﻿<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>homosexuel</title>
	<atom:link href="https://www.theartchemists.com/search/homosexuel/feed/rss2/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.theartchemists.com/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Wed, 04 Feb 2026 11:27:07 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.1</generator>
	<item>
		<title>The Gilded Age : remplacer une domination par une autre</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/gilded-age-serie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 11:26:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38470</guid>

					<description><![CDATA[<p>Costumes somptueux, demeures splendides, salons feutrés, intrigues mondaines réglées comme des complots politiques : à première vue, The Gilded Age a tout de la fresque historique grandiose et majestueuse. Mais sous le clinquant du rêve américain, Julian Fellowes (à qui l&#8217;on doit Downtown Abbey) et Sonja Warfield (scénariste entre autres de The Game) dévoilent une réalité bien plus complexe et dure : en cette seconde moitié du XIXeme siècle où...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/gilded-age-serie/">The Gilded Age : remplacer une domination par une autre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2026/02/The-ARTchemists-The-gilded-age-1.jpg" alt="The Gilded age" class="wp-image-38473"/></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Costumes somptueux, demeures splendides, salons feutrés, intrigues mondaines réglées comme des complots politiques : à première vue, <em>The Gilded Age</em> a tout de la fresque historique grandiose et majestueuse. Mais sous le clinquant du rêve américain, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Julian_Fellowes">Julian Fellowes</a> (à qui l&rsquo;on doit <em><a href="https://www.theartchemists.com/serie-downtown-abbey/">Downtown Abbey</a></em>) et <a href="https://www.sonjawarfield.com/">Sonja Warfield</a> (scénariste entre autres de <em>The Game</em>) dévoilent une réalité bien plus complexe et dure : en cette seconde moitié du XIXeme siècle où l’électricité et la vapeur sont en passe de révolutionner la vie quotidienne et l’économie, le combat pour définir (et diriger) le monde à venir a commencé. C’est l’heure des barons voleurs dont les fortunes considérables balaient l’obsolète aristocratie new-yorkaise. Progrès technologique détourné et exploité par un capitalisme impitoyable, explosion des inégalités sociales, discrimination raciale, condition féminine précarisée : le tableau n’a finalement rien de doré.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="The Gilded Age (OCS) - Bande-annonce" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/IE0f2PB7VwI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Barrages et couleuvres</h2>



<p><em>The Gilded Age</em> retrace trois saisons durant (et plus si affinités, la quatrième étant déjà en production) l’ascension de la famille Russell au sein de la haute société de New-York. Contrairement aux Astor et autres van Rhijn qui dominent depuis un siècle (forts de leurs ancêtres qui signèrent la Déclaration d’Indépendance), George Russell (<a href="https://www.instagram.com/epluribusyourmom/">Morgan Spector</a>) et son épouse Bertha (<a href="https://www.instagram.com/carriecoon/">Carrie Coon</a>) sont partis de rien pour bâtir une fortune gigantesque. Et ils comptent bien s’appuyer sur cette colossale richesse pour dicter leur loi et prendre le dessus. Sauf que l’ancienne garde n’a pas du tout l’intention de céder la place à ces nouveaux seigneurs. « Old money » vs « new money » : voici de quoi il s’agit vraiment.</p>



<p>25 épisodes durant, nous allons donc observer ces clans se déchirer par grandes soirées, événements mondains et bals interposés. Car la présence sociale orchestrée par ces dames (c’est l’apanage des épouses que de briller dans les salons) est aussi importante à ce jeu que les OPA et fusions/acquisitions opérées par les maris dans l’ombre des bureaux des banques. L’argent accumulé par Monsieur permet à Madame d’entrer dans les soirées les plus courues. Sauf quand les représentantes de l’Ancien Ordre font barrage. Et des barrages, Bertha va en rencontrer plus d’un sur sa route. Entre le premier bal qu’elle organise dans sa somptueuse demeure décorée comme un petit Versailles et son ultime victoire lors d’une soirée où brillent ducs anglais et grands artistes, Bertha va avaler pas mal de couleuvres. Mais en faire ingurgiter beaucoup plus, et bien plus grosses et indigestes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="The Gilded Age Season 2 | Official Trailer | HBO" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/AVroO38fl4k?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Chasse à l’héritière</h2>



<p>Pour tout dire, cette surenchère n’a rien d’amusant, d’agréable ni de très valorisant. Filles négociées et mariages arrangés, femmes seules, veuves ou divorcées ostracisées, codes moraux d’une rigidité confinant à l’absurde, il ne fait guère bon vivre dans cet univers où l’interdit est la règle, notamment pour le sexe féminin. A raison peut-être vu le nombre de coureurs de dote qui chassent les jeunes héritières inexpérimentées et un brin candides pour mieux les trahir, une fois la bague au doigt.</p>



<p>Les oiselles ont beau être surveillées et cornaquées par les anciennes, mères, tantes, cousines, on frôle souvent l’irréparable, la séduction et l’enlèvement par de jeunes mâles dont le discours charmeur cache souvent des appétits financiers et sociaux peu glorieux. Rien de nouveau sous le soleil, c’était déjà le cas chez Molière, me direz-vous. Cela n’en est pas moins gênant et insupportable, dans cette Amérique en train de s’ériger comme un modèle de démocratie et d’avant-garde technologique et sociale.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="The Gilded Age | Saison 3 Bande-annonce officielle (VOST)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/W9pKuN79_YU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">En quête d’émancipation</h2>



<p>Quant à l’émancipation, elle peine à se mettre en place. Tout est fait pour que les mécanismes se répètent de génération en génération, peu importe la couleur de peau ou le statut social.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Gladys (<a href="https://www.instagram.com/taissafarmiga/">Taissa Farmiga</a>), héritière de la fortune des Russell se retrouve piégée dans un mariage arrangé avec un duc britannique qui n’est pas l’élu de son cœur. Sa mère a tout fait pour l’orienter dans cette voie, écartant sans ménageant les autres prétendants, faisant fi des sentiments de sa fille. L’anecdote s’inspire de l’union malheureuse de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Consuelo_Vanderbilt">Consuelo Vanderbilt</a>, contrainte d’épouser un aristocrate pour assurer l’ascension sociale de sa famille et qui monta à l’autel en pleurant.</li>



<li>Marian Brook (<a href="https://www.instagram.com/louisa_jacobson/">Louisa Jacobson</a>), tombée en disgrâce matérielle après le décès de son père qui a dilapidé la fortune familiale sans rien lui dire, doit se réfugier chez ses tantes dont elle dépend complètement. Elle leur doit obéissance, se conforme un temps à leurs règles (elle n’a pas le droit d’aller travailler car ce n’est pas digne du rang de la famille), peine à trouver un préntendant qui colle à sa vision du monde et du statut de la femme.</li>



<li>Peggy Scott (<a href="https://www.instagram.com/deneebenton/?hl=fr">Denée Benton</a>), écrivaine afro-américaine ambitieuse, subit quant à une autre forme d’effacement, moins visible mais tout aussi implacable, celle d’une société qui, même en période de « grande prospérité », ne laisse que peu de place aux voix autres que blanches, riches et patriarcales.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Histoire de l&rsquo;humanité ?</h2>



<p>Trois exemples parmi tant d’autres, qui alimentent l’amertume. Les <em>dei ex machina</em> qui parsèment le scénario pour forcer le destin dans le bon sens &#8211; le mariage inattendu de tante Ada (<a href="https://www.instagram.com/cynthiaenixon/">Cynthia Nixon</a>), son héritage encore plus surprenant, qui les sauvera, elle et sa soeur Agnes (<a href="https://www.instagram.com/christinebaranskii_/">Christine Baranski</a>) n’effacent guère ce sentiment persistant de malaise, surtout quand vous mettez en parallèle <em>The Gilded Age</em> avec des séries comme <em>Succession</em> ou <em><a href="https://www.theartchemists.com/feud-2-capote-swans/">Feud 2 capote vs The Swans</a></em>. Le temps passe, la main mise de la jet set demeure, avec sa grammaire, ses objectifs, sa vacuité. Sa méchanceté. Sa bêtise.</p>



