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	<title>laurent lafitte</title>
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	<description>Bienvenue en zone culturelle libre</description>
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		<title>Le Molière imaginaire : les deux dernières heures de J.B. Poquelin, comme un cri d&#8217;amour</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-moliere-imaginaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Jun 2024 17:10:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce n&#8217;est pas la première fois que nous croisons Olivier Py dans nos colonnes, loin de là. Directeur avisé et visionnaire du festival d&#8217;Avignon 20 années durant, cet auteur/acteur/metteur en scène engagé ne compte plus les spectacles à succès ni les polémiques. Ardent défenseur du théâtre, c&#8217;est une véritable déclaration d&#8217;amour à l&#8217;art dramatique qu&#8217;il [&#8230;]</p>
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<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas la première fois que nous croisons <a href="https://www.theartchemists.com/?s=olivier+py">Olivier Py</a> dans nos colonnes, loin de là. Directeur avisé et visionnaire du festival d&rsquo;Avignon 20 années durant, cet auteur/acteur/metteur en scène engagé ne compte plus les spectacles à succès ni les polémiques. Ardent défenseur du théâtre, c&rsquo;est une véritable déclaration d&rsquo;amour à l&rsquo;art dramatique qu&rsquo;il signe avec <em>Le Molière imaginaire</em>. Et un ovni filmique d&rsquo;une puissance rare.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/KWvHOAi1fVk?si=fPwLP5wzeiN2D9o6" title="LE MOLIÈRE IMAGINAIRE un film de Olivier Py | BANDE-ANNONCE OFFICIELLE" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/KWvHOAi1fVk?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/KWvHOAi1fVk?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Une course contre-la-montre</h2>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Théâtre du Palais Royal</p>



<p class="wp-block-paragraph">17 février 1673</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Troupe du roi se prépare</p>



<p class="wp-block-paragraph">pour le dernier acte du Malade Imaginaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière,</p>



<p class="wp-block-paragraph">n&rsquo;a plus que deux heures à vivre.</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Inscrit en lettres blanches sur fond noir, le pitch du <em>Molière imaginaire</em>, d&rsquo;une rare simplicité, assomme le spectateur dès les premières secondes du film. C&rsquo;est à une course contre-la-montre que nous allons assister : les derniers moments de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=moli%C3%A8re">Molière</a>, vécus en direct live ou presque sur scène, en dessous, au-dessus, tout autour, tandis que J.B. Poquelin se perd dans ce labyrinthe où l&rsquo;attendent ses fantômes. Celui de Madeleine, la femme aimée puis abandonnée au profit de sa fille Armande ; celui d&rsquo;un père hargneux et critique ; celui d&rsquo;un enfant mort trop tôt&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Place au théâtre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis il y a l&rsquo;ombre des personnages de Molière, petits marquis aux allures de clowns, Précieuses au visage de sorcières ou de Parques. Fardés de blanc comme autant de cadavres animés, ils évoquent les poupées blafardes de Kantor. Molière, agonisant qui s&rsquo;ignore tandis qu&rsquo;il crache le sang, vole de l&rsquo;un à l&rsquo;autre, courant après la vie qui s&rsquo;enfuit. Regrets, remords, fierté, il se remémore ses amours, ses victoires, ses échecs, ce Roi qu&rsquo;il sert avec fidélité et qui l&rsquo;abandonne. Quant à sa troupe, face à l&rsquo;inéluctable, elle envisage déjà la suite, priant pour que son directeur tienne jusqu&rsquo;au rappel, quitte à le porter sous les acclamations d&rsquo;un public qui ignore tout de la tragédie à l&rsquo;œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fiévreuse et impudique, la caméra colle aux basques de ce malade pas si imaginaire qui traverse de part en part un théâtre exigu comme une chapelle, éclairé de mille bougies tel un tombeau. Il n&rsquo;y a que sur scène que la vie demeure, à peine. La quitter, c&rsquo;est crever à coup sûr, et tant pis pour le salut de son âme : place au théâtre ! Un cri d&rsquo;amour lancé par Olivier Py et ses interprètes qui évoquent les mystères moliéresques comme un miroir concentrant toutes les beautés de l&rsquo;art dramatique. Les beautés, les exigences et les désillusions.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">À lire également</p>



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<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-moliere-ariane-mnouchkine/">Film : Molière ou la vie d’un honnête homme – Ariane Mnouchkine</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/biographie-moliere-george-forestier/">Molière : George Forestier dépoussière la vie du « peintre »</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/serie-moliere-pour-rire-et-pour-pleurer/">Série « Molière pour rire et pour pleurer » : la légende de J.B. Poquelin en 6 étapes cruciales</a></li>
