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	<title>casanova</title>
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		<title>Couturiers de demain : Dario Princiotta, conjugaison d&#8217;une préciosité esthétique</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/couturiers-de-demain-dario-princiotta-conjugaison-dune-preciosite-esthetique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Oct 2024 10:58:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lifestyle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ils échappent aux circuits des fashion weeks pour faire bande à part. Instagram et autres réseaux sociaux sont devenus leur catwalk, l&#8217;écran universel sur lequel déployer leur univers. Chacun.e à sa manière, selon ses codes, son esthétique, ses influences. Les jeunes couturiers se cachent dans les méandres du Net. Et nous avons décidé de les [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-dario-princiotta.jpg" alt="" class="wp-image-37448" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-dario-princiotta.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-dario-princiotta-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-dario-princiotta-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Ils échappent aux circuits des fashion weeks pour faire bande à part. Instagram et autres réseaux sociaux sont devenus leur catwalk, l&rsquo;écran universel sur lequel déployer leur univers. Chacun.e à sa manière, selon ses codes, son esthétique, ses influences. Les jeunes couturiers se cachent dans les méandres du Net. Et nous avons décidé de les dénicher. Premier d&rsquo;une liste que nous devinons longue et prolixe : Dario Princiotta.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une esthétique baroque</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Longue chevelure noire et ondulée, yeux d&rsquo;ombre étoilés d&rsquo;étincelles espiègles, silhouette élancée, gestes racés, Dario Princiotta a tout d&rsquo;un aristocrate du temps jadis, un personnage échappé d&rsquo;une fresque de Tiepolo, un sujet du Titien. Et cela se ressent dans ses créations. Des corsets superbement orchestrés, lacés de savante et mystérieuse façon, sanglés à demi comme des robes de danseuse, des robes à panier ou à queue, des tuniques transparentes, des justaucorps ajustés&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Volants, plissés, nœuds, mousseline, soie, velours, noir, or, rouge, bleu, violet&#8230; Rien n&rsquo;arrête ce natif de la petite île de Salina, devenu depuis palermitain d&rsquo;adoption. Un choix qui le relie à l&rsquo;esthétique baroque de la Sicile, esthétique dont il s&rsquo;abreuve avec autant de volupté que de succès. Les tenues qu&rsquo;il façonne de main de maître sont autant d&rsquo;hommage à Tiepolo, Longui, Guardi, Canaletto, Fragonard, Watteau et autres grands peintres du XVIIIeme siècle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sensualité, séduction, sentiment</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la Sicile, c&rsquo;est aussi <em>Le Guépard</em> mis en scène par <a href="https://www.theartchemists.com/?s=visconti">Visconti</a>. Et Visconti est très présent dans l&rsquo;imaginaire de Dario Princiotta, dans son rapport au détail, sa recherche d&rsquo;exactitude historique, son audace novatrice. Sensualité, séduction, sentiment : le jeune styliste veut intriguer, émouvoir, fasciner. Quitte à porter lui-même ces robes majestueuses auxquelles il prête vie et grâce. Ajoutant au passage une touche de malice adorable à l&rsquo;ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;autres références sont à l&rsquo;oeuvre dans son travail : les Impressionnistes, Lautrec, <a href="https://www.theartchemists.com/technicien-inventeur-esthete-fortuny-espagnol-a-venise/">Fortuny</a> (ah cet art du plissé, patient, exigeant, recueilli), Poiret, <a href="https://www.theartchemists.com/biographie-jeanne-lanvin/">Lanvin</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=schiaparelli">Schiaparelli</a>&#8230; Ne se cloisonnant pas dans un exercice de style ou un genre, Princiotta passe d&rsquo;une tendance à l&rsquo;autre avec autant aisance que d&rsquo;élégance. Peut-être parce qu&rsquo;il vit sa couture, qu&rsquo;il la savoure, qu&rsquo;elle lui est vitale, oxygène cérébral, raison d&rsquo;exister, moyen d&rsquo;exprimer. D&rsquo;être soi enfin, de vivre ses rêves, d&rsquo;affirmer son identité de démiurge, sa perception du Beau.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Toilettes révélatrices</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il y aurait un peu de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=pierre+molinier">Pierre Molinier</a> ou d&rsquo;Henri III dans cette silhouette corsetée à l&rsquo;extrême, aux attitudes de courtisane érudite, de diva tragique, un peu de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Sarah+Bernhardt">Sarah Bernhardt</a>, un peu de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Maria+Callas">Maria Callas</a>, un peu des geishas du temps jadis, le sourire subtil des héroïnes de Proust un soir de bal costumé, l&rsquo;air nostalgique des comtesses du Grand Siècle, des patriciennes vénitiennes envoûtées par Vivaldi, séduites par <a href="https://www.theartchemists.com/?s=casanova">Casanova</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;esthétique de Dario Princiotta appelle la synesthésie, chaque tenue évoquant une musique, celle de Mozart, celle de Verdi, celle de Debussy ou de Satie. Une note mélodique pour un état d&rsquo;esprit, une humeur. Car toutes ces parures parlent un langage spécifique, qui n&rsquo;en souffre aucun autre. Et seuls celles et ceux capables de le comprendre pourront s&rsquo;y reconnaître, endosser ces toilettes révélatrices de l&rsquo;intériorité de l&rsquo;être.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Magicien ? Fée ? Sorcier ? Alchimiste ? Dario Princiotta, au nom si musical, si poétique, si théatral, est un peu de tout cela, en plus d&rsquo;être un artiste talentueux. Son tempérament rejaillit sur ses costume, résumé en un mot de grande beauté : précieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour en savoir plus, consultez le <a href="https://darioprinciotta.wixsite.com/darioprinciotta" target="_blank" rel="noreferrer noopener">site de Dario Princiotta</a> ainsi que son <a href="https://www.instagram.com/dario_princiotta/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">compte Intagram</a>.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color wp-block-paragraph" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>Fou d&#8217;amour : la passion à en perdre la tête</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-fou-damour/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Feb 2023 05:06:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qu&#8217;est-ce qui peut faire dérailler un homme au point de détruire le paradis terrestre qu&#8217;il a pourtant patiemment cultivé autour de lui ? Au point de commettre l&#8217;irréparable ? Au point d&#8217;en perdre la tête, au propre comme au figuré ? L&#8217;amour bien sûr, qui saisit le cœur et l&#8217;âme, réduit la volonté à néant, [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel31.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel31.jpg" alt="" class="wp-image-35676" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel31.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel31-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel31-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-size: 14pt; color: #000000;">Qu&rsquo;est-ce qui peut faire dérailler un homme au point de détruire le paradis terrestre qu&rsquo;il a pourtant patiemment cultivé autour de lui ? Au point de commettre l&rsquo;irréparable ? Au point d&rsquo;en perdre la tête, au propre comme au figuré ? L&rsquo;amour bien sûr, qui saisit le cœur et l&rsquo;âme, réduit la volonté à néant, surtout celle des séducteurs qui se croient invincibles. Voici la terrible expérience que nous narre le chef décapité d&rsquo;un curé anonyme, soliloquant du fond de son panier.