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	<title>napoleon</title>
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		<title>New Romantic : le mouvement qui a habillé une décennie à coups de mascara et de synthés</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/new-romantic-mouvement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 17:59:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lifestyle]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Certains mouvements culturels sont difficiles à cerner. Le New Romantic est de ceux-là. On visualise de Duran Duran et ses chemises à jabot, Adam Ant et ses peintures de guerre&#8230; mais encore ? Une vague impression de superficialité kitsch balayée avec délectation par les années 90 grunge ? Ce serait réducteur. Le New Romantic n&#8217;était [&#8230;]</p>
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<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Certains mouvements culturels sont difficiles à cerner. Le New Romantic est de ceux-là. On visualise  de Duran Duran et ses chemises à jabot, Adam Ant et ses peintures de guerre&#8230; mais encore ? Une vague impression de superficialité kitsch balayée avec délectation par les années 90 grunge ? Ce serait réducteur. Le New Romantic n&rsquo;était pas ni kitsch ni superficiel. Délibérément il a fait du vêtement, de la coiffure, des mélodies synthétiques un manifeste qui tranchait avec ce qui existait avant. C&rsquo;était une réponse — lucide, furieuse et flamboyante — à une Angleterre en train de se faire démolir méthodiquement. Ainsi le New Romantic a produit une des esthétiques les plus cohérentes, les plus influentes et les plus copiées de la seconde moitié du XXe siècle. Explications.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/Rm9drIwmmU4?si=3HjWsSC_6XEZwE-T" title="Adam &amp; The Ants - Antmusic" width="1080" height="810" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/Rm9drIwmmU4?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/Rm9drIwmmU4?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le punk est mort. Vive le New Romantic.</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre le New Romantic, il faut comprendre ce qu&rsquo;il n&rsquo;est pas — ou plutôt ce dont il est la suite directe. Le <a href="https://www.theartchemists.com/?s=punk">punk</a> britannique explose en 1976-1977. Les Sex Pistols, The Clash, Siouxsie and the Banshees, The Damned, tout ce petit monde dynamite les hiérarchies musicales, crache sur l&rsquo;establishment avec une précision chirurgicale. Et puis ça s&rsquo;essouffle. La bombe a explosé, laissant un gros cratère où germe une vie nouvelle. En 1978-1979, ce que Jon Savage a documenté dans <em>England&rsquo;s Dreaming</em> comme la phase post-punk voit émerger une question fondamentale dans les caves et les squats de Londres et Birmingham : maintenant qu&rsquo;on a tout cassé, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on fait ? La réponse punk originelle &#8211; rien &#8211; ne suffit plus. Il faut construire quelque chose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce quelque chose, une poignée de gamins décident que ce sera de la beauté. Pas la beauté classique, bourgeoise, celle qu&rsquo;on vous enseigne dans les musées et les salons. Une beauté fabriquée, excessive, agressive dans sa splendeur — une beauté qui hurle « je suis là, je compte, vous ne pouvez pas faire comme si je n&rsquo;existais pas ». Le mouvement qui va naître de cette impulsion s&rsquo;appellera New Romantic. Ce nom émerge progressivement d&rsquo;abord sous la houlette de Rusty Egan et Steve Strange à Londres, au sein du club The Rum Runner à Birmingham où les futurs membres de Duran Duran passent leurs nuits. Un article du journaliste musical Robert Elms publié dans <em>The Face</em> en 1980, officialise la chose.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/AR8D2yqgQ1U?si=H54Thl2dEVg2BZfA" title="Spandau Ballet - True (HD Remastered)" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/AR8D2yqgQ1U?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/AR8D2yqgQ1U?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le style vestimentaire : un collage délibéré et érudit</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le New Romantic a une esthétique immédiatement reconnaissable — et c&rsquo;est voulu. Dans un mouvement où l&rsquo;apparence est un acte politique, être reconnaissable, c&rsquo;est affirmer son existence. Les références visuelles sont un collage délibéré et érudit :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>l&rsquo;époque romantique du XIXe siècle, celle de Byron et Shelley — d&rsquo;où le nom — pour les cols en dentelle, les jabots, les redingotes ;</li>



<li>la période Régence et son goût pour l&rsquo;excès décoratif ;</li>



<li>la figure mélancolique et poudreuse du Pierrot ;</li>



<li>Bowie période Ziggy Stardust et Aladdin Sane.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Androgynie assumée, maquillage/armure, identité comme construction volontaire : les Blitz Kids fréquentent le Victoria and Albert Museum, feuilletent des livres d&rsquo;histoire du costume, scrutent les portraits de Reynolds et Gainsborough &#8230; et se demandent comment transposer tout ça en 1980 avec un budget anorexique et de vieilles machines à coudre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Résultat de l&rsquo;opération : des vêtements faits à la main, souvent à partir de matériaux récupérés — rideaux de velours transformés en manteaux, uniformes militaires de surplus décousus et recousus autrement, kilts portés avec des boots de moto, tutus superposés sur des pantalons de ville. Le maquillage est élaboré, jamais genré, les garçons se maquillent autant sinon plus que les filles. La coiffure est sculpturale,  crêpée, laquée, rasée sur les côtés, teinte en noir de jais ou en platine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ted Polhemus, dans <em>Street Style : From Sidewalk to Catwalk</em> a consacré au New Romantic plusieurs des analyses les plus précises qu&rsquo;on ait sur le phénomène. Il y pointe quelque chose d&rsquo;essentiel : contrairement au punk qui déconstruisait les vêtements existants en les lacérant et les épinglant, le New Romantic les reconstruisait. C&rsquo;est une différence philosophique fondamentale. L&rsquo;un détruisait. L&rsquo;autre créait. Même urgence, même colère de fond, geste inverse.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/2nXGPZaTKik?si=FAlsmsBPqMuNiO3X" title="Culture Club - Do You Really Want To Hurt Me" width="1080" height="810" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/2nXGPZaTKik?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/2nXGPZaTKik?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La bande-son : Kraftwerk passé à travers un miroir brisé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le New Romantic développe une sonorité aussi précise et précieuse que son esthétique visuelle. une esthétique mélodique biberonnée aux synthétiseurs disponibles en ce tournant des années 1980.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les influences sont documentées et assumées. Kraftwerk en tête — <em>Trans-Europe Express</em> (1977) et <em>The Man-Machine</em> (1978) sont des disques que tout le monde dans ce milieu connaît sur le bout des doigts. Mais l&rsquo;électronique polaire, mécanique, désincarnée des Allemands, le New Romantic va la réchauffer, la dramatiser, l&rsquo;envelopper dans des arrangements qui empruntent autant à la soul de Philly qu&rsquo;au cabaret de Weimar. Le cocktail engendre  une musique synthétique saturée d&rsquo;émotions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Gary Numan sort <em>The Pleasure Principle</em> en 1979 avec « Cars » comme single entre synthés omniprésents et esthétique androïde froide. C&rsquo;est le précurseur direct, la charnière entre le post-punk et ce qui va suivre. Visage sort « Fade to Grey » en 1980 : le titre commence par une voix en français — « nous ne sommes pas des héros » — et part dans une spirale de synthés qui ne ressemble à rien d&rsquo;autre. Spandau Ballet publie « Journeys to Glory » en 1981, Duran Duran sort son premier album la même année. En dix-huit mois, un son cohérent et reconnaissable s&rsquo;est installé dans les charts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Simon Reynolds, dans <em>Rip It Up and Start Again : Postpunk 1978-1984</em>, insiste sur un point que la vulgate historique omet souvent : ces musiciens étaient techniquement sérieux et formés. Ils comprenaient leurs machines, ils expérimentaient, ils n&rsquo;improvisaient pas l&rsquo;électronique, ils la maîtrisaient. Steve Strange avait une culture musicale pointue. Midge Ure, avant Visage et Ultravox, avait joué dans Thin Lizzy. Ces gens savaient ce qu&rsquo;ils faisaient.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/Im3JzxlatUs?si=nQqTSylPSJAeHEfx" title="Gary Numan - Cars HD" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/Im3JzxlatUs?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/Im3JzxlatUs?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les figures : qui a fait quoi, qui était qui</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le New Romantic n&rsquo;a pas de leader, de figure de proue. C&rsquo;est peut-être la raison de sa longévité. Il a des figures, des pôles, des artistes qui en incarnent des facettes différentes.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Steve Strange (1959-2015) en est l&rsquo;architecte social. C&rsquo;est lui qui, avec Rusty Egan, crée les soirées Bowie Night au Billy&rsquo;s puis au <a href="https://www.theartchemists.com/expo-blitz-design-museum/">Blitz</a>. C&rsquo;est lui qui tient le cloakroom, sélectionne ou refuse à la porte, définit par ce geste quotidien ce que le mouvement est et n&rsquo;est pas. Son groupe Visage produit quelques-uns des objets sonores les plus parfaits du genre — « Fade to Grey » reste inégalé. Il mourra d&rsquo;une crise cardiaque à cinquante-cinq ans, seul dans une chambre d&rsquo;hôtel en Égypte, après des années de galères et d&rsquo;addictions. Sa trajectoire est le revers du mythe glamour.</li>



