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		<title>Carmen selon Rosi : un regard naturaliste et bouleversant</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/carmen-rosi-film/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Jun 2025 16:52:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Carmen : 150 années de bonheur pour la gitane la plus célèbre du répertoire lyrique ! Happy birthday !!!! Icône féministe sacrifiée sur l’autel du masculinisme crasse, l’héroïne que Bizet a piqué à Mérimée fait encore et toujours tourné les cœurs et les têtes. Passons sur le nombre de metteurs en scène qui l’ont déclinée à leur sauce, la foultitude de cantatrices qui lui ont prêté leur voix. La question est : pour...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-Carmen-rosi.jpg" alt="" class="wp-image-38105" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-Carmen-rosi.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-Carmen-rosi-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-Carmen-rosi-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p><a href="https://www.theartchemists.com/?s=carmen">Carmen</a> : 150 années de bonheur pour la gitane la plus célèbre du répertoire lyrique ! Happy birthday !!!! Icône féministe sacrifiée sur l’autel du masculinisme crasse, l’héroïne que Bizet a piqué à Mérimée fait encore et toujours tourné les cœurs et les têtes. Passons sur le nombre de metteurs en scène qui l’ont déclinée à leur sauce, la foultitude de cantatrices qui lui ont prêté leur voix. La question est : pour celles et ceux qui n’ont qu’une vision très floue de la chose, quelle version est la plus adaptée pour s’y mettre et savourer au mieux ce magnifique et si terrible opéra ? A mon sens il n’y a que le <em>Carmen</em> de Francesco Rosi.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Carmen - Bande-annonce" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/wGH00T-maQc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Une sordide histoire de féminicide</h2>



<p>Déjà un petit pitch pour les néophytes : nous sommes en Andalousie au XIXe siècle. Don José est un brigadier sans histoire. Il est censé épouser la jeune et innocente Gabriella, sa petite voisine de village. Mais c’est sans compter avec la superbe, impétueuse et indomptable Carmen. Le militaire croise la sulfureuse gitane qui travaille dans une fabrique de cigarettes juste à côté de sa caserne. Il l’arrête après qu’elle ait agressé une de ses collègues.</p>



<p>Elle le séduit, il la laisse s’échapper, est puni pour sa négligence. Deux mois de mitard plus tard, il retrouve la belle qui se donne à lui. Une grande histoire d’amour qui ne va guère durer. Carmen le quitte. Don José, fou de désespoir et de frustration la tue au sortir des arènes. Fin de l’histoire. Cela tient sur un timbre poste, c’est une sordide histoire de féminicide.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une reconstitution réaliste</h2>



<p>Sauf que Bizet en a fait un chef-d’œuvre. Un opéra de toute beauté, passionné, mordant, prenant aux tripes, dont les airs vrillent le cerveau, restent en mémoire. Un opéra qui transpire l’Espagne de Goya, la fièvre andalouse, un vent de liberté, de folie. En 1984, Francesco Rosi, cinéaste italien de renom à qui l’on doit <em>Le Christ s’est arrêté à Eboli </em>et <em>Main basse sur la ville, </em>met en images cette histoire en la replaçant dans son cadre initial : l’Andalousie. Et c&rsquo;est juste génial.</p>



<p>Son <em>Carmen</em> respire la poussière, le soleil ardent, les ombres des oliviers, le parfum des roses, la nuit épicée et torride, les échos du flamenco. La culture ibérique, vivante et passionnée, transparaît dans chaque cliché, chaque paysage, chaque décor. Ce travail de reconstitution impressionnant mise sur le réalisme : pas d’ouvrières en beaux costumes mais en guenilles, les arènes du dernier acte sont celles de Ronda, d’époque. Et ainsi de suite.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une approche à la fois crue et enivrante</h2>



<p>L’effet est d’autant plus sidérant que le casting est crédible, porté par la direction de Lorin Maazel qui mène l’Orchestre National de France dans une version ample, énergique, parfaitement enregistrée. Placido Domingo est plus que crédible dans le rôle d’un Don José complètement dépassé par cette amour qui le frappe et le bouffe de l’intérieur, Ruggiero Raimondi a la morgue et l’élégance d’Escamillo. Et pour incarner Carmen, Julia Migenes-Johnson, fine, brune, sourire ravageur, allure provocante, voix envoûtante.</p>



<p>Un trio de très grands interprètes pour une approche naturaliste, tout à fait vraisemblable. Qu’on se souvienne du moment où Carmen et ses amies viennent prier une statue de la Vierge qui pleure : la manière dont elles l’encouragent, leurs cris de joie, les fleurs qu’elles lancent, la pauvreté de leur mise qui contraste avec leurs sourires, c’est là la volonté de vérité du cinéaste qui propose une approche à la fois crue et enivrante de ce mythe.</p>



<p>Tout le film est à l’encan. Saturé de couleurs, de saveurs, de parfums. Traversé d’une sensualité incroyable, d’une violence à fleur de peau. Et qui donne vie à cette incroyable héroïne, à sa soif de liberté, son refus de la domination, quelle qu’elle soit.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<item>
		<title>Carmen, 150 ans de passion, de révolte et de célébrité</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/carmen-opera-150-ans/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Jun 2025 15:55:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38102</guid>

					<description><![CDATA[<p>2025&#160;: Carmen célèbre ses 150 ans. Malgré le temps qui passe, la gitana légendaire immortalisée par Bizet n’a pas pris une ride&#160;; elle demeure même d’une troublante actualité, continuant d’inspirer les mises en scène audacieuses, les interprétations virtuoses. Parce qu’elle fait vaciller les conventions&#160;? Parce qu’elle interroge les tabous&#160;? Parce qu’elle est dans l’air du temps&#160;? Ou tout simplement car cette tragédie est intemporelle, universelle et humaine&#160;? Carmen contre toute...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-carmen-150-ans.jpg" alt="" class="wp-image-38103" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-carmen-150-ans.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-carmen-150-ans-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-carmen-150-ans-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>2025&nbsp;: <em>Carmen</em> célèbre ses 150 ans. Malgré le temps qui passe, la gitana légendaire immortalisée par Bizet n’a pas pris une ride&nbsp;; elle demeure même d’une troublante actualité, continuant d’inspirer les mises en scène audacieuses, les interprétations virtuoses. Parce qu’elle fait vaciller les conventions&nbsp;? Parce qu’elle interroge les tabous&nbsp;? Parce qu’elle est dans l’air du temps&nbsp;? Ou tout simplement car cette tragédie est intemporelle, universelle et humaine&nbsp;?</p>



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<iframe loading="lazy" title="Gustavo Dudamel conducts Bizet&#039;s Carmen at his inaugural concert at the Opéra de Paris" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/ddYhQoFxs4Y?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading"><em>Carmen</em> contre toute attente</h2>



<p>Quand Georges Bizet entame la composition de <em>Carmen</em> en 1872, il n’a que 34 ans. Commandée par l’Opéra-Comique, la pièce devait s’inscrire dans la tradition bourgeoise du théâtre lyrique français : dialogues parlés, morale assurée, personnages convenables. Or Bizet opte pour la transgression totale, en adaptant une nouvelle sulfureuse de Prosper Mérimée publiée en 1845 — elle-même inspirée d’un récit de voyage en Andalousie, mêlant exotisme et cruauté.</p>



<p>Le livret, signé Meilhac et Halévy (les librettistes fétiches d’Offenbach), tente d’édulcorer le propos, mais Bizet insiste : Carmen doit être libre, sensuelle, insaisissable. Et surtout, elle doit mourir, et sans le pathos habituel aux décès romantiques type Dona Sol : non, Carmen périra dans une brutalité sèche, popignardée par son ex-amant au sortir d’une corrida, sous le soleil d’Andalousie, dans la poussière de l’arène. Pas de rédemption, pas de consolation.</p>



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<iframe loading="lazy" title="Elina Garanca - Habanera" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/iZWWLrqI-yA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Une structure musicale révolutionnaire</h2>



<p>Bizet mise sur une musique vive, syncopée, aux influences espagnoles mais profondément françaises dans sa construction. Il introduit la habanera (rythme afro-cubain importé en Europe), des motifs populaires, des dissonances inattendues. Il mêle dialogues parlés et airs – hybride entre opéra-comique et drame –, tout en jouant sur une orchestration vive, une dramatisation immédiate.</p>



<p>Chaque thème musical incarne un personnage ou un état : le chant torero, la passion destructrice, l’amour passionnel. Le fait de réinsérer des recitativi plus tard fait de <em>Carmen</em> un pivot stylistique, célébré notamment à Vienne comme un opéra moderne d’une force expressive inédite. Globalement, Bizet place sa la musique au service du réalisme psychologique. Il signe un opéra à contre-courant, ni tragédie grecque ni vaudeville romantique, mais un drame social, sensuel, violent.</p>



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<iframe loading="lazy" title="Votre Toast   Toreador Carmen" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/Q4qfGJt6I3g?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">3 mars 1875 : un scandale, pas un triomphe</h2>



<p>Bizet, lucide, prédit l’échec — mais il persiste. La modernité de <em>Carmen</em> naît de ce refus de plaire. Elle s’imposera, non en séduisant, mais en dérangeant. Pour preuve la première estune catastrophe annoncée. À mesure que l’écriture progresse, les tensions montent : la direction de l’Opéra-Comique panique, la presse se prépare au scandale. Quand <em>Carmen</em> est créée le 3 mars 1875 à l’Opéra-Comique, l’accueil est glacial, voire hostile. Le public, bourgeois, habitué aux intrigues douces-amères et aux dénouements moralisateurs, est pris de court par la noirceur du sujet, la crudité de la mise en scène, la violence du geste artistique. Sur scène, on fume, on boit, on se bat. On aime sans pudeur. Et surtout, on meurt. Sans repentir.</p>



<p>Le personnage de Carmen, libre, séductrice, cynique, choque. Le meurtre final horrifie. La critique accuse Bizet d’immoralisme, de vulgarité, d’avoir sali le temple de la bonne société. La presse pulvérise l’oeuvre. Les musiciens eux-mêmes sont partagés : certains reconnaissent l’audace de la partition, d’autres dénoncent son manque de mélodie ou d’élégance. Mais le plus tragique est ailleurs : Bizet meurt trois mois plus tard, à 36 ans, sans avoir vu son œuvre acclamée. À ses obsèques, peu de figures officielles. Et pas encore de reconnaissance.</p>



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<iframe loading="lazy" title="Carmen: &quot;Près des remparts de Séville&quot; (Elina Garanca)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/sHjnVz7Ayyw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Ascension mondiale : reconnaissance d’un succès lyrique</h2>



<p>Après cet échec initial (il n’y aura que 48 représentations entre mars 1875 et février 1876), <em>Carmen</em> va pourtant connaître une renaissance fulgurante. Reprise à Vienne en octobre 1875 avec une version en récitatifs confiée à Ernest Guiraud, l’opéra remporte un triomphe immédiat qui va en initier d’autres : Londres, Bruxelles, New York, Saint-Pétersbourg, <em>Carmen</em> plaît, parle à toutes les cultures.</p>



<p>En France, sa réhabilitation débute ; à l’Opéra-Comique, elle est jouée 330 fois dès 1888, atteint plus de 2 270 représentations à l’occasion du centenaire, en 1938. Les statistiques parlent d’elles-même : c’est aujourd’hui l’opéra le plus joué dans le monde<em>, </em>un pilier du répertoire, une œuvre vivante et vibrante, incarnant une liberté tragique, une pulsion universelle et la vitalité d’un art qui ne cesse de se réinventer. Pour preuve, des mises en scène d’une grande modernité dont voici un petit échantillonnage :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/festival-daix-provence-carmen-choc-therapy/"><u>Festival d’Aix en Provence : Carmen choc therapy !</u></a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/carmen-olivier-py-venus-in-furs-and-castagnettes/"><u>Carmen par Olivier Py : Venus in furs and castagnettes</u></a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/carmen-a-prix-bizet-must-go-on/"><u>Carmen à tout prix : Bizet must go on !!!</u></a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/carmen-compania-nacional-de-danza-de-espana-etre-femme-liberee-facile/"><u>Carmen par la Compañía Nacional de Danza de España : être une femme libérée … pas si facile</u></a></li>
</ul>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Carmen Jones (1954) Clip | Out on BFI Blu-ray 19 September | BFI" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/_88YGrzRcmw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Carmen, une icône féministe</h2>



