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	<title>quentin tarantino</title>
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		<title>Martin Scorcese 2021 &#8211; Quentin par Tarantino 2022 &#8211; Don Coppola 2023 : trois réalisateurs stars en BD !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Dec 2023 12:44:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Coppola, Scorcese, Tarantino : trois noms inscrits au fer rouge dans l’histoire du cinéma. Chacun à sa manière a révolutionné le 7ᵉ Art, secoué les fondations hollywoodiennes, imposant leur vision, leur style à des millions de cinéphiles. Avec à la clé des carrières improbables qui reflètent le parcours chaotique de leurs personnages. Clairement, la vie de cette triade a tout du romanesque. Pareils aventuriers de la caméra n’ont rien à envier...</p>
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<p>Coppola, Scorcese, Tarantino : trois noms inscrits au fer rouge dans l’histoire du cinéma. Chacun à sa manière a révolutionné le 7ᵉ Art, secoué les fondations hollywoodiennes, imposant leur vision, leur style à des millions de cinéphiles. Avec à la clé des carrières improbables qui reflètent le parcours chaotique de leurs personnages. Clairement, la vie de cette triade a tout du romanesque. Pareils aventuriers de la caméra n’ont rien à envier aux héros de comics. Pour preuve, la trilogie de romans graphiques signés <a href="https://www.instagram.com/ame.comics/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Amazing Ameziane</a> : <em>Martin Scorcese</em> 2021 &#8211; <em>Quentin par Tarantino</em> 2022 &#8211; <em>Don Coppola</em> 2023.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Chemins de traverse et monstres sacrés</h2>



<p>Trois ouvrages d’importance publiés aux <a href="https://www.editionsdurocher.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">éditions du Rocher</a> qui allient bande dessinée, biographie d’artiste et analyse filmique pour donner à voir des destins créatifs d’exception. D’une plume nerveuse, fébrile et TRÈS inspirée, Amazing Ameziane raconte par le menu et avec un luxe de détails et d’anecdotes saisissant comment ces trois réalisateurs se sont hissés au rang de monstres sacrés. Et très franchement, ces récits ont tout pour séduire, captiver et transmettre la singularité de CV ô combien atypiques. Parce qu’à la base, ce n’était absolument pas gagné.</p>



<p>Coppola a dû lutter pour accoucher de <em>The Godfather</em>. Scorcese était un môme asthmatique de la Little Italy, hésitant entre la caméra et le crucifix ; autodidacte, Tarantino a appris son job en visionnant les films qu’il louait. Tous les trois vont emprunter les chemins de traverse pour accoucher de chefs-d&rsquo;œuvre qui font désormais autorité, malgré leur violence, leur regard porté sur l’humanité, leur humour, leur esthétique. Ou grâce à ces éléments ? La question se pose, qu’ Amazing Ameziane tente d’élucider page après page, bulle après bulle. Qu’est-ce qui fait la puissante attractivité de ces films ?</p>



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</ul>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading">Une petite grande leçon de cinéma</h2>



<p>Et pourquoi a-t-on le sentiment, en les visionnant, qu’ils constituent une filiation ? Là aussi, Amazing Ameziane s’amuse à croiser les références, d’un ouvrage à l’autre. D’où cette sensation d’ensemble, et pas seulement au niveau graphique et rédactionnel : les trois ouvrages constituent trois tomes d’un tout, avec en ligne de mire l’exploration d’un cinéma que l’auteur apprécie grandement, lui qui a baigné depuis l’enfance dans les aventures de Bruce Lee, les westerns de Leone.</p>



<p>852 pages plus tard, la dissection jubilatoire des répertoires pour le moins chamarrés de Coppola/Scorcese/Tarantino révèle un Cerbère trifrons à la portée culturelle phénoménale. Une petite grande leçon de cinéma englobée dans des récits de vie ubuesques pris dans une atmosphère à la DC Comics. De quoi emballer pas mal de lecteurs adeptes de BD et/ou de ciné, à moins qu’il s’agisse d’ensorceler les néophytes échaudés par la perspective de biographies trop intellos ! En tout cas, un sans-faute qui appelle de nouveaux chapitres, vite, vite !</p>


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		<item>
		<title>Festival de Cannes : à quoi sert vraiment la Palme d’Or ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/utilite-palme-or-festival-cannes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jun 2023 10:06:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Et la Palme d&#8217;or 2023 est attribuée à&#8230;  Justine Triet pour Anatomie d&#8217;une chute ! » S’ensuit un discours qui a fait couler beaucoup d’encre par son énergie et sa détermination&#8230; et les réactions effrayées/outrées d’une partie du corps politique et de l’opinion publique, regrettant que la lauréate ait ainsi critiqué la politique gouvernementale et la violence avec laquelle a été menée la réforme des retraites. 216 600 tweets plus tard selon Visibrain (à...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="600" height="400" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/350115455_927984345104923_329355.jpg" alt="" class="wp-image-36113" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/350115455_927984345104923_329355.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/350115455_927984345104923_329355-288x192.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/350115455_927984345104923_329355-494x329.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>« <em>Et la Palme d&rsquo;or 2023 est attribuée à&#8230;  <a href="https://www.theartchemists.com/?s=justine+triet" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Justine Triet</a> pour Anatomie d&rsquo;une chute !</em> » S’ensuit un discours qui a fait couler beaucoup d’encre par son énergie et sa détermination&#8230; et les réactions effrayées/outrées d’une partie du corps politique et de l’opinion publique, regrettant que la lauréate ait ainsi critiqué la politique gouvernementale et la violence avec laquelle a été menée la réforme des retraites.</p>



<p><strong>216 600 tweets</strong> plus tard selon <a href="https://www.visibrain.com/fr/blog/festival-de-cannes-2023-bilan-reseaux-sociaux?utm_campaign=festival-de-cannes&amp;utm_content=165527256&amp;utm_medium=social&amp;utm_source=twitter&amp;hss_channel=tw-166139505" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Visibrain</a> (à la louche, ça a dû grimper depuis), la preuve n’est plus à faire : n’en déplaise à certains qui rêvent d’un monde artistique aseptisé, propre sur lui et bien obéissant parce qu’on lui a lâché des subventions en guise d&rsquo;os à ronger), la remise de la Palme d’Or est encore et toujours une tribune politique. Il faudrait être totalement hors sol et peu informé de l’histoire et de l’ADN du festival de Cannes pour en douter, prétendre le contraire.</p>



<p>Car le <a href="https://www.festival-cannes.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">festival de Cannes</a>, ce n’est pas qu’une vitrine glamour pour les marques de luxe (qui ont du reste très bien saisi l’opportunité d’exploiter ce juteux filon qu’elles ont d’ailleurs tendance à vampiriser, transformer en catwalk et en cirque marketing). C’est aussi un formidable tremplin culturel. Et recevoir la Palme d’Or encore plus. Explications.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un outil de promotion extrêmement efficace</h2>



<p>On s’en doute, mais c’est toujours mieux de le préciser, parce que c’est justement la clé de l’émancipation. Pour un réalisateur, gagner la Palme d&rsquo;Or au Festival de Cannes est considéré comme l&rsquo;une des plus grandes distinctions dans l&rsquo;industrie du cinéma. Pourquoi ? Parce que c’est l’occasion d’offrir une visibilité inégalée au film primé, et dans un climat ultraconcurrentiel, c’est toujours bon à prendre. Cela :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>génère une couverture médiatique considérable (avec la une des médias spécialisés du monde entier, des articles dans la presse généraliste de tous les pays, des reportages dans les journaux télévisés, des mentions sur les réseaux sociaux – 6,7 millions de messages dédiés à l’événement cannois pour cette 76eme édition toujours selon <a href="https://www.visibrain.com/fr/blog/festival-de-cannes-2023-bilan-reseaux-sociaux?utm_campaign=festival-de-cannes&amp;utm_content=165527256&amp;utm_medium=social&amp;utm_source=twitter&amp;hss_channel=tw-166139505" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Visibrain</a>, ce n’est pas rien) ;</li>