<li>Boy George — George O&rsquo;Dowd — est la figure la plus médiatisée du mouvement, et de loin. Avec Culture Club, il porte le New Romantic dans les foyers du monde entier à partir de 1982. « Do You Really Want to Hurt Me », « Karma Chameleon » : des hits construits sur le malentendu calculé — une voix soul somptueuse, une androgynie totale, un discours sur l&rsquo;identité qui n&rsquo;a pas besoin de se formuler parce qu&rsquo;il est littéralement incarné. Son autobiographie <em>Take It Like a Man</em> demeure un des témoignages les plus honnêtes sur cette époque.</li>



<li>Duran Duran — Simon Le Bon, Nick Rhodes, John et Andy Taylor, Roger Taylor — sont le versant pop et commercial du mouvement, et ils l&rsquo;assument. Depuis le Rum Runner de Birmingham, pas Londres, ils vont s&#8217;emparer de cette esthétique, en saisir le potentiel visuel et produire des clips conçus comme des oeuvres d&rsquo;art à part entière. Précieuse anticipation alors que MTV émerge. <em>Rio</em> (1982) est un disque parfait. </li>



<li>Adam Ant — Stuart Goddard au civil — précède le mouvement, le traverse, le dépasse. Son passage du post-punk glam avec Adam and the Ants à l&rsquo;esthétique New Romantic tribale et guerrière — peintures de guerre, uniformes napoléoniens, rythmes Burundi superposés à des guitares punk — produit quelque chose d&rsquo;unique. Malcolm McLaren, qui avait géré les Sex Pistols, lui vole ses musiciens en 1980 pour former Bow Wow Wow et lui recommande en échange de lire quelques livres d&rsquo;ethnomusicologie. Adam Ant en tirera « Antmusic » (1980) et « Prince Charming » (1981) — deux des singles les plus fous de la décennie.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;autres figures moins connues ont autant compté : Leigh Bowery, dont les tenues au Taboo club de Londres dans les années 1985-1994 ont poussé l&rsquo;expérimentation corporelle et vestimentaire à des endroits que la mode mainstream n&rsquo;avait pas imaginés — il deviendra le modèle favori de Lucian Freud. Marilyn, dont l&rsquo;androgynie frontale a ouvert des voies que Boy George a ensuite rendues populaires. Philip Sallon, impresario et clubber qui a servi de point de connexion entre des mondes qui ne se parlaient pas.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/OeRfQ4L_vUU?si=_i3l7Km4FGtjWTpi" title="The Model -- Kraftwerk -- Female Android" width="1080" height="810" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/OeRfQ4L_vUU?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/OeRfQ4L_vUU?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>La mode : quand la rue a précédé les podiums</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le New Romantic est un des rares mouvements de rue qui a précédé la mode institutionnelle plutôt que de la suivre (mode institutionnelle qui s&rsquo;est ensuite jetée dessus avec une avidité qui en dit long sur la direction des influences).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://delphineneimon.com/vivienne-westwood-communication/">Vivienne Westwood</a> fait le lien entre les deux mondes. Elle avait habillé le punk depuis la boutique Sex sur King&rsquo;s Road avec Malcolm McLaren, les t-shirts déchirés et les épingles à nourrice. Quand le New Romantic émerge, elle pivote avec une fluidité qui n&rsquo;appartient qu&rsquo;aux grandes. Sa collection Pirate de l&rsquo;automne-hiver 1981 — le premier défilé hors de la Fashion Week officielle, dans une petite salle à Covent Garden — est directement nourrie par ce qu&rsquo;elle voit dans les clubs : les vêtements construits, les références historiques assumées, le refus de la mode consensuelle. Si elle n&rsquo;a pas inventé l&rsquo;esthétique New Romantic, elle l&rsquo;institutionnalise avec le génie qu&rsquo;i lui est propre.&rsquo;on lui connaît.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la même mouvance, des designers sortis du Royal College of Art et de Saint Martins commencent à attirer l&rsquo;attention : John Galliano diplômé de Saint Martins en 1984, développe une collection intitulée Les Incroyables, directement inspirée des dandys post-révolutionnaires français. Ce que la génération du Blitz portait dans les clubs du West End se retrouve sur les podiums trois ou quatre ans plus tard.</p>



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<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/Vbcxo4Q8ACU?si=GNbOHbmzi_sqhhyc" title="Visage - Mind Of A Toy (Video)" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/Vbcxo4Q8ACU?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/Vbcxo4Q8ACU?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>MTV et la mort du mouvement : quand le marché arrive</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La chaîne MTV voit le jour en août 1981. Tout bascule alors pour le New Romantic — pour le meilleur et pour le pire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mouvement était visuellement en avance sur l&rsquo;ensemble du monde musical. Une esthétique aussi travaillée, aussi cohérente, aussi immédiatement traduisible en images, c&rsquo;était exactement ce dont une chaîne qui ne diffuse que des clips avait besoin. Duran Duran, Culture Club, Spandau Ballet deviennent des stars mondiales en quelques mois. Le New Romantic traverse l&rsquo;Atlantique à la vitesse d&rsquo;un cheval au galop, initiant ce que la presse américaine baptisera la « Second British Invasion », après celle des Beatles et des Rolling Stones vingt ans plus tôt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malheureusement, cette mondialisation commerciale à marche forcée va diluer ce qui faisait la force du mouvement. Muée en produit exportable, l&rsquo;esthétique New Romantic perd sa charge politique. Les jabots et les synthés envahissent les publicités, les shows télévisés, les imitations pullulent expurgés de l&rsquo;intention d&rsquo;origine. Le trendy efface ce que des gamins avaient fabriqué à la main dans des squats de Pimlico pour survivre à Thatcher.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vers 1984-1985, le mouvement se fragmente. Certains basculent vers un funk électronique plus accessible — Duran Duran, Wham!. D&rsquo;autres vont vers une électronique plus sombre qui préfigure l&rsquo;industrial et le goth — Soft Cell, The The, certains titres de Siouxsie. D&rsquo;autres encore disparaissent. Prophétique, le Blitz ferme ses portes dès 1980, annonçant la fin du cycle.</p>