</span></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-vimeo wp-block-embed-vimeo wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://vimeo.com/134394540" title="FOU DAMOUR un film de Philippe Ramos (bande-annonce)" src="https://player.vimeo.com/video/134394540?dnt=1&amp;app_id=122963" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write; encrypted-media; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Casanova ou Julien Sorel ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-size: 14pt; color: #000000;">Cet abbé, nous  n&rsquo;entendrons jamais son nom durant ce long, drôle et palpitant récit d&rsquo;une course à l&rsquo;abîme. Curé anonyme donc, néanmoins fortement inspiré de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_du_cur%C3%A9_d%27Uruffe" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Guy Desnoyers</a>, le fameux prêtre d&rsquo;Uruffe, condamné pour les meurtres de sa maîtresse et de son enfant au début des années 60. Cette sordide affaire a tellement imprégné le réalisateur <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Ramos" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Philippe Ramos</a> qu&rsquo;il lui a consacré un court métrage intitulé <em>Ici-bas</em> en 1996, avant de creuser plus avant ses réflexions dans <em>Fou d&rsquo;amour</em>.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-size: 14pt; color: #000000;">Qu&rsquo;est-ce qui donc peut faire déraper à ce point ? Quel lent processus ronge la conscience d&rsquo;un homme dit de Dieu pour en faire un criminel abject ? Pour camper ce personnage retors, fascinant et médiocre à la fois, Ramos choisit <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Melvil+Poupaud" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Melvil Poupaud</a>, dont les traits fins se teintent d&rsquo;une ironique candeur tout à fait ambiguë. À la fois acteur et narrateur de cette chute, le comédien construit un profil très influencé par <a href="https://www.theartchemists.com/casanova-seduction-intelligence/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Casanova</a> et le Julien Sorel de Stendhal, dont les dérives comme les fantasmes se doublent d&rsquo;hypocrisie mielleuse et d&rsquo;un sens consommé de la psychologie.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading">La passion qui disloque la raison</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-size: 14pt;"><span style="color: #000000;">Égocentrique, manipulateur, sensuel, ce prêtre étrange révèle, confession après confession, les attirances les plus charnelles, gagnant à ses suffrages des paroissiennes énamourées dont il exploite la solitude et le manque affectif, parmi elles la très élégante Amarante, à laquelle <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Dominique+Blanc" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dominique Blanc</a></span> <span style="color: #000000;">prête son intelligence, sa finesse et sa pétulance à fleur de peau. Le sérail va néanmoins perdre toute saveur à l&rsquo;approche de la virginale Rose, véritable incarnation de la pureté la plus angélique, Marguerite écrasée sans merci par ce <a href="https://www.theartchemists.com/?s=faust" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Faust</a> moderne.</span></span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="text-decoration: underline;"></span><span style="font-size: 14pt; color: #000000;">À ce jeu, la lumineuse Diane Rouxel se distingue, et son interprétation ajoute encore à l&rsquo;ambiance malsaine qui se dégage de l&rsquo;intrigue, dans ces paysages magnifiques, cette verdure gorgée d&rsquo;une lumière éclatante. On évoque en dernier lieu <em>La Faute de l&rsquo;abbé Mouret</em>, le roman si dérangeant de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=zola" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Zola</a>, dont la problématique rejoint celle du film : celle de la responsabilité, de la capacité à mesurer la portée de ses actes, de la passion qui emporte, ravit et disloque la raison. <em>Fou d&rsquo;amour</em> n&rsquo;évoque bien sûr aucune réponse, mais il a le mérite de questionner ce comportement équivoque.</span></p>
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		<title>Love letters : Casanova, la séduction par l&#8217;intelligence</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/casanova-seduction-intelligence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Feb 2023 08:34:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qui se souvient des aspérités de la carte de Tendre, telle que la suivaient scrupuleusement nos jolies Précieuses du XVIIᵉ siècle ? Certes, Dom Juan n’aurait jamais eu l’once d’une chance avec ces dames (il ne s’y frotte guère du reste, trop peureux de se faire piquer par ces jolies guêpes intellectuelles à l’humour corrosif [&#8230;]</p>
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<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel28.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel28.jpg" alt="" class="wp-image-35654" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel28.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel28-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel28-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Qui se souvient des aspérités de<a href="https://www.theartchemists.com/love-letters-la-carte-du-tendre-topographie-amoureuse-en-milieu-affectif-hostile/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> la carte de Tendre</a>, telle que la suivaient scrupuleusement nos jolies <a href="https://www.theartchemists.com/theatre-femmes-savantes-moliere/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Précieuses</a> du XVIIᵉ siècle ? Certes, <a href="https://www.theartchemists.com/love-letters-dom-juan-meteorites-et-seduction-a-la-ramasse/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dom Juan</a> n’aurait jamais eu l’once d’une chance avec ces dames (il ne s’y frotte guère du reste, trop peureux de se faire piquer par ces jolies guêpes intellectuelles à l’humour corrosif comme l’arsenic). Il n’en aurait pas été de même un siècle plus tard, si Athénaïs et ses petites camarades avaient croisé le chemin d’un certain Casanova, dont nous avons encore aujourd&rsquo;hui tout à apprendre. </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/EcHYumpQhzQ" title="Giacomo Casanova: Childhood and Adolescence" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/EcHYumpQhzQ?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/EcHYumpQhzQ?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le fringuant Vénitien et ses atouts</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le fringuant Vénitien aurait plu aux Précieuses, à coup sûr. Et il sut rester dans les mémoires pour le talent certain dont il faisait preuve dans l’approche séductrice de la gent féminine, qui fondait littéralement en pâmoison sans pour autant lui en vouloir de ses coups de canifs dans un contrat amoureux qu’il se refusa toujours à signer. Il faut dire qu’en dehors d’une libido riche et pleine de vigueur sur laquelle se sont d’ailleurs épanchés nombre de réalisateurs très inspirés), Giacomo avait pas mal d’atouts dans son jeu&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>particulièrement charmant même s&rsquo;il était réputé laid&nbsp;;</li>



<li>habillé avec un soin certain pour ne pas parler de raffinement (ces messieurs des Lumières se paraient souvent de façon aussi extravagante que leurs consœurs, privilégiant dentelles, broderies, mouches, perruques poudrées à l’excès, parfums capiteux, bas brodés, boucles de chaussures et talons assortis ; pour ceux qui en doutent, visitez le Musée de la Mode, vous serez édifiés);</li>