<li>attire l&rsquo;intérêt des distributeurs internationaux, ce qui va permettre au film d’être programmé dans les salles du monde entier, avec en prime des opérations de communication à la hauteur des enjeux ;</li>



<li>permet ainsi au film récompensé d&rsquo;atteindre un public plus large, en dehors des audiences de niche, adeptes du cinéma d’auteur.</li>
</ul>



<p>Par contrecoup, la Palme d’or est annonciatrice de rentrées d’argent conséquentes, avec une audience nombreuse, la diffusion à venir du film en DVD, sur les plateformes en VoD, à la télévision… Et logiquement, remporter la Palme d&rsquo;Or va également faciliter l&rsquo;obtention de financements pour les projets futurs du cinéaste, que les professionnels vont désormais considérer comme « bankable ». Les producteurs, les investisseurs et les studios sont forcément attirés par les réalisateurs qui ont reçu cette reconnaissance, ce qui peut ouvrir des portes habituellement closes pour de nouvelles collaborations et opportunités, convaincre des acteurs célèbres de travailler sur les prochains projets…</p>



<p><strong>Exemple type :</strong> récompensé en 2019, <em>Parasite</em> du réalisateur sud-coréen Bong Joon-ho connaît un succès critique et commercial mondial. Selon les données de <a href="https://www.boxofficemojo.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Box Office Mojo</a>, le film a rapporté plus de 266 millions de dollars dans le monde entier. Cela en fait le film coréen le plus rentable de tous les temps et l&rsquo;un des films en langue étrangère les plus lucratifs de l&rsquo;histoire du cinéma.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Devenir une référence cinématographique</h2>



<p>Eh oui, faire des sous, c’est bien, s’imposer comme une référence cinématographique durable, c’est mieux. La Palme d&rsquo;Or est décernée par un jury composé de professionnels du cinéma, cinéastes, acteurs, eux-mêmes célébrissimes et reconnus ; de ce fait, elle est considérée comme un gage de qualité, mieux, un adoubement. Remporter cette récompense catapulte le cinéaste sur la scène internationale. Ce trophée confère une crédibilité artistique telle qu’elle va propulser le réalisateur primé au rang d’artiste incontournable doté d’une griffe, d’un style qu’il va imposer.</p>



<p><strong>Exemple type :</strong> lancé par <em>Reservoir Dogs</em> en 1992, Quentin Tarantino va passer le cap de la célébrité internationale après avoir reçu la Palme d’Or en 1994 pour <em>Pulp Fiction</em>. Le film a été acclamé pour son scénario innovant, son style de narration non linéaire, son mélange unique de genres. La Palme d&rsquo;Or renforce donc la crédibilité artistique de Tarantino, établit son statut de réalisateur visionnaire. Le succès financier qui s’ensuit (le film ramènera 213 millions de dollars à l’international) prouve que le public est séduit durablement. Suivent <em>Jackie Brown</em> (1997), <em>Kill Bill</em> (2003-2004), <em>Inglourious Basterds</em> (2009), <em>Django Unchained</em> (2012) et j&rsquo;en passe. Mis en orbite par la Palme d’Or, ce type de narration plaît… et fait école. <em>Pulp Fiction</em> a eu un impact significatif sur l&rsquo;industrie du cinéma : son approche audacieuse, son mélange de violence stylisée, de dialogues percutants et d&rsquo;humour noir ont inspiré de nombreux réalisateurs depuis et ont contribué à façonner le paysage cinématographique des années 90 et au-delà.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Faire bouger les choses ?</h2>



<p>L’exemple de Quentin Tarantino est parlant d’un point de vue artistique. Mais la portée du Festival de Cannes est telle que c’est devenu une tribune sociale et politique d’envergure. Il convient à ce titre de ne pas oublier les origines du festival : ce dernier est créé en 1939 pour faire opposition au festival <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mostra_de_Venise" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Mostra de Venise</a> cornaquée par le Duce qui y décerne la coupe Mussolini. Dans son ADN même, le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_de_Cannes" target="_blank" rel="noreferrer noopener">festival de Cannes</a> porte une volonté d’ouverture culturelle, de diversité des points de vue et de combat politique ; on l’appelle alors « le festival du monde libre ». Aujourd’hui encore, il sert de porte-voix aux réalisateurs, aux acteurs, aux producteurs opprimés, exilés politiques, fuyant dictatures et régimes violents : qui pourrait oublier <em>L’homme de fer</em> du réalisateur mythique Wajda ? Le légendaire <em>Adieu ma concubine</em> de Chen Kaige ?</p>



<p>Les films récompensés portent tous un message sociétal, un regard certes esthétique, mais aussi profondément critique sur les évolutions du monde moderne, sa cruauté, sa folie, son injustice… <em>L’affaire Mattei</em> de Francesco Rosi en 1972, <em><a href="https://www.theartchemists.com/apocalypse-now-chef-doeuvre-a-lectures-multiples/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Apocalypse Now</a></em> de Coppola en 1978, <em>Elephant </em>de Gus Van Sant en 2003, <em>Sans filtre</em> de Ruben Östlund en 2022… <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Ken+Loach" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ken Loach</a> incarne ce visage du réalisateur contestataire, dont les deux films primés, <em>Le vent se lève</em> en 2006 et <em>Moi, Daniel Blake</em> en 2016, évoquent les dures réalités de l’histoire britannique. Décerner la Palme d’or est forcément un geste politique : distinguer ainsi un film spécifique, c’est susciter le débat, enclencher la discussion, voire la polémique… dans tous les cas, sensibiliser le public.</p>



<p><strong>Exemple type&nbsp;:</strong> récompensé en 2008, le film <em>Entre les murs</em> de Laurent Cantet a suscité le scandale par sa vision on ne peut plus juste du système éducatif français tel qu’il est en train de se détricoter vitesse grand V. Le réalisateur, inspiré par le livre de François Bégaudeau, y relate les problématiques de la diversité culturelle, des inégalités sociales, des tensions raciales dans l&rsquo;univers de l’école. Étant fondé sur des faits réels et utilisant des acteurs non professionnels, le film a suscité des débats sur son authenticité et sa représentation fidèle de la réalité scolaire. Certains l’ont critiqué pour sa prétendue exploitation de la vie réelle des élèves et des enseignants, tandis que d&rsquo;autres l&rsquo;ont salué pour sa sincérité et son réalisme. <em>Entre les murs</em> a généré des discussions sur le système éducatif français et ses problèmes, notamment la question de l&rsquo;intégration des élèves issus de l&rsquo;immigration, les méthodes d&rsquo;enseignement et les obstacles rencontrés par les enseignants. Le film a été perçu par beaucoup comme une critique sociale de l&rsquo;éducation en France, un outil politique&nbsp;: certains politiciens l&rsquo;ont salué comme une œuvre courageuse, d&rsquo;autres l’ont critiqué pour sa vision négative.</p>