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<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/8NF6Qa84mno?si=c0EKKWmcSj7DU6nw" title="Duran Duran - Planet Earth (Official Music Video)" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/8NF6Qa84mno?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/8NF6Qa84mno?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;héritage : ce qu&rsquo;on n&rsquo;a pas fini de lui devoir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quarante ans après, l&rsquo;héritage du New Romantic est pourtant partout, sans que personne le sache. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La reconnaissance de l&rsquo;identité gender fluid dans la mode et la culture pop mainstream — de Bowie à Prince en passant par Harry Styles, Lil Nas X ou Billy Porter — doit beaucoup à ces kids qui se maquillaient dans des clubs de Soho en 1980, quitte à se faire traiter de tous les noms. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;idée que le clip est une oeuvre artistique à part entière est en grande partie liée à l&rsquo;esthétique New Romantic. Les réalisateurs de l&rsquo;époque, Russell Mulcahy ou David Mallet ont constitué un vocabulaire visuel — surexposition, théâtralité, décors non réalistes, qui va servir de fondation pour ce genre de contenu</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus que tout, le New romnatic a démontré que la créativité n&rsquo;a pas besoin de moyens pour être radicale. Des gosses sans argent coincés dans une Angleterre en récession ont su façonner une esthétique qui va influencer la mode, la musique, la culture visuelle mondiale pendant des décennies. Coudre sa veste à la main un samedi soir pour aller frimer dans un club est un acte politique autant qu&rsquo;un acte artistique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/vUqv1FhwNeg?si=xswD8V-7rKzP95vl" title="THE NEW ROMANTIC / BLITZ CLUB - DO NOT ENTER IF YOUR ORDINARY" width="1080" height="810" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/vUqv1FhwNeg?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/vUqv1FhwNeg?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est peut-être ça, la leçon la plus dure à avaler pour ceux qui réduisent le New Romantic à des coiffures improbables et des synthés datés. Ce mouvement a prouvé que l&rsquo;époque la plus hostile est parfois celle qui produit la culture la plus vivante. Thatcher voulait une Angleterre grise et productive. Elle a eu « Fade to Grey » et les jabots de Spandau Ballet. Ce n&rsquo;est que justice.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color wp-block-paragraph" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>Musée de l&#8217;Armée : les Invalides à la croisée des épées</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/musee-armee-invalides/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Nov 2024 16:04:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;univers des chevaliers vous fascine ? Alors direction Paris pour une escale grandiose au Musée de l&#8217;Armée. Niché dans l’iconique Hôtel des Invalides, le passé martial de la France s’y étale dans toute sa splendeur, des premiers chevaliers aux généraux napoléoniens. Un sanctuaire de l’histoire militaire Rappelons que l’Hôtel des Invalides est un lieu chargé [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;univers des <a href="https://www.theartchemists.com/?s=chevalier">chevaliers</a> vous fascine ? Alors direction Paris pour une escale grandiose au Musée de l&rsquo;Armée. Niché dans l’iconique Hôtel des Invalides, le passé martial de la France s’y étale dans toute sa splendeur, des premiers chevaliers aux généraux napoléoniens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un sanctuaire de l’histoire militaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelons que l’Hôtel des Invalides est un lieu chargé d’histoire. Construit sous Louis XIV pour recueillir les soldats blessés et vieillissants, il abrite aujourd’hui plusieurs musées et collections exceptionnelles, dont le Musée des Armées, véritable coffre au trésor des arts et techniques de la guerre. Mais attention, ici, pas de glorification aveugle : on explore les codes, les évolutions, et surtout l’humanité derrière les armes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour rester dans le thème des chevaliers, cap sur la galerie des armures anciennes. Une collection phénoménale, où les harnois étincelants semblent tout droit sortis d’une épopée médiévale. Ces armures racontent bien plus que des batailles : elles dévoilent les avancées technologiques, les enjeux de pouvoir et même la mode de l’époque. Car les chevaliers avaient aussi leur sens du style.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La chevalerie à travers les siècles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui frappe, c’est la filiation entre les chevaliers et les figures militaires ultérieures. Le code d’honneur, la discipline, l’art du combat : tout cela s’est métamorphosé, mais reste profondément ancré dans l’identité militaire. La visite nous transporte à travers les siècles, montrant comment la noblesse de la chevalerie a influencé les soldats des temps modernes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre les armes, les armures, les peintures monumentales et les reconstitutions, le Musée des Armées offre une immersion totale. Mention spéciale aux spectacles audiovisuels et parcours interactifs, qui donnent vie à des siècles d’histoire. Et puis, comment ne pas évoquer la majesté de la coupole dorée des Invalides, qui ajoute un supplément d’âme à l’expérience ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour en savoir plus et préparer votre visite, consultez <a href="https://www.musee-armee.fr/accueil.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le site du musée de l&rsquo;Armée</a>.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>La Vie parisienne : quand Offenbach fait péter le champagne, le cancan &#8230; et la satire !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/vie-parisienne-offenbach/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Sep 2024 10:51:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que Dauphine vient de boucler son article sur 24 heures dans la vie d&#8217;un restaurant dans le sillage de celui consacré à l&#8217;expo La Naissance des Grands Magasins (ouais, on aime bien les enchaînements d&#8217;articles en mode « Ma vie de rédacteur est une incroyable aventure intellectuelle »), je ne résiste pas à la tentation de [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-la-vie-parisienne.jpg" alt="" class="wp-image-37311" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-la-vie-parisienne.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-la-vie-parisienne-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-la-vie-parisienne-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que Dauphine vient de boucler son article sur <em><a href="https://www.theartchemists.com/livre-restaurant-paris-1867/">24 heures dans la vie d&rsquo;un restaurant</a></em> dans le sillage de celui consacré à l&rsquo;expo<em> <a href="https://www.theartchemists.com/exposition-naissance-grands-magasins/">La Naissance des Grands Magasins</a></em> (ouais, on aime bien les enchaînements d&rsquo;articles en mode « Ma vie de rédacteur est une incroyable aventure intellectuelle »), je ne résiste pas à la tentation de rebondir sur le sujet en évoquant une œuvre que je considère comme un des ancêtres du rock spirit. J&rsquo;ai nommé <em>La vie parisienne</em> d&rsquo;Offenbach. Ouais, je sais, l&rsquo;opérette, c&rsquo;est pas exactement le pogo dans une salle pleine à craquer, mais t’inquiète, lecteur, même si il n&rsquo;y a pas de gratte électrique dans la partition d&rsquo;Offenbach, ça bouge quand même bien. Et surtout, ça grince des dents tout en nous faisant hurler de rire.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/x-NgajNxtiw?si=D2NnHvO9bWJq0SNF" title="LA VIE PARISIENNE, OFFENBACH, LAURENT PELLY" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/x-NgajNxtiw?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/x-NgajNxtiw?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>S</strong>atire, clin d’œil, foutage de gueule</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Posons le cadre, pour celles/ceux qui sont un peu à la ramasse question opérette. 1866, Paris, Second Empire : c’est là qu’<a href="https://www.theartchemists.com/?s=offenbach">Offenbach</a>, maestro frénétiquement créatif et adepte de l&rsquo;humour musical, balance <em>La Vie parisienne</em> sur scène. Dressons le tableau : robes du soir à crinoline, lustres en cristal, beaux messieurs en haut de forme qui sirotent du champagne en matant les petites femmes de Paris jouer de l’éventail et danser le cancan. Derrière tout ça, c’est du pur Offenbach : satire, clin d’œil, foutage de gueule.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le compositeur de <em><a href="https://www.theartchemists.com/?s=la+belle+h%C3%A9l%C3%A8ne">La Belle Hélène</a></em> s&rsquo;amuse de la haute société parisienne et de ses travers. Et ça marche, parce que sous Napoléon III, Paris, c’est la capitale des plaisirs, des fêtes non-stop, des touristes qui en veulent toujours plus : « je vais m&rsquo;en fourrer jusque, jusque jusque là » comme l&rsquo;affirme très justement un baron suédois en goguette dans les rues huppées de la capitale. Chic en apparence, mais au bout du compte il s&rsquo;agit de s&rsquo;envoyer en l&rsquo;air par tous les moyens possibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Amour et fun</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Offenbach n’est pas du genre à faire dans la dentelle. Déjà, il avait cartonné avec <em>Orphée aux Enfers</em> – où il tourne la mythologie en ridicule. Avec <em>La Vie parisienne</em>, il immerge le spectateur en apnée dans la Ville Lumière, où bourgeois, aristos et riches touristes étrangers se font rouler dans la farine avec jubilation (dixit l&rsquo;air du Brésilien, voleur venu se faire voler). Et pour pondre ce petit bijou, Jacques le Bondissant s&rsquo;entoure de Meilhac et Halévy, ses complices en écriture, qui maîtrisent l&rsquo;art du livret comme Noel Gallagher la guitare saturée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Premier show en 1866, devant un public du Théâtre du Palais-Royal qui en redemande, charmé par ce vaudeville aux allures de course-poursuite amoureuse : Raoul de Gardefeu, jeune noble désœuvré bien décidé à se remettre de sa séparation avec la demi-mondaine Métella, passe toute la pièce à tenter de séduire une belle Suédoise, la baronne de Gondremark. Un fil directeur qui permet de découvrir les fastes et les coulisses d&rsquo;une vie parisienne trépidante. Quiproquos, déguisements, embrouilles, grands seigneurs et domestiques s&rsquo;y mêlent : Gabrielle, la gantière, Bobinet, le pote de Raoul, tout ce petit monde est en quête d&rsquo;amour facile et de fun.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/1I8QsyYBvPA?si=d-d9S2w-WAHQgoge" title="La Vie parisienne, Offenbach - Christian Lacroix - Teaser 2" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/1I8QsyYBvPA?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/1I8QsyYBvPA?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une partition qui décolle !</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Musicalement, Offenbach ne fait pas les choses à moitié. L&rsquo;opéra bouffe, c&rsquo;est son rayon. Léger, vif, il nous hameçonne l&rsquo;oreille dès les premières notes, multipliant les morceaux de bravoure construits avec finesse et qui exigent une technicité de chant rare, un sens inné du rythme, une diction sans faille : rondo du Brésilien, «&nbsp;Vous souvient-il, ma belle&nbsp;», « je suis veuve d&rsquo;un colonel », «&nbsp;Tout tourne, tout danse&nbsp;», galop final «&nbsp;Feu partout, lâchez tout&nbsp;». Solos, duos, trios, chœurs et ensembles constituent une vraie fête qui explose en tête, enchantent le tympan, ravit le métabolisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cadence, dynamique, Offenbach tisse un flow identifiable entre tous, une frénésie mélodique qui évoque le délire des grandes messes rock mémorables type Wembley et autres concerts mythiques. La structure de la partition mêle esprit de l&rsquo;opéra bouffe, où tout est prétexte à la dérision, chants d&rsquo;amour romantiques et passages dignes d&rsquo;une revue de cabaret. En résumé, cette opérette est une véritable carte postale vivante, une synthèse musicale pétillante où se croisent des émotions multiples sur fond de plaquette publicitaire vantant les plaisirs de la capitale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du pur punk avant l&rsquo;heure</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Haussmann vient alors de redessiner la ville, les boulevards sont bondés de promeneurs, les cafés, restaurants, théâtres bourrés de monde. Hôtels de luxe et grands magasins regorgent de riches étrangers venus claquer leur thune, savourer à 1000 % les joies déversées par cette corne d&rsquo;abondance. Les touristes affluent, les bourgeois paradent, chacun essaie de jouer son rôle dans cette grande comédie urbaine. Offenbach capte cet esprit et l’injecte dans son œuvre : les soirées interminables, les flirts légers, les arnaques cocasses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une pub géante pour la ville que tisse le compositeur, mais avec ce petit côté grinçant, ce clin d’œil qui te dit « Paris, c’est beau, mais fais gaffe, tout ici n&rsquo;est que façade et leurre, on peut vite s&rsquo;y perdre, y laisser sa fortune, sa réputation, son âme ». Exactement ce qu&rsquo;on retrouve dans le célèbre <em><a href="https://www.theartchemists.com/serie-nana-1981-suicide-collectif-par-jouissance-interposee/">Nana</a></em> de Zola, le tragique en moins. C&rsquo;est le côté un brin anar d&rsquo;Offenbach qui ressort ici, son esprit provo, sa parfaite connaissance de la psyché de ses contemporains. <em>La Vie parisienne</em>, c’est du pur punk avant l’heure, un formidable coup de pied dans les conventions avec un éclat de rire de gamin malicieux.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/Ub3pJftUZaE?si=tkue1vrHUSaEdMoc" title="Offenbach : &quot;La Vie parisienne&quot;" width="1080" height="810" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/Ub3pJftUZaE?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/Ub3pJftUZaE?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le trublion du répertoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Côté scène, c’est du lourd depuis le début. La première version en 1866 a mis tout le monde d’accord ; depuis, <em>La Vie parisienne</em> n’a jamais quitté le répertoire, s&rsquo;érigeant en trublion qui s&rsquo;infiltre dans toutes les salles, inspire pour tout metteur en scène en quête de challenge. Parmi les lectures à retenir, notons :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la <strong>version Renaud Barrault</strong> en 1967 avec un casting devenu légendaire, j&rsquo;ai nommé : Suzy Delair (peut-être une des meilleures Mettela de l&rsquo;histoire de l&rsquo;opéra), Denise Benoit, Simone Valère, Madeleine Renaud, Pierre Bertin, Jean Desailly, Jean Parédès (qui interprète plusieurs petits rôles), Jean-Pierre Granval, Jean-Louis Barrault, Georges Cusin, Régis Outin. Jean-Louis Barrault parle alors de « Rock and Roll Napoléon III », c&rsquo;est dire !</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>la <strong>version télévisée signée Christian-Jaque</strong> en 1977, particulièrement attachante et pleine de peps, avec Jean-Pierre Darras, evelyne Buylle, Bernard alane, Jacques Legras, Dany Saval et consort.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>la <strong>version Daniel Mesguich</strong> à la Comédie française 1997 avec Bérengère Dautun, Thierry Hancisse, Catherine Salviat, Christian Blanc entre autres (et un passage absolument hilarant sur les ateliers Brecht en chaussettes).</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>la <strong>version Jérôme Savary</strong> à l&rsquo;Opéra comique en 2002, pétillante et complètement déjantée comme seul Savary est capable.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>la <strong>version Laurent Pelly</strong> qui joue la carte du décalage historique en propulsant l&rsquo;intrigue dans le Paris d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>la <strong>version Christian Lacroix</strong>, pas forcément ma préférée mais notable pour ses costumes, son côté foutraque.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/MLOABu2JDQ8?si=sYVHsf9gZrFSHtHE" title="Jacques Offenbach – La Vie parisienne (Christian Lacroix / Bru Zane France)" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/MLOABu2JDQ8?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/MLOABu2JDQ8?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Approches traditionnelles en costumes et décours d&rsquo;époque ou visions plus modernes et dans le vent, la mise en scène de <em>La Vie parisienne</em> jongle sur la décomplexion, le clownesque, l&rsquo;ironie&#8230; sans oublier la danse, l&rsquo;incontournable cancan, le galop final qui demande une chorégraphie étudiée. Enjeu : ne jamais tomber ni dans le vulgaire ni dans le grotesque, tout en conservant l’énergie toute particulière de cette oeuvre sans précédent, qui un siècle et demi après sa création, demeure d&rsquo;une actualité impressionnante. Bref, un vrai classique à (re)découvrir avec l’oreille et les yeux bien ouverts.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>24 heures dans la vie d&#8217;un restaurant &#8211; Paris 1867 : la gastronomie comme miroir d&#8217;une société</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/livre-restaurant-paris-1867/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Sep 2024 11:14:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lifestyle]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37298</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il y a peu, nous visitions l&#8217;exposition La naissance des grands magasins au MAD : une plongée passionnante dans un Paris haussmannien revisité de fond en comble à l&#8217;heure des grandes avancées de la révolution industrielle propulsée par le Second Empire. Comme son titre l&#8217;indique, le livre 24 heures dans la vie d&#8217;un restaurant &#8211; [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/livre-restaurant-paris-1867/">24 heures dans la vie d&rsquo;un restaurant &#8211; Paris 1867 : la gastronomie comme miroir d&rsquo;une société</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="395" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-24-heures-dans-la-vie-dun-restaurant.jpg" alt="" class="wp-image-37299" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-24-heures-dans-la-vie-dun-restaurant.jpg 395w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-24-heures-dans-la-vie-dun-restaurant-190x288.jpg 190w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-24-heures-dans-la-vie-dun-restaurant-325x494.jpg 325w" sizes="(max-width: 395px) 100vw, 395px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a peu, nous visitions l&rsquo;exposition <em><a href="https://www.theartchemists.com/exposition-naissance-grands-magasins/">La naissance des grands magasins</a></em> au MAD : une plongée passionnante dans un Paris haussmannien revisité de fond en comble à l&rsquo;heure des grandes avancées de la révolution industrielle propulsée par le Second Empire. Comme son titre l&rsquo;indique, le livre <em>24 heures dans la vie d&rsquo;un restaurant &#8211; Paris 1867</em> aborde cette même période de mutation, mais du point de vue gastronomique. Une approche passionnante et étonnante !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Halles et soupers mondains</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Docteur, enseignant et chercheur en Histoire contemporaine, <a href="https://x.com/davidmichon1?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">David Michon</a> a choisi comme domaine d&rsquo;investigation la problématique de l&rsquo;alimentation et de la gastronomie à l&rsquo;ère moderne. C&rsquo;est donc tout naturellement qu&rsquo;il s&rsquo;intéresse à l&rsquo;émergence des restaurants dans la Ville-Lumière à l&rsquo;heure où Napoléon III en fait une capitale monde concentrant tous les regards, attirant toutes les attentions, s&rsquo;érigeant en cité modèle en matière de progrès technologique et marketing.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour mettre en exergue ces avancées, Michon relate le quotidien d&rsquo;un établissement fictif, Chez Gustave. Depuis le petit matin et la visite des Halles où acheter les denrées nécessaires jusqu&rsquo;aux heures avancées de la nuit, quand les soupers mondains se succèdent dans l&rsquo;intimité des cabinets particuliers, l&rsquo;auteur évoque le quotidien de ces restaurants qui participent du succès parisien, métropole de tous les plaisirs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une agora inédite</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comment fonctionne un restaurant à l&rsquo;époque ? En quoi est-il le miroir d&rsquo;une société française en pleine métamorphose ? De quelle manière l&rsquo;évolution du régime alimentaire se reflète-t-il dans la création de menus inédits et particulièrement succulents ? Car le restaurant n&rsquo;est pas seulement un endroit où l&rsquo;on vient manger, savourer des recettes succulentes, des plats raffinés ; c&rsquo;est aussi un espace d&rsquo;échanges et de négociations, un lieu où on discute, on s&rsquo;affiche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains y affirment leur pouvoir, leur réussite. D&rsquo;autres y affichent leur révolte, leur contestation. Le restaurant du Second Empire constitue une agora inédite ainsi qu&rsquo;un business en pleine expansion, dont les métiers, les usages, la stratégie de vente se constituent alors, en parallèle de l&rsquo;essor de l&rsquo;industrie du luxe. Avec précision mais sans jamais nous lasser, David Michon dévoile les dessous de cet univers qui adopte alors de nouveaux process, met en avant des manières de faire aujourd&rsquo;hui toujours d&rsquo;actualité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://www.puf.com/24-heures-de-la-vie-dun-restaurant">24 heures dans la vie d&rsquo;un restaurant &#8211; Paris 1867</a></em> est une manière ô combien efficace de comprendre la logique présente de la gastronomie en scrutant avec attention ses racines, son émergence dans un siècle qui a posé le socle de notre monde actuel.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color wp-block-paragraph" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>« La Vierge Folle » &#038; « 59, passage Sainte-Anne » : meurtres dans les bas-fonds du Second Empire</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/polars-frederique-volot/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Nov 2023 17:35:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd’hui, c’est dans les bas-fonds du Paris haussmannien que nous nous glissons, à la suite du bel Achille Bonnefond, le héros de La Vierge Folle et 59, passage Sainte-Anne. La romancière Frédérique Volot signe ici deux polars historiques singuliers de par leur thématique et leur style. Achille Bonnefond vs Le Mal 1861 : Le Second [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, c’est dans les bas-fonds du Paris haussmannien que nous nous glissons, à la suite du bel Achille Bonnefond, le héros de <em>La Vierge Folle</em> et <em>59, passage Sainte-Anne</em>. La romancière <a href="https://fredvolot.wixsite.com/fred-volot/livres" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Frédérique Volot</a> signe ici deux polars historiques singuliers de par leur thématique et leur style.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Achille Bonnefond vs Le Mal</h2>



