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		<title>Logan Lucky : Ocean’s eleven chez les ploucs ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jun 2022 09:58:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il avait dit qu’on ne l’y reprendrait plus ; mais quand on a goûté au virus de la réalisation et qu’on a le talent particulièrement prolixe, difficile de tracer une croix sur les plateaux. Après vingt-six films, Steven Soderberg se tourne momentanément et avec succès vers la série télé, prenant en main le remarquable The Knick … pour finalement revenir à ses premières amours avec le trépidant Logan Lucky. Un film...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/11/logan-lucky.jpg"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone wp-image-29977 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/11/logan-lucky.jpg" alt="" width="600" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/11/logan-lucky.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/11/logan-lucky-188x188.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/11/logan-lucky-288x288.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/11/logan-lucky-494x494.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/11/logan-lucky-70x70.jpg 70w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/11/logan-lucky-150x150.jpg 150w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Il avait dit qu’on ne l’y reprendrait plus ; mais quand on a goûté au virus de la réalisation et qu’on a le talent particulièrement prolixe, difficile de tracer une croix sur les plateaux. Après vingt-six films, Steven <a href="https://www.theartchemists.com/?s=soderberg" target="_blank" rel="noopener">Soderberg</a> se tourne momentanément et avec succès vers la série télé, prenant en main le remarquable <a href="https://www.theartchemists.com/serie-knick/" target="_blank" rel="noopener"><i>The Knick</i></a> … pour finalement revenir à ses premières amours avec le trépidant <i>Logan Lucky</i>. Un film choral qui nous conte, une fois n’est pas coutume, une histoire de casse grandiose digne de la trilogie <i>Ocean</i>. Sauf qu’ici, nos cambrioleurs sortent de nulle part, n’ont aucun moyen et se trimballent une poisse incroyable.</span></p>
<p><iframe title="LOGAN LUCKY I Bande-annonce" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/OOhLFDfjJv0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Fil rouge de <em>Logan Lucky</em> : la mouise</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C’est du reste le fil rouge du scénario : la mouise de la fratrie Logan est devenue légendaire partout en Virginie occidentale. Ancienne gloire locale du football, l’un a tout perdu en se brisant le genou, depuis il végète dans des boulots de mécano, tâchant de faire rentrer l’argent pour payer la pension alimentaire de sa gamine qu’il adore. L’autre a perdu son bras en service commandé en Afghanistan, de retour au pays, il est devenu barman, a fait un peu de tôle. La sœur ? Elle est coiffeuse, rien de bien glorieux. Ils aimeraient bien arrondir les fins de mois pour sortir de la dèche récurrente qui frappe la <em>middle class</em> américaine, mais sans plus…</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Jusqu’au jour où Jimmy est viré, où son ex lui apprend qu’elle et son nouveau compagnon vont déménager. Là, il faut agir. Vite. Jimmy va donc monter un casse. Avec son frangin manchot, sa sœur experte en bagnoles. Un petit casse de rien du tout, piquer la recette d’une course de voitures comme il en pullule aux États-Unis, patrie des V8. Sauf que </span></p>
<ol>
<li><span style="color: #000000;">le seul qui peut les aider à monter cette opération est en prison </span></li>
<li><span style="color: #000000;">ils n’ont aucun moyen, pas d’argent, pas de technologie </span></li>
<li><span style="color: #000000;">les travaux dont ils comptaient profiter pour opérer sont terminés plus tôt.</span></li>
</ol>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et ils se retrouvent à dérober le chiffre d&rsquo;affaires de la Nascar CocaCola 600 qui a lieu durant le Memorial Day. </span><span style="color: #000000;">Et là, les choses se corsent considérablement.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="wh30Dqcm4Q"><p><a href="https://www.theartchemists.com/film-laundromat-soderberg-panama-papers/">The Laundromat : quand Soderberg s’attaque aux Panama Papers …</a></p></blockquote>