<p>Dans ce contexte, avec pareille visibilité, pareille aura, la remise de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Palme_d%27or" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Palme d’Or</a> est, de fait, l’amorce d’un changement. Ainsi, Julie Triet est la troisième femme à en bénéficier après Jane Campion en 1993 pour <em>La Leçon de piano </em>et Julia Ducournau avec<em> Titane</em> en 2021. Trois réalisatrices sorties du rang sur 76 éditions ? Le prochain combat à mener est très clairement féministe. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Delphine_Seyrig" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Delphine Seyrig</a> s&rsquo;y était attelé dans les années 70 ; il serait temps que ça bouge, vous ne croyez pas ? Reconnaître les femmes réalisatrices, promouvoir le cinéma au féminin, donner la parole à ces créatrices, même, surtout si cette parole est engagée, militante. Pour encourager d’autres femmes à prendre la parole, à s’impliquer, inspirer les réalisatrices du futur. Changer la donne, dans les scénarios, les codes d&rsquo;interprétations, les rythmes narratifs, les thématiques… Représenter la femme autrement, en tout cas pas comme un objet sexuel et docile, mais comme un sujet pensant et agissant &#8230; Et alimenter cette formidable tribune d’échange et de créativité qui A BESOIN de sang nouveau, femmes, hommes, à égalité.</p>
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		<title>Super Pumped 1 &#8211; La face cachée d’Uber : faut-il être un psychopathe en puissance pour disrupter le monde ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-super-pumped-1-uber/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Jul 2022 17:30:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous venons donc de boucler le visionnage de Super Pumped ou comment Travis Kalanick a accouché du monstre Uber. Et franchement, ce récit tient autant du cauchemar que de la success story. D’où un certain nombre de réflexions qu’il convient de se poser après avoir vu les 7 chapitres de cette geste des temps modernes. Génie ou gourou de secte ? Geste : l’expression n’est pas exagérée car on touche...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/serie-super-pumped-1-uber/">Super Pumped 1 &#8211; La face cachée d’Uber : faut-il être un psychopathe en puissance pour disrupter le monde ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/07/Devenez-un-pro-du-design-en-quel8.jpg"><img decoding="async" class="size-full wp-image-34902" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/07/Devenez-un-pro-du-design-en-quel8.jpg" alt="série Super Pumped" width="600" height="480" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/07/Devenez-un-pro-du-design-en-quel8.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/07/Devenez-un-pro-du-design-en-quel8-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/07/Devenez-un-pro-du-design-en-quel8-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Nous venons donc de boucler le visionnage de <a href="https://action.metaffiliation.com/trk.php?mclic=P4F53153F9D1155" target="_blank" rel="noopener"><i>Super Pumped</i></a> ou comment Travis Kalanick a accouché du monstre Uber. Et franchement, ce récit tient autant du cauchemar que de la success story. D’où un certain nombre de réflexions qu’il convient de se poser après avoir vu les 7 chapitres de cette geste des temps modernes.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Super Pumped : La face cachée d&#039;Uber I Bande-annonce" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/w5hY0jQsf3k?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"> Génie ou gourou de secte ?</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Geste : l’expression n’est pas exagérée car on touche ici aux racines des mutations digitales qui transforment irrémédiablement notre monde, et pas forcément pour le meilleur. Adaptée du livre du journaliste Mike Isaac <a href="https://action.metaffiliation.com/trk.php?mclic=P4F53153F9D1155" target="_blank" rel="noopener"><i>Super Pumped: The battle for Uber</i></a> publié en 2019, la série drivée par Brian Koppleman et David Levien pour le compte de Showtime a été initialement diffusée en février 2022 avant d’atterrir sur Canal+ en juin. Hasard du calendrier, presque en même temps que les Uber Leaks qui confirment le propos développé dans la série, à savoir que Kalanick a construit et géré sa start-up avec des méthodes de mafieux, en privilégiant le coup de force, la menace, le vol de données, un management sexiste et toxique… bref un tableau de chasse qui sent son connard libertarien à plein né.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour donner de l’étoffe à ce personnage odieux au parfum de psychopathe, un Joseph Gordon-Levitt proprement génial dans la peau de cet entrepreneur sans scrupules doublé d’un adulescent intolérant à la frustration, mais prompt à idéaliser toutes ses actions, sous prétexte de disrupter la société et de rendre le monde meilleur. Séducteur en diable, il arrive à attirer talents de la tech et investisseurs, à leur faire gober ses conneries, à épouser sa cause. Un génie ? Un gourou de secte ? C’est le ressenti de Bill Gurley, business angel qui l’épaule à ses débuts, sorte de père spirituel incarné par un Kyle Chandler pétri de bon sens mais vite dépassé par le caractère ingérable de ce poulain fringuant et indocile.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AfaYldQplp"><p><a href="https://www.theartchemists.com/film-silk-road/">Silk road : libertarian way of drugs !</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Silk road : libertarian way of drugs ! » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/film-silk-road/embed/#?secret=vehrcIM7mt#?secret=AfaYldQplp" data-secret="AfaYldQplp" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><strong><span style="color: #000000;">“Grossir ou mourir”</span></strong></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pourtant Tavalnik respecte le mantra de Gurley à la lettre : “grossir ou mourir”, quitte à dévorer autrui sans ménagement et avec un mépris à peine voilé pour les plus faibles. Question : pourquoi ce financeur aguerri, respecté de ses pairs, continue de soutenir un CEO qui alterne les victoires glorieuses et les bourdes inacceptables, et dont l’absence de valeurs morales et humaines saute aux yeux ? L’appât du gain ? Le besoin de prouver qu’on a flairé le bon filon avant les autres ? Qu’il faut absolument parrainer cette disruption, quitte à en endiguer les dérives au fil de son développement, mais avant que quelqu’un d’autre ne vienne piller le filon, raflant la mise au passage et l’auréole tant convoitée de bâtisseur du futur ? Il est en tout cas évident que Tavalnik se fiche d’avoir l’air honnête et propret, il fonce.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et quand on lui rappelle qu’il enfreint la loi, il répond que c’est la loi qui est mal faite, car elle restreint la liberté en général, surtout la sienne. D’où des choix qui feraient rougir de honte les pirates du XVIIᵉ siècle qui possédaient tout de même un code d’honneur. Avec des gars comme Tavalnik, l’honneur est devenu has been, seul le résultat compte. D’où un clash prévisible avec Gurley, clash qui illustre parfaitement le clivage entre ces deux générations d’entrepreneurs, les jeunes méprisant les anciens, la génération X crachant sur le peu de principe qui anime encore les boomers. C’est finalement à un gigantesque concours de quéquettes qu’on assiste, sous l’œil très attentif des géants : la séance de mise au pas opérée par les CEO d’Apple vaut d’ailleurs son pesant de cacahuètes.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3ZtE0zIaEQ"><p><a href="https://www.theartchemists.com/livre-start-up-nation-overdose-bullshit/">Start-up Nation – Overdose bullshit : autopsie d’une escroquerie intellectuelle</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Start-up Nation – Overdose bullshit : autopsie d’une escroquerie intellectuelle » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/livre-start-up-nation-overdose-bullshit/embed/#?secret=XoQxrlpuYf#?secret=3ZtE0zIaEQ" data-secret="3ZtE0zIaEQ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><strong><span style="color: #000000;">Entre demi-dieux 5.0 et escrocs digitaux </span></strong></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Elle pose cependant question : s’ils reprennent fermement la main, les dirigeants d’Apple ont quand même été défiés par Tavalnik qui a sciemment transgressé la sacro-sainte confidentialité promise à ses usagers par Apple. Bref, la disruption a ses limites, surtout quand elle met à mal un business fondé sur la prédation. Toutes les jeunes pousses de la tech sont-elles prêtes à trahir ? Certains, <a href="https://www.theartchemists.com/livre-monde-selon-amazon/" target="_blank" rel="noopener">Bezos</a>, Musk, sont en train de prendre l’ascendant, leurs méthodes aussi, dont on sait qu’elles sont détestables et mensongères comme celle de Tavalnik. De quoi :</span></p>
<ul>
<li><span style="color: #000000;">douter de ce milieu qu’on érige en exemple, en paradis, en modèle de réussite</span></li>
<li><span style="color: #000000;"> interroger notre avenir dans un monde régi par ces technologies vampires qui sont en train de s’infiltrer partout, de phagocyter la santé, la finance, les assurances, la food pour le meilleur parfois, trop souvent pour le pire. </span></li>
</ul>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Doù l’absolue nécessité de légiférer, d’encadrer, de surveiller, afin de protéger non pas la concurrence, mais le travailleur et l’utilisateur.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">À ce propos, il faudrait peut-être également réfléchir à la manière dont on évoque le profil de startupeurs à succès qui intéresse de plus en plus les auteurs de séries et de films et pourrait bien concurrencer les super héros Marvel : <em>Social Network</em>, <a href="https://www.theartchemists.com/steve-jobs-linformatique-theatre/" target="_blank" rel="noopener"><em>Steve Jobs</em></a>, <a href="https://www.theartchemists.com/serie-the-dropout/" target="_blank" rel="noopener"><em>The Dropout</em></a>, … victorieux ou escrocs, les créateurs de licornes sont évoqués comme des demi dieux 5.0. Problème : en racontant leur histoire sur écran avec effet visuel et rythme électrique sans avoir le recul de l’enquête écrite, dénonce-t-on leurs méthodes ou célèbre-t-on leur audace ? L’esthétique de <a href="https://www.canalplus.com/series/super-pumped-la-face-cachee-d-uber/h/18862450_50001" target="_blank" rel="noopener"><i>Super Pumped</i></a> rappelle les narrations nerveuses de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=martin+scorcese" target="_blank" rel="noopener">Martin Scorcese</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=guy+ritchie" target="_blank" rel="noopener">Guy Ritchie</a> ou <a href="https://www.theartchemists.com/?s=quentin+tarantino" target="_blank" rel="noopener">Quentin Tarantino</a> qui endosse d’ailleurs le rôle de commentateur en voix-off pour décrire avec la verve qu’on lui connaît cette peuplade de requins numériques assoiffés de fric et de reconnaissance.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="m8PRVjryeg"><p><a href="https://www.theartchemists.com/ecosysteme-rachel-vanier-lentrepreneur-est-un-junkie-masochiste/">Ecosystème – Rachel Vanier : l’entrepreneur est un junkie masochiste ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Ecosystème – Rachel Vanier : l’entrepreneur est un junkie masochiste ? » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/ecosysteme-rachel-vanier-lentrepreneur-est-un-junkie-masochiste/embed/#?secret=vWuf6cGa3I#?secret=m8PRVjryeg" data-secret="m8PRVjryeg" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Difficile de ne pas être fasciné par ce microcosme, cet appétit de réussite qui autorise tous les écarts. Et c’est bien là le risque, car à la problématique “faut-il être un psychopathe en puissance pour disrupter le monde ?”, <i>Super Pumped</i> répond ”oui” par la force des choses. Et va continuer à le faire : une saison 2 est en route, qui décortiquera un peu plus ces success stories à double tranchant en abordant l’histoire de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=facebook" target="_blank" rel="noopener">Facebook</a>. À suivre donc.</span></p>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000000;">Et plus si affinités</span></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vous pouvez visionner la série <em>Super Pumped</em> en <a href="https://action.metaffiliation.com/trk.php?mclic=P4F53153F9D1155" target="_blank" rel="noopener">VoD</a>.</span></p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/serie-super-pumped-1-uber/">Super Pumped 1 &#8211; La face cachée d’Uber : faut-il être un psychopathe en puissance pour disrupter le monde ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
