﻿<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Jean genêt</title>
	<atom:link href="https://www.theartchemists.com/search/Jean+gen%C3%AAt/feed/rss2/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.theartchemists.com/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Tue, 14 May 2024 14:32:24 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9</generator>
	<item>
		<title>Saga Sharko &#8211; Hennebelle : quand Franck Thilliez traque le Mal</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/romans-sharko-hennebelle-franck-thilliez/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Feb 2024 17:18:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=36935</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dernier challenge culturel en date : le binge reading de la geste romantico-policière du flic Franck Sharko et de sa douce Lucie Hennebelle by Franck Thilliez. Soit 13 romans où ce couple maudit traque le Mal sous toutes ses formes. S’enfiler cette saga d’un coup, d’un seul, (trois semaines de lecture intense, si, si !) ne relève peut-être pas du masochisme profond et incurable, mais à coup sûr, on en...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/romans-sharko-hennebelle-franck-thilliez/">Saga Sharko &#8211; Hennebelle : quand Franck Thilliez traque le Mal</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="588" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/02/the-artchemists-romans-sharko-hennebelle-thilliez.png" alt="" class="wp-image-36936" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/02/the-artchemists-romans-sharko-hennebelle-thilliez.png 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/02/the-artchemists-romans-sharko-hennebelle-thilliez-288x282.png 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/02/the-artchemists-romans-sharko-hennebelle-thilliez-494x484.png 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/02/the-artchemists-romans-sharko-hennebelle-thilliez-70x70.png 70w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-buttons is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button" style="font-style:normal;font-weight:700"><a class="wp-block-button__link has-white-color has-blush-bordeaux-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-element-button" href="https://www.theartchemists.com/boutique/">Achetez maintenant</a></div>
</div>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Dernier challenge culturel en date : le <em>binge reading</em> de la geste romantico-policière du flic Franck Sharko et de sa douce Lucie Hennebelle by Franck Thilliez. Soit 13 romans où ce couple maudit traque le Mal sous toutes ses formes. S’enfiler cette saga d’un coup, d’un seul, (trois semaines de lecture intense, si, si !) ne relève peut-être pas du masochisme profond et incurable, mais à coup sûr, on en ressort éprouvé.e. Il faut dire que le romancier sait y faire pour jouer avec le mental de ses personnages et le nôtre. De manière quasi sadique et avec des ficelles narratives d’une rare efficacité. Explications.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><a></a>Une recette bétonnée au fil des intrigues</h2>



<p><em>Train d’enfer pour Ange rouge, La chambre des morts, Deuils de miel, La mémoire fantôme, Le syndrome E, Gataca, Atomka, Angor, Pandemia, Sharko, Luca, 1991, La Faille</em>. À ce jour, la saga Sharko/Hennebelle débutée en 2004 compte 13 tomes, tous d’une rare violence, d’une virulence extrême. Et cela plaît : 7 millions de romans vendus, 750 000 rien qu’en 2021, 4ᵉ au classement des meilleures ventes de bouquins en 2020, à 50 ans, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Franck_Thilliez" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Thilliez</a> s’est hissé au sommet du hit parade de ce genre si spécifique du polar à la française. Avec une recette bien rodée, bétonnée au fil des pages et des intrigues :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>un couple de flics qui se constitue au fil des intrigues, dont le destin est plus que tragique, frappés qu’ils sont par des deuils cruels, la maladie mentale, la souffrance morale, la perte au quotidien, le sentiment d’impuissance face à la folie du monde ;</li>



<li>pour incarner cette folie, des assassins d’une perversité rare, particulièrement inventifs quand il s’agit de trucider autrui, d’en faire de juteux business et qui en prime s’acharnent avec une volupté évidente sur nos deux héros et leur entourage ;</li>



<li>la volonté de l’auteur d’explorer les facettes du Mal moderne, aka le versant sombre de la science et du progrès, entre mutations génétiques, trafic d’organes, réanimation des tissus, expérimentations sur les comportements, IA destructrice, réseaux sociaux ténébreux, nucléaire meurtrier et autres formes de vampirisme propres au XXIᵉ siècle.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading"><a></a>La hargne du chasseur</h2>



<p>À chaque volume sa démence qui parachute nos héros aux quatre coins de la planète (Amazonie, Canada, Égypte, Tchernobyl et j’en passe) quand elle ne les entraîne pas profondément dans les entrailles de la terre (les séquences souterraines sont légion) et de l’humanité. Marchés clandestins, trafics illicites, exploration de toutes les perversions, ces commerces de l’infâme ont lieu à couvert dans le secret des catacombes et du darknet, avec à la clé des tueurs certes totalement déviants, mais la tête sur les épaules quand il s’agit de faire du fric.</p>



<p>Pour révéler et vaincre ce catalogue d’atrocités, le duo Sharko/Hennebelle va devoir compter sur l’intelligence, l’intuition, un brin de chance, l’expertise du métier et la fièvre de la traque. À ce titre, ces superflics ont, eux aussi, leur côté dingo, cette hargne typique du chasseur qui jamais ne lâchera sa proie et n’hésitera pas à faire justice lui-même selon les circonstances. Ce qui les amène à faire pas mal de conneries et à jouer constamment avec les limites. En mode <em><a href="https://www.theartchemists.com/serie-braquo/">Braquo</a></em>. Une thématique récurrente chez tous les réalisateurs/auteurs spécialisés, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=olivier+marchal">Olivier Marchal</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=grang%C3%A9">Jean-Christophe Grangé</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=thierry+jonquet">Thierry Jonquet</a>, Arthur Conan Doyle, voire <a href="https://www.theartchemists.com/roman-salem-stephen-king/">Stephen King</a>, des références auxquelles Thilliez n’échappe guère, voire qu’il cite comme autant d’hommages sincères.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><a></a>Un propos documenté… et prophétique ?</h2>



<p>On pourrait même voir les références constantes à une météo extrême (orages, crues, canicules, tempêtes de neige ou de sable et autres déviances climatiques) comme des discrets clins d’œil à Tennessee Williams et son univers dramaturgique tissé d’échanges féroces, de jeux de pouvoirs psychiques et de sursauts atmosphériques. Personnages complexes piégés dans des situations extrêmes, urgences des émotions ravageuses, mécaniques infernales vouées à la destruction des plus faibles au profit des plus forts, on pourrait penser que Thilliez exagère.</p>



<p>Que nenni, de roman en roman, son propos est argumenté, construit, documenté. <a href="https://www.theartchemists.com/documentaire-vampyres-laurent-courau/">Vampyres</a>, transhumanisme, euthanasie, et j’en passe, chaque champ que l’auteur explore est fortement ancré dans une réalité vérifiable. Avec<em> Pandémia</em>, Thilliez s’offre même le luxe d’être prophétique : son récit, publié en 2015, prédit le chaos de la <a href="https://www.theartchemists.com/?s=covid">COVID</a>. Chaos à l’œuvre dans le dernier tome en date, <em>La Faille</em> qui évoque le détournement de la pensée par l’informatique. Je n’en dis pas plus pour ne pas spolier, mais la chose percute violemment les travaux d’Elon Musk sur le cerveau augmenté.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><a></a>Violence récurrente et maltraitance narrative</h2>



<p>Pas étonnant que la lecture en continu de tous ces ouvrages, outre un malaise généralisé, donne l’impression d’un schéma répété. La violence est récurrente depuis l’aube des temps (Thilliez fait d’ailleurs allusion à un moment de cette saga au massacre fondateur de l’humanité). En étudier les méandres, c’est mettre à jour des boucles qui se déroulent à l’infini. Les méthodes, les outils changent, le résultat est toujours le même : la souffrance, la mort, la destruction. Et pour bien faire comprendre le message au lecteur, Thilliez n’y va pas par quatre chemins.</p>



<p>Il n’hésite pas à flinguer ses personnages, de la plus horrible des manières. “<em>Choix terrible pour un auteur, vous l’imaginez, qui doit interrompre la destinée d’un être de papier auquel il a apporté un grand soin à insuffler la vie, comme le docteur Frankenstein avec sa créature</em>” explique-t-il en conclusion de<em> La Faille</em>. Choix terrible certes, mais qu’il fait plusieurs fois au fil de ce cycle Sharko/Hennebelle, soumettant ses héros à une torture physique et mentale intolérable, les embarquant de fait par-delà les limites de la folie. Un cas de maltraitance narrative ? En tout cas, un moyen aussi infaillible que percutant pour impliquer le lecteur au niveau émotionnel et lui faire perdre les pédales dans ce grand-huit orchestré de main de maître.</p>