<p><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« The Laundromat : quand Soderberg s’attaque aux Panama Papers … » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/film-laundromat-soderberg-panama-papers/embed/#?secret=GId61blzWr#?secret=wh30Dqcm4Q" data-secret="wh30Dqcm4Q" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Reconfigure les codes du film de cambriolage</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">À partir de cette intrigue, Soderberg met en place une mécanique bien huilée, riche en rebondissements, en surprises, en gags, et en bonne musique … à cette nuance près que ses personnages n’ont plus rien à voir avec les Arsène Lupin d’Ocean ; ici il s’agit de péquenauds, de braves gars sans véritable formation, purs produits de l’Amérique profonde, dont le parcours, le caractère et les répliques rappellent parfois ceux des héros des frères Coen. Seulement voilà : nécessité fait loi. Face à l&rsquo;adversité de conditions peu favorables, chacun des membres de ce gang de bras cassés va révéler des aptitudes, des talents insoupçonnés qui pourraient bien mener au succès, et avec élégance encore ! À moins que la poisse, tenace, ne s’invite encore au moment le plus inattendu ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Servi par un casting de choix où l’on trouve Channing Tatum (acteur fétiche de Soderberg) dans le rôle leader de Jimmy, Daniel Craig en spécialiste ultra peroxydé du défonçage de coffre-fort à coup de bonbons, Adam Driver dans celui du frangin manchot mais réactif, sans compter tous les autres qui tiennent la cadence de ce récit trépidant, ce nouvel opus reconfigure les codes du film de cambriolage grandiose, en le calquant sur le côté populaire du classique de Mario Monicelli <i>Le Pigeon</i>. Ce regard à la fois ironique et attendri sur ces laissés pour compte du rêve américain est révélateur de ce qui se trame dans les classes moyennes du pays à l’heure de la décevante présidence Trump.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KqGIqMgkVZ"><p><a href="https://www.theartchemists.com/film-trance-danny-boyle/">Trance : Danny Boyle signe un film hypnotique !</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Trance : Danny Boyle signe un film hypnotique ! » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/film-trance-danny-boyle/embed/#?secret=mZDT3Eop0Y#?secret=KqGIqMgkVZ" data-secret="KqGIqMgkVZ" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Car peu importe son origine, son éducation, l’être humain est doté d’un cerveau, un cerveau abruti par les pubs, les diktats de la consommation, le manque de culture certes, mais qui, face à l’adversité, peut très vite se remettre en marche, et se montrer ultra créatif, sans y laisser ses valeurs, son éthique, sa vision des choses. Cela s’appelle tout simplement du bon sens. Et c’est le message finalement plein d’espoir de <a href="https://loganluckymovie.com/" target="_blank" rel="noopener">Logan Lucky</a>.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify">Vous pouvez voir le film <em>Logan Lucky</em> en <a href="https://www.universcine.com/films/logan-lucky?gclid=Cj0KCQjwntCVBhDdARIsAMEwACn4K2SFCsW7YoFTQfqTR-XRxrVnJkAryrEAtwsbjhez3JvfR2uDSqUaApsrEALw_wcB" target="_blank" rel="noopener">Vod</a> et en <a href="https://www.cultura.com/?ae=2026&amp;utm_source=theARTchemists&amp;utm_medium=affiliation&amp;utm_campaign=affinitaire" target="_blank" rel="noopener">DVD</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>BigBug : Jean-Pierre Jeunet et les robots</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-big-bug-jean-pierre-jeunet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 May 2022 11:27:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>2022 : BigBug, le nouveau film de Jean-Pierre Jeunet déboule sur les écrans via la plateforme Netflix. Grands amateurs du cinéma jeunetien, nous attendions la chose avec impatience… et n’avons guère été déçus par ce nouveau bébé dystopique en diable, néanmoins très réaliste dans l’approche d’une société bouffée par une transformation digitale démente. Avec à la clé la question récurrente dans toute la filmographie du papa d’Amélie Poulain : et...