</ul>
</div>
</div>



<h2 class="wp-block-heading">Le théâtre triomphera toujours !</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La mise en scène, frénétique, accroît le sentiment d&rsquo;urgence d&rsquo;un démiurge acculé aux dernières minutes qui lui restent à vivre. Ionesco et Beckett ne sont pas loin, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=shakespeare">Shakespeare</a> non plus, Ariane Mnouchkine aussi, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=jean-luc+lagarce">Jean-Luc Lagarce</a> également qui, rongé par le SIDA, a dirigé un Olivier Py débutant dans son ultime spectacle : <em><a href="https://www.theartchemists.com/malade-imaginaire-moliere/">Le Malade imaginaire</a></em> déjà. Une expérience marquante dont le souvenir ressort à chaque plan de cette sarabande macabre, éblouissante de subtilité, de justesse, de profondeur. <a href="https://www.theartchemists.com/?s=laurent+lafitte">Laurent Lafitte</a> campe un Molière démentiel, exultant jusqu&rsquo;au dernier souffle, s&rsquo;accrochant à son art comme à une bouée dans la tourmente du trépas qui s&rsquo;annonce. Autour de lui, Jeanne Balibar, Bertrand de Roffignac, Catherine Lachens, Stacy Martin, Dominique Frot, Judith Magre, Jean-Damien Barbin, d&rsquo;autres encore, talentueux, inspirés, recueillis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une troupe véritablement, un ensemble qui fait corps devant l&rsquo;imminence de la catastrophe. Une catastrophe devenue miracle : J.B.Poquelin meurt, Molière demeure, éternel. Le message est clair : le théâtre triomphera toujours, porté de génération d&rsquo;acteurs en génération d&rsquo;acteurs, un tribut, un héritage, une filiation. Une responsabilité. L&rsquo;homme de théâtre apparaît ici comme une vigie, ce chien noir aboyant au bord d&rsquo;une tombe perdue, veilleur de nuit, gardien des consciences, symbole de fidélité, de sagesse&#8230; et de philosophie. Molière cynique ? Bien sûr, et son esprit, toujours palpitant, demeure de même, mordant, et prompt à attaquer la bêtise et l&rsquo;obscur.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color wp-block-paragraph" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<item>
		<title>Le théâtre à la table : saveur du texte dramatique, goût de la mise en voix</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/theatre-table/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 May 2024 16:18:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-theatre-a-la-table.jpg" alt="" class="wp-image-37081" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-theatre-a-la-table.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-theatre-a-la-table-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-theatre-a-la-table-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une des belles choses que nous a laissées la pandémie : conçu en 2020 pour compenser la fermeture des théâtres de France et de Navarre, <a href="https://www.youtube.com/playlist?list=PLT726svQj4wm9Lk6NuEFaXsYncpQKt5wM" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le théâtre à la table</a> continue d&rsquo;éditer avec une régularité de métronome ses vidéos sur le <a href="https://www.youtube.com/@LaComedieFrancaise" target="_blank" rel="noreferrer noopener">compte Youtube</a> de la Comédie-Française qui en est l&rsquo;initiatrice. preuve que malgré son grand âge, la maison de Molière sait rester dans le vent, s&#8217;emparant de l&rsquo;outil numérique avec grâce et sans brader sa créativité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Minimalisme et ferveur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le théâtre à table donc : soit cinq jours de préparation pour orchestrer la mise en voix d&rsquo;un grand texte du répertoire dramatique par certains acteurs de la Comédie-Française. Initiée en pleine pandémie pour continuer à charmer son audience privée de représentations et faire culturellement front face à l&rsquo;adversité, cette formule avait aussi pour but de faire découvrir l&rsquo;écriture dramaturgique au commun des mortels via le prisme du Net.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pas de décors, pas de costumes, pas de maquillage ni de perruques. Une table, des sièges, des textes, des surligneurs, des caméras. Minimalisme. Epure. Et des acteurs au quotidien que nous voyons s&#8217;emparer de l&rsquo;intrigue, des répliques, lisant chaque ligne avec une profondeur incroyable, une ferveur d&rsquo;autant plus perceptible que les gros plans sont légion durant ces captations d&rsquo;une très grande qualité. Aucune mise en scène donc, juste la parole écrite d&rsquo;un auteur, lue, scandée par un comédien qui se glisse dans son personnage avec une aisance qui ne doit pas gommer la difficulté du défi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Processus alchimique</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les Fausses confidences</em> de Marivaux, <em>Gargantua</em> de