<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/romans-sharko-hennebelle-franck-thilliez/">Saga Sharko &#8211; Hennebelle : quand Franck Thilliez traque le Mal</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Hapiness not included : après vingt ans de silence, Soft Cell signe un nouvel album aussi magistral que fataliste</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/hapiness-not-included-apres-vingt-ans-de-silence-soft-cell-signe-un-nouvel-album-aussi-magistral-que-fataliste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 May 2022 15:30:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=34782</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est en soi un véritable événement. Après 20 ans de silence, Soft Cell sort de sa réserve avec un nouvel album intitulé Happiness not included. Une galette supplémentaire à ajouter à leur discographie, histoire de célébrer un 40eme anniversaire avec un titre fataliste, parfait écho à un univers glauque fait de quêtes amoureuses, d’émancipations sexuelles, d’expériences borderline, de solitude mentale. « Tainted Love » de Gloria Jones à Soft Cell Soft Cell...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/hapiness-not-included-apres-vingt-ans-de-silence-soft-cell-signe-un-nouvel-album-aussi-magistral-que-fataliste/">Hapiness not included : après vingt ans de silence, Soft Cell signe un nouvel album aussi magistral que fataliste</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/05/Soft_Cell_-_Happiness_Not_Includ.jpg"><img decoding="async" class="size-full wp-image-34784" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/05/Soft_Cell_-_Happiness_Not_Includ.jpg" alt="pochette de l'album Hapiness not included de Soft Cell" width="600" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/05/Soft_Cell_-_Happiness_Not_Includ.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/05/Soft_Cell_-_Happiness_Not_Includ-288x288.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/05/Soft_Cell_-_Happiness_Not_Includ-494x494.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/05/Soft_Cell_-_Happiness_Not_Includ-188x188.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/05/Soft_Cell_-_Happiness_Not_Includ-70x70.jpg 70w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C’est en soi un véritable événement. Après 20 ans de silence, Soft Cell sort de sa réserve avec un nouvel album intitulé <i>Happiness not included</i>. Une galette supplémentaire à ajouter à leur discographie, histoire de célébrer un 40eme anniversaire avec un titre fataliste, parfait écho à un univers glauque fait de quêtes amoureuses, d’émancipations sexuelles, d’expériences borderline, de solitude mentale.</span></p>
<p><iframe title="Soft Cell - Heart Like Chernobyl at Tate Britain" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/1FltT7-NdFM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>« Tainted Love » de Gloria Jones à Soft Cell</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Soft Cell : vous pensez ne rien connaître du tandem Marc Almond/Dave Ball ? Pourtant, vous avez déjà entendu/entonné « Tainted love ». Forcément ! Le morceau a fait un tabac à sa sortie, caracolant à la tête des charts 30 semaines durant ; on le retrouve depuis dans toutes les compils célébrant la new wave et les eighties, avant que Marilyn Manson ne se l’approprie. L’histoire est tordante, car ce succès phénoménal, Soft Cell l’a piqué à Gloria Jones, interprète initiale de la chanson originale écrite par Ed Cobb en 1965. Donc un texte de rupture initialement exprimé par une femme bafouée, formulé par le suave et ambigu Marc Almond, sur les rythmes métalliques martelés par Dave Ball derrière ses synthés.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Torch song et synth-pop à la mode cabaret</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Le cadre est donc posé : c’est de torch song qu’il s’agira, lamento sentimental pleurant un amour perdu, porté au pinacle par Billie Holiday, Sarah Vaughan et Ella Fitzgerald avant que Almond et Ball n’en boostent l’étoffe frénétiquement avec leur synth-pop couplant electro et cabaret. Le talent du groupe explose de fait dans plusieurs titres bien plus mordants, dispersés au fil d’une discographie dont un Jean Genêt aurait savouré les zones d’ombre peuplées de putes au grand cœur, de marins bisexuels, d’assassins imprévisibles et de victimes masochistes : « Bedsitter », « Sex dwarf », « Where the heart is », « Numbers », « Say hello wave goodbye » « Le Grand Guignol », « Desperate » « Meet murder my angel » « The best way to kill »…</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Soft Cell - Happiness Not Included (Official Audio)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/BxfFTMfba94?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Une foi intacte</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Saupoudrées sur <i>Non-Stop erotic cabaret</i>, <i>The art of falling appart</i>, <i>The last night in Sodom</i> (probablement l’album de Soft cell que je préfère), <i>Cruelty without beauty</i>, ces pépites rayonnent depuis quatre décennies d’un éclat pervers, la poésie ravageuse du groupe collant parfaitement à des mélodies corsetées avec autant d’énergie que d’émotions. <i>Happiness not included</i> vient donc réveiller la belle endormie ; restait à savoir si c’était un réveil en fanfare ou du réchauffé. Or il semblerait que Soft Cell sort de son long mutisme par la grande porte, avec une foi intacte, alimentée par les parcours en solo des deux anciens compères, qui ont du reste repris le chemin de la scène en 2018 pour un ultime show&#8230; suivi d’autres concerts.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Lucidité tranquille</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Soft Cell for ever ? La voix préservée, la verve toujours aussi acérée, Marc Almond, revenu d’entre les morts ou presque, pose des textes à l’acide sur les mélodies ciselées de David Ball. <i>Happiness not included</i>porte son lot de morceaux nostalgiques, l’expression des souvenirs (« Polaroïd » évoque Warhol, rencontré en 1981 au cœur de New-York), des désillusions (« Bruises on all my illusions », le constat navré d’une fin du monde proche) : « everything is dying all around me » souligne Almond sur « Heart Like Chernobyl ». Devant eux, dans leurs mots, leurs harmonies, la déchéance de l’humanité, sa course à l’abîme.Et Dieu dans tout ça ? « I’m not a friend of God » évacue la question en 4 minutes 34 superbes de lucidité tranquille.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Soft Cell - Nostalgia Machine (Official Audio)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/-XUmuU9REXg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>La mort d’un univers</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">L’homme est seul, face à ses conneries, ses souvenirs, ses espoirs aussi. Pas une nouveauté en soi ; déjà les premiers morceaux du tandem le disaient. Quelle échappatoire ? L’art bien sûr, la création, la musique qui n’a pas d’ancrage temporel, contrairement à ce qu’on prétend. « Happiness Not included » et « Nostaligia Machine », notamment, évoquent avec majesté la fascination exercée par ces années 80, années paillette ultra-transgressives où tout était plus simple. Mais au final, qu’est-ce qui a changé ? Ce nouvel album applique la torch song made in Soft Cell à la mort d’un univers… ou à sa persistance forcenée ? Décidément, ce binôme emblématique, déjouant tous les pronostics de la vie et de l’oubli, trouve la tonalité appropriée pour exprimer les gâchis incommensurables et les certitudes inviolables. Intemporels définitivement.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour en savoir plus sur le nouvel album de Soft Cell, consultez <a href="https://www.softcell.co.uk/" target="_blank" rel="noopener">le site du groupe</a>.</span></p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/hapiness-not-included-apres-vingt-ans-de-silence-soft-cell-signe-un-nouvel-album-aussi-magistral-que-fataliste/">Hapiness not included : après vingt ans de silence, Soft Cell signe un nouvel album aussi magistral que fataliste</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Fashion ! : de la haute couture à la globalisation du luxe, 30 ans d’histoire de la mode à la française !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/documentaire-fashion/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Nov 2021 10:53:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lifestyle]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=34437</guid>