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		<title>Chris Anderson publie MAD in HOLLYWOOD : confessions d’un auteur tarantophile</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/chris-anderson-mad-in-hollywood-auteur-tarantophile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2020 09:02:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chris Anderson : si vous suivez régulièrement les aventures ARTchemisiennes, ce patronyme doit vous dire quelque chose. Outre Le Garage of rock, ses talents de peintre, photographe et joaillier, Chris est un auteur assidu, qui multiplie les romans atypiques et barrés, avec un goût certain pour la fan fiction, et une attirance toute particulière pour l’univers du réalisateur Quentin Tarantino. Dernier opus en date, MAD in HOLLYWOOD se greffe sur...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/chris-anderson-mad-in-hollywood-auteur-tarantophile/">Chris Anderson publie MAD in HOLLYWOOD : confessions d’un auteur tarantophile</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/10/itw-chris1-e1603270661363.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-32968 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/10/itw-chris1-e1603270661363.jpg" alt="" width="900" height="447" /></a></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="background-color: #d5d5d5;">C</span>hris Anderson : si vous suivez régulièrement les aventures ARTchemisiennes, ce patronyme doit vous dire quelque chose. Outre <a href="https://www.theartchemists.com/bienvenue-a-notre-nouveau-camarade-de-jeu-le-garage-of-rock/">Le Garage of rock</a>, ses talents de peintre, photographe et joaillier, <a href="https://www.theartchemists.com/revenge-mike-cascadeur-et-serial-killer-quand-chris-anderson-le-tarantinophile-reveille-les-morts/">Chris est un auteur assidu</a>, qui multiplie les romans atypiques et barrés, avec un goût certain pour la fan fiction, et une attirance toute particulière pour l’univers du réalisateur Quentin Tarantino. Dernier opus en date, <i>MAD in HOLLYWOOD</i> se greffe sur la fin ouverte de <a href="https://www.theartchemists.com/once-upon-a-time-in-hollywood-il-etait-une-fois-un-conte-de-fee-cinematographico-uchronique/"><i>Once upon a time in Hollywood </i></a>pour imaginer la rencontre entre Sharon Tate et Rick Dalton, et surtout s’interroger sur la réaction de Manson, après l’échec de ses tueurs, le tout en explorant un cran plus loin et avec moult détails LA en 1969. Objectifs de la manœuvre : creuser, apporter des réponses. Mais pas seulement. Que se cache-t-il derrière le processus créatif de Chris Anderson ? Nous sommes allés lui demander.</span></p>
<p class="western"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: 12pt;"><b>Hello Chris. Entrons dans le vif du sujet. </b></span><span style="font-size: 12pt;"><b>Si je résume, vous aimez inventer la suite des films de Tarantino. Pourquoi ce réalisateur tout particulièrement ? Pourquoi ce besoin de compléter ?</b></span></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Salut les ARTchemists ! Effectivement, on entre directement dans le sujet, avec toutes ces questions, j’adore !</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Lorsque j’ai commencé cette quadrilogie, je ne pensais pas même une seconde que je me retrouverais là un jour. C’est en fait Danny « Machete » Trejo qui m’a donné l’idée. J’ai eu la chance d’avoir une pleine page dans le magazine <i>Girls and corpses</i> cité par MTV comme « le plus barré au monde » qui mélange filles et cadavres. Je précise : c’est un magazine en grande partie basé sur le sexy et l’humour et Danny avait posé avec le magazine chez lui à L.A avec une bague qu’il m’avait commandé et que j’avais créée, bref ! À cet instant précis, ça a fait BANG dans ma tête et cette question est arrivée : mais pourquoi personne n’a jamais envisagé la suite du film <em>Pulp Fiction</em> ? En fait, des centaines de milliers de fans en parlent depuis plus de 25 ans, mais jamais personne n’avait eu « les cojones » <i>(ce n’est pas moi qui l’ai dit</i>) (rire) de le faire…</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Alors, je me suis lancé. Ce premier livre <i>REVENGE</i> a été écrit très rapidement et il est 100% dialogué, ce qui est aussi une première. Tous les fans sites francophones de Tarantino ont adoré, c’était déjà un très bon départ, et deux autres livres ont suivis, <i>Mike Cascadeur et Serial Killer </i>qui arrive à la fin du film <i>Death Proof</i> et pour réaliser le rêve ultime des fans de Tarantino, <i>The VEGA Brothers</i> qui réunit enfin les frères, tueurs en série, les plus célèbres du Maître, Vic et Vincent VEGA. Cette trilogie est disponible en 3 volumes séparés ou en un seul pavé saignant de 759 pages, sous le nom de <i>DOGS : Ma Tarantino Trilogie</i>.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Cela vous est venu comment, cette vocation d’auteur de fan fiction ? En quoi est-ce selon vous un genre à part entière ?</b></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Ce n’est pas une vocation, et je ne me suis jamais posé de questions, j’ai simplement utilisé les ondes qui flottent dans l’air et ma connaissance des films de Tarantino, je n’aurai pas pu le faire pour un autre réalisateur. Avec ces livres j’ai voulu lui rendre le meilleur hommage possible et réaliser ce que personne n’avait jamais fait avant, une sorte de lien impossible.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Je n’ai pas voulu « faire comme », mais vraiment « faire du » et c’est la première remarque qui revient sans cesse : « On dirait vraiment du Tarantino ». Vous pouvez croire que pour moi, c’est un super compliment, certaines personnes doutent même du fait que ce serait peut-être lui qui aurait écrit ces suites, et qu’il testerait ça dans les pays francophones, avant de le lancer dans les autres pays … Est-ce vrai ? Faux ? Ce n’est pas moi qui vais vous donner cette réponse …</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong> </span> <strong><a href="https://www.theartchemists.com/california-girls-simon-liberati-de-lautre-cote-du-couteau/" rel="bookmark">California Girls – Simon Liberati : de l’autre côté du couteau …</a></strong></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Vous partez donc d’un scénario et d’un film pour développer un roman ? Comment vous y prenez-vous pour construire vos récits ? Vous vous appuyez sur quels éléments ? Quelles impressions ? </b></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Le principal est de commencer par un commencement « crédible ». Pour <i>REVENGE</i>, j’ai commencé par le seul moment où une petite possibilité s’offrait à moi : lorsque Vincent Vega se prend une rafale de balles dans le bide lorsqu’il est sur les chiottes. Je me suis renseigné auprès de médecins afin de savoir si c’était possible qu’il ne meurt pas. Après plusieurs avis, la réponse fut : « Oui, selon plusieurs critères, oui, il pourrait survivre … » Voilà, j’avais le début du livre, ensuite tout est venu facilement et le « crossover » s’est fait tout naturellement entre <i>Pulp Fiction</i> et <i>Reservoir Dogs</i>, ce qui était logique aussi. Tous les films de Tarantino sont liés par des tonnes de petits détails… j’ai juste déroulé tout ça, mais je n’ai pas voulu utiliser toutes les théories que l’on trouve sur le net ou dans les forums, j’ai voulu apporter ma propre histoire.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Pour <i>MAD in HOLLYWOOD</i> , je me suis posé une seule question : que se passe-t-il lorsqu’à la fin du film <i>Once Upon A Time in Hollywood</i>, Rick Dalton est invité chez Sharon Tate pour raconter sa putain de soirée avec ces putains de hippies ? Comment va réagir Charles Manson, en apprenant que trois de ses disciples ont été tués ? etc…</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman, serif;"><b>Vous sortez donc le quatrième volume de cette quadrilogie avec </b></span><span style="font-family: Times New Roman, serif;"><i><b>MAD in HOLLYWOOD </b></i></span><span style="font-family: Times New Roman, serif;"><b>?</b></span></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">C’est ça et comme pour la trilogie, il fallait être crédible. Je ne l’ai pas précisé ici, mais dans tous mes livres, la réalité et la crédibilité sont les principales qualités que je souhaite avoir, ne pas faire n’importe quoi. Toutes les distances entre divers points sont réelles, les menus de restaurant des années passées sont vrais, que ce soit dans les années 50,60 ou de nos jours, les tarifs de taxis, les hôtels etc… tout est réel, tout est calculé, comme pour les années où se croisent les personnages, je fais chaque fois beaucoup de recherches, c’est très important. Il est possible avec mes livres de retrouver toutes les routes, les lieux, les bâtiments etc…</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Pour en revenir à « MAD » cette fois-ci c’était tout aussi important, et même plus en fait. Le film <i>Once Upon a Time in Hollywood</i> base son récit sur la réalité de l’année 1969, ce qui laisse encore moins de marge. Ce qui a un peu déçu les spectateurs, ce sont deux choses ; la présence de Charles Manson est trop discrète (quelques secondes) ; les personnes n’ayant pas toutes les infos sur cette époque ont été un peu larguées et sont passées entre beaucoup d’infos importantes. C’est ce que j’ai corrigé dans mon livre.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Les infos sur Manson, sur l’affaire, sur le fait de savoir qui était vraiment le couple Tate/Polanski en 1969 ? Que se passait-il vraiment au « Spahn Ranch » ? etc… J’inclus les vraies affaires dans cette histoire et donne beaucoup d’infos. Après avoir lu ce livre, les gens qui n’auront pas bien cerné le film, pourrons tout comprendre et le revoir avec toutes les infos qui auraient pu leur manquer. Bien sûr, j’ai aussi imaginé une toute nouvelle théorie sur cet événement, qui selon les premiers lecteurs, est hallucinante, malsaine mais tout à fait crédible. Pour la connaître, il faudra lire le livre.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/bobby-beausoleil-autres-anges-cruels-face-cachee-summer-of-love/" rel="bookmark">Bobby Beausoleil et autres anges cruels : la face cachée du Summer of love</a></strong></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Avez-vous des rituels d’écriture ?</b></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Je ne cherche pas, je n’ai pas de rituel, je ne me pose pas devant mon ordi. Je prends ce qui est dans l’air, les ondes, les idées viennent toutes seules, je ne construis rien, tout arrive dans ma tête, comme ça, je ne saurais pas l’expliquer.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Qu’est-ce qui singularise votre écriture ? Quelle est votre griffe, votre signature ?</b></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Ce sont les autres qui peuvent le dire, mais disons que des livres 100% dialogués (ou presque), ce n’est pas commun apparemment (rire). Ce qui revient aussi c’est le fait que rien n’est détaillé, mais que tout est visible. Lorsque je dis que rien n’est détaillé, c’est que je ne décris pas les pièces, les lieux, mais en faisant jouer les dialogues entre les personnages, tout est réellement visible. Mes livres ne sont pas des livres, mais des films écrits…. Ça c’est une signature non ? (rire)</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Demain Tarantino vous contacte, vous lui proposez de travailler sur quel sujet ?</b></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">(Silence) Je vais rester discret là-dessus, mais qui dit que ce n’est pas… bref !</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Est-ce qu’il est possible de comprendre cette quadrilogie si on ne connaît pas les films de Tarantino ?</b></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Justement, je me suis posé plusieurs fois la question et la réponse est venue des lecteurs : oui, c’est possible. J’ai reçu des messages de lecteurs me disant qu’ils n’aimaient pas vraiment Tarantino<i> (</i>ce n’est pas la majorité<i>) </i>mais qu’ils avaient aimé mes livres, quelques-uns ont même découvert certains films, comme <i>Death Proof</i> grâce à mes livres, c’est pas mal ça !</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Vous n’avez pas toujours écrit des fan fictions. Quid de </b><i><b>Fuck you Rhesus</b></i><b> et de vos autres livres ?</b></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Pour FYR, c’est autre chose, c’est particulier, le mieux est de lire le résumé du livre :</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman, serif;">Mélangeant humour noir et personnages atypiques, se fondant lentement dans un comportement mentalement décalé et à l’évidence déficient. La violence monte crescendo pour ne jamais s’arrêter. Les scènes de tortures de plus en plus décrites dans les moindres détails. La confusion schizophrénique mélangée à la déficience mentale et paranoïaque, donnent souvent l’obligation de poser le livre, pourtant court, pour ne pas avoir des restes de repas sortir inopinément de votre bouche afin de venir s’étaler sur les pages. Assurément ce texte peut-être considéré comme illisible par certains, ne supportant pas ce style désorganisé mais pourtant très jouissif, ou drôle pour d’autres, mais quelque soit l’appréciation, toujours visuellement très poussé. Mais il y a-t-il finalement un style, ou simplement un plongeon au cœur des plus profonds méandres d’un être à part ?</span></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Times New Roman, serif;">Selon le magazine </span><span style="font-family: Times New Roman, serif;"><i>Rue Morgue</i></span><span style="font-family: Times New Roman, serif;">, la référence en matière d’horreur c’est « un livre qui vous mettra mal, vous torturera, vous fera vomir peut-être. Abandonnez-vous à l’extrême, au décadent et à l’humour noir avec un livre à part, choquant et violent à ne pas mettre entre toutes les mains »… C’est pas mal comme critique… (rire). Mais je n’ai pas de direction particulière vers laquelle aller. L’exemple de mon livre </span><span style="font-family: Times New Roman, serif;"><i>UTSURO BUNE</i></span><span style="font-family: Times New Roman, serif;"> est juste une amitié Japonaise et une énorme chance. </span>Il y a aussi <i>Mais puisqu’on vous dit que ce livre n’en est pas un,</i> une sorte de retournement <span style="font-family: Times New Roman, serif;">de cerveau, à grands coups de psychologie métaphysique, vous transportant dans un délire imaginaire de digression linguistique et d&rsquo;idées nouvelles jamais lues auparavant. Ou </span><span style="font-family: Times New Roman, serif;"><i>KSMOS</i></span><span style="font-family: Times New Roman, serif;">, un récit scientifico-futuriste ou </span><span style="font-family: Times New Roman, serif;"><i>TORPES – SAINT TROPEZ</i></span><span style="font-family: Times New Roman, serif;">, qui est une étrange histoire surnaturelle démarrant en 68 après J.C. pour arriver jusqu’à nous, un récit entre faits historiques et fiction, bref, il y en a pour tous les goûts.