<p>Pourquoi pareil succès&nbsp;? Nous avons évoqué la musicalité si particulièrement de l’oeuvre entre mélodies mémorables, orchestration efficace et rythmes populaires. L’histoire également qui mêle amour, jalousie et vengeance. Carmen incarne la femme libre et rebelle, insaisissable, c’est une héroïne remarquable, inoubliable, puissante. Et puis, ce récit peut s’adapter à toutes les cultures, dixit le <em>Carmen Jones</em> dOtto Preminger ou <em>The Wild, Wild Rose</em> de Wang Tian-lin.</p>



<p>Figure de la liberté féminine – elle séduit, elle commande, elle possède Don José – Carmen est aussi victime d’un féminicide, acte de domination qu’incarne son meurtrier impulsif. Ce meurtre n’est pas un drame personnel, mais le symbole d’un passage en force d’un ordre patriarcal sur un corps insoumis. Carmen icône féministe et victime extrême : une<strong> </strong>dualité fascinante qui explique ce succès universel.</p>



<p>Dans <em>Carmen</em>, Bizet n’a pas seulement composé des airs inoubliables : il a sculpté une héroïne moderne — libre, terriblement autonome, abattue par la jalousie masculine. Il a inventé une nouvelle forme lyrique, brisé les codes, introduit la violence conjugale sur scène, et surtout, a planté une question restée vive : jusqu’où la liberté féminine peut‑elle résister à la volonté de pouvoir ? À 150 ans, <em>Carmen</em> n’est plus seulement un opéra : c’est un manifeste, une tragédie extatique et déchirante, un appel à continuer le combat contre les violences qui, encore aujourd’hui, tuent des femmes libres.</p>
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		<item>
		<title>Le Molière imaginaire : les deux dernières heures de J.B. Poquelin, comme un cri d&#8217;amour</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-moliere-imaginaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Jun 2024 17:10:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce n&#8217;est pas la première fois que nous croisons Olivier Py dans nos colonnes, loin de là. Directeur avisé et visionnaire du festival d&#8217;Avignon 20 années durant, cet auteur/acteur/metteur en scène engagé ne compte plus les spectacles à succès ni les polémiques. Ardent défenseur du théâtre, c&#8217;est une véritable déclaration d&#8217;amour à l&#8217;art dramatique qu&#8217;il signe avec Le Molière imaginaire. Et un ovni filmique d&#8217;une puissance rare. Une course contre-la-montre...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/06/the-artchemists-le-moliere-imaginaire.jpg" alt="" class="wp-image-37136" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/06/the-artchemists-le-moliere-imaginaire.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/06/the-artchemists-le-moliere-imaginaire-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/06/the-artchemists-le-moliere-imaginaire-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Ce n&rsquo;est pas la première fois que nous croisons <a href="https://www.theartchemists.com/?s=olivier+py">Olivier Py</a> dans nos colonnes, loin de là. Directeur avisé et visionnaire du festival d&rsquo;Avignon 20 années durant, cet auteur/acteur/metteur en scène engagé ne compte plus les spectacles à succès ni les polémiques. Ardent défenseur du théâtre, c&rsquo;est une véritable déclaration d&rsquo;amour à l&rsquo;art dramatique qu&rsquo;il signe avec <em>Le Molière imaginaire</em>. Et un ovni filmique d&rsquo;une puissance rare.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="LE MOLIÈRE IMAGINAIRE un film de Olivier Py | BANDE-ANNONCE OFFICIELLE" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/KWvHOAi1fVk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Une course contre-la-montre</h2>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Théâtre du Palais Royal</p>



<p>17 février 1673</p>



<p>La Troupe du roi se prépare</p>



<p>pour le dernier acte du Malade Imaginaire.</p>



<p>Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière,</p>



<p>n&rsquo;a plus que deux heures à vivre.</p>
</blockquote>



<p>Inscrit en lettres blanches sur fond noir, le pitch du <em>Molière imaginaire</em>, d&rsquo;une rare simplicité, assomme le spectateur dès les premières secondes du film. C&rsquo;est à une course contre-la-montre que nous allons assister : les derniers moments de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=moli%C3%A8re">Molière</a>, vécus en direct live ou presque sur scène, en dessous, au-dessus, tout autour, tandis que J.B. Poquelin se perd dans ce labyrinthe où l&rsquo;attendent ses fantômes. Celui de Madeleine, la femme aimée puis abandonnée au profit de sa fille Armande ; celui d&rsquo;un père hargneux et critique ; celui d&rsquo;un enfant mort trop tôt&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Place au théâtre</h2>



<p>Et puis il y a l&rsquo;ombre des personnages de Molière, petits marquis aux allures de clowns, Précieuses au visage de sorcières ou de Parques. Fardés de blanc comme autant de cadavres animés, ils évoquent les poupées blafardes de Kantor. Molière, agonisant qui s&rsquo;ignore tandis qu&rsquo;il crache le sang, vole de l&rsquo;un à l&rsquo;autre, courant après la vie qui s&rsquo;enfuit. Regrets, remords, fierté, il se remémore ses amours, ses victoires, ses échecs, ce Roi qu&rsquo;il sert avec fidélité et qui l&rsquo;abandonne. Quant à sa troupe, face à l&rsquo;inéluctable, elle envisage déjà la suite, priant pour que son directeur tienne jusqu&rsquo;au rappel, quitte à le porter sous les acclamations d&rsquo;un public qui ignore tout de la tragédie à l&rsquo;œuvre.</p>



<p>Fiévreuse et impudique, la caméra colle aux basques de ce malade pas si imaginaire qui traverse de part en part un théâtre exigu comme une chapelle, éclairé de mille bougies tel un tombeau. Il n&rsquo;y a que sur scène que la vie demeure, à peine. La quitter, c&rsquo;est crever à coup sûr, et tant pis pour le salut de son âme : place au théâtre ! Un cri d&rsquo;amour lancé par Olivier Py et ses interprètes qui évoquent les mystères moliéresques comme un miroir concentrant toutes les beautés de l&rsquo;art dramatique. Les beautés, les exigences et les désillusions.</p>



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<li><a href="https://www.theartchemists.com/serie-moliere-pour-rire-et-pour-pleurer/">Série « Molière pour rire et pour pleurer » : la légende de J.B. Poquelin en 6 étapes cruciales</a></li>
</ul>
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<h2 class="wp-block-heading">Le théâtre triomphera toujours !</h2>



<p>La mise en scène, frénétique, accroît le sentiment d&rsquo;urgence d&rsquo;un démiurge acculé aux dernières minutes qui lui restent à vivre. Ionesco et Beckett ne sont pas loin, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=shakespeare">Shakespeare</a> non plus, Ariane Mnouchkine aussi, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=jean-luc+lagarce">Jean-Luc Lagarce</a> également qui, rongé par le SIDA, a dirigé un Olivier Py débutant dans son ultime spectacle : <em><a href="https://www.theartchemists.com/malade-imaginaire-moliere/">Le Malade imaginaire</a></em> déjà. Une expérience marquante dont le souvenir ressort à chaque plan de cette sarabande macabre, éblouissante de subtilité, de justesse, de profondeur. <a href="https://www.theartchemists.com/?s=laurent+lafitte">Laurent Lafitte</a> campe un Molière démentiel, exultant jusqu&rsquo;au dernier souffle, s&rsquo;accrochant à son art comme à une bouée dans la tourmente du trépas qui s&rsquo;annonce. Autour de lui, Jeanne Balibar, Bertrand de Roffignac, Catherine Lachens, Stacy Martin, Dominique Frot, Judith Magre, Jean-Damien Barbin, d&rsquo;autres encore, talentueux, inspirés, recueillis.</p>



<p>Une troupe véritablement, un ensemble qui fait corps devant l&rsquo;imminence de la catastrophe. Une catastrophe devenue miracle : J.B.Poquelin meurt, Molière demeure, éternel. Le message est clair : le théâtre triomphera toujours, porté de génération d&rsquo;acteurs en génération d&rsquo;acteurs, un tribut, un héritage, une filiation. Une responsabilité. L&rsquo;homme de théâtre apparaît ici comme une vigie, ce chien noir aboyant au bord d&rsquo;une tombe perdue, veilleur de nuit, gardien des consciences, symbole de fidélité, de sagesse&#8230; et de philosophie. Molière cynique ? Bien sûr, et son esprit, toujours palpitant, demeure de même, mordant, et prompt à attaquer la bêtise et l&rsquo;obscur.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>D&#8217;argent et de sang : une série, un livre, un documentaire&#8230; histoires croisées et complémentaires de l&#8217;arnaque du siècle.</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/argent-sang/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Mar 2024 17:20:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>D&#8217;argent et de sang : la série s&#8217;impose en tête des audiences avec 25 millions de visionnages pour la première saison diffusée fin 2023. Le thriller financier signé Xavier Giannoli plaît au public. Encore faudrait-il ne pas oublier que derrière cette véritable épopée se love une histoire sordide d&#8217;escroquerie qui en dit long sur les failles de notre société. Et pour s&#8217;en convaincre, il faut impérativement parcourir le livre qui...</p>
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<p><em>D&rsquo;argent et de sang</em> : la série s&rsquo;impose en tête des audiences avec 25 millions de visionnages pour la première saison diffusée fin 2023. Le thriller financier signé Xavier Giannoli plaît au public. Encore faudrait-il ne pas oublier que derrière cette véritable épopée se love une histoire sordide d&rsquo;escroquerie qui en dit long sur les failles de notre société. Et pour s&rsquo;en convaincre, il faut impérativement parcourir le livre qui a inspiré la série ainsi que le documentaire <em>Les rois de l&rsquo;arnaque</em>. Explications.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="D&#039;Argent et de Sang | Bande-annonce officielle | Création Originale CANAL+" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/Ke-v1ohmbro?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><em>D&rsquo;argent et de sang</em> &#8211; La série</h2>



<p>En deux volets particulièrement énergiques, Giannoli évoque les temps forts de l&rsquo;arnaque du siècle, à savoir le scandale de la taxe sur les « quotas carbone ». Cette traque gigantesque nous entraîne aux quatre coins du monde dans le sillage d&rsquo;un magistrat incorruptible bien décidé à coincer une petite bande d&rsquo;escrocs qui ont fait du marché des quotas carbone leur nouveau terrain de chasse. Avec à la clé des milliards d&rsquo;euros qu&rsquo;ils dilapident sans même s&rsquo;en cacher. Sauf que cela va tourner mal. Les morts vont s&rsquo;enchaîner dans ce climat de folie dépensière où l&rsquo;argent n&rsquo;a plus aucune valeur.</p>



<p>Le récit de Giannoli donne à voir des personnalités très fortes, des profils torturés, des egos complexes, dont certains sont complètement détachés de la réalité. Fraudeurs issus de la diaspora tunisienne de Belleville ou traders fous, il n&rsquo;y en a pas un pour racheter l&rsquo;autre dans ce marigot dans lequel on se fait très vite dévorer. S&rsquo;il évoque le climat économique qui encourage pareilles dérives, le réalisateur se concentre surtout sur la rythmique de sa narration, la psychologie de ses protagonistes. Le tout accouche d&rsquo;une saga à la <em><a href="https://www.theartchemists.com/serie-narcos/">Narcos</a></em>, dixit le générique qui rappelle sur bien des points la série de José Padilha consacrée au parcours de Pablo escobar, dont le leitmotiv était « <em>plata o plomo</em>« .</p>



<p><a href="https://www.theartchemists.com/?s=vincent+lindon">Vincent Lindon</a>, Niels Schneider, Ramzy Bedia et consort : le casting y est pour beaucoup dans cette course-poursuite à la limite de la nausée, nausée alimentée par ce déluge de fric piqué au nez et à la barbe de l’État pour finir en fumée, littéralement claqué aux yeux de tous par des petits malfrats, petits malfrats dépassés par le rouleau compresseur qu&rsquo;ils ont eux-mêmes déclenché. Une fable de la dinguerie moderne, la course au fric, au luxe, au statut social, quelque chose de profondément malsain, qui autorise les pires dérives, les trahisons les plus abjectes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>D&rsquo;argent et de sang</em> &#8211; Le livre</h2>



<p>Une fable ? Soulignons que la série de Giannoli est adaptée du livre du même titre, sorti en 2018. Le journaliste Fabrice Arfi y déroule les différentes strates de son enquête sur l&rsquo;affaire de la taxe carbone. En citant des noms, des chiffres, en posant un cadre, en ancrant son analyse dans un paysage économique, une réalité climatique et politique, il démonte la mécanique d&rsquo;une escroquerie qui n&rsquo;a finalement rien d&rsquo;original si ce n&rsquo;est que des escrocs spécialisés vont l&rsquo;appliquer à un terrain beaucoup plus large et juteux que ceux où ils évoluaient jusqu&rsquo;alors.</p>