					<description><![CDATA[<p>Oui, on vous parle beaucoup de mode, mais que voulez-vous, outre qu’elle fait tourner les têtes, la mode est aussi le reflet de notre temps. Incroyable de penser que le simple fait de se vêtir ait pris autant d’importance, de signification, de valeur. Et pourtant… Il suffit de visionner les trois épisodes du documentaire culte Fashion ! pour saisir l’ampleur d’un phénomène aussi social qu’économique. Le monde change, la mode avec...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/documentaire-fashion/">Fashion ! : de la haute couture à la globalisation du luxe, 30 ans d’histoire de la mode à la française !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/7924_vod_thumb_89258_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34438 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/7924_vod_thumb_89258_opt.jpg" alt="documentaire fashion ! d'Olivier Nicklaus" width="450" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/7924_vod_thumb_89258_opt.jpg 450w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/7924_vod_thumb_89258_opt-216x288.jpg 216w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/7924_vod_thumb_89258_opt-371x494.jpg 371w" sizes="auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Oui, on vous parle beaucoup de mode, mais que voulez-vous, outre qu’elle fait tourner les têtes, la mode est aussi le reflet de notre temps. Incroyable de penser que le simple fait de se vêtir ait pris autant d’importance, de signification, de valeur. Et pourtant… Il suffit de visionner les trois épisodes du documentaire culte <i>Fashion !</i> pour saisir l’ampleur d’un phénomène aussi social qu’économique.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Le monde change, la mode avec</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Aux commandes de cette saga, le réalisateur Olivier Nicklaus tranche avec le style ironique du spécialiste en chef <a href="https://www.theartchemists.com/?s=loic+prigent&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Loïc Prigent</a> pour proposer un panorama analytique de trente années de mode à la française. À la française ? Justement non : de 1980 à 2010, plusieurs révolutions sismiques vont métamorphoser le visage de la planète fashion. Des mutations génétiques, enclenchées par le regard visionnaire de certains créateurs de génie, alimentées par l’appétit de financiers perspicaces, encouragées par un public toujours plus large.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">« Golden Eighties », « Anti fashion », « Go Global ! », à chaque décennie son épisode au titre évocateur, sa génération de couturiers avant-gardistes, ses innovations techniques et marketing, ses avancées sociétales. La mode évolue au rythme de l’Histoire : folie productiviste des années 60, crise pétrolière, apparition du SIDA, chute du mur de Berlin, apparition d’Internet, 11 septembre… de crise en crise, le monde change, la mode avec, propulsée par des créateurs en phase avec les revendications de leur temps.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="TOuM8J5xaV"><p><a href="https://www.theartchemists.com/beautiful-people-regard-sur-les-titans-de-la-mode/">Beautiful people : regard sur les titans de la mode</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Beautiful people : regard sur les titans de la mode » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/beautiful-people-regard-sur-les-titans-de-la-mode/embed/#?secret=ptFzNCmY7F#?secret=TOuM8J5xaV" data-secret="TOuM8J5xaV" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="font-size: 18pt; color: #000000;"><b><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">L</span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">’ascèse des anti-fashion</span></b></span></h2>
<p align="justify"><span style="font-size: medium; color: #000000;">Exemple frappant :<span style="font-family: Liberation Serif, serif;"> si </span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">Rei Kawakubo débarque de son Japon natal au bras de Yohji Yamamoto, c’est pour créer seule Comme des garçons, qui promeut des vêtements larges, déstructurés, masculins dans les silhouettes et les couleurs. Si cela scandalise les chantres d’une haute couture conservatrice, la marque trouve vite ses aficionadas parmi les jeunes femmes affirmées, désireuses de se comporter à l’égal de ces messieurs, et de crier leur autonomie via leurs tenues. Les belges comme <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Martin+Margiela&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Martin Margiela</a> apportent </span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">aussi</span> <span style="font-family: Liberation Serif, serif;">leur</span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"> pierre à l’édifice anti-fashion.</span></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: medium; color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">A</span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">près les excès rutilants et festifs des années 80 incarnés par <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Thierry+mugler&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Thierry </a></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">M</span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">ugler et <a href="https://www.theartchemists.com/?s=jean-paul+gaultier&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Jean-Paul Gaultier</a>, la restructuration de la silhouette féminine voulue par <a href="https://www.theartchemists.com/?s=azzedine+alaia&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Azzedine Alaïa</a> et Claude Montana, l’ascèse des anti-fashion interroge le processus de fabrication, mais aussi le pourquoi de la mode et ses retombées. Les défilés sortent des maisons de couture pour animer les parkings, les hangars. L’esprit grunge de l’époque n’est pas loin, la radicalité de mise. Si le couturier star persiste, d’autres refusent l’éclat médiatique, le dénoncent férocement, s’effaçant devant leurs créations. </span></span></p>
<h2 align="justify"><span style="font-size: 18pt; color: #000000;"><b><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">Mode et bankabilité</span></b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">E</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">t le business dans tout ça ? Si les audaces des créateurs fascinent les médias et les foules, elles coûtent cher, de même la gestion au quotidien d’une entreprise. Doucement, les requins de la finance s’infiltrent dans le milieu dont ils ont évalué la rentabilité. LVMH et Keiring vont construire leur rivalité à coup de rachat de maisons de haute couture moribondes dont ils revivifient l’image en bombardant à leur tête des stylistes </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">en vogue</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> : </span></span><a href="https://www.theartchemists.com/?s=raf+simons&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Raf Simons</a>, Marc Jacob, Christian Lacroix, Alexander McQueen, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=karl+lagerfeld&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Karl Lagerfeld</a>, John Galliano, Hedi Slimane…</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Les collections s’enchaînent à un rythme de folie, les défilés deviennent de véritables shows hollywoodiens, la diversification (parfums, cosmétiques, accessoires, maroquinerie…) bat son plein pour permettre à une clientèle plus large d’acheter son petit bout de luxe. L’indépendance en prend un coup, la santé des créateurs également. Certains jettent l’éponge, se reconvertissent, d’autres perdent pied<span style="font-size: medium;">, y laissent leur santé, leur vie. Peu arrivent à conserver leur liberté,</span> <span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Ann Demeulemeester </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">par exemple qui observe cette démesure avec un œil critique.</span></span></span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="VOgxpFKL6J"><p><a href="https://www.theartchemists.com/documentaire-le-jour-davant-loic-prigent-mode/">Le Jour d’avant : Loïc Prigent dans les backstages des défilés de mode</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le Jour d’avant : Loïc Prigent dans les backstages des défilés de mode » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/documentaire-le-jour-davant-loic-prigent-mode/embed/#?secret=KbY4vHdpZa#?secret=VOgxpFKL6J" data-secret="VOgxpFKL6J" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 18pt;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><b>Trente années charnières</b></span></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">Ce récit prend fin en 2012, date de sortie du documentaire. C’était il y a dix ans, mais l’analyse de Olivier Nicklaus, illustrée d’un nombre impressionnant d’archives vidéos, d’interviews, de témoignages, d’explications, défriche la route marketing suivie depuis par les grands noms de la mode dans une platitude consternante, malgré les avancées technologiques offertes par le numérique, l’IA, les metaverses. Des gadgets rutilants pour séduire les générations futures ultra-connectées, vendre à des prix exorbitants des robes et des chaussures griffées en version NFT.</span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">C’est oublier que la mode est un combat constant de l’esprit et du geste contre la matière : regarder Azzedine Alaia retoucher une robe en tournant autour du modèle comme on le ferait d’une sculpture est en soi une leçon de couture, idem quand on observe <span style="font-size: medium;">Rei Kawakubo </span><span style="font-size: medium;">explorer les jeux de superposition de plusieurs étoffes, ou Rick Owens repasser humblement une robe avant un défilé. Voilà pourquoi il importe de maîtriser cette cartographie de la mode sur ces trente années charnières. Elle permet de saisir les avancées incroyables opérées… et le vide actuel d’un système à bout de souffle. Puis de se demander d’où viendra la prochaine révolution.</span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><b>Et plus si affinités</b></span></span></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Vous pouvez visionner le documentaire <em>Fashion !</em> sur le <a href="https://madelen.ina.fr/serie-documentaire/fashion" target="_blank" rel="noopener">site Madelen</a> de l&rsquo;INA ou sur le <a href="https://boutique.arte.tv/detail/fashion_pack" target="_blank" rel="noopener">site d&rsquo;ARTE</a>.</span></p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/documentaire-fashion/">Fashion ! : de la haute couture à la globalisation du luxe, 30 ans d’histoire de la mode à la française !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Cantatrice Chauve : chef d’œuvre de l&#8217;absurdité et petit bolide dramaturgique !!!</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/la-cantatrice-chauve-chef-doeuvre-de-labsurdite-et-petit-bolide-dramaturgique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Oct 2021 07:21:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=22940</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quand elle est jouée pour la première fois en 1950, la première pièce de Ionesco &#8211; et la plus dingue &#8211; fait scandale au point d&#8217;être retirée de l&#8217;affiche. C&#8217;est que la très traditionnelle société française des années 50 n&#8217;aime guère le reflet peu glorieux que lui renvoient les répliques désynchronisées de La Cantatrice chauve. Le théâtre de l&#8217;absurde n&#8217;est pas tendre avec les rigidités codifiées qui régissent les rapports...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/la-cantatrice-chauve-chef-doeuvre-de-labsurdite-et-petit-bolide-dramaturgique/">La Cantatrice Chauve : chef d’œuvre de l&rsquo;absurdité et petit bolide dramaturgique !!!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/07/f-10d-4af2d8b65efab.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-22945" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/07/f-10d-4af2d8b65efab-494x330.jpg" alt="f-10d-4af2d8b65efab" width="494" height="330" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Quand elle est jouée pour la première fois en 1950, la première pièce de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=ionesco&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Ionesco</a> &#8211; et la plus dingue &#8211; fait scandale au point d&rsquo;être retirée de l&rsquo;affiche. C&rsquo;est que la très traditionnelle société française des années 50 n&rsquo;aime guère le reflet peu glorieux que lui renvoient les répliques désynchronisées de <em>La Cantatrice chauve</em>. Le <a href="https://www.theartchemists.com/?s=th%C3%A9%C3%A2tre+de+l%27absurde&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">théâtre de l&rsquo;absurde</a> n&rsquo;est pas tendre avec les rigidités codifiées qui régissent les rapports humains ; il se fait même un devoir d&rsquo;en dynamiter les fondations avec une jouissance palpable.</span></p>
<p><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>À lire également :</strong></span> <strong><a href="https://www.theartchemists.com/theatre-kadoc-entreprise/" rel="bookmark">Kadoc : bienvenue chez Krum, entreprise au bord de la crise de nerfs ?</a></strong></p>
<h2><span style="color: #000000;"><strong>Un dialogue sans queue ni tête ni nageoires</strong></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Si <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Jean+gen%C3%AAt&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Genêt</a> s&rsquo;adonne à cet exercice avec un sens prononcé de la poésie, du sensuel et de la perversité, Ionesco préfère quant à lui provoquer par le burlesque le plus total. S&rsquo;inspirant des phrases utilisées dans les méthodes d&rsquo;enseignement de l&rsquo;anglais, il déroule un dialogue sans queue ni tête ni nageoires, ni tentacules, ni écailles, un serpent de mer verbal où les Smith et les Martin, bourgeois aussi ineptes que propres sur eux, se renvoient les mêmes réponses stéréotypées, sans jamais rien se dire au final, sinon qu&rsquo;ils sont vides, creux, sans intérêt et parfaitement grotesques.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Réjouissante à la base, la pièce devient sauvagement jouissive à la lecture d&rsquo;un Jean-Luc Lagarce rompu aux exercices de l&rsquo;écriture dramaturgique et de la mise en scène. En homme de théâtre accompli et un brin taquin, le regretté auteur de <i>Music-hall</i>, <i>Juste la fin du monde</i> ou <i>Hollywood</i> pour ne citer qu&rsquo;une infime partie de son palmarès, s&#8217;empare du chef-d’œuvre de Ionesco et en prolonge la démence dans une version particulièrement abracadabrante, dont il n&rsquo;hésite pas à perturber la fin en effaçant les limites entre plateau et public.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><iframe loading="lazy" src="https://www.youtube.com/embed/akFgGaGGXhw" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<h2><strong><span style="color: #000000;">Comme si la bande son des <i>Feux de l&rsquo;amour</i> déraillait soudain</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Sur scène, une façade de maison de poupée, un gazon synthétique d&rsquo;un vert aveuglant, une Madame Smith et une Madame Martin de fuchsia vêtues, coiffées de bibis ridicules autant que leurs tailleurs simili Chanel, à leur bras leurs maris respectifs en costume gris, chemise jaune et cravate orange. Mal assortis, coincés, pompeux et caricaturaux, les personnages vont progressivement s&rsquo;affronter tandis que leur discours se décompose en un long cri inarticulé. En arrière-plan, Mary la bonne et le capitaine des pompiers observent d&rsquo;un œil affûté cette farce, et la dénoncent.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Lagarce choisit de souligner l&rsquo;hypocrisie à l’œuvre, dans une ambiance de série télé à l&rsquo;eau de rose, comme si la bande son des <i>Feux de l&rsquo;amour</i> déraillait soudain pour devenir une partie de Cluedo sous acide. Le verbe se déconnecte du sens, tandis que les acteurs se désarticulent comme des automates fous. Asile psychiatrique ou garderie pour enfants hyperactifs ? Ce qui est sûr, c&rsquo;est que Lagarce prolonge la pièce, y ajoute une conclusion désopilante sur les possibles chutes à apporter à cette non intrigue, quitte à faire fusiller le public par des flics tandis qu&rsquo;auteur, commissaire de police et directeur du théâtre se féliciteraient de cette judicieuse modernité !</span></p>
<p><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>À lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/spectacle-bouvard-et-pecuchet-flaubert/" rel="bookmark">Bouvard et Pécuchet : Sisyphes burlesques et campagne hostile</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Dehors le public, indigne du vrai théâtre qui doit se jouer à vide ! La mise en scène, datée des années 90 a tellement marqué les esprits qu&rsquo;elle fut reprise quinze ans plus tard avec une brochette d&rsquo;acteurs tout simplement géniaux et une cascade de rires qui prouve combien Ionesco était en avance sur son temps. Alors « anti-pièce » comme l&rsquo;indiquait le sous-titre de l’œuvre, <i>La Cantatrice chauve</i> est aujourd&rsquo;hui l&rsquo;archétype de ce que l&rsquo;absurde peut produire de meilleur et de plus juste. La mise en scène de Lagarce en exprime l&rsquo;essence pour la doper et faire de ce classique un petit bolide dramaturgique. À ne louper sous aucun prétexte.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Vous pouvez visionner la mise en scène de <em>La Cantatrice chauve</em> de Ionesco par Jean-Luc Lagarce en VoD sur <a href="https://videos.opsistv.com/content/d8990b7c-1544-4477-9dd2-770454448015/56bf448f-b187-4364-b5cb-bd1a40083124" target="_blank" rel="noopener">OpsisTV</a>.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/la-cantatrice-chauve-chef-doeuvre-de-labsurdite-et-petit-bolide-dramaturgique/">La Cantatrice Chauve : chef d’œuvre de l&rsquo;absurdité et petit bolide dramaturgique !!!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>District 9 : Alien Apartheid</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-district-9/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jul 2021 15:09:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=34021</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans le sillage de The Tomorrow War, nous nous sommes fait une fringale de films d’anticipation, avec grosses bébêtes interplanétaires et combats épiques sur fond de survie de l’humanité&#160;: Edge of Tomorrow, Starship Troopers, Pitch Black, … on en a pris plein les yeux et la tête … et puis on a visionné District 9 qui traînait sur une to-see list un peu poussiéreuse. Et là, le choc, la claque,...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/film-district-9/">District 9 : Alien Apartheid</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/07/arton12112_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="450" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/07/arton12112_opt.jpg" alt="affiche du film district 9" class="wp-image-34022" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/07/arton12112_opt.jpg 450w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/07/arton12112_opt-216x288.jpg 216w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/07/arton12112_opt-371x494.jpg 371w" sizes="auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px" /></a></figure>



<p></p>



<p><span style="color: #000000;">Dans le sillage de <a href="https://www.theartchemists.com/film-tomorrow-war/" target="_blank" rel="noopener"><i>The Tomorrow War</i></a>, nous nous sommes fait une fringale de films d’anticipation, avec grosses bébêtes interplanétaires et combats épiques sur fond de survie de l’humanité&nbsp;: <i>Edge of Tomorrow, Starship Troopers, Pitch Black,</i> … on en a pris plein les yeux et la tête … et puis on a visionné <a href="https://www.theartchemists.com/boutique/" target="_blank" rel="noopener"><i>District 9 </i></a>qui traînait sur une to-see list un peu poussiéreuse. Et là, le choc, la claque, le gros malaise.</span></p>



<figure class="wp-block-embed is-provider-youtube wp-block-embed-youtube"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="District 9 teaser" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/2SFbx9bNMnc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>Des clandestins</b></span></h2>



<p>Le premier film de Neill Blomkamp nous arrive en pleine tronche à la manière d’<em>Invasion Los Angeles</em> de Carpenter ou de <em>Cry freedom</em> d’Attenboroug. Et pour cause : via plusieurs séquences en mode reportage, nous voici parachutés sans ménagement en Afrique du Sud (pays d’origine du réalisateur), au cœur d’un ghetto dégueulasse où sont parqués des milliers d’extraterrestres échoués là après une panne de leur vaisseau. Un gigantesque vaisseau spatial suspendu au-dessus d’eux comme une carcasse de bagnole pourrie, symbole de leur déchéance. Et en dessous, dans ce bidonville insalubre, la survie au quotidien pour ces clandestins qu’on insulte, qu’on exploite, qu’on laisse crever à petit feu.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Descente aux enfers</strong></h2>



<p>Depuis 20 ans, District 9 accueille tous les trafics, toutes les exactions, toutes les mafias. Sous la pression des politiques, l’entreprise en charge du lieu, la Multi-National United, a décidé de faire le nettoyage, de déplacer ces « crevettes » indésirables vers un nouveau site à 200 kilomètres de là au milieu de nulle part … dans ce qu’il faut bien appeler un camp de concentration. C’est durant l’opération d’expropriation menée tambour battant par la MNU et ses mercenaires que Wikus van der Merwe, agent sans grande envergure et servile car gendre du patron, est accidentellement contaminé par un mystérieux liquide découvert au fond d’un taudis. Et là, c’est la descente aux enfers. Soudaine, révélatrice.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Mutation ADN</strong></h2>