Rabelais, <em>Tartuffe</em> de Molière, <em>La Mouette</em> de Tchekhov, <em>Le Soulier de satin</em> de Claudel, les oeuvres s&rsquo;enchaînent , mettant en évidence la jubilation d&rsquo;interprètes chevronnés qui s&rsquo;amusent ensemble, quitte à jongler avec des émotions d&rsquo;une rare puissance. On se souviendra longtemps de l&rsquo;accès de rage qui saisit Arnolphe/Thierry Ancisse face à une Agnès/Adeline d&rsquo;Hermy aussi frêle qu&rsquo;impassible, plus Antigone qu&rsquo;Agnès du reste dans sa tranquille détermination. Et que dire de l&rsquo;éclat qui illumine les yeux de Danielle Lebrun tandis qu&rsquo;elle scrute <a href="/?s=laurent+lafitte">Laurent Lafitte</a> prononçant les répliques de Louis dans <em>Juste la fin du monde</em> de Lagarce ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faire jaillir la beauté du texte, laisser le champ libre au verbe est savoureux : c&rsquo;est la première étincelle de l&rsquo;acte théâtral que nous découvrons ici, un processus alchimique qui repose sur une complicité, un partage, une émulation qu&rsquo;on ne peut saisir une fois le spectacle sur scène. Le Théâtre à table nous donne l&rsquo;occasion rarissime d&rsquo;observer la magie de cette possession qui saisit chaque comédien quand il s&rsquo;ouvre initialement à son rôle. la chose est d&rsquo;autant plus touchante qu&rsquo;elle se révèle à tous comme un partage, une émancipation intellectuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et plus si affinités</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour découvrir les différentes éditions du Théâtre à table, consultez la <a href="https://www.youtube.com/@LaComedieFrancaise" target="_blank" rel="noreferrer noopener">chaîne Youtube</a> de la Comédie-Française.</p>
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		<item>
		<title>Tapie : chronique d’un gâchis annoncé ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-tapie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jan 2024 17:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qu’est-ce qui fait la valeur d’un homme ? Son courage ? Sa pugnacité ? Ses principes ? Ses convictions ? Ses rêves ? Ses obsessions ? Ses angoisses ? Son aveuglement ? Tout ça, Bernard Tapie l’avait, avec en prime un sens inné de la démesure, un côté roublard assumé. C’est du moins ce qui ressort de la mini-série Tapie. Le récit accéléré de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/01/the-artchemists-tapie.jpg" alt="" class="wp-image-36847" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/01/the-artchemists-tapie.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/01/the-artchemists-tapie-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/01/the-artchemists-tapie-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’est-ce qui fait la valeur d’un homme ? Son courage ? Sa pugnacité ? Ses principes ? Ses convictions ? Ses rêves ? Ses obsessions ? Ses angoisses ? Son aveuglement ? Tout ça, Bernard Tapie l’avait, avec en prime un sens inné de la démesure, un côté roublard assumé. C’est du moins ce qui ressort de la mini-série <em>Tapie</em>. Le récit accéléré de sa grandeur… et de sa chute. Avec le sentiment amer du gâchis.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/e2rgKnV76CM?si=1znUkMBuz1DFvZdX" title="Tapie | Bande-annonce officielle VF #2 | Netflix France" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/e2rgKnV76CM?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/e2rgKnV76CM?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Tapie alias « Nanard » aka « Le Boss » </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’on s’en tient au récit façonné par le réalisateur Tristan Séguéla (fils d&rsquo;un certain Jacques qui a très bien connu Tapie du reste) et son complice romancier et scénariste Olivier Demangel, « Nanard » aka « Le Boss » avait à la fois tout pour réussir et se planter. Issu d’une famille d’ouvriers, pas de formation, une grande gueule, le refus des conventions, un ego surdimensionné, l’envie de s’imposer en haut de l’organigramme, peu importe le chemin. Chanteur, acteur, homme d’affaires, politicien, ministre, patron de l’OM… il a tout essayé, réussi parfois, brillamment et avec intelligence et finesse. Mais aussi beaucoup raté, se rétablissant d’une pirouette, repartant à l’assaut de la célébrité et de la richesse. Sans se démonter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors pourquoi ? Pourquoi ce gars qui a tant peiné à construire un empire va le torpiller de la manière la plus crétine qui soit ? En trichant pour remporter un match de foot que son équipe ne pouvait de toute façon que gagner vu sa supériorité stratégique ? Un épisode parmi tant d’autres de la geste de Nanard, héros moderne qui aime à jouer avec le feu comme un Dom Juan du XXᵉ siècle, quitte à se saborder de la pire des manières. Partout à l’aise, à sa place nulle part. Le récit tissé par le duo Séguéla/Demangel tait de nombreux épisodes de cette saga (Crédit Lyonnais, scandale du Phocea) où disruption rime avec autodestruction.