<li>ancien séminariste (un plus certain dans une <a href="https://www.theartchemists.com/?s=venise" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Venise</a> où les différents couvents se battirent proprement lors de la venue du Nonce du Pape, pour savoir dans lequel ce digne prélat choisirait sa maîtresse du moment, … oui, oui, parmi les bonnes sœurs, vous avez bien lu)&nbsp;;</li>



<li>aventurier (s’échappant de la prison des Plombs, espion, charlatan, magicien, franc mac, globe-trotter, un peu escroc au passage …)&nbsp;;</li>



<li>parlant italien, français (la langue des libertins), anglais, latin, …&nbsp;;</li>



<li>violoniste&nbsp;(d’aucuns prétendent qu’il participa à l’écriture du livret de <em><a href="https://www.theartchemists.com/?s=Don+Giovanni" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Don Giovanni</a></em>, prêtant ainsi main forte à Da Ponte, le librettiste de Mozart, ce qui aurait apporté ce petit cachet accrocheur et proprement fondant au héros de l’opéra ;</li>



<li>doué pour raconter les histoires&nbsp;; la tchatche&nbsp;donc, élément essentiel dans le kit de survie en milieu séducteur hostile et qui fera de lui ultérieurement un grand auteur puisque Monsieur écrit, et fichtrement bien en plus…</li>
</ul>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://www.youtube.com/watch?v=LOkiSgBakz4" title="Fellini&amp;apos;s Casanova (1976) ORIGINAL TRAILER [FHD]" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/LOkiSgBakz4?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/LOkiSgBakz4?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Se souvenir de Casanova</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un playboy&nbsp;? Avec un petit plus tout de même&nbsp;: contrairement à son théâtral alter ego moliéresque, l’autoproclamé Chevalier de Seingalt annonce clairement la couleur à ses maîtresses&nbsp;: il n’est pas fait pour rester. Ce qui d’ailleurs ne l’empêche pas de tomber éperdument amoureux, de se faire larguer et d’aller soigner ses chagrins affectifs auprès de prostituées dont il est certain qu’elles lui transmettront la syphilis. Dans le genre remède de cheval, on peut trouver mieux pour oublier ses déboires sentimentaux, vous n&rsquo;en disconviendrez pas. Et puis il y avait l&rsquo;intellectuel, la connaissance, la culture et le beau verbe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pareil personnage a de fait sa place dans notre série <em>Love Letters</em>. Des lettres, il en a écrit beaucoup, ses mémoires également, une <em><a href="https://www.theartchemists.com/boutique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Histoire de ma vie</a></em> qui rutile des milles lumières de ce siècle en pleine révolution. Il a surtout fait couler beaucoup d’encre, en témoigne une bibliographie conséquente dans laquelle on cible <em><a href="https://www.theartchemists.com/boutique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Casanova – Un voyage libertin</a></em> de Chantal Thomas ou <em><a href="https://www.theartchemists.com/boutique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Casanova l’admirable</a></em> de Philippe Sollers. Les deux ouvrages ont ceci de précieux qu’ils dévoilent l’attachement de deux grandes plumes, l’une du beau sexe, l’autre virile, deux points de vue non négligeables sur un parcours hors normes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ajoutons les deux chefs-d&rsquo;œuvre cinématographiques absolus que sont <em><a href="https://www.theartchemists.com/boutique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Casanova</a></em> de Fellini et <em><a href="https://www.theartchemists.com/boutique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Casanova un adolescent à Venise</a></em> de Comencini. A noter également l&rsquo;interprétation anthologique de Marcello Mastroianni dans <em><a href="https://www.theartchemists.com/film-nuit-varennes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Nuit de Varennes</a></em>, où l&rsquo;acteur italien campe un Casanova vieillissant qui voit son monde s&rsquo;effondrer. À consulter par ailleurs l’exposition en ligne <a href="http://expositions.bnf.fr/casanova/"><em>Casanova &#8211; La passion de la liberté</em></a> proposée par la BNF : un dossier extrêmement complet sur le bel Italien, qui casse avec l&rsquo;image d&rsquo;Epinal du séducteur pour dévoiler des visages plus pertinents, plus intellectuels. Et pour les rétifs à la lecture, il existe une édition complète de l&rsquo;émission <em>Secrets d&rsquo;Histoire</em> aux frasques casanoviennes avec une ouverture sur la vie vénitienne au XVIIIe siècle.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/krr4SV89deg" title="Secrets d&amp;apos;Histoire : Casanova, l&amp;apos;amour à Venise (sommaire)" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/krr4SV89deg?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/krr4SV89deg?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Autant dire une méthodologie en direct live sur les techniques de séduction par l’intelligence. Pour résumer, vous avez tout à apprendre de ce charmant professeur qui plaçait la parole, l&rsquo;intelligence et la culture en première ligne de l&rsquo;acte amoureux et qui fut suffisamment moderne et respectueux pour considérer le consentement de ses partenaires comme une victoire des sens. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><object width="480" height="270" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="undefined" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xmhx2u?foreground=%23FFFFFF&amp;highlight=%23FF00EC&amp;background=%231B171D"/><param name="allowFullScreen" value="true"/><param name="allowScriptAccess" value="always"/><param name="wmode" value="transparent"/><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xmhx2u?foreground=%23FFFFFF&amp;highlight=%23FF00EC&amp;background=%231B171D"/><param name="allowfullscreen" value="true"/><embed width="480" height="270" type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xmhx2u?foreground=%23FFFFFF&amp;highlight=%23FF00EC&amp;background=%231B171D" undefined="http://www.dailymotion.com/swf/video/xmhx2u?foreground=%23FFFFFF&amp;highlight=%23FF00EC&amp;background=%231B171D" allowfullscreen="allowfullscreen" allowscriptaccess="always" wmode="transparent"/></object></p>
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		<title>Casanova et la femme sans visage : siècle des Lumières, obscur et meurtrier</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/livre-casanova-femme-sans-visage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Jul 2022 08:31:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zoom ce jour sur le roman Casanova et la femme sans visage de Olivier Barde-Cabuçon&#8230; Et une concurrence au personnage de Nicolas Le Floch ? Volnay le critique C&#8217;est que la figure émaciée et sévère de Volnay évoque grandement le héros de Jean-François Parot. Tous deux évoluent dans le Paris du XVIIIᵉ siècle sous le [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><span style="color: #000000;"><a style="color: #000000;" href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/07/9782330002787.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-23061" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/07/9782330002787-299x494.jpg" alt="9782330002787" width="299" height="494" /></a></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Zoom ce jour sur le roman <a href="https://amzn.to/3ywnWl1" target="_blank" rel="noopener"><em>Casanova et la femme sans visage</em></a> de Olivier Barde-Cabuçon&#8230; Et une concurrence au personnage de <a href="https://www.theartchemists.com/serie-nicolas-le-floch/" target="_blank" rel="noopener">Nicolas Le Floch</a> ?</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>Volnay le critique</strong></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C&rsquo;est que la figure émaciée et sévère de Volnay évoque grandement le héros de Jean-François Parot. Tous deux évoluent dans le Paris du XVIIIᵉ siècle sous le règne de Louis XV. Tous deux doivent gérer des enquêtes tortueuses. Tous deux se retrouvent au cœur de complots alambiqués. Tous deux s&rsquo;inspirent des philosophes et du rationalisme. Tous deux font appel à la science pour avancer dans leur quête de la vérité. Tous deux côtoient des personnages qui ont vraiment existé. La différence se situe donc ailleurs, mais elle est de taille. Si le Floch est un pilier de la monarchie, Volnay la considère d&rsquo;un œil pour le moins critique.</span></p>