<p class="wp-block-paragraph">1861 : Le Second Empire triomphe, avec comme avant-garde du pouvoir Paris, la ville lumière, totalement repensée par le baron Haussmann sous la houlette d’un Napoléon III résolument progressiste. En résulte une bien belle vitrine qui attire les curieux des quatre coins du monde. Mais quand on s’éloigne des belles avenues, des grands magasins et des théâtres à la mode, l’ambiance s’avère beaucoup plus sombre et délétère. La misère rôde, autant que le crime.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour combattre le Mal et traquer les criminels qui pullulent, le pouvoir impérial a sa police bien sûr, mais parfois cela ne suffit pas. C’est alors qu’intervient Achille Bonnefond. Adepte du célèbre Vidocq, le détective privé allie intelligence et originalité pour enquêter sur les cas les plus retors. Une femme rousse au visage et au corps ravagé par le vitriol, le suicide d’une comédienne qui n’en est peut-être pas un, Bonnefond n’a pas son pareil pour démêler les pires intrigues.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Arsouilles et spirites</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quitte à infiltrer les pires milieux, les sociétés les plus hostiles. Dans <em>La Vierge folle</em>, il se grime en arsouille pour pénétrer le monde très fermé et très dangereux des chiffonniers ; dans <em>59, passage Sainte-Anne</em>, il côtoie Alan Kardec et le cercle très fermé du spiritisme. À chaque fois, il joue les caméléons, cherchant à comprendre, analysant sans juger, en quête d’une justice dont son temps semble pourtant si dépourvu. Il y a un peu de Zola, des Goncourt, de Maupassant dans cette approche, quelque chose des <em>Mystères de Paris</em> d’Eugène Sue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Confronté à l’horreur (les criminels qu’il poursuit sont franchement répugnants), Achille Bonnefond, s’il est parfois téméraire au point de risquer sa sécurité, n’en demeure pas moins rigoureux et précis, sans jamais perdre son humanité. Sa route croise celle de miséreux, de marginaux, chanteuses de cabaret, mendiants, petits voleurs, chiens abandonnés, toute une galerie de profils assez étonnants dont certains vont devenir des proches de l’enquêteur, composant ainsi une famille attachante, rassurante, car équilibrée.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-group has-blush-light-purple-gradient-background has-background is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire également </strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">Mystère et poésie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un ressort classique du polar ? Certes, mais ici très efficace face à l’extrême dureté de la période (il y a quelque chose dans ces lignes de l’extrême rudesse, de la noirceur décrites dans la série <em><a href="https://www.theartchemists.com/paris-police-1900-braquo-art-nouille/">Paris Police 1901</a></em>). Si elle ne nous fait grâce d’aucun détail sordide, Frédérique Volot se singularise en mêlant au mystère une certaine poésie, dans la cadence des phrases, les mots choisis, les pensées d’un héros qui, en dépit de son côté séducteur, souvent doute de lui-même et du monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pudique, l’écriture de Frédérique Volot, les énigmes qu’elle façonne jouent d’une certaine forme de retenue qui n&rsquo;est pas commune dans l&rsquo;univers de la littérature policière. Le tout dégage une ambiance très particulière, indéfinissable, où l’atroce et la quiétude se mêlent étrangement. On en ressort comme hébété, pris à la gorge, et en maque. À quand un prochain épisode des aventures du bel Achille et de sa smala ? Bientôt, espérons-le, car il y a beaucoup encore à découvrir dans son sillage.</p>