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un personnage colossal</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est bien dommage, car le portrait déjà très intéressant tissé par la série aurait gagné en nuance, présentant un visage encore plus complexe et tortueux de ce voyou au grand cœur, tourné vers l’humain certes, mais capable des coups bas les plus vicelards. Ce en quoi il n’est pas forcément le plus doué quand on le compare aux barons de la politique qu’il va côtoyer au fil de son court ministère. Pourtant, le Monsieur ne manquait ni d’audace ni de panache quand il affronta Le Pen lors d’un duel verbal entré dans les annales. S’il est incomplet,<em> Tapie</em> a au moins le mérite de rappeler ce fait d’armes dont peu peuvent s’enorgueillir et qui en son temps fit grande impression.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est que Nanard, son allure, sa grande gueule, ses répliques coups de poing, son sens de la décision, de l’action ont marqué les années 80. Et cela, la série le rappelle assez justement, portée par un <a href="https://www.theartchemists.com/?s=laurent+lafitte">Laurent Lafitte</a> absolument exceptionnel de vérité dans ce rôle pourtant improbable et ô combien glissant. Aucune fausse note cependant de la part du comédien, qui excelle à restituer les excès et les angoisses, les colères et les élans de son modèle, avec en point d’orgue une confrontation impressionnante avec le procureur Eric de Montgolfier qui l’enverra en tôle, joué par un David Talbot tout aussi colossal que son interlocuteur.</p>



<div class="wp-block-group has-blush-light-purple-gradient-background has-background is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire également :</strong></p>



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<li><a href="https://www.theartchemists.com/livre-scandales-republique-jean-garrigues/">Les Scandales de la République – De Panama à l’affaire Benalla : Jean Garrigues dans le marigot de Marianne …</a></li>



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</ul>
</div>



<h2 class="wp-block-heading">Un besoin viscéral d&rsquo;avoir raison</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et que dire du reste du casting ? Joséphine Japy, Fabrice Luchini, Camille Chamoux, Antoine Reinartz, Samuel Labarthe, François Rollin, Anne Benoit… la production a misé sur une distribution de très haut vol pour reconstituer cette success story aux saveurs de souffre, une narration librement inspirée où les éléments fantaisistes et inventés pullulent, mais qui a pour objectif de méditer avec pas mal de jugeote finalement sur les grandeurs et les misères d’un Titan aux pieds d’argile. Que cela ne vous dispense cependant pas de parcourir les biographies consacrées à Tapie, d’autant que la série se concentre sur les années 1966-1997, édulcorant la suite de ses péripéties qui furent tout aussi palpitantes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui est certain, c’est que la série saisit au vol la modernité de ce garçon, le futur qu’il annonce, une mutation profonde et pas forcément heureuse des arcanes de la politique et de l’économie, son côté séducteur, manipulateur, sa grande capacité à vouloir façonner le monde tel qu’il l’entendait, sans tenir compte de réalités qui le rattraperont très vite pour l’écraser. Et cela avec néanmoins beaucoup de bon sens et d’empathie, un sens profond de l’autre qu’il peut balayer d’un revers de la main quand ses intérêts, son besoin viscéral d’avoir raison, d’être aimé, adulé, célébré, reconnu sont en jeu. Ironiquement, le parallèle avec Polnareff étiré tout au long des 7 épisodes rehausse le caractère atypique, pour ne pas dire oxymorique, de ce personnage aussi attachant qu’il peut être horripilant.</p>


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		<title>Dom Juan : l’art de la zizanie</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/theatre-dom-juan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jun 2022 13:37:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dom Juan, séducteur, trompeur, jouisseur, menteur, libertin, apostat, blasphémateur… les qualificatifs ne manquent guère pour désigner le héros de Molière. Avec la mise en scène signée Emmanuel Daumas pour la Comédie-française, un autre visage apparaît : celui de la zizanie instituée comme chaos universel. La zizanie érigée en mode de vie Vous vous rappelez La [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel1-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-34806" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel1-1.jpg" alt="la pièce Dom Juan de Molière mise en scène par Emmanuel Daumas" width="600" height="480" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel1-1.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel1-1-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel1-1-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Dom Juan, séducteur, trompeur, jouisseur, menteur, libertin, apostat, blasphémateur… les qualificatifs ne manquent guère pour désigner le héros de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=moli%C3%A8re" target="_blank" rel="noopener">Molière</a>. Avec la mise en scène signée Emmanuel Daumas pour la <a href="https://www.theartchemists.com/?s=com%C3%A9die-fran%C3%A7aise" target="_blank" rel="noopener">Comédie-française</a>, un autre visage apparaît : celui de la zizanie instituée comme chaos universel.