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		<title>Margin Call : au rythme d’un chien qui meurt …</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-margin-call/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Aug 2022 10:16:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sam Rogers est en train de perdre son chien ; une tumeur au foie qui bouffe irrémédiablement l’organisme. Terrassé, il encaisse mal, mais ce n’est que le début de la journée pour ce directeur financier qui va devoir gérer une situation autrement plus grave, un cancer aussi foudroyant que pervers, qui ronge la banque où il bosse, et dont un petit analyste vient de découvrir les métastases au détour d’un...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/12/margin-call-e1543832096783.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone wp-image-31304 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/12/margin-call-e1543832096783.jpg" alt="" width="600" height="600" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Sam Rogers est en train de perdre son chien ; une tumeur au foie qui bouffe irrémédiablement l’organisme. Terrassé, il encaisse mal, mais ce n’est que le début de la journée pour ce directeur financier qui va devoir gérer une situation autrement plus grave, un cancer aussi foudroyant que pervers, qui ronge la banque où il bosse, et dont un petit analyste vient de découvrir les métastases au détour d’un fichier. Derrière ce fichier, l’une des pires crises financières du monde moderne, qu’il va falloir neutraliser en une nuit. Voici le sujet de <em>Margin Call</em>.</span></p>
<p><iframe title="MARGIN CALL I Bande-annonce" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/rc_WrFEZiJA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">La chute de Lehman Brothers</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Inspiré de la chute de Lehman Brothers et du chaos économique qu’elle a engendré, ce film signé J.C. Chandor marque les esprits par la brutalité froide et calculatrice qu’il dégage. Si vous doutiez encore des carences et de l’injustice du système américain, la première séquence de ce récit va vous en rappeler le caractère aussi hypocrite que fulgurant. Personne n’est à l’abri, et même les plus doués, les mieux placés sont potentiellement éjectables, sans aucune explication.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Une flexibilité meurtrière, d’autant plus qu’un des cadres tout juste limogés sans raison a détecté une faille dans le calcul des produits financiers vendus à l’échelle planétaire. Il a tout juste le temps de refiler le bébé à son adjoint avant d’être fichu dehors, ligne de portable suspendue. Et le petit collaborateur de mettre le nez dans les fichiers contenus sur cette clé USB pour déterrer des actions pourries, dont personne n’arrive à comprendre la logique.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="8iMXcrumIZ"><p><a href="https://www.theartchemists.com/the-big-short-la-nausee/">The Big Short : la nausée !</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« The Big Short : la nausée ! » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/the-big-short-la-nausee/embed/#?secret=LSD2s0r98V#?secret=8iMXcrumIZ" data-secret="8iMXcrumIZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>Les mécanismes d’une démence sociétale</strong></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Trop tard pour rétropédaler ; il faut tout vendre au max, quitte à duper ceux qui achèteront cette merde. La stratégie se met en place lors d’une réunion nocturne où chaque participant est confronté à sa conscience : stopper la vente de ces bombes à retardement ou faire gagner encore un peu plus de fric à la compagnie en les liquidant à bas prix, quitte à déclencher une crise mondiale. La suite, on la connaît. Chandor ne s’y attarde pas, préférant, mettre en évidence les mécanismes d’une démence sociétale partagée par tous.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et apporter des réponses, au détour de répliques, de dialogues : le chiffrage d’un train de vie que 2,5 millions de dollars annuels de salaire peinent à couvrir, des vocations qui s’écroulent d’un coup car il faut alléger les coups de production, donc on vire à tour de bras et sans préavis, l’absence totale d’empathie d’individus coupés des réalités, qui sombrent dans une manipulation constante. Chaque coup est asséné avec précision, détachement et cynisme. Il n’y a aucune pitié, chacun pour soi.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="0R7MYoATrf"><p><a href="https://www.theartchemists.com/film-laundromat-soderberg-panama-papers/">The Laundromat : quand Soderberg s’attaque aux Panama Papers …</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« The Laundromat : quand Soderberg s’attaque aux Panama Papers … » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/film-laundromat-soderberg-panama-papers/embed/#?secret=7GerMEHfoA#?secret=0R7MYoATrf" data-secret="0R7MYoATrf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><strong><span style="color: #000000;">La folie de l&rsquo;argent</span></strong></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Criminalité en col blanc et banalisation du pire : tant pis pour les dommages collatéraux, après moi le déluge. Soyons clairs, il faut être accroché pour encaisser cette violence verbale et psychique, que Chandor restitue avec talent et psychologie en choisissant un casting de prestige pour jongler avec cette avalanche de sentiments contradictoires : Kevin Spacey, Jeremy Irons, Demi Moore, Stanley Tucci, Paul Bettany, Simon Baker … chacun endosse un profil particulier, reflet d’une tendance, d’un management, d’un positionnement face à la débâcle à venir.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Alors que les médias se font l’écho de crises en continu, visionner <em>Margin Call</em> rappelle qu’elle ne sera qu’une étape parmi tant d’autres, que la folie de l’argent régie le monde depuis longtemps, qu’il en sera encore ainsi des années durant, et qu’il est extrêmement délicat d’échapper à ce labyrinthe, ce cancer qui n’en finit pas de tuer les chiens de la finance pour les ramener à la vie dans un cercle vicieux aux allures dantesques.</span></p>
<p align="justify">
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			</item>
		<item>
		<title>Podcast Mécaniques des épidémies : une approche claire, raisonnée et captivante</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/podcast-mecaniques-des-epidemies/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jun 2022 09:26:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sciences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Encore un sujet sur les épidémies ??? » Ouais mes lapins, encore. Enough is never enough, surtout quand il s’agit de s’informer, comprendre, apprendre, comparer, analyser. Et de cerner comment se développe une épidémie, sujet on ne peut plus d’actualité, à l’heure où la enième vague de Covid se présente, sans compter les autres joyeusetés sanitaires que nous réservent le dérèglement climatique et la destruction de notre habitat naturel. Il est donc...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel1-4.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-34849" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel1-4.jpg" alt="podcast Mécaniques des épidémies" width="600" height="480" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel1-4.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel1-4-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel1-4-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">« Encore un sujet sur les épidémies ??? » Ouais mes lapins, encore. Enough is never enough, surtout quand il s’agit de s’informer, comprendre, apprendre, comparer, analyser. Et de cerner comment se développe une épidémie, sujet on ne peut plus d’actualité, à l’heure où la enième vague de Covid se présente, sans compter les autres joyeusetés sanitaires que nous réservent le dérèglement climatique et la destruction de notre habitat naturel. Il est donc grand temps d’écouter le podcast Mécaniques des épidémies.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/mecaniques-des-epidemies/mecaniques-des-epidemies-saison-5-la-bande-annonce-4347296" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34850 size-medium" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/06/bande-annonce-covid-288x215.jpg" alt="podcast Mécaniques des épidémies bande annonce chapitre 4 la Covid" width="288" height="215" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/06/bande-annonce-covid-288x215.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/06/bande-annonce-covid.jpg 495w" sizes="auto, (max-width: 288px) 100vw, 288px" /></a></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Comprendre l’histoire des virus</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Direction le site de Radio France qui diffuse les différents chapitres de cette saga biologique dont voici le pitch : « <i>France Culture inaugure une nouvelle collection de podcasts originaux, qui permettent de comprendre l’histoire des virus, des épidémies et des pandémies historiques, et actuelles</i> ». Eh oui, mes lapins, ce n’est pas la première fois que l’humanité doit fighter avec un bad guy viral. L’épopée humaine est saturée de ce genre d’épisode meurtrier, la Grande Peste médiévale of course, la grippe espagnole certes mais pas que.