<p>De temps à autre, un outsider réussit à briser le carcan. Avec bien des difficultés. Et c’est rare. Précaire. Impression de paralysie dans un monde en pleine mutation. Enfermement dans des interdits qu’on respecte aveuglément, qu’on soit de couleur, domestique, femme, homosexuel. Parce qu’on a peur du regard des autres. Qu’on est en dépendance financière d’autrui. Sous les ors et les tentures, derrières les parures et les bijoux, c’est de cela qu’il s’agit. Monter les échelons sans perturber la mécanique. Composer entre sa volonté de réussite et ses valeurs. Démolir les anciens privilèges pour imposer les siens. Remplacer une domination par une autre. L’histoire de l’humanité en somme&nbsp;?</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-primary" style="font-style:normal;font-weight:700"><a class="wp-block-button__link has-white-color has-vivid-cyan-blue-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-element-button" href="https://www.theartchemists.com/boutique/">RDV sur notre e-shop !</a></div>
</div>
</div>
</div></div>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/gilded-age-serie/">The Gilded Age : remplacer une domination par une autre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Gothic : l’esprit romantique comme un cauchemar déjanté</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/gothic-film-ken-russell/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 11:41:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38406</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que Dauphine boucle son article sur le biopic Mary Shelley, je ne peux m’empêcher d’évoquer le sulfureux Gothic du non moins sulfureux Ken Russell. Dans la filmo du Monsieur, Tommy, The Devils, La Symphonie pathétique et j’en passe… une succession de longs métrages bien secouants pour ne pas dire frénétiques. Russell n’était pas tendre avec son public, aimant retourner les consciences. C’est le cas avec Gothic (1986) qui revient...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/gothic-film-ken-russell/">Gothic : l’esprit romantique comme un cauchemar déjanté</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="450" height="606" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-Gothic.jpg" alt="affiche du film de Ken Russell Gothic" class="wp-image-38407" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-Gothic.jpg 450w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-Gothic-214x288.jpg 214w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-Gothic-367x494.jpg 367w" sizes="auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Alors que Dauphine boucle son article sur le biopic <em><a href="https://www.theartchemists.com/film-mary-shelley-2017-haifaa-al-mansour/">Mary Shelley</a></em>, je ne peux m’empêcher d’évoquer le sulfureux <em>Gothic</em> du non moins sulfureux <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ken_Russell">Ken Russell</a>. Dans la filmo du Monsieur, <em>Tommy</em>, <em><a href="https://www.theartchemists.com/film-diables-ken-russell/">The Devils</a></em>, <em>La Symphonie pathétique</em> et j’en passe… une succession de longs métrages bien secouants pour ne pas dire frénétiques. Russell n’était pas tendre avec son public, aimant retourner les consciences. C’est le cas avec <em>Gothic</em> (1986) qui revient sur la nuit dantesque où les mythes littéraires du vampire et du monstre de Frankenstein furent mis au monde, dans le sang et la douleur, cela va de soi.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Gothic (1986) ORIGINAL TRAILER [HD 1080p]" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/J_JQ8o2M68w?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Accoucher du pire récit d’horreur qui soit</h2>



<p>Été 1816&nbsp;: le poète Shelley, sa compagne Mary et la demi-sœur de celle-ci, Claire, rallient la Suisse et la villa Diodati où le grand auteur Lord Byron s’est réfugié pour échapper au scandale. Il faut dire que Mister Byron a une vie pour le moins dissolue. Grand amateur de dames (y compris sa demi-sœur, ce qui explique le scandale), ce nihiliste impénitent boit, se drogue, écrit, et invoque les esprits. A l’excès. Dans son sillage, sa ménagerie et le docteur Polidori, médecin dandy aux plaisanteries douteuses qui se réfugie dans la religion pour échapper à ses attirances homosexuelles.</p>



<p>Pas vraiment des modèles d’équilibre donc, idem pour Percy et sa belle-sœur. Au milieu de tout ça, Mary, éprouvée par l’instabilité de son compagnon et la récente perte de son enfant, tente de conserver un brin de stabilité mentale. Pas évident évident alors que le temps se détraque, qu’un orage épouvantable s’abat sur la villa, et que, pour passer le temps, on fait tourner les tables et se lance un challenge&nbsp;: accoucher du pire récit d’horreur qui soit. C’est cet accouchement que Russel va raconter, avec l’outrance qu’on lui connaît. Une outrance d’une rare justesse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre création et anéantissement</h2>



<p>Décors baroques, visions cauchemardesques, courses folles dans des combles et des caves sordides où grouillent la vermine, nos quatre loulous vont jouer à se faire peur. Et ils vont aller trop loin. Bien trop loin. Dans ces pièces truffées d’armures et d’automates, où les ombres enragées par la tempête trompent les esprits embués par la drogue et l’alcool, il est facile d’imaginer le pire. Et d’exacerber ses obsessions, ses peurs viscérales. C’est cette étincelle créatrice flirtant avec l’anéantissement que Russell traque, dans le sillage d’interprètes hallucinés et particulièrement convaincants.</p>



<p>Gabriel Byrne en Byron nonchalant et malsain, Julian Sands en Shelley désaxé et perdu, Natasha Richardson en Mary Shelley rongée d’angoisse et de culpabilité, Myriam Cyr en Claire hystérique, Timothy Spall en Polidori autodestructeur&nbsp;: le quintet est mené de main de maître par un réalisateur particulièrement doué quand il s’agit de représenter la démesure, la folie. Or peut-on engendrer ces deux monuments de la culture pop cités plus haut sans passer par la case dinguerie absolue&nbsp;? Et l’annihilation&nbsp;complète&nbsp;?</p>



<p>Russell ne pose pas la question, il apporte une réponse qui fait frémir. L’atmosphère poisseuse du film, ce sentiment d’évoluer dans un rêve bizarre virant en une seconde au cauchemar (le célébrissime tableau <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Cauchemar_(F%C3%BCssli,_D%C3%A9troit)">Le Cauchemar</a></em> de Füslli préside à cette résidence d’artistes qui a tout de l’escape game horrifique), la vision prophétique du destin funeste de ces génies voués au chagrin et au trépas… Outre la naissance de deux créatures littéraires mythiques, le film donne ainsi à ressentir ce que l’esprit romantique portait en soi de macabre, de morbide, de sombre. Et de génialement provocateur, de totalement innovant, de complètement intense.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-primary" style="font-style:normal;font-weight:700"><a class="wp-block-button__link has-white-color has-vivid-cyan-blue-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-element-button" href="https://www.theartchemists.com/boutique/">RDV sur notre e-shop !</a></div>
</div>
</div>
</div></div>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/gothic-film-ken-russell/">Gothic : l’esprit romantique comme un cauchemar déjanté</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Monster : The Ed Gein story &#8230; ce que mérite l’Amérique</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-monster-ed-gein-story/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Oct 2025 11:35:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38340</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nous avions littéralement dévoré Monster 1 et 2, respectivement consacrés aux parcours meurtriers de Jeffrey Dahmer et des frères Menendez. Autant vous dire que l’annonce du troisième volet de la série dédié à Ed Gein nous a mis sur les dents. 2 octobre 2025 : lancement des épisodes ; 3 octobre début du visionnage ; 5 octobre, bouclage du visionnage ; 6 octobre revisionnage du Silence des agneaux. Ça vous l’a...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/serie-monster-ed-gein-story/">Monster : The Ed Gein story &#8230; ce que mérite l’Amérique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="480" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/The-ARTchemists-serie-ed-gein.jpg" alt="" class="wp-image-38341" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/The-ARTchemists-serie-ed-gein.jpg 480w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/The-ARTchemists-serie-ed-gein-230x288.jpg 230w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/The-ARTchemists-serie-ed-gein-395x494.jpg 395w" sizes="auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Nous avions littéralement dévoré <em>Monster 1 </em>et<em> 2</em>, respectivement consacrés aux parcours meurtriers de <a href="https://www.theartchemists.com/serie-monster-jeffrey-dahmer-story/">Jeffrey Dahmer</a> et des <a href="https://www.theartchemists.com/serie-menendez/">frères Menendez</a>. Autant vous dire que l’annonce du troisième volet de la série dédié à Ed Gein nous a mis sur les dents. 2 octobre 2025 : lancement des épisodes ; 3 octobre début du visionnage ; 5 octobre, bouclage du visionnage ; 6 octobre revisionnage du <em>Silence des agneaux</em>. Ça vous l’a fait aussi ? Normal. Le binôme Murphy/Brennan a, comme à son habitude et avec la maestria qu’on lui connaît, exploré comment une histoire sordide a engendré un mythe. Avec en toile de fond une réflexion sur ce mérite l’Amérique de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=trump">Trump</a>. Et cela n’a rien de glorieux.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="MONSTER: The Ed Gein Story | Official Trailer | Netflix" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/EDBmpfbnLGk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Atrocités de proximité</h2>