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/nU1L8wthPag" title="« Dom Juan » de Molière par Emmanuel Daumas" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/nU1L8wthPag?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/nU1L8wthPag?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">La zizanie érigée en mode de vie</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vous vous rappelez <i>La Zizanie</i> ? Un des chapitres des aventures d’Astérix le Gaulois tourne autour d’un personnage doué pour créer la discorde autour de lui. Désireux de liquider ce petit village qui résiste encore et toujours à l’envahisseur, César envoie Tillius Detritus le bien nommé semer le désordre dans la fameuse tribu. Il y réussira presque.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Eh bien, Dom Juan version Daumas, c’est ça : la zizanie érigée en mode de vie, en délectation émotionnelle permanente. Interprété par un Laurent Lafitte en équilibre entre ennui, manipulation et désillusion, ce seigneur séducteur en diable se repaît du chaos qu’il fait naître sur son passage, sous le regard mi-complice mi-navré de son valet Sganarelle.</span></p>
<blockquote hcb-fetch-image-from="https://www.theartchemists.com/biographie-moliere-george-forestier/" class="wp-embedded-content" data-secret="3mQjpxPZJC"><p><a href="https://www.theartchemists.com/biographie-moliere-george-forestier/">Molière : George Forestier dépoussière la vie du « peintre »</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Molière : George Forestier dépoussière la vie du « peintre » » — The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/biographie-moliere-george-forestier/embed/#?secret=OnjTIUC1Pa#?secret=3mQjpxPZJC" data-secret="3mQjpxPZJC" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><strong><span style="color: #000000;">Le goût de la dissonance cognitive</span></strong></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Amantes qui s’écharpent, frères qui s’affrontent, personnages en dissonance cognitive, ce Dom Juan sait y faire pour creuser les failles, titiller les blessures de chacun. Son but ? Amener l’autre à faire le contraire de ce qu’il veut, à renier ses engagements, ses valeurs, ses actions. Il n’y parvient pas toujours, la pièce accumule ses échecs récents, signes avant-coureurs de sa perte.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Mais les ravages sont là, et dans cette salle restreinte du Vieux Colombiers, sur ce plateau nu autour duquel se trouve le public, le texte semble limpide. On s’arrête souvent sur l’éloge de l’inconstance ? On oublie la suite, Dom Juan expliquant à Sganarelle qu’il est attiré par une demoiselle qu’il compte enlever puis séduire alors qu’elle forme un couple harmonieux avec son fiancé. C&rsquo;est là la vérité de ce profil.</span></p>
<blockquote hcb-fetch-image-from="https://www.theartchemists.com/serie-moliere-pour-rire-et-pour-pleurer/" class="wp-embedded-content" data-secret="52c8MmL3BD"><p><a href="https://www.theartchemists.com/serie-moliere-pour-rire-et-pour-pleurer/">Série « Molière pour rire et pour pleurer » : la légende de J.B. Poquelin en 6 étapes cruciales</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Série « Molière pour rire et pour pleurer » : la légende de J.B. Poquelin en 6 étapes cruciales » — The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/serie-moliere-pour-rire-et-pour-pleurer/embed/#?secret=Qk6x6PoIgH#?secret=52c8MmL3BD" data-secret="52c8MmL3BD" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">La prose exceptionnelle de Molière</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Détruire la concorde entre les êtres, anéantir la paix des consciences : sur cette estrade de bateleur aux allures de ring de boxe ou d’échafaud, c’est la prose exceptionnelle de Molière qui triomphe, son art dramaturgique incomparable, la richesse de son propos. Au final, c’est au match Dom Juan contre lui-même que nous assistons, horrifiés par le détachement de ce personnage sans pitié, sans principes, sans empathie.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Individualiste, narcissique, manipulateur, il court à sa perte. Intemporel. Éternel. Central. Autour de lui et de son valet, confident et souffre-douleur (Stéphane Varupenne, exceptionnel), des ombres qui alimentent son égo d&rsquo;un vide abyssal et une distribution très ramassée (Alexandre Pavloff, Jennifer Decker, Adrein Simion, tous parfaits) qui endosse tous les autres rôles dans une farandole de démence.</span></p>