<p>Car le dit liquide, initialement dédié au redémarrage de la fameuse soucoupe par un extra-terrestre bien moins arriéré qu’il n’y paraît, commence à transformer le pauvre Wikus en « crevette », ce qui n’est déjà pas très agréable, et à rendre son ADN particulièrement intéressant et bankable puisque mutant. Or cet ADN est nécessaire pour faire fonctionner l’armement extraterrestre, très convoité par les industriels du secteur mais jusqu’alors totalement inutile puisque ne réagissant qu’à cette empreinte génétique spécifique. Du coup, Wikus devient une proie … Pour échapper à la vivisection qu’on compte bien lui faire subir au nom des intérêts économiques du pays, il n’a qu’une solution : se planquer dans <em>Disctrict 9</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une communauté ostracisée</strong></h2>



<p>Le reste, vous le découvrirez en visionnant ce film aussi haletant qu’insoutenable, puisque le réalisateur y traite clairement d’apartheid, sauf qu’ici ce sont les aliens qu’on discrimine de la pire des manières. Parmi les bourreaux, des blancs Afrikaners, mais aussi des Noirs sud-africains issus de différentes ethnies, des gangs venus d’autres pays, adeptes de sorcellerie, de cannibalisme. Toutes les strates de cette société déjà très dure et conflictuelle tourne sa hargne et sa violence vers cette communauté immigrée, ostracisée au possible, sinon pire. Bref, on est toujours l’indésirable de quelqu’un, et le chemin de croix de Wikus permet de découvrir l’envers d’un décor qui n’a rien d’une fiction.</p>



<p><strong>À lire également :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/serie-guerre-des-mondes/" rel="bookmark">La Guerre des mondes : un sentiment d’abandon</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-big-bug-jean-pierre-jeunet/">BigBug : Jean-Pierre Jeunet et les robots</a></li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Brutalité authentique</strong></h2>



<p>En enracinant son intrigue dans pareil univers, Blomkamp en fait ressortir l’incroyable brutalité. L’extra-terrestre n’y est plus une menace mais une victime ; le traitement infligé à cet Autre venu des étoiles par toutes les classes sociales, riches, pauvres, blancs, noirs, met en question la tolérance de la nation arc-en-ciel. Le trafic dont les aliens font l’objet rappelle bien sûr celui des albinos, chassés et assassinés par les sorciers tanzaniens pour booster leurs sorts et leurs enchantements. Le délabrement du township est tout ce qu’il y a de plus réel, puisque ce sont d’authentiques masures qu’on voit à l’écran, filmées en hiver à Soweto, dans la banlieue de Johannesburg même, pour accentuer ce côté désertique et poussiéreux. Parmi les passages de reportage télé, on trouve de véritables archives.</p>



<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</p>



<p>Tout comme les zombis de Romero mettent en exergue les dysfonctionnements de la société américaine moderne, les aliens de District 9 font ressortir la cruauté implacable d’un monde qui n’a rien de fictif. De fait, outre des effets gore qui évoque le <em>Bad Taste</em> d’un certain Peter Jackson qui se trouve être le producteur du film, le récit est difficilement soutenable, le propos percutant. L’ensemble est décalé, cynique, malsain et particulièrement efficace. Bref, ce pamphlet anti-ségrégation est fichtrement bien troussé.</p>



<p>&nbsp;</p>



<p class="wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"></p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/film-district-9/">District 9 : Alien Apartheid</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>A l’avant garde : Marc Martin &#8211; Les Tasses &#8211; Toilettes publiques – Affaires privées</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/avant-garde-marc-martin-tasses-toilettes-publiques-photographie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Nov 2019 12:50:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Beaux-Arts]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=32134</guid>

					<description><![CDATA[<p>Aujourd’hui parlons du travail accompli par le photographe Marc Martin … sur les tasses. Non pas les accessoires de vaisselle mais les pissotières. Installées dans l’espace public au XIXeme siècle, à des fins hygiéniques … détournées par la force des choses pour offrir un lieu de rencontre éphémère, où les homosexuels ont longtemps vécu des amours secrètes car interdites. Des lieux de drague donc, dont l’artiste a voulu saisir le...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/avant-garde-marc-martin-tasses-toilettes-publiques-photographie/">A l’avant garde : Marc Martin &#8211; Les Tasses &#8211; Toilettes publiques – Affaires privées</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/11/marc-martin-e1573735799651.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-32135 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/11/marc-martin-e1573735799651.jpg" alt="" width="600" height="564" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Aujourd’hui parlons du travail accompli par le photographe Marc Martin … sur les tasses. Non pas les accessoires de vaisselle mais les pissotières. Installées dans l’espace public au XIXeme siècle, à des fins hygiéniques … détournées par la force des choses pour offrir un lieu de rencontre éphémère, où les homosexuels ont longtemps vécu des amours secrètes car interdites.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Des lieux de drague donc, dont l’artiste a voulu saisir le caractère à la fois intime et commun, le potentiel affectif, voire érotique. Une poésie inattendue digne d’un Jean Genêt, qu’il restitue via des clichés réalisés à Paris et Berlin, confrontés avec des documents anciens, avec en regard des interviews filmées qui témoignent de l’usage charnel des vespasiennes, de ce qu’elles ont représenté pour la communauté gay pendant des années.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">L’objectif de Martin saisit un regard suggestif, un pan de carrelage abîmé, le voyeurisme de certains, l’exhibitionnisme d’autres, la complicité naissante et tacite … une sensualité à fleur de peau, qui ne demande qu’à s’exprimer loin des regards … le tout chargé d’une certaine nostalgie de cette clandestinité offerte à tous les fantasmes …</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Il s’agit de cerner et restituer ce mélange d’impressions, attirance, honte, fascination … autant de sensations contradictoires qui ont finalement constitué l’un des socles initiaux de la communauté. Les tasses ont en effet permis aux homosexuels, en se rencontrant, de s’identifier, d’échanger … de rompre la solitude pour ériger petit à petit un groupe. Quitte à transgresser les interdits, prendre des risques considérables et dépasser la peur de l’opprobre.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Ce travail a engendré un livre, ainsi qu’une exposition. Initialement installée au <em>Schwules Museum</em> de Berlin, cette dernière intitulée <em>Les tasses, toilettes publiques &#8211; affaires privées</em> est actuellement programmée du 19 novembre au 2 décembre 2019 par le Point Éphémère, qui affirme ainsi son statut de « centre d’Art vivant dédié aux idées émergentes ». L’entrée est gratuite, le discours à la fois tendre et fort, la réflexion essentielle.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="http://www.marcmartin.paris/photo.php?rub=PUBLIC+TOILETS%2C+PRIVATE+AFFAIRS">http://www.marcmartin.paris/photo.php?rub=PUBLIC+TOILETS%2C+PRIVATE+AFFAIRS</a></p>
<p align="justify"><a href="https://vimeo.com/user94517803">https://vimeo.com/user94517803</a></p>
<p align="justify"><a href="https://pointephemere.org/event/marc-martin-les-tasseS-HJKUNJ6LS">https://pointephemere.org/event/marc-martin-les-tasseS-HJKUNJ6LS</a></p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/avant-garde-marc-martin-tasses-toilettes-publiques-photographie/">A l’avant garde : Marc Martin &#8211; Les Tasses &#8211; Toilettes publiques – Affaires privées</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>The Act : true crime sordide et tragédie de l’affect</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/the-act-true-crime-sordide-et-tragedie-de-laffect/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 May 2019 18:21:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=31697</guid>

					<description><![CDATA[<p>Février 2018 : sidérés par ce que nous venons de visionner, nous chroniquons le documentaire de Erin Lee Carr Mommy dead and dearest produit par HBO. La réalisatrice y relate le funeste destin de Gipsy Rose Blanchard, contrainte par une mère abusive de simuler de multiples handicaps, et qui ne put lui échapper qu’en la tuant. Avril 2019 : la série TV The Act est diffusée sur Hulu, qui raconte ce calvaire...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/the-act-true-crime-sordide-et-tragedie-de-laffect/">The Act : true crime sordide et tragédie de l’affect</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/05/the-act-e1556994087683.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-31700 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/05/the-act-e1556994087683.jpg" alt="" width="600" height="600" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Février 2018 : sidérés par ce que nous venons de visionner, nous chroniquons le documentaire de Erin Lee Carr <a href="https://www.theartchemists.com/mommy-dead-and-dearest-a-maltraitance-maltraitance-demi/"><i>Mommy dead and dearest</i></a> produit par HBO. La réalisatrice y relate le funeste destin de Gipsy Rose Blanchard, contrainte par une mère abusive de simuler de multiples handicaps, et qui ne put lui échapper qu’en la tuant. Avril 2019 : la série TV <i>The Act </i>est diffusée sur Hulu, qui raconte ce calvaire en huit épisodes aussi malsains que justes.</span></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">Les arcanes funestes d’une relation fusionnelle</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Scénarisée par Nick Antosca et Michelle Dean à partir de l’article « Dee Dee Wanted Her Daughter To Be Sick, Gypsy Wanted Her Mom To Be Murdered » que cette dernière écrivit pour Buzzfeed, mise en scène par Laure de Clermont-Tonnerre, <i>The Act </i>prend immédiatement aux tripes. Tandis qu’on plonge toujours plus loin dans les arcanes funestes de cette relation fusionnelle, on pressent, tapie derrière le visage auréolé de grâce de la mère courage soignant son enfant malade avec l’abnégation d’une sainte, le monstre dévorant, le Chronos femelle.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Là où <i>Mommy dead and dearest</i> demeurait dans les limites déjà pénibles d’un true crime sordide, cantonné dans la logique d’une enquête policière et d’une explication scientifique, <i>The Act</i> donne à voir et à sentir par le menu une tragédie au quotidien, les relations d’interdépendance particulièrement complexes qu’ont pu entretenir ces deux femmes dans un climat digne des drames <i>Fin de partie</i> et <i>e</i>de Beckett. Et ce récit résout avec pertinence les questionnements : comment Gipsy a-t-elle pu rester ? Comment a-t-elle pu mentir ainsi ? Comment sa mère a-t-elle pu manipuler son entourage à ce point ?</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="The Act: Trailer (Official) | Hulu" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/Y_5fqDZCjQo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">Un labyrinthe émotionnel et meurtrier</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Avec lucidité, humanité, la réalisatrice explore le labyrinthe émotionnel et meurtrier où ses deux héroïnes s’enferrent, sans jamais critiquer ni l’une ni l’autre. Dénuée de jugement, son approche en dit beaucoup sur ce mystérieux syndrome de Münchhausen par procuration dont Dee Dee était atteinte, ainsi que son penchant pour l’escroquerie, le vol, le mensonge. Une tare héritée de sa propre mère et dont Gipsy porte également la marque, elle qui pousse le déséquilibré Nick à tuer pour la sauver. Le tout colle à la vérité de l’enquête jusque dans les répliques, les décors, la voix de petite princesse de la gamine.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">L’émotion est aussi palpable que le malaise de cette relation absolue, le désarroi qu’elle engendre et qui perdure par delà la mort. Patricia Arquette endosse le rôle de Dee Dee avec le talent qu’on lui connaît, s’enlaidissant passablement, passant de la douceur à la violence, mieux, faisant de chaque geste de tendresse une menace latente ; face à elle, Joey King campe une Gipsy Rose touchante, soulignant avec subtilité chaque prise de conscience, chaque repli sur soi, chaque tentative désespérée d’échapper à ce martyre, acculée au pire car personne ne l’écoute.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Ne nous le cachons pas, ces huit épisodes sont pénibles à regarder, car ils nous plongent progressivement dans l’état de souffrance et de frustration d’une Gipsy, qui n’arrive pas à fuir. Pire, quand on en vient à désirer la mort de cette mère indigne, l’épisode suivant casse cette volonté en rappelant combien cette dernière fut elle-même une victime. <i>The Act</i> restitue avec succès ce grand huit émotionnel, prenant la dimension d’une moderne tragédie de l’affect qui aurait à coup sûr impacté un Samuel Beckett, un Jean Genêt ou un Bernard Marie Koltès.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="https://www.hulu.com/series/the-act-8cc910fe-b59e-46a5-9966-16c4e0ed208d">https://www.hulu.com/series/the-act-8cc910fe-b59e-46a5-9966-16c4e0ed208d</a></p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/the-act-true-crime-sordide-et-tragedie-de-laffect/">The Act : true crime sordide et tragédie de l’affect</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Atypeek Music : l’effet mousquetaires quoi !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/atypeek-music-leffet-mousquetaires-quoi/</link>
					<comments>https://www.theartchemists.com/atypeek-music-leffet-mousquetaires-quoi/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Dec 2017 12:37:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lifestyle]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=30058</guid>

