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	<title>pervers narcissique</title>
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		<title>Les Tudors : masculinisme made in Renaissance ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/les-tudors-serie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Apr 2025 15:09:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dernièrement, j’ai visionné Adolescence… et parcouru les centaines d’articles/posts/vidéos analysant la série brintannique du point de vue du masculinisme toxique et destructeur, comme si c’était un modèle du genre. Et puis je me suis rappelée la série Les Tudors. Que j’ai revisionnée dans la foulée, les quatre saisons en mode binge-watching comme j’adore le faire. Et pour être franche, en bouclant ce passionnant feuilleton, pour ce qui est du masculinisme...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-Tudors.jpg" alt="" class="wp-image-38002" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-Tudors.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-Tudors-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-Tudors-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Dernièrement, j’ai visionné <em>Adolescence…</em> et parcouru les centaines d’articles/posts/vidéos analysant la série brintannique du point de vue du masculinisme toxique et destructeur, comme si c’était un modèle du genre. Et puis je me suis rappelée la série <em>Les Tudors. </em>Que j’ai revisionnée dans la foulée, les quatre saisons en mode binge-watching comme j’adore le faire. Et pour être franche, en bouclant ce passionnant feuilleton, pour ce qui est du masculinisme toxique, on fait difficilement pire.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="The Tudors: Season 2 Trailer | SHOWTIME" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/RaK6uzZFOTo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Une fresque monumentale et burnée</h2>



<p>Il faut dire que le personnage central de cette saga, Henri VIII pour ne pas le nommer, a de l’abattage en la matière, éclusant cinq femmes durant son règne, qu’il répudie ou fait décapiter au choix, quand elles ne meurent pas en couche. La seule à lui survivre sera la dernière, Catherine Parr, mais il s’en sera fallu d’un cheveu qu’elle ne subisse le sort d’Ann Boleyn ou Catherine Howard, toutes deux livrées au bourreau et raccourcies de manière expéditive. Bref, Henri VIII est un ogre, Barbe-Bleue version souverain du XVIᵉ siècle, souverain éduqué, savant même, mais absolu, tyrannique, violent, changeant, colérique, manipulateur et la queue baladeuse par-dessus le marché.</p>



<p>J’en étais restée à une vision rock’n’roll, burnée et libertine/libertaire de ce récit signé <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Hirst">Michael Hirst</a>, scénariste et showrunner de renom dont on ne compte plus les trophées, notamment les deux volets du film <em>Elizabeth</em> avec Cate Blanchett. Mais revoir les 38 épisodes de cette monumentale fresque servie par un casting de compétition (Jonathan Rhys Meyers, Henry Cavill, Sam Neill, Natalie Dormer, Joely Richardson, Peter O’Toole, Jeremy Northam…) a été profitable, car j’y ai repéré des trucs que je n’avais pas captés initialement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«&nbsp;Mais c’est une vraie girouette, ce mec&nbsp;!&nbsp;»</h2>



<p>Entre autres, le côté prédateur du personnage, qui bouffe tout autour de lui, épouses et maîtresses bien sûr, mais aussi collaborateurs, ministres et amis, sans parler de sa progéniture qui y laissera sa stabilité mentale. Si ce récit pour le moins enlevé prend bien des libertés avec la vérité historique, il n’en demeure pas moins que cela donne du relief aux crises existentielles que traversent cette sarabande de protagonistes soumis aux desiderata d’un monarque pour le moins impulsif et retours, que mon compagnon, qui visionnait la chose pour la première fois à mes côtés a résumé en ces termes&nbsp;: «&nbsp;Mais c’est une vraie girouette, ce mec&nbsp;!&nbsp;».</p>



<p>Girouette certes, qui passe sa vie à s’allier avec l’Espagnol contre la France, puis à tourner casaque pour s’allier avec la France contre l’Espagne. Qui n’hésitera pas à plonger son royaume dans une crise religieuse meurtrière, embrassant le protestantisme pour pouvoir se démarier de l’encombrante Catherine d’Aragon, convoler avec la farouche Ann Boleyn et en profiter pour démanteler tous les couvents/monastères du pays et faire main basse sur leur richesse, omettant au passage que nombre de ces institutions étaient essentielles à la survie des plus pauvres de ses sujets qui y trouvaient asile et un peu d’aumône.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Shakespeare made in Marvel</h2>



<p>Entre épidémie de suette, famine, guerres et complots, Henri VIII et sa smala de bonnes femmes, de courtisans et de moutards est, reconnaissons-le un peu obligé&nbsp;de naviguer avec le vent très changeant de la Renaissance. Humaniste certes mais un brin pervers narcissique et totalement obsédé par l’idée d’avoir un fils à qui léguer sa couronne. Tout ça ne pousse guère à la sérénité, convenons-en. Mais tout de même. Masculiniste donc, menaçant, capricieux… et confronté à des épouses qui ne s’en laissent pas compter, chacune à sa manière. Forcément, Monsieur n’aime guère et en arrive aux plus fâcheuses extrémités pour se débarrasser d’encombrantes compagnes qui lui renvoient une image peu amène.</p>



<p>Résumons. Tout ce petit monde passe son temps et les 38 épisodes à bouffer/baiser/comploter/trahir/s’entretuer. Ça, c’est pour le côté Shakespeare made in Marvel, saga historique dans des décors somptueux et en costumes éclatants (d’ailleurs, petite remarque en matière de réalisme stylistique, la série <em><a href="https://www.theartchemists.com/wolf-hall-ombre-tudors-thomas-cromwell/">Wolf hall</a></em> est beaucoup plus proche des looks et du lifestyle de l’époque). Après, la déclinaison d’un patriarcat doublé d’un machisme viscéral est flagrante et donne à réfléchir sur l’ancrage de cette mentalité dans les racines de notre monde. Idem pour le côté génétiquement pervers et sadique de l’homme de pouvoir.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-443a30612ecdee80c3e2f34c3e6983ae" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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<p><em>Les Tudors </em>reste malgré tout incontournable. Parce que c’est franchement du grand spectacle, de la série tout terrain travaillée au corps, avec un scénar qui tient la route, des personnages solides et crédibles, des affrontements prenants. Pas un instant de répit, l’ensemble prend aux tripes et restitue le climat de grande brutalité qui régnait alors. Et puis ce récit haut en couleurs et en émotions, produit de 2007 à 2010 (il y a donc 15 ans) témoigne de l’émergence du business de la série-fleuve. Et rien que cela vaut le détour.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<item>
		<title>Bel Ami : du pirate au vampire, deux adaptations révélatrices</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/bel-ami-adaptations/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 May 2024 18:38:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bel-Ami : depuis sa publication en 1885, le roman de Maupassant n&#8217;a cessé d&#8217;être adapté au théâtre comme au cinéma. L&#8217;ascension sociale de Georges « Bel-Ami » Duroy a durablement marqué les esprits par son audace et son côté crapuleux. Critiquant avec mordant cette société parisienne prompte à privilégier la réussite financière et politique d&#8217;un séducteur, Maupassant accouche d&#8217;un héros moderne qui frappe par son actualité : malgré le temps qui passe,...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-bel-ami.jpg" alt="" class="wp-image-37091" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-bel-ami.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-bel-ami-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-bel-ami-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p><em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bel-Ami" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bel-Ami</a> </em>: depuis sa publication en 1885, le roman de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Guy_de_Maupassant" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Maupassant</a> n&rsquo;a cessé d&rsquo;être adapté au théâtre comme au cinéma. L&rsquo;ascension sociale de Georges « Bel-Ami » Duroy a durablement marqué les esprits par son audace et son côté crapuleux. Critiquant avec mordant cette société parisienne prompte à privilégier la réussite financière et politique d&rsquo;un séducteur, Maupassant accouche d&rsquo;un héros moderne qui frappe par son actualité : malgré le temps qui passe, la figure de Bel-Ami ne prend pas une ride. Pire, il est d&rsquo;une actualité troublante à l&rsquo;heure de « Balance ton porc » et « Me too ». Car c&rsquo;est par l&rsquo;exploitation des femmes que Bel-Ami conquiert la célébrité, et il le fait sans honte, abusant des unes, trompant les autres. Deux adaptations le mettent particulièrement en évidence : la mise en scène de Didier Long en 1998 et le film de Declan Donnellan et Nick Ormerod en 2012.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-bel-ami-theatre.jpg" alt="" class="wp-image-37092" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-bel-ami-theatre.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-bel-ami-theatre-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-bel-ami-theatre-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Bel-Ami</em> selon Didier Long</h2>