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et il revient à Renaud Piarroux de driver ce qui relève d’un véritable thriller In Real Life, à la fois à la prod et au micro. Piarroux n’est pas là par hasard : cet éminent épidémiologiste est un spécialiste des maladies infectieuses, tropicales de préférence, un expert mondialement reconnu du choléra. Chercheur à l’Institut Pierre Louis, rattaché à l’INSERM, Chef de service à la Pitié-Salpêtrière. Professeur à la faculté de médecine de la Sorbonne. Auteur. Un ponte donc, surtout quelqu’un qui sait transmettre avec autant de clarté que de simplicité.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Hi289KRWHb"><p><a href="https://www.theartchemists.com/film-contagion-soderbergh/">Contagion : autopsie d’une épidémie by Soderbergh</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Contagion : autopsie d’une épidémie by Soderbergh » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/film-contagion-soderbergh/embed/#?secret=ADxgrP7rgm#?secret=Hi289KRWHb" data-secret="Hi289KRWHb" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Questions, menaces et controverses</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et une foule d’anecdotes, émaillées de termes techniques explicités, de références précises, d’extraits d’archives audios. Il fallait au moins ça pour éclairer ces périodes de chaos où la maladie frappe non seulement l’homme mais aussi la communauté, la société. Comment apparaissent les virus ? Comment se transmettent-ils ? Comment repère-t-on les débuts de pandémies ? Que fait-on pour les endiguer ? Et après ? Quid du travail d’enquête mené par les scientifiques, de la gestion des crises, du positionnement des gouvernements et des institutions ? Quid surtout des risques ? Et c’est là que ce podcast déjà excellent prend un peu plus de poids encore.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Car outre le danger lié à la globalisation des échanges et à la destruction de l’environnement naturel, il y a aussi la menace liée&#8230; à la recherche scientifique. Avec beaucoup de lucidité, Piarroux expose la controverse touchant les expériences dites de gain de fonction. Dans un climat extrêmement compétitif, les laboratoires étudient des virus déjà dangereux qu’ils modifient afin d’en explorer le fonctionnement : c’est à celui qui fera la première publication officielle, qui sortira le premier médicament, le premier vaccin, tout ça sur fond d’affrontements diplomatiques et économiques. À quand un accident de labo qui laissera une saloperie s’échapper pour contaminer la population planétaire ?</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="SfGQgCryfA"><p><a href="https://www.theartchemists.com/livre-histoire-lutte-contre-le-sida/">Une histoire de la lutte contre le sida :  le point sur quarante années décisives</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Une histoire de la lutte contre le sida :  le point sur quarante années décisives » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/livre-histoire-lutte-contre-le-sida/embed/#?secret=3IZoLX75Mg#?secret=SfGQgCryfA" data-secret="SfGQgCryfA" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Une histoire qui s’écrit à plusieurs</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">La chose est clairement dite, la problématique posée. Souvent, la dissémination des virus découle d’erreurs humaines. Les quatre chapitres de la série en témoignent :</span></p>
<ol>
<li>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Choléra en Haïti 2010 – 2019</span></p>
</li>
<li>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Le SIDA</span></p>
</li>
<li>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">La grippe</span></p>
</li>
<li>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">La Covid</span></p>
</li>
</ol>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Il y en aura d’autres, aussi pédagogiques que captivants : car les sujets en la matière ne manquent pas. Et il convient désormais de s’informer efficacement. C’est justement l’idée avec <em>Mécaniques des épidémies</em> : on comprend ici que les choses ne sont jamais simples, qu’il faut du temps, de la patience, de la méthode, du professionnalisme, parfois de la chance pour venir à bout d’une pandémie. Et que c’est une histoire qui s’écrit à plusieurs (savants, médecins, décideurs, laboratoires) avec toujours cette inconnue qu’est la Nature, avec ses virus et leur potentiel létal, prêts à exploser à la moindre occasion, face à l’éternel aveuglement des puissants qui privilégient les intérêts financiers plutôt que la sécurité d’une population qu’on laisse dans l’ignorance le plus longtemps possible.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KLmUkHDE0c"><p><a href="https://www.theartchemists.com/roman-peste-cholera/">Peste &#038; Choléra : quand les savants étaient des aventuriers …</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Peste &#038; Choléra : quand les savants étaient des aventuriers … » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/roman-peste-cholera/embed/#?secret=eiURzPrTZ8#?secret=KLmUkHDE0c" data-secret="KLmUkHDE0c" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour remédier à cette logique, un seul moyen : s’informer, mes lapins. Le podcast <em>Mécaniques des épidémies</em> y parvient remarquablement. À suivre donc, pour son édification personnelle, mais aussi dans un esprit citoyen, et parce que nous le valons bien.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités</strong></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour écouter les différents épisodes du podcast <em>Mécaniques des épidémies</em>, consultez <a href="https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/mecaniques-des-epidemies?at_medium=Adwords&amp;at_campaign=france_culture_search_thematiques&amp;gclid=CjwKCAjwzeqVBhAoEiwAOrEmzX5fTCGS8qqakOnYKH18yYBTLUtkmXkZmpV5GAZncMXFiERas4lglxoC-uMQAvD_BwE" target="_blank" rel="noopener">le site de Radio France</a>.</span></p>
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			</item>
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		<title>Logan Lucky : Ocean’s eleven chez les ploucs ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/logan-lucky-oceans-eleven-chez-ploucs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jun 2022 09:58:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il avait dit qu’on ne l’y reprendrait plus ; mais quand on a goûté au virus de la réalisation et qu’on a le talent particulièrement prolixe, difficile de tracer une croix sur les plateaux. Après vingt-six films, Steven Soderberg se tourne momentanément et avec succès vers la série télé, prenant en main le remarquable The Knick … pour finalement revenir à ses premières amours avec le trépidant Logan Lucky. Un film...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/11/logan-lucky.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-29977 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/11/logan-lucky.jpg" alt="" width="600" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/11/logan-lucky.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/11/logan-lucky-188x188.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/11/logan-lucky-288x288.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/11/logan-lucky-494x494.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/11/logan-lucky-70x70.jpg 70w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/11/logan-lucky-150x150.jpg 150w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Il avait dit qu’on ne l’y reprendrait plus ; mais quand on a goûté au virus de la réalisation et qu’on a le talent particulièrement prolixe, difficile de tracer une croix sur les plateaux. Après vingt-six films, Steven <a href="https://www.theartchemists.com/?s=soderberg" target="_blank" rel="noopener">Soderberg</a> se tourne momentanément et avec succès vers la série télé, prenant en main le remarquable <a href="https://www.theartchemists.com/serie-knick/" target="_blank" rel="noopener"><i>The Knick</i></a> … pour finalement revenir à ses premières amours avec le trépidant <i>Logan Lucky</i>. Un film choral qui nous conte, une fois n’est pas coutume, une histoire de casse grandiose digne de la trilogie <i>Ocean</i>. Sauf qu’ici, nos cambrioleurs sortent de nulle part, n’ont aucun moyen et se trimballent une poisse incroyable.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="LOGAN LUCKY I Bande-annonce" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/OOhLFDfjJv0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Fil rouge de <em>Logan Lucky</em> : la mouise</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C’est du reste le fil rouge du scénario : la mouise de la fratrie Logan est devenue légendaire partout en Virginie occidentale. Ancienne gloire locale du football, l’un a tout perdu en se brisant le genou, depuis il végète dans des boulots de mécano, tâchant de faire rentrer l’argent pour payer la pension alimentaire de sa gamine qu’il adore. L’autre a perdu son bras en service commandé en Afghanistan, de retour au pays, il est devenu barman, a fait un peu de tôle. La sœur ? Elle est coiffeuse, rien de bien glorieux. Ils aimeraient bien arrondir les fins de mois pour sortir de la dèche récurrente qui frappe la <em>middle class</em> américaine, mais sans plus…</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Jusqu’au jour où Jimmy est viré, où son ex lui apprend qu’elle et son nouveau compagnon vont déménager. Là, il faut agir. Vite. Jimmy va donc monter un casse. Avec son frangin manchot, sa sœur experte en bagnoles. Un petit casse de rien du tout, piquer la recette d’une course de voitures comme il en pullule aux États-Unis, patrie des V8. Sauf que </span></p>