					<description><![CDATA[<p>1988 &#8211; Création au comptoir sous le nom de Go Get Organized 1989 &#8211; Première référence, la compilation La chair Humaine ne vaut pas Cher, avec Les Sheriff, Thompson Rollets, Witches Valley et Washington Dead Cats…  premier succès. 1991 &#8211; En deal avec Sub Pop, on rate de peu un petit groupe de Seattle au nom mystique : Nirvana, même pas mal, on signe en licence les chevelus “Monster Magnet”, deuxième succès. 1996 &#8211;...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/atypeek-music-leffet-mousquetaires-quoi/">Atypeek Music : l’effet mousquetaires quoi !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="left"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/12/atypeek-music-e1513513324530.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-30059" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/12/atypeek-music-494x395.jpg" alt="" width="494" height="395" /></a></p>
<p align="left"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><b>1</b><b>988</b> &#8211; Création au comptoir sous le nom de Go Get Organized<br />
<b>1989</b> &#8211; Première référence, la compilation <i>La chair Humaine ne vaut pas Cher</i>, avec Les Sheriff, Thompson Rollets, Witches Valley et Washington Dead Cats…  premier succès.<br />
<b>1991</b> &#8211; En deal avec Sub Pop, on rate de peu un petit groupe de Seattle au nom mystique : Nirvana, même pas mal, on signe en licence les chevelus “Monster Magnet”, deuxième succès.<br />
<b>1996</b> &#8211; Mise en Hiatus après des dizaines de milliers d’albums, K7, CD vendus.<br />
<b>2012</b> &#8211; On remet le couvert, en version digitale sous le nom d’Atypeek Music<br />
<b>2018</b> &#8211; Putain 30 ans déjà !</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">Voici en 6 dates clés le parcours exemplaire de Atypeek Music tel que nous l’expose Chris, le DA de la maison. Un OVNI dans le Paysage Musical Français que ce label multi-céphale, avec qui nous partageons notre bac à sable mélodique et rédactionnel. A quelques jours de basculer en 2018 pour célébrer les 30 ans de ces trublions hautement créatifs qui n’ont peur de rien quand tous dans la profession s’effraient du moindre risque, il semble impératif de dresser un état des lieux avec l’aide de Atypeek Chris qui a bien voulu répondre à nos questions … avec une verve sans pareille, et le sens de l&rsquo;humour en prime. Atypeek Music, Atypeek Artistes, Atypeek DA, … où l’on voit doucement se dessiner un engagement culturel évident doublé d’une défense ardente du patrimoine des Musiques Actuelles à l’heure du numérique roi … et s’ébaucher le profil du producteur de demain, résolument transversal et militant ?</span></p>
<p>https://youtu.be/CWiFmR46l9o</p>
<h2 align="justify"><span style="font-size: 16pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><u><b>Atypeek Music</b></u></span></h2>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><b>Quel est l’ADN du label ? Son orientation stylistique ? En quoi Atypeek Music est-il atypique ?</b></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">Pour Atypeek, entendez là par « différent » (vraiment différent) ce qui est sûr c’est que nous défendons les cultures à la marge, les cultures mineures. La marge n’est pas formatée et elle reste un formidable terreau de créativité. Notre différence serait dans la façon d’articuler nos activités (Design, Music, Cul, Com, Mag) et projets et de mailler les réseaux et les partenariats pour démultiplier nos forces de frappe et la visibilité à nos artistes. Atypeek Music est tout de même assez singulier dans le paysage de la musique numérique. Nous ne sommes ni un label, ni un distributeur, ni une agence de relation presse et un peu tout ça à la fois, on va dire que c’est cette alchimie qui fait que nous sommes Atypeek. D’ailleurs j’en conviens, il est difficile de nous coller des étiquettes, ça peut rendre un peu compliqué la compréhension de nos actions, mais ce qui est nouveau manque toujours de références. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">L’orientation stylistique ? Pas pour nous, on défend ce qu’on aime, et là le spectre est très large avec une affinité pour ce qui peut nous étonner. L’ADN du label ? A l’origine il y a bien un “Label” derrière tout ça. Des racines musicales donc, allant de la Noise au Free-Jazz mais aussi des racines graphiques, design et médias, un ADN peu discipliné et mouvant, toujours fondé sur le collectif, l’effet mousquetaires quoi. On peut tout de même dire que les labels anglo-saxons comme Sub Pop, Amphétamine Reptile Records, Tupelo Recording Company, 4AD, Mute, Tzadik ainsi que Nonesuch records (pour les plus populaires), nous ont travaillés l’oreille à nos débuts. Depuis l’ADN d’Atypeek Music a muté et il continue d’évoluer avec des collaborations de nombreux autres labels comme Futura Marge, PDCD, RecRec Music, Dur et Doux, Autodafé Records, micr0lab, le Grolektif, Coax, Gaffer records, SK Records, Daath, Ormo, Isola Records, Poutrage Records, Becoq Records, Jelodanti Records, Sand Music, Reafforests, Carton Records, IOT Records …</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000; font-size: 12pt;"><b>Quelle stratégie de développement à l’heure du tout numérique ?</b></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">Pas vraiment de stratégie, pas vraiment de vision si ce n’est de démocratiser certaines musiques et de travailler le média, les médias, juste s’adapter au mieux et évoluer en fonction de ceux qui distribuent les cartes. Nous avons profité de notre pedigree original pour bosser avec un des plus gros agrégateurs mondiaux : The Orchard. Cette collaboration nous permet d’avoir la force de frappe des majors dans le domaine du digital, mais sans avoir leurs budgets promotionnels, ça recadre les choses. Nous n’avons donc aucun poids sur l’avenir du numérique, c’est un monde en mutation permanente, fortement lié aux technologies, à l’industrie et aux alliances, l’avantage c’est que nous sommes nombreux (collectif), nous savons gérer les datas, déjà des mutants et dans la place, de bons surfeurs de surcroît, ça va le faire quoi.</span></p>
<p>https://youtu.be/wIirlE38QZs</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000; font-size: 12pt;"><b>Gérer un label en pleine crise de l’industrie musicale, alors que beaucoup jettent l’éponge : quels problèmes faut-il affronter ? Quelles compétences faut-il enrichir ? Quelles solutions faut-il inventer ?</b></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">Dans toutes crises il y a une minorité qui tire sa carte du jeu, du coup pour nous c’était le bon moment, on a profité d’une faille temporelle pour se réactiver et de basculer sur le “Tout Digital” et faire notre place pendant que d’autres attendaient de voir où le vent tournait ou de faire de mauvais choix stratégiques (les majors par exemple pendant longtemps). Il faut bien avoir en tête qu’il y a deux mondes entre la distribution physique classique (cd, vinyle en boutiques) et la distribution digitale (téléchargement, streaming). En précurseurs, nous nous sommes engouffrés dans un espace laissé en friche car personne ne voyait l’intérêt. Ce dernier n’étant pas financier, cela calmait la concurrence. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">Ce nouveau monde avait ses propres codes, bien différents de l’industrie musicale <em>old school</em>. Il a donc fallu qu’Atypeek Music apprenne ces codes et ses langages, élabore une stratégie pour toucher le public connecté et les médias. Il en a résulté la création d’un catalogue de plus de 300 références et de plus de 100 artistes, 1500 vidéos sur Youtube 30 000 abonné(e)s sur Facebook, un gros développement des réseaux sociaux au sens large, et la création d’un magazine digital <em>Atypeek Mag</em>. Chez les pros, ça donne l&rsquo;impression que l&rsquo;on a une grosse kekette. Les distributeurs traditionnels jusque-là étaient nos partenaires, ils étaient insensibles à la distribution numérique, mais ils proposent dorénavant des packs indissociables (distrib Physique + Numérique) avec pour discours « on prend tout ou rien ». </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">Cela nous empêche avec regret de collaborer avec certains groupes à la défaveur de ces mêmes groupes (pour le digital, car le distributeur ne s’en occupe pas, ce n’est pas son métier). Leur façon d&rsquo;aborder le numérique est nullissime à ce jour. L’intérêt et l&rsquo;enjeu majeur du digital, c’est d’être accessible sur presque tous les continents et d’être au plus proche de tes communautés, fans, public. Le streaming permet à une très large audience de découvrir et d’écouter des morceaux d’artistes peu connus, il manque cependant d&rsquo;interaction et est économiquement catastrophique pour ces petits artistes. Le rôle d’Atypeek Music est de fédérer une grosse communauté par les réseaux sociaux (Youtube, Facebook, Instagram etc&#8230;) et de repérer les petites niches de fans réparties partout dans le monde, afin que toutes personnes connectées qui apprécient un artiste, le prescrivent dans son entourage et permettent encore plus d’écoutes. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">Cette visibilité permet donc un très bon développement des artistes au niveau des médias qui sont bancables pour les salles de concerts et peuvent alors monter des tournées ; là avec le live et la vente de produits dérivés, l’artiste arrive à une économie viable. Le digital a un effet collatéral positif pour le développement de l&rsquo;artiste. La synchronisation (utilisation d’un morceau, pour un film, publicité ou jeux vidéo) permet de réajuster le manque à gagner du digital, mais rares sont les synchronisations où il y a du budget, du moins avec nos musiques de niche. Atypeek Music est encore dans la phase “recherche et développement” mais l’économie digitale sur nos artistes les plus populaires est en passe d’arriver à un équilibre financier.</span></p>
<p>https://youtu.be/0PuZIHj9qaU</p>
<h2 align="justify"><span style="font-size: 16pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><u><b>Atypeek Artists</b></u></span></h2>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><b>Bientôt un</b><b>e</b><b> 300e</b><b>me</b><b> référence au catalogue : quelles sont les particularités de cette écurie ? Comment reconnaît-on un artiste Atypeek ?</b></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">La particularité de l’écurie, est dans un premier temps de ne travailler que les phonogrammes numériques (morceaux digitaux) et d’en faire la promotion comme un label classique, nous sommes uniques dans ce domaine-là. La ligne éditoriale est souvent dans la différence, l’originalité, un journaliste nous faisait remarquer que nous étions un peu énervés du catalogue, ça donne un profil, l’identité est donc un métissage audacieux, on y trouve des artistes qui ne sont que sur Atypeek et d’autres qui sont dans plusieurs écuries. Il est donc impossible de reconnaître un artiste Atypeek s’il n’a pas son badge, car il est multiple &#8230; et libre. Atypeek Music est une sorte de constellation qui est heureuse d’accueillir ou de collaborer avec des entités proches génétiquement ou au contraire antinomiques, nous apportons nos plus-values et notre passion, ça crée des liens et on se sent moins seul. En fait il n’est pas important de reconnaître un artiste Atypeek, l’important c’est de connaître l’artiste.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><b>Atypeek Music défend aussi bien des jeunes talents que des anciens du répertoire : s’agit-il de préserver le passé, de construire l’avenir &#8230; ou juste de bien s’éclater ?</b></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">Si t’es jeune et que tu as un incroyable talent mais que personne ne le voit, t’as déjà franchi une première étape pour collaborer avec Atypeek Music, je ne balancerais personne mais je pense à <a href="https://www.theartchemists.com/schlaasss-interview-casseurs-de-code/">Schlaasss</a>, Infecticide, Waveland, Allister Sinclair… Si t’es vieux et moche là aussi je ne balancerais personne : Patrick Dorobisz, Enablers, Dookoom, Nyah Fearties, Double Nelson… t’as aussi ta place. Il n’est pas question de préserver le passé, mais de construire le passé pour les jeunes générations qui ne pourraient pas accéder à ces marqueurs qu’ont pu être des groupes comme Krackhouse, Lucrate Milk, Table, Davy Jones Locker, Condense, Moist, Cut The Navel String, Witches Valley, Cosmic Wurst et G.I. Love. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">Ces groupes-là ont un dénominateur commun, c’est qu’ils ont arrêté leur carrière avant les années 2000. La révolution internet n’a pas fait de cadeau aux artistes qui n’ont pas eu l’opportunité de communiquer après. C’était un devoir pour Atypeek Music de rendre hommage à ces groupes qui en leur temps ont insufflé l’énergie et l’envie de créer Atypeek Music. Il se trouve que pour la majorité, les formations étaient suffisamment barrées pour rester intemporelles ou intéressantes pour la jeune génération. Pour l’avenir, les jeunes c’est pas mal, autant essayer de préserver leur futur en leur donnant un peu d’audience, et le petit coup de pied au cul qui lance une carrière.<br />