<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Reconstitution historique à Loigny-La-Bataille : quand les passionnés revivent l’Histoire</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/reconstitution-historique-loigny-bataille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Sep 2023 09:21:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Journées Européennes du Patrimoine 2023 : petit baluchon sur l’épaule, appareil photo en bandoulière, nous partons en goguette du côté de Châteaudun, histoire de parcourir le superbe château que Jehan Dunoy, compagnon d’arme d’une certaine Jeanne d’Arc, a eu l’heur d’y bâtir dans l’esprit le plus gothique qui soit. Cela fait, repli sur Loigny-La-Bataille, et retour [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/09/the-artchemists-reconstitution-historique-loigny-bataille.jpg" alt="" class="wp-image-36357" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/09/the-artchemists-reconstitution-historique-loigny-bataille.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/09/the-artchemists-reconstitution-historique-loigny-bataille-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/09/the-artchemists-reconstitution-historique-loigny-bataille-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://journeesdupatrimoine.culture.gouv.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Journées Européennes du Patrimoine 2023</a> : petit baluchon sur l’épaule, appareil photo en bandoulière, nous partons en goguette du côté de Châteaudun, histoire de parcourir le superbe château que Jehan Dunoy, compagnon d’arme d’une certaine Jeanne d’Arc, a eu l’heur d’y bâtir dans l’esprit le plus gothique qui soit. Cela fait, repli sur Loigny-La-Bataille, et retour au <a href="https://www.theartchemists.com/musee-guerre-1870/">Musée de la Guerre 1870</a>. Pour y assister à une reconstitution historique. Et y rencontrer de véritables passionnés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un hommage aux disparus</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des passionnés en costume, en uniforme plus exactement. Et en l’état, il y a de quoi faire vu le désordre qui régnait dans l’armée de Napoléon III. Les bataillons y pullulaient ainsi que les différents corps, depuis les commandos d’élite des zouaves («<em> l’équivalent du GIGN</em> » nous explique un participant) jusqu’au contingent des Gardes-Françaises. Tous furent mobilisés pour combattre l’invasion prussienne, tous y laissèrent de trop nombreuses plumes, malgré leur courage et leur pugnacité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette reconstitution in situ (rappelons-le, les affrontements dans Loigny-La-Bataille et alentours durent féroces et meurtriers) est donc une forme d’hommage, une manière de se souvenir des disparus. Et de partager ce souvenir avec Monsieur et Madame Tout-Le-Monde. Un souvenir qui n’a rien de vague. Président de l’association <a href="https://www.arquebusiersdelest.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les Arquebusiers de l’Est</a>, Monsieur Denis Taciak se fait une joie de nous raconter. Avec précision, avec conviction, avec émotion et fierté.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Passion et précision</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sanglé dans son uniforme de zouave pontifical, il porte beau la moustache et la barbichette, comme les militaires de l’époque. Son costume, il l’a cousu de toutes pièces, avec autant de passion que de précision. Idem pour la bannière «&nbsp;Coeur de Jésus&nbsp;» qu’il a brodée de ses mains, allant jusqu’à choisir de la soie et du velours pour respecter les textures de la bannière d’origine. Il n’est pas le seul à s’adonner à ce patient travail de costumier-archéologue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autour de lui, tous ont mis la main à la pâte, en s’appuyant sur les photographies et les gravures d’époque, les livres et les archives pour fabriquer leurs propres uniformes. Et les agrémenter de pièces de collection, casques, ceinturons, médailles et armes. Armes qu’ils manient avec précaution et savoir-faire, ce qui nous donne immédiatement une idée de la violence des combats et de leur caractère assourdissant : les soldats savaient que le tir était effectué non au son mais « <em>en voyant le filet de fumée s’échappant du canon </em>».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Transmettre la mémoire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le canon justement&nbsp;: l’association en possède un (une magnifique «&nbsp;pièce De 4 Modèle 1858 De La Hitte&nbsp;» encore en état) mais il n’a pu arriver jusque-là, problème de logistique. L’ensemble est néanmoins passionnant à découvrir, tentes, paquetages, bottes, sabres&nbsp;: un bivouac complet et fonctionnel, tous ont dormi là, à la belle étoile, la nuit précédente. Les explications, les démonstrations sont aussi captivantes, depuis les arcanes de l’uniformologie jusqu’au quotidien des troupes en passant par la stratégie militaire pour ouvrir sur le Second Empire en général, et aborder le règne de Napoléon III sous un jour moins critique, plus objectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais pourquoi&nbsp;? Pourquoi venir s’enterrer un week-end dans la campagne beauceronne, en costume et en mode camp militaire 1870&nbsp;? Par passion mais encore&nbsp;? L’une est étudiante en histoire, l’autre avait un aïeul officier durant cette période, le troisième adore les armes, le quatrième a été initié par son père. Tous veulent transmettre cette mémoire, pour qu’on n’oublie pas, pour éviter de refaire les mêmes erreurs. Quitte à sillonner toute la France et au-delà, pour participer aux commémorations ou porter la bonne parole historique devant des élèves pas forcément attirés par la chose. Mais qui se retrouvent fascinés au bout de quinze minutes. «&nbsp;<em>Et si derrière, un seul de ces gamins ouvre un livre pour en savoir plus, alors on a tout gagné&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">1000 mercis et plus encore à Mr Denis Taciak qui nous a accueillis avec beaucoup de gentillesse, a pris du temps pour nous expliquer, nous guider, partager avec nous. Un moment humain particulièrement enrichissant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et plus si affinités</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour en savoir plus sur Loingy-La-Bataille, consultez <a href="https://www.museedelaguerre1870.fr/fr/accueil/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le site du musée de la Guerre 1870</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour découvrir l’action des Arquebusiers de l’Est, visitez <a href="https://www.arquebusiersdelest.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le site de l’association</a>.</p>
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		<title>Musée de la guerre 1870 : comprendre la racine du Mal</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/musee-guerre-1870/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Sep 2023 10:47:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Loigny-La-Bataille : un petit village perdu dans les bois et les champs, entre Chartres et Orléans. Quelques maisons, des fermes, une église : un endroit tranquille. Mais on ne s’appelle pas Loigny-la-Bataille par hasard. Début décembre 1870, cette campagne était bien moins paisible : Français et Prussiens s’y affrontaient violemment. Un combat atroce dont un petit musée conserve [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/09/Devenez-un-pro-du-design-en-quel48.jpg" alt="" class="wp-image-36327" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/09/Devenez-un-pro-du-design-en-quel48.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/09/Devenez-un-pro-du-design-en-quel48-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/09/Devenez-un-pro-du-design-en-quel48-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Loigny-La-Bataille : un petit village perdu dans les bois et les champs, entre Chartres et Orléans. Quelques maisons, des fermes, une église : un endroit tranquille. Mais on ne s’appelle pas <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Loigny-la-Bataille" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Loigny-la-Bataille</a> par hasard. Début décembre 1870, cette campagne était bien moins paisible : Français et Prussiens s’y affrontaient violemment. Un combat atroce dont un petit musée conserve précieusement la mémoire : <a href="https://www.museedelaguerre1870.fr/fr/accueil/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le Musée de la guerre 1870.</a></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://www.youtube.com/watch?v=HTQawsUiYcY" title="Souvenirs du Musée de la Guerre 1870" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/HTQawsUiYcY?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/HTQawsUiYcY?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une synthèse de la guerre de 1870</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Niché au pied de l’église, l’édifice a l’air d’une école communale. Mais dans ses salles, c’est la barbarie qui se déchaîne. Les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Loigny" target="_blank" rel="noreferrer noopener">combats</a> furent impitoyables, partout dans le bourg, dans les bois avoisinants. Jusque dans le cimetière. Une synthèse pathétique de cette guerre éclair avant l’heure qui signa en une semaine la chute du Second Empire, la consécration de l&rsquo;Empire allemand voulu par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Otto_von_Bismarck" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bismarck</a>. Et posa en germe les deux guerres mondiales à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ces salles d’exposition remarquablement agencées, armes, uniformes, objets jouxtent documents, photographies, peintures et cartes. L’ensemble donne à voir les différents temps de cette bataille héroïque, tout en réfléchissant sur le conflit en lui-même et le mythe qu’il alimenta par la suite. La Débâcle de 1870 laissa une plaie vive dans les mémoires, exacerbant le patriotisme et l’esprit de revanche. Pourtant, dans la crypte de l’église de Loigny, partout autour de la petite bourgade, les tombes rappellent que ceux qui tombèrent étaient avant des êtres humains.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Interactif mais humain</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Parler de la guerre pour construire la paix : c’est un peu le but de ce musée qui pourrait servir d’anti-chambre à <a href="https://www.theartchemists.com/musee-grande-guerre-meaux/">celui de la Grande Guerre à Meaux</a>. Et dans sa conception et dans son équipement. Interactif, remarquablement scénographié, l’établissement invite même à parcourir la campagne alentour, tablette en main, pour se replonger dans la réalité sanglante de ces accrochages d’une rare agressivité. Animations, numérisations d’un côté, présence humaine de l’autre : régulièrement, des passionnés animent ces couloirs, habillés en tenues d’époque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ainsi qu’en arrivant, nous avons trouvé dans la cour du musée, devisant tranquillement en réajustant leurs uniformes, un capitaine et un colonel, moustache frisée, barbichette à la Napoléon III et sabre à la main. L’effet est d’autant plus impressionnant qu’on comprend en les observant que leur vêture était tout sauf pratique : redingote trop lourde où le rouge et le blanc attirent l’œil comme une cible, une véritable éponge absorbant boue et pluie, fourragères entravant les mouvements, pantalons trop raides… Magnifique pour la parade, fatal sous la mitraille ennemie.</p>