<p>1998 : <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Didier_Long" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Didier Long</a> s&#8217;empare du chef-d&rsquo;œuvre de Maupassant pour camper Bel-Ami sur scène. Le personnage s&rsquo;avère ici un aventurier bien décidé à se tailler la part du lion dans cette jungle parisienne si rude à conquérir. Forestier, ami perdu de vue retrouvé sur les boulevards un soir de misère, lui ouvre les portes du journal où il travaille. Duroy gravit ainsi la première marche d&rsquo;un succès qui s&rsquo;avèrera foudroyant pour certains, fatal pour d&rsquo;autres. L&rsquo;adaptation de Pierre Laville souligne cette impétuosité par l&rsquo;enchaînement endiablé des scènes qui jalonnent cette ascension.</p>



<p>Plateau nu ou presque, jeu ingénieux de tentures qui nous font passer en un claquement de doigts d&rsquo;un restaurant au salon des Forestier à l&rsquo;appartement où Clotilde de Mareuil retrouve son amant : cette cadence infernale souligne l&rsquo;avidité d&rsquo;un George Leroy sans scrupules. On le voit saisir les opportunités qui s&rsquo;offrent à lui avec une voracité de jeune ogre. Face à ce monstre d&rsquo;égoïsme incarné par un Pierre Cassignard au visage de charmant pirate, une galerie de femmes qui vont se laisser emporter dans une tourmente sensuelle aux saveurs amères de passion tragique : Macha Méril, posée et perspicace, Carole Richert, drôle et coquette, Geneviève Casile, si fragile&#8230;</p>



<p>L&rsquo;ensemble est impeccable d&rsquo;efficacité et de justesse, une traduction fidèle du roman de Maupassant jusque dans l&rsquo;omniprésence de la mort qui hante le héros, soudain pressé de réussir pour enfin croquer la vie à belles dents et sans entraves aucune, grâce à l&rsquo;argent amoncelé, à la fortune accumulée de mariage en mariage, de femme séduite et amante abandonnée. Difficile de ne pas voir Duroy pour ce qu&rsquo;il est : un gigolo sans vergogne doublé d&rsquo;un exploiteur de la faiblesse féminine dnas une société où ces dames n&rsquo;ont d&rsquo;autres possibilités que de tirer les ficelles du pouvoir qu&rsquo;on leur refuse dans les coulisses et les alcôves.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="BEL AMI (Robert Pattinson) - Bande annonce (VOST)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/gxETB4xAZ7A?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Bel-Ami selon Declan Donnellan et Nick Ormerod</h2>



<p>Après l&rsquo;ascèse de la mise en scène signée Long, l&rsquo;adaptation cinématographique de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Declan_Donnellan" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Donnellan</a> et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Nick_Ormerod" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ormerod</a> s&rsquo;impose par un délire de décors et de costumes qui parachutent Bel-Ami dans un Paris fin de siècle criant de vérité. Un Bel-Ami interprété avec maestria, il faut le reconnaître, par un <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Pattinson" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Robert Pattinson</a> d&rsquo;autant plus convaincant qu&rsquo;il prête à son rôle un côté calculateur qui a tout du pervers narcissique, du vampire psychique. Rongé par la misère qui le guette, ce Bel-Ami là va tout faire pour échapper à sa condition de petit fonctionnaire sans le sou.</p>



<p>Cela passe d&rsquo;abord par une période d&rsquo;initiation dont chaque étape s&rsquo;avère un véritable combat. Le héros peine à s&rsquo;imposer, il va devoir apprendre sur le tas, se confronter à bien des difficultés dans cet univers journalistique dont il ignore tout. On le méprise, on s&rsquo;en moque, on l&rsquo;exploite. Seules ces dames portent sur lui un regard bienveillant pour ne pas dire plus, regard qu&rsquo;il sait rapidement détourner à son profit, syphonnant l&rsquo;argent de l&rsquo;une, les connaissances de l&rsquo;autre, les relations d&rsquo;une troisième. Prompt à la colère comme au calcul, le personnage se révèle un fin stratège doublé d&rsquo;un psychologue acéré, jouant des manques de ses victimes pour les rendre dépendantes et en obtenir ce qu&rsquo;il veut.</p>



<div class="wp-block-group" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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<p>Pâle, nerveux, incisif, Pattinson campe là un Dom Juan moderne, dangereux par bien des aspects, obsédé par la peur de l&rsquo;âge et du manque autant que de la mort. Pour lui donner la réplique, Uma Thurman, Kristin Scott-Thomas, Christina Ricci, Colm Meany, Philip Glenister : un casting parfait qui aurait probablement ravi Maupassant et qui fait ressorti le caractère sulfureux de son sujet, son style corrosif, la pertinence de sa critique. Fidèle à l&rsquo;esprit du roman, Bel-Ami 2012 s&rsquo;impose comme une lecture acérée d&rsquo;un héros ancré dans une époque mais ô combien intemporel.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>La nièce d’Hitler : du destin funeste de Geli Raubal</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/livre-la-niece-hitler/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Feb 2022 12:25:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=34629</guid>