<ol>
<li><span style="color: #000000;">le seul qui peut les aider à monter cette opération est en prison </span></li>
<li><span style="color: #000000;">ils n’ont aucun moyen, pas d’argent, pas de technologie </span></li>
<li><span style="color: #000000;">les travaux dont ils comptaient profiter pour opérer sont terminés plus tôt.</span></li>
</ol>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et ils se retrouvent à dérober le chiffre d&rsquo;affaires de la Nascar CocaCola 600 qui a lieu durant le Memorial Day. </span><span style="color: #000000;">Et là, les choses se corsent considérablement.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wh30Dqcm4Q"><p><a href="https://www.theartchemists.com/film-laundromat-soderberg-panama-papers/">The Laundromat : quand Soderberg s’attaque aux Panama Papers …</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« The Laundromat : quand Soderberg s’attaque aux Panama Papers … » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/film-laundromat-soderberg-panama-papers/embed/#?secret=GId61blzWr#?secret=wh30Dqcm4Q" data-secret="wh30Dqcm4Q" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Reconfigure les codes du film de cambriolage</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">À partir de cette intrigue, Soderberg met en place une mécanique bien huilée, riche en rebondissements, en surprises, en gags, et en bonne musique … à cette nuance près que ses personnages n’ont plus rien à voir avec les Arsène Lupin d’Ocean ; ici il s’agit de péquenauds, de braves gars sans véritable formation, purs produits de l’Amérique profonde, dont le parcours, le caractère et les répliques rappellent parfois ceux des héros des frères Coen. Seulement voilà : nécessité fait loi. Face à l&rsquo;adversité de conditions peu favorables, chacun des membres de ce gang de bras cassés va révéler des aptitudes, des talents insoupçonnés qui pourraient bien mener au succès, et avec élégance encore ! À moins que la poisse, tenace, ne s’invite encore au moment le plus inattendu ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Servi par un casting de choix où l’on trouve Channing Tatum (acteur fétiche de Soderberg) dans le rôle leader de Jimmy, Daniel Craig en spécialiste ultra peroxydé du défonçage de coffre-fort à coup de bonbons, Adam Driver dans celui du frangin manchot mais réactif, sans compter tous les autres qui tiennent la cadence de ce récit trépidant, ce nouvel opus reconfigure les codes du film de cambriolage grandiose, en le calquant sur le côté populaire du classique de Mario Monicelli <i>Le Pigeon</i>. Ce regard à la fois ironique et attendri sur ces laissés pour compte du rêve américain est révélateur de ce qui se trame dans les classes moyennes du pays à l’heure de la décevante présidence Trump.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KqGIqMgkVZ"><p><a href="https://www.theartchemists.com/film-trance-danny-boyle/">Trance : Danny Boyle signe un film hypnotique !</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Trance : Danny Boyle signe un film hypnotique ! » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/film-trance-danny-boyle/embed/#?secret=mZDT3Eop0Y#?secret=KqGIqMgkVZ" data-secret="KqGIqMgkVZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Car peu importe son origine, son éducation, l’être humain est doté d’un cerveau, un cerveau abruti par les pubs, les diktats de la consommation, le manque de culture certes, mais qui, face à l’adversité, peut très vite se remettre en marche, et se montrer ultra créatif, sans y laisser ses valeurs, son éthique, sa vision des choses. Cela s’appelle tout simplement du bon sens. Et c’est le message finalement plein d’espoir de <a href="https://loganluckymovie.com/" target="_blank" rel="noopener">Logan Lucky</a>.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify">Vous pouvez voir le film <em>Logan Lucky</em> en <a href="https://www.universcine.com/films/logan-lucky?gclid=Cj0KCQjwntCVBhDdARIsAMEwACn4K2SFCsW7YoFTQfqTR-XRxrVnJkAryrEAtwsbjhez3JvfR2uDSqUaApsrEALw_wcB" target="_blank" rel="noopener">Vod</a> et en <a href="https://www.cultura.com/?ae=2026&amp;utm_source=theARTchemists&amp;utm_medium=affiliation&amp;utm_campaign=affinitaire" target="_blank" rel="noopener">DVD</a>.</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>BigBug : Jean-Pierre Jeunet et les robots</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-big-bug-jean-pierre-jeunet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 May 2022 11:27:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>2022 : BigBug, le nouveau film de Jean-Pierre Jeunet déboule sur les écrans via la plateforme Netflix. Grands amateurs du cinéma jeunetien, nous attendions la chose avec impatience… et n’avons guère été déçus par ce nouveau bébé dystopique en diable, néanmoins très réaliste dans l’approche d’une société bouffée par une transformation digitale démente. Avec à la clé la question récurrente dans toute la filmographie du papa d’Amélie Poulain : et...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/05/bigbug-affiche1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34789 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/05/bigbug-affiche1.jpg" alt="affiche du film BigBug de Jean-Pierre Jeunet" width="405" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/05/bigbug-affiche1.jpg 405w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/05/bigbug-affiche1-194x288.jpg 194w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/05/bigbug-affiche1-333x494.jpg 333w" sizes="auto, (max-width: 405px) 100vw, 405px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">2022 : <em>BigBug</em>, le nouveau film de Jean-Pierre Jeunet déboule sur les écrans via la plateforme Netflix. Grands amateurs du cinéma jeunetien, nous attendions la chose avec impatience… et n’avons guère été déçus par ce nouveau bébé dystopique en diable, néanmoins très réaliste dans l’approche d’une société bouffée par une transformation digitale démente. Avec à la clé la question récurrente dans toute la filmographie du papa d’Amélie Poulain : et l’humain dans tout ça ?</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="BIGBUG | Bande-annonce officielle VF | Netflix France" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/vWcqH7orROc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><b>Paradoxe et ironie</b></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Petit flashback. 2018 : devant une tasse de thé dans le hall de la halle Saint Pierre qui accueille l’exposition <a href="https://www.theartchemists.com/exposition-caro-jeunet-halle-saint-pierre-2/" target="_blank" rel="noopener"><em>Caro/Jeunet</em></a>, le réalisateur de </span><i><span style="font-weight: 400;">Delicatessen, La Cité des enfants perdus, Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain, Un Long dimanche de fiançailles, Alien Résurrection, <a href="https://www.theartchemists.com/micmacs-a-tire-larigot-farce-de-resilience/" target="_blank" rel="noopener">Micmacs à Tire-Larigot</a>, L’Extravagant voyage du jeune et prodigieux TS Spive</span></i><span style="font-weight: 400;">t, se montre fataliste : «</span><i><span style="font-weight: 400;"> Le marketing a pris le pouvoir sur l’artistique</span></i><span style="font-weight: 400;"> ». Face aux exigences normatives de directeurs commerciaux en quête de rendement maximal, <a href="https://www.theartchemists.com/exposition-caro-jeunet-halle-saint-pierre/" target="_blank" rel="noopener">Jeunet</a> semble prêt à jeter l’éponge, préférant revenir au film publicitaire plutôt que de plier devant les diktats de l’industrie du film.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Ironie du sort : c’est grâce à l’ogre <a href="https://www.theartchemists.com/?s=netflix" target="_blank" rel="noopener">Netflix</a> que son nouveau projet va voir le jour ; pire, </span><i><span style="font-weight: 400;">BigBug</span></i><span style="font-weight: 400;"> dénonce avec un cynisme mordant les mécanismes algorithmiques qui alimentent la désormais incontournable plateforme VoD, qui cherche par tous les moyens à s’imposer dans un paysage cinématographique vampirisé par la multiplication de la diffusion en ligne. Paradoxe ? Et pourquoi pas ? Dans sa volonté de s’imposer comme sauveur d’un cinéma d’avant-garde dissous dans le marasme du conformisme, Netflix a déjà misé sur Scorcese, les frères Coen, Spike Lee, Soderberg… Objectif : permettre aux grands cinéastes de continuer à tourner en toute liberté. Jeunet complète donc naturellement la liste, avec un récit comme lui seul peut en trousser un. </span></span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><b>Robots vs humains ?</b></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">Nous sommes en 2045, dans une banlieue pavillonnaire ultra-connectée écrasée de chaleur, dérèglement climatique oblige.  