<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ed_Gein">Ed Gein</a> donc : un discret fermier issu de l’Amérique profonde, coincé entre les interdits érigés par une mère castratrice avec laquelle il tisse une relation fusionnelle au-delà du concevable et des fantasmes de dépeçage et de nécrophilie. Maman meurt : Ed, dévasté, perd son seul garde-fou (dans tous les sens du terme) et passe à l’acte, depuis le viol de cadavres jusqu’au meurtre en passant par la fabrication de meubles en peau et os humains.</p>



<p>Les flics qui vont finalement l’appréhender auront du mal à s’en remettre. Les médias se saisiront de cette affaire qui aura un écho international&nbsp;: dans les années 50 en voie de rémission après une seconde guerre mondiale horrifique, on n’imagine même pas qu’un Ed Gein puisse exister et commettre semblables atrocités dans sa cuisine à proximité du centre d’une petite ville du Wisconsin où tout le monde se connaît. Et pourtant…</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-52e16958271510901ae7bfffe1f746a7"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p><strong>A lire également </strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/ed-kemper-film-2025/">Ed Kemper (2025) : anatomie d’un prédateur selon Chad Ferrin</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/extremely-wicked-shockingly-evil-vile-ted-bundy/">Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile : in bed with Ted Bundy ?</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/serie-des-goutte-sang-pire/">DES : pas une goutte de sang, mais c’est bien pire …</a></li>
</ul>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading">Autopsier la psyché américaine</h2>



<p>Cette histoire va s’enraciner dans la culture américaine, influençant des générations de tueurs en série qui rendront hommage à Gein comme à la matrice originelle de leurs barbaries, ET une floppée de réalisateurs s’emparant de ce fait divers pour le raconter en sanglantes images qui vont transformer le cinéma (à moins que ça soit l’inverse ?). <em>Psychose</em> d’<a href="https://www.theartchemists.com/film-hitchcock-mythe-cinematographique/">Hitchcock</a>, <em>Massacre à la tronçonneuse</em> de Hopper, <em>Le Silence des agneaux</em> de Demme : trois monuments filmiques, trois séismes artistiques, trois grandes mutations dans le regard des spectateurs.</p>



<p>Pas étonnant que Murphy/Brennan, qui, rappelons-le, ont accouché de la superbe minisérie<a href="https://www.theartchemists.com/hollywood-coup-pied-fourmiliere-cinema/"> <em>Hollywood</em></a>, se penchent sur le devenir de la fable Ed Gein, ajoutant au passage des clins d’œil à <em>Maniac</em> ou <em><a href="https://www.theartchemists.com/serie-mindhunter/">Mindhunter</a></em>. Désireux qu’ils sont d’autopsier la psyché américaine dans ce qu’elle a de plus tortueux, de plus vénéneux, ils ne pouvaient ignorer pareille source. Encore moins la raconter sans y mêler esthétique, humanité et poésie (la déclinaison à l’œuvre dans la saga <em><a href="https://www.theartchemists.com/?s=American+Horror+Story">American Horror Story</a></em>).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pénétrer la réalité d’une démence</h2>



<p>Teintes verdâtres et lumières tamisées, nuances de cadavre en putréfaction, gros plans sur les mains qui caressent les chairs mortes, les doigts qui cousent des peaux de femme, les pupilles qui se dilatent devant des images de sévices, Murphy/Brennan mettent en scène l’atroce du point de vue d’un Gein bercé/rongé par ses visions, ses angoisses, ses désirs. C’est aussi insupportable que superbe, poignant même, et particulièrement perturbant. Car, ce faisant, Murphy/Brennan nous rappellent que ce type martyrisé par une mère fanatique et elle-même dérangée, souffrait de schizophrénie.</p>



<p>Ne pas excuser, ne pas magnifier, pénétrer la réalité d’une démence. Facile à dire, plus compliqué à faire&nbsp;: Charlie Hunnam campe un Ed Gein contre toute attente charismatique, dont on n’arrive jamais à déterminer s’il est un peu benêt ou profondément manipulateur. Autour de lui une palette d’acteurs également impliqués, dont Tom Hollander en Hitchcock dévoré par le monstre filmique qu’il engendre, Will Brill, frénétique Tobe Hopper, ou Vickie Krieps, terrifiante Ilse Koch. Le casting est impressionnant, de même le travail de reconstitution des décors et des costumes, les effets spéciaux, les maquillages, la photographie, les cadrages, le montage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gein, miroir intemporel des peurs de l’Amérique</h2>



<p>Effet d’harmonie pour conter le chaos d’un esprit médiocre rongé de démence et évoluant dans un monde parallèle et mortifère où la violence perturbe les genres. Avec <em>Monster : The Ed Gein story</em>, Murphy/Brennan ajoutent leur pierre à l’édifice qu’ils tentent de démonter. Ironie du sort : si, comme le dit si bien Hopper, Gein inspire les films que l’Amérique mérite, tendant ainsi un miroir à ses terreurs le plus profondes (menace nucléaire, guerre du Vietnam, crise économique…), alors quelles peurs modernes ce nouvel opus de la série <em>Monster</em> dénoncent-elles ?</p>



<p>Les USA de Trump, masculinistes, fondamentalistes et rétrogrades, s’acharnent sur les opposants, les migrants, les femmes, les homosexuels, les transsexuels. Schizophrénique, le pays de la démocratie tourne à la dictature à coup de censure et de discrimination. Combien de Ed Gein à la clé de cette plongée dans les eaux troubles du rigorisme religieux où il ne fait pas bon être une femme ou avoir changé de sexe ? Gein, obsédé par le corps des femmes au point de leur arracher la peau pour s’en faire un costume, s’en masquer le visage, n’est pas le transsexuel frustré qu’on a imaginé mais un gynéphile tellement obsédé par la féminité qu’il la pénètre intégralement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Homme parasite et fascination du true crime</h2>



<p>La démembre, l’écorche, la recompose à sa façon pour s’y glisser et y vivre. Peau d’Âne version homme, Hercule recouvert d’une défroque féminine : un homme parasite, adulescent qui détruit les femmes jusqu’à s’emparer de leur être, de leur visage, de leurs formes. Plus qu’un boucher, un ogre mu par ses hallucinations, ses pulsions et qui pour jouir a besoin d’une femme froide, silencieuse, soumise. Morte. Aucun recul, pas de remord, le regard absorbé par les magazines illustrant la barbarie nazie sous toutes ses formes.</p>



<p>Difficile de ne pas faire le lien avec le règne des images modifiées par l’IA, images qui inondent nos fils d’actu et entretiennent notre FOMO. La référence à Weegee, photographe new-yorkais qui a dépeint la vie nocturne de Big Apple y compris ses côtés scabreux et sanglants n’est pas anodine. La fascination de Gein et de sa petite amie pour les scènes de meurtre non plus. Alors que le <a href="https://www.theartchemists.com/?s=true+crime">true crime</a> est plébiscité, Murphy/Brennan interrogent cette fascination malsaine et le business qu’elle génère, l’effet Ed Gein qu’elle alimente.</p>



<p>Certains diront que la série, composée de huit épisodes, est trop longue, chronologiquement bordélique. C’est qu’il ne s’agit guère de raconter des faits qui tiennent sur un timbre-poste ou presque. D’ed gein en soi, il y a peu à dire sinon que c’était un tueur dément. Mais c’est l’impact durable qu’il a sur la mémoire américaine qu’il imposte ici d’ausculter. Et la love story sado-maso des USA pour le boucher de Planinfield a de quoi interpeler les consciences. Ce que Murphy/Brennan font avec beaucoup de pertinence et un plaisir non feint.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-primary" style="font-style:normal;font-weight:700"><a class="wp-block-button__link has-white-color has-vivid-cyan-blue-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-element-button" href="https://www.theartchemists.com/boutique/">RDV sur notre e-shop !</a></div>
</div>
</div>
</div></div>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/serie-monster-ed-gein-story/">Monster : The Ed Gein story &#8230; ce que mérite l’Amérique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Série « Entretien avec un vampire » : crise de couple chez les vampires</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-entretien-avec-un-vampire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Aug 2025 08:55:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38289</guid>