</span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/the-hateful-eight-outrancier-teigneux/" rel="bookmark">The Hateful Eight : « aussi outrancier que teigneux »</a></strong></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><b>C’est quoi pour vous, le roman parfait ?</b></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Je ne sais pas, je n’ai jamais lu de roman.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Vous auto-éditez : pour quelle raison ? Quels avantages ? Quelles limites ?</b></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Je suis libre, je fais ce que je veux, je change, mets à jour, modifie quand je veux. Si je veux changer la couverture 50 fois, changer le texte, je peux le faire… C’est déjà pas mal comme raisons, non ? (rire)</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Si vous deviez bosser avec un éditeur, qui choisiriez-vous ? Pourquoi ?</b></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Est-ce que ma réponse précédente, n’est pas suffisante ? (rire) Le seul avantage d’un éditeur serait une plus grande visibilité pour mes livres, si l’éditeur fait bien son boulot, mais ça, c’est encore un autre sujet. Avoir des menottes, je ne sais pas, si, pour moi, serait la bonne solution.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Vous adorez le rock. En quoi votre écriture relève-t-elle de cet genre musical … et de ce mode de vie / état d’esprit ?</b></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Mes livres sont un parfait mélange de faits divers, fiction et rock. Dans chacun de mes livres il y a des musiques et une discographie en fin de livre, ce qui permet, tout en lisant, d’écouter la bande son… Un livre avec une OST, ce n’est pas commun non plus (RIRE)…</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Vos projets ? A quand la réal de films ?</b></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">J’ai déjà réalisé un long métrage, il y a bien longtemps, dans une autre vie, mais j’ai plusieurs scénarios sous le coude et rencontre régulièrement de possibles investisseurs, mais pour le moment, je n’ai pas trouvé « LE » ou « LES » bons, ceux qui me permettraient de faire ce que je veux vraiment … c’est donc une affaire à suivre.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Merci à Chris pour son temps et ses réponses.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://artofchrisanderson.jimdofree.com/">https://artofchrisanderson.jimdofree.com/</a></u></span></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.amazon.fr/CHRIS-ANDERSON/e/B0728NTH76/ref=dp_byline_cont_pop_book_1?fbclid=IwAR2AF8V60w1N3dDJqeX3H-1xCAV9m4zs8NQ7NQ6MkGrzSX72R785SvQLtLY">https://www.amazon.fr/CHRIS-ANDERSON/e/B0728NTH76/ref=dp_byline_cont_pop_book_1?fbclid=IwAR2AF8V60w1N3dDJqeX3H-1xCAV9m4zs8NQ7NQ6MkGrzSX72R785SvQLtLY</a></u></span></span></p>
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		<title>Revenge … Mike Cascadeur et serial killer … : quand Chris Anderson le tarantinophile réveille les morts !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/revenge-mike-cascadeur-serial-killer-chris-anderson/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Dec 2018 09:37:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fans de Tarantino, nous sommes nombreux à l’être ; mais certains le sont au-delà du fanatisme et du déraisonnable, et c’est ça qui est bien. Dixit Chris Anderson, qui, quand il ne drive pas Le Garage of Rock, balade sa plume dans l’univers du maître. Histoire de réveiller les morts. Un parfait cas de nécromancie littéraire, avec déjà en piste Revenge et Mike cascadeur et serial killer qui poursuivent les aventures...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/12/chris-anderson.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-31343" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/12/chris-anderson-494x358.png" alt="" width="494" height="358" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/12/chris-anderson-494x358.png 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/12/chris-anderson-288x208.png 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/12/chris-anderson-768x556.png 768w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/12/chris-anderson.png 902w" sizes="auto, (max-width: 494px) 100vw, 494px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Fans de Tarantino, nous sommes nombreux à l’être ; mais certains le sont au-delà du fanatisme et du déraisonnable, et c’est ça qui est bien. Dixit Chris Anderson, qui, quand il ne drive pas Le Garage of Rock, balade sa plume dans l’univers du maître. Histoire de réveiller les morts.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Un parfait cas de nécromancie littéraire, avec déjà en piste <i>Revenge</i> et <i>Mike cascadeur et serial killer </i>qui poursuivent les aventures des deux héros tarantinesques incontournables que sont Vincent Vega et Stuntman Mike. Le premier va donc ressortir des chiottes dont il avait tapissé les murs avec son sang, le second échapper aux furies qui étaient en train de le massacrer au milieu de nulle part, dans la plus pure tradition de la riot girl.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et c’est parti pour d’un côté hybrider <i>Reservoir dogs</i> et <i>Pulp Fiction</i>, de l’autre conter par le menu la vie du cascadeur assassin de <i>Death proof</i> aka <i>B</i><i>oulevard de la mort</i>. Histoire d’ouvrir les horizons, de faire se croiser cette galerie de protagonistes hauts en couleur et de réinjecter du dialogue de dingue, directement inspiré des digressions dont seul Tarantino a le secret et l’audace.</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="justify"><span style="color: #000000;">Le tout en respectant et recoupant la foultitude de détails et d’indices qui émaille les dialogues de Mister Quentin, ainsi que le rythme tout à fait unique de ses phrases, de ses tournures. Et là c’est juste du sport extrême, que seul un fan averti, nourri par de longues journées de visionnage des chefs d’œuvre du patrimoine tarantinesque, peut prendre en main sans démériter et en toute autonomie, vive l’auto-édition.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ne spoilons pas les intrigues narrées dans ces deux romans à la cadence infernale ; avec un peu de chance, les bouquins seront au pied de votre sapin. Prions par contre avec conviction et insistance les dieux de l’inspiration que Chris Anderson s’attaque à <i>The Hateful Eight</i> ou <i>Inglorious bastards ; </i>réveiller les morts, il sait faire et en l’état il y a matière ! Wait and see ?</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour découvrir les ouvrages de Chris Anderson, suivez<a href="https://www.amazon.fr/CHRIS-ANDERSON/e/B0728NTH76/ref=dp_byline_cont_book_1?fbclid=IwAR39UDrbpM6ZRmQuw66RrmCGNil4C8huaTs0v__9N3v3VWvumohFPM9snTk"><strong> ce lien</strong></a> !</span></p>
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		<title>The Hateful Eight :  « aussi outrancier que teigneux »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/the-hateful-eight-outrancier-teigneux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thomas Malésieux]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Jan 2016 09:50:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Autant le reconnaître d&#8217;entrée, on ne misait pas grand chose sur le nouveau film de Quentin Tarantino. La faute sans doute à quelques déceptions, des promesses cinématographiques pas toujours tenues depuis Kill Bill. Et puis, un léger agacement, devant la pose du réalisateur et scénariste s&#8217;agitant pour être sûr de bien incarner le « dernier grand cinéaste classique américain de notre temps ». Dernières accroches pour être vraiment dans le coup post-moderne :...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/01/12369003_1680286122217926_3845334541600065656_n.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-24824 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/01/12369003_1680286122217926_3845334541600065656_n-365x494.jpg" alt="12369003_1680286122217926_3845334541600065656_n" width="365" height="494" /></a></h3>
<h3 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">Autant le reconnaître d&rsquo;entrée, on ne misait pas grand chose sur le nouveau film de Quentin Tarantino. La faute sans doute à quelques déceptions, des promesses cinématographiques pas toujours tenues depuis <em>Kill Bill</em>. Et puis, un léger agacement, devant la pose du réalisateur et scénariste s&rsquo;agitant pour être sûr de bien incarner le « dernier grand cinéaste classique américain de notre temps ». Dernières accroches pour être vraiment dans le coup post-moderne : des projections en 70mm rares et recherchées avec 8 minutes d&rsquo;images inédites, une musique originale composée par Ennio Morricone &#8230;</span></h3>
<p><iframe loading="lazy" title="LES HUIT SALOPARDS - Bande annonce VOSTFR" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/JoLvEad4-aM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">Pourtant, <em>The Hateful Eight</em> va, en quelques minutes d&rsquo;ouverture, de générique et plusieurs chapitres suivants, nous plonger dans un enfer blanc qui s&rsquo;éloigne des ricanements et rassure un tant soit peu sur son auteur. Et ce sont justement les arguments de promotion du film cités plus hauts, qui permettent au film d&rsquo;installer une véritable ambiance. La photo signée Robert Richardson est effectivement renversante, dans le Wyoming enneigé ou en intérieur. La partition de Morricone parvient quand à elle à immortaliser le film grâce à un seul thème, menaçant et efficace.</span></p>
<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/01/TH8-AC-00056.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-24817 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/01/TH8-AC-00056-494x325.jpg" alt="THE HATEFUL EIGHT" width="494" height="325" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">Cette part de création partagée, n&rsquo;a peut-être pas valeur de critique, mais vient quand même perturber l&rsquo;image d&rsquo;un metteur en scène tout puissant,un peu perdu dans ses certitudes pleines à craquer de références. Si la filmographie de Q.T. a souvent été soignée, stylée, il y a du nouveau ici. Un soucis de fabrication qui va au-delà de la maniaquerie, du détail d&rsquo;époque. Mais aussi une signature, des influences, références et un jeu de massacre à lecture politique de plus en plus affirmé.</span></p>
<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/01/TH8-AC-00042.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-24816 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/01/TH8-AC-00042-494x329.jpg" alt="THE HATEFUL EIGHT" width="494" height="329" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">On peut désormais parler de recette habituelle pour le cinéaste, en reconnaissant que <em>The Hateful Eight</em>, dans son registre de western sanglant, se défend plutôt bien. Sans évoquer son intrigue ou ses influences, et avec la complicité des comédiens, qu&rsquo;on peut envisager cabotins ou impliqués (le talent de Jennifer Jason Leigh et Walton Goggins viennent immédiatement à l&rsquo;esprit), ce huitième film de Tarantino aussi outrancier que teigneux, ressemble à un retour plaisant aux affaires.</span></p>
<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/01/Photo11.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-24821 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/01/Photo11-494x273.jpg" alt="THE HATEFUL EIGHT" width="494" height="273" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">Et plus si affinités</span></strong><br />
<a href="http://www.snd-films.com/" target="_blank" rel="noopener"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">http://www.snd-films.com/</span></a></p>
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		<title>Burlesque Planète :  l’année de la Dragonne.</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/interview-juliette-dragon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 May 2012 15:06:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Impossible de consacrer une série sur le burlesque sans parler d’elle. La papesse. La fondatrice. L’initiatrice. La dragonne. Juliette Dragon, au tatouage de feu, le dos musclé, bardé d’écailles. Une touche à tout géniale, effeuilleuse, danseuse, performeuse, cracheuse de feu, rockeuse. « La seule drag queen femelle de France«  C’est que la dame est plutôt occupée et nous pourrions placer cet article dans la rubrique « Ma petite entreprise » sans démériter. Car c’est bien...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/04/Devenez-un-pro-du-design-en-quel21-1.jpg" alt="" class="wp-image-35897" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/04/Devenez-un-pro-du-design-en-quel21-1.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/04/Devenez-un-pro-du-design-en-quel21-1-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/04/Devenez-un-pro-du-design-en-quel21-1-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="has-text-align-left">Impossible de consacrer une série sur le burlesque sans parler d’elle. La papesse. La fondatrice. L’initiatrice. La dragonne. <a href="https://www.theartchemists.com/?s=juliette+dragon" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Juliette Dragon</a>, au tatouage de feu, le dos musclé, bardé d’écailles. Une touche à tout géniale, effeuilleuse, danseuse, performeuse, cracheuse de feu, rockeuse. </p>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-left">« <em>La seule drag queen femelle de France</em>« </h2>