					<description><![CDATA[<p>Angela Maria « Geli » Raubal : un joli nom pour une jolie fille. Intelligente, vive, radieuse, Geli Raubal avait tout pour réussir ; son malheur fut d’être la nièce d’un certain Hitler. Non content de se servir d’elle comme d’un faire-valoir pour sa carrière politique, le dictateur allemand tomba amoureux de la jeune femme, transformant sa vie en enfer. C’est cet enfer que nous raconte Ron Hansen dans le livre sobrement intitulé La nièce d’Hitler....</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/02/9782283021118-475x500-1_opt-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34630 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/02/9782283021118-475x500-1_opt-1.jpg" alt="La nièce d'Hitler - Ron Hansen" width="409" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/02/9782283021118-475x500-1_opt-1.jpg 409w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/02/9782283021118-475x500-1_opt-1-196x288.jpg 196w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/02/9782283021118-475x500-1_opt-1-337x494.jpg 337w" sizes="auto, (max-width: 409px) 100vw, 409px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">Angela Maria</span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"> </span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">« Geli</span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"> </span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">» Raubal </span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">: </span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">un jo</span>li nom pour une jolie fille. Intelligente, vive, radieuse, Geli Raubal avait tout pour réussir ; son malheur fut d’être la nièce d’un certain <a href="https://www.theartchemists.com/?s=hitler" target="_blank" rel="noopener">Hitler</a>. Non content de se servir d’elle comme d’un faire-valoir pour sa carrière politique, le dictateur allemand tomba amoureux de la jeune femme, transformant sa vie en enfer. C’est cet enfer que nous raconte Ron Hansen dans le livre sobrement intitulé <a href="https://amzn.to/3GRE7vp" target="_blank" rel="noopener"><i>La nièce d’Hitler</i></a>.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Un amour tragique</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pourquoi cet intérêt ? Parce que Geli Raubal fut le seul véritable amour d’Hitler, et que cet amour s’est terminé tragiquement pour elle : en 1931, on l’a retrouvée morte, une balle dans le cœur, dans l’appartement qu’elle partageait avec son oncle. On ne sut jamais avec certitude si ce fut un accident, un suicide ou un meurtre. Le parti nazi fit tout pour étouffer ce scandale afin de protéger son leader, dont aujourd’hui encore on se demande s’il n’a pas appuyé sur la détente.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C’est que cette relation est extrêmement éclairante quant au mental du personnage. Incestueuse, la passion d’Hitler pour sa nièce révèle le caractère profondément pervers et manipulateur d’un individu qui a littéralement cloîtré cette jeune fille dans une cage dorée, après avoir financé ses études, son train de vie, ses tenues… Il lui interdisait de fréquenter d’autres personnes, surveillait ses allées et venues, anéantissait ses amourettes, pire encore.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="ZWzGC7GNJH"><p><a href="https://www.theartchemists.com/film-chute-derniers-jours-hitler-oliver-hirschbiegel/">La Chute : les derniers jours d’Hitler filmés par Oliver Hirschbiegel</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Chute : les derniers jours d’Hitler filmés par Oliver Hirschbiegel » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/film-chute-derniers-jours-hitler-oliver-hirschbiegel/embed/#?secret=VGNiHnZgMM#?secret=ZWzGC7GNJH" data-secret="ZWzGC7GNJH" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Une histoire d’emprise</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Bref, Geli était sous l’emprise de ce qu’on appelle aujourd’hui un pervers narcissique manipulateur doublé d’un sadique de la pire espèce. Et c’est ce vice de personnalité que l’auteur met en évidence en racontant les différentes étapes de leur histoire, depuis la naissance de la petite jusqu’à sa mort. Grande Guerre, chute de l’empire allemand, république de Weimar, crise économique, ces 23 courtes années de vie reflètent les convulsions d’une Allemagne totalement ruinée.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Elles marquent aussi la lente métamorphose d’Hitler comme homme politique, ici vécue dans la coulisse, sous le regard d’abord émerveillé, puis dubitatif, enfin terrifié d’une jeune fille qui découvre progressivement la violence de cet homme, son terrible pouvoir d’assujettissement. Petit à petit, nous le voyons s’infiltrer dans le mental de sa nièce, grignoter son espace, sa volonté. La conquête de Geli, son asservissement, font écho à ceux de l’Allemagne.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Une folie sectaire</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Entre séduction et brutalité, sincérité et mensonges, on comprend par les yeux réprobateurs de cette adolescente comment ce raté ainsi que ceux qui l’entourent vont mettre le pays en coupe réglée, avec l’aide des grands patrons d’industrie. Nous voyons par ses yeux le parti nazi déployer ses ailes, dans un climat délétère où chaque dignitaire veut s’imposer auprès du Führer. Nous comprenons comment cette idéologie mortifère, cette folie sectaire s’est infiltrée dans les consciences.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Geli est peut-être la seule victime qu’Hitler a liquidée de ses mains. Le <a href="https://www.cultura.com/?ae=2026&amp;utm_source=theARTchemists&amp;utm_medium=affiliation&amp;utm_campaign=affinitaire" target="_blank" rel="noopener">récit de Ron Hansen</a>, étouffant, étayé par une documentation très précise, donne à voir cette gestation, et d’un monstre et du système qu’il met en place pour accomplir les crimes odieux que l’on sait. Les pressions que la jeune fille a subies, sa mort illustrent la manière dont ceux qui s’opposaient à Hitler ont été balayés, y compris dans son cercle intime. Elle prédit les horreurs du IIIe Reich et sa chute.</span></p>
<p align="justify">
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		<title>H24 : 24 heures de merde dans la vie d&#8217;une femme</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-courts-metrages-h-24-femme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Nov 2021 17:27:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>H24 : une version contemporaine de la nouvelle de Stefan Sweig ? Écrites en 1927, ces pages désormais cultes parlaient déjà d’une épouse mise au ban de la société pour avoir tout plaqué sur un coup de tête, par amour pour un jeune homme rencontré un jour plus tôt. La série de courts métrages H24, initiée par Nathalie Masduraud et Valérie Urrea, reprend le titre de l’auteur autrichien pour dresser un panorama...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/0330761_opt.jpg"><img decoding="async" class="wp-image-34405" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/0330761_opt-352x494.jpg" alt="" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/0330761_opt-352x494.jpg 352w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/0330761_opt-205x288.jpg 205w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/0330761_opt.jpg 428w" sizes="(max-width: 352px) 100vw, 352px" /></a></figure>



<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>H24</em> : une version contemporaine de la nouvelle de Stefan Sweig ? Écrites en 1927, ces pages désormais cultes parlaient déjà d’une épouse mise au ban de la société pour avoir tout plaqué sur un coup de tête, par amour pour un jeune homme rencontré un jour plus tôt. La série de courts métrages <em>H24,</em> initiée par Nathalie Masduraud et Valérie Urrea, reprend le titre de l’auteur autrichien pour dresser un panorama de la condition féminine au XXIeme siècle dans nos sociétés occidentales dites civilisées. Et c’est proprement inacceptable.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="ARTE - Rentrée 2021 - Bande annonce &quot;H24&quot;" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/o_oAR-nef7c?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"></figure>
<h2><strong>Un cycle complet d’horreurs au quotidien</strong></h2>



<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">H24 : l’expression sent son ras-le-bol, sa charge mentale toujours plus lourde de jour en jour. Sentiment de récurrence, de cercle vicieux, alimenté par l’enchaînement heure par heure de ces 24 cours métrages sans pitié. Deux tours de pendule, de 1 heure du matin à minuit pour un cycle complet d’horreurs au quotidien. Un éventail de violences subies, barbarie du <a style="color: #000000;" href="https://www.theartchemists.com/?s=f%C3%A9minicide&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">féminicide</a>, femmes battues, fillettes violées, agressions sexuelles sous drogue, revenge porn, <a style="color: #000000;" href="https://www.theartchemists.com/?s=harc%C3%A8lement&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">harcèlement</a> sur internet, pervers narcissique manipulateur, brutalité gynécologique…</span></p>
<p><span style="color: #000000;">

</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Des cas extrêmes qui alternent avec des humiliations banalisées : harcèlement de rue, sexisme d’entreprise, injonctions à la minceur, hypersexualisation schizophrène, autisme des proches, de la famille, de l’appareil de justice, de la société tout entière qui détournent le regard face à l’atroce, le nient au besoin : le meurtre, le suicide, le chômage, la mise à l’index… Chaque histoire met en évidence les dégâts occasionnés, physiquement, moralement, socialement. La profondeur du traumatisme infligé est insondable.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><strong>Vulnérabilité féminine vs omerta généralisée</strong></span></h2>



<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La peur, la perte de repères, de confiance, d’estime de soi, le dégoût, la culpabilité, on ne compte plus les dégâts causés sur le long terme, qui peinent à s’exprimer dans ces bouches abîmées, où les mots se perdent, s’entrechoquent, se crient parfois, quand enfin la coupe est trop pleine. Un long cri de rage qui passe pour de l’hystérie, de l’exagération, de la feinte. Déni de reconnaissance qui se heurte à l’ordre établi, la lâcheté, la bassesse. Chaque épisode de cette litanie souligne la vulnérabilité féminine orchestrée par un ordre social implacable.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">

</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Implacable, inerte et contradictoire. Les femmes n’ont le droit ni d’être laides, ni d’être jeunes, ni d’être libres, ni d’expérimenter, ni de se tromper. Encore moins de se plaindre ou de se défendre. Le sentiment de solitude est complet, l’isolement absolu, l’omerta généralisée. À moins que… à moins que la louve ne se réveille. Femme colère, femme vengeresse, femme justice, qui punche ou photographie l’agresseur, qui s’interpose pour empêcher une autre d’être frappée, qui porte plainte face à l’époux violent, à celui qui insulte, menace.</span></p>
<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="gbBbktanvi"><a href="https://www.theartchemists.com/feminicides-affaire-tous-eve-aneantie/">Féminicides, l’affaire de tous : Eve anéantie …</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Féminicides, l’affaire de tous : Eve anéantie … » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/feminicides-affaire-tous-eve-aneantie/embed/#?secret=PrslNHh0gq#?secret=gbBbktanvi" data-secret="gbBbktanvi" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-the-artchemists wp-block-embed-the-artchemists">
<div class="wp-block-embed__wrapper"> </div>
</figure>



<h2 class="wp-block-heading" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Un volcan qui explose</strong></span></h2>
<p><span style="color: #000000;">

</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Un retour de bâton fulgurant, un volcan qui explose sous le trop plein de pression, accumulé avec les siècles. Un mélange explosif qu’expriment les mots employés par des auteures inspirées, les actrices qui en véhiculent l’intensité, les réalisatrices enfin qui traduisent en images la portée des sévices infligées. Leur collaboration est d’autant plus appréciable qu’elle porte un enjeu de taille : sensibiliser un public encore bien trop frileux en plongeant chaque spectateur au cœur de ces souffrances que, pudeur, honte, sidération, jamais on n’étale.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">