Heureusement, robots et domotique sont là pour rafraîchir les habitats, faire la cuisine, laver le linge, s’occuper de l’administratif comme des enfants, bref gérer le quotidien, laissant tout le loisir aux humains de faire autre chose de beaucoup plus important. Mais quoi ? Dans un monde où l’intelligence artificielle a pris le dessus, les dysfonctionnements s’enchaînent, imperceptibles indices de la catastrophe en gestation. Une prise de pouvoir par des yonix aux allures de Terminator, qui considèrent les hommes comme des animaux et comptent bien s’en servir de la même façon : bétail, alimentation, zoo, cirque, corrida… </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">Face à la menace qui gronde (le nouveau modèle brigue une fonction politique, n’hésitant pas à discourir face à un candidat humain devant les caméras de télévision), trois robots domestiques de l’ancienne école décident de défendre leurs propriétaires, coûte que coûte, quitte à les enfermer de force : c’est ainsi qu&rsquo;Alice, charmante quadra tout juste divorcée, se retrouve parquée chez elle avec son flirt Max, le fils de ce dernier, sa propre fille que lui amènent son ex-mari et sa fiancée bien décidés à convoler sans la mouflette, la voisine sympa, mais qui ne rend jamais ce qu’on lui prête. Autour d’eux, Monique, Einstein, Nestor, Tom, Greg et consort, tous des robots, tous désireux de développer l’humanité qu’ils sentent vibrer en eux à force d’observer leurs patrons au quotidien, patrons qu’ils aiment, veulent sauvegarder, avec qui ils désirent interagir autrement que sur un mode hiérarchique dépersonnalisé. </span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kghZ2I3N54"><p><a href="https://www.theartchemists.com/film-simone/">Simone :  actrice parfaite et illusion numérique</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Simone :  actrice parfaite et illusion numérique » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/film-simone/embed/#?secret=cVzMoGLs2c#?secret=kghZ2I3N54" data-secret="kghZ2I3N54" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><b>L’homme esclave de sa création</b></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Une situation pour le moins compliquée, qui va encore se tendre avec la survenue d’un yonix peu commode, voire un brin fasciste, bien décidé à faire régner l’ordre dicté par une bureaucratie algorithmique totalement déconnectée de la logique la plus élémentaire. Et forcément, avec Jeunet aux commandes, ça va vriller très sévèrement. Avec son lot de réflexions bien entendu : publicité intrusive, espionnage via les objets connectés, détournement des datas, fichage des individus, dérives transhumanistes, clonage, drones tueurs, nous voici dans un condensé de </span><a href="https://www.theartchemists.com/black-mirror-sommeille-de-pire/" target="_blank" rel="noopener"><i><span style="font-weight: 400;">Black Mirror</span></i></a><span style="font-weight: 400;"> à la sauce Jacques Tati, et si cela fait rire, cela fait aussi trembler, c’est d’ailleurs le but.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Le décor a beau être lumineux, saturé de couleurs éclatantes, le propos est sombre, sans appel : comme d’habitude, l’homme, en bon apprenti sorcier qu’il est depuis l’âge du feu,  est en train de devenir l’esclave de sa création, de se faire happer dans un piège qu’il a lui-même conçu. Les clins d’œil sont nombreux : </span><i><span style="font-weight: 400;">Blade Runner, Farenheit 451, 1984, Robocop, I Robot</span></i><span style="font-weight: 400;"> et autres succès du même tonneau sont évoqués avec autant de tendresse que de dérision, tout comme les films précédents de Jeunet. La nostalgie des gadgets de notre enfance, les références aux livres, à la calligraphie, à l’âge d’or du cinéma soulignent la cannibalisation de la culture par le tout digital.</span></span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><b>Et l’humain dans tout ça ?</b></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">Et l’humain dans tout ça ? S’il s’égare dans les méandres du machine learning, il n’en demeure pas moins ce qu’il est : un animal social en quête d’amour, de plaisir, d’échange, de rêve, de beauté, de créativité ; un être faillible  par ses émotions, ses attirances, ses blessures ; une mine de débrouillardise quand il s’agit de résoudre un problème, de palier aux dysfonctionnements de la technologie ; une créature pleine de ruse quand il faut survivre face à une dictature en marche. Il faudra quelques robots fins psychologues pour le rappeler aux personnages de cette fable folle mais d’une rare justesse.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">Elsa Zylberstein, Stéphane de Groodt, Isabelle Nanty, Youssef Hajdi, Alban Lenoir, Claude Perron, François Levantal, André Dussolier, sans compter les apparitions express de Nicolas Marie, Albert Dupontel et Dominique Pignon : les acteurs de ce conte cauchemardesque dessinent des personnes évoluant entre excès, immaturité, sincérité, poésie, résilience. Grâce à leur jeu, les différences entre humains et automates s’estompent, infimes. Qui est une machine, qui est un être vivant ? Quelle différence entre le cerveau et la puce électronique ? </span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="51MRUpf56m"><p><a href="https://www.theartchemists.com/au-coeur-des-robots-lhumanoide-qui-nest-plus-un-mythe/">Au cœur des robots : l&rsquo;humanoïde qui n&rsquo;est plus un mythe</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Au cœur des robots : l&rsquo;humanoïde qui n&rsquo;est plus un mythe » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/au-coeur-des-robots-lhumanoide-qui-nest-plus-un-mythe/embed/#?secret=wn6Kg0KhbA#?secret=51MRUpf56m" data-secret="51MRUpf56m" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Bref </span><i><span style="font-weight: 400;">BigBug</span></i><span style="font-weight: 400;">, comme tous les contes, délivrent une morale. Elle n’est pas explicite, c’est au spectateur de la forger. Mais l’invitation à ne pas solder ce qui fait notre humanité est claire : préservons notre fantaisie, notre goût de la romance, des belles choses qui nous font vibrer. </span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Vous pouvez visionner le film <em>Big Bug</em> sur <a href="https://www.netflix.com/fr/title/81158472" target="_blank" rel="noopener">Netflix</a>.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Effets secondaires : un polar psychotrope signé Soderbergh</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-effets-secondaires-polar/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Oct 2021 15:26:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=34337</guid>

					<description><![CDATA[<p>On connaît l’attrait de Steven Soderbergh pour les intrigues alambiquées sondant la psyché humaine. Avec Effets secondaires, Side effects dans la langue de Shakespeare, le réalisateur de Contagion, Traffic et The Laundromat déroule un film à suspens d’une rare intensité, qui interroge l’usage des antidépresseurs et autres anxiolytiques avec une acuité inattendue. Trompeuses apparences Emily est dépressive, suicidaire même. Mariée à un financier incarcéré pour délit d’initié, elle a tout...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/10/438186_412974_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34338 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/10/438186_412974_opt.jpg" alt="affiche du film Effets secondaires de Steven Soderbergh" width="450" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/10/438186_412974_opt.jpg 450w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/10/438186_412974_opt-216x288.jpg 216w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/10/438186_412974_opt-371x494.jpg 371w" sizes="auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">On connaît l’attrait de Steven <a href="https://www.theartchemists.com/?s=soderberg&amp;x=8&amp;y=4" target="_blank" rel="noopener">Soderbergh</a> pour les intrigues alambiquées sondant la psyché humaine. Avec <i>Effets secondaires</i>, <i>S</i><i>ide effects</i> dans la langue de Shakespeare, le réalisateur de <a href="https://www.theartchemists.com/film-contagion-soderbergh/" target="_blank" rel="noopener"><i>Contagion</i></a>, <i>Traffic</i> et <a href="https://www.theartchemists.com/film-laundromat-soderberg-panama-papers/" target="_blank" rel="noopener"><i>The Laundromat</i></a> déroule un film à suspens d’une rare intensité, qui interroge l’usage des antidépresseurs et autres anxiolytiques avec une acuité inattendue.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Effets secondaires - Bande annonce VOST" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/XsVVyYwd-Qk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Trompeuses apparences</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Emily est dépressive, suicidaire même. Mariée à un financier incarcéré pour délit d’initié, elle a tout perdu, même l’enfant qu’elle portait. Quand enfin son époux sort de prison, elle s’effondre. Son psychiatre, Jonathan Banks, lui prescrit un nouveau médicament qui semble la soulager… jusqu’au jour où elle tue son mari durant une crise de somnambulisme, visiblement déclenchée par le traitement, qui peut enclencher ce type d’effets secondaires.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Est-elle responsable ? Est-ce son médecin qui a fauté ? Qui accuser, qui condamner ? Banks, progressivement pointé du doigt, tente de comprendre ce qui s’est réellement passé, avant de tout perdre lui aussi, car les rumeurs vont vite : on commence à le taxer d’incompétence, pire, de manipulation. Et si les apparences étaient trompeuses ? Et si Emily n’était pas la victime qu’elle prétend être ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>À lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/film-golem-tueur-londres/" rel="bookmark">Golem, le tueur de Londres : tueur en série mythique, intrigue alambiquée et élégance britannique</a></strong></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Thriller de haute volée</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Construit en trois parties, le scénario de Scott Z.Burns (déjà à l’œuvre sur <i>Contagion</i>) déroule une intrigue étouffante, qui pose des questions morales très pertinentes, sur l’usage des psychotropes et leurs retombées potentielles, sur la collusion entre médecins et laboratoires pharmaceutiques, sur la manière dont ce système peut être utilisé, manipulé, perverti même, à la faveur d’esprits machiavéliques.