<p>C’est que la dame est plutôt occupée et nous pourrions placer cet article dans la rubrique « Ma petite entreprise » sans démériter. Car c’est bien une entrepreneuse que je rencontre un soir dans Paris : l’athlète brune, énergique, racée, doublée d’une meneuse de troupe s’assoit en face de moi avec naturel et dynamisme. Pyrotechnicienne, artificière – avec diplôme s’il vous plaît &#8211; championne de Viet vo dao, élancée, épaules carrées, allure martiale, à la ville, Juliette s’en laisse encore moins compter que sur la scène qu’elle arpente depuis 19 ans maintenant.</p>



<p>Une scène où elle a mis en application la discipline, la rigueur et la concentration acquises avec la pratique des arts martiaux : elle y plonge enfant par inimitié avec l’univers de la danse : « <em>ce n’était pas le grand amour avec les filles dans les cours</em> ». Même rigueur, même travail du corps, développement des capacités musculaires, grâce, fluidité : « <em>c’est une sorte de chorégraphie</em> » qu’elle va vite transplanter dans l’univers des rave parties où elle va faire ses classes au côté de transformistes, d’artistes de cirque, dans des numéros de drag queen. « <em>J’étais peut-être la seule drag queen femelle de France</em> » confesse-t-elle avec humour.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Démo Juliette DRAGON 2015" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/b_nRDk7ocxs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Pyrotechnie et strip-tease</h2>