</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il ne s’agit pas de toucher des agresseurs dont on saisit qu’ils sont incapables de la moindre autocritique ; à ce stade, ils sont aussi inexcusables qu’irrécupérables, car tout à fait conscients de ce qu’ils font, et pas le moins du monde gênés par leur attitude… jusqu’au moment où la proie se rebelle. C’est justement cette proie que la série vise : vous, moi, nous, Mesdemoiselles, Mesdames. Il est temps de ne plus subir, de nous entraider pour dire non haut et fort, de manière répétée, calme, mais ferme.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Prendre le taureau par les cornes</strong></span></h2>
<p><span style="color: #000000;">

</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Certes, il y a l’entourage, les mères par exemple, certaines épaulent, d’autres enfoncent, les amis comme les témoins anonymes, qui détournent le regard ou s’interposent. Là aussi, la série est sans appel : il est temps d’agir, de dire non. Mais c’est aux femmes de prendre le taureau par les cornes. Comme l’explique Choderlos de Laclos dans son essai <em>Des femmes et de leur éducation, </em>où l’auteur des L<em>iaisons Dangereuses</em> évoque les malheurs de la gent féminine dans une société dominée par les hommes :</span></p>
<p><span style="color: #000000;">

</span></p>
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« <em>Apprenez qu&rsquo;on ne sort de l&rsquo;esclavage que par une grande révolution. Cette révolution est-elle possible ? C&rsquo;est à vous seules à le dire puisqu&rsquo;elle dépend de votre courage. Est-elle vraisemblable ? Je me tais sur cette question ; mais jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;elle soit arrivée, et tant que les hommes régleront votre sort, je serai autorisé à dire, et il me sera facile de prouver qu&rsquo;il n&rsquo;est aucun moyen de perfectionner l&rsquo;éducation des femmes.</em> ».</span></p>
</blockquote>





<p><blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="Kcy6u9z9Ks"><a href="https://www.theartchemists.com/proces-viol-gisele-halimi/">Le Procès du viol : quand Gisèle Halimi prit en main le dossier  Tonglet Castellano &#8230;</a></blockquote><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le Procès du viol : quand Gisèle Halimi prit en main le dossier  Tonglet Castellano &#8230; » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/proces-viol-gisele-halimi/embed/#?secret=wPqwPsLzvd#?secret=Kcy6u9z9Ks" data-secret="Kcy6u9z9Ks" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 class="wp-block-heading" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>La rue est à tout le monde</strong></span></h2>
<p><span style="color: #000000;">

</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ces propos datent du XVIIIeme siècle. Depuis, nous avons avec bien des difficultés conquis le droit de voter, de divorcer, d’avorter, de profiter d’une contraception, d’être autonomes, de nous habiller, maquiller, coiffer comme nous l’entendons sans subir les attouchements ou les moqueries, de choisir la sexualité et le/la partenaire qui nous convient, de dire non à un homme qui ne nous plaît pas, sans qu’il nous poursuive de ses ardeurs et de ses insultes, voire pire, ou oui à celui qui nous plaît, ne fusse que pour une nuit, sans être considérée comme une salope ou une pute.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">

</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En 2021, c’est terrible à dire, mais il faut encore s’en convaincre, encore et toujours défendre cette règle initiale de vie en commun résumée en une punchline : « La rue est à tout le monde ». <em>H24</em> s’inscrit dans cette démarche de longue haleine. Citons toutes celles qui y ont participé, car elles font ici un travail incroyable, y injectant bien plus que du talent, du vécu.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">

</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Auteures :</strong> Chloé Delaume, Christiane Taubira, Angela Lehner, Alice Zeniter, Siri Hustvedt, Lydie Salvayre, Jo Güstin, Lize Spit, Lola Lafon, Kerry Hudson, Myriam Leroy, Fabienne Kanor, Ersi Sotiropoulos, Nadia Busato, Agnès Desarthe, Kaouther Adimi, Niviaq Korneliussen, Monica Sabolo, Elina Löwensohn, Anne Pauly, Blandine Rinkel, Rosa Montero, Aloïse Sauvage, Grazyna Plebanek.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">

</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Actrices :</strong> Grace Seri, Diane Kruger, Souheila Yacoub, Grace Seri, Luàna Bajrami, Sofi Oksanen, Céleste Brunnquell, Déborah Lukumuena, Charlotte De Bruyne, Anaïs Demoustier, Tallulah Burns , Noémie Merlant, Annabelle Lengronne, Valeria Bruni Tedeschi, Sveva Alviti, Garance Marillier, Florence Loiret Caille, Kayije Kagame, Camille Cottin, Galatea Bellugi, Susana Abaitua, Marilyne Canto, Agnieszka Zulewska, Nadège Beausson-Diagne, Aloïse Sauvage, Marco et la voix de Romane Bohringer.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">

</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Réalisatrices :</strong> Valérie Urrea &amp; Nathalie Masduraud, Nora Fingscheidt, Clémence Poésy, Charlotte Abramow, Ariane Labed, Marie-Castille Mention-Schaar, Émilie Brisavoine, Sandrine Bonnaire, Elsa Amiel.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">

</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Musique :</strong> Léonie Pernet qui apparaît du reste dans l’épisode «Ça c’est mon corps ». </span></p>
<p><span style="color: #000000;">

</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités :</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;">

</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Vous pouvez visionner la série<em> H24</em> sur</span><a href="https://www.arte.tv/fr/videos/RC-021432/h24/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> ARTE</a>.</p>
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		<title>Folle Amanda : portrait d’un femme rayonnante… et d’une victime consentante ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/theatre-folle-amanda/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Nov 2021 13:18:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=34358</guid>