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Remarquablement interprétés par <a href="https://www.theartchemists.com/?s=jude+law&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Jude Law</a>, Rooney Mara et Catherine Zeta-Jones, les personnages principaux de ce thriller de haute volée se livrent à une passe d’arme d’une incroyable finesse, dont les rebondissements nous sautent au visage alors que depuis le premier instant du film, Soderberg a parsemé des indices infimes qui permettent une lecture autre de l’histoire. Nous sommes ici clairement sur un récit du niveau de <i><a href="https://www.theartchemists.com/gone-girl/" target="_blank" rel="noopener">Gone Girl</a>,</i> <i>La Défense Lincoln </i>ou <i>La Faille</i>.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>À lire également :</strong></span>  <a href="https://www.theartchemists.com/film-guilty-thriller/" rel="bookmark"><strong>The Guilty</strong> : une version horrifique de La Voix humaine ?</a></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Une mécanique parfaitement huilée</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Soderbergh, comme à son habitude, met en place une atmosphère oppressante, doublée d’une énergie narrative qui nous emporte dans la quête de Banks. Le réalisme est très poussé, le film est tourné à New-York, dans des établissements psychiatriques. Pas de longueur, pas de pauses, tout s’enchaîne comme une mécanique parfaitement huilée, jusqu’au petit grain de sable qui va faire basculer l’ensemble.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Le réalisateur ne peut cependant s’empêcher de nous faire réfléchir à la société qui nous entoure. Il l’a fait dans <i>Erin Brochovich</i>, dans <i>Contagion,</i> avec beaucoup d’acuité ; ici, de nouveau, il questionne l’usage banalisé de médicaments pourtant dangereux. Le film date de 2013, au même moment, les USA commencent à ressentir les retombées catastrophiques de la crise des opioïdes, dont l’usage a été généralisé dans les années 90 avec les effets désastreux que l’on sait.</span></p>
<h4><span style="color: #000000;"><span style="background-color: #ff00ff;"><strong>À lire également :</strong></span>  </span><a href="https://www.theartchemists.com/serie-derapages/" rel="bookmark">Dérapages : le plus monstrueux des deux</a></h4>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Soderbergh a donc vu juste, une fois de plus. Ce qui donne à ce film en particulier et son cinéma en général, une saveur amère supplémentaire, une pointe d’ironie un peu triste face à un monde d’une rudesse incroyable.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités</strong></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vous pouvez visionner le film <em>Effets secondaires</em> en</span> <a href="https://amzn.to/3Gac5fg" target="_blank" rel="noopener">DVD</a> <span style="color: #000000;">ou en VoD.</span></p>
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		<item>
		<title>Squid Game : On achève bien les chevaux à la coréenne</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-squid-game/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Sep 2021 15:07:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Imaginez une édition de Ford Boyard ou une saison de Koh Lanta dont les perdants sont immédiatement mis à mort sous vos yeux ; vous n’aurez alors qu’une pâle idée de l’effet Squid Game. La série coréenne diffusée par Netflix pousse le concept au-delà du soutenable, s’offrant au passage une critique féroce et justifiée d’une société impitoyable, soumise aux surenchères du spectacle permanent de la consommation et où la vie en...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/1090569_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34243 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/1090569_opt.jpg" alt="affiche de la série Squid game" width="450" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/1090569_opt.jpg 450w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/1090569_opt-216x288.jpg 216w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/1090569_opt-371x494.jpg 371w" sizes="auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Imaginez une édition de Ford Boyard ou une saison de Koh Lanta dont les perdants sont immédiatement mis à mort sous vos yeux ; vous n’aurez alors qu’une pâle idée de l’effet <i>Squid Game</i>. La série coréenne diffusée par <a href="https://www.theartchemists.com/?s=netflix&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Netflix</a> pousse le concept au-delà du soutenable, s’offrant au passage une critique féroce et justifiée d’une société impitoyable, soumise aux surenchères du spectacle permanent de la consommation et où la vie en commun, le principe d’équité et la protection de tous ne valent plus grand-chose.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Squid Game | Bande-annonce officielle VF | Netflix France" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/GYoD8oOH31M?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="font-family: 'Liberation Serif', serif; color: #000000; font-size: 18pt;"><b>Les perdants sont VRAIMENT éliminés</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">La série de </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Hwang Dong-hyuk </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">comporte ne</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">u</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">f épisodes, mais dés le premier, vous vous prenez un uppercut pleine face dont vous ne vous relèverez pas. Le pitch est simple : endettés jusqu’aux yeux, menacés </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">qui </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">par la </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">mafia, qui par la </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">justice, </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">isolés, </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">précarisés</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">, 456 candidats </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">recrutés par un mystérieux réseau</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> se retrouvent impliqués dans un jeu grandeur nature, </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">dont le gagnant raflera 4 milliards de wons, </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">gentiment empilés dans un gros cochon tirelire </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">trônant au dessus du gigantesque dortoir où dorment les joueurs</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">. </span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Liberation Serif', serif; color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Problèmes : les perdants sont VRAIMENT éliminés au fur et à mesure des six parties, soit tués pendant des épreuves qui s’avèrent extrêmement dangereuses, soit exécutés par d’énigmatiques et très obéissants gardiens vêtus de rouge et masqués, soit assassinés par leurs propres camarades de jeu à la faveur de la nuit. A chaque mort, à chaque cadavre, le nombre de participants diminue, le cochon se remplit dans un joyeux tintement d’attraction foraine. Évacuées dans de jolis cercueils noirs ornés de nœuds roses comme de funèbres paquets cadeaux, les dépouilles disparaissent.</span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/truman-show-mythe-caverne-audiovisuelle/" rel="bookmark">The Truman Show : le mythe de la caverne audiovisuelle</a></strong></p>
<h2 align="justify"><span style="font-family: 'Liberation Serif', serif; color: #000000; font-size: 18pt;"><b>Des sommets de cruauté physique et morale</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Liberation Serif', serif; color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Le vainqueur s’érigera donc milliardaire sur le monceau des cadavres sanglants de ses rivaux. Il ne lui faudra pas seulement de la force physique, de l’intelligence ou de la volonté pour venir à bout de ces épreuves inspirées de jeux d’enfants complètement galvaudés. Ruse et manipulation, absence d’empathie, cynisme assumé, résistance complète au stress, à la douleur, aux simples réflexes humains de terreur, de partage, d’attachement, d’amitié, d’amour … à chaque partie, les meneurs de ce concours odieux dépassent des sommets de cruauté physique et morale.</span></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Liberation Serif', serif; color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Opposer les amis, disloquer les couples, écraser les plus faibles : du pain et des jeux promettait l’Empire romain. Ici le jeu de massacre prétexte l’égalité complète des chances de chaque candidat, offrant l’opportunité rare d’exploser le plafond de verre de la société moderne pour accéder à une fortune indécente, à coup de couteau au besoin. Une vision extrêmement cynique de la démocratie telle qu’elle devrait s’appliquer si elle était débarrassée des hypocrisies d’une humanité hétérogène … ou de ceux qui en ont dévoyé le sens.</span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/serie-clickbait/" rel="bookmark">Clickbait : le procès du tribunal populaire numérique ?</a></strong></p>