<p>Cette investigation élargit le champ de vision de la série, ne serait-ce qu&rsquo;à propos des victimes, plus nombreuses que ce qui est montré dans la fiction. Le personnage de Simon Weynachter, totalement inventé, disparaît. Reste le travail d&rsquo;enquête mené avec précaution et opiniâtreté par le reporter, son implication, ses questions, son regard critique. Sa volonté farouche de souligner la véracité de ses dires, dès les premières lignes : « <em>L&rsquo;histoire relatée dans cet ouvrage n&rsquo;est pas inspirée de faits réels ; elle est réelle.</em> » Comme si ce qu&rsquo;il va mettre en évidence au fil des pages est tellement dingue qu&rsquo;il faut en rappeler le caractère concret, exact, vérifiable. Pour preuve : les sources documentaires citées à la fin du livre en sus des entretiens menés avec les différents acteurs de cette tragédie sordide.</p>



<p>Et le point de vue sur l&rsquo;histoire de la « tève », la fraude à la TVA, apparue quasiment dans le sillage de cette mesure fiscale durant les années 50. Et la plongée dans la pègre tunisienne qui colonise Belleville, histoire de cerner le milieu dans lequel grandissent les protagonistes de cette affaire détonante. Arfi sait y faire pour poser le contexte, mettre en évidence les motivations, le background familial, culturel et social de chaque acteur. Car il s&rsquo;agit avant tout d&rsquo;une histoire de famille, de clans, d&rsquo;amitiés, fidèles ou trahies. Chaque ligne complète et nuance le propos de la série, apporte un regard journalistique plus pondéré, cependant essentiel pour mieux comprendre cette mécanique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Les Rois de l’arnaque | Bande-annonce officielle | Netflix France" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/tVV9ncJjgEY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Les rois de l&rsquo;arnaque</em> : le documentaire</h2>



<p>On pourrait s&rsquo;arrêter là, mais ce serait dommage de laisser de côté <em>Les rois de l&rsquo;arnaque</em>, l&rsquo;excellent documentaire de Guillaume Nicloux. Diffusée sur Netflix, cette enquête réalisée en 2021 aborde l&rsquo;affaire de la taxe carbone en se concentrant sur ses protagonistes, notamment Marco Mouly, devenu Alain Fitoussi dans la série <em>D&rsquo;argent et de sang</em>. La caméra de Nicloux colle aux basques d&rsquo;un Mouly fort en gueule qui apporte sa version des faits.</p>



<p>L&rsquo;éclairage est intéressant à plus d&rsquo;un titre, véhiculant son lot de questions : qui est vraiment ce garçon ? qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il cache comme secret ? s&rsquo;est-il contenté de voler ou est-il allé plus loin ? ce qui est sûr, c&rsquo;est que malgré la prison, Mouly est demeuré le même, continuant de frauder avec des airs de grand prince, belles fringues et chaussures de prix, automobiles de luxe et montres de collection. Un mode de vie, une fierté, une grande gueule&#8230; une nature.</p>



<p>L&rsquo;occasion de mesurer l&rsquo;incroyable travail de composition de Ramzi Bedia qui interprète le rôle dans la série , avec une évidente maestria qui confine au caméléon. L&rsquo;opportunité par ailleurs de mettre des vrais visages, des photographies sur ces faits, de leur donner une couleur, des contours, et de mesurer leur frappante actualité. Aujourd&rsquo;hui encore, le mystère demeure, une grande partie de l&rsquo;argent détourné s&rsquo;est évanoui dans le labyrinthe des comptes offshore et les enquêteurs, bluffés, restent sur leur faim. Pour combien de temps ?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="CARBONE - Bande-annonce [Olivier Marchal, Benoît Magimel]" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/876JGUzpPyo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Carbone</em> &#8211; Le film</h2>



<p>2017 : <em>Carbone</em> déboule sur les écrans. « Inspiré de faits réels » indique le générique. De fait, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=olivier+marchal">Olivier Marchal</a>, avec son expérience de flic, sa connaissance du milieu, son sens du récit qui claque, a tout de suite, et le premier, flairé le potentiel narratif du « casse du siècle ». Il en reprend les grandes lignes pour accoucher d&rsquo;une tragédie policière moderne dont lui seul a le secret.</p>



<p>Prenez un jeune entrepreneur d&rsquo;origine modeste, mariée à une fille de la haute, méprisé par un beau-père fortuné qui écrase les autres avec son fric. Criblé de dettes, le jeune entrepreneur ne veut pas perdre l&rsquo;entreprise que son père lui a léguée. Il ne veut pas non plus perdre son fils que beau-papa menace de lui enlever. Une seule solution : trouver du fric. Vite. Très vite. C&rsquo;est alors qu&rsquo;il a vent des quotas carbone. Et d&rsquo;une faille liée à la TVA. Une faille qu&rsquo;il va exploiter grassement avec deux de ses potes, petits escrocs notoires.</p>



<p>Seulement voilà, ce genre de trafic attire très vite les gros voyous. Le cercle de violence se déclenche, qui va tout détruire. Initié à ce type de mécanique, Marchal en restitue les étapes sans fioritures, s&rsquo;appuyant sur un casting où Benoît Magimel donne entre autres la réplique à Dani hypnotique dans son rôle de mafiosa. Le tout se tient, soulignant avec virtuosité et pertinence le drame humain derrière l&rsquo;escroquerie en bande organisée.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Saga Sharko &#8211; Hennebelle : quand Franck Thilliez traque le Mal</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/romans-sharko-hennebelle-franck-thilliez/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Feb 2024 17:18:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dernier challenge culturel en date : le binge reading de la geste romantico-policière du flic Franck Sharko et de sa douce Lucie Hennebelle by Franck Thilliez. Soit 13 romans où ce couple maudit traque le Mal sous toutes ses formes. S’enfiler cette saga d’un coup, d’un seul, (trois semaines de lecture intense, si, si !) ne relève peut-être pas du masochisme profond et incurable, mais à coup sûr, on en...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="588" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/02/the-artchemists-romans-sharko-hennebelle-thilliez.png" alt="" class="wp-image-36936" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/02/the-artchemists-romans-sharko-hennebelle-thilliez.png 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/02/the-artchemists-romans-sharko-hennebelle-thilliez-288x282.png 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/02/the-artchemists-romans-sharko-hennebelle-thilliez-494x484.png 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/02/the-artchemists-romans-sharko-hennebelle-thilliez-70x70.png 70w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Dernier challenge culturel en date : le <em>binge reading</em> de la geste romantico-policière du flic Franck Sharko et de sa douce Lucie Hennebelle by Franck Thilliez. Soit 13 romans où ce couple maudit traque le Mal sous toutes ses formes. S’enfiler cette saga d’un coup, d’un seul, (trois semaines de lecture intense, si, si !) ne relève peut-être pas du masochisme profond et incurable, mais à coup sûr, on en ressort éprouvé.e. Il faut dire que le romancier sait y faire pour jouer avec le mental de ses personnages et le nôtre. De manière quasi sadique et avec des ficelles narratives d’une rare efficacité. Explications.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><a></a>Une recette bétonnée au fil des intrigues</h2>



<p><em>Train d’enfer pour Ange rouge, La chambre des morts, Deuils de miel, La mémoire fantôme, Le syndrome E, Gataca, Atomka, Angor, Pandemia, Sharko, Luca, 1991, La Faille</em>. À ce jour, la saga Sharko/Hennebelle débutée en 2004 compte 13 tomes, tous d’une rare violence, d’une virulence extrême. Et cela plaît : 7 millions de romans vendus, 750 000 rien qu’en 2021, 4ᵉ au classement des meilleures ventes de bouquins en 2020, à 50 ans, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Franck_Thilliez" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Thilliez</a> s’est hissé au sommet du hit parade de ce genre si spécifique du polar à la française. Avec une recette bien rodée, bétonnée au fil des pages et des intrigues :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>un couple de flics qui se constitue au fil des intrigues, dont le destin est plus que tragique, frappés qu’ils sont par des deuils cruels, la maladie mentale, la souffrance morale, la perte au quotidien, le sentiment d’impuissance face à la folie du monde ;</li>



<li>pour incarner cette folie, des assassins d’une perversité rare, particulièrement inventifs quand il s’agit de trucider autrui, d’en faire de juteux business et qui en prime s’acharnent avec une volupté évidente sur nos deux héros et leur entourage ;</li>



<li>la volonté de l’auteur d’explorer les facettes du Mal moderne, aka le versant sombre de la science et du progrès, entre mutations génétiques, trafic d’organes, réanimation des tissus, expérimentations sur les comportements, IA destructrice, réseaux sociaux ténébreux, nucléaire meurtrier et autres formes de vampirisme propres au XXIᵉ siècle.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading"><a></a>La hargne du chasseur</h2>



<p>À chaque volume sa démence qui parachute nos héros aux quatre coins de la planète (Amazonie, Canada, Égypte, Tchernobyl et j’en passe) quand elle ne les entraîne pas profondément dans les entrailles de la terre (les séquences souterraines sont légion) et de l’humanité. Marchés clandestins, trafics illicites, exploration de toutes les perversions, ces commerces de l’infâme ont lieu à couvert dans le secret des catacombes et du darknet, avec à la clé des tueurs certes totalement déviants, mais la tête sur les épaules quand il s’agit de faire du fric.</p>



<p>Pour révéler et vaincre ce catalogue d’atrocités, le duo Sharko/Hennebelle va devoir compter sur l’intelligence, l’intuition, un brin de chance, l’expertise du métier et la fièvre de la traque. À ce titre, ces superflics ont, eux aussi, leur côté dingo, cette hargne typique du chasseur qui jamais ne lâchera sa proie et n’hésitera pas à faire justice lui-même selon les circonstances. Ce qui les amène à faire pas mal de conneries et à jouer constamment avec les limites. En mode <em><a href="https://www.theartchemists.com/serie-braquo/">Braquo</a></em>. Une thématique récurrente chez tous les réalisateurs/auteurs spécialisés, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=olivier+marchal">Olivier Marchal</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=grang%C3%A9">Jean-Christophe Grangé</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=thierry+jonquet">Thierry Jonquet</a>, Arthur Conan Doyle, voire <a href="https://www.theartchemists.com/roman-salem-stephen-king/">Stephen King</a>, des références auxquelles Thilliez n’échappe guère, voire qu’il cite comme autant d’hommages sincères.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><a></a>Un propos documenté… et prophétique ?</h2>



<p>On pourrait même voir les références constantes à une météo extrême (orages, crues, canicules, tempêtes de neige ou de sable et autres déviances climatiques) comme des discrets clins d’œil à Tennessee Williams et son univers dramaturgique tissé d’échanges féroces, de jeux de pouvoirs psychiques et de sursauts atmosphériques. Personnages complexes piégés dans des situations extrêmes, urgences des émotions ravageuses, mécaniques infernales vouées à la destruction des plus faibles au profit des plus forts, on pourrait penser que Thilliez exagère.</p>



<p>Que nenni, de roman en roman, son propos est argumenté, construit, documenté. <a href="https://www.theartchemists.com/documentaire-vampyres-laurent-courau/">Vampyres</a>, transhumanisme, euthanasie, et j’en passe, chaque champ que l’auteur explore est fortement ancré dans une réalité vérifiable. Avec<em> Pandémia</em>, Thilliez s’offre même le luxe d’être prophétique : son récit, publié en 2015, prédit le chaos de la <a href="https://www.theartchemists.com/?s=covid">COVID</a>. Chaos à l’œuvre dans le dernier tome en date, <em>La Faille</em> qui évoque le détournement de la pensée par l’informatique. Je n’en dis pas plus pour ne pas spolier, mais la chose percute violemment les travaux d’Elon Musk sur le cerveau augmenté.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><a></a>Violence récurrente et maltraitance narrative</h2>



<p>Pas étonnant que la lecture en continu de tous ces ouvrages, outre un malaise généralisé, donne l’impression d’un schéma répété. La violence est récurrente depuis l’aube des temps (Thilliez fait d’ailleurs allusion à un moment de cette saga au massacre fondateur de l’humanité). En étudier les méandres, c’est mettre à jour des boucles qui se déroulent à l’infini. Les méthodes, les outils changent, le résultat est toujours le même : la souffrance, la mort, la destruction. Et pour bien faire comprendre le message au lecteur, Thilliez n’y va pas par quatre chemins.</p>



