et espoir</h2>



<p>Critique au vitriol de l’industrialisation du cinéma écartelé entre franchise, placement produit et mondialisation : une caricature ? Non car chaque image déborde d’un amour sincère, profond pour le cinéma, Hollywood à son heure de gloire. Jusqu’à la dernière seconde, Matt Remick et sa team se battent pour éviter la casse, faire en sorte qu’un peu de talent, de qualité, d’originalité subsistent dans ce lavage de crane créatif, ce laminage par le bas. L’ensemble est frénétique et tendre à la fois, dur et drôle. Cynique mais plein d’espoir. Avec en filigrane un message à nous tous adressé : spectateurs, c’est à vous d’être exigeants. De vouloir des films, encore, toujours, des bons films, des films en dehors des codes : « movies, movies, movies ! »</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un grand cri d&rsquo;amour</h2>



<p>Des films justement, auxquels Rothen rend hommage, films noirs, films d’action, films poétiques, drames romantiques, dingueries tarantinesques, tout y passe, y compris la référence au sublimissime <em>Las Vegas Parano</em> dans un dernier épisode dantesque où le casting se surpasse dans la démesure : Seth Rogen donc, Catherine O’Hara, Kathryn Hahn, Ike Barinholtz, Chase Sui Wonders, Bryan Cranston … à leurs côtés, jouant leur propre rôle avec une délectation communicative, Dave Franco, Ron Howard, Charlize Theron, Steve Buscemi, Zac Efron, Adam Scott et j’en passe. La fresque ainsi tracée est saisissante d’énergie, d’originalité (le générique, le choix des musiques, les cadrages, tout est délectable). Un grand cri d’amour pour le 7eme art tel qu’on l’aime et qu’on voudrait tant préserver.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Murderbot – Journal d’un Assasynth : bingewatcher, le secret de l’émancipation robotique ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/murderbot-serie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Aug 2025 08:25:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38239</guid>

					<description><![CDATA[<p>Bienvenue dans le cerveau coupé-collé d’une machine misanthrope qui a tout d’un humain ? C’est un peu beaucoup ce que m’évoque la série Murderbot. Imaginez un robot de combat, sarcastique, allergique à la socialisation, bouffé d’angoisses sous ses airs froids et qui trompe son anxiété en visionnant des séries à la pelle : voici le schéma mental de SecUnit 238776431, le Murderbot du titre. Un Asassynth programmé pour assurer la sécurité de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="450" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-Murderbot.jpg" alt="" class="wp-image-38240" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-Murderbot.jpg 450w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-Murderbot-216x288.jpg 216w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-Murderbot-371x494.jpg 371w" sizes="auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px" /></figure>



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<p>Bienvenue dans le cerveau coupé-collé d’une machine misanthrope qui a tout d’un humain ? C’est un peu beaucoup ce que m’évoque la série <em>Murderbot</em>. Imaginez un robot de combat, sarcastique, allergique à la socialisation, bouffé d’angoisses sous ses airs froids et qui trompe son anxiété en visionnant des séries à la pelle : voici le schéma mental de SecUnit 238776431, le Murderbot du titre. Un Asassynth programmé pour assurer la sécurité de ses propriétaires. En théorie. Car du moment où il est adopté par une bande de scientifiques un brin idéalistes, le destin de SecUnit va bifurquer. Et pas qu’un peu.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Murderbot — Official Trailer | Apple TV+" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/vEioDeOiqEs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Tueur, nounou, psychologue et fantasme sexuel</h2>



<p>Adaptée du roman <em>All Systems Red</em> de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Martha_Wells">Martha Wells</a> par les frères Weitz (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Weitz">Paul</a> et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Chris_Weitz">Chris</a>), la série est un vrai régal, qui tranche avec les fictions SF du moment, plutôt axées sur le tragico-épique. Insolence de bon aloi en perspective ! L’humour cynique de notre héros est d’autant plus contagieux que ses observations sont d’une grande justesse.</p>



<p>Il faut dire que la bande d’explorateurs galactiques dont il a la charge n’a rien de l’esprit guerrier nécessaire pour jouer les conquérants sur des planètes vierges ô combien hostiles. Agent de sécurité programmé pour occire aveuglément, SecUnit s’institue à la fois nounou, psychologue et fantasme sexuel. Pour le pire et le meilleur car grâce à cet échantillon d’humains eux-mêmes neuroatypiques, il va découvrir la liberté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une dynamique de famille dysfonctionnelle</h2>