					<description><![CDATA[<p>Créée en 1971 au Théâtre des Bouffes-Parisiens, la comédie de Barillet et Grédy fait partie des grands succès de Jacqueline Maillan et de l’émission « Au Théâtre ce soir ». Initialement mis en scène par un Jacques Charon au mieux de sa forme, Folle Amanda s’inscrit dans les classiques du théâtre de boulevard en donnant à voir un personnage féminin extravagant au quotidien, mais éperdu d’amour au-delà du raisonnable. Et c’est ce...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/Folle-Amanda-du-Boulevard-avec-Daniel-Ceccaldi-et-Jacqueline-Maillan-1_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34359 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/Folle-Amanda-du-Boulevard-avec-Daniel-Ceccaldi-et-Jacqueline-Maillan-1_opt.jpg" alt="photo extraite de la pièce Folle Amanda avec Jacqueline Maillan et Daniel Ceccaldi" width="600" height="394" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/Folle-Amanda-du-Boulevard-avec-Daniel-Ceccaldi-et-Jacqueline-Maillan-1_opt.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/Folle-Amanda-du-Boulevard-avec-Daniel-Ceccaldi-et-Jacqueline-Maillan-1_opt-288x189.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/Folle-Amanda-du-Boulevard-avec-Daniel-Ceccaldi-et-Jacqueline-Maillan-1_opt-494x324.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Créée en 1971 au Théâtre des Bouffes-Parisiens, la comédie de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=barillet+et+gr%C3%A9dy&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Barillet et Grédy</a> fait partie des grands succès de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=jacqueline+maillan&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Jacqueline Maillan</a> et de l’émission « Au Théâtre ce soir ». Initialement mis en scène par un Jacques Charon au mieux de sa forme, <i>Folle Amanda</i> s’inscrit dans les classiques du théâtre de boulevard en donnant à voir un personnage féminin extravagant au quotidien, mais éperdu d’amour au-delà du raisonnable. Et c’est ce qui fait l’actualité incroyable de cette histoire, sa dureté également.</span></p>
<p>https://www.youtube.com/watch?v=vpJJjeP_ZBY</p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>De femme à maîtresse</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Folle Amanda donc : une ancienne gloire du music-hall français, ruinée, oubliée de tous, néanmoins toujours pleine de vie et d’humour, dans son studio parisien perdu sous les toits. Comment expliquer cette éclipse, quand d’autres vedettes ont su se maintenir sur le devant de la scène et dans le cœur du public ? Amanda a toujours été dépensière, elle a collectionné les coups de tête, les excentricités et les amants. Un notamment, Philippe Morange, qu’elle a aimé, épousé… et qui l’a quittée pour un parti plus riche et plus en vue afin d’entamer une brillante carrière politique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le fringant Morange, qui oublie de payer les pensions de son ex-femme, qui l’ignore jusqu’au jour où Amanda décide de faire publier ses mémoires, où ce monsieur occupe une place privilégiée assez gênante pour ce ministre en vue, si proche de la fonction présidentielle. Alors Morange revient dans la vie d’Amanda, la séduit de nouveau, pour qu’elle ne publie plus cette autobiographie si gênante, pour récupérer des photos compromettantes prouvant ses liens initiaux avec la pègre… De femme, elle devient maîtresse, sans pour autant qu’il l’entretienne financièrement.</span></p>
<p><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>À lire également :</strong></span> <strong> <a href="https://www.theartchemists.com/theatre-canard-orange/" rel="bookmark">Le Canard à l’orange : marivaudage à l’anglaise … et l’acide !</a></strong></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Illusoires instants de bonheur</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et c’est là que le propos devient dérangeant : si la pièce est absolument savoureuse dans l’enchaînement des événements, les rebondissements, les gags, elle donne à voir une héroïne qui va tout accepter de cet homme qu’elle aime toujours profondément, alors qu’il la manipule sans vergogne. Nous la voyons tout démolir pour lui, y compris son come-back sur scène, afin de vivre quelques rares et illusoires instants de bonheur avec ce type imprévisible, capricieux, égocentrique, pingre, indélicat, infidèle, un médiocre qui vampirise Amanda la rayonnante.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Quitte à la conduire au bord du suicide ? Heureusement, Amanda rebondira, mais pour combien de temps, avec un Morange accroché à ses jupes ? « Cet homme vous tyrannise », déclare un de ses proches. Certes, elle le sait, elle accepte, même quand ses plus fidèles amis la quittent, excédés de la voir céder. Bref, si vous voulez comprendre fonctionne un <a href="https://www.theartchemists.com/?s=pervers+narcissique&amp;x=9&amp;y=10" target="_blank" rel="noopener">pervers narcissique</a>, vous regardez cette pièce, et vous allez tout comprendre. Barillet et Grédy, avec la finesse qu’on leur connaît, sentent déjà les mécaniques de ce type de profil, à une époque où on en ignorait l’existence même.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>À lire également :</strong></span> <strong> <a href="https://www.theartchemists.com/theatre-potiche/" rel="bookmark">Potiche : il faut toujours se méfier des cruches !</a></strong></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>D’Amanda à Potiche</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Amanda, qualifiée de folle dans le titre, reflète une autre vision, critique, des victimes de ce genre d’individu. Proie considérée comme consentante, servile, presque masochiste. C’est donc bien fait si elle en est là et sa sœur ne manque guère de le lui rappeler, faisant écho à la petite voix acide qui résonne dans l’esprit de chaque spectateur. En d’autres termes, Amanda n’a que ce qu’elle mérite. Mais a-t-elle vraiment le choix, empêtrée qu’elle est dans cette relation toxique comme dans sa misère, sa dépendance financière ? On aimerait savoir si un jour, elle va enfin dire non.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Elle en a le potentiel, mais quelle étincelle lui fera inverser le processus ? Cela aurait mérité un « Folle Amanda 2 », qui porte d’ailleurs le nom de <a href="https://www.youtube.com/watch?v=ytePwi8qG_E" target="_blank" rel="noopener"><i>Potiche</i></a>, écrit toujours par Barillet et Gredy au début des années 80, soit une décennie plus tard. Là aussi, une femme rayonnante, mariée à un industriel odieux, cantonnée à son rôle de mère et de maîtresse de maison, et qui va profiter de la maladie de son époux pour prendre en main avec un succès éclatant la destinée de la famille, de l’usine, de la santé économique de la région… avec à la clé une carrière politique prometteuse. Bref la revanche d’Amanda.</span></p>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000000;">Et plus si affinités</span></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">N&rsquo;hésitez pas à visionner la captation de la mise en scène de la pièce <em>Folle Amanda</em> par Jacques Charon avec Jacqueline Maillan en <a href="https://www.youtube.com/watch?v=vpJJjeP_ZBY" target="_blank" rel="noopener">vidéo</a> ou en DVD.</span></p>
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		<title>Jeux d’influence : polar psychologique et lobbyistes assassins</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-jeux-dinfluence-polar-psychologique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Oct 2021 08:17:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Prenez un agriculteur leucémique, un député écolo, un directeur marketing au bord du burn-out, un dirigeant d’entreprise agroalimentaire prêt à tout pour faire de l’argent, une journaliste sans scrupules ou presque, un lobbyiste au profil de pervers narcissique manipulateur, une gamine en quête de vérité sur la mort de son père, mélangez le tout : il n’y a plus qu’à visionner Jeux d’influence. Et flipper. Profondément. Magouilles lobbyistes Car cette...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/07/jeux-dinfluence-e1561987032366.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-31834 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/07/jeux-dinfluence-e1561987032366.jpg" alt="" width="600" height="600" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Prenez un agriculteur leucémique, un député écolo, un directeur marketing au bord du burn-out, un dirigeant d’entreprise agroalimentaire prêt à tout pour faire de l’argent, une journaliste sans scrupules ou presque, un lobbyiste au profil de pervers narcissique manipulateur, une gamine en quête de vérité sur la mort de son père, mélangez le tout : il n’y a plus qu’à visionner <i>Jeux d’influence</i>. Et flipper. Profondément.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>Magouilles lobbyistes</strong></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Car cette série pour le moins palpitante décortique par le menu l’impact des <a href="https://www.theartchemists.com/?s=lobby&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">lobbies</a> de l’agroalimentaire. Et quand des milliards sont en jeu, peu importe qu’on empoisonne les gens avec des pesticides pourris, s’il faut manipuler, faire pression, exercer du chantage pour engranger les dividendes, pas de problème. Quant à ceux qui s’obstineraient à faire obstacle, un scandale, un internement en psychiatrie, un suicide maquillé, les solutions ne manquent guère pour museler les fâcheux, définitivement. À vomir.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Préparez-vous donc à vous sentir toujours plus nauséeux au fil des 6 épisodes scénarisés et réalisés par un Jean Xavier de Lestrade particulièrement inspiré, et dont nous avions déjà mesuré la force de frappe avec l’épidermique <i><a href="https://www.theartchemists.com/serie-3-fois-manon/" target="_blank" rel="noopener">3xManon</a>.</i> Rompu aux ficelles du <a href="https://www.theartchemists.com/?s=polar&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">polar</a> psychologique, particulièrement pertinent quand il s’agit de relater des affaires judiciaires complexes, le metteur en scène multiprimé restitue les magouilles lobbyistes avec autant de justesse que de délectation. Et comme pour ajouter au caractère retors de manœuvres effectuées à la frontière de la légalité, il multiplie les personnages et les points de vue, rebondit sur les dissonances cognitives des uns, la détresse des autres, la volonté farouche de quelques-uns, rarissimes mais convaincus.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>À lire également :</strong></span> <strong> <a href="https://www.theartchemists.com/parlement-ue-petites-sardines-mechants-squales/" rel="bookmark">Parlement : UE, petites sardines et méchants squales</a></strong></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">« Pas de dette avec ces gens-là »</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Contradictions, tensions, attirances, très vite les clashes se multiplient entre les protagonistes, dans une atmosphère irrespirable, ou le donnant-donnant propre aux négociations politiques finit en jeu de dupe pour tous. Car l’argument classique « nourrir les gens à un prix abordable » vole ici en éclat, idem pour celui de la préservation de l’emploi. Les politiques ? Pieds et poings liés… en apparence. Comme l’explique un député à son assistant (assistant parlementaire, poste clé et source problèmes à l’infini) en évoquant les consultants en communication et les lobbyistes, « pas de dette avec ces gens-là ». C’est la clé de l’autonomie et elle est difficile à conserver.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Quoi que… Le scénario vaut justement par un retournement de situation ministériel des plus savoureux ; preuve que les hautes instances du pays peuvent dire non et ont tout intérêt à le faire. Car ne nous leurrons pas, tolérer ces organismes comme ces entreprises, travailler avec eux, c’est comme signer un pacte avec le diable et Jean Xavier de Lestrade va le démontrer de manière magistrale et tout à fait vraisemblable. Son récit percute violemment la réalité des enquêtes de <a href="https://www.theartchemists.com/cash-investigation-enquetes-au-lance-flamme-et-vivisection-du-business/" target="_blank" rel="noopener">Cash Investigation</a>, la prise de risques maximale des lanceurs d’alerte, le positionnement délicat des politiques qui doivent jouer de patience pour faire bouger les choses.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>À lire également :</strong></span> <strong> <a href="https://www.theartchemists.com/negociation-brute-lagriculteur/" rel="bookmark">La Négociation : le bon, la brute … et l’agriculteur</a></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">En ligne de mire, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Monsanto&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Monsanto</a> bien sûr, mais pas seulement. L’analyse convient pour tous les secteurs, santé, énergie, armement, où les spin doctors œuvrent dans l’ombre et avec une efficacité redoutable, qu’on ne peut contrer, et c’est le drame, qu’avec des armes similaires. Du coup, <i>Jeux d’influence</i> s’impose à la fois comme un excellent thriller et une étude pertinente des rouages à l’œuvre dans les milieux de la communication d’influence, tout en interrogeant notre implication à tous dans une acceptation qui n’a que trop duré.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vous pouvez visionner la série <em>Jeux d&rsquo;influence</em> en<a href="https://amzn.to/3pn0FyQ" target="_blank" rel="noopener"> DVD</a> ou en <a href="https://boutique.arte.tv/detail/jeux_d_influence" target="_blank" rel="noopener">VoD</a>.</span></p>
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		<title>Victoria : Bridget Jones à rebours ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-victoria/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Sep 2021 09:18:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Victoria a la quarantaine, un job d’avocat qui lui bouffe la vie, mais dans lequel elle investit toute la passion qu’elle ne peut placer dans une relation, faute de mec à la hauteur. Ajoutons deux gamines adorables, mais survoltées par manque d’attention, un ex-compagnon doublé d’un auteur raté qui conquiert internet en narrant par le menu leur vie commune et les secrets pros qu’elle lui a confiés dans l’intimité. Plus...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/545138_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="450" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/545138_opt.jpg" alt="affiche du film Victoria" class="wp-image-34275" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/545138_opt.jpg 450w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/545138_opt-216x288.jpg 216w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/545138_opt-371x494.jpg 371w" sizes="auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px" /></a></figure>