<blockquote hcb-fetch-image-from="https://www.theartchemists.com/theatre-femmes-savantes-moliere/" class="wp-embedded-content" data-secret="QQ0RYgwNzS"><p><a href="https://www.theartchemists.com/theatre-femmes-savantes-moliere/">Les Femmes savantes : l’esprit ou la matière ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Les Femmes savantes : l’esprit ou la matière ? » — The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/theatre-femmes-savantes-moliere/embed/#?secret=htp5jespOn#?secret=QQ0RYgwNzS" data-secret="QQ0RYgwNzS" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ce dépouillement n’efface ni la beauté des répliques, ni la violence du propos ni l’ironie du ton. Au contraire, ce choix revient aux sources même du théâtre moliéresque, ce qui fait son exception, sa singularité : ce don pour dépeindre les caractères les plus tortueux, les plus dangereux, de manière à ce qu’immanquablement, à un moment ou à un autre, on s’y retrouve. Et cela n’a absolument rien d’agréable.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Vous pouvez voir et revoir la pièce <em>Dom Juan</em> en replay sur <a href="https://www.france.tv/spectacles-et-culture/theatre-et-danse/3450028-dom-juan.html" target="_blank" rel="noopener">le site de France.TV</a>.</span></p>
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		<title>Le Système Ribadier : amoureuse crucruche et mari hypnotiseur</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/le-systeme-ribadier-amoureuse-crucruche-et-mari-hypnotiseur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jul 2021 11:46:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Décidément ma pauvre Angèle, tu les cumules ! Ton premier mari te cocufiait que c’en était une honte, et tu ne te doutais de rien bien sûr, crucruche ! Il meurt de ses fredaines, tu découvres le pot aux roses en lisant son carnet de souvenirs et bim ! tu ne trouves rien de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2014/10/3346030027639.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-20539 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2014/10/3346030027639-494x494.jpg" alt="3346030027639" width="494" height="494" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">« Décidément ma pauvre Angèle, tu les cumules ! Ton premier mari te cocufiait que c’en était une honte, et tu ne te doutais de rien bien sûr, crucruche ! Il meurt de ses fredaines, tu découvres le pot aux roses en lisant son carnet de souvenirs et bim ! tu ne trouves rien de mieux que d’épouser en secondes noces ce gros menteur de Ribadier, qui ne vaut guère mieux que ton premier époux ! Car celui –là n’a rien trouvé de mieux pour aller s’envoyer en l’air que de t’hypnotiser ! Non mais je vous jure ! Si c’est pas malheureux ! Alors qu’à côté de ça, tu as un brave petit gars, Thommereux, consul à Batavia quand même, c’est pas rien, qui revient ventre à terre de son exil pour demander ta main ! Mais ma pauvre petite, tu n’as jamais su y faire avec les hommes ! Jalouse, acariâtre, renfrognée, … une emmerdeuse ! »</span></p>
<h2><span style="color: #000000;">Une jolie mécanique de mensonges et de frustrations</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Voici en substance ce que la mère d’Angèle aurait pu lui dire, si <a href="https://www.theartchemists.com/?s=feydeau&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Feydeau</a> lui avait donné la parole. Mais le vaudevilliste a préféré laisser Angèle se débrouiller toute seule avec son manipulateur de mari et cet amoureux transi qui débarque de son Inde orientale, tout gaillard, pour tenter de la trousser vigoureusement. Pensez, la Angèle, elle lui fait bouillir le sang ! Bref c’est un petit bijou de pièce que <em>Le Système Ribadier</em>, où le mari, la femme, l’amant et le cocu se percutent frénétiquement dans le petit salon de ce couple bourgeois, dominé par le portrait du défunt volage et honni. Une jolie mécanique de mensonges et de frustrations comme seul Feydeau sait en inventer, avec ce sens si aigu de l’observation des perversités humaines.</span></p>
<p><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/dame-chez-maxim-zabou-breitman-feydeau/" rel="bookmark">La dame de chez Maxim : quand Zabou Breitman booste Feydeau !</a></strong></p>
<h2><span style="color: #000000;">Comme dans un film muet</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Jalousies, tromperies, mesquineries, bassesses, Angèle a beau faire, plus elle surveille son mari plus il s’échappe, et elle ne le retrouvera qu’en jouant elle-même les Messaline d’opérette. « Mais pour combien de temps ? » peut-on se demander … La situation est drolissime et mordante à la fois, car le dramaturge n’a pas pitié de cette bourgeoisie dont il dissèque la bêtise crasse. Et <a href="https://www.theartchemists.com/?s=zabou+breitman&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Zabou Breitman</a>, ici aux commandes de la mise en scène, en remet une large couche en speedant ses interprètes comme dans un film muet, multipliant les mimiques de clowns, les gags et le comique de geste, comme pour accélérer encore le rythme frénétique de cette guerre des sexes. Il faut avouer qu’elle a de quoi faire, avec une Julie Sicard aigre et gamine à souhait, un Laurent Lafitte tout à fait à son aise en époux hypnotiseur.</span></p>