<p>C’est là qu’elle apprend à faire du feu, allant jusqu’à passer son diplôme au terme d’une formation intensive portant sur les normes de sécurité, les principes actifs et chimiques, la législation, … Mais faire du feu avec des costumes grandiloquents et très inflammables, ce n’est pas recommandé. C’est donc logiquement qu’elle en arrivera à mêler pyrotechnie et strip-tease. Un paradoxe dont elle joue avec talent, adorant mettre en avant le côté affriolant de la femme objet pour, au moment de totale vulnérabilité, sortir flammes et étincelles. </p>



<p>Réflexion de féministe 4ᵉ génération qui s’interroge sur la place de la femme dans nos sociétés modernes. Qu’est-ce que la féminité ? Comment accéder à la modernité sans perdre nos fragilités ? Comment réinventer les codes de séduction et de communication entre sexes sans s’annihiler ou se pervertir les uns les autres ? Comment « <em>s’autoriser à être féminine, sexy sans être vulgaire, sans s’interdire, se brider ?</em> » Étonnant débat dans une tête de stripteaseuse qu’on imagine vide ou pleine de vent ? Que nenni.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Le Cabaret des Filles de Joie - revue BEST TOUFFE - MC Juliette Dragon - Les compliments" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/WfYjJtrGS9w?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading has-text-align-left">Burlesque vs pornographie</h2>