<div class="wp-block-group has-blush-light-purple-gradient-background has-background is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p class="wp-block-paragraph">À lire également</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/documentaire-damnes-commune/">Les damnés de la Commune : un documentaire pour ressentir</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/serie-nana-1981-suicide-collectif-par-jouissance-interposee/">Nana 1981 : suicide collectif par jouissance interposée</a></li>
</ul>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Voilà le pouvoir de ce petit musée perdu dans la campagne&nbsp;: faire la jonction entre les dernières technologies et l’humain pour une expérience particulièrement poignante, dont on découvre l’apogée devant l’ossuaire où reposent les restes des combattants morts à Loigny-la-Bataille.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et plus si affinités</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour en savoir plus et préparer votre visite, consultez <a href="https://www.museedelaguerre1870.fr/fr/accueil/">le site du Musée de la guerre 1870</a>. Attention : le musée est ouvert du 5 mars au 5 novembre.</p>
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		<title>No Mafia Memorial : un musée pour transmettre l’histoire de la lutte contre la mafia</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/no-mafia-memorial/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Feb 2023 08:27:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=35750</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans le documentaire Corleone, le parrain des parrains, un proche du juge Falcone évoque la conviction du magistrat défunt&#160;: oui, un jour la Mafia disparaîtra… mais quand&#160;? La démarche du No Mafia Memorial confirme-t-il cette position&#160;? Il se pourrait bien que ce projet annonce un changement de fond. Comprendre la mafia pour mieux la combattre [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:0px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel23-3.jpg" alt="" class="wp-image-35751" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel23-3.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel23-3-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel23-3-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le documentaire <em>Corleone, le parrain des parrains, </em>un proche du juge Falcone évoque la conviction du magistrat défunt&nbsp;: oui, un jour la Mafia disparaîtra… mais quand&nbsp;? La démarche du <a href="https://www.nomafiamemorial.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">No Mafia Memorial</a> confirme-t-il cette position&nbsp;? Il se pourrait bien que ce projet annonce un changement de fond.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comprendre la mafia pour mieux la combattre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Installé à quelques encablures du port de Palerme, le No Mafia Memorial occupe les différents étages du palais Guli afin de nous raconter la lutte menée contre la mafia sicilienne. Archives photographiques, parcours multimédia, pour combattre cette hydre, il convient avant tout d’en saisir le fonctionnement et la très grande force d’adaptation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Émergence de la mafia, mafias rurale et urbaine, mafia entrepreneuriale, mafia financière, mafia et globalisation,&nbsp;tandis que le visiteur observe comment la mafia étend son pouvoir au fil des années et des progrès technologiques, il prend aussi conscience de la mise en place d’une réaction, puis d’une lutte contre cette invasion.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/OHx0L_WwSS8" title="No Mafia Memorial Emotion 3.0 Teaser" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/OHx0L_WwSS8?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/OHx0L_WwSS8?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Mission de mémoire et d’éducation</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le combat est complexe, délicat, les cercles de pouvoirs étant tous gangrenés. Comme le déclare très justement l’intellectuel Napoleone Colajanni, «&nbsp;<em>pour combattre et d</em><em>é</em><em>truire le royaume de la mafia, il est nécessaire que le gouvernement italien soit le roi de cette mafia&nbsp;!</em>&nbsp;». Nous sommes en 1900 et déjà, la prise de conscience est là, ainsi que le sentiment d’impunité. Sentiment d’impunité auquel répond une volonté de mettre à bas ce monstre qui n’en finit plus de muter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est justement le propos du Mémorial que de faire rempart au travers de plusieurs missions&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>préserver la mémoire des exactions commises par l’organisation mafieuse au fil du temps</li>