<blockquote hcb-fetch-image-from="https://www.theartchemists.com/romans-voltaire-mene-lenquete/" class="wp-embedded-content" data-secret="Nyk2Uuppk3"><p><a href="https://www.theartchemists.com/romans-voltaire-mene-lenquete/">Voltaire mène l&rsquo;enquête : quand un esprit des Lumières s&rsquo;amuse entre conte philosophique et polar sanglant</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Voltaire mène l’enquête : quand un esprit des Lumières s’amuse entre conte philosophique et polar sanglant » — The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/romans-voltaire-mene-lenquete/embed/#?secret=7nhG3fsKql#?secret=Nyk2Uuppk3" data-secret="Nyk2Uuppk3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>Une ambiance meurtrière</strong></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Du coup, c&rsquo;est toute l&rsquo;atmosphère des intrigues qui s&rsquo;en trouve modifiée, de même l&rsquo;écriture. Éloquente dans l&rsquo;évocation des décors et des costumes, la plume d&rsquo;Olivier Barde-Cabuçon devient plus acerbe quand il s&rsquo;agit d&rsquo;aborder les dessous de la Cour et la réalité du pouvoir monarchique. Dans <i>Casanova et la femme sans visage</i>, premier opus d&rsquo;une série de trois ouvrages daté de 2012 et paru chez Actes Sud, l&rsquo;auteur lyonnais revient ainsi en boucle sur les complots et l&rsquo;espionnage permanent qui règnent dans les couloirs de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Versailles" target="_blank" rel="noopener">Versailles</a>. Différentes coteries s&rsquo;y affrontent, sans pitié. Sous la futilité des conversations mondaines et la beauté des robes de soie, l&rsquo;ambiance y est lourde, malsaine, meurtrière. </span></p>
<p>https://www.theartchemists.com/lembaumeur-isabelle-duquesnoy-faconne-lodieuse-confession-de-victor-renard/</p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>Ancien Régime en décomposition</strong></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Le siècle des Lumières en prend un coup : sociétés occultes, mages et alchimistes, charlatans ou mystiques, opèrent dans les salons, les alcôves et les antichambres des puissants. La raison n&rsquo;y a finalement que peu de place. Sous le prétexte d&rsquo;une intrigue à suspens tournant autour de meurtres odieux où de jeunes prostituées sont défigurées, le romancier donne à voir cette face beaucoup plus sombre et délétère du XVIIIᵉ siècle. C&rsquo;est tout particulièrement cet aspect de son œuvre qui marque les esprits et en dit sur la décomposition de l&rsquo;Ancien Régime, la proximité de la <a href="https://www.theartchemists.com/?s=r%C3%A9volution+fran%C3%A7aise" target="_blank" rel="noopener">Révolution</a>.</span></p>
<p align="justify">
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		<title>Trouvaille Musique : Üghett en voie de mutation</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/trouvaille-musique-ughett/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 May 2022 11:07:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais on rédige moins sur la musique en ce moment. Coup de fatigue ? Dépression pandémique ? Projets sans saveur ? Paysage musical sans aspérité dans un univers digitalisé où on vous conseille chaudement d’illustrer vos reels Insta avec les tracks qui font le plus de buzz [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_34754" style="width: 490px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/05/119357187_3669265923084409_35940.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-34754" class="wp-image-34754 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/05/119357187_3669265923084409_35940.jpg" alt="Üghett en concert" width="480" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/05/119357187_3669265923084409_35940.jpg 480w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/05/119357187_3669265923084409_35940-230x288.jpg 230w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/05/119357187_3669265923084409_35940-395x494.jpg 395w" sizes="(max-width: 480px) 100vw, 480px" /></a><p id="caption-attachment-34754" class="wp-caption-text">Photo réalisée par Aurélie Tessede</p></div></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais on rédige moins sur la musique en ce moment. Coup de fatigue ? Dépression pandémique ? Projets sans saveur ? Paysage musical sans aspérité dans un univers digitalisé où on vous conseille chaudement d’illustrer vos reels Insta avec les tracks qui font le plus de buzz (les autres, poubelle, alors que c’est souvent là qu’on trouve des pépites) ? Bref c’est dans ce purgatoire mélodique qu&rsquo;au détour de la <a href="https://www.theartchemists.com/soiree-velu-e-cirque-electrique/" target="_blank" rel="noopener">Soirée velu.e</a>, je tombe sur Üghett, mon petit crush harmonique que ça fait du bien au moral et au reste.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">« <i>Euh mais Üghett, </i><i>c’est pas nouveau, Padmé, ça fait trois ans </i><i>minimum </i><i>que ça tourne, ce bazar </i>». Ouep, ce à quoi je répondrai que n’ayant que deux oreilles, je ne peux pas les avoir partout, que je chronique au coup de cœur et qu’en musique, le concept de nouveauté est des plus aléatoires, c’est sur la continuité qu’on juge de la qualité d’une formation… et puis, de toute façon, mon psy m’a dit d’arrêter de me justifier donc… j’en reviens à Üghett.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/eAnW4n-jlAg" title="Üghett - Les nuits d&amp;apos;une demoiselle" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/eAnW4n-jlAg?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/eAnW4n-jlAg?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Une vision dépoussiérée de la ritournelle coquine</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><a href="https://idol.lnk.to/Effrontee?fbclid=IwAR1JVnrBg7WBruc1Bsq_6TzyV4wNDJDaFlEOoymPeJSit45dmhlps5a4ERk" target="_blank" rel="noopener">Üghett</a> donc, soit initialement trois potes, Diane, Goulwenn et Harold, bien décidés à booster la chanson française à grands coups d’electro, de techno, de house et autres cadences, influences et humeurs, vu que nos trois loulous sont éclectiques en matière de goûts, brassant large depuis le flamenco jusqu’au jazz en passant par les Rita Mitsouko, Niagara ou Colette Renard, dont ils ont du reste repris le très avant-gardiste « Les nuits d’une demoiselle », créé au début des années 60 pour lister les métaphores les plus joviales évoquant… la masturbation féminine. Le ton est donné.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Üghett, <span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">« </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><i>le nom de la chatte d’une vieille copine à nous</i></span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> », </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">porte un cocktail musical volontairement </span></span>non genré, composé en trouple créatif, provocateur avec élégance, humour et tact. Dixit l’EP <i>Nectar </i>sorti fin 2018 qui pose le socle thématique et styliste du groupe, avec une vision dépoussiérée de la ritournelle coquine à écouter d’une main tandis que l’autre se perd dans son entre-cuisses ou celui de son voisin, de sa voisine, histoire d&rsquo;atteindre le « Paradis ». Ou quand Louise Labbé et Clément Marot giclent de l’école de Lyon et du pétrarquisme pour virer au queer et s’adonner à la mélodie mouillette en jouant sur les mots ?