<p></p>



<p><span style="color: #000000;">Victoria a la quarantaine, un job d’avocat qui lui bouffe la vie, mais dans lequel elle investit toute la passion qu’elle ne peut placer dans une relation, faute de mec à la hauteur. Ajoutons deux gamines adorables, mais survoltées par manque d’attention, un ex-compagnon doublé d’un auteur raté qui conquiert internet en narrant par le menu leur vie commune et les secrets pros qu’elle lui a confiés dans l’intimité. Plus un pote névrosé et limite pervers narcissique accusé par sa petite copine de l’avoir poignardée lors d’un mariage sous le regard de leur dalmatien. Voici les ingrédients du film <em>Victoria</em> de Justine Triet et ils ont tout pour être explosifs.</span></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="VICTORIA - Bande annonce" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/rmHqj5Et6N4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><strong>Heureusement, c&rsquo;est une comédie…</strong></span></h2>



<p><span style="color: #000000;">Car on se doute bien que la battante Victoria va avoir beaucoup de mal à gérer tous ces paramètres pour le moins anxiogènes. Et nous la voyons 1 h 30 durant sombrer sous le tsunami d’emmerdements que ces messieurs-dames s’amusent à accumuler, infantiles, irresponsables et égocentriques qu’ils sont. Mais Victoria vaut-elle mieux ? Aveuglée par cette quête du bonheur qu’on nous impose à coup de magazines et d’émissions télé, elle court après le grand amour, et manque de le laisser passer alors qu’il est sous son nez, flirtant au passage avec la déchéance professionnelle. Heureusement, c&rsquo;est une comédie, Victoria, comme son nom l’indique, sortira victorieuse de l’épreuve, mais en y laissant ces quelques plumes plombées dont il était temps qu’elle se débarrasse.</span></p>



<p><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>&nbsp;&nbsp;<strong><a href="https://www.theartchemists.com/film-adieu-les-cons/" rel="bookmark">Adieu les cons&nbsp;: une pépite supplémentaire au palmarès de Dupontel&nbsp;!</a></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><span style="color: #000000;">Une frénésie de désirs mal identifiés</span></strong></h2>



<p><span style="color: #000000;">On pense à Bridget Jones bien sûr, l’humour britannique en moins, la subtilité hexagonale en plus. Ici le doux amer est de rigueur, la crise subie par l’héroïne fait rire, mais en demi-teinte, elle nous interpelle tous, c’est certain. Nous nous identifions, tous sexes confondus, avec cette belle fille aux yeux bouffis de larmes, perdue dans sa frénésie de désirs mal identifiés, alors que les choses pourraient au final être si simples. <a href="https://www.theartchemists.com/?s=virginie+efira&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Virginie Efira</a> incarne avec juste ce qu’il faut de délicatesse, de confiance en soi et de maladresse cette femme moderne en quête de quiétude. Pour la diriger, Justine Triet, déjà appréciée à la réal de<a href="https://www.theartchemists.com/film-bataille-solferino-folle-journee/" target="_blank" rel="noopener"><i> La Bataille de Solférino</i></a>, imprime plusieurs vitesses à sa narration, alternant montées de stress, instants de calme, pertes de contrôle, lentes dépressions et crises de rire.</span></p>



<p><strong><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;">A lire également :</span>&nbsp;<a href="https://www.theartchemists.com/serie-clan/" rel="bookmark">Clan&nbsp;: comment liquider son ordure de beau-frère en dix leçons</a></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><span style="color: #000000;">Des questions plein la tête</span></strong></h2>



<p><span style="color: #000000;">Ces débrayages continus, soutenus par une B.O. particulièrement bien choisie, sont impulsés par les éléments masculins qui émaillent ce panorama féminin, Melville Poupaud parfait en adepte des relations amoureuses orageuses et destructrices, Vincent Lacoste qui, sous ses airs de naïveté adolescente, constitue le socle véritable, la valeur sûre manquant à cette vie de femme pour qu’elle en comprenne le sens profond. On ressort de ce récit des temps modernes avec le cœur qui bat, un sourire aux lèvres, les yeux brillants, et des questions plein la tête sur ce qu’il convient de faire pour atteindre la félicité.</span></p>