<p>Il n’hésite pas à flinguer ses personnages, de la plus horrible des manières. “<em>Choix terrible pour un auteur, vous l’imaginez, qui doit interrompre la destinée d’un être de papier auquel il a apporté un grand soin à insuffler la vie, comme le docteur Frankenstein avec sa créature</em>” explique-t-il en conclusion de<em> La Faille</em>. Choix terrible certes, mais qu’il fait plusieurs fois au fil de ce cycle Sharko/Hennebelle, soumettant ses héros à une torture physique et mentale intolérable, les embarquant de fait par-delà les limites de la folie. Un cas de maltraitance narrative ? En tout cas, un moyen aussi infaillible que percutant pour impliquer le lecteur au niveau émotionnel et lui faire perdre les pédales dans ce grand-huit orchestré de main de maître.</p>


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		<title>Tapie : chronique d’un gâchis annoncé ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-tapie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jan 2024 17:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qu’est-ce qui fait la valeur d’un homme ? Son courage ? Sa pugnacité ? Ses principes ? Ses convictions ? Ses rêves ? Ses obsessions ? Ses angoisses ? Son aveuglement ? Tout ça, Bernard Tapie l’avait, avec en prime un sens inné de la démesure, un côté roublard assumé. C’est du moins ce qui ressort de la mini-série Tapie. Le récit accéléré de sa grandeur… et de sa chute. Avec le sentiment amer du gâchis. Tapie alias « Nanard »...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/01/the-artchemists-tapie.jpg" alt="" class="wp-image-36847" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/01/the-artchemists-tapie.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/01/the-artchemists-tapie-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/01/the-artchemists-tapie-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Qu’est-ce qui fait la valeur d’un homme ? Son courage ? Sa pugnacité ? Ses principes ? Ses convictions ? Ses rêves ? Ses obsessions ? Ses angoisses ? Son aveuglement ? Tout ça, Bernard Tapie l’avait, avec en prime un sens inné de la démesure, un côté roublard assumé. C’est du moins ce qui ressort de la mini-série <em>Tapie</em>. Le récit accéléré de sa grandeur… et de sa chute. Avec le sentiment amer du gâchis.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Tapie | Bande-annonce officielle VF #2 | Netflix France" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/e2rgKnV76CM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Tapie alias « Nanard » aka « Le Boss » </h2>



<p>Si l’on s’en tient au récit façonné par le réalisateur Tristan Séguéla (fils d&rsquo;un certain Jacques qui a très bien connu Tapie du reste) et son complice romancier et scénariste Olivier Demangel, « Nanard » aka « Le Boss » avait à la fois tout pour réussir et se planter. Issu d’une famille d’ouvriers, pas de formation, une grande gueule, le refus des conventions, un ego surdimensionné, l’envie de s’imposer en haut de l’organigramme, peu importe le chemin. Chanteur, acteur, homme d’affaires, politicien, ministre, patron de l’OM… il a tout essayé, réussi parfois, brillamment et avec intelligence et finesse. Mais aussi beaucoup raté, se rétablissant d’une pirouette, repartant à l’assaut de la célébrité et de la richesse. Sans se démonter.</p>



<p>Alors pourquoi ? Pourquoi ce gars qui a tant peiné à construire un empire va le torpiller de la manière la plus crétine qui soit ? En trichant pour remporter un match de foot que son équipe ne pouvait de toute façon que gagner vu sa supériorité stratégique ? Un épisode parmi tant d’autres de la geste de Nanard, héros moderne qui aime à jouer avec le feu comme un Dom Juan du XXᵉ siècle, quitte à se saborder de la pire des manières. Partout à l’aise, à sa place nulle part. Le récit tissé par le duo Séguéla/Demangel tait de nombreux épisodes de cette saga (Crédit Lyonnais, scandale du Phocea) où disruption rime avec autodestruction.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un personnage colossal</h2>



<p>C’est bien dommage, car le portrait déjà très intéressant tissé par la série aurait gagné en nuance, présentant un visage encore plus complexe et tortueux de ce voyou au grand cœur, tourné vers l’humain certes, mais capable des coups bas les plus vicelards. Ce en quoi il n’est pas forcément le plus doué quand on le compare aux barons de la politique qu’il va côtoyer au fil de son court ministère. Pourtant, le Monsieur ne manquait ni d’audace ni de panache quand il affronta Le Pen lors d’un duel verbal entré dans les annales. S’il est incomplet,<em> Tapie</em> a au moins le mérite de rappeler ce fait d’armes dont peu peuvent s’enorgueillir et qui en son temps fit grande impression.</p>



<p>C’est que Nanard, son allure, sa grande gueule, ses répliques coups de poing, son sens de la décision, de l’action ont marqué les années 80. Et cela, la série le rappelle assez justement, portée par un <a href="https://www.theartchemists.com/?s=laurent+lafitte">Laurent Lafitte</a> absolument exceptionnel de vérité dans ce rôle pourtant improbable et ô combien glissant. Aucune fausse note cependant de la part du comédien, qui excelle à restituer les excès et les angoisses, les colères et les élans de son modèle, avec en point d’orgue une confrontation impressionnante avec le procureur Eric de Montgolfier qui l’enverra en tôle, joué par un David Talbot tout aussi colossal que son interlocuteur.</p>



<div class="wp-block-group has-blush-light-purple-gradient-background has-background"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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<h2 class="wp-block-heading">Un besoin viscéral d&rsquo;avoir raison</h2>



<p>Et que dire du reste du casting ? Joséphine Japy, Fabrice Luchini, Camille Chamoux, Antoine Reinartz, Samuel Labarthe, François Rollin, Anne Benoit… la production a misé sur une distribution de très haut vol pour reconstituer cette success story aux saveurs de souffre, une narration librement inspirée où les éléments fantaisistes et inventés pullulent, mais qui a pour objectif de méditer avec pas mal de jugeote finalement sur les grandeurs et les misères d’un Titan aux pieds d’argile. Que cela ne vous dispense cependant pas de parcourir les biographies consacrées à Tapie, d’autant que la série se concentre sur les années 1966-1997, édulcorant la suite de ses péripéties qui furent tout aussi palpitantes.</p>



<p>Ce qui est certain, c’est que la série saisit au vol la modernité de ce garçon, le futur qu’il annonce, une mutation profonde et pas forcément heureuse des arcanes de la politique et de l’économie, son côté séducteur, manipulateur, sa grande capacité à vouloir façonner le monde tel qu’il l’entendait, sans tenir compte de réalités qui le rattraperont très vite pour l’écraser. Et cela avec néanmoins beaucoup de bon sens et d’empathie, un sens profond de l’autre qu’il peut balayer d’un revers de la main quand ses intérêts, son besoin viscéral d’avoir raison, d’être aimé, adulé, célébré, reconnu sont en jeu. Ironiquement, le parallèle avec Polnareff étiré tout au long des 7 épisodes rehausse le caractère atypique, pour ne pas dire oxymorique, de ce personnage aussi attachant qu’il peut être horripilant.</p>