</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/5OLVFeJtqhM" title="Üghett - Effrontée" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/5OLVFeJtqhM?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/5OLVFeJtqhM?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h2><span style="color: #000000;"><b>Nourrir imaginaire, fantasmes et liberté</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000; font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 12pt;">Les mots… rappelez-vous les premières minutes du film <a href="https://www.theartchemists.com/film-le-libertin-gabriel-aghion-2000/" target="_blank" rel="noopener"><i>Le libertin</i></a>. Josiane Balasko cintrée dans un corset XVIIIeme siècle, une plume dans le chignon et une perruche sur l’épaule, chantonne une ritournelle sur fond de clavecin : « On m’a dit souvent le mot, on m’a fait souvent la chose, mais entre le mot et la chose, je choisis le mot, car quand on ne fait plus la chose, on dit encore le mot ». Paroles restituées de mémoire, mais qui disent toute la puissance évocatoire du verbe quand il s’agit de faire monter les pulsions érotiques. Casanova était un spécialiste en la matière, idem pour Beaumarchais et tout le XVIIIeme siècle avec eux.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 12pt;">Üghett s’inscrit dans cette tradition du beau verbe érotique, qui échauffe les esprits et les imaginations plus sûrement que le visionnage de vidéos porno, dixit « Enfin je m’abandonne » que tous.toutes peuvent s’approprier. C’est que, si la figure de proue du groupe est femme et féministe (ces messieurs aussi du reste), elle prend grand soin de ne pas brider ses écrits dans une direction trop évidente : au bout du compte, ses punchlines détaillent aussi bien les nuits d’une demoiselle ou d’un monsieur, voire d’un monsieur/dame ou d’une dame/monsieur… A l’auditeur de se glisser dans cet univers pour y nourrir son imaginaire, ses fantasmes, sa liberté.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/hdDiBhSSkGk" title="Üghett - L&amp;apos;Apollon" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/hdDiBhSSkGk?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/hdDiBhSSkGk?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Faire frémir les corps et les consciences</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">« Mon ivresse reprend le dessus » dit très justement Diane dans « Effrontée » sorti avec l’été 2019. S’abandonner à la danse, au rythme, au plaisir, à l’oubli… revendications égalitaires qui prennent une signification neuve avec cette trop longue pandémie où les corps durent se distancer, les êtres s’isoler. Une nouvelle source d’inspiration pour Üghett qui s’est déjà infiltré sous couvert de grivoiserie dans le champ de la critique sociale avec «Achète-moi » et ses injonctions à la beauté absolue. « Tu es belle, tu ne peux pas vivre sans m’avoir, achète-moi ». Ou quand un cosmétique par le truchement de la pub tout terrain et de la beauty tech promet à ces dames la perfection totale, d’une voix hypnotico-algorithmique. Et là d’un coup, on est moins prompt à la gaudriole.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Un autre profil se dessine soudain, beaucoup plus incisif, le côté vagin denté d’Üghett, qui d’un coup de dent précis tranche la tête du marketing, les fausses promesses de jeunesse éternelle alimentant hypocritement le malheur quotidien des femmes étranglées par des complexes inutiles. Ce visage-là va-t-il s’affirmer à l’avenir ? On aimerait bien voir ce que ça donne quand Üghett couple la chanson grivoise et la protest song pour faire frémir les corps et les consciences. Et plus si affinités ? Il semblerait bien si j’en crois Diane, avec qui je viens d’avoir un entretien téléphonique express, histoire de valider mes infos, qu’est-ce que vous croyez, on bosse sérieusement sur The ARTchemists !</span></p>
<h2><span style="color: #000000;"><b>Quelque chose de dionysiaque</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">La dame était pressée, vu qu’elle bosse sur l’orchestration de la Soirée velu.e, mais on a quand même réussi à chiper quelques minutes à Chronos pour faire le point sur l’état d’Üghett. Ce n’était pas un luxe. Après deux ans de pandémie, le trio est devenu solo, avec Diane comme capitaine d’un esquif en route vers les terres hybrides de la danse, du théâtre et de l’écriture. La musique demeure, agrémentée de performances en devenir. Activisme culturel en milieu intellectuel désertifié après 24 mois de COVID ? On semble bien parti pour.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Si la demoiselle a troqué longue chevelure et frange pour une coupe mulet et une perruque au carré, elle ne compte pas deserter les dancefloors, envisage même d’y apporter plus d’épaisseur : c’est que les morceaux d’Üghett ont aussi fait un bout de chemin depuis leur naissance : revendiqués par la scène drag queen, ils collent parfaitement avec une faim profonde d’émancipation et de retrouvailles célébrées sur fond de sacre du printemps. Quelque chose de dionysiaque, pour sûr, et le plein de créativité en devenir, Dame Diane étant gonflée à bloc pour accoucher de projets porteurs. Wait and see !</span></p>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000000;">Et plus si affinités</span></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour suivre les aventures d&rsquo;Üghett, consultez régulièrement <a href="https://www.instagram.com/ughett_official/" target="_blank" rel="noopener">son compte Instagram</a>.</span></p>
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		<title>Bernis le cardinal des plaisirs : portrait en pied d’un homme des Lumières</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/cardinal-bernis-biographie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Feb 2021 10:00:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=21433</guid>

					<description><![CDATA[<p>« Le pouvoir est le pire ennemi du bonheur ». C’est en substance la phrase qui résume le mieux le caractère de cette incontournable figure de la politique française du XVIIIème siècle. Grandi au soleil de la favorite Mme de Pompadour, l’obscur cadet de noblesse va se tailler une place de choix dans le paysage [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/01/rouart-bernislecardinaldesplaisirs-gallimard.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-21434 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/01/rouart-bernislecardinaldesplaisirs-gallimard-e1471029778281.jpg" alt="rouart-bernislecardinaldesplaisirs-gallimard" width="415" height="600" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« Le pouvoir est le pire ennemi du bonheur ». C’est en substance la phrase qui résume le mieux le caractère de cette incontournable figure de la politique française du XVIIIème siècle. Grandi au soleil de la favorite Mme de Pompadour, l’obscur cadet de noblesse va se tailler une place de choix dans le paysage de l’époque, servant la France tout autant que Louis XV. Et c&rsquo;est ce que nous raconte le livre <em>Bernis, le cardinal des plaisirs</em>.</span></p>
<h2><span style="color: #000000;">« Babet la bouquetière »</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Une biographie haute en couleurs, tout comme son sujet : désireux de faire fortune, ce grand séducteur va s’illustrer dans son rôle d’ambassadeur puis de ministre, mettant en application l’intelligence des philosophes de son temps dans le cadre de relations diplomatiques internationales souvent complexes et fragiles. Poète, esthète, raffiné, le mode de vie de Bernis a longtemps fasciné l’académicien Jean-Marie Rouard qui lui consacre ce récit passionnant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">D’une plume alerte et fine, l’auteur détaille ce parcours à plus d’un titre éblouissant et sage à la fois, qui nous permet de découvrir les arcanes de l’époque : la cour de Versailles et ses intrigues, Louis le Bien Aimé et ses proches, Choiseul le grand rival, Voltaire le malicieux, Casanova l’intrigant. De Paris à Versailles en passant par Venise, Rome et Albi, nous suivons les pas inspirés du diplomate, « Babet la bouquetière » comme le surnommait l’auteur de <em>Candide</em>, qui appréciait son bon sens et son ouverture en matière de religion.</span></p>