<li>transmettre ce savoir au public afin de le sensibiliser</li>



<li>favoriser l’éducation et la recherche sur ce phénomène afin de l’endiguer.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Se confronter à une réalité inacceptable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et rendre hommage aux trop nombreuses victimes. Le cœur du projet, le centre de documentation, a d’ailleurs été baptisé «&nbsp;Giuseppe Impastato&nbsp;», issu d’une famille mafieuse, qui a participé au combat contre la mafia et qui fut assassiné en 1978. Il faudra attendre les années 2010 pour que le mémorial voit enfin le jour, avec plusieurs expositions sur le commerce de la drogue, les primo mafieux, plusieurs expériences immersives visant à découvrir la mafia 3.0.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une bibliothèque, une unité de recherche, un pôle de formation, une librairie… Le site, très accueillant, est libre d’accès, magnifiquement aménagé et émouvant par les documents, les photographies, les archives qu’il dévoile. C’est l’endroit parfait pour mesurer l’impact fatal qu’a la mafia sur le commun des mortels, pour sortir du mythe, de la légende et se confronter à une réalité totalement inacceptable, car aussi violente qu’anti-démocratique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour en savoir plus sur Le No Mafia Mémorial, consultez <a href="https://www.nomafiamemorial.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le site du musée</a>.</p>
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		<title>Le diable sur la montagne – Hitler au Berghof 1922-1944 : histoire de la petite capitale du IIIe Reich</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/livre-diable-montagne-hitler/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Jan 2023 17:26:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=35483</guid>

					<description><![CDATA[<p>Bienvenue à Berchtesgaden, son air pur, sa montagne, ses forêts et son Berghof: quelques ruines que les touristes viennent visiter, avec parmi eux des nostalgiques du nazisme. De la villa de vacances du Führer, il ne reste rien, sinon quelques photos&#160;; et de ci de là, inscrits dans la structure d’hôtels et de bâtiments du [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image alignleft size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="317" height="494" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/01/71CYKoJILL1-317x494.jpg" alt="" class="wp-image-35484" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/01/71CYKoJILL1-317x494.jpg 317w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/01/71CYKoJILL1-185x288.jpg 185w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/01/71CYKoJILL1.jpg 385w" sizes="(max-width: 317px) 100vw, 317px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p><p></p><p></p><p></p><p></p><p></p><p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Bienvenue à Berchtesgaden, son air pur, sa montagne, ses forêts et son Berghof: quelques ruines que les touristes viennent visiter, avec parmi eux des nostalgiques du nazisme. De la villa de vacances du Führer, il ne reste rien, sinon quelques photos&nbsp;; et de ci de là, inscrits dans la structure d’hôtels et de bâtiments du coin, de rares vestiges de ce qui fut la petite capitale du IIIe Reich. C’est cet univers qu’explore Thierry Lentz avec le livre <em>Le diable sur la montagne – Hitler au Berghof 1922-1944</em>.</span></p>