					<description><![CDATA[<p>Suis-je une vieille conne aigrie&#160;? Je m’étais promis de ne jamais tomber dans le «&#160;c’était mieux avant, ma bonne dame&#160;». Mais en visionnant les deux saisons d’Entretien avec un vampire, j’ai franchement tangué, et plusieurs fois. D’où une foultitude d’interrogations qu’il me fallait explorer. Un roman culte Pour les aficionados de littérature dark et de vampires, Entretien avec un vampire est un incontournable, le roman culte par excellence. Inaugurant la...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/serie-entretien-avec-un-vampire/">Série « Entretien avec un vampire » : crise de couple chez les vampires</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-serie-entretien-avec-un-vampire.jpg" alt="" class="wp-image-38295" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-serie-entretien-avec-un-vampire.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-serie-entretien-avec-un-vampire-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-serie-entretien-avec-un-vampire-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Suis-je une vieille conne aigrie&nbsp;? Je m’étais promis de ne jamais tomber dans le «&nbsp;c’était mieux avant, ma bonne dame&nbsp;». Mais en visionnant les deux saisons d’<em>Entretien avec un vampire</em>, j’ai franchement tangué, et plusieurs fois. D’où une foultitude d’interrogations qu’il me fallait explorer.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Interview With the Vampire Season 1 Trailer" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/BecdVouR7mY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un roman culte</h2>



<p>Pour les aficionados de littérature dark et de vampires, <em>Entretien avec un vampire</em> est un incontournable, le roman culte par excellence. Inaugurant la tétralogie consacrée aux aventures du fringant et cynique Lestat de Lioncourt, <em>Entretien avec un vampire</em> relate les confidences de son compagnon Louis de Pointe du Lac, vampire désabusé pour ne pas dire dépressif, qui évoque sa triste histoire au micro d’un journaliste en quête de scoop.</p>



<p>Soyons clairs : il y a eu un avant et un après <em>Interview with a vampire</em>. Avec ce best seller publié en 1976, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Rice">Anne Rice</a> dynamite à jamais les codes du genre. Ses vampires distancent le profil du tueur avide et diabolique dessiné par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bram_Stoker">Bram Stocker</a> dans <em>Dracula</em> pour proposer une vision beaucoup plus nuancée et empathique. Le vampire à la mode Anne Rice est rongé de doutes, il n’a pas choisi sa condition, la subit comme une malédiction, s’en accommode difficilement et en souffre psychiquement, parfois jusqu’au suicide.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des modifications de taille</h2>



<p>En toute logique, si vous avez un grain de bon sens, quand vous bouclez le roman, l’aventure vampirique vous tente beaucoup moins. Car elle constitue un gouffre de douleurs, de chagrins, de ruptures, sans compter l’obligation de tuer pour survivre, pire de transformer autrui pour ne pas être seul. La version cinématographique signée Neil Jordan en 1994 creuse ce sillon, portée par un Tom Cruise atroce de cynisme, un Brad Pitt rongé de remords, une Kirsten Dunst dont la candeur cache une violence sans fond.</p>



<p>Autant dire que l’adaptation en série par <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Rolin_Jones">Rolin Jones</a> en 2022 avait du pain sur la planche pour rivaliser. Étirée sur deux saisons qui en appellent une troisième déjà en promotion, <em>Interview with a vampire</em> s’empare de la tétralogie d’Anne Rice … et l’aménage clairement pour parler à la génération Y, Z et plus jeunes encore. Ce qui implique plusieurs modifications de taille :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>bye bye le XVIIIe siècle, nos héros évoluent initialement dans les années 20 avant de traverser la seconde Guerre Mondiale, puis les années 50&nbsp;;</li>



<li>initialement planteur blanc exploitant les esclaves noirs, Louis devient un malfrat de couleur, idem pour la petite Claudia, elle-même noire&nbsp;;</li>



<li>les relations entre Louis et Lestat sont clairement homosexuelles, là où Anne Rice ne faisait qu’effleurer cette option.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Interview with the Vampire Season 2 Official Trailer | Premieres May 12 | AMC+" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/4wT4QihIavo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Scènes de ménage et casting impliqué</h2>



<p>La chose aurait pu être intéressante, porteuse de réflexion, débouchant sur une interrogation de l’intolérance sociale propre aux USA où il ne fait guère bon être de couleur ou homo (c&rsquo;est clairement l&rsquo;option du film <em><a href="https://www.theartchemists.com/sinners-film/">Sinnners</a></em>). Que nenni ! L’histoire va tourner à la crise familiale avec scènes de ménage et engueulades, coups de foudre, coups bas, rabibochages et séparations fracassantes. Entre deux séquences de massacres (il faut bien se nourrir et s’amuser un peu avec sa nourriture), nos héros s’engueulent copieusement, ne se supportent plus.</p>



<p>C’est spectaculaire, mais ça manque de fond. Et c’est vraiment dommage, vu que le casting est juste absolument génial de talent et d’implication. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sam_Reid">Sam Reid</a> (déjà aperçu entre autres dans <em><a href="https://www.theartchemists.com/serie-profession-reporter/">Profession reporter</a></em>) campe un Lestat de compétition, Jacob Anderson (exfiltré de <em><a href="https://www.theartchemists.com/game-of-thrones-la-serie-quil-faut-spoiler/">Game of thrones</a></em>) apporte sa fragilité à Louis, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Eric_Bogosian">Eric Bogosian</a> est un Daniel Malloy d’un cynisme mordant, c’est le cas de le dire), <a href="https://www.instagram.com/assadzc/?hl=fr">Assad Zaman</a> tisse un Armand aux charmes crépusculaires, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ben_Daniels">Ben Daniels</a> est juste parfait en Santiago, <a href="https://www.instagram.com/baileybass/">Bailey Bass</a> puis <a href="https://www.instagram.com/delaineyhayles/?hl=fr">Delainey Hayles</a> incarnent à la suite une Claudia aussi cruelle que fragile. Bref, rien à dire ni sur l’interprétation, ni sur les décors, les costumes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Guimauve sentimentale</h2>



<p>Ce qui pêche ? C’est ce besoin d’étaler l’histoire sur deux saisons là où une seule aurait pu suffire si on nous avait fait grâce de ces querelles amoureuses qui tournent à la thérapie de couple devant des spectateurs transformés à leur corps défendant en conseillers conjugaux. Dommage car les passages marquants ne manquent guère, notamment la vision du théâtre des Vampires, qui rappelle les temps forts du Grand Guignol. Mais ce n’est qu’une toile de fond pour une guimauve sentimentale dont les héros de Rice étaient initialement incapables et c’était d’ailleurs là tout le problème.</p>



<p>Lestat, Louis, Claudia, la V1 de ces personnages était avide d’aimer, incapable d’y parvenir. La V3 développée dans la série est dégoulinante d’amour et de cruauté. Pour parler aux ados ? En liquidant toute la réflexion sur la mort et la non mort (rappelons qu&rsquo;Anne Rice a initialement écrit le livre suite au décès d&rsquo;un de ses enfants), l’accès à l’éternité comme une fatalité, la difficulté à traverser les époques, les mutations technologiques, sociales et morales, à s’adapter aux temps qui passe quand on a des siècles de non vie derrière soi. C’était cela la fibre initiale du roman, ce qui en faisait le prix. Il n’en reste que peu de choses dans la version de Rolin Jones et cela en dit long sur l’appauvrissement de nos chefs d’œuvre condamnés à des relectures riches de potentiel, vides de sens.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-primary" style="font-style:normal;font-weight:700"><a class="wp-block-button__link has-white-color has-vivid-cyan-blue-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-element-button" href="https://www.theartchemists.com/boutique/">RDV sur notre e-shop !</a></div>
</div>
</div>
</div></div>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/serie-entretien-avec-un-vampire/">Série « Entretien avec un vampire » : crise de couple chez les vampires</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Femme de Tchaïkovski : passion à sens unique et autopsie de l’âme russe ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/femme-tchaikovski-film/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Jun 2025 15:59:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38081</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est l’histoire d’un fiasco émotionnel programmé, une lente marche au suicide affectif. Un aveuglement volontaire, farouche, grandiose et pathétique à la fois. La Femme de Tchaïkovski relate l’impossible amour entre Antonina et Piotr, la relation à sens unique entre une aristocrate musicienne et un compositeur passionné. Kirill Serebrennikov décortique ici une obsession qui illustre les traits les plus forts et les plus sombres de l’âme russe. Un couple dysfonctionnel Forgée...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/femme-tchaikovski-film/">La Femme de Tchaïkovski : passion à sens unique et autopsie de l’âme russe ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-La-femme-de-Tchaikovski.jpg" alt="" class="wp-image-38084" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-La-femme-de-Tchaikovski.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-La-femme-de-Tchaikovski-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemists-La-femme-de-Tchaikovski-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>C’est l’histoire d’un fiasco émotionnel programmé, une lente marche au suicide affectif. Un aveuglement volontaire, farouche, grandiose et pathétique à la fois. <em>La Femme de Tchaïkovski</em> relate l’impossible amour entre Antonina et Piotr, la relation à sens unique entre une aristocrate musicienne et un compositeur passionné. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Kirill_Serebrennikov">Kirill Serebrennikov</a> décortique ici une obsession qui illustre les traits les plus forts et les plus sombres de l’âme russe.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="La Femme de Tchaïkovski - Bande-annonce officielle" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/5DnT4Brv2f0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un couple dysfonctionnel</strong></h2>