<p>C’est que Murderbot (excellent <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Alexander_Skarsg%C3%A5rd">Alexander Skarsgård</a>) est tiraillé entre son instinct de survie (éviter qu’on repère ses envies de liberté, cristallisées par le débranchement du programme censé le neutraliser) et un élan de protection sincère pour ces doux dingues, émanations post-futuristes du « faisons l’amour pas la guerre » : Dr. Ayda Mensah (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Noma_Dumezweni">Noma Dumezweni</a>), chef de mission posée, empathique, le cœur même de l’équilibre moral, Gurathin (<a href="https://www.instagram.com/dastmalchian/">David Dastmalchian</a>), homme augmenté et fana de tech avare de confiance, mais un roc risible et touchant, Pin‑Lee (<a href="https://www.instagram.com/asabrinawu/">Sabrina Wu</a>), Arada (<a href="https://www.instagram.com/tattiawna/?hl=fr">Tattiawna Jones</a>), Ratthi (<a href="https://www.instagram.com/akshay_a_khanna/?hl=fr">Askhay Khanna</a>), Bharadwaj (<a href="https://www.instagram.com/thetamarapodemski/?hl=fr">Tamara Podemski</a>).</p>



<p>Voici<strong> </strong>une équipe complémentaire et solidaire, démocrate et qui va adopter SecUnit comme un membre à part entière, non en user comme d’un esclave robotique. Une dynamique de famille dysfonctionnelle s’installe progressivement, délicieusement loufoque, puissante cependant, porteuse de valeurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Capitalisme spatial en marche</h2>



<p>Derrière les péripéties déjantées, les montées d’adrénaline, les instants d’émotions, les dialogues mordants et l’humour absurde, la série pointe du doigt une problématique d’envergure, à savoir l’asservissement des intelligences artificielles&nbsp;par une société fondée sur l’exploitation des plus faibles&nbsp;: une facette de l’arrogance et de la bêtise humaines, humanité qui en profite pour bousiller l’écosystème des planètes conquises et continuer de s’enrichir sans vergogne sur le dos des plus pauvres.</p>



<p>Le capitalisme spatial est en marche, mes amis, et <em>Murderbot</em> en dévoile le visage de manière acérée, via les confessions de ce robot paramétré pour taper sur les manifestants, flinguer les opposants. Un délicieux OVNI télévisuel donc qui dénonce avec acuité les dérives de notre société en s’infiltrant dans la psyché pas si numérique que ça d’un héros neurodivergent, queer‑codé, revendiquant son droit à l’introversion, au repos, à l’ironie. Il faut croire que cela plaît, la saison 2 est annoncée ! Vite !</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Séries et géopolitique : comprendre le monde par la fiction</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/geopolitique-series-livres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Jul 2025 08:21:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La géopolitique fait peur. Elle semble complexe, truffée de cartes, de conflits, de stratégies nébuleuses, réservée aux experts. Pourtant, elle s’infiltre partout : dans nos vies, dans nos débats, dans nos écrans. Et de plus en plus, dans nos séries. Deux ouvrages parus à quelques années d’écart en offrent la preuve éclatante : La géopolitique des séries ou le triomphe de la peur de Dominique Moïsi (Flammarion, 2017) et J’assure...</p>
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<p>La <a href="https://www.theartchemists.com/?s=g%C3%A9opolitique">géopolitique</a> fait peur. Elle semble complexe, truffée de cartes, de conflits, de stratégies nébuleuses, réservée aux experts. Pourtant, elle s’infiltre partout : dans nos vies, dans nos débats, dans nos écrans. Et de plus en plus, dans nos séries. Deux ouvrages parus à quelques années d’écart en offrent la preuve éclatante : <em>La géopolitique des séries ou le triomphe de la peur</em> de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Mo%C3%AFsi">Dominique Moïsi</a> (<a href="https://editions.flammarion.com/">Flammarion</a>, 2017) et <em>J’assure en géopolitique grâce aux séries</em> de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Virginie_Martin">Virginie Martin</a> et <a href="https://x.com/pialougo?lang=es">Anne-Lise Melquiond</a> (<a href="https://www.deboecksuperieur.com/">De Boeck Supérieur</a>, 2023). Deux approches différentes, deux tonalités distinctes, mais un même constat : les séries ne racontent pas seulement des histoires, elles cartographient nos angoisses, nos tensions, nos fractures.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand la fiction capte l’air du temps</h2>



<p><strong>Dominique Moïsi</strong> ne s’embarrasse pas de définitions académiques. Il observe. Il analyse. Il décortique. Et ce qu’il voit dans les séries post-11 septembre, c’est une montée brutale de la peur. Peur du chaos (<em><a href="https://www.theartchemists.com/?s=game+of+thrones">Game of Thrones</a></em>), peur du terrorisme (<em>Homeland</em>), peur de la fin de la démocratie (<em><a href="https://www.theartchemists.com/serie-house-cards-thriller-politique-tatcher-shakespeare/">House of Cards</a></em>), peur de l’autre (<em><a href="https://www.theartchemists.com/serie-occupied-norvege/">Occupied</a></em>). Peur d’un ordre ancien qui vacille (<em><a href="https://www.theartchemists.com/serie-downtown-abbey/">Downton Abbey</a></em>).</p>