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/05/bigbug-affiche1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34789 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/05/bigbug-affiche1.jpg" alt="affiche du film BigBug de Jean-Pierre Jeunet" width="405" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/05/bigbug-affiche1.jpg 405w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/05/bigbug-affiche1-194x288.jpg 194w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/05/bigbug-affiche1-333x494.jpg 333w" sizes="auto, (max-width: 405px) 100vw, 405px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">2022 : <em>BigBug</em>, le nouveau film de Jean-Pierre Jeunet déboule sur les écrans via la plateforme Netflix. Grands amateurs du cinéma jeunetien, nous attendions la chose avec impatience… et n’avons guère été déçus par ce nouveau bébé dystopique en diable, néanmoins très réaliste dans l’approche d’une société bouffée par une transformation digitale démente. Avec à la clé la question récurrente dans toute la filmographie du papa d’Amélie Poulain : et l’humain dans tout ça ?</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="BIGBUG | Bande-annonce officielle VF | Netflix France" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/vWcqH7orROc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><b>Paradoxe et ironie</b></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Petit flashback. 2018 : devant une tasse de thé dans le hall de la halle Saint Pierre qui accueille l’exposition <a href="https://www.theartchemists.com/exposition-caro-jeunet-halle-saint-pierre-2/" target="_blank" rel="noopener"><em>Caro/Jeunet</em></a>, le réalisateur de </span><i><span style="font-weight: 400;">Delicatessen, La Cité des enfants perdus, Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain, Un Long dimanche de fiançailles, Alien Résurrection, <a href="https://www.theartchemists.com/micmacs-a-tire-larigot-farce-de-resilience/" target="_blank" rel="noopener">Micmacs à Tire-Larigot</a>, L’Extravagant voyage du jeune et prodigieux TS Spive</span></i><span style="font-weight: 400;">t, se montre fataliste : «</span><i><span style="font-weight: 400;"> Le marketing a pris le pouvoir sur l’artistique</span></i><span style="font-weight: 400;"> ». Face aux exigences normatives de directeurs commerciaux en quête de rendement maximal, <a href="https://www.theartchemists.com/exposition-caro-jeunet-halle-saint-pierre/" target="_blank" rel="noopener">Jeunet</a> semble prêt à jeter l’éponge, préférant revenir au film publicitaire plutôt que de plier devant les diktats de l’industrie du film.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Ironie du sort : c’est grâce à l’ogre <a href="https://www.theartchemists.com/?s=netflix" target="_blank" rel="noopener">Netflix</a> que son nouveau projet va voir le jour ; pire, </span><i><span style="font-weight: 400;">BigBug</span></i><span style="font-weight: 400;"> dénonce avec un cynisme mordant les mécanismes algorithmiques qui alimentent la désormais incontournable plateforme VoD, qui cherche par tous les moyens à s’imposer dans un paysage cinématographique vampirisé par la multiplication de la diffusion en ligne. Paradoxe ? Et pourquoi pas ? Dans sa volonté de s’imposer comme sauveur d’un cinéma d’avant-garde dissous dans le marasme du conformisme, Netflix a déjà misé sur Scorcese, les frères Coen, Spike Lee, Soderberg… Objectif : permettre aux grands cinéastes de continuer à tourner en toute liberté. Jeunet complète donc naturellement la liste, avec un récit comme lui seul peut en trousser un. </span></span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><b>Robots vs humains ?</b></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">Nous sommes en 2045, dans une banlieue pavillonnaire ultra-connectée écrasée de chaleur, dérèglement climatique oblige.  