<p>Forgée au fil des siècles par la littérature, la philosophie, la religion et l’histoire tumultueuse de ce trop grand pays, la notion d’âme russe englobe des traits psychologiques, spirituels, esthétiques&nbsp;: le mysticisme, la mélancolie, la souffrance, la dualité… Dostoïevski, Tchekhov, Tolstoï … on ne compte plus les artistes qui ont illustré, véhiculé ce concept, tenté d’en restituer les nuances, les subtilités, la profondeur, les tourments, la noirceur. Tchaïkovski de même&nbsp;: et son vécu matrimonial en est un reflet d’une rare intensité.</p>



<p>Jeune, belle, sensible, musicienne accomplie et romantique, Antonina Miliukova s’éprend du compositeur. Ce qu’elle ne sait pas, ce qu’elle ne perçoit pas, c’est que ce dernier, farouche célibataire, est homosexuel. Mais dans la Russie du XIXe siècle, on tait ce genre de penchant. Antonina va pourtant convaincre Piotr de l’épouser, ce dernier se laisse fléchir pour cacher ses attirances et sans rien en révéler à cette demoiselle si empressée. Mais très vite, le couple dysfonctionne, le mari ne supportant physiquement plus la proximité de cette épouse trop aimante.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Deux outsiders</strong></h2>



<p>Il va donc l’écarter, par tous les moyens, insultes, chantages menaces physiques. Mais plus il s’en éloigne, plus elle s’accroche, le poursuivant, le harcelant, jusque sur son lit de mort. Convaincue de son bon droit, persuadée qu’elle peut s’en faire aimer malgré tout, quitte à sombrer dans la misère et la démence. C’est cette lente décomposition que détaille Serebrennikov au fil d’un récit tissé d’ombres, de nuances grises et glaciales, de cruautés psychiques.</p>



<p>Dans cette Russie impériale et rétrograde où règne une indigence terrible, où les interdits et la l’obscurantisme religieux régissent les échanges, où même les relations amoureuses sont codifiées, Antonina et Piotr se présentent comme deux outsiders, qui vont s’entre-dévorer quand ils pourraient s’épauler, se soutenir. Les cadrages serrés, la crudité des images, la nudité des corps, tout concourt à distiller cette folie à l’œuvre, l’effondrement psychologique des deux personnages.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une vie fantasmée</strong></h2>



<p>Si Pyotr Ilyich Tchaïkovski gagnera la célébrité, Antonina, traitée en paria, finira seule, folle, démunie. Son seul recours&nbsp;pour ne pas totalement sombrer : se projeter dans une vie fantasmée où son Piotr, enfin, l’aime, la chérit. Des hallucinations entrecoupent le récit, nous plongeant un instant dans la psyché torturée de l’héroïne, le fantasme qui la submerge et l’émancipe. Antonina est une victime, mais en s’accrochant à cet amour impossible, elle s’érige en femme libre de ses choix, même si ces choix sont déraisonnables et fatals.</p>



<p>Soulignons à ce titre l’interprétation saisissante des deux héros&nbsp;: face à un <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Odin_Biron">Odin Lund Biron</a> balançant entre emportement, froideur et exacerbation, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Aliona_Mikha%C3%AFlova">Alyona Mikhailova</a> est à la fois discrète et fiévreuse, dure, intraitable, mystique… Un jeu impressionnant pour camper une femme à deux visages, pétrie de contradictions, pourtant une dans son désir de vaincre ce qui ne peut être vaincu, le penchant naturel de l’homme qu’elle aime. Et tant pis si elle y laisse tout.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une approche intimiste</strong></h2>



<p>Plus qu’un biopic fidèle, ce film a tout de l’envolée romanesque. Cet amour faussé reflète un monde en perdition, chaque épisode alimente le malaise, multipliant les éléments de déstabilisation pour égarer un spectateur confronté à la dureté de ces temps, la brutalité des rapports sociaux, la déliquescence d’une société au bord de l’implosion.</p>



<p>Notons à ce titre le travail des décors, des costumes, le jeu des couleurs froides où soudain le rouge écarlate d’une robe éclate comme une flamme de colère, un acte de rébellion. L’approche de Kirill Serebrennikov est intimiste, théâtrale, dans sa manière de saisir les regards, les gestes, les attitudes, le vide des espaces de vie au fur et à mesure que la misère s’installe.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-ee8ca4853644ad9ebde4c39829252488" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p><strong>A lire également</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/livre-femmes-homosexuels-celebres/">Femmes d’homosexuels célèbres&nbsp;: le point sur 16 couples historiques</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/anton-tchekhov-1890-du-veritable-usage-du-talent/">Anton Tchekhov 1890&nbsp;: du véritable usage du talent</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/russie-temps-tsars-desir-dempire/">La Russie au temps des Tsars&nbsp;: un désir d’empire</a></li>
</ul>
</div></div>



<p>Ce récit est d’une grande dureté, impitoyable. La crise du couple fait écho à la chute imminente de toute une civilisation, une entrée pour le moins chaotique dans une modernité tissée d’instabilité, de désillusion. <em>La Femme de Tchaïkovski</em> n’est pas qu’un portrait de femme, c’est aussi un questionnement sur le rapport des êtres, leur impossible dialogue.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-primary" style="font-style:normal;font-weight:700"><a class="wp-block-button__link has-white-color has-vivid-cyan-blue-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-element-button" href="https://www.theartchemists.com/boutique/">RDV sur notre e-shop !</a></div>
</div>
</div>
</div></div>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/femme-tchaikovski-film/">La Femme de Tchaïkovski : passion à sens unique et autopsie de l’âme russe ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Palace : L’Apogée des Branchés &#8211; Un podcast pour revivre l’histoire d’un temple disco</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/podcast-palace/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Feb 2025 16:39:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lifestyle]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37840</guid>

					<description><![CDATA[<p>Difficile de parler de la révolution disco sans évoquer l’épopée du Palace. La célébrissime boite de nuit parisienne a marqué l’histoire de ce genre musical, s’érigeant en temple mythique de la nuit festive. Le podcast Le Palace &#8211; L’Apogée des branchés revient sur cette épopée. L’endroit où il fallait être vu Un ancien théâtre converti en discothèque&#160;: pas encore inauguré, Le Palace était déjà un véritable phénomène de société. L’endroit où...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/podcast-palace/">Le Palace : L’Apogée des Branchés &#8211; Un podcast pour revivre l’histoire d’un temple disco</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/02/the-artchemists-podcast-le-palace.jpg" alt="" class="wp-image-37841" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/02/the-artchemists-podcast-le-palace.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/02/the-artchemists-podcast-le-palace-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/02/the-artchemists-podcast-le-palace-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Difficile de parler de la révolution <a href="https://www.theartchemists.com/?s=disco">disco</a> sans évoquer l’épopée du Palace. La célébrissime boite de nuit parisienne a marqué l’histoire de ce genre musical, s’érigeant en temple mythique de la nuit festive. Le podcast <em>Le Palace &#8211; L’Apogée des branchés</em> revient sur cette épopée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’endroit où il fallait être vu</h2>