<p>Pour Moïsi, les séries sont les sismographes émotionnels de notre temps. Le propos est limpide : les séries nous parlent du monde tel qu’il est… ou tel que nous le percevons. Elles ne se contentent pas de refléter l’actualité. Elles façonnent notre compréhension des événements, de l’histoire, des puissances. En cela, elles sont politiques. Et donc géopolitiques. Avec une bonne touche de <a href="https://www.theartchemists.com/soft-power/">soft power</a> ?</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-62d25b923dbdb6d6f420c741d383238e" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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<li><a href="https://www.theartchemists.com/livre-game-thrones-serie-histoire/">Game of Thrones – De l’Histoire à la série : la somme de notre patrimoine historique ?</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/serie-casus-boloss-conflit/">Casus Boloss : tu l’as vu, mon gros conflit, hein, tu l’as vu ?</a></li>
</ul>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading">Pédagogie pop : apprendre la géopolitique avec Netflix</h2>



<p>Côté De Boeck, le ton est plus didactique, mais tout aussi percutant. Dans <em>J’assure en géopolitique grâce aux séries</em>, Martin et Melquiond partent des séries que tout le monde connaît (ou presque) pour enseigner les grandes notions géopolitiques contemporaines. Ici, <em><a href="https://www.theartchemists.com/?s=the+crown">The Crown</a></em> devient une leçon sur la décolonisation, <em>Fauda</em> un décryptage du conflit israélo-palestinien, <em>Borgen</em> un miroir des enjeux écologiques, <em><a href="https://www.theartchemists.com/?s=narcos">Narcos</a></em> une plongée dans la géoéconomie des cartels.</p>



<p>Le tout est organisé en 15 chapitres clairs, assortis de définitions, cartes, dates clés. Ce n’est pas un gadget pédagogique, mais un outil sérieux, bien structuré, qui permettra aux étudiants comme aux curieux de s’approprier un savoir qui peut sembler aride. Grâce à la familiarité des séries, la géopolitique devient ainsi accessible. Et surtout, elle prend du sens, de la consistance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Deux visions, un même objectif : rendre le monde lisible</h2>



<p>Ces deux livres se complètent admirablement. Moïsi livre une lecture émotionnelle du monde à travers le prisme des récits télévisés. Martin et Melquiond offrent une grille de lecture analytique, avec rigueur et méthode. Ensemble, ils montrent que :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les séries sont des instruments de compréhension du monde.</li>



<li>Elles reflètent les rapports de force, les fractures culturelles, les dynamiques géostratégiques.</li>



<li>Elles véhiculent aussi des idéologies, des peurs, des récits d&rsquo;identité ou de puissance.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi c’est crucial aujourd’hui</h2>



<p>Dans un monde en mutation rapide, où les conflits se multiplient, où les alliances changent, où l’info se dilue dans les réseaux, maîtriser la géopolitique n’est plus une option. C’est une nécessité.</p>



<p>Non pour devenir expert en stratégie militaire, mais pour :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>comprendre ce qui se joue entre les lignes des journaux (ou des tweets),</li>



<li>repérer les dynamiques de pouvoir derrière les discours,</li>



<li>décrypter les récits géopolitiques cachés dans nos divertissements.</li>
</ul>



<p>Et si les séries peuvent nous y aider, pourquoi s’en priver ? À condition de garder un œil critique, de ne pas confondre fiction et réalité, et de croiser les regards. Ce que font, chacun à leur manière, Moïsi, Martin et Melquiond.</p>



<h2 class="wp-block-heading">En conclusion : binge-watcher le monde&nbsp;?</h2>



<p>Oui, on peut apprendre en regardant des séries. À condition de savoir ce qu’on regarde, et pourquoi. Les séries ne sont pas neutres. Elles racontent le monde – ou du moins, une vision du monde. Les décrypter, c’est apprendre à penser, à questionner, à résister aussi.</p>



<p>Alors, que vous soyez fan de <em>Narcos</em>, de <em>The Handmaid’s Tale</em>, de <em>Fauda</em> ou de <em>Succession</em>, ces deux livres sont là pour vous tendre une boussole. Et vous rappeler que dans chaque épisode, il y a bien plus qu’un rebondissement : il y a un morceau du réel à déchiffrer.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>L’Éternaute : neige apocalyptique sur l’Argentine</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/eternaute-serie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jul 2025 15:42:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38198</guid>