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		<title>Moloch : attention polar fantastique, social et pyromane</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/moloch-polar-fantastique-social-pyromane/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Oct 2020 15:16:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ciel plombé, plage immense balayée par les vents, immeubles sordides, usines rouillées … nous sommes dans une petite côtière comme il y en a tant, coincée entre indistries mourantes, violences urbaines et solitudes modernes. Dans ce désert social où plus personne ne dialogue avec personne, un jour, un homme prend feu. Sans aucune explication. Un gars sans histoire qui se consume soudain sous les yeux des passants impuissants, choqués. La...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/10/Capture-du-2020-10-18-17-13-44.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-32958 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/10/Capture-du-2020-10-18-17-13-44.png" alt="" width="623" height="498" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/10/Capture-du-2020-10-18-17-13-44.png 623w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/10/Capture-du-2020-10-18-17-13-44-288x230.png 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/10/Capture-du-2020-10-18-17-13-44-494x395.png 494w" sizes="auto, (max-width: 623px) 100vw, 623px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Ciel plombé, plage immense balayée par les vents, immeubles sordides, usines rouillées … nous sommes dans une petite côtière comme il y en a tant, coincée entre indistries mourantes, violences urbaines et solitudes modernes. Dans ce désert social où plus personne ne dialogue avec personne, un jour, un homme prend feu. Sans aucune explication. Un gars sans histoire qui se consume soudain sous les yeux des passants impuissants, choqués.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Moloch - Competition - CANNESERIES" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/y74g7rc2xqA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">La justice par le feu</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">D’autres suivront, immolés par on ne sait quelle force destructrice. Innocents en apparence. Jeune journaliste en quête de scoop et de reconnaissance, Louise décide d’enquêter. Elle croise la route de Gabriel, psychiatre tragiquement frappé par la mort de son fils. Ils s’associent pour trouver le coupable, ce mystérieux Moloch qui a décidé de rendre la justice sociale par le feu. Parce que sa colère est impitoyable.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Voici le pitch de la série <i>Moloch</i>, écrite et réalisée par Arnaud Malherbe, tout juste diffusée sur ARTE. S’il peut sembler un chouia classique pour ne pas dire resucé, le scénario s’avère au visionnage particulièrement efficace, aussi bien en terme de suspens que de réflexion. Et d’atmosphère. Lourde, poisseuse, alimentée par des personnages complexes et malsains, l’intrigue nous emmène dans des territoires brûlants.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b><span style="background-color: #ff00ff;">A lire également :</span> </b></span><span style="font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 12pt; color: #981ce6;"><a style="color: #981ce6;" href="https://www.theartchemists.com/maroni-fantomes-fleuve-renouveler-haut-main-polar-a-francaise/"><u><b>Maroni, les fantômes du fleuve : renouveler haut la main le polar à la française ?</b></u></a></span></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">Rééquilibrer la balance</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Injustice sociale, brutalité des rapports humains, isolement généralisé, compétition exacerbée, pas un des protagonistes n’est équilibré, bien dans sa peau. Tous portent une rage sourde qui couve comme un incendie, alimenté par les frustrations, les hypocrisies du quotidien, le questionnement d’un monde horriblement dur et inique. Tous pourraient être Moloch. Mais lequel a suffisamment de puissance et de haine pour passer à l’acte ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Formidablement porté par ses interprètes, Olivier Gourmet en tête qui s’impose une fois de plus comme un acteur hors pair, Moloch fait étrangement écho à notre actualité. Plus qu’un polar fantastique, c’est une fable sociale qu’on nos raconte ici, sur la question de la justice sommaire, comme seul moyen de défense face à la dureté des puissants. Qui est véritablement coupable ? Les générations futures réussiront-elles à rééquilibrer la balance et à quel prix ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  </span><strong><a href="https://www.theartchemists.com/les-rivieres-pourpres-du-film-a-la-serie-niemans-dans-les-tenebres/" rel="bookmark">Les Rivières pourpres : du film à la série, Niemans dans les ténèbres</a></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Clairement, Moloch ne vous fera pas sourire, loin de là. Les six épisodes de cette mini-série risquent même de vous perturber profondément. C’est le but, qui tranche avec les programmations héroïco-guimauves affectionnées par nombre de plateformes VoD en vogue … Vous êtes prévenus.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p><a href="https://www.arte.tv/fr/videos/RC-019934/moloch/">https://www.arte.tv/fr/videos/RC-019934/moloch/</a></p>
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		<title>COVID19  :  « rien ne peut arrêter un artiste » ou de la digitalisation agile et nécessaire de la culture</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/covid19-artiste-digitalisation-agile-culture/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2020 08:14:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>COVID19 et autres fléaux : peut-on contrer l’apocalypse culturelle ? Vous vous souvenez ? Nous posions la question le 6 mars 2020. Depuis, quelques éléments de réponse nous sont parvenus. Qui n’ont rien de très positifs. Et ont déclenché un véritable orage culturel, poussé le milieu artistique dans ses retranchements. L&#8217;obligeant à une mutation digitale à marche forcée qui redonne au terme « agile » toute sa valeur. Un point s’impose. Un sacré coup...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: justify;"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/FotoJet2-e1587374339832.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-32421 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/FotoJet2-e1587374339832.jpg" alt="" width="800" height="800" /></a></h4>
<h4 class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.theartchemists.com/covid19-et-autres-fleaux-peut-on-contrer-lapocalypse-culturelle/">COVID19 et autres fléaux : peut-on contrer l’apocalypse culturelle ?</a></u></span></span></h4>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Vous vous souvenez ? Nous posions la question le 6 mars 2020. Depuis, quelques éléments de réponse nous sont parvenus. Qui n’ont rien de très positifs. Et ont déclenché un véritable orage culturel, poussé le milieu artistique dans ses retranchements. L&rsquo;obligeant à une mutation digitale à marche forcée <span lang="zxx"><u><a style="color: #000000;" href="https://www.theartchemists.com/internet-vs-covid19-lheure-du-confinement-digital-a-t-elle-sonne/">q</a></u></span>ui redonne au terme « agile » toute sa valeur. Un point s’impose.</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/annulation-hellfest.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-32417 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/annulation-hellfest-e1587378710946.png" alt="" width="800" height="560" /></a></p>
<h2><span style="color: #000000;">Un sacré coup dans l’aile</span></h2>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Nous avions eu droit au report des sorties d’albums, de livres, de films … Depuis la dernière allocution de notre président, ce sont les festivals estivaux qui jettent l’éponge en série. Même Avignon In a dû rendre les armes face à l’épidémie, malgré la ténacité de Olivier Py et de sa team. Durs à cuire, les théâtreux, mais néanmoins rattrapés par la réalité du confinement. Le sinistre index s’allonge d’heure en heure, relayé par la presse généraliste et spécialisée, dans des articles aux allures de discours funéraire, de liste de condamnés à mort. Car le secteur, déjà bien impacté par les politiques d’austérité, risque fort d’y laisser ce qui lui restait de plumes.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Si certains misent sur le report à une hypothétique date automnale &#8211; au risque de crasher les programmations déjà ancrées comme le MaMA et de voir leur jauge s’effondrer, les participants n’étant plus en vacances à ce dernier trimestre de l’année, la majorité a baissé les bras, annonçant au passage l’édition 2021 … pour peu qu’ils arrivent jusque-là, car, annulation ou ajournement, au niveau financement, ça s’annonce serré. C’est que les assureurs jouent les vierges prudes et refusent de dédommager les events, dixit la mésaventure du Hellfest rançonné par Albigia qui minaude sur une clause du contrat &#8230;</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">… oubliant au passage que la grande messe métal de Clisson fédère une moyenne de 180 000 rockers pas forcément contents, soit autant de potentiels clients qui vont boycotter l’enseigne, sans compter les familles, les proches, les potes, les groupes également, ainsi que les labels, les tourneurs … bref en matière de communication et d’image de marque, Albigia et consort devraient peut-être revoir leur positionnement, après je dis ça, je dis rien, mais je rappelle qu’un métalleux, même si à la base, c’est un nounours choupi, en volume ça tient plus du Conan le barbare que d’un hobbit, et ça n’aime pas être contrarié … dont acte.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Assurances frileuses, gel des subventions, mécénats, sponsorings, prêts des banques … l’équilibre budgétaire va en prendre un sacré coup (coût???) dans l’aile, surtout s’il faut rembourser les spectateurs qui ne voudront pas faire don de leur place en soutien à la cause culturelle (vu la crise économique qui s’annonce, certains vont préférer récupérer ces précieuses noisettes). Quant aux aides, elles peinent à se mettre en place, malgré la mobilisation des institutions type</span> <a href="https://www.adami.fr/mesures-exceptionnelles-covid-19/"><b>ADAMI</b></a>, <a href="https://www.sacem.fr/"><b>SACEM</b></a> <span style="color: #000000;">sans compter le ministère de la culture ou des acteurs privés comme le géant Netflix s’associant avec Audiens pour voler au secours des intermittents de l’audiovisuel, Antoine de Galbert qui vient de créer</span> <a href="https://fondationantoinedegalbert.org/fondation/actions/fonds-de-soutien-aux-artistes/"><b>un fonds de soutien pour les artistes contemporains</b></a>. <span style="color: #000000;">Encore faut-il pouvoir s’y retrouver dans la paperasse des autorisations, critères et autres obligations administratives pour espérer toucher une obole qu&rsquo;on imagine anorexique.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Pendant ce temps-là, les victimes collatérales s’accumulent, les personnels administratifs, les techniciens, les attachés de presse, managers, bookers … bref l’ensemble de la profession se retrouve au chomdu, priant les dieux du spectacle vivant de protéger leur statut d’intermittent menacé par la paralysie ambiante. Impossible d’enregistrer, de tourner, de shooter … point mort total ! Bref un véritable feuilleton de l’été qu’on aurait aimé plus joyeux et que vous pouvez notamment suivre via</span><b> </b><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.culturelink.fr/"><i><b>Culturelink</b></i></a></u></span></span> <span style="color: #000000;">dont la revue de presse éclaire la situation d’un jour assez ténébreux, il faut bien l’admettre. Et les annonces fantaisistes du ministre de la culture sur l’autorisation des « petits festivals » à 50 personnes en rajoute une couche dans le bordel présent.</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/comédie-continue-.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-32419" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/comédie-continue--494x356.png" alt="" width="494" height="356" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/comédie-continue--494x356.png 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/comédie-continue--288x207.png 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/comédie-continue--768x553.png 768w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/comédie-continue-.png 1195w" sizes="auto, (max-width: 494px) 100vw, 494px" /></a></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">Vers l’addiction culturelle ?</span></h2>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Apocalypse culturelle now ! Now ??? Pas si sûr. Convaincu qu’il y aura de la casse, le secteur s’adapte. Vite, très vite. En un mois seulement, les initiatives ont fleuri, incroyablement novatrices. Nous évoquions l’adaptabilité chinoise ? Les occidentaux ont suivi sans se faire prier. Les balcons ont été investis, on a d’abord eu les ténors et les dj italiens, maintenant ce sont nos artistes qui s’y collent, comme le lyonnais</span> <a href="https://www.youtube.com/channel/UC6ftPSk1kxC1wVZ3gKDlPZQ"><b>Sandy Sax</b></a> <span style="color: #000000;">ou</span> <a href="https://www.facebook.com/lenadeluxe/"><b>Lena Deluxe</b></a>, <span style="color: #000000;">pour ne citer qu’eux. Quant aux lives confinés, ils pullulent, tous les musicos s’y adonnent, une véritable et mélodique addiction, qui touche les petits comme les célèbres, toutes catégories confondues –</span> <a href="https://www.facebook.com/LesWampasVousAiment/"><b>Didier Wampas</b></a>, <a href="https://www.facebook.com/alainsouchon/"><b>Alain Souchon</b></a>, <a href="https://www.facebook.com/laphaze/"><b>La Phaze</b></a> <span style="color: #000000;">… impossible de tous les citer, impossible.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Ce qui est intéressant, c’est que ce phénomène s’organise, se structure, se diversifie, touche toutes les disciplines.</span></p>
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<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Les pages et les sites fédérant les lives se multiplient sur le modèle du groupe Facebook</span> <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.facebook.com/groups/210268320066490/"><b>Live en ligne</b></a></u></span></span><b>,</b> ou de<b> </b><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://shotgun.live/"><b>Shotgun distancing</b></a></u></span></span>, <span style="color: #000000;">la plateforme de streaming érigée à la hâte par le site de billetterie Shotgun.</span></p>
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<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Des festivals musicaux en ligne ont déjà vu le jour comme</span> <a href="https://www.facebook.com/Festivaljerestealamaison/"><b>Je reste à la maison</b></a>,<b> <a href="https://www.facebook.com/events/3287135864649689/">Sofa festival</a>, <a href="https://www.facebook.com/events/916768852070596/">Maison Tsugi Festival</a></b>, <a href="https://www.facebook.com/notontheroad/"><b>Not on the road festival </b></a>…</p>
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<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Lady Gaga a pris les choses en main, multipliant les levées de fonds pour aider l’OMS comme les soignants, orchestrant au passage</span> <a href="https://www.globalcitizen.org/fr/connect/togetherathome/"><b>One world : together at home</b></a>, <span style="color: #000000;">qui, dans la tradition des super-concerts caritatifs, draine des stars comme Elton John, Billie Eilish … ou The Rolling Stones. Ces vedettes n’hésitèrent pas à se produire par tweet interposé et en vidéo live … depuis chez eux ! Le tout relayé à la télévision by entre autres France 2, W9 et RTL2, avec le succès et l’enthousiasme qu’on imagine. Et le temps fort de Paul McCartney réveillant les mannes des Beatles en interprétant « Lady Madonna » en hommage aux infirmiers du monde entier. En larmes devant mon écran que j’étais, en larmes.</span></p>
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<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Des grosses structures telles</span> <a href="https://www.sxsw.com/"><b>SXSW2020</b></a> <span style="color: #000000;">ou le <a href="https://www.festival-cannes.com/fr/"><b>Festival de Cannes</b></a> envisagent la mutation digitale ; même si la Quinzaine des réalisateurs est annulée, au moins Cannes tient, les organisateurs ne savent pas trop comment ils vont s’y prendre, répugnant à l’idée de digitaliser des projections destinées au grand écran (et de donner raison à Netflix qu&rsquo;ils avaient précédemment frappé de leur ire), mais ils sont à pied d’œuvre pour solutionner le problème, on attend de voir … D’autres sont plus flexibles comme le</span> <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.annecy.org/actualites:a2588"><b>festival international du film d’animation d’Annecy</b></a></u></span></span> ou <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://aubagne-filmfest.fr/fr/"><b>celui du film d’Aubagne</b></a></u></span></span> <span style="color: #000000;">qui vont passer la programmation en numérique sans faire de chichi.</span></p>
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<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Idem pour le</span> <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.printemps-bourges.com/"><b>Printemps de Bourges</b></a></u></span></span> <span style="color: #000000;">converti en Printemps imaginaire et qui suscite bien des curiosités … tout comme</span> <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://burningman.org/"><b>Burning man</b></a></u></span></span> <span style="color: #000000;">qui a embrassé la solution numérique avec une page d’inscription en ligne pour accéder au site, encore très mystérieux mais avec à la clé la possibilité de participer … bref c’est bien alléchant cette perspective, surtout avec l’ambition de toucher 100 000 personnes de par le monde. On attend donc Virtual Black Rock City 2020 avec impatience !</span></p>
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<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Les musées ne sont pas en reste qui ont ouvert leurs collections, leurs expositions en les partageant sur leurs sites. Nous n’en sommes pas encore à plonger dans une réalité virtuelle à 360°, mais l’avancée est notable et appréciable. D’autant qu’elle s’accompagne d’une kyrielle de cours en ligne, par exemple la</span> <a href="https://www.mep-fr.org/"><b>MEP</b></a> <span style="color: #000000;">qui propose de nous initier à la photographie.</span> <a href="https://www.louvre.fr/"><b>Le Louvre</b></a>, <a href="https://www.musee-orsay.fr/"><b>Orsay</b></a> <span style="color: #000000;">… tous s’y mettent pour notre plus grande joie de confinés. Et les concours suivent ! La MEP toujours a lancé « Fenêtre ouverte » tandis que le</span> <a href="https://www.getty.edu/museum/"><b>musée Getty</b></a> <span style="color: #000000;">a proposé à ses fidèles de copier les grands tableaux de sa collection en posant chez eux avec les moyens du bord. Les jeux et les ateliers pour enfants sont également nombreux.</span></p>
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<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Et du côté du théâtre, de l’opéra ? C’est la béatitude internaute !!! Tous y vont de leurs captations mises à disposition, un pur bonheur ! A ce titre la programmation orchestrée par la</span> <a href="https://www.comedie-francaise.fr/"><b>Comédie Française</b></a> est exemplaire ! Les initiatives, passionnantes, partout ! Des interviews en direct, des lectures de pièces et de poèmes en ligne … ou par téléphone, à la demande. Une stratégie adoptée enter autres, par le<a href="https://www.theatredelaville-paris.com/fr"><b> Théâtre de la Ville</b></a>, le <a href="https://cdntours.fr/"><b>CDN de Tours</b></a>, le <a href="https://www.colline.fr/"><b>Théâtre de La Colline</b></a> <span style="color: #000000;">qui jouent ainsi la carte de la proximité.</span></p>
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<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Bref ça pullule, de tous les côtés. Rien ne peut arrêter un artiste, rien, surtout pas un virus, aussi dangereux soit-il. A la faveur du confinement, l’offre culturelle a explosé, envahissant internet qui s’est mué en corne d’abondance … au risque de friser l’indigestion. Car difficile de s’y retrouver dans ce paradis qui refermera ses portes une fois la maladie vaincue. C’est fort dommage car cette fenêtre est absolument magnifique, pour ceux qui vivent un confinement culturel constant dans leurs campagnes, du fin fond de leurs infirmités, de leur misère. Alors si quelqu’un me lit, m’entend, qu’il écoute ma prière. Fasse, dieu de la culture et toutes les muses de la créativité, que cette fenêtre digitale ne se referme pas.</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/larkin-poe.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-32418" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/larkin-poe-373x494.png" alt="" width="373" height="494" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/larkin-poe-373x494.png 373w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/larkin-poe-217x288.png 217w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/larkin-poe.png 496w" sizes="auto, (max-width: 373px) 100vw, 373px" /></a></p>
<h2 class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Une corne d’abondance à monétiser ?</span></h2>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Il y a peu de risques. Des pandémies, nous en aurons d’autres. Qui vont nous retenir dans les prisons plus ou moins dorées de nos foyers. Déconfinement à géométrie variable, poids d’une économie qu’il faut relancer coûte que coûte, peu importe le risque sanitaire … on n’est pas sorti du sable covidien tandis que les secondes vagues de contagion se précisent déjà en Asie, et qu’on ne sait pas trop comment cette saloperie agit à long terme sur les organismes. Résumons : le télé-travail risque de devenir une habitude, et la culture dématérialisée également. Les acteurs de la filière sont-ils prêts ? La mue entamée le prouve. En ont-ils conscience ? Envie ? Cela reste à voir. Mais Maître Covid sur son brin d’ADN pangolinesque perché ne va guère nous laisser le choix.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Avec certains atouts à la clé, bien précieux dans cette traversée du désert aux allures de crucifixion. La transition digitale à marche forcée du secteur culturel a plusieurs objectifs : renforcer la fanbase existante – toucher et fidéliser un nouveau public, plus vaste – conquérir un public tout court. Citons la Boiler room qui profite de cette parenthèse cauchemardesque pour imposer son</span> <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://fourthree.boilerroom.tv/"><b>4:3 online film festival</b></a></u></span></span> <span style="color: #000000;">avec l’idée de révéler des films méconnus issus des contre-cultures et cela en dehors des circuits de distribution ; l’ambition est de devenir ni plus ni moins que le « Netflix de l’underground », selon le magazine</span> <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.traxmag.com/boiler-room-43-festival-films-en-ligne/?fbclid=IwAR0fC0T0RB5TCCnBlUVgdVYrYlKsq1zCIiaDKvik7J073iQE8vsn5yzUXuk"><i><b>Trax</b></i></a></u></span></span><i><b>. </b></i>Des démarches de ce type, il y en a pléthore … reste à savoir si elles sont monétisables. Traduction : va-t-on gagner des sous avec ? En vivre ? <i><b> </b></i></p>