<h2 class="has-text-align-left wp-block-heading">Un pilier du pouvoir</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Très tôt, bien avant son ascension au sommet du pouvoir, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=hitler" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Hitler</a> vient se ressourcer à Obersalzberg, dans cette partie des Alpes bavaroises qu’il aime tant. D’abord lieu de villégiature, le chalet où il séjourne va devenir une résidence secondaire, puis un pilier essentiel du pouvoir, un symbole. C’est là que le dictateur termine la rédaction du second volet de <em><a href="https://www.theartchemists.com/?s=mein+kampf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mein Kampf</a></em>, c’est là que vit Eva Braun, c’est là que les pontes du régime nazi se donnent rendez-vous. Tandis que la bâtisse se modernise au fil des aménagements, être invité au Berghof devient un signe de distinction.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un peu à la manière des monarques du temps jadis, Hitler y instaure une cour composée de ses fidèles les plus proches, il y reçoit les ambassadeurs, il y négocie les traités. Et il y forge son image. Les films réalisés sur la terrasse de la villa participent de la communication du tyran, qui se montre ainsi sous un jour plus intime, plus humain. Pourtant, le protocole est d’une rare rigueur, la décoration codifiée, la sécurité renforcée pour ne pas dire étouffante. Petit à petit, Berchtesgaden et ses environs vont refléter la réalité du <a href="https://www.theartchemists.com/?s=IIIe+Reich" target="_blank" rel="noreferrer noopener">IIIe Reich</a>, sa dureté, son hypocrisie, ses déviances, sa vacuité et sa folie.</p>



<p class="wp-block-paragraph" style="font-style:normal;font-weight:800;text-decoration:underline"><strong>À lire également</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-chute-derniers-jours-hitler-oliver-hirschbiegel/">La Chute&nbsp;: les derniers jours d’Hitler filmés par Oliver Hirschbiegel</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/livre-la-nuit-des-longs-couteaux-max-gallo/">La Nuit des Longs Couteaux selon Max Gallo: “Les morts ne racontent pas l’Histoire.”</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/livre-la-niece-hitler/">La nièce d’Hitler&nbsp;: du destin funeste de Geli Raubal</a></li>
</ul>



<h2 class="has-text-align-left wp-block-heading">Chantier pharaonique et complexe militaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">On va très vite y exproprier à tour de bras pour que les grands dignitaires puissent acheter ces parcelles à moindre coût et s’y installer royalement. Les rares Juifs installés dans le coin ne sont pas les seuls concernés, les Bavarois également, ce qui en dit long sur la manière dont Hitler et ses sbires considèrent la population. L’anecdote du chantier pharaonique du Kehlsteinhaus, le célèbre Nid d’aigle (qu’il ne faut pas confondre avec le Berghof, construit plus bas), est à ce titre édifiante&nbsp;; érigé sur les cimes pour célébrer l’anniversaire de Hitler, ce palais somptueux va engloutir des sommes faramineuses. Son propriétaire n’y séjournera pas dix jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des faits de ce type, Thierry Lentz en dévoile à chaque page de cette étude passionnante, tandis qu’il dissèque la constitution de ce ghetto nazi perdu dans les montagnes. Spécialiste de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=napol%C3%A9on" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Napoléon</a> et du Premier Empire, l’historien s’avère très pertinent dans son analyse, son angle d’attaque étant aussi inattendu que révélateur, jusque dans les ultimes instants de ce qui était devenu un complexe militaire où les nazis envisageaient de se retrancher à la fin du conflit. Que serait-il arrivé si Hitler avait accepté de se réfugier dans sa montagne&nbsp;? On ne peut que s’interroger en parcourant ces lignes.</p>



<div style="height:10px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>
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		<title>Merveilleuses &#8211; Catherine Hermary-Vieille : roman de femmes, femmes d’Histoire</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/livre-merveilleuses-catherine-hermary-vieille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Mar 2022 12:52:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=21361</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le livre se lit comme un roman, mais c’est d’Histoire qu’il parle. Comme à son habitude, l’auteure Catherine Hermary-Vieille consacre Merveilleuses à des parcours de femmes, mais son écriture dissèque l’époque que ces dames contribuent à engendrer et enrichir. Un groupe d&#8217;amies Ici, il s’agit de la période interlope qui se déroule entre la Révolution [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/01/9782226220707-j.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-21362 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/01/9782226220707-j-337x494.jpg" alt="9782226220707-j" width="337" height="494" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le livre se lit comme un roman, mais c’est d’Histoire qu’il parle. Comme à son habitude, l’auteure Catherine Hermary-Vieille consacre <em>Merveilleuses </em>à des parcours de femmes, mais son écriture dissèque l’époque que ces dames contribuent à engendrer et enrichir.</span></p>
<h2><span style="color: #000000;">Un groupe d&rsquo;amies</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ici, il s’agit de la période interlope qui se déroule entre la <a href="https://www.theartchemists.com/?s=r%C3%A9volution+fran%C3%A7aise" target="_blank" rel="noopener">Révolution</a> et le Directoire en passant par la Terreur. Prise de la Bastille, élans patriotiques des débuts, épurations sanglantes, déchéance de Robespierre, affrontements pour le pouvoir, nous vivons les spasmes de ce temps par les yeux des Merveilleuses, un groupe d’amies qui très vite feront la pluie et le beau temps dans le paysage politique. </span><span style="color: #000000;">Les charmants visages de Joséphine de Beauharnais et Thérésia Cabarrus s’imposent à la tête de ce cénacle adorable et futile, échappant à la guillotine pour s’étourdir de plaisirs, dilapider l’argent à foison, dicter une mode provocatrice, libres qu’elles sont de mœurs et d’esprit, et poser le socle de ce qui fera le Premier Empire.</span></p>
<blockquote hcb-fetch-image-from="https://www.theartchemists.com/films-napoleon-realite-mythe/" class="wp-embedded-content" data-secret="TG30hGADP8"><p><a href="https://www.theartchemists.com/films-napoleon-realite-mythe/">1821-2021, Napoléon de la réalité au mythe : huit films clés pour comprendre</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« 1821-2021, Napoléon de la réalité au mythe : huit films clés pour comprendre » — The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/films-napoleon-realite-mythe/embed/#?secret=Qro7YW5UpF#?secret=TG30hGADP8" data-secret="TG30hGADP8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2><span style="color: #000000;">Le chemin de la gloire</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En suivant leur évolution pas à pas au cœur du sérail politique, dont chacune à sa façon tire les ficelles, nous découvrons cette décennie 1789 – 1799 si riche de péripéties, de revers brutaux, de changements brusques. </span><span style="color: #000000;">Méconnues, ces années sont pourtant essentielles dans la gestation de la France du XIXème siècle. Transition incontournable, nous en découvrons dans ces pages magnifiquement rédigées les complexités, les arcanes, les complots et les manipulations, tandis que les belles merveilleuses en reçoivent les gloires montantes, Talleyrand, Fouchet, et un petit général corse nommé Bonaparte, qu’elles vont pousser sur le chemin de la Gloire avant qu’il ne les en écarte.</span></p>
<h2><span style="color: #000000;">Une société en mutation</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">De cette plume qu’elle sait rendre légère sans être futile, Catherine Hermary-Vieille dépeint une société en mutation, qui reprend son souffle au milieu des décombres et des morts. Ses mœurs, ses fêtes, sa folie, on y perçoit les vanités d’un pouvoir trop vite acquis qu’on dilapide dans les appétits les plus vils. Tandis que l’ensemble de la population souffre de la faim et du froid, les Merveilleuses battent la mesure de cette valse de plaisirs effrénés, où les idées conservatrices renaissent, fertiles et enracinées alors qu’on les pensait éradiquées. </span><span style="color: #000000;">L’ouvrage évoque d’autres temps tout aussi instables, les secousses de ce début de XXIème siècle. Une récurrence à méditer, qui oppose le souci de perfection et d’absolue justice avec l’appétit féroce des ambitions personnelles.</span></p>
<p><strong><span style="color: #000000;">Et plus si affinités</span></strong></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour en savoir plus sur le livre <em>Merveilleuses</em> de Catherine Hermary-Vieille, consultez <a href="https://www.albin-michel.fr/merveilleuses-9782226220707" target="_blank" rel="noopener">le site de l&rsquo;éditeur Albin Michel</a> ou <a href="https://www.livredepoche.com/livre/merveilleuses-9782253176442" target="_blank" rel="noopener">le site Le Livre de poche</a>.</span></p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/livre-merveilleuses-catherine-hermary-vieille/">Merveilleuses &#8211; Catherine Hermary-Vieille : roman de femmes, femmes d’Histoire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
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