<h2 align="justify"><span style="font-family: 'Liberation Serif', serif; color: #000000; font-size: 18pt;"><b>U</b><b>n système répressif total</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Liberation Serif', serif; color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Cachés dans les coulisses du Squid game, ils tirent les ficelles, exploitant le désespoir d’autrui pour leur propre gratification. Bien sûr, la fable de Hwang Dong-hyuk évoque les dérives de <em>Battle Royale</em>, <i>La Purge</i> ou <i>Le Prix du danger</i>, toutes ces fictions où, pour fasciner les foules, on met en jeu la vie de gladiateurs improvisés. On pense par ailleurs au roman d’Horace Mc Coy, <i>On achève bien les chevaux</i>, et à son adaptation filmée par Sydney Pollack, qui s’ancrent dans la terrible réalité de la Grande Crise de 1929. </span></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Liberation Serif', serif; color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Il y a de quoi frissonner, à raison. Les décors éclatants de couleurs vives évoquent aussi bien les crèches et les chambres d’enfants que les prisons imaginaires de Piranese ou le panoptique de Bentham : des univers carcéraux disséqués par Michel Foucault dans son essai <em><i>Surveiller et punir</i></em><em>,</em> où le philosophe explique que ces utopies issues du XVIIIeme siècle avaient pour but d’instaurer un système répressif total, dont les premières victimes étaient les pauvres, considérés comme coupables de leur situation à l’aube de la Révolution Industrielle.</span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/film-laundromat-soderberg-panama-papers/" rel="bookmark">The Laundromat : quand Soderberg s’attaque aux Panama Papers …</a></strong></p>
<h2 align="justify"><span style="font-family: 'Liberation Serif', serif; color: #000000; font-size: 18pt;"><b>Un parcours initiatique ?</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Liberation Serif', serif; color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Est-ce à dire que le XXIeme siècle a accouché de cette horrible réalité ? Discrètement mais régulièrement, <i>Squid game</i> rappelle la hausse de l’endettement des ménages coréens. Surendettement non plus lié à une surconsommation délurée mais nécessaire à la survie quotidienne, et qui anéantit la liberté d’action et de choix des malheureux englués dans le piège du chômage. Réduits à l’anonymat, les puissants peuvent en faire ce qu’ils veulent, y compris les voir s’affronter dans des arènes modernes pour tromper l’ennui. </span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Notre destin à tous, à l’heure de la paupérisation galopante sur fond de surveillance numérique à 360° ? Étonnamment, ces jeux du cirque à la mode coréenne neutralisent les élans révolutionnaires de la plèbe ; pratiquement aucun des candidat de <i>Squid Game</i> ne se rebellera face à son sort. Comment le pourrait-il ? Il ne lui reste que cette solution pour s’en sortir. À moins que ? On ne sort pas indemne d’un pareil traumatisme … qui pourrait s’avérer un parcours initiatique vers l’âge adulte et la réaction. Ce qui nous vaudrait une saison 2 tout aussi accrocheuse que la première.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vous pouvez visionner la série <em>Squid game</em> en VoD sur <a href="https://www.netflix.com/fr/title/81040344" target="_blank" rel="noopener">la plateforme Netflix</a>.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Lupin 2 : la vengeance de Mister Diop</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-lupin-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jun 2021 15:01:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>N’en déplaise aux critiques grognonnes, nous avons vu Lupin 2 … et nous avons survécu. Nous avons même assez apprécié la chose, qui prolonge une saison 1 bouclée sur un cliffhanger bien troussé sur les galets d’Étretat. Et c’est peut-être là le souci. Gentleman cambrioleur 2.0 En cinq épisodes tout à faits acceptables, Lupin 2 continue Lupin 1 et consomme la vengeance de Mister Diop de la plus éclatante des...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/lupin-dans-lombre-darsene-photo-1381683_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-33933 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/lupin-dans-lombre-darsene-photo-1381683_opt.jpg" alt="affiche de la saison 2 de la série Lupin" width="414" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/lupin-dans-lombre-darsene-photo-1381683_opt.jpg 414w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/lupin-dans-lombre-darsene-photo-1381683_opt-199x288.jpg 199w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/lupin-dans-lombre-darsene-photo-1381683_opt-341x494.jpg 341w" sizes="auto, (max-width: 414px) 100vw, 414px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">N’en déplaise aux critiques grognonnes, nous avons vu <em>Lupin 2</em> … et nous avons survécu. Nous avons même assez apprécié la chose, qui prolonge une <a href="https://www.theartchemists.com/lupin-ombre-arsene-netflix/" target="_blank" rel="noopener">saison 1</a> bouclée sur un cliffhanger bien troussé sur les galets d’Étretat. Et c’est peut-être là le souci.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Gentleman cambrioleur 2.0</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">En cinq épisodes tout à faits acceptables, <i>Lupin 2</i> continue <i>Lupin 1</i> et consomme la vengeance de Mister Diop de la plus éclatante des façons. On continue sur les flashbacks, histoire d’éclairer à la fois la genèse des amours entre Claire et Assane, tout en détaillant le génie manipulateur du gentleman cambrioleur version .0.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Ok, ce n’est pas du grand art, Visconti, Scorcese et Soderberg n’ont aucun souci à se faire en matière de concurrence. Hugo Gélin a pris la suite de Louis Leterrier à la réalisation, ce qui explique peut-être une approche un brin plus conventionnelle, mais dans l’ensemble, ça se tient. Sauf que ça dure cinq épisodes seulement et qu’au finish, on aurait bien pu tout rassembler sur une seule édition.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Lupin Partie 2 | Bande-annonce officielle I Netflix France" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/P5RCDq9XYjA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Se changer les idées</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Histoire de rester dans le mood et de ne pas créer une climat d’attente insupportable pour les fans de la <a href="https://www.theartchemists.com/cat/serie/" target="_blank" rel="noopener">série</a> ? Anyway, nous avons personnellement apprécier le visionnage comme un divertissement tout à fait honnête, avec un petit plus pour la descente en catacombes, et la prestation de Stefan Crepon, échappé du <a href="https://www.theartchemists.com/le-bureau-des-legendes-4-bienvenue-dans-la-maison-russie/" target="_blank" rel="noopener"><i>Bureau des légendes</i></a> pour venir jouer les émos transfuges, adeptes de Maurice Leblanc.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Franchement, ça se laisse regarder, c’est sans prétention, Omar Sy reste sur le même registre, ainsi que ses petits camarades. Si la chose ne restera probablement pas dans les mémoires à la hauteur de la mythique version avec Georges Descrières, c’est néanmoins tout à fait regardable, et cela devrait même vous changer les idées, ce qui n’est pas un luxe.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités</strong></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vous pouvez regarder la saison 2 de la série <em>Lupin</em> sur <a href="https://www.netflix.com/fr/title/80994082" target="_blank" rel="noopener">Netflix</a>.</span></p>
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		<title>I care a lot :  Marla Grayson, escroc au sourire d’ange</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-i-care-a-lot/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[The ARTchemists]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Apr 2021 10:22:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=33723</guid>