<p class="western" align="justify">Considérons un instant la multiplication des mobilisations caritatives : <b>One world : together at home</b> cité plus haut n’avait pas pour but premier de ramener des dons … mais l’industrieuse et très motivée Lady Gaga avait déjà raflé 35 millions d&rsquo;euros destinés à l&rsquo;OMS et la lutte contre le virus avant même d’avoir lancé la soirée. Au même moment, <a href="https://www.facebook.com/DavidGuetta/"><b>David Guetta</b></a> <span style="color: #000000;">avec son <b>Fundraising live from Miami</b> faisait tomber dans la tirelire caritative 100 000 dollars et ce n’était que le milieu de la nuit, la somme s’élève désormais à 600 00 dollars ! Le festival français <b>Je reste à la maison </b>déjà mentionné a quant à lui soulevé plus modestement 7602 euros pour le Secours populaire mais pour un event organisé dans le rush via Facebook c’est proprement exceptionnel … et très encourageant. Car le potentiel de monétisation est là, et le public prêt à suivre, pour soutenir la cause … et pour se divertir, en s’instruisant au passage.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Beaucoup l’ont compris, ainsi le duo blues rock</span> <a href="https://www.facebook.com/larkinpoe/"><b>Larkin </b><b>P</b><b>oe</b></a>,<span style="color: #000000;"> confiné avant d’avoir pu entamer sa tournée internationale … et qui a décidé d’initier un « Live stream tour », soit six concerts « home sweet home» en live stream dont les recettes seront en partie versées à United Way Nashville, une caisse de soutien aux musiciens de la ville, durement impactés par le confinement. Une partie, le reste, les sœurs Lovell le gardent pour vivre de leur activité. Normal. Et pour y parvenir, elles sont passées par <strong><a href="https://veeps.com/">Veeps.com</a></strong> afin de vendre des places à l’unité, des pass, des packs place + album. La plate-forme garde 15 % du CA, le groupe le reste. Sans frais autre. Avec la possibilité de toucher un public international, de dicter ses propres tarifs, de formater son offre à sa façon.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Autre exemple : le</span> <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.apollotheatre.fr/streaming"><b>théâtre Apollo</b></a></u></span></span> <span style="color: #000000;">transmet en live des spectacles de jeunes humoristes pour 7 euros la place. Histoire de soutenir la filière qui bat de l’aile. Même esprit avec la start-up</span> <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://dartagnans.fr/"><b>Dartagnans</b></a></u></span></span>, <span style="color: #000000;">spécialisée dans la récolte de fonds pour rénover les vieux châteaux et qui vient de lancer</span> <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.mousquetairedupatrimoine.fr/"><b>https://www.mousquetairedupatrimoine.fr/</b></a></u></span></span> <span style="color: #000000;">pour encourager le public à acheter des préventes afin d’organiser les visites d’après confinement … et permettre aux monuments de tenir le choc financièrement, après avoir prélevé son obole bien évidemment. </span><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.dancefloor-paris.com/"><b>Dancefloor</b></a></u></span></span> <span style="color: #000000;">a également vu le jour dans le sillage de l’épidémie, pivoté plus exactement, puisqu’à la base, la start-up de Rachel Vanier et Fanny Seroka devait installer son projet d’école de danse dans des locaux … devenus virtuels par la force des choses.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Objectif : mettre en lien des professeurs de danse et des élèves, avec des forfaits à la clé. Des forfaits qu’on trouve aussi dans les tarifs de plate-formes de streaming émergentes qui ont profité du confinement pour ouvrir leurs catalogues gratuitement avant de les refinancer le moment venu : face aux mastodontes du secteur, </span><a href="https://www.netflix.com/fr/"><b>Netflix</b></a>, <a href="https://www.primevideo.com/?_encoding=UTF8&amp;language=fr_FR"><b>Amazon </b><b>prime </b><b>video</b></a> et autre <a href="https://www.disneyplus.com/fr-fr/"><b>Disney +</b></a>, <span style="color: #000000;">on voit doucement s’imposer</span> <a href="https://madelen.ina.fr/"><b>Madelen</b></a>, le site de streaming de l’INA, <a href="https://www.opsistv.com/"><b>Opsis TV</b></a>, <a href="https://www.universcine.com/"><b>UniversCiné</b></a>, <a href="https://mubi.com/fr"><b>Mubi</b></a>, <span style="color: #000000;">autant d’indépendants qui comptent bien tirer leur épingle du jeu, au même titre que les libraires en ligne désireux de concurrencer enfin l’hydre Amazon, mise en péril par son appétit dévorant, son ambition totalement inhumaine.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="« Dire merci » - Message de soutien du Ballet de l&#039;Opéra national de Paris" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/OIiG14Ggmu0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;"><b>Se réinventer pour </b><b>rêver</b><b> encore ensemble</b></span></h2>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Par la force des choses, la culture se réinvente. Avec une agilité que les entreprises peuvent lui envier. Car soudain, il faut s’extraire du concept de spectacle vivant en présentiel et investir l’immense salle de théâtre que représentent internet et les réseaux sociaux. Une gymnastique complexe mais nécessaire, semble-t-il, pour avoir plusieurs cordes à son arc, et pouvoir se replier sur la solution numérique quand la version physique est soudainement rendue inaccessible, par virus interposé. Se pose alors plusieurs questions : celle du live, de la production. Le stream abolit la présence physique du public qui n’interagit que par vidéo et commentaires. Quant aux participants, ils ne sont pas dans le même local, n’ont pas de retours, pas d’éclairage, la synchronisation laisse à désirer, la restitution du son … même la transmission peut lâcher à la défaveur d’une bande passante saturée, d’une box internet qui grille.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Eh oui, si le réseau lâche, plus de concert, plus de spectacle. On se souvient encore de la transmission en direct du</span> <a href="https://www.theartchemists.com/hamlet-kebab-shakespeare-sur-le-pouce/"><i><b>Hamlet Kebab</b></i></a> <span style="color: #000000;">du Théâtre de la Commune d’Aubervilliers, interrompue au bout de 10 minutes, laissant les spectateurs du MK2 Grande Bibliothèque sans autre recours que de quitter leur siège, bredouilles. C’était notre grande peur il y a peu : si internet nous lâche, on est fichu. Internet a tenu le coup, alléluia. Au même titre que les médecins, les petits commerces, les entreprises et les écoles, la culture a emboîté le pas de la digitalisation. A ce jeu, les DJ et musiciens électro sont favorisés qui possèdent leur équipement avec eux.</span> <a href="https://www.facebook.com/marcrebillet/"><b>Marc Rebillet</b></a> <span style="color: #000000;">est un pionnier du genre, les autres ne sont pas en reste, et le mix connaît un essor remarquable par ces temps de vache maigre pour les dancefloors … qui se téléportent chez les internautes, dans leurs apparts, sur leurs balcons, dans leurs cours d’immeubles. Ces derniers n’hésitent pas à se filmer, se déhanchant sur des bits endiablés, et les vidéastes récupèrent les rushes pour faire des clips fusionnels. On citera notamment le phénomène des balcony raves slaves, ou la vidéo du</span> <strong><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.facebook.com/ramirolopezdj/videos/662659877856652/">DJ Ramiro Lopez</a></u></span></span></strong>.</p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">La musique classique n’est pas en reste qui s’offre un coup de jeune et une viralité de bon aloi, réinvestissant la notion de musique de chambre 2.0. La mezzo-soprano Joyce DiDonato et le ténor polonais Beczala ont investi Facebook et Instagram pour interpréter en direct des passages de l’opéra <em>Werther</em> de Massenet. Le violoniste Renaud Capuçon enchaîne les morceaux prestigieux, quitte à passer par l’application NomadPlay pour y ajouter un fond orchestral. Le Trio George Sand a interprété à sa manière le</span> <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.facebook.com/FranceMusique/videos/3573731869363653/"><b>« Trio en La Majeur Hoboken » de Haydn</b></a></u></span></span> <span style="color: #000000;">pour le compte de France Musique. Soudain l’art lyrique devient abordable, tandis qu’on pénètre l’intimité de ces interprètes. Et cela vaut aussi pour les grandes formations !</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Renaud Capuçon, encore lui, a convoqué d’autres solistes prestigieux pour créer un orchestre éphémère et jouer<b> </b></span><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://youtu.be/RjH-5glkomQ"><b>« Le Carnaval des animaux » de Saint-Saëns</b></a></u></span></span><b> </b><span style="color: #000000;">lors d’un live mémorable et d’une grande qualité diffusé par Brut et dédié aux soignants. Idem avec l’Orchestre National de Metz confiné et sa version en live et chacun chez soi de <span lang="zxx"><u><a style="color: #000000;" href="https://www.youtube.com/watch?v=WveX3MxZFls&amp;fbclid=IwAR3Nm53O4dnfJGuNLj2l5o_JZsC2ZXAzLrbsWS3Yqe05qiqUcPHwO3--zOc"><b>« La valse des fleurs »</b></a></u></span> extraite du ballet <i>Casse-Noisette</i> de Tchaikovski. Avec</span> <a href="https://youtu.be/Sj4pE_bgRQI"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><i><b>Le Boléro</b></i></u></span></span><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><b> de Ravel</b></u></span></span></a><b> </b><span style="color: #000000;">joué à l’unisson par l’Orchestre National de France. Le monde de la danse s’y colle : « Dire merci », le message de soutien du Ballet de l&rsquo;Opéra national de Paris, saisit chacun de ses danseurs chorégraphiant à sa manière </span><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://youtu.be/OIiG14Ggmu0"><b>« la danse des Chevaliers »</b></a></u></span></span> <span style="color: #000000;">du ballet <i>Roméo et Juliette</i> de Prokofiev ; au montage, un Cédric Klapisch inspiré dans le rythme et le choix des plans.</span></p>
<p>https://youtu.be/OGN1jke1g34</p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">Digitaliser pour le meilleur et l&rsquo;avenir<br />
</span></h2>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Ces vidéos mosaïques marquent l’esprit, dérivations ingénieuses du webinar à la sauce grande musique, qui donne à voir les visages de musiciens perdus habituellement dans la fosse d’orchestre, des danseurs d’une grâce infinie évoluant dans leur cuisine ou leur salon, transformant leur intérieur en espace soudainement magique. Nous ne sommes plus seulement spectateurs, nous pénétrons le mystère du geste créatif, de la répétition, du travail en amont, de la technique aboutie vécue au quotidien, loin des costumes d’apparat, du maquillage de scène. Mieux, les barrières stylistiques explosent quand le corps du ballet de l’Opéra National du Rhin s’amuse sur le très disco<b> </b></span><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.facebook.com/watch/?v=567958187261136"><b>« Sunny » de Boney M</b></a></u></span></span>. <span style="color: #000000;">Et nous donne envie de bouger nous aussi. Irrésistiblement.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">« Dansez, sinon nous sommes perdus » disait Pina Bausch, prophétique. Cultivez-vous également, et par tous les moyens, aussi digitaux soient-ils. Il ne reste que ce vecteur, pour prendre la contagion de vitesse, être et rêver ensemble sans se tuer par contamination insidieuse. C’est là que le bas blesse, technologiquement et spirituellement. Le monde du spectacle vivant peut-il s’abolir de la présence physique du public, de la rencontre corporelle entre interprètes et spectateurs, de cette alchimie presque sensuelle qui fait de chaque représentation un instant unique ? Si l’univers de la musique, du cinéma et de l’édition ont depuis longtemps investi l’outil numérique, le théâtre et l’opéra peinent encore à se lancer, hormis pour restituer des captations encore trop rares, alimenter des scénographies spectaculaires.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Les salles ne sont pas équipées, les usages font peur, miser sur le digital serait trahir les anciens, l’esprit scénique, la ferveur des pionniers comme Shakespeare et Molière. En 2017, 47 % des établissements considéraient le numérique comme secondaire, selon</span> <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="http://www.tmnlab.com/2016/11/21/letat-lieux-numerique-theatres-2016-infographie-rapport-complet/"><b>une étude du Laboratoire Théâtres et médiations numériques</b></a></u></span></span>. <span style="color: #000000;">Imaginez alors, investir le digital comme un nouveau pôle d’exploration des usages dramaturgiques ! Le théâtre numérique est un champ d’expérimentation, une chasse gardée, une niche. On y trouve des figures comme<b> </b></span><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.bram.org/"><b>Annie Abraham</b></a></u></span></span><b>, </b><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://theatrenumerique.lesparticules.org/"><b>Raphaël Gouisset</b></a></u></span></span><b>, </b><span style="color: #000000;">David Kaskel avec<b> </b></span><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.breakingfourth.com/"><b>Breaking Fourth</b></a></u></span></span><b>, </b><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://youtu.be/OGN1jke1g34"><b>Laurent Bazin</b></a></u></span></span><b> </b><span style="color: #000000;">… quelques compagnies comme</span> <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.punchdrunk.com/"><b>PunchDrunk</b></a></u></span></span>. <span style="color: #000000;">Tout reste à inventer, et vite. Transposer les events culturels dans des mondes factices comme Minecraft, des univers comme Second Life ? Exploiter les ressources de la RV et des casques type Oculus ? <a href="https://www.virtway.com/"><strong>Virtway</strong></a>, spécialisée dans les services immersifs vient de connaître un bon incroyable tandis que les entreprises y propulsent leurs events. Pourquoi pas alors l’univers de la culture ?</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><span lang="zxx">Sans même passer à la RA, quid de Twitter, TikTok et autres réseaux ? Zoom peut-être ? Audacieux ? En 2016, nous assistions à un</span><i> </i></span><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><a href="https://www.theartchemists.com/romeo-et-juliette-thriller-mediatique-reseaux-sociaux-vs-etoiles-contraires/"><span style="color: #000000;"><i><b>Roméo et Juliette</b></i></span></a></span></span><span style="color: #000000;"><span lang="zxx"> décliné à l&rsquo;heure des réseaux sociaux avec le téléphone portable et ses apports filmiques comme outil central, presque un élément déclencheur de la catastrophe, la main numérique de la fatalité. En 2015 Olivier Py avait secoué le festival d&rsquo;Avignon avec un </span></span><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><span style="color: #000000;"><i><b><a href="https://www.theartchemists.com/le-roi-lear-olivier-py-et-la-loi-du-desastre/">R</a><a href="https://www.theartchemists.com/le-roi-lear-olivier-py-et-la-loi-du-desastre/">oi Lear</a></b></i></span></span></span><b> </b><span style="color: #000000;"><span lang="zxx">apocalyptique où le personnage du fou twittait ses impressions depuis les coulisses, filmant ses commentaires de l&rsquo;intrigue, ouvrant soudain le spectateur sur un hors scène sismique, qui pulvérisait la fiction pour mieux la repenser. Cela n&rsquo;avait guère plu. C&rsquo;était prophétique.</span></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><span lang="zxx">&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; </span></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><span lang="zxx">Récapitulons. Parce que l&rsquo;épidémie est loin d&rsquo;être muselée, le secteur culturel n&rsquo;a d&rsquo;autre choix que d&rsquo;activer sa mutation digitale. Et d&rsquo;y enraciner de nouvelles pratiques. Pour l&rsquo;heure, et à ce stade, l&rsquo;agilité est totale, l&rsquo;improvisation s&rsquo;amenuise tandis que le geste devient précis. Projetée sur la toile, la culture s&rsquo;ouvre,</span> désacralisée sans avoir rien perdu de sa magie. Acteurs, danseurs, musiciens, chanteurs, peintres, photographes … tous nous ouvrent leurs portes, nous les voyons inventer, accoucher sous nos yeux qui ne demandent qu’à être émerveillés, pour tromper l’anxiété, la peur du lendemain. Cela devait nous divertir ? En fait, cela nous plaît. Les étincelles artistiques chères à nos cœurs se multiplient, jour après jour. Spontanées, elles s’organisent progressivement. Et elles nous inspirent.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Le COVID est en effet en train de réaliser un petit miracle : les artistes sont des hommes comme les autres, tous les hommes ont une étincelle artistique. Cette ouverture via le portail digital a réveillé, outre la soif de connaissance qui nous définit en tant qu’êtres humains, la fibre créatrice, le miracle esthétique, la vocation. Combien d’enfants en ce moment même se découvrent une âme de musicien, de peintre, de sculpteur, d’acteur ? Et les adultes qui soudain se prennent la beauté culturelle en pleine tronche, comme un évidence ? Une beauté qui les aide à tenir le coup ? À rêver ? En tout cas à équilibrer une santé mentale mise à mal par un enfermement doublé d’inquiétude et de stress.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Dans les mois qui viennent, l’horizon va s’assombrir d’une crise sociale sans précédent. Elle s’amorce déjà dans les hôpitaux où l’on trie les malades par manque de respirateurs et de médicaments. Dans les banlieues où de plus en plus souffrent du manque et de la faim. Dans les Ehpad où nos anciens crèvent à petit feu. Dans cette perspective, la culture peut sembler un luxe, une fantaisie bourgeoise. Elle n’a jamais été aussi nécessaire. Sa digitalisation doit se poursuivre, pour assurer sa survie et la notre dans un monde qui n’en finit plus d’être hostile.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">PS : il a fallu environ 3 semaines pour mettre ce texte au point, et j&rsquo;ai ajuté des données jusqu&rsquo;à la dernière minute, en sachant que mon approche restera de toute façon incomplète et qu&rsquo;il faudra tout revoir d&rsquo;ici un mois. Anyway, merci à Marie Dollé ma partner in crime qui a relu tout ce bazar avec enthousiasme et a su m&rsquo;insuffler cette logique social media, à mon chéri qui a subi la relecture à voix haute du dit bazar (parce que quand on relit à voix haute, on détecte plus facilement les failles, les répétitions, les sonorités qui dysfonctionnent &#8230;), et surtout à mes sources, les autres journalistes dont j&rsquo;ai cité les articles ci-dessous (preuve que le sujet intéresse vivement), les pros du secteur dont j&rsquo;ai vu passer les news, et à mes contacts sur les réseaux sociaux qui m&rsquo;ont apporté par fil de publication interposé pas mal d&rsquo;infos, de remarques. Merci, merci et la suite au prochain épisode.</span></p>
<p class="western"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.liberation.fr/direct/element/le-hellfest-embourbe-dans-une-sombre-hsitoire-dassurance_111866/">https://www.liberation.fr/direct/element/le-hellfest-embourbe-dans-une-sombre-hsitoire-dassurance_111866/</a></u></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u>https://www.argusdelassurance.com/les-assureurs/coronavirus-l-assureur-du-hellfest-maintient-son-refus-d-indemniser.163496</u></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="http://sourdoreille.net/derriere-la-scene-on-compte-les-jours-aussi/?fbclid=IwAR3SGPatrLw3w2fTzu9GrKRW7CbHxk0iGD4zNfoCDSgCBVgtl4eRvDrpoj4">http://sourdoreille.net/derriere-la-scene-on-compte-les-jours-aussi/?fbclid=IwAR3SGPatrLw3w2fTzu9GrKRW7CbHxk0iGD4zNfoCDSgCBVgtl4eRvDrpoj4</a></u></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.mousquetairedupatrimoine.fr/?fbclid=IwAR1E7iZ4euEsoeWHfrX9xut1DJq9Cb-taVbajeKv85hVBwW5i8GoFofYtdo">https://www.mousquetairedupatrimoine.fr/?fbclid=IwAR1E7iZ4euEsoeWHfrX9xut1DJq9Cb-taVbajeKv85hVBwW5i8GoFofYtdo</a></u></span></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.tsugi.fr/shotgun-disdancing-le-netflix-des-lives-dartistes-confines/?fbclid=IwAR2-jp-KUWHFqMtKOF2rNlAZN_-Nsu3BYMiFh_VqFoMTSoinCtLqYtzS1N4">https://www.tsugi.fr/shotgun-disdancing-le-netflix-des-lives-dartistes-confines/?fbclid=IwAR2-jp-KUWHFqMtKOF2rNlAZN_-Nsu3BYMiFh_VqFoMTSoinCtLqYtzS1N4</a></u></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.leblogducinema.com/actualites/breves/festival-de-cannes-une-edition-2020-qui-naura-pas-lieu-sous-sa-forme-initiale-881739">https://www.leblogducinema.com/actualites/breves/festival-de-cannes-une-edition-2020-qui-naura-pas-lieu-sous-sa-forme-initiale-881739</a></u></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.traxmag.com/burning-man-2020-internet/?fbclid=IwAR2bvJfko24K7sVZt_MuqTRUdnyr-W9qm7HWVHmih2vQsHjPZqEZ4nHVLl4">https://www.traxmag.com/burning-man-2020-internet/?fbclid=IwAR2bvJfko24K7sVZt_MuqTRUdnyr-W9qm7HWVHmih2vQsHjPZqEZ4nHVLl4</a></u></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u>https://www.offremedia.com/audiens-et-netflix-lancent-un-fonds-de-soutien-aux-intermittents</u></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.francemusique.fr/emissions/musique-connectee/confinement-et-beaux-arts-avec-les-souffleurs-d-images?fbclid=IwAR0Z2Now434N256dTVatym8UBMRcDhn5d2JXeFEUe43MJeVS7RDEQCfFYw0">https://www.francemusique.fr/emissions/musique-connectee/confinement-et-beaux-arts-avec-les-souffleurs-d-images?fbclid=IwAR0Z2Now434N256dTVatym8UBMRcDhn5d2JXeFEUe43MJeVS7RDEQCfFYw0</a></u></span></span></p>
<p class="western"><a href="https://www.theartchemists.com/internet-vs-covid19-lheure-du-confinement-digital-a-t-elle-sonne/"> </a><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.transfuge.fr/billet-scene-reparer-le-monde,479.html?fbclid=IwAR2tH-nqIQEBZI6cIVbk4GvsWbA7ojifQUYeIAdf9Z4INg5x6NDKDDZfga8">https://www.transfuge.fr/billet-scene-reparer-le-monde,479.html?fbclid=IwAR2tH-nqIQEBZI6cIVbk4GvsWbA7ojifQUYeIAdf9Z4INg5x6NDKDDZfga8</a></u></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.artnewspaper.fr/news/face-aux-fermetures-le-monde-de-l-art-s-organise?fbclid=IwAR11aOoZTdFw719hvSuFrXiQshDrnDrUlSrGwCi40piExIlSHsjCjn2RjGs">https://www.artnewspaper.fr/news/face-aux-fermetures-le-monde-de-l-art-s-organise?fbclid=IwAR11aOoZTdFw719hvSuFrXiQshDrnDrUlSrGwCi40piExIlSHsjCjn2RjGs</a></u></span></span><u></u></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.lemonde.fr/emploi/article/2020/04/17/netflix-lance-un-fonds-de-soutien-pour-les-intermittents_6036875_1698637.html?fbclid=IwAR36uOCkE5bivb6xQk_N2JzE3j91a2wQRZMI67cMTB7l-QeVhjgRwy81t04">https://www.lemonde.fr/emploi/article/2020/04/17/netflix-lance-un-fonds-de-soutien-pour-les-intermittents_6036875_1698637.html?fbclid=IwAR36uOCkE5bivb6xQk_N2JzE3j91a2wQRZMI67cMTB7l-QeVhjgRwy81t04</a></u></span></span><u></u></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.traxmag.com/boiler-room-43-festival-films-en-ligne/?fbclid=IwAR0fC0T0RB5TCCnBlUVgdVYrYlKsq1zCIiaDKvik7J073iQE8vsn5yzUXuk">https://www.traxmag.com/boiler-room-43-festival-films-en-ligne/?fbclid=IwAR0fC0T0RB5TCCnBlUVgdVYrYlKsq1zCIiaDKvik7J073iQE8vsn5yzUXuk</a></u></span></span></p>
<h4 class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://musiczone.substack.com/p/le-live-stream-tour-nouveau-concept"><strong>https://musiczone.substack.com/p/le-live-stream-tour-nouveau-concept</strong></a></u></span></span></h4>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://musiczone.substack.com/p/le-live-stream-tour-nouveau-concept">https://musiczone.substack.com/p/le-live-stream-tour-nouveau-concept</a></u></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/actu/0603056037318-dancefloor-un-projet-de-danse-ne-en-pleine-crise-sanitaire-336658.php">https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/actu/0603056037318-dancefloor-un-projet-de-danse-ne-en-pleine-crise-sanitaire-336658.php</a></u></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="http://www.tmnlab.com/2016/11/21/letat-lieux-numerique-theatres-2016-infographie-rapport-complet/">http://www.tmnlab.com/2016/11/21/letat-lieux-numerique-theatres-2016-infographie-rapport-complet/</a></u></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://itsocial.fr/actualites/technologie/covid-19-entreprises-passent-virtuel-maintenir-leurs-evenements/">https://itsocial.fr/actualites/technologie/covid-19-entreprises-passent-virtuel-maintenir-leurs-evenements/</a></u></span></span></p>
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		<title>Festival d’Aix en Provence : Carmen choc therapy !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/festival-aix-provence-carmen-choc-therapy/</link>
					<comments>https://www.theartchemists.com/festival-aix-provence-carmen-choc-therapy/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Jul 2017 11:03:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=29312</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il n’y a pas à dire, en produisant le Carmen de Dmitri Tcherniakov, le festival d’Aix en Provence a tapé un grand coup. Il faut dire que le metteur en scène russe a proprement dynamité le regard habituel porté sur l’opéra de Bizet : exit le dépaysement à l’espagnole et la grande tragédie amoureuse entre la gitane et le brigadier. Demeure une implosion humaine sur fond d’escape game psychique borderline. On...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/07/carmen-tcherniakov-e1501066963207.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="494" height="494" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/07/carmen-tcherniakov-494x494.jpg" alt="" class="wp-image-29319"/></a></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><span style="color: #000000;">Il n’y a pas à dire, en produisant le <i><a href="https://www.theartchemists.com/?s=carmen">Carmen</a></i> de <a href="https://www.theartchemists.com/scala-de-milan-la-traviata-verdi-bridget-jones-ma-tue/">Dmitri Tcherniakov</a>, le<a href="http://festival-aix.com/fr"> festival d’Aix en Provence</a> a tapé un grand coup. Il faut dire que le metteur en scène russe a proprement dynamité le regard habituel porté sur l’opéra de Bizet : exit le dépaysement à l’espagnole et la grande tragédie amoureuse entre la gitane et le brigadier. Demeure une implosion humaine sur fond d’escape game psychique borderline. On pourrait s’en offusquer si cette approche ne révélait pas l’extrême brutalité intrinsèque de l’œuvre.</span></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Carmen (Aix) - Stéphanie d&#039;Oustrac - La Habanera" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/mb0RGbvHEw4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Jeu de rôle et héros malmené</h2>