<h2><span style="color: #000000;">Un grand serviteur de l’Etat</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Suivre Bernis dans les salons, les alcôves et les appartements, c’est aussi mesurer touche par touche la prise de pouvoir progressive d’une bourgeoisie d’affaires qui va s’imposer via la Révolution tandis que la caste nobiliaire, ruinée mais aveugle, continue de se draper dans des privilèges caduques et hors du temps. Rouard met en lumière avec verve et ironie cette mutation à l’œuvre dont le prélat se fait le témoin, le commentateur et la victime, exilé qu’il est pour avoir voulu moderniser l’institution royale.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">C’est ce qui ressort de cette biographie : les efforts démesurés et vains d’un grand serviteur de l’Etat pour réformer un régime politique sclérosé de discordes, ancré dans des principes ancestraux et dévoré par les appétits particuliers. Motivé par le bien de son pays, Bernis fait tache, prenant ainsi la succession d’un Mazarin, annonçant Talleyrand.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités</strong></span></p>
<p><a href="http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Blanche/Bernis-le-cardinal-des-plaisirs">http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Blanche/Bernis-le-cardinal-des-plaisirs</a></p>
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		<title>Le dernier crâne de M. de Sade : le respect et l&#8217;envie</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/roman-dernier-crane-sade/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Dec 2020 09:28:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le dernier crâne de M. de Sade ? Nous sommes en 1814 : dans une cellule de l&#8217;hospice de Charenton, où un vieillard se meurt. Un vieillard obèse, obscène, éructant les pires blasphèmes devant les rares prêtres horrifiés qui le visitent. Un vieillard dont on entend les râles de plaisir à chaque visite de la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/12/9782253156970-T.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="269" height="435" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/12/9782253156970-T.jpg" alt="" class="wp-image-33169" style="object-fit:cover;width:400px;height:600px" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/12/9782253156970-T.jpg 269w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/12/9782253156970-T-178x288.jpg 178w" sizes="(max-width: 269px) 100vw, 269px" /></a></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;"><em>Le dernier crâne de M. de Sade</em> ? Nous sommes en 1814 : dans une cellule de l&rsquo;hospice de Charenton, où un vieillard se meurt. Un vieillard obèse, obscène, éructant les pires blasphèmes devant les rares prêtres horrifiés qui le visitent. Un vieillard dont on entend les râles de plaisir à chaque visite de la juvénile petite blanchisseuse de l&rsquo;établissement. Un vieillard qui fait l&rsquo;admiration de plusieurs des médecins appelés à son chevet. Un vieillard sous haute surveillance de la part des autorités, qui tremblent à chacun de ses cris.</span> Un vieillard qui s&rsquo;appelle Sade.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Électron libre et relique maudite</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">M. de Sade, qui, même à l&rsquo;agonie, irradie sa sulfureuse réputation au propre comme au figuré. Libertaire, indomptable, hautain ! Plusieurs régimes politiques antagonistes, monarchique, républicain, impérial, ont fait l&rsquo;impossible pour museler cet électron libre comme s&rsquo;il allait mettre le feu à la plus dangereuse des bombes, celle de l&rsquo;affranchissement absolu de la conscience qui soudain se décharge de tous les interdits, de toutes les obligations, de toutes les règles sociales. On attend son dernier souffle ? En vain. </span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">Du fin fond de sa tombe, le crâne de M. de Sade, incandescent, continue de brûler, de cette indéfinissable lumière propre aux martyres et aux prophètes. Le divin marquis, un saint ? Il ne manquait plus que ça !!! On l&rsquo;enterre, mais cette engeance du diable continue de n&rsquo;en faire qu&rsquo;à sa tête au point de la faire perdre à tous ceux qui approchent ce crâne reliquaire exhumé puis dupliqué, disséminé partout en Europe au gré des emprunts et des vols. Lequel est le bon ? On ne sait, mais chaque fossile fait du dégât chez celui ou celle qui en prend dépôt. Du coup, on ne compte plus les dépravations dans le sillage du dangereux ossement.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une religion en devenir</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">Depuis les derniers instants du déroutant auteur sur cette terre jusqu&rsquo;aux récentes traques dont ses restes firent l&rsquo;objet, l&rsquo;auteur Jacques Chessex raconte la gestation d&rsquo;un mythe, mieux, d&rsquo;une religion. Un comble pour cet apôtre de l&rsquo;athéisme à tout crin. Mais c&rsquo;est un fait : Donatien est légende, générée par le regard de ceux qui l&rsquo;approchent, le côtoient et se font prendre à ses filets de nihiliste convaincu. Et l&rsquo;on peut se demander si son biographe lui-même n&rsquo;a pas été contaminé : l&rsquo;ouvrage, dans ses derniers chapitres, se rédige soudain à la première personne.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">Narrateur imaginaire, auteur véritable, on ne sait, … mais on s&rsquo;interroge. Publié en 2010, ce roman étrange et fascinant nous parle de la gloire posthume, presque magique et infernale, d&rsquo;un de nos écrivains les plus marginaux, les plus déstabilisants. Or le récit résonne d&rsquo;autres accents d&rsquo;outre tombe puisqu&rsquo;il est édité un an après le décès subit de son auteur, terrassé par une crise cardiaque en pleine conférence, au moment où on lui reproche son soutien au réalisateur Roman Polanski.</span></p>



<div class="wp-block-group is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained" style="font-style:normal;font-weight:600">
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire également</strong></p>



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<li><strong><a href="https://www.theartchemists.com/lembaumeur-isabelle-duquesnoy-faconne-lodieuse-confession-de-victor-renard/" rel="bookmark">L’Embaumeur : quand Isabelle Duquesnoy façonne l’odieuse confession de Victor Renard …</a></strong></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/cardinal-bernis-biographie/">Bernis le cardinal des plaisirs : portrait en pied d’un homme des Lumières</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/casanova-seduction-intelligence/">Love letters : Casanova, la séduction par l’intelligence</a></li>
</ul>