<h2>Agréable et complètement burlesque</h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ajoutons à ce couple détonnant Laurent Stocker, bondissant amant éconduit, Nicolas Lormeau dans le rôle du cocu de service, et la présence tutélaire de Martine Chevallier et Christian Blanc, gloires de la Comédie française, incarnant le couple de domestiques grivois et ironiques qui toujours chez Feydeau scrutent leurs patrons avec humour et une petite pointe de critique vinaigrée. Bref et pour faire court, tous les ingrédients sont ici rassemblés devant la caméra de Vitold Krysinsky pour vous faire passer un moment agréable et complètement burlesque, tout à fait dans la lignée des mises en scène produite par la Grande Maison, et qui s’avère moderne et farfelue sans tomber dans les innovations audacieuses qui trop souvent gâchent la légèreté typique du <a href="https://www.theartchemists.com/?s=vaudeville&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">vaudeville</a>.</span></p>
<p><strong>Et plus si affinités</strong></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour acheter le DVD de la pièce <em>Le Système Ribadier</em>, cliquez sur la photographie.</span></p>
<p><a href="https://www.amazon.fr/Syst%C3%A8me-Ribadier-Martine-Chevallier/dp/B00NQJCY88?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&amp;dchild=1&amp;keywords=syst%C3%A8me+ribadier+dvd&amp;qid=1627043909&amp;sr=8-1&amp;linkCode=li2&amp;tag=tatadedel-21&amp;linkId=7f367e7015ef843accf5ab130e1953a5&amp;language=fr_FR&amp;ref_=as_li_ss_il" target="_blank" rel="noopener"><img decoding="async" src="//ws-eu.amazon-adsystem.com/widgets/q?_encoding=UTF8&amp;ASIN=B00NQJCY88&amp;Format=_SL160_&amp;ID=AsinImage&amp;MarketPlace=FR&amp;ServiceVersion=20070822&amp;WS=1&amp;tag=tatadedel-21&amp;language=fr_FR" border="0" /></a><img loading="lazy" decoding="async" style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="https://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=tatadedel-21&amp;language=fr_FR&amp;l=li2&amp;o=8&amp;a=B00NQJCY88" alt="" width="1" height="1" border="0" /></p>
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		<title>L’Hôtel du Libre échange à la Comédie Française : Feydeau au ralenti</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/hotel-libre-echange-comedie-francaise-feydeau-ralenti/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Aug 2017 15:25:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour son entrée au répertoire de la Comédie Française, Eric Ruf a voulu booster la pièce de Feydeau par une équipe de choc. Ainsi, c’est l’actrice comique Isabelle Nanty qui hérite de la mise en scène avec le couturier Christian Lacroix dans son sillage à la scénographie et aux costumes. Un beau duo qui joue [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/08/Sans-titre1-e1503501922417.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-29427" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/08/Sans-titre1-494x395.jpg" alt="" width="494" height="395" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour son entrée au répertoire de la Comédie Française, Eric Ruf a voulu booster la pièce de Feydeau par une équipe de choc. Ainsi, c’est l’actrice comique Isabelle Nanty qui hérite de la mise en scène avec le couturier Christian Lacroix dans son sillage à la scénographie et aux costumes. Un beau duo qui joue la carte des grands espaces et de la nostalgie des contes pour propulser une version misant sur le thème de l’amour déçu … au risque d’écorner la sacro-sainte rythmique du vaudeville, frénésie dont il ne faut ralentir la vitesse sous aucun prétexte.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Or l’approche ici proposée, portée par un casting de haut vol avec Anne Kessler, Michel Vuillermoz, Jérôme Pouly et Laurent Lafitte pour ne citer qu’eux, aurait tendance à freiner la course d’obstacles que constitue cet exercice de style. Et Dieu sait s’il y en a, des obstacles, et des gros encore, sur la route de Pinglet, constructeur de son état, affublé d’une épouse on ne peut plus acariâtre, et qui louche avec appétit sur la compagne de son ami et associé. En effet Monsieur Paillardin délaisse sa femme, qui lassée, décide de tenter la grande aventure de l’adultère avec Pinglet. Profitant du départ de leurs conjoints, nos deux tourtereaux rallient l’Hôtel du Libre Échange dont le patronyme annonce les activités pour le moins coquines.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Jusque là pas de souci : mais le malicieux Feydeau va placer sur la route des amants une expertise d’architecte, un ami bègue affublé de ses filles à peine pubères, un neveu collégien venu réviser la théorie des passions de Descartes avec la bonne de la famille, des fantômes, une descente de police et autres fantaisies qui vont transformer cette roucoulade en véritable cauchemar. Il va falloir beaucoup d’énergie, de volonté et un sens de l’impro particulièrement aiguisé aux héros de cette infortunée escapade pour se sortir de l’ornière. Ils y parviendront bien sûr comme dans tout bon Feydeau qui se respecte, mais en frôlant l’infarctus à chaque réplique, chaque péripétie. Or c’est cette rupture d’anévrisme latente qui manque très sérieusement dans la version ici développée.