<p>Un ancien théâtre converti en discothèque&nbsp;: pas encore inauguré, Le Palace était déjà un véritable phénomène de société. L’endroit où il fallait être vu. Stars, créateurs, noctambules en quête de sensations fortes, tout le monde s’y pressait. Ouvert en 1978, l’endroit a rapidement attiré une foule hétéroclite, allant des punks aux bourgeois, en passant par les célébrités et les figures de la mode.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un symbole d&rsquo;émancipation</h2>



<p>Fabrice Emaer, l&rsquo;âme du Palace, a réussi le pari de créer un espace où la frime, le fric et le chic se côtoyaient dans une ambiance électrique. Les soirées y étaient légendaires, rythmées par la musique disco et les excès en tout genre. Le Palace n&rsquo;était pas seulement un lieu de divertissement, mais aussi un symbole de l&rsquo;émancipation et de l&rsquo;affirmation de la communauté homosexuelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une période charnière</h2>



<p>Le Palace et la disco&nbsp;: un duo indissociable. Ces deux versants d’une même révolution culturelle incarnent une période charnière, entre la fin des idéaux révolutionnaires post-68 et l&rsquo;insouciance des années sida. C&rsquo;était une époque où l&rsquo;on ne faisait pas seulement la fête, on la vivait pleinement. Les nuits au Palace étaient des moments suspendus, où les rencontres et les projets naissaient au rythme des basses et des stroboscopes.</p>



<p>C’est ce que raconte ce podcast parsemé d’anecdotes, de témoignages, de souvenirs… et de musique, bien sûr ! L’occasion de vivre cette mutation de l’intérieur, d’en ressentir le souffle, la folie dionysiaque.</p>



<p>Retrouver le podcast <em>Le Palace &#8211; L’Apogée des branchés</em> sur <a href="https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/affaires-sensibles/le-palace-l-apogee-des-branches-1750088">Radio France</a>.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-primary" style="font-style:normal;font-weight:700"><a class="wp-block-button__link has-white-color has-vivid-cyan-blue-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-element-button" href="https://www.theartchemists.com/boutique/">RDV sur notre e-shop !</a></div>
</div>
</div>
</div></div>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/podcast-palace/">Le Palace : L’Apogée des Branchés &#8211; Un podcast pour revivre l’histoire d’un temple disco</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Backrooms : la liberté dans l&#8217;ombre</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/backrooms/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Nov 2024 16:30:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37623</guid>

					<description><![CDATA[<p>Voici donc que nos petits camarades du Bragi Pufferfish inaugurent la Discoslut, soirée dédiée au disco assortie d&#8217;une love station, douce appellation pour désigner la backroom de l&#8217;événement. Et j&#8217;entends déjà certain.es hurler à l&#8217;infamie pornographique, plissant leur petit nez d&#8217;horreur en imaginant la dépravation à l’œuvre, le sturp, tout ce sexe, c&#8217;est saaaaaaaaaaaaaaaaaaale ! Pas bien !!!!!! Bon, on arrête tout de suite. Car les backrooms font partie de...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/backrooms/">Backrooms : la liberté dans l&rsquo;ombre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-backrooms.jpg" alt="" class="wp-image-37624" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-backrooms.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-backrooms-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-backrooms-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Voici donc que nos petits camarades du <a href="https://www.instagram.com/bragipufferfish/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bragi Pufferfish</a> inaugurent la <a href="https://www.theartchemists.com/discoslut-party/">Discoslut</a>, soirée dédiée au disco assortie d&rsquo;une love station, douce appellation pour désigner la backroom de l&rsquo;événement. Et j&rsquo;entends déjà certain.es hurler à l&rsquo;infamie pornographique, plissant leur petit nez d&rsquo;horreur en imaginant la dépravation à l’œuvre, le sturp, tout ce sexe, c&rsquo;est saaaaaaaaaaaaaaaaaaale ! Pas bien !!!!!!</p>



<p>Bon, on arrête tout de suite. Car les backrooms font partie de la culture LGBT depuis belle lurette, c&rsquo;est même un pan conséquent de l&rsquo;histoire de la libération sexuelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Interactions intimes</h2>



<p>Petite présentation du contexte pour celles/ceux qui ignorent tout de la chose : les backrooms, « arrière-salles » dans la langue de Shakespeare, sont des espaces discrets installés au sein de certains bars ou clubs de la communauté gay, où les usagers du dit lieu peuvent se rencontrer pour des interactions intimes. Donc rien à voir avec <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Backrooms" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la légende urbaine dite creepypasta</a>.</p>



<p>Là, je vous parle d&rsquo;un autre truc. Oui, oui, dans le fond, ne chuchotez pas, c&rsquo;est tout à fait ça : les backrooms, on y va pour avoir des relations sexuelles, c&rsquo;est l&rsquo;idée, ou pour regarder éventuellement. Le principe est toujours le consentement mutuel, entre adultes avertis et responsables. Or ces lieux, tout comme les latrines du reste (dixit <a href="https://www.theartchemists.com/avant-garde-marc-martin-tasses-toilettes-publiques-photographie/"><em>Les Tasses</em></a>, superbe série de photos réalisée par Marc Martin) ont joué un rôle significatif dans l&rsquo;histoire des cultures LGBTQ+.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Explorer sa sexualité</h2>



<p>Le concept a émergé dans les années 1960 et 1970, principalement dans les grandes métropoles occidentales comme New York, San Francisco, Paris et Berlin. À une époque où l&rsquo;homosexualité était largement stigmatisée et criminalisée, les backrooms constituaient des lieux sécurisés pour explorer sa sexualité, rencontrer des partenaires en toute quiétude loin des regards réprobateurs et des rafles de flics. Souvent situés dans les bars, ces lieux étaient dissimulés derrière des portes ou des rideaux, permettant une certaine discrétion.</p>



<p>Véritables refuges, les backrooms ont ainsi participé de l&rsquo;émergence de sous-cultures et de réseaux sociaux puissants au sein de la communauté LGBTQ+. Avec l&rsquo;épidémie de sida dans les années 1980, les backrooms deviennent des foyers potentiels de transmission du VIH. Face à la crise sanitaire, de nombreux établissements décident de fermer ces espaces ; d&rsquo;autres mettent en place des mesures de prévention, telles que la distribution de préservatifs et l&rsquo;affichage d&rsquo;informations sur le VIH.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Symboliques backrooms</h2>



<p>Relaté par Philippe Poisson dans un <a href="https://www.qweek.fr/2019/12/24/backrooms-plongee-dans-ces-salles-obscures-parisiennes/?utm_source=chatgpt.com">article publié sur Qwerk</a>, le procès des backrooms marque un tournant dans la perception de ces lieux les érigeant en symboles du combat pour les droits des homosexuels. Ils restent d&rsquo;ailleurs encore et toujours populaires au sein de la communauté LGBT+, offrant une alternative aux applications de rencontre et perpétuant une tradition de rencontres physiques et spontanées.</p>



<p>Au XXIe siècle, les backrooms connaissent donc une résurgence, notamment dans les grandes villes européennes. Cette renaissance s&rsquo;accompagne d&rsquo;une prise de conscience accrue des enjeux de santé sexuelle. De nombreux établissements collaborent désormais avec des associations de prévention pour offrir des services tels que la distribution de préservatifs, l&rsquo;accès à la PrEP (prophylaxie pré-exposition) et des informations sur le dépistage. L&rsquo;association AIDES, par exemple, propose divers <a href="https://www.aides.org/les-outils-de-prevention?utm_source=chatgpt.com">outils de prévention</a> du VIH et des IST, adaptés aux lieux de rencontre, y compris les backrooms.</p>



<p>Cette évolution transforme les backrooms en espaces non seulement de rencontre, mais aussi de sensibilisation et de promotion de la santé sexuelle, intégrant des pratiques de réduction des risques et de prévention combinée. Ils ont ainsi traversé des décennies de transformation, passant de refuges clandestins à des espaces intégrés dans des stratégies de santé publique. Leur histoire reflète les luttes, les défis et les résiliences de la communauté gay face aux évolutions sociales et sanitaires.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-primary" style="font-style:normal;font-weight:700"><a class="wp-block-button__link has-white-color has-vivid-cyan-blue-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-element-button" href="https://www.theartchemists.com/boutique/">RDV sur notre e-shop !</a></div>
</div>
</div>
</div></div>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/backrooms/">Backrooms : la liberté dans l&rsquo;ombre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les Gazolines, passionnément, à la folie&#8230; : subversion à paillettes et « biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite » comme cri de guerre !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/documentaire-gazolines/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Nov 2024 16:28:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37565</guid>