<p><span style="color: #000000;">Tcherniakov se saisit donc du livret de Meilhac et Halévy, en redessine les contours à la serpe. Nous voici dans un centre de soins ultra chic où l’on recourt aux jeux de rôle pour remettre en rail le golden boy défaillant. Un enième candidat se présente, beau, bronzé, distant, arrogant même, mené là par une épouse désireuse de rebooster son couple chancelant&nbsp;: pour ce faire, le directeur de l’établissement propose de rejouer l’histoire de Carmen. Le monsieur deviendra Don José, le temps de réveiller les racines de son moi profond, de hurler le cri primal, de régler ses comptes psychologiques avec la vie.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">Erreur : on n’endosse pas impunément le profil de Don José, et le candidat d’abord réticent va tellement se prendre au jeu qu’il va y laisser sa santé mentale. Voici le défi délirant que Thcerniakov lance … et gagne. Car, scène après scène, sa perception sonne juste, recentrant le débat sur la personnalité d’un héros malmené, engoncé dans ses valeurs, coléreux, violent, pétri d’honneur, de passion et de frustration. Pour une prise de rôle, le ténor <a href="https://michaelfabianotenor.com/">Michael Fabiano</a> ne pouvait rêver mieux … ni pire. Il ressort de ces trois heures de marathon visiblement éprouvé, auréolé certes par une interprétation superbe mais vidé face à la charge émotionnelle qu’il a fallu fournir.</span></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Carmen - Stéphanie d&#039;Oustrac - L&#039;air des Cartes -  Les douaniers" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/9djN6p4w3VI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un propos d&rsquo;une audacieuse modernité</h2>