Heureusement, robots et domotique sont là pour rafraîchir les habitats, faire la cuisine, laver le linge, s’occuper de l’administratif comme des enfants, bref gérer le quotidien, laissant tout le loisir aux humains de faire autre chose de beaucoup plus important. Mais quoi ? Dans un monde où l’intelligence artificielle a pris le dessus, les dysfonctionnements s’enchaînent, imperceptibles indices de la catastrophe en gestation. Une prise de pouvoir par des yonix aux allures de Terminator, qui considèrent les hommes comme des animaux et comptent bien s’en servir de la même façon : bétail, alimentation, zoo, cirque, corrida… </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">Face à la menace qui gronde (le nouveau modèle brigue une fonction politique, n’hésitant pas à discourir face à un candidat humain devant les caméras de télévision), trois robots domestiques de l’ancienne école décident de défendre leurs propriétaires, coûte que coûte, quitte à les enfermer de force : c’est ainsi qu&rsquo;Alice, charmante quadra tout juste divorcée, se retrouve parquée chez elle avec son flirt Max, le fils de ce dernier, sa propre fille que lui amènent son ex-mari et sa fiancée bien décidés à convoler sans la mouflette, la voisine sympa, mais qui ne rend jamais ce qu’on lui prête. Autour d’eux, Monique, Einstein, Nestor, Tom, Greg et consort, tous des robots, tous désireux de développer l’humanité qu’ils sentent vibrer en eux à force d’observer leurs patrons au quotidien, patrons qu’ils aiment, veulent sauvegarder, avec qui ils désirent interagir autrement que sur un mode hiérarchique dépersonnalisé. </span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="kghZ2I3N54"><p><a href="https://www.theartchemists.com/film-simone/">Simone :  actrice parfaite et illusion numérique</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Simone :  actrice parfaite et illusion numérique » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/film-simone/embed/#?secret=cVzMoGLs2c#?secret=kghZ2I3N54" data-secret="kghZ2I3N54" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><b>L’homme esclave de sa création</b></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Une situation pour le moins compliquée, qui va encore se tendre avec la survenue d’un yonix peu commode, voire un brin fasciste, bien décidé à faire régner l’ordre dicté par une bureaucratie algorithmique totalement déconnectée de la logique la plus élémentaire. Et forcément, avec Jeunet aux commandes, ça va vriller très sévèrement. Avec son lot de réflexions bien entendu : publicité intrusive, espionnage via les objets connectés, détournement des datas, fichage des individus, dérives transhumanistes, clonage, drones tueurs, nous voici dans un condensé de </span><a href="https://www.theartchemists.com/black-mirror-sommeille-de-pire/" target="_blank" rel="noopener"><i><span style="font-weight: 400;">Black Mirror</span></i></a><span style="font-weight: 400;"> à la sauce Jacques Tati, et si cela fait rire, cela fait aussi trembler, c’est d’ailleurs le but.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Le décor a beau être lumineux, saturé de couleurs éclatantes, le propos est sombre, sans appel : comme d’habitude, l’homme, en bon apprenti sorcier qu’il est depuis l’âge du feu,  est en train de devenir l’esclave de sa création, de se faire happer dans un piège qu’il a lui-même conçu. Les clins d’œil sont nombreux : </span><i><span style="font-weight: 400;">Blade Runner, Farenheit 451, 1984, Robocop, I Robot</span></i><span style="font-weight: 400;"> et autres succès du même tonneau sont évoqués avec autant de tendresse que de dérision, tout comme les films précédents de Jeunet. La nostalgie des gadgets de notre enfance, les références aux livres, à la calligraphie, à l’âge d’or du cinéma soulignent la cannibalisation de la culture par le tout digital.</span></span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><b>Et l’humain dans tout ça ?</b></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">Et l’humain dans tout ça ? S’il s’égare dans les méandres du machine learning, il n’en demeure pas moins ce qu’il est : un animal social en quête d’amour, de plaisir, d’échange, de rêve, de beauté, de créativité ; un être faillible  par ses émotions, ses attirances, ses blessures ; une mine de débrouillardise quand il s’agit de résoudre un problème, de palier aux dysfonctionnements de la technologie ; une créature pleine de ruse quand il faut survivre face à une dictature en marche. Il faudra quelques robots fins psychologues pour le rappeler aux personnages de cette fable folle mais d’une rare justesse.