<p><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>





<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>



<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
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		<title>Clan : comment liquider son ordure de beau-frère en dix leçons</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-clan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jul 2021 08:46:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parce que n’allez pas croire ! C’est compliqué d’éradiquer une pourriture comme Jean-Claude Delcorps, et ses quatre belle sœurs sont bien placées pour le savoir, elles qui ont tant oeuvré afin de buter ce salopard ! Maintenant qu’il est bien sagement couché dans son cercueil, en route pour la tombe, elles devraient souffler, les Goethals sisters qui constituent ce Clan si soudé. Sauf que non ! Jean-Claude «De Kloot » va continuer à les...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/09/clan.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-29604" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/09/clan-494x494.jpg" alt="" width="494" height="494" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/09/clan-494x494.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/09/clan-188x188.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/09/clan-288x288.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/09/clan-70x70.jpg 70w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/09/clan-150x150.jpg 150w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/09/clan.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 494px) 100vw, 494px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Parce que n’allez pas croire ! C’est compliqué d’éradiquer une pourriture comme Jean-Claude Delcorps, et ses quatre belle sœurs sont bien placées pour le savoir, elles qui ont tant oeuvré afin de buter ce salopard ! Maintenant qu’il est bien sagement couché dans son cercueil, en route pour la tombe, elles devraient souffler, les Goethals sisters qui constituent ce <em>Clan</em> si soudé. Sauf que non ! Jean-Claude «De Kloot » va continuer à les emmerder depuis l’au-delà.</span></p>
<h2 align="justify">« La Couille »</h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">« De Kloot », « La Couille » … le surnom lui va à merveille, car outre son machisme invétéré, cet abominable personnage s’avère un tyran domestique qui persécute Goedele et sa fille. Et ça, les quatre sœurs de Goedele ne le supportent plus, d’autant que « la Couille » étend son pouvoir de nuisance à ces dames, dans des proportions affolantes, mêlant harcèlement professionnel, pressions psychologiques, menaces verbales et physiques, insultes et rumeurs … Bref une sale nature, un <a href="https://www.theartchemists.com/?s=pervers+narcissique&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">pervers narcissique</a> au sommet de sa forme.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Exaspérées par ce triste individu qui transforme leurs vies en enfer, les <a href="https://www.theartchemists.com/?s=soeurs&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">sœurs</a> Goethals décident de passer à l’action, sans en informer Goedele bien entendu, épouse modèle et aimante, niaiseuse à souhait devant ce mari qu’elle idolâtre d’autant plus qu’il la rabaisse et l’infantile. Problème : chaque tentative d’exécution avorte, dans des circonstances drolatiques … et fatales pour l’entourage. Mais alors qui a eu la peau de « La Couille » ? Trouver le coupable est d’autant plus urgent que deux assureurs viennent mettre leur nez dans cette histoire, flairant une escroquerie qui leur coûterait leur licence si elle n’était pas mise à jour.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Extrait 2 DVD &quot; Clan &quot;" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/IomD18SvzSE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify">Fusionnelles</h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Voici en gros les paramètres qui composent l’intrigue absolument trépidante de cette série flamande délicieuse. Et bien évidemment l’amour s’en mêle, qui va faire chavirer bien des choses. L’amour de la cadette pour le plus jeune des courtiers, l’amour que ces cinq sœurs se portent entre elles, fusionnel, que rien ne peut abattre, qui les poussera à s’enferrer dans le meurtre prémédité. D’aucuns les prendraient pour des mafiosas, d’autres pour des sorcières. Ce sont simplement des femmes, poussées à bout, qui s’entraident, se soutiennent, s’adorent depuis l’enfance, font front pour abattre leur bourreau.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Malin-Sarah Gozin paramètre sa réalisation afin de rendre ces héroïnes attachantes, tandis que chaque épisode donne envie au spectateur d’étrangler ce salopard de Jean-Claude. A ce titre, le feuilleton, qui fonctionne à deux vitesses, alternant flash-back et avancées des investigations post-mortem, se singularise par ce portrait si juste d’un pervers narcissique manipulateur dans toute son aura d’anéantissement, capable des pires bassesses pour se débarrasser d’un voisin trop envahissant, d’un rival professionnel homosexuel, du chat de sa fille qu’il ne supporte pas, des restaurateurs chinois qu’il abhorre, car raciste au plus au point, …</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">N’en disons pas plus, sinon que la chute sera surprenante, et l’ensemble de la série de très haute qualité, émaillée de références filmiques prestigieuses comme <i>Kill Bill</i> ou <i>L’Exorciste</i>, servie par un casting performant, un véritable sens du rythme, du suspens, de la cruauté et de l’humour, tout en préservant une émotion essentielle.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vous pouvez voir ou revoir <em>Clan</em> sur <a href="https://www.arte.tv/fr/videos/RC-021099/clan/" target="_blank" rel="noopener">ARTE</a>.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vous pouvez également acheter le DVD de la série en cliquant sur la photo.</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span><br />
<a href="https://www.amazon.fr/Clan-Int%C3%A9grale-s%C3%A9rie-3-DVD/dp/B06VTR4MX6?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&amp;dchild=1&amp;keywords=clan+s%C3%A9rie&amp;qid=1627045316&amp;sr=8-3&amp;linkCode=li2&amp;tag=tatadedel-21&amp;linkId=9e9be44b3b9b9540204e1d37b7b897e8&amp;language=fr_FR&amp;ref_=as_li_ss_il" target="_blank" rel="noopener"><img decoding="async" src="//ws-eu.amazon-adsystem.com/widgets/q?_encoding=UTF8&amp;ASIN=B06VTR4MX6&amp;Format=_SL160_&amp;ID=AsinImage&amp;MarketPlace=FR&amp;ServiceVersion=20070822&amp;WS=1&amp;tag=tatadedel-21&amp;language=fr_FR" border="0" /></a><img loading="lazy" decoding="async" style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="https://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=tatadedel-21&amp;language=fr_FR&amp;l=li2&amp;o=8&amp;a=B06VTR4MX6" alt="" width="1" height="1" border="0" /></p>
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		<title>Le Canard à l’orange : marivaudage à l’anglaise … et l’acide !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/theatre-canard-orange/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Apr 2021 12:19:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zoom ce jour sur un classique de l’humour à l’anglaise, la notable et jouissive comédie de William Douglas-Home intitulée Le Canard à l’orange. Un anatidé cuisiné pour la scène en 1967, mais qui demeure un indémodable du genre un foyer de punchlines inoubliables et un parfait portrait de pitre pince sans rire … ou de mari manipulateur. Les deux peut-être ? Insupportable de nonchalance et d’humour Le pitch ? Un soir, Hugh,...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/canard-a-lorange_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-33772 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/canard-a-lorange_opt.jpg" alt="affiches de différentes mises en scène de la comédie le canard à l'orange" width="600" height="275" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/canard-a-lorange_opt.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/canard-a-lorange_opt-288x132.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/canard-a-lorange_opt-494x226.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p><span style="color: #000000;">Zoom ce jour sur un classique de l’humour à l’anglaise, la notable et jouissive comédie de William Douglas-Home intitulée <i>Le Canard à l’orange</i>. Un anatidé cuisiné pour la scène en 1967, mais qui demeure un indémodable du genre un foyer de punchlines inoubliables et un parfait portrait de pitre pince sans rire … ou de mari manipulateur. Les deux peut-être ?</span></p>
<h2><span style="color: #000000;"><b>Insupportable de nonchalance et d’humour</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Le pitch ? Un soir, Hugh, présentateur vedette de la BBC, coince sa femme aux échecs … et en plein aveu d’adultère. En effet Liz, après des années de patience et deux enfants, s’apprête à plaquer cet époux insupportable de nonchalance et d’humour, qui collectionne les bons mots et les maîtresses d’un soir. Direction l’Italie avec l’homme qu’elle aime et qu’elle entend épouser : le richissime et très en vue John Browlow. Reste à divorcer, ce que Hugh Preston concède volontiers. Fait play et gentleman, il invite son successeur dans son cottage pour faciliter le départ des tourtereaux le dimanche ; et, bien décidé à prendre tous les torts à sa charge, il fait également venir sa secrétaire, l’aguichante et irrésistible PattyPat, pour organiser un petit flagrant délit.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Jouer de la corde sensible au bon moment</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Chevaleresque, n’est-il pas ? A moins qu’il ne s’agisse d’une manœuvre particulièrement rusée pour torpiller l’idylle de Liz, la rendre folle de jalousie, au point d’abandonner ses projets ? Qui sait ? Avec Hugh Preston, rien n’est jamais sûr … sinon qu’il possède un sens évident de la dérision, qu’il excelle aux échecs et au tennis, qu’il adore les bons mots … et qu’il sait jouer de la corde sensible au bon moment, avec les bons moyens, et une analyse psychologique redoutable. Ajoutez à cela un penchant notable pour l’alcool qui ne diminue en rien ses facultés … et vous cernerez à peine ce diable de personnage, qui malgré tout adore sa Liz, en tout cas le prétend et ne veut guère la laisser partir … sans qu’elle ait bien culpabilisé.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/main-passe-vaudeville-feydeau/" rel="bookmark">La Main passe : d’un mari à l’autre, un vaudeville endiablé !