<p><span style="color: #000000;">Tcherniakov n’épargne pas ses interprètes, qui en redemandent, survoltés par le challenge qui est de taille. On appréciera la qualité incroyable de ce casting où brille <a href="https://www.stephanie-doustrac.com/">Stéphanie d&rsquo;Oustrac</a>, Carmen de toute beauté qui doucement prend conscience des dégâts opérés sur son « patient », Elsa Dreisig qui transforme la tendre et pure Michaela en épouse éconduite et méprisée. Dans cette équation qui tient de la thérapie de choc, Escamillo, impeccable <a href="https://www.michaeltoddsimpson.com/">Michael Todd Simpson</a>, prend valeur de repoussoir, ce qu’il est au final. La distribution complète éblouit par la haute valeur de la prestation vocale et théâtrale, menée avec un train d’enfer par le chef d’orchestre <a href="https://pabloherascasado.com/">Pablo Heras-Casado</a>.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">Au terme de ce spectacle, on se relève abasourdi, punché par la beauté des harmonies, la puissance des voix, l’audacieuse modernité du propos. Déjà Olivier Py avait orienté sa <a href="https://www.theartchemists.com/carmen-olivier-py-venus-in-furs-and-castagnettes/">Carmen de music hall</a> sur Don José comme victime d’un processus émotionnel fatal&nbsp;; Tcherniakov quant à lui, continue ici son exploration et sa refonte de la psyché tourmentée des héros lyriques,&nbsp;quitte à secouer un public qui en redemande car il y trouve une nouvelle source de réflexion et de ressenti.</span></p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>La Succession – Jean-Paul Dubois : M’en fous du bonheur …</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/succession-jean-paul-dubois-men-fous-bonheur/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Cédric Chaory]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Oct 2016 15:10:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après cinq ans de silence Jean-Paul Dubois revient en cette rentrée littéraire avec La Succession, qui explore le thème de la famille, de l&#8217;héritage familial. Une œuvre qui jamais ne choisit entre la légèreté d’une journée ensoleillée et la gravité des tragédies familiales. Cela fait maintenant quelques années que Paul Katrakilis s’est réfugié à Miami, loin de sa Toulouse natale peuplée de trop nombreux suicides familiaux. Sous le soleil de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/10/Couv-La-succession-e1475507399422.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-27637" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/10/Couv-La-succession-337x494.jpg" alt="couv-la-succession" width="337" height="494" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #262626;"><span style="font-family: Avenir Book,serif;"><span style="font-size: large;"><b>Après cinq ans de silence Jean-Paul Dubois revient en cette rentrée littéraire avec </b></span></span></span><span style="color: #262626;"><span style="font-family: Avenir Book,serif;"><span style="font-size: large;"><i><b>La </b></i></span></span></span><span style="color: #262626;"><span style="font-family: Avenir Book,serif;"><span style="font-size: large;"><i><b>S</b></i></span></span></span><span style="color: #262626;"><span style="font-family: Avenir Book,serif;"><span style="font-size: large;"><i><b>uccession</b></i></span></span></span><span style="color: #262626;"><span style="font-family: Avenir Book,serif;"><span style="font-size: large;"><b>, qui explore le thème de la famille, de l&rsquo;héritage familial. Une œuvre qui jamais ne choisit entre la légèreté d’une journée ensoleillée et la gravité des tragédies familiales.</b></span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: Avenir Book,serif;">Cela fait maintenant quelques années que Paul Katrakilis s’est réfugié à Miami, loin de sa Toulouse natale peuplée de trop nombreux suicides familiaux. Sous le soleil de la Floride, il </span><span style="color: #101010;"><span style="font-family: Avenir Book,serif;">vend ses talents de joueur de pelote basque &#8211; la cesta punta &#8211; à une boîte de paris sportifs. Un emploi qui lui rapporte bien moins que sa formation initiale de médecin mais qui fait son relatif bonheur. Mais lorsque le consulat de France l’appelle pour lui annoncer la mort de son père (retrouvé écrasé, au pied d&rsquo;un immeuble de huit étages, le visage emmailloté de ruban adhésif, mâchoire et lunettes scotchées), Paul se résigne à retourner en France et y affronter bon nombre de fantômes.</span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #101010;"><span style="font-family: Avenir Book,serif;">Étrange famille que les Katrakilis, qui se résume un peu trop facilement </span></span><span style="color: #101010;"><span style="font-family: Avenir Book,serif;"><i>« à l’acceptation silencieuse de ces artefacts généalogiques, ces ascendances tacitement détourés »</i></span></span><span style="color: #101010;"><span style="font-family: Avenir Book,serif;">. Hormis l’histoire – survendue et un brin mytho &#8211; du grand-père Spyridon, médecin de Staline qui a fui autrefois l’URSS avec dans les bagages une lamelle du cerveau du dictateur, que sait-on vraiment des autres membres ? De ce père qui aime à recevoir ses patients en slip, de cette mère qui ne se sépare jamais de son frère ?</span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #101010;"><span style="font-family: Avenir Book,serif;"><i>« Un jour, tu finiras par prendre ma succession »</i></span></span><span style="color: #101010;"><span style="font-family: Avenir Book,serif;"> avait prédit Kratakilis père à son fils dans un dernier message daté de 1983 avant la fuite de ce dernier vers les States. Effectivement la succession a bien lieu à la mort du patriarche mais </span></span><span style="color: #262626;"><span style="font-family: Avenir Book,serif;"><i>« trop malade de lui-même pour espérer soigner les autres », </i></span></span><span style="color: #262626;"><span style="font-family: Avenir Book,serif;">perturbé d’apprendre que son père accompagnait ses patients condamnés vers la mort, Paul retourne en Floride. Pour tenter d’y séduire à nouveau son ex-amie, plantureuse suédoise ; pour y savourer les matchs de pelote basque ; pour y sentir sur la peau les bienfaits de la peau, mais le mal familial le rattrape : la vie vaut-elle le coup d’être vécue, après tout ?</span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #262626;"><span style="font-family: Avenir Book,serif;">Sur la corde raide, entre légèreté et gravité, Jean-Paul Dubois signe avec </span></span><span style="color: #262626;"><span style="font-family: Avenir Book,serif;"><i>La succession </i></span></span><span style="color: #262626;"><span style="font-family: Avenir Book,serif;">une chronique intimiste et désabusée avec un de ces antihéros totalement inapte au bonheur dont il a le secret. </span></span><span style="color: #313131;"><span style="font-family: Avenir Book,serif;">On y retrouve intacts l’élégance, le goût pour l&rsquo;absurde cher</span></span><span style="color: #313131;"><span style="font-family: Avenir Book,serif;">s</span></span><span style="color: #313131;"><span style="font-family: Avenir Book,serif;"> à l’auteur et la liste de ses obsessions, tous ces ingrédients qui ont fait le succès de l’auteur, dont </span></span><span style="color: #313131;"><span style="font-family: Avenir Book,serif;"><i>Une vie française</i></span></span><span style="color: #313131;"><span style="font-family: Avenir Book,serif;"> avait remporté les </span></span><span style="color: #1a1a1a;"><span style="font-family: Avenir Book,serif;">Prix du roman Fnac et Femina en 2004.</span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #262626;"><span style="font-family: Avenir Book,serif;"><b>Et plus si affinités</b></span></span></p>
<p align="justify"><a href="http://www.editionsdelolivier.fr/catalogue/9782823610253-la-succession"><span style="font-family: Avenir Book,serif;">http://www.editionsdelolivier.fr/catalogue/9782823610253-la-succession</span></a></p>
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