</span></p>
<p>https://youtu.be/0taYvJNCaXc</p>
<h2 align="justify"><span style="font-size: 16pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><u><b>Atypeek Mag</b></u></span></h2>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><b>Atypeek Mag : Pourquoi un média en plus d’un label ? Quelle en est la ligne éditoriale ? Les contingences ? Les opportunités ?</b></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">Un label c’est un peu un média sonore, ça véhicule des humeurs, un ressenti, de l’émotion grâce à ses artistes. Un label ça communique, ça discute et ça reflexionne dur. Ça échange avec les artistes mais aussi avec les médias, les journalistes. En parallèle un label c’est actif, c’est passionné et ça attire d’autres passionnés, d’autres actifs, tout ce beau monde, au bout d’un moment ça crée un réseau, une communauté virtuelle de pensées et d’envies. Alors quand il était temps de faire un catalogue raisonné, on a trouvé cette idée trop conne. Un catalogue ce n’était pas pour nous. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">Aussi on s’est dit que du fait que dans la constellation Atypeek, il y a Atypeek Design, qui est la branche “Communication &#8211; Design”, qui avait l’habitude de faire des magazines pour des clients externes, ça pouvait être bien de réaliser notre propre magazine, qui permettrait de faire connaître nos artistes les plus méconnus et incompris des médias classiques mais aussi de parler de tout ce qui nous fais kiffer, comme la musique des autres, le cinéma, la mode, le design, les nouvelles technologies, le sexe etc&#8230; Nous voulions un support qui ne soit pas un média auto complaisant et consanguin, nous voulions un média différent de ce qui existe, qui ait sa propre place dans le paysage des magazines, un peu comme <em>Vice, Brut, La Spirale, Aargh!, Kiblind</em> ou <em>Gonzaï</em> ont pu faire leur place en ayant une identité forte et pertinente.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><b>On y parle musique bien sûr mais aussi cinéma, mode, lifestyle, littérature … bref on y décloisonne en force : l’avenir, c’est la transversalité culturelle ?</b></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">Là sur ce coup on s’est super-bien trouvé avec The ARTchemists, pas très sportifs mais champions du grand écart. La musique c’est bien, mais il n’y a pas que ça, les interviews faut bien le dire ne sont jamais vraiment révolutionnaires. Il y a déjà <em>New Noise</em> qui fait ça très bien, on ne voulait pas risquer le procès. Tandis que chercher de la transversalité dans la culture c’est plus cool et moins ennuyant, la musique est souvent une source d’inspiration pour les autres disciplines où des fois elle aime s’immiscer (la mode, le cinéma, la littérature, la performance…). </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">Nous avons connu les guerres de chapelle dans les années 90, nous étions dedans, on en rigole en y repensant, jeunes et cons. De nos erreurs nous avons appris et puis on a plein de copains, copines qui font des choses supers, alors pourquoi ne pas profiter d’autant de talents, de connexions et de savoirs à partager en les fédérant, tout en leur laissant leur autonomie. Du coup on sort un magazine  que l’on aurait aimé lire et que l’on est fier de lire. Le magazine n’a pas de périodicité, il sort quand il y a quelque chose à dire (et que l’on a eu le temps de le réaliser, parce que ça ne sort pas de la cuisse de Jupiter quand même).</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><b>Les partenaires éditoriaux y sont nombreux et variés : comment sont-ils repérés ? Séduits ? Enrôlés ? Pourquoi ce choix ?</b></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">Oui, les partenaires éditoriaux y sont nombreux et variés (15 à 20 en fonction des numéros), l’intelligence du magazine se trouve dans un équilibre de sa propre ligne éditoriale et des lignes éditoriales extérieures à forte valeur ajoutée. Là aussi dans les partenaires, nous avons souhaité représenter autant les médias classiques papier, que les blogs ou médias internet, qui pour nous ont toute légitimité et équivalence sur des contenus éditoriaux de qualité. Le fait d’être une version digitale a un avantage économique et permet la gratuité du magazine. La diversité des sujets abordés et la ligne éditoriale générale tendent à une synergie, une expertise et une ouverture d’esprit assez étonnante entre les différents médias. La mise en page sert de liant graphique et homogénéise le discours. J’espère que tout un chacun peut y trouver au moins un ou deux articles qu’il peut apprécier. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">Le repérage des médias est un casting de longue date ou de rencontres fortuites, énormément de personnes qui participent à Atypeek Mag sont des connaissances, des relations. Souvent chacun a un domaine d’expertise de prédilection, ce qui permet de rubriquer le magazine à convenance. La séduction est relativement naturelle, une symbiose évidente permet de mailler les réseaux de tous les collaborateurs et d’être dans une formule attrayante et gagnant / gagnant pour tous les médias partenaires. Clairement le contenu qui nous est autorisé de reproduire a une valeur, le magazine permet en retour d’ouvrir l’audience des partenaires et de toucher de nouveaux publics. Le magazine nous permet de mieux nous connaître entre médias et d’échanger sur des sujets qui nous passionnent, encore un vecteur humain qui est au centre de notre démarche. Ce choix était une réponse éditoriale qualitative, pertinente et permettait une distanciation du magazine par rapport à sa racine musicale. Les retours que nous avons pu recueillir des lecteurs et des partenaires sont plutôt élogieux à ce jour et vont dans le sens de ce que nous souhaitions insuffler au magazine.</span></p>
<p>https://youtu.be/-nm-BMaBw98</p>
<h2 align="justify"><span style="font-size: 16pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><u><b>Atypeek Chris</b></u></span></h2>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><b>Qui es-tu ? Ton rôle dans ce label ? Ta formation, ton parcours ? Comment devient-on DA d’un ovni comme Atypeek Music ? Qu’est-ce que cela implique ?</b></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">J&rsquo;ai fait l’école des Mines de Saint-Étienne. Pas celle où tu vas au charbon, celle où tu deviens ingénieur – normalement. C&rsquo;est là bas que j&rsquo;ai rencontré Jean-Charles et Charlène des Schlaasss entre les cours d&rsquo;hydraulique et de la chimie des métaux. </span><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">Comme je suis multiple, divisible, passionné et dispersé, du coup ça se ressent sur mes métiers : ingénieur, graphiste, designer, typographe, DA, rédacteur … et musicien raté. J’aime le café. Mon rôle est proche de celui d’un chef d’orchestre, il est de fédérer et de faire que la symphonie sonne et s’envole. Je me suis essayé à pas mal de trucs dans la musique et ailleurs, dans le domaine musical je pense avoir trouvé la bonne place et avoir une ligne éditoriale qui me semble cohérente. J’apprécie l’échange et la communication (qui est une partie de mes métiers), le vecteur humain, je pense que l&rsquo;ensemble de mes activités reflète ce que j&rsquo;apprécie : « Think different » disait Apple Corps, heu non Apple Computer.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><b>Ça existe encore les DA ? Qu’est-ce que ça fait d’être l’un des derniers représentants d’une espèce en voie d’extinction ?</b></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">Faut croire que ça a la peau dure. Il y a encore plein, retranchés dans les gros labels ou plus modestement dans les petits labels à être à la fois comptable, agent, attaché de presse, tourneur, livreur, DA, voire musicien. Certes il y a eu du dégraissage comme beaucoup d’autres métiers également, mais l’extinction n’est pas pour demain, même si les algorithmes numériques prennent du terrain et sont de plus en plus pertinents, il y a le nez, le ressenti et l’humain que les machines n’ont pas encore à ce jour.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><b>Dans « direction artistique », il y a « art » : comment perçois-tu l’évolution de la scène musicale française en tant qu’espace d’expression artistique et d’expression tout court ?</b></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">Un truc bluffant, pour illustrer le propos. A la base cette mécanisme est la pire que l’on peut craindre dans l’avenir pour l&rsquo;art en général. Je parle du travail remarquable fait autour de The Blaze, autour d’un talent certain, toute une équipe et une logistique ont su s’affairer pour faire monter et starifier le duo. Management, label (Animal 63 / Believe), production, casting, clips, performance, agence, stratégie de com, réseaux… tout a été calibré, analysé, optimisé avec les outils d’aujourd’hui pour rencontrer le succès. Et la surprise dans tout ça, c’est que ça marche, le projet est excellent, tu fous ça dans un MAC, et tout le monde applaudit, ce n&rsquo;est pas révolutionnaire mais il y a un truc que tu vois, que tu écoutes et qui est universel.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">Alors oui, je vois les choses positivement, l’analyse, le cognitif peut générer de bonnes choses sur le mainstream. Les musiques de marges resteront une alternative pour un public plus restreint mais bénéficieront à leur avantage de l’avancée des outils et des moyens de diffusion, cela restera un complément avantageux en plus des autres réseaux de distribution. Et dès lors que certaines musiques de l’ombre passeront au grand jour, ce sera la fin d’un cycle, comme Nirvana a pu clôturer les années 90 et ouvrir une voie dorée pour l’electro. Alors il y aura tout un nouveau cycle avec de nouvelles musiques à construire, merde j’ai une érection là !</span></p>