					<description><![CDATA[<p>La dernière cérémonie des Golden Globes a récompensé Rosamund Pike pour son rôle dans I care a lot. Après avoir été acclamée par la critique dans Gone Girl, l’actrice s’illustre à nouveau dans le rôle d’une femme intrigante, manipulatrice, immorale et dangereuse. A mi-chemin entre la comédie et le thriller, le film raconte l’histoire de Marla Grayson, auteure d’une vaste escroquerie pourtant d&#8217;apparence tout à fait légale : nommée tutrice...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/ehf6cow5wnrjjhctmqqce4gxoni-486_opt-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-33724 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/ehf6cow5wnrjjhctmqqce4gxoni-486_opt-1.jpg" alt="affiche du film I care a lot" width="400" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/ehf6cow5wnrjjhctmqqce4gxoni-486_opt-1.jpg 400w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/ehf6cow5wnrjjhctmqqce4gxoni-486_opt-1-192x288.jpg 192w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/ehf6cow5wnrjjhctmqqce4gxoni-486_opt-1-329x494.jpg 329w" sizes="auto, (max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">La dernière cérémonie des Golden Globes a récompensé Rosamund Pike pour son rôle dans </span><i><span style="font-weight: 400;">I care a lot</span></i><span style="font-weight: 400;">. Après avoir été acclamée par la critique dans </span><a href="https://www.theartchemists.com/gone-girl/" target="_blank" rel="noopener"><i><span style="font-weight: 400;">Gone Girl</span></i></a><span style="font-weight: 400;">, l’actrice s’illustre à nouveau dans le rôle d’une femme intrigante, manipulatrice, immorale et dangereuse. A mi-chemin entre la comédie et le thriller, le film raconte l’histoire de Marla Grayson, auteure d’une vaste escroquerie pourtant d&rsquo;apparence tout à fait légale : nommée tutrice de personnes ne pouvant plus s’occuper d’elles même, Marla en profite pour détourner leur argent. Cette fantastique arnaque lui permet même de passer pour un véritable ange gardien auprès de la justice, jusqu’au jour où Marla approche une nouvelle proie, riche, sans enfant, une “poule aux œufs d’or”, la victime idéale … ou le coup de trop ?  </span></span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="I Care A Lot | Bande-annonce officielle VOSTFR | Netflix France" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/9VX-oPAAB_4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>Une main de fer dans un gant de velours </b></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Tirée à quatre épingles, brushing irréprochable, sourire avenant, la charismatique Marla donne confiance. Rusée et <a href="https://www.theartchemists.com/?s=manipulateur&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">manipulatrice</a>, cette redoutable business woman est pourtant prête à tout pour arriver à ses fins. Se jouant d’une faille dans le système, elle exploite la vulnérabilité des plus faibles et les transforme en véritables marionnettes. Lorsqu’une personne est déclarée inapte à prendre soin d&rsquo;elle-même par un tribunal, Marla, assermentée par les autorités judiciaires, accourt et vient en aide à la personne en la plaçant dans un établissement spécialisé. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Madone des temps modernes ? Plutôt un rapace fondant sur sa proie pour n’en faire qu’une bouchée. Si la violence n’est que psychologique, elle est cependant bien présente et Marla prend bientôt complètement possession de la vie de ses victimes. Sans état d’âme car seuls le bruit du claquement de ses talons dans le couloir et la vue d’un compte en banque bien garnis sont les moteurs de Marla Grayson. Ses victimes se résument à de vulgaires photos sur le mur de son bureau, décrochées et jetées à la poubelle le jour où elles mourront. </span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>Femme de pouvoir </b></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Rosamund Pike donne ici vie à un personnage qu’on adore détester. Le comportement de Marla est abject, sa ténacité fait froid dans le dos mais on ne peut s’empêcher d’admirer son esprit brillant, son sens très fin de la répartie. Rien ne semble arrêter cette ambitieuse sans morale. C’est une femme forte, qui aime une femme, s’entoure de femmes dans son entreprise. Une distinction qui permet au film d’être parfois qualifié de “féministe” car ici pas de personnage féminin secondaire. Les femmes sont le cerveau de l’escroquerie mais elles n’hésitent pas à se salir les mains, elles occupent toutes les positions avec brio. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Les <a href="https://www.theartchemists.com/?s=femme&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">femmes</a> jouent donc sur le terrain, habituellement masculin, des magouilles et de la violence et s’y imposent en maîtresses de l’art. Et pourtant on peut s’interroger sur cette représentation qui va souvent d’un extrême à l&rsquo;autre dans les comédies américaines : femme adorable aimée par un homme ou femme de pouvoir détestable et manipulatrice. Est ce que pouvoir conjugué au féminin doit forcément signifier abominable ? Ainsi loin d’être une représentation féministe, </span><i><span style="font-weight: 400;">I care a lot</span></i><span style="font-weight: 400;"> propose certes l’image d’une femme de pouvoir mais l’associe bien trop vite avec une idée de danger et de dérive.</span></span></p>
<p><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/ratched-monstruosite-humaine/" target="_blank" rel="bookmark noopener">Ratched : la monstruosité humaine sous toutes ses formes ?</a></strong></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>Rapport prédateur-proie</b></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">“Manger ou être mangé” : </span><i><span style="font-weight: 400;">I care a lot</span></i><span style="font-weight: 400;">  décline avec ironie le précepte de Hobbes “l’homme est un loup pour l’homme”. La société est composée de proies et de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=pr%C3%A9dateur&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">prédateurs</a> ; pour réussir, il faut dévorer nos éventuels adversaires avant qu’ils ne nous dévorent. Marla illustre parfaitement cette théorie et veut réussir à s’imposer comme le prédateur ultime. Violence, manipulation, coups bas, rien ne semble pouvoir arrêter cette redoutable prédatrice et fière de l&rsquo;être. Le tout est raconté par une voix off débordante de cynisme. </span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Le film de J Blakeson illustre la soif de réussite propre à la société américaine et les dérives qui peuvent parfois y être liées. Un anti american dream, pourrait-on dire. Dans un univers très concurrentiel, difficile en effet de trouver des alliés et il est tentant de basculer dans ce schéma. Même lorsque Marla se trouve face à un ennemi aussi dangereux qu’elle, elle continue son combat tête baissée et n’hésite pas à redoubler de violence pour survivre. La société semble ainsi revenue à la loi de nature qu’elle est initialement censée contredire : seul le plus fort survivra. </span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>Le prix de la cupidité </b></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">L’ironie du film réside dans son titre </span><i><span style="font-weight: 400;">I care a lot</span></i><span style="font-weight: 400;">. En apparence, Marla est un modèle de dévouement et de générosité alors qu’elle est dénuée de toute considération pour quoi que ce soit. Elle va jusqu’à mettre en danger celles qu’elle aime, contredisant une nouvelle fois avec cynisme la phrase titre. Marla n’a foi qu’en une valeur et une seule : l’argent. Elle le dit à plusieurs reprises, elle n’aspire qu’à être richissime et n’a pas peur de devoir payer le prix de la cupidité pour y arriver. Marla est l’illustration même de l’appât du gain, rien n’est suffisant pour elle.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Le principe moral d’intégrité pèse bien faiblement face à la puissance monétaire. Même face au danger ultime qu’est la mort, Marla ne semble pas prête à reculer. La jeune femme a les dents longues, les griffes acérées, elle compte bien repartir le porte monnaie rempli, quoi qu’il en coute. Au travers de ce personnage et du film qui raconte son histoire, apparaît le portrait grinçant d’une société capitaliste fondée sur la surconsommation : tout s’y achète, ce qui n’est pas monétisable n’a aucune importance. Le profit et la cupidité remplacent ainsi la solidarité et la bienveillance. </span></p>
<p><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/film-laundromat-soderberg-panama-papers/" target="_blank" rel="bookmark noopener">The Laundromat : quand Soderberg s’attaque aux Panama Papers …</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Difficile de ne pas grincer des dents devant un tel étalage de violence psychologique ; pourtant on passe un bon moment devant le film. Extrêmement bien pensé, enchaînant les rebondissements jusqu’au dernier instant, </span><i>I care a lot</i><span style="font-weight: 400;"> est un petit bijou de cynisme. On en ressort avec une forte envie d’appeler ses grands-parents pour s’assurer de leur sécurité … ou l’envie de se lancer dans une vaste escroquerie, c’est à voir… </span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://www.linkedin.com/in/mathilde-davoine/"><strong>Mathilde DAVOINE</strong></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Pour visionner le film, suivez <a href="https://www.netflix.com/fr/title/81350429"><strong>ce lien</strong></a>.</span></p>