</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">Pas de hasard sur cette terre ? Chessex aime les profils hors normes, de ces artistes qui flirtent avec l&rsquo;indicible et les limites, transgressifs et visionnaires. Son évocation mêle la crudité la plus rance et une infinie poésie qui n&rsquo;est pas sans évoquer la verve incroyablement juteuse de <a href="https://www.theartchemists.com/livre-je-francois-villon-jean-teule-lanti-troubadour/">Jean Teulé</a>, cet humour dérisoire devant l&rsquo;inconstance humaine. Inconstant, Sade ne l&rsquo;est jamais, même dans la mort, même depuis l&rsquo;au-delà. C&rsquo;est cette force d&rsquo;âme qui frappe l&rsquo;imaginaire plus encore que les turpitudes et les outrances du personnage ; elle intime le respect, … le respect et quelque chose comme l&rsquo;envie ?</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>L’amour a ses réseaux : Cupidons algorithmiques et cimetière du romantisme</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/amour-reseaux-cupidons-algorithmiquescimetiere-romantisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2020 16:23:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Est-il encore possible de s’aimer à l’heure des sites de rencontres ? Et si oui, comment ? Inspirée des chroniques « Tinder Surprise » de Renée Greusard éditées par L’Obs, la websérie L’amour a ses réseaux illustre treize récits de séduction d’un soir sous la houlette plus ou moins heureuse de Cupidons algorithmiques. Coups de dés digitaux Soit treize [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/10/Capture-du-2020-10-04-18-18-49-e1601828381767.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="800" height="601" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/10/Capture-du-2020-10-04-18-18-49-e1601828381767.png" alt="" class="wp-image-32907"/></a></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">Est-il encore possible de s’aimer à l’heure des sites de rencontres ? Et si oui, comment ? Inspirée des chroniques « Tinder Surprise » de Renée Greusard éditées par L’Obs, la websérie <i>L’amour a ses réseaux</i> illustre treize récits de séduction d’un soir sous la houlette plus ou moins heureuse de Cupidons algorithmiques.</span></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://youtu.be/si3dCaZUPr8?si=WsWmbp5mJSjP69Mn
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Coups de dés digitaux</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">Soit treize témoignages hétéros et homos qui vont du cocasse au cauchemardesque pour illustrer l’errance libertine au XXIeme siècle. Exit Casanova et autres séducteurs Grand Siècle adeptes du beau langage, le plan cul se joue sur les coups de dés digitaux que sont le swipe et le match. Mais si sur l’écran, ça semble bien engagé, dans la réalité c’est beaucoup plus complexe.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">Et risqué ! Pas forcément parce qu’on tombe sur un pervers, mais parce que le terrain est très souvent beaucoup moins engageant que la promesse client numérique. Les blessures d’amour propre sont nombreuses, les egos s’écorchent, les personnalités s’opposent. On évacue le conte de fée, restent deux individus qui se croisent et ne vont pas forcément s’entendre.</span></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://youtu.be/WdGaH16ydG4?si=FEZ9WMRqPiWXrvMo
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Vaudeville 2.0</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">La série signée Cécile Rousset et Romain Blanc-Tailleur superpose les confidences de chaque témoin et un dessin animé illustrant avec beaucoup de charme, d’humour et de poésie des situations souvent scabreuses, parfois délirantes, désespérantes pour certaines, mais dont chacun tire un enseignement sur soi et la vie.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;"> Difficile de ne pas s’identifier à chacun de ces héros de vaudeville 2.0, de ne pas s’interroger sur le devenir des échanges humains dans une société drivée par les datas et les applis. Il est sûr que le recours aux plateformes de rencontres semble s’être banalisé, reste ensuite à gérer ses propres émotions, ses propres désirs.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire également </strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong><a href="https://www.theartchemists.com/tant-pis-pour-lamour-ou-comment-jai-survecu-a-un-manipulateur-autopsie-dessinee-dune-relation-toxique/" rel="bookmark">Tant pis pour l’amour. Ou comment j’ai survécu à un manipulateur : autopsie dessinée d’une relation toxique</a></strong></li>



<li><strong><a href="https://www.theartchemists.com/lamour-sous-algorithme-elo-score-notre-malediction-a-tous/" rel="bookmark">L’Amour sous algorithme : Elo Score, notre malédiction à tous ?</a></strong></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">Au final, on comprend en écoutant ces histoires que la technologie, aussi performante et prédictive soit-elle, ne résoudra jamais les mystères du cœur humain. Si elle peut s’apparenter à un cimetière du romantisme comme l’évoque un des héros, elle ne pourra jamais enterrer cette soif d’amour, de chaleur humaine qui tous nous étreint. </span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour en savoir plus, consultez <a href="https://www.arte.tv/fr/videos/RC-019644/l-amour-a-ses-reseaux/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le site d&rsquo;ARTE</a>.</p>


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		<title>La Nuit de Varennes : l’inconvenance d’une fin de règne</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-nuit-varennes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jan 2020 15:34:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tout dernièrement, on a reproché à un certain président de s’être esquivé devant les manifestants qui envahissaient le théâtre où il profitait d’un spectacle en mode incognito. Opposants et éditorialistes y virent une véritable « fuite de Varennes », faisant ainsi allusion à la tentative avortée de Louis XVI et de la famille royale de passer à [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/01/nuit-de-varennes-e1580225602397.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-32261 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/01/nuit-de-varennes-e1580225602397.jpg" alt="" width="800" height="752" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Tout dernièrement, on a reproché à un certain président de s’être esquivé devant les manifestants qui envahissaient le théâtre où il profitait d’un spectacle en mode incognito. Opposants et éditorialistes y virent une véritable « fuite de Varennes », faisant ainsi allusion à la tentative avortée de Louis XVI et de la famille royale de passer à l’étranger pour ensuite reconquérir le trône de France et réinstaurer la monarchie absolue mise à mal par la Révolution. Spectaculaire analogie un tantinet exagérée mais lourde de signification … encore faut-il mesurer ce que l’escapade de Capet et compagnie a véritablement représenté pour ses contemporains. Ce que le film <i>La Nuit de Varennes</i> d’Ettore Scola s’emploie à faire avec une sagacité rare.</span></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">Un voyage en berline</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Daté de 1982, ce récit emprunte les codes du conte picaresque pour narrer les rebondissements d’un voyage en berline. Dans l’habitacle, incommodés par la poussière des routes, secoués par les cahots du chemin, une belle comtesse, son coiffeur et sa bonne ainsi que leurs mystérieux paquets, une riche veuve, vigneronne de son état, une cantatrice sur le retour, un magistrat, un financier, un étudiant … bref un parfait échantillonnage de la société française prise dans la tourmente, qui va échanger, en huis-clos ou presque, sous l’œil attentif du pamphlétaire Thomas Paine, de l’auteur sulfureux Rétif de la Bretonne et d’un Giacomo Casanova vieillissant.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Tout ce petit monde se dirige vers Metz ; nous sommes en juin 1791, et cet équipage est précédé d’une autre voiture qui tente de rallier Montmédy et le marquis de Bouillé. A son bord le roi, la reine, le dauphin, sa sœur, la sœur du roi … qui ont quitté les Tuileries à la cloche de bois, où ils résidaient plus ou moins de force depuis leur départ de Versailles sous la pression d’une foule hostile. Cela, les voyageurs qui se rendent à Metz ne le savent pas, excepté Rétif qui, en fin connaisseur des mystères parisiens, a senti le coup tordu ; tous vont l’apprendre au fur et à mesure des étapes en relais de poste, des rencontres fortuites, des explications de messagers et d’aubergistes paniqués par la nouvelle …</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/_2u0LJdSqRM" title="La nuit de varennes" width="1080" height="810" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/_2u0LJdSqRM?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/_2u0LJdSqRM?