<p>La dame est structurée, cultivée, dotée d’un vocabulaire riche, précieux même… et elle sait ce qu’elle veut, traduisant ses réflexions dans des numéros, des revues qu’elle écrit, orchestre, minute, à grand renfort de synopsis, de croquis, de story-boards (issue d’une famille d’artistes graphiques, Juliette aime le dessin,  même si elle avoue ne pas être trop douée). Objectif premier : soigner l’expression corporelle, le positionnement des corps dans l’espace, la justesse de jeu, privilégier les chorégraphies qu’elle ajuste avec une chorégraphe professionnelle. Formée à la direction d’acteurs, Juliette se veut d’une redoutable précision dans les concepts même, les définitions. Et c’est sans une hésitation qu’elle m’expose la définition et les origines du burlesque pour ensuite le différencier d&rsquo;une image pornographique.</p>



<p>Le burlesque donc ?</p>



<figure class="wp-block-audio"><audio controls src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/04/juliettedragon-burlesque.mp3"></audio></figure>



<p>Les codes d&rsquo;une image pornographique ?</p>



<figure class="wp-block-audio"><audio controls src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/04/juliettedragon-pronographie.mp3"></audio></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Influence, boulot et éternel féminin</h2>



<p class="has-text-align-left">Rien à voir donc, surtout quand elle ajoute au tableau le nombre incroyable de ses influences. La dragonne va loin en la matière :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La <a href="https://www.theartchemists.com/?s=bande+dessin%C3%A9e" target="_blank" rel="noreferrer noopener">BD</a> internationale, européenne, américaine japonaise ;</li>



<li>Les séries Z à petits moyens «&nbsp;surtout quand c’est raté&nbsp;»&nbsp;;</li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/?s=quentin+tarantino" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Quentin Tarantino</a>, Robert Rodriguez, le <a href="https://www.theartchemists.com/cat/cinema/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cinéma</a> en général, les comédies musicales, Bollywood ;</li>



<li>Les grandes icônes féminines, entre divas hollywoodiennes, rock stars (précisons que Juliette Dragon est AUSSI chanteuse du groupe <a href="http://www.rikkha.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Rikkah</a> dont son époux <a href="https://www.lebison.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Seb le Bison</a> est le fondateur ET le guitariste), Marilyn Monroe, Nina Hagen, même Britney Spears… ou la Vierge Marie et Marie-Madeleine ;</li>



<li>Le cabaret en général, le théâtre de rue, ou le cirque &#8211; « <em>dès que j’ai une hauteur sous plafond, je booke un acrobate ou un trapéziste</em> » ;</li>



<li>Les Grands Maîtres de la peinture, depuis les peintres de la Renaissance jusqu’au <em>Radeau de la méduse</em> en passant par le maniérisme de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=caravage" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Caravage</a> – en quête de scénographies, de gestuelles, d’attitudes, Juliette ne boude pas le Louvre et ses sculptures, curieuse de saisir ces esthétiques qui marchent à toutes les époques de l’Humanité, des symétries et asymétries intéressantes ;</li>



<li>Les magazines de mode, les vidéos clip, internet et les DVD « <em>mais pas de télé </em>» !</li>
</ul>



<p>« <em>Mettre en avant l’éternel féminin, c’est ma vie</em> », me confie-t-elle. Travailleuse acharnée (soumise à un rythme de folie, toujours débordée, vivant au milieu des costumes et accessoires qu’elle a remisés dans son appart transformé en loge perpétuelle, soucieuse de l’entretien de son corps qu’elle continue de discipliner par un régime sévère d’où alcool, drogues, tabac sont exclus, prenant de maigres vacances deux fois l’an en période creuse et encore pour dormir, privée de vie sociale), elle n’hésite pas à continuer de se former. Dernier domaine en date : le management. Pour améliorer la com’ au niveau de son équipe (dont elle salue au passage le professionnalisme et les qualités humaines), apprendre à déléguer au bon moment, savoir neutraliser les crises, optimiser les talents.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le laboratoire des Filles de Joie</h2>



<p>La recette plait. Aujourd’hui <a href="https://www.instagram.com/juliette_dragon/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Juliette Dragon</a> entraine dans son sillage <a href="https://collectif-surprise-party.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">les Filles de Joie</a>s qui se déclinent sous forme de Cabaret et d’École, sans compter le <a href="https://www.theartchemists.com/?s=paris+burlesque+festival" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Paris Burlesque Festival</a> et le Klub. Le Klub : une vieille histoire d’amour. Alex, le directeur, a prêté sa salle à Juliette et sa troupe dès le début du concept, il y a cru. Évoquant « <em>le plaisir énorme à travailler avec eux </em>», Juliette rend hommage à ces gens « <em>honnêtes, droits, travailleurs et généreux</em>, <em>trop rares dans le milieu de la nuit </em>». Progressivement, le Klub est devenu le laboratoire des Filles de Joie. Neuf ans après leur début, elles y interviennent aujourd’hui en toute liberté.</p>



<p>« <em>On y fait ce qu’on ne peut faire ailleurs </em>» : tester, chercher, improviser, en duo ou en trio, jouer avec un public qui danse, boit, est proche et désireux d’être surpris par des performances souvent improvisées et parachutées en salle à n’importe quel moment au terme de déambulations déjantées et drolatiques. Un havre de paix et de détente, pour se ressourcer et créer ce qui fera la texture des numéros plus conséquents qui font désormais la popularité bien assise du Cabaret des Filles de Joie.</p>



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<h2 class="wp-block-heading">Burlesque, punk, même combat</h2>



<p>Les Filles de Joie qui fêtent leur neuvième anniversaire en même temps que leur fondatrice souffle ses 39 bougies. Une troupe qui symbolise l’explosion du mouvement newburlesque. «<em> J’aime ce mouvement pour la liberté qu’il apporte aux femmes. Toutes les femmes peuvent faire du burlesque, pas besoin d’être mannequin. </em>» En cela, Juliette compare le burlesque au punk. Ravie du succès de ce concept, elle en déplore l’inévitable déclin. Trop de succès tue le succès, aujourd’hui n’importe quelle fille qui se déshabille se prétend burlesque. Or, le public aime la qualité, la recherche, il fera le tri, dépassant le simple côté effeuillage pour privilégier le travail de comédie, le jeu, la recherche dans les sujets.</p>



<p>C’est en substance la trame des formations de l’École des Filles de Joie. Au travers des stages de vogging, french cancan, effeuillages, marche en talons, port du corset, barre au sol, comédie, « <em>on apprend le mime, la danse, à se tenir sur scène, faire le clown, se maquiller, enlever de la lingerie et des gants</em> ». Impossible d’assister aux cours à moins de les suivre. C’est que ces moments constituent parfois une thérapie pour certaines élèves. Un instant rare, convivial, intime presque où Juliette les amène à réfléchir sur ces codes de féminité à réinventer pour s’épanouir : « <em>tout se joue parfois à la manière d’ajuster l’axe des épaules et celui du bassin</em> ». Et la dragonne alors de jaillir des flammes tel le phénix, et de redevenir femme.</p>



<p>Photos : Didier Bonin</p>



<p>Vidéos : Le Bison production</p>
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