					<description><![CDATA[<p>Paris des années 70 : l&#8217;esprit de Mai 68 résonne encore dans les ruelles pavées. C&#8217;est dans ce contexte pour le moins effervescent qu&#8217;émergent les Gazolines. Un groupe transgenre qui va ameuter la capitale, dynamiter les conventions. Engagé, résolument provocateur, hautement créatif. Le documentaire d&#8217;Armand Isnard évoque cette aventure militante, flamboyante et subversive, terreau fertile de la revendication des droits LGBT et du droit à la différence. Glamour et provocation...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/documentaire-gazolines/">Les Gazolines, passionnément, à la folie&#8230; : subversion à paillettes et « biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite » comme cri de guerre !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-les-gazolines.jpg" alt="" class="wp-image-37570" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-les-gazolines.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-les-gazolines-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-les-gazolines-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Paris des années 70 : l&rsquo;esprit de Mai 68 résonne encore dans les ruelles pavées. C&rsquo;est dans ce contexte pour le moins effervescent qu&rsquo;émergent les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gazolines" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gazolines</a>. Un groupe transgenre qui va ameuter la capitale, dynamiter les conventions. Engagé, résolument provocateur, hautement créatif. Le documentaire d&rsquo;Armand Isnard évoque cette aventure militante, flamboyante et subversive, terreau fertile de la revendication des droits LGBT et du droit à la différence.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Les Gazolines | Trailer" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/yCW9etyfg5s?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Glamour et provocation</h2>



<p>En 1972, au cœur du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Front_homosexuel_d%27action_r%C3%A9volutionnaire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Front homosexuel d&rsquo;action révolutionnaire</a> (FHAR), une douzaine de « folles » se rassemblent sous la bannière des Gazolines. Leur objectif ? Bousculer l&rsquo;esprit de sérieux d&rsquo;une société post-68 déjà en train de sombrer dans le réactionnaire ? Leur méthode ? Une dose massive de glamour et de provocation. Leur crédo ? « Champagne, coke et falbalas. » Leur cri de guerre ? « Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite ! »</p>



<p>Cri de guerre qui se répand partout dans les soirées, les vernissages, les after de l&rsquo;époque, les manifs aussi. Les Gazolines ne se contentent pas de parader. Elles foutent résolument le bordel, partout où elles passent. Parmi elles, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Maud_Molyneux" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Maud Molyneux</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Paquita_Paquin" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Paquita Paquin</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_France_(chanteuse)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Marie-France</a>, dans leur sillage <a href="https://www.theartchemists.com/alain-pacadis-de-la-bio-au-roman-portrait-dun-journaliste-punk-et-gonzo-a-la-francaise/">Alain Pacadis</a> entre autres, dont elles bordéliseront les funérailles, elles qui l&rsquo;aimaient tant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une forme de dandysme</h2>



<p>Bordéliser certes, mais pas n&rsquo;importe comment ni sans raison. C&rsquo;est justement le but du documentaire d&rsquo;Isnard que de revenir aux sources du groupuscule pour en comprendre l&rsquo;enracinement, la logique, les combats, les méthodes. Devant sa caméra, des rescapées comme Marie-France, des témoins, des historiens, des sociologues.</p>



<p>Tous évoquent des profils hautement cultivés (Maud Molyneux était un puits de savoir), une forme de dandysme, le goût pour ce qu&rsquo;on appelle aujourd&rsquo;hui la mode vintage. Et puis il y a l&rsquo;art : l&rsquo;écriture pour certaines, les planches pour d&rsquo;autres. Et puis il y a les fiestas, le Palace et autres clubs, la drogue aussi, les excès, qui doucement vont absorber l&rsquo;insolence, la dissoudre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un héritage</h2>



<p>Après deux années flamboyantes, les Gazolines se séparent en 1974. Pourtant, leur esprit, leur héritage perdurent. C&rsquo;est qu&rsquo;elles ont ouvert la voie à une expression queer décomplexée, inspirant des générations de militants et d&rsquo;artistes. Leur histoire est celle d&rsquo;une rébellion en talons aiguilles qui a traversé les années, d&rsquo;une révolution pailletée qui a marqué, inspiré les luttes LGBTQ+ en France.</p>



<p><em>Les Gazolines, passionnément, à la folie&#8230;</em> d&rsquo;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Armand_Isnard" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Armand Isnard</a>, entre interviews et archives, revient sur cette période où l&rsquo;insolence était une arme politique, où le maquillage et les boas à plumes servaient de bouclier contre l&rsquo;oppression. Un must-see pour quiconque s&rsquo;intéresse à l&rsquo;histoire des mouvements queer et à la puissance de la subversion.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-primary" style="font-style:normal;font-weight:700"><a class="wp-block-button__link has-white-color has-vivid-cyan-blue-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-element-button" href="https://www.theartchemists.com/boutique/">RDV sur notre e-shop !</a></div>
</div>
</div>
</div></div>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/documentaire-gazolines/">Les Gazolines, passionnément, à la folie&#8230; : subversion à paillettes et « biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite » comme cri de guerre !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Cristobal Balenciaga : « Moi, je veux coudre, c&#8217;est tout. »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-christobal-balenciaga/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 14:23:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37440</guid>

					<description><![CDATA[<p>Oxygène, obsession, ordalie : la couture fut la raison de vivre de Cristóbal Balenciaga. Le styliste espagnol a, par ses créations, redéfini l’élégance et la silhouette au XXe siècle, mais à quel prix ? C&#8217;est ce que raconte la minisérie Cristobal Balenciaga. Quelques roses et beaucoup d&#8217;épines Aux commandes de ce programme, un quatuor ibérique : Lourdes Iglesias, Aitor Arregi, Jon Garaño, Jose Mari Goenaga. Objectif : raconter en six...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/serie-christobal-balenciaga/">Cristobal Balenciaga : « Moi, je veux coudre, c&rsquo;est tout. »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-christobal-balenciaga.jpg" alt="" class="wp-image-37441" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-christobal-balenciaga.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-christobal-balenciaga-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-christobal-balenciaga-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Oxygène, obsession, ordalie : la couture fut la raison de vivre de Cristóbal Balenciaga. Le styliste espagnol a, par ses créations, redéfini l’élégance et la silhouette au XXe siècle, mais à quel prix ? C&rsquo;est ce que raconte la minisérie <em>Cristobal Balenciaga</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Cristóbal Balenciaga - Bande-annonce officielle (VF) | Disney+" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/cDIXBFfZiaA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Quelques roses et beaucoup d&rsquo;épines</h2>



<p>Aux commandes de ce programme, un quatuor ibérique : Lourdes Iglesias, Aitor Arregi, Jon Garaño, Jose Mari Goenaga. Objectif : raconter en six épisodes le parcours de Balenciaga, les origines de sa vocation, le succès de sa maison de couture madrilène, son arrivée à Paris en 1937 pour prendre ancrage dans l&rsquo;univers de la mode française, son combat pour s&rsquo;imposer face à <a href="https://www.theartchemists.com/?s=dior">Dior</a>, sa course à l&rsquo;innovation, les temps forts de sa carrière que furent la réalisation de la robe de mariée de Fabiola, la future reine des Belges, ou la signature des uniformes d’hôtesses d&rsquo;Air France.</p>



<p>Un chemin semé de quelques roses et de beaucoup d&rsquo;épines. L&rsquo;impossibilité d&rsquo;afficher au grand jour ses amours homosexuelles avec Władzio Jaworowski d’Attainville, puis, après le décès de ce dernier, avec Ramon Esparza. La période du franquisme, l&rsquo;<a href="https://www.theartchemists.com/?s=occupation">Occupation</a> en France, la concurrence forcenée des couturiers parisiens au lendemain de la guerre… L&rsquo;arrivée du prêt-à-porter, de l&rsquo;industrialisation du secteur de la mode, l&rsquo;avènement du marketing, la starisation des grands stylistes…</p>