<p>https://youtu.be/bFGbl9yBPFw</p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><b>Penses-tu que l’art constitue une réponse à la crise ? En quoi ?</b></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">L’art peut être un défouloir qui permet de surpasser le quotidien, il est exceptionnel, voire unique, et casse la routine, il nous interroge, mais il peut être également insipide et inodore. Johnny n’est pas plus un héros qu’il n’a produit de l’art, il n’en demeure pas moins populaire et philosophe à ses heures, il génère du sentiment &#8230; Je ne pense pas que la musique enregistrée en général soit véritablement un art, elle est réalisée au kilomètre, reproduite, marketée et emballée. La musique est un langage, une sensation, une thérapie, une énergie, une force. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">Peu d’élus arriveront à faire passer leur répertoire dans un registre artistique absolu. La réponse à la crise est en chacun de nous, nous avons tous un seuil de résilience différent, la musique en jouant sur l’émotion peut nous donner des ailes ou les couper, nous amener à l’action ou au contraire nous astreindre et nous projeter sur des dynamiques ou des régressions qui feront le monde de demain. Chez nous, les musiques sont dans la dynamique et font la nique à la crise, on est des cigales Duracell.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><b>Les subventions sont de plus en plus réduites, l’état et les collectivités se désengagent, détricotant un tissu culturel pourtant bien établi et porteur, notamment en région Rhône Alpes : est une malédiction …ou une opportunité ?</b></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">Ah les subventions, un vaste débat. En région Auvergne Rhône Alpes dorénavant on est gâté, quoique il paraîtrait que Wauquiez aurait signé une subvention pour les Schlaasss, c’est Laurent qui me l’a dit. Originellement les subventions sont là pour aider à amorcer une dynamique, remédier à un complément de liquidité pour amener à bien un projet. Si le label ou la structure qui fait appel à ces aides ne base pas son mode économique sur ce système, elles sont opportunités et bienfaisantes. Ton indépendance est toujours relative, mais ça reste un choix des labels d’y aller au pas, on ne te met pas un pistolet sur la tempe. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: 12pt; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">Ses avantages financiers permettent également de mieux structurer sa façon de fonctionner, car il faut justifier d’un minimum de professionnalisme pour avoir ton dossier validé, voir du professionnalisme tout court et de rendre des comptes. Pour Atypeek Music, les aides du Ministère de la Culture ont clairement été bénéfiques, le petit coup de pousse au bon moment. Il est clair que pour certaines structures la mise en œuvre pour pouvoir se passer de subvention peut être très compliquée et fatale au projet si cela n’a pas été anticipé. Si t’es de droite, tu préférerais que les subventions payent la piscine de ton élu, si t’es de gauche la même chose en fait.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Merci à Atypeek Chris pour son temps, ses réponses ô combien détaillée, son humour et son action !</span></p>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000000;">Et plus si affinités</span></strong></p>
<p><a href="http://atypeekmusic.com/Atypeek_Music.html">http://atypeekmusic.com/Atypeek_Music.html</a></p>
<p align="justify">
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/atypeek-music-leffet-mousquetaires-quoi/">Atypeek Music : l’effet mousquetaires quoi !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.theartchemists.com/atypeek-music-leffet-mousquetaires-quoi/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Béjart, le démiurge : « Je ne crois pas au génie »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/bejart-demiurge-ne-crois-genie/</link>
					<comments>https://www.theartchemists.com/bejart-demiurge-ne-crois-genie/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Villodre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Nov 2017 17:58:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=29970</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ariane Dollfus vient de publier chez Arthaud Béjart, le démiurge une exhaustive biographie du plus célèbre chorégraphe français du siècle passé, et créateur prolifique s’il en fut – en effet, plus de&#8230; 300 opus sont à son actif, tous types et genres confondus, parmi lesquels d’incontestables chefs d’œuvre comme Symphonie pour un homme seul, Le Sacre du printemps, Boléro&#8230; Genèse Presque tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/bejart-demiurge-ne-crois-genie/">Béjart, le démiurge : « Je ne crois pas au génie »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/11/9782081390928.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-29971" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/11/9782081390928.jpg" alt="" width="280" height="456" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/11/9782081390928.jpg 280w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/11/9782081390928-177x288.jpg 177w" sizes="auto, (max-width: 280px) 100vw, 280px" /></a></p>
<p class="western" align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif; color: #000000;">Ariane Dollfus vient de publier chez Arthaud <i><b>Béjart, le démiurge</b></i><b> </b>une exhaustive biographie du plus célèbre chorégraphe français du siècle passé, et créateur prolifique s’il en fut – en effet, plus de&#8230; 300 opus sont à son actif, tous types et genres confondus, parmi lesquels d’incontestables chefs d’œuvre comme <i>Symphonie pour un homme seul</i>, <i>Le Sacre du printemps</i>, <i>Boléro</i>&#8230;</span></p>
<h2 class="western" align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif; color: #000000;"><b>Genèse</b></span></h2>
<p class="western" align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif; color: #000000;">Presque tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le personnage est ici conté dans un style classique et élégant, le récit prenant pour origine la tendre enfance du petit Mauriçou, Marseillais un peu gringalet (mais qu’on mettra quelque temps après à la danse pour renforcer sa musculature) et pour aboutissement sa réussite comme producteur de shows « grand public » valorisant des danseurs masculins vêtus de justaucorps voire, carrément, dépoitraillés. Les faits sont établis par des témoignages écrits ou ceux, inédits, recueillis pour l’occasion. Seront intéressés par l’ouvrage les amateurs de danse néoclassique (y compris ceux à velléité moderniste) et tous les fans de <i>blockbusters</i> scéniques, qu’ils soient théâtraux ou opératiques. Ariane Dollfus situe, avec le plus d’exactitude possible, le créateur dans le contexte historique de son époque.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif; color: #000000;">Elle note que de son père, Gaston Berger – philosophe husserlien et directeur d’une usine d’engrais, bricoleur de génie, violoniste, guitariste à ses heures, chanteur de bal, théâtreux, photographe, cinéaste amateur, cavalier émérite, aquarelliste, sinologue, germanophone, adepte du yoga –, Béjart hérite le goût de l’éclectisme. De son arrière-grand-mère africaine, l’octavon tirerait la « capacité à danser ». Dès l’âge de huit ans, le minot distrait son entourage par des spectacles de marionnettes confectionnées par son géniteur. Il écrit des saynètes et met en scène toute sa fratrie pour amuser la galerie étendue au voisinage. Il lit beaucoup et vite, à la manière d’un chef d’orchestre appréhendant sa partition, « avec une vision d’ensemble de la page », ainsi que le remarquera Michaël Denard. Il récite en allemand des vers du <i>Roi des aulnes</i> de Goethe.</span></p>
<h2 class="western" align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif; color: #000000;"><b>Apprentissage </b></span></h2>
<p class="western" align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif; color: #000000;">Il est formé à l’art de Terpsichore d’abord par Mme Giannacci, de la Scala, qui lui donne des cours privés et qualifie ses pieds de « courgettes farcies ». Il intègre le corps de ballet de l’Opéra de Marseille, auditionne pour celui de Monte-Carlo et est finalement admis dans celui de Vichy où il continue à être maltraité, et même humilié, par le maître de ballet Léo Staats qui lui attribue le rôle d’un&#8230; ver de terre dans son <i>Festin de l’araignée</i>. Il se lie intimement à Jean Laurent, critique et organisateur de spectacles. En 1946, il « monte » à Paris et suit des cours au Studio Wacker, ceux des Russes blancs exilés comme Olga Preobrajenska, Lioubov Egorova ou Boris Kniaseff qui le ridiculise en le montrant à ses élèves comme l’exemple à ne pas suivre, et ceux, dont il gardera un meilleur souvenir, dispensés par Noria Kiss et la tante de cette dernière, Mme Rousanne, alias Rose Sarkissian, qui l’appelait « Boris ». Il y croise de futurs membres de sa troupe : Tania Bari, Janine Monin, Tessa Beaumont, Mathé Souverbie, Antonio Cano, Michèle Seigneuret.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif; color: #000000;">Les chorégraphes alors en vogue sont Roland Petit, lancé en 1945 par <i>Les Forains</i> (avec Zizi Jeanmaire), confirmé l’année suivante par <i>Le Jeune homme et la mort</i> (avec Babilée) et Janine Charrat. Cette dernière l’engage en 1948 pour sa pièce <i>Adame Miroir</i>, sur un livret de Jean Genet traitant de trois marins et pour <i>La Femme et son ombre</i>, d’après Claudel. Charrat introduit dans le ballet la donnée psychologique et la musique concrète, ce que fera Béjart avec la composition électro-acoustique de Pierre Henry, <i>Symphonie pour un homme seul</i>. Margot Fonteyn lui conseille de se rendre à Londres travailler chez Vera Volkova, une disciple de Vaganova. Il est engagé à l’International Ballet de Mona Inglesby où il a pour maître de ballet un ancien collaborateur de&#8230; Marius Petipa, Nicolas Sergeïev. Il danse dans des lieux inhabituels : dans d’immenses salles de cinéma, des stades, des arènes, distribué dans <i>La Belle au bois dormant</i> ou le ballet de Massine <i>La Gaîté parisienne</i>. La filiation russe le ramène à Marseille, via un de ses natifs les plus fameux, Petipa. </span></p>
<h2 class="western" align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif; color: #000000;"><b>Fifties</b></span></h2>
<p class="western" align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif; color: #000000;">C’est en Suède en 1950 que le jeune professionnel obtient sa première commande chorégraphique de la part de la danseuse-étoile Ellen Rasch : un bref pas de deux sur des chansons d’Edith Piaf qui aura pour titre <i>L’Inconnu</i> et dont la structure deviendra canonique de ses œuvres de jeunesse. Il est engagé par Birgit Cullberg, qui s’est fait connaître en adaptant la pièce de Strindberg, <i>Miss Julie</i> [et dont le théâtre-danse hérité de Kurt Jooss le marque sans doute à jamais, ce, bien avant l’éclosion de la plus illustre élève de ce dernier, Pina Bausch, NDLR]. L’été 53, Jean Laurent produit trois de ses ballets programmés par le Théâtre de l’Etoile : <i>Les Sept tentations du diable</i>, <i>Le Songe d’une nuit d’hiver</i> et <i>L’Etrangère</i>, avec celle qui sera sa partenaire des débuts, Michèle Seigneuret. La compagnie prend le nom de Ballet de l’Etoile. </span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif; color: #000000;">A l’époque, on considère, ainsi que le résume Janine Charrat, qu’il « usait d’un néoclassicisme très anodin ». Tessa Beaumont, une de ses premières interprètes, note avec le recul que si la « créativité [de Roland Petit] lui prenait du temps », chez Béjart, « tout jaillissait immédiatement, c’était assez fascinant. Ce n’était pas une danse très originale (&#8230;) mais elle était formidablement bien agencée, mise en scène ». Avec <i>Symphonie pour un homme seul</i> (1955), Béjart frappe fort et trouve enfin sa voie. Dès lors, sa carrière décolle et les succès ne cesseront de s’enchaîner. Après écoute de la musique concrète de Pierre Henry, les danseurs, inquiets, demandent au chorégraphe : « comment on va compter la mesure là-dessus ? » Ce dernier leur répond : « Ne vous inquiétez pas, au bout d’un moment, votre corps vous donnera l’impulsion. » <i>Le Teck</i>, duo avec Seigneuret enrichi d’une remarquable sculpture de Marta Pan, étrenné à Marseille en 1956 dans le cadre du festival d’avant-garde du regretté Jacques Polieri, lui permet de prouver qu’on peut être prophète en son pays. Cette même année, Béjart écrit une autre œuvre d’esprit néofuturiste, <i>Haut voltage</i>.</span></p>
<h2 class="western" align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif; color: #000000;"><b>Par ici la Monnaie</b></span></h2>