</a></strong></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Anti-héros et fin renard</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Sincère ? Machiavélique ? <a href="https://www.theartchemists.com/tant-pis-pour-amour-manipulateur-autopsie-dessinee-relation-toxique/" target="_blank" rel="noopener">Pervers narcissique</a> ? Clown triste ? Un anti-héros en tout cas, et un fin renard qui va tout mettre en œuvre pour écarter le fâcheux et ramener son épouse au bercail. Pour jouer cette insaisissable anguille à la répartie énergique, on distingue trois grands noms du théâtre français : Jean Poiret dans la version télévisée de 1979, <a href="https://www.theartchemists.com/theatre-ecole-contribuables/" target="_blank" rel="noopener">Michel Roux</a> en 1993, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=nicolas+brian%C3%A7on&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Nicolas Briançon</a> en 2019. Chacun plante un Hugh Preston plein de charme, roublard, dont on n’arrive jamais à déterminer si il plaisante, si il est sincère. Et pourtant, chaque prestation se singularise, par la diction, la tenue, la gestuelle, le timbre de voix … Le temps qui passe également.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Canard à l’orange 50 ans après ?</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Aussi drôle soit-il, le personnage de Preston interroge qui n’autorise guère à sa femme les écarts qu’il multiplie à loisir. Question : cette mésaventure le rendra-t-il plus sage ? Cela reste à voir. Il faudrait écrire un « Canard à l’orange 50 ans après » pour faire le point sur ce couple à l’heure du #meetoo et de #balancetonporc. Liz victime d’un pervers incurable ? L’idée vaudrait le coup qu’on s’y intéresse … et qu’une femme prenne en main la mise en scène de ce <a href="https://www.theartchemists.com/?s=marivaudage&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">marivaudage</a> à l’anglaise et l’acide  dont les répliques phares pourraient bien changer de tonalité avec cette nouvelle lecture.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vous pouvez trouver les différentes mises en scène de la pièce <i>Le Canard à l’orange</i> ici.</span></p>
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		<title>Le Serpent : bloody hippie trail  ou l’odyssée meurtrière de Charles Sohbraj</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-serpent-charles-sohbraj-netflix/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 17:17:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nouvelle pépite à inscrire dans le stock « serial killers » de la BBC et de Netflix, la série Le Serpent mérite largement les éloges de la presse. Pour tout dire, nous avons bingewatché la chose avec une indéniable fascination, et un intérêt poussé pour cette restitution aussi juste qu’opportune. Car les films et documentaires sur le parcours de Charles Sobhraj sont aussi rares que son destin énigmatique et terrifiant. Un assassin...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/627783-le-serpent-la-nouvelle-mini-serie-de-netflix-avec-tahar-rahim-la-bande-annonce_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-33731 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/627783-le-serpent-la-nouvelle-mini-serie-de-netflix-avec-tahar-rahim-la-bande-annonce_opt.jpg" alt="affiche de la serie le serpent" width="496" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/627783-le-serpent-la-nouvelle-mini-serie-de-netflix-avec-tahar-rahim-la-bande-annonce_opt.jpg 496w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/627783-le-serpent-la-nouvelle-mini-serie-de-netflix-avec-tahar-rahim-la-bande-annonce_opt-238x288.jpg 238w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/627783-le-serpent-la-nouvelle-mini-serie-de-netflix-avec-tahar-rahim-la-bande-annonce_opt-408x494.jpg 408w" sizes="auto, (max-width: 496px) 100vw, 496px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Nouvelle pépite à inscrire dans le stock « <a href="https://www.theartchemists.com/?s=serial+killer&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">serial killers</a> » de la BBC et de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=netflix&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Netflix</a>, la série <i>Le Serpent</i> mérite largement les éloges de la presse. Pour tout dire, nous avons bingewatché la chose avec une indéniable fascination, et un intérêt poussé pour cette restitution aussi juste qu’opportune. Car les films et documentaires sur le parcours de Charles Sobhraj sont aussi rares que son destin énigmatique et terrifiant.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Un assassin sur la hippie trail</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Aussi cette série de huit épisodes d’une heure chacun, scénarisée par Richard Warlow et Toby Finlay, tournée par Tom Shankland et Hans Herbots arrive à point nommé pour mettre en lumière la carrière d’un assassin charismatique mais ô combien dangereux, qui choisit l’Asie des années 70 comme terrain de chasse. Au lendemain du <a href="https://www.theartchemists.com/?s=summer+of+love&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Summer of love</a>, la jeunesse occidentale rêve d’Ailleurs psychotrope et mystique. La hippie trail attire des milliers de jeunes déambulant entre l’Inde, Bangkok et Katmandou, parfois pendant plusieurs années.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">A l’époque, pas de téléphone portable ni d’ordinateur, pas d’internet ni de réseaux sociaux. On part avec son sac à dos et ses travellers, seul, en couple ou en groupe, en laissant aux proches une adresse poste restante pour échanger par lettres, quand on peut. Le long du chemin, on se laisse porter par les opportunités, les rencontres. Dormir chez les uns, se droguer chez les autres … du pain béni pour un escroc comme Sobhraj qui dépouille les touristes trop confiants après les avoir shootés d’importance, quitte à les empoisonner au passage.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Serpent vs détectives amateurs</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Sohbraj qui fuit avec leurs biens et leurs passeports, passant d’un pays à l’autre en endossant leurs identités. Un vrai caméléon que ce serpent rusé qui va finir par dévorer ses proies pour éradiquer les témoins gênants … et affirmer sa toute puissance ? Escroc, assassin, manipulateur, psychopathe … voici un parfait mélange de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=ted+bundy&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Ted Bundy</a> et de Docteur Petiot, auquel Tahar Rahim prête un charme anxiogène dans une interprétation particulièrement efficace. A ses côtés dans le rôle de la compagne et complice de Sobhraj, une Jenna Coleman sous emprise, dont la composition oscille entre terreur, soumission et abandon.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et face aux diaboliques, un petit attaché d’ambassadeur hollandais, Herman Knippenberg, son épouse Angela, un diplomate belge, Paul Siemons, les Gires, un couple d’expats français … qui, chacun dans son coin, suivent la piste du Serpent sans même mesurer de quoi il retourne exactement. A partir d’une disparition déclarée à l’ambassade, d’un corps de femme en bikini retrouvé sur une plage paradisiaque, de deux cadavres à moitié incinérés, la traque se met progressivement en place, des années durant, avec les moyens du bord, pour ces détectives improvisés.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Le Serpent | Bande-annonce officielle VF | Netflix France" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/EVciDIvAOmE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Un coup de poker raté</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Nous sommes au terme des trente Glorieuses : si nombre de tueurs en série opèrent déjà à la surface du globe, on ignore le concept même, dont accoucheront les profileurs en devenir du FBI (dixit <a href="https://www.theartchemists.com/?s=mindhunter&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener"><i>Mindhunter</i></a>). Pas de fichiers partagés entre les polices, pas de données psychologiques, des contrées sous-développées où règnent la misère et la corruption … la guerre du Vietnam toute proche avec son lot d’horreurs et de réfugiés … des paramètres dont le Serpent sait profiter en virtuose, traversant les frontières avec aisance, polyglotte, affable … dans son élément.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Joueur. Avec une évidente délectation. Multipliant les évasions. Revenant en France après avoir purgé sa peine en Inde où ses geôliers le traitent en pacha. Accordant des interviews. Puis retournant au Népal après des années, où il perdra la liberté pour de bon sur un coup de poker raté. On lui attribue 18 victimes, mais combien au final en a-t-il tuées ? Le mystère demeure. A ce jour, Sobhraj finit sa vie dans un cachot de Katmandou. On serait curieux de connaître sa réaction en visionnant <i>Le Serpent</i>. Du regret ? De la fierté ?</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Psychopathe et musique psychédélique</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C’est la question qui demeure, récurrente face à ce type de production. Nécessaire pour comprendre, mais avec toujours ce risque d’ériger en héros, sinon en modèles, des sales types dont on ne comprend au final toujours pas les réelles motivations, encore moins la psyché sinistrée. De ce point de vue, <i>Le Serpent</i>, si il ne suit pas parfaitement l’’histoire de Sobhraj, dresse cependant un portrait de pervers narcissique manipulateur d’une rare justesse, en totale contradiction avec les paysages magnifiques où il commet ses méfaits.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et comme pour faire plus vrai encore, la bande originale souligne l’insouciance de l’époque avec ses fleurons psychédéliques, américains, thaïlandais ou français : « Fingerprint File » des Rolling Stones, « Katmandu » de Bob Seger &amp; The Silver Bullet Band, « Les cactus » de Dutronc … bref une BO qui colle à la peau, avec une saveur à la Scorcese ( « Jump into the fire » de Harry Nilsson échappé de <i>Good Fellas</i>), tout en jouant la carte du cynisme le plus total. « Le requiem pour un con » de Gainsbourg illustre le talent de manipulateur de Sobhraj, « Tous les visages de l’amour » d’Aznavour cache les cris du couple qu’on assassine dans la pièce voisine.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">L’ensemble constitue un sans faute, chamarré de couleurs, de clichés de voyage et de visions d’horreur. Un road movie parfait et un thriller haletant.</span></p>
<p align="justify">
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour voir <em>Le Serpent</em>, rendez-vous sur <a href="https://www.netflix.com/fr/title/80206099" target="_blank" rel="noopener">le site de Netflix</a>.</span></p>
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