<h2 class="wp-block-heading">La couture comme une ascèse</h2>



<p>Pour un introverti comme <a href="https://www.theartchemists.com/?s=balenciaga">Balenciaga</a>, la modernisation de sa discipline fut un enfer. Et la série le monte très bien : c&rsquo;est un véritable cours de couture filmé avec beaucoup de grâce, reflétant l&rsquo;amour du couturier pour le geste sûr, l&rsquo;observation acérée du tombé et de la forme, l&rsquo;art de la coupe juste et équilibrée, la maîtrise des étoffes de leurs singularités, la patience et l&rsquo;exigence d&rsquo;un travail pensé comme une ascèse. Car Balenciaga aborde son art comme un moine le ferait de son sacerdoce. Discret, pour ne pas dire timide, il s&rsquo;enferme dans son atelier, refuse de parler aux journalistes.</p>



<p>Rétif à la médiatisation, il n&rsquo;aime guère le côté « business » qu&rsquo;il délègue à d&rsquo;autres. Pour autant, juste dans son approche, plein de bon sens, rigoureux, il sait imposer son style, en faire une référence. Quitte à demander le conseil de sa chère <a href="https://www.theartchemists.com/?s=chanel">Chanel</a> (excellente Anouk Grimberg), de s&rsquo;appuyer sur l&rsquo;ensemble de sa famille pour tenir les rênes de sa filiale espagnole tandis qu&rsquo;il développe sa maison à l&rsquo;international. Une croissance qui parfois est freinée par les coups du destin ; mais quand il décidera de se retirer, Balenciaga le fera au sommet de son art, de par sa propre décision et non pas acculé par la faillite.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-1fa25cce18380309416a184f9c2a7b9c" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p>À lire également</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/the-new-look-dior-jadore/">The New Look : Dior, j’adore !</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/serie-halston/">Halston : Icare de la mode ?</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/becoming-karl-lagerfeld/">Becoming Karl Lagerfeld : chronique d’une soif de reconnaissance</a></li>
</ul>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading">Une élégance sobre</h2>



<p>Pour donner vie à ce personnage réservé, à la limite de l&rsquo;insaisissable, Alberto San Juan joue la carte de la concentration, de la perfection, de la méticulosité, trahissant sous un calme convenu la nervosité du démiurge rongé de doute. Élégant et posé, d&rsquo;une beauté sévère, l&rsquo;acteur façonne un Balenciaga attachant bien que détaché, qui tente comme il peut de neutraliser les émotions qui le submergent, mais dont il a tant besoin pour innover, renouveler les codes sans les bouleverser de fond en comble. Un Balenciaga qui, vieillissant et retiré, accepte d&rsquo;évoquer le passé devant une journaliste bien décidée à explorer ce mystère que personne jusqu&rsquo;alors n&rsquo;a réussi à percer.</p>



<p>Pas de révélations fracassantes à la clé pourtant : la série joue la carte de la pondération, préférant mettre en évidence ce pur plaisir de l&rsquo;acte créateur, une élévation presque mystique, régulièrement heurtée par la dureté de la réalité économique, financière et sociale, du rapport aux autres. Cette retenue du styliste couturier précis, recueilli lorsqu&rsquo;il plie et assemble, se reflète dans la mise en valeur de ses œuvres, des pièces d’une élégance sobre, où la coupe et la structure priment les ornements. Cette distance presque monastique maintenue avec un monde extérieur perçu comme corrupteur et dangereux est résumée en une tournure épurée et authentique : « moi, je veux coudre, c&rsquo;est tout. »</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-primary" style="font-style:normal;font-weight:700"><a class="wp-block-button__link has-white-color has-vivid-cyan-blue-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-element-button" href="https://www.theartchemists.com/boutique/">RDV sur notre e-shop !</a></div>
</div>
</div>
</div></div>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/serie-christobal-balenciaga/">Cristobal Balenciaga : « Moi, je veux coudre, c&rsquo;est tout. »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Elles l’ont dit ! 365 paroles de femmes qui ont fait la France … et continuent de nous inspirer !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/livre-elles-ont-dit-paroles-femmes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Sep 2023 09:38:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=36360</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le titre parle de lui-même : avec Elles l’ont dit ! 365 paroles de femmes qui ont fait la France, Coralie Duperrin nous offre un voyage au cœur du féminisme en gestation et en métamorphose. Un tour d’horizon Le principe de cet ouvrage est simple&#160;: Ce n’est pas une analyse de fond donc, ni une étude historique approfondie mais un tour d’horizon complet séquencé en plusieurs chapitres&#160;: Les dirigeantes – Les créatives...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/livre-elles-ont-dit-paroles-femmes/">Elles l’ont dit ! 365 paroles de femmes qui ont fait la France … et continuent de nous inspirer !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="390" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/09/the-artchemists-livre-elles-lont-dit.jpg" alt="" class="wp-image-36361" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/09/the-artchemists-livre-elles-lont-dit.jpg 390w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/09/the-artchemists-livre-elles-lont-dit-187x288.jpg 187w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/09/the-artchemists-livre-elles-lont-dit-321x494.jpg 321w" sizes="auto, (max-width: 390px) 100vw, 390px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Le titre parle de lui-même : avec <em>Elles l’ont dit ! 365 paroles de femmes qui ont fait la France</em>, Coralie Duperrin nous offre un voyage au cœur du féminisme en gestation et en métamorphose.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un tour d’horizon</h2>



<p>Le principe de cet ouvrage est simple&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Mettre en exergue 365 citations de 365 femmes qui ont joué un rôle dans l’histoire de France.</li>



<li>Partir de ces quelques mots inspirants pour présenter une rapide biographie de chacune de ces dames et souligner leur apport, leur singularité, leur mission.</li>
</ul>



<p>Ce n’est pas une analyse de fond donc, ni une étude historique approfondie mais un tour d’horizon complet séquencé en plusieurs chapitres&nbsp;: Les dirigeantes – Les créatives – Les littéraires – Les combattantes – Les intrépides – Les influenceuses – les scientifiques – les mal-aimées. Dans chacune de ces catégories, des femmes de différentes époques, d’origine sociale diverses, dont les mots se croisent, se répondent de page en page. Avec un questionnement continu&nbsp;: comment participer de l’effort social quand on est une femme&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Se heurter à des murs… et les franchir</h2>



<p>Comment s’imposer, imposer ses pensées, son avis, ses décisions&nbsp;? Comment conquérir l’émancipation, le respect, l’égalité&nbsp;? Comment entrer dans l’Histoire et faire date ? On cite régulièrement les Grands Hommes. Dans ces 400 pages, la parole est rendue à ces Dames. Et elles sont nombreuses à avoir apporté leur pierre à l’édifice patriotique. Certaines sont célébrissimes, passées à la postérité, d’autres moins&nbsp;connues, plus discrètes, essentielles cependant. Toutes vont se heurter à des murs.</p>



<p>Des portes fermées à triple tour, des obstacles insurmontables en apparence, qu’elles vont franchir, contourner ou pulvériser selon leur statut social, leur éducation, les moyens à disposition et leur tempérament. La dernière section de ce livre intelligemment agencé se penche sur les marginales, meurtrières, sorcières et autres criminelles. Leurs réflexions, leurs parcours font tristement écho à leurs compagnes en apparence plus chanceuses, au final tout aussi pugnaces.</p>



<div class="wp-block-group has-blush-light-purple-gradient-background has-background"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p><strong>A lire également</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/livre-extravagantes-soeurs-mitford/">Ces Extravagantes soeurs Mitford : six femmes face à l’Histoire</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/livre-femmes-homosexuels-celebres/">Femmes d’homosexuels célèbres : le point sur 16 couples historiques</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/livre-99-femmes-fanny-saccomano-feminisme/">Livre / 99 femmes et nous – Fanny Saccomano : précis de féminisme à l’usage des néophytes</a></li>
</ul>
</div></div>



<p>365 citations, 365 portraits, 365 personnalités : une page par jour pour une année d’inspiration et de découverte. L’occasion de trouver sa Muse, son Modèle ? Pourquoi pas ? Elles l’ont dit ! <em>365 paroles de femmes qui ont fait la France</em> constitue un excellent point de départ pour une exploration plus approfondie.</p>



<p><strong>Et plus si affinités</strong></p>


<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/livre-elles-ont-dit-paroles-femmes/">Elles l’ont dit ! 365 paroles de femmes qui ont fait la France … et continuent de nous inspirer !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