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">Une nouvelle explosive</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Car cette dernière est explosive : le roi a-t-il été enlevé par les ennemis de la Révolution ? A-t-il fui volontairement ? Pour quelle raison ? Est-il encore fiable ? Respectable ? Est-ce encore un monarque … ou juste un traître ? Et les visages de la populace de se fermer toujours un peu plus d’arrêt en arrêt &#8230; jusqu’à celui de Varennes, où tous enfin se retrouvent … et comprennent que c’est la fin. D’un régime politique, d’un mode de vie, d’un monde. Or c’est le propos d’Ettore Scola que de mettre en lumière ce basculement, doublé d’une prise de conscience brutale et sans pitié. En prenant la route, nos personnages croisent une France populaire dont ils ignorent tout ou presque, paysans, artisans, ouvriers … ils en découvrent la colère, une haine entretenue par des siècles d’exploitation, de mépris et de frustrations.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">La fuite à Varennes constitue l’affront de trop, une indignité intolérable qui met fin à un XVIIIeme siècle aux Lumières déjà bien ternies, qui s’apprête à enfanter son successeur, la révolution industrielle qu’il portera avec son nouveau lot d’injustices et de révolutions. Car tandis que l’aristocratie, incarnée par cette magnifique comtesse complètement déconnectée des réalités, comprend qu’elle n’en a plus pour très longtemps, la bourgeoisie , par la figure du magistrat et du financier, s’impose comme la classe dirigeante à venir qui régnera par la possession et le contrôle des outils de production, avec l’enrichissement comme seule finalité.</span></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">Un nouvel ordre ?</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour assister à la naissance de ce nouvel ordre qui va tout changer … et finalement fonctionner de la même façon que le précédent, Casanova et Rétif, libertins de mœurs et d’esprit, purs produits d’un art de vivre et de penser, qui n’ont soudainement plus de place dans ce chaos. C’est sur eux, la subtilité intellectuelle qu’ils incarnent que Scola se focalise, ne montrant le roi et ses proches qu’au travers d’illustrations, par un costume d’apparat, un gros plan sur des jambes, le bas d’une robe … u démembrement de l’être qui annonce leur fin, tandis qu’ils se sont eux-mêmes exclus du devant de la scène pour devenir … des anecdotes ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Ironie du sort, ce film remarquable par son approche du fait, d’une actualité notable dans sa narration, audacieux par sa logique, poétique et inconvenant, est lui même représentatif d’une manière de filmer révolue. Aujourd’hui, qui oserait financer cette histoire haute en couleurs, grivoise et grave à la fois, qui donne à voir la révolution française d’une façon inédite et intelligente ainsi que l’esprit d’une époque défaillante ? Avec à la clé un casting international proprement anthologique où Marcello Mastroianni, Jean-Louis Barrault, Jean-Claude Brialy donnent la réplique à Harvey Keitel, Hanna Schygulla, Andréa Ferreol, Daniel Gélin, jean-Louis Trintignant, Dora Doll, Pierre Malet ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Autant d’excellentes raison de voir ce chef d’œuvre, de prendre une leçon de mise en scène et d’apprécier la profonde humanité d’un propos qui jamais ne juge mais tente de restituer les ressentis de chacun.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="https://www.gaumont.fr/fr/film/La-nuit-de-Varennes.html">https://www.gaumont.fr/fr/film/La-nuit-de-Varennes.html</a></p>
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		<title>Trouvaille Musique : The Darts</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/trouvaille-musique-the-darts/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Sep 2018 07:58:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tandis que Delphine s’épanche sur les malheurs de Madame Butterfly sacrifiée sur l’autel du mâle américain et du rêve qui va avec, je propose comme remède à ce #balancetonporc lyrico-tragique l’énergie dévoratrice de The Darts. Comme vous pouvez le constatez, ce quatuor de panthères est bien décidé à évacuer le concept de #metoo par la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/09/the-darts-e1537430295937.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-31065" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/09/the-darts-494x247.jpg" alt="" width="494" height="247" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Tandis que Delphine s’épanche sur <a href="https://www.theartchemists.com/madame-butterfly-au-festival-de-glyndebourne-quand-la-menagere-americaine-ecrase-la-femme-papillon/">les malheurs de Madame Butterfly</a> sacrifiée sur l’autel du mâle américain et du rêve qui va avec, je propose comme remède à ce #balancetonporc lyrico-tragique l’énergie dévoratrice de The Darts.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/zCPtz_T5bYI" title="The Darts (US) - &quot;Gonna Make You Love&quot; [OFFICIAL]" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/zCPtz_T5bYI?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/zCPtz_T5bYI?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Comme vous pouvez le constatez, ce quatuor de panthères est bien décidé à évacuer le concept de #metoo par la lunette des chiottes à l’aide d’un garage rock ( garage-psych-rock grrls très exactement) aussi pêchu et agressif que séducteur. Dignes héritières de the Sonics, Nicole, Christina, Rikki et Meliza balancent entre The Cramps et The Fuzztones pour distiller un son ultra saturé et miaulant de rage dixit « Bullet », « Slay me », « Running through your lies », « She’s gone » ou « My heart is a graveyard », tandis qu’elles saccagent la scène autour d’elles.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/YEli8nf7O6w" title="The Darts (US) - &quot;The Cat&amp;apos;s Meow&quot; [OFFICIAL]" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/YEli8nf7O6w?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/YEli8nf7O6w?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vêtues de noir dans la grande tradition de Mortitia Adams ou de Mrs Fiend, elles y vont à fond pour exprimer leur besoin d’amour, leur frustration de femelles … et le fait que c’est elles qui mènent la danse : mâles dominants en souffrance de virilité, passez votre chemin, ces dames chassent de preux et obéissants chevaliers, qui seront ravis de ployer le genou et le reste devant ces sorcières modernes, qui chantent bien haut leurs desiderata, avec des titres et des paroles on ne peut plus claires.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/pNJfbpDzLCo" title="The Darts (US) - &quot;You Got Me&quot; [OFFICIAL]" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/pNJfbpDzLCo?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/pNJfbpDzLCo?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Gratte aussi féroce qu’un chien d’attaque, tambours de guerre, orgue électronique 70’s d’épaisseur funèbre, voix de gamine sous amphet’ : la recette est bien rodée, boostée par l’évidente exaltation de ces donzelles aux appétits de louves, mais qui préfèrent rester seules que mal accompagnées, et n’hésiteront pas à rayer de la carte tout Casanova défectueux qui aurait le malheur de s’y frotter. Difficile de ne pas craquer : nos louloutes font tout pour, sous leur apparente nonchalante de rockeuses revenues de tout. Et elles n’ont visiblement pas l’intention de s’arrêter, l’aventure est bien trop drôle.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/ixmz_jY6JCI" title="The Darts - &quot;Roots and Roses&quot; Fest Promo Video" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/ixmz_jY6JCI?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/ixmz_jY6JCI?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p><a href="https://www.thedarts.us/">https://www.thedarts.us</a></p>
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