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		<title>The Knick : « Urgences » au temps du ragtime …</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-knick/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Mar 2021 09:30:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est ce qui vient à l’esprit dés le premier épisode de cette série mémorable autant par sa qualité visuelle, que par son sujet, son scénario, son casting … et sa dureté. Car en l’état, avec The Knick, les auteurs Jack Amiel et Michael Begler comme le réalisateur Steven Soderberg ne nous épargnent rien de la réalité à la fois magnifique et sordide de ce quotidien médical. Hôpital caritatif pour patients...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/09/583139.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-27568" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/09/583139-370x494.jpg" alt="The Knick" width="370" height="494" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/09/583139-370x494.jpg 370w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/09/583139-216x288.jpg 216w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/09/583139.jpg 509w" sizes="auto, (max-width: 370px) 100vw, 370px" /></a></h3>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C’est ce qui vient à l’esprit dés le premier épisode de cette série mémorable autant par sa qualité visuelle, que par son sujet, son scénario, son casting … et sa dureté. Car en l’état, avec <em>The Knick</em>, les auteurs Jack Amiel et Michael Begler comme <a href="https://www.theartchemists.com/?s=steve+soderberg&amp;x=0&amp;y=0">le réalisateur Steven Soderberg</a> ne nous épargnent rien de la réalité à la fois magnifique et sordide de ce quotidien médical.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="The Knick Season 2: Trailer (Cinemax)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/QXxDK0s8hL0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Hôpital caritatif pour patients précaires</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Nous sommes au début du XXeme siècle à New-York. Une ville de ghettos où les immigrés tout juste débarqués se rassemblent en communautés miséreuses qui survivent comme elles peuvent. Subventionné par des dons privés de riches familles philanthropes, l’hôpital Knickerbocker (The Knick pour ceux qui y travaillent) accueille ces populations en grande précarité pour prodiguer soins et traitements. Sauf que nous sommes dans les années 1900 : les antibiotiques n’existent pas, on commence à peine à se désinfecter les mains avant d’opérer des patients endormis à l’éther, le tout à la lumière des lampes à gaz.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Tout reste à inventer dans ce monde où les progrès techniques vont bon train : et c’est là la magie du feuilleton que de nous montrer comment le corps soignant invente de nouveaux processus de soins au fil de chaque avancée technologique, parfois avec succès, souvent aux risques et périls des personnels, ainsi ces infirmiers électrocutés en pleine intervention suite à un dysfonctionnement de l’installation électrique tout juste inaugurée. Au cœur de cet univers, le docteur John Thackery, génial, audacieux et héroïnomane rongé par ses passions, rejoint par le Dr Algernon Edwards, bardé de diplômes obtenus en Europe, inventif, impliqué et noir.</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/09/TheKnick-e1474482536453.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-27570" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/09/TheKnick-494x329.jpg" alt="the knick" width="494" height="329" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong><span style="background-color: #ff00ff;">A lire également :</span> </strong></span> <strong><a href="https://www.theartchemists.com/the-alienist-naturaliste-et-precieux/" rel="bookmark">The Alienist : naturaliste et précieux</a></strong></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Espoir et subversion</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">S’ils ne s’aiment pas, rivalité professionnelle oblige, ils vont devoir coopérer pour maintenir l’établissement à flot, Autour d’eux toute une fresque de personnages passionnés et passionnants, infirmière arriviste et séduisante, bonne sœur avorteuse, ambulancier businessman, … urgentisme, chirurgie esthétique, émergence de la radiographie, avortement et contraception, les deux saisons proposent un tableau fidèle de ces grandes évolutions, inspirées par des photos et des livres scientifiques de l’époque. Les personnages principaux sont du reste construits à partir de figures de grands praticiens d’alors.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">En parallèle de ces progrès souvent sanglants, la corruption, le racisme, la violence de la société américaine sont d’autant moins tolérables. Passant de la blancheur éclatante des carrelages immaculés au bleuté froid des matins, Soderberg travaille ses images, endossant la direction photographique, pour rehausser ce contraste entre espoir et subversion. De ce point de vue, la série rappelle la brutalité sociale insoutenable décrite dans le puissant et emblématique <i>Ragtime</i> de Milos Froman. Le regard halluciné de Clive Owen incarnant la folie créatrice de Thackery résume l’absurdité de cette période, tout en donnant le la aux autres interprètes, plongés dans cette démesure qui appelle la rupture inévitable.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour voir <em>The Knick</em>, c&rsquo;est par <a href="https://vod.canalplus.com/series/the-knick/h/4558781_40099"><strong>ici</strong></a> !</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 2500px; left: 20px;">Enregistrer</span></p>
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		<title>Peste &#038; Choléra : quand les savants étaient des aventuriers …</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/roman-peste-cholera/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Feb 2021 08:27:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Sciences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alexandre Yersin : de cet homme, il demeure une tombe perdue dans les collines du Vietnam, quelques souvenirs dans un musée, et le nom de la maladie la plus meurtrière de tous les temps. La peste. Yersinia pestis. Et derrière cela, la vie d’un aventurier des temps modernes, que nous conte le roman Peste et choléra. A lire également :  Documentaire – Pasteur et Koch : un duel de géants dans...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2014/08/9782021077209.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-19472 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2014/08/9782021077209.jpg" alt="couverture du livre Peste et choléra de Patrick deville" width="375" height="550" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2014/08/9782021077209.jpg 375w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2014/08/9782021077209-196x288.jpg 196w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2014/08/9782021077209-336x494.jpg 336w" sizes="auto, (max-width: 375px) 100vw, 375px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Alexandre Yersin : de cet homme, il demeure une tombe perdue dans les collines du Vietnam, quelques souvenirs dans un musée, et le nom de la maladie la plus meurtrière de tous les temps. La peste. <em>Yersinia pestis</em>. Et derrière cela, la vie d’un aventurier des temps modernes, que nous conte le roman <em>Peste et choléra</em>.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/documentaire-pasteur-et-koch-un-duel-de-geants-dans-le-monde-des-microbes/" rel="bookmark">Documentaire – Pasteur et Koch : un duel de géants dans le monde des microbes</a></strong></p>
<h2><span style="color: #000000;">Un savant doublé d&rsquo;un technicien de génie</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Patrick Derville y dépeint le parcours d&rsquo;un savant doublé d&rsquo;un technicien de génie, touche-à-tout absolu qui relève les défis les plus audacieux, même celui d’explorer cette jungle vierge et inhospitalière de l’Indochine tout juste colonisée. Ces terres qu’il découvre, il en fera un paradis agricole, un gigantesque centre d’expérimentation en matière de vaccin, d’horticulture et d’élevage. Exploitation du caoutchouc, acclimatation des orchidées, construction des routes, installation du télégraphe …</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">A lui seul, cet homme ouvre le pays à la modernité : c&rsquo;est le véritable sujet de ce roman absolument passionnant, rédigé au scalpel comme un rapport d’anatomie. Au fil des pages, au fil de la biographie, cette période exceptionnelle prend corps, ces quelques années où la science érige son règne au travers de Pasteur et Koch. Découverte du processus des maladies et mise en action de leur traitement se déroulent tandis que le cinéma, l’automobile et l’avion voient le jour.</span></p>
<p><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span> <strong> <a href="https://www.theartchemists.com/contagion-autopsie-dune-epidemie-by-soderbergh/" rel="bookmark">Contagion : autopsie d’une épidémie by Soderbergh</a></strong></p>
<h2><span style="color: #000000;">La marche formidable du progrès</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>Peste &amp; Choléra</em> dresse le portrait de cette époque, évoquant les grands auteurs Rimbaud, Cendrars et Céline comme jumeaux littéraires de cet aventureux Yersin, pourtant peu friand d’art. Dreyfus, Clémenceau, Doumer, Hitler, la colonisation, les guerres mondiales, le stalinisme, … les figures historiques et politiques rappellent par ailleurs que la marche formidable du progrès s’accompagne toujours d’une régression inacceptable et fatale vers la barbarie absolue. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Yersin de son œil observateur et lucide scrute ce clivage comme il le ferait d’un ganglion pesteux, sans passion ni affect, tandis qu’il opère dans l’ombre au bien de l’humanité. Et on se demande ce qu&rsquo;il dirait de ce nouvelle pandémie, de ce monde ultra-moderne, ultra-connecté, mais totalement démuni face aux forces de la Nature qu&rsquo;il n&rsquo;a finalement jamais domptées.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités</strong></span></p>
<p><a href="http://www.seuil.com/livre-9782021077209.htm">http://www.seuil.com/livre-9782021077209.htm</a></p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/roman-peste-cholera/">Peste &#038; Choléra : quand les savants étaient des aventuriers …</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
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