					<description><![CDATA[<p>Elle fait partie des séries qui ont bousculé nos écrans cette année : avec L’Eternaute, le réalisateur argentin Bruno Stagnaro adapte la bande dessinée d’Héctor Germán Oesterheld et Francisco Solano López (1957‑59). L’occasion de prouver que les USA n’ont pas le monopole du genre, et que ce dernier, une fois de plus, sert à introduire une réflexion poussée sur notre société. La neige qui tue Buenos Aires : un soir d’été. Chacun...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-leternaute-.jpg" alt="" class="wp-image-38199" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-leternaute-.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-leternaute--288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-leternaute--494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Elle fait partie des séries qui ont bousculé nos écrans cette année : avec <em>L’Eternaute</em>, le réalisateur argentin <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Bruno_Stagnaro">Bruno Stagnaro</a> adapte la bande dessinée d’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9ctor_Germ%C3%A1n_Oesterheld">Héctor Germán Oesterheld</a> et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Francisco_Solano_L%C3%B3pez_(dessinateur)">Francisco Solano López</a> (1957‑59). L’occasion de prouver que les USA n’ont pas le monopole du genre, et que ce dernier, une fois de plus, sert à introduire une réflexion poussée sur notre société.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="The Eternaut | Official Trailer | Netflix" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/TqT4fDQQqCc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La neige qui tue</strong></h2>



<p>Buenos Aires : un soir d’été. Chacun vaque à ses occupations, qui une balade en mer, qui une partie de cartes. Soudain plus d’électricité. La nuit noire s’abat sur la capitale, bientôt striée de petits éclats blancs. De la neige. Une neige qui tombe drue, recouvre tout et semble tuer à l’instant celles et ceux qui ont le malheur de s’aventurer à l’air libre.</p>



<p>Juan Salvo et ses amis, piégés dans la demeure de l’un d’entre eux, sont confrontés à ce cauchemar. Quid des proches, des épouses, des enfants disséminés un peu partout dans la ville ? Quid de la survie dans un univers à l’arrêt par manque d’énergie ? Quid de la violence qui s’installe progressivement dans cette atmosphère de rivalité ?</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-b3c1dc2cbb561b04f1387e15e3ff5902" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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<li><a href="https://www.theartchemists.com/serie-into-the-flesh/">In the flesh : on est toujours le zombi de quelqu’un.</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/serie-guerre-des-mondes/">La Guerre des mondes : un sentiment d’abandon</a></li>
</ul>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Faire face</strong></h2>



<p>De fil en aiguille, nous voyons ces rescapés prendre la mesure de la catastrophe, trouver des parades pour sauver leur peau. Le groupe fait face, avec des frictions, des coups de gueule. Ce sont des amis, ils sont complémentaires, se font confiance. Ils se retroussent les manches, s’adaptent au froid polaire, au manque de ressources, à l’absence de communication.</p>



<p>Et affrontent l’extérieur, en quête d’autres survivants. Des survivants, il y en a mais pas forcément aussi amènes que nos héros, ni aussi désireux de faire corps pour affronter l’inconnu. Car inconnu il y a, qui va s’avérer épouvantable, dévorateur. Une épreuve, une ordalie. Un basculement dans une autre dimension.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Fantômes, spectres et démons</strong></h2>



<p>Si vous détestez les grosses bestioles, évitez la série, vous pourriez y laisser votre santé. Idem si la perspective d’une société glissant dans l’aveuglement fasciste vous révulse. Parce que c’est de cela qu’il s’agit au final. Une communauté dont les démons extrémistes n’ont pas totalement été exorcisés avec la chute de la junte militaire et qui ne demandent qu’un bouleversement pour reprendre du service de la pire des manière.</p>



<p>Fantômes de la guerre des Malouines, spectre de la dictature, l’esprit de la bande dessinée initiale n’est pas loin. Le sens du sacrifice, la nature de la violence, la fragilité humaine dans l’extrême s’opposent avec la quête de pouvoir, l’opposition des égos, la barbarie à l’œuvre. Pour incarner ces personnages issus du commun, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ricardo_Dar%C3%ADn">Ricardo Darín</a>, Carla Peterson, César Troncoso, Andrea Pietra, Aron Park … un casting d’excellence tout en nuances et en tension, qui déploie son talent dans le décor oppressant d’une ville dévastée.</p>



<p>Les temps forts ne manquent guère dans cette première saison menée sur une cadence infernale. On attend le second volet de cette descente aux enfers avec une impatience rare, tant le premier chapitre est de qualité.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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