<p class="western" align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif; color: #000000;">Maurice Huisman, directeur « peu banal » du Théâtre de la Monnaie à Bruxelles (chimiste de formation, comédien itinérant, coopérant au Congo belge, directeur du festival mondial de l’Expo 58), a l’idée de commander à un autre Maurice (Béjart, donc) la chorégraphie du <i>Sacre du printemps</i> de Stravinsky – d’après Ariane Dollfus, Janine Charrat, très active alors en Belgique, lui avait parlé du jeune chorégraphe. Avec son danseur et ami intime Germinal Casado, Béjart use jusqu’à la corde le disque du <i>Sacre</i> dans la version d’Igor Markevitch, cherchant l’inspiration, les idées nouvelles, les trajectoires pour un bataillon de quarante danseurs. Il innove ici encore, désarçonne ses nouveaux interprètes avec de nouveaux pas [dont la fameuse pause B, celle du bidet, que moquera Lifar], change l’esprit de l’œuvre qui passe de la cérémonie sacrificielle à l’éveil des sens. Il oppose l’ensemble féminin mené par Tania Bari à celui des hommes sous la conduite de Casado dans une suite d’actions inspirées par celle des hardes de cerfs en période de brame et de rut. Avec ce ballet, Béjart boucle les années cinquante sur un air triomphal. </span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif; color: #000000;">« En 1960, Béjart se met donc au travail et ne va jamais s’arrêter », note Dollfus. De 40, la troupe passe à 60 danseurs. Les contrats annuels en Belgique sont perpétués, jusqu’à l’exil final en Suisse. En 1961, son <i>Boléro</i> devient un hit, au même titre que le crescendo musical écrit par Ravel pour la danseuse Ida Rubinstein. Dali conçoit la scénographie d’une création de Béjart pour la Fenice ayant pour vedette, Ludmilla Tchérina, et pour titre&#8230; <i>Gala</i>. Outre l’idée paradoxale, forcément dalinienne, de faire se mouvoir les danseurs dans des fauteuils roulants [quelque temps plus tard, Graziella Martinez dansera, elle, avec des béquilles, NDLR], un bœuf écorché dégouline de sang [quarante ans avant ceux que coupera en fines rondelles Damien Hirst]. Béjart touche à tout, au théâtre, à l’opéra, au cabaret, au jerk, à la variété, à l’art cinétique comme au cinéma. Son portrait de Jorge Donn, impeccablement monté par Germaine Cohen dans le style de la « Nouvelle vague » et sa captation du Sacre montrent un goût sûr pour le 7<sup>e</sup> Art. Lorsqu’il créera en 1987 le Béjart Ballet Lausanne, il n’aura de cesse de fréquenter la Cinémathèque de Freddy Buache auquel Godard consacra un film.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif; color: #000000;">Nous laissons au lecteur la primeur des nombreuses trouvailles de l’auteure et de la suite et fin de la carrière du chorégraphe racontée par elle. Nous nous bornerons à dire, pour conclure, que Béjart a plus que tout autre senti, au mitan des <i>fifties</i>, l’air de son temps, en remplaçant les costumes par des académiques (un peu comme chez Cunningham à la même époque) pour valoriser l’essentiel, le mouvement ou son contraire, la pause, en usant à l’occasion de la musique la plus déconcertante, atonale et électronique, en mettant au premier plan chœurs et corps masculins, en ayant généralement la main heureuse du <i>talent scout</i> pour ce qui est des interprètes (« J’ai beaucoup loupé de ballets, mais rarement raté un danseur », a-t-il dit), en adoptant tous les looks en vogue (blue jeans serrés puis pat d’eph, coupe ultra-courte de Seigneuret, à l’instar de celle de Leslie Caron et de Zizi Jeanmaire, torse-nu, cheveux longs peroxydés, etc.). Une fois sa manière mise au point, il n’a cessé de produire sans pour autant être dupe : « Je ne crois pas au génie. Je crois que l’on se trouve en faisant des choses extrêmement mauvaises pendant très longtemps. »</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif; color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><a href="https://www.arthaud.fr/Catalogue/hors-collection/bejart">https://www.arthaud.fr/Catalogue/hors-collection/bejart</a></span></p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/bejart-demiurge-ne-crois-genie/">Béjart, le démiurge : « Je ne crois pas au génie »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.theartchemists.com/bejart-demiurge-ne-crois-genie/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ma nuit avec Etienne : Daho unlimited ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/nuit-etienne-daho-unlimited/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Nov 2015 11:46:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=24319</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le 6 septembre 2015, nous chroniquions le concert d&#8217;Etienne Daho à Rock en Seine, comme « une étape de plus vers une forme assumée de plénitude ». Juste perception, que nous confirme le documentaire Etienne Daho – Un itinéraire pop moderne d&#8217;Antoine Carlier, découvert en projection presse puis commenté par Daho lui-même accompagné du réalisateur. A partir d&#8217;une masse impressionnante de témoignages, de films, de photos, d&#8217;entretiens, Carlier synthétise une carrière de...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/nuit-etienne-daho-unlimited/">Ma nuit avec Etienne : Daho unlimited ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/11/Capture-d’écran-2015-11-04-à-22.21.38.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-24329 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/11/Capture-d’écran-2015-11-04-à-22.21.38-494x485.png" alt="Capture-d’écran-2015-11-04-à-22.21.38" width="494" height="485" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">Le 6 septembre 2015, nous chroniquions le <a href="https://www.theartchemists.com/rock-en-seine-2015-etienne-daho-prince-des-coeurs-tranquilles/">concert d&rsquo;Etienne Daho à Rock en Seine</a>, comme « une étape de plus vers une forme assumée de plénitude ». Juste perception, que nous confirme le documentaire <a href="http://creative.arte.tv/fr/article/daho-stellaire-une-exploration-de-lunivers-musical-detienne-daho"><em>Etienne Daho – Un itinéraire pop moderne</em></a> d&rsquo;Antoine Carlier, découvert en projection presse puis commenté par Daho lui-même accompagné du réalisateur.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">A partir d&rsquo;une masse impressionnante de témoignages, de films, de photos, d&rsquo;entretiens, Carlier synthétise une carrière de trente ans : l&rsquo;enjeu était de taille, car le parcours de Daho n&rsquo;est pas des plus faciles à saisir, étant par essence celui d&rsquo;un génie particulièrement prolixe et d&rsquo;une discrétion notable. Nullement voyeuriste, concentré sur ces essentiels qui marquent la spécificité d&rsquo;un destin artistique, Carlier, en étroite collaboration avec Daho, dessine un portrait d&rsquo;autant plus juste et vibrant qu&rsquo;il respecte sa modestie.</span></p>
<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/11/large.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-24321 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/11/large-494x278.jpg" alt="large" width="494" height="278" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/11/large-494x278.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/11/large-288x162.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/11/large.jpg 640w" sizes="auto, (max-width: 494px) 100vw, 494px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">Miroir fidèle car sans concession, le documentaire respecte l&rsquo;univers de l&rsquo;artiste, sans jamais chercher à le violer, ni le pervertir. Comme un fil directeur entre chaque chapitre de cet itinéraire d&rsquo;un enfant gâté par les muses mais qui jamais n&rsquo;en fit caprice, Daho chemine vers les plages de son enfance algérienne, pour contempler les flots aveuglants de soleil. <em>L&rsquo;Etranger</em> de Camus ? Comment ne pas s&rsquo;interroger tandis que défile cette vie protégée des fées musicales, fragilisée par les démons de la sensibilité et de la passion ?</span></p>
<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/11/058408-000-A_daho-dandy_06-1446252465193.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-24322 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/11/058408-000-A_daho-dandy_06-1446252465193-494x279.jpg" alt="058408-000-A_daho-dandy_06-1446252465193" width="494" height="279" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">Car passionné, Daho l&rsquo;est, d&rsquo;une volonté de fer également que l&rsquo;on perçoit comme socle de chaque projet entrepris, risque calculé, choix esthétique assumé (on pense notamment au <em>Condamné à mort</em> de Genêt, interprété avec Jeanne Moreau à Avignon). Tandis que nous le voyons composer avec les plus grands, chanter avec les meilleurs, enfanter album après album, c&rsquo;est toute la scène rock, l&rsquo;industrie musicale des 80&rsquo;S qui gravite autour de lui, axe scintillant d&rsquo;une génération inspirée dont il dicte le rythme. Doucement, de star qui pose et inverse les tendances, nous le voyons devenir parrain d&rsquo;une nouvelle génération qu&rsquo;il n&rsquo;hésite pas à convoquer dans ses créations.</span></p>
<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/11/IMG_1393.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-24323 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/11/IMG_1393-494x280.jpg" alt="IMG_1393" width="494" height="280" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">Des créations qui semblent autobiographiques certes, comme autant de crises intérieures qu&rsquo;on transcrit et qu&rsquo;on exorcise par la musique, le chant, le live. C&rsquo;est oublier sa poésie, son écriture même qui d&rsquo;une détresse ou d&rsquo;une joie personnelle, exprime une respiration universelle. Si le documentaire aborde trop peu cette dimension, on en perçoit l&rsquo;impact dans Daho stellaire, dispositif interactif consultable sur le site d&rsquo;<a href="https://www.google.fr/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=1&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=0ahUKEwjD7q6b9p7JAhVGXhoKHXrdD1IQFgghMAA&amp;url=http%3A%2F%2Fwww.arte.tv%2Ffr&amp;usg=AFQjCNGVO7sN4sYIrQUI_lyJlZf40ojGeA&amp;sig2=KwcoTczKnVBFbQWRUxgcug">ARTE</a> en complément du documentaire et du live au très londonien Koko, également programmés par la chaîne le 21 novembre 2015 dans le cadre d&rsquo;une soirée hommage.</span></p>
<p><span style="color: #000000; font-size: 14pt;"><a href="http://creative.arte.tv/fr/article/daho-stellaire-une-exploration-de-lunivers-musical-detienne-daho"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-24324 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/11/capture-daho-494x344.png" alt="capture daho" width="494" height="344" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">Pensé comme un complément du documentaire dont il reprend certaines images, Daho stellaire permet d&rsquo;aborder l&rsquo;oeuvre du chanteur à partir des mots clés qui éclairent ses textes et qui ont marqué l&rsquo;imaginaire de son public. Se compose alors différents portraits doublés d&rsquo;une playlist adaptée. L&rsquo;ensemble souligne l&rsquo;extrême richesse thématique et émotionnelle de ce monde intérieur, la manière dont il reflète nos propres psychés, comme un écho fraternel de l&rsquo;humanité. Se définissant comme un artiste pop, car, confie-t-il, la pop offre une véritable souplesse stylistique, Daho est également populaire dans le choix de son vocabulaire. Populaire mais jamais vulgaire ni simpliste.</span></p>
<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/11/058507-000_1663933_32_202.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-24335 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/11/058507-000_1663933_32_202-494x279.jpg" alt="058507-000_1663933_32_202" width="494" height="279" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">C&rsquo;est l&rsquo;idée force qui ressort de cette nuit avec Daho ; populaire, émouvant, inspiré, … tous les qualificatifs s&rsquo;y fondent en un seule terme : sincérité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;"><strong>Et plus si affinités</strong></span><br />
<a href="http://creative.arte.tv/fr/article/daho-stellaire-une-exploration-de-lunivers-musical-detienne-daho"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">http://creative.arte.tv/fr/article/daho-stellaire-une-exploration-de-lunivers-musical-detienne-daho</span></a></p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/nuit-etienne-daho-unlimited/">Ma nuit avec Etienne : Daho unlimited ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