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Au contraire on serait plutôt dans l’hypotension, avec des dialogues qui se traînent quand ils devraient claquer, des jeux de scènes et des mimiques qui alourdissent l’action, on pense notamment aux attitudes de Mme Pinglet/Anne Kessler qui très vite évoquent les caricatures de Claire Bretecher, aux accents de Mr Paillardin/ Jérôme Pouly qui se calent sur la diction des Deschiens. Seul à littéralement exploser en scène au point de bouffer tout l’espace, Christian Hecq incarne Mathieu magistralement, avec le ressort et la démesure qui lui sont propres, imposant sa frénésie à chaque entrée sur le plateau. Il apporte une dimension autre, ce côté personnage de cartoon survolté, qui tranche heureusement avec les interprétations plus classiques du théâtre de boulevard.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">On aurait aimé que l’ensemble de la pièce soit de cette facture, comme le laisse entendre par ailleurs la prestation de Laurent Lafitte, parfait dans son rôle de concierge d’hôtel borgne. Les passages chantés étaient-ils nécessaires ? Eux aussi participent d’un ralentissement de la cadence, et c’est bien dommage, car dés que le rythme est là, le spectacle devient irrésistible.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="https://www.comedie-francaise.fr/fr/evenements/l-hotel-du-libre-echange">https://www.comedie-francaise.fr/fr/evenements/l-hotel-du-libre-echange</a></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
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		<item>
		<title>Jacques de Bascher, dandy de l’ombre : le crépuscule des dieux 80’s</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/jacques-de-bascher-dandy-de-lombre-crepuscule-dieux-80s/</link>
					<comments>https://www.theartchemists.com/jacques-de-bascher-dandy-de-lombre-crepuscule-dieux-80s/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Aug 2017 18:00:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=29343</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans les deux biopics consacrés à Yves Saint Laurent, il apparaît, sous les traits de Xavier Lafitte ou Louis Garrel. Deux interprétations somme toute palotes au regard de ce que fut Jacques de Bascher. L’excellente biographie que lui consacre Marie Ottavi rend heureusement justice à ce personnage aux facettes multiples et paradoxales, véritable incarnation des [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/08/9782840496472-e1502128811577.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-29344" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/08/9782840496472-353x494.jpg" alt="" width="353" height="494" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Dans les deux <a href="https://www.theartchemists.com/saint-laurent-yves-seul/">biopics consacrés à Yves Saint Laurent</a>, il apparaît, sous les traits de Xavier Lafitte ou Louis Garrel. Deux interprétations somme toute palotes au regard de ce que fut Jacques de Bascher. L’excellente <a href="http://www.editions-seguier.fr/livre/22012">biographie</a> que lui consacre Marie Ottavi rend heureusement justice à ce personnage aux facettes multiples et paradoxales, véritable incarnation des 80’s glorieuses, insouciantes et extrêmes.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Jacques de Bascher donc, ultime dandy, rejeton d’une vieille famille aristocrate, royaliste, homosexuel, drogué, … provocateur et tentateur, intelligent, cultivé, précieux même, mêlant spiritualité et malice dans une démarche esthète qui n’eut jamais d’autre finalité qu’elle-même. Un être doté de tous les dons et qui n’en exploita aucun, s’oubliant dans une nonchalante existence tissée de fêtes et d’orgies.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Amant platonique d&rsquo;un Karl Lagerfeld distancé, corrupteur d’un Yves Saint Laurent littéralement envoûté, Jacques de Bascher s’infiltre dans les milieux de la mode, de la musique, de l’art et de la nuit, à l’heure où ceux-ci sont les plus prolixes. L’évocation de son parcours dans ces eaux troubles revoie le reflet d’autres carrières, d’autres profils, notamment celui de Lagerfeld qui fut à la fois un compagnon et un mentor, un cap à respecter dans les excès, un figure écrasante par son génie.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">D’une plume vive, Marie Ottavi suit les pas de Bascher pour déployer toutes les facettes d’une époque bénie dont on comprend vite qu’elle annonce un déclin foudroyant. L’épidémie de sida emportera ce gracieux personnage et des centaines de ses semblables, balayant ainsi la douceur de vivre d’une caste appelée à disparaître. Reste le souvenir palpitant d’une posture volontairement en marge, élégante mais vouée à l’autodestruction.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="http://www.editions-seguier.fr/livre/22012">http://www.editions-seguier.fr/livre/22012</a></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 36px; left: 20px;">Enregistrer</span></p>
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