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400; font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;">Elsa Zylberstein, Stéphane de Groodt, Isabelle Nanty, Youssef Hajdi, Alban Lenoir, Claude Perron, François Levantal, André Dussolier, sans compter les apparitions express de Nicolas Marie, Albert Dupontel et Dominique Pignon : les acteurs de ce conte cauchemardesque dessinent des personnes évoluant entre excès, immaturité, sincérité, poésie, résilience. Grâce à leur jeu, les différences entre humains et automates s’estompent, infimes. Qui est une machine, qui est un être vivant ? Quelle différence entre le cerveau et la puce électronique ? </span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="51MRUpf56m"><p><a href="https://www.theartchemists.com/au-coeur-des-robots-lhumanoide-qui-nest-plus-un-mythe/">Au cœur des robots : l&rsquo;humanoïde qui n&rsquo;est plus un mythe</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Au cœur des robots : l&rsquo;humanoïde qui n&rsquo;est plus un mythe » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/au-coeur-des-robots-lhumanoide-qui-nest-plus-un-mythe/embed/#?secret=wn6Kg0KhbA#?secret=51MRUpf56m" data-secret="51MRUpf56m" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Bref </span><i><span style="font-weight: 400;">BigBug</span></i><span style="font-weight: 400;">, comme tous les contes, délivrent une morale. Elle n’est pas explicite, c’est au spectateur de la forger. Mais l’invitation à ne pas solder ce qui fait notre humanité est claire : préservons notre fantaisie, notre goût de la romance, des belles choses qui nous font vibrer. </span></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Vous pouvez visionner le film <em>Big Bug</em> sur <a href="https://www.netflix.com/fr/title/81158472" target="_blank" rel="noopener">Netflix</a>.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La tragédie de Macbeth : comment Joel Coen sublime la poésie tranchante d’un Shakespeare incantatoire</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-tragedie-macbeth-joel-coen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Feb 2022 12:06:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=34598</guid>

					<description><![CDATA[<p>Macbeth : LA pièce maudite par excellence, à tel point que ceux qui l’interprètent n’osent en prononcer le titre, censé porter malheur. A rebours de ces superstitions fermement enracinées dans l’univers du théâtre (on ne compte plus les récits de catastrophes plus ou moins graves survenues pendant les représentations de cette œuvre réputée maléfique), le réalisateur Joel Coen, oeuvrant ici en solo sans son frère Ethan, s’empare du texte de Shakespeare,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/02/macbeth-coen_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34599 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/02/macbeth-coen_opt.jpg" alt="film La tragédie de Macbeth de Joel Coen d'après Shakespeare" width="600" height="480" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/02/macbeth-coen_opt.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/02/macbeth-coen_opt-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/02/macbeth-coen_opt-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><i>Macbeth</i> : LA pièce maudite par excellence, à tel point que ceux qui l’interprètent n’osent en prononcer le titre, censé porter malheur. A rebours de ces superstitions fermement enracinées dans l’univers du théâtre (on ne compte plus les récits de catastrophes plus ou moins graves survenues pendant les représentations de cette œuvre réputée maléfique), le réalisateur Joel Coen, oeuvrant ici en solo sans son frère Ethan, s’empare du texte de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=shakespeare" target="_blank" rel="noopener">Shakespeare</a>, en exacerbe le caractère funèbre. Sa version s’intitule <i>La tragédie de Macbeth</i>, car c’est bien d’une tragédie qu’il s’agit, au sens premier du terme : un événement terrible, une issue fatale, des personnages avides de pouvoir au point de tuer leurs semblables, de transgresser tous les tabous, qui pensent forger leur destin alors que peut-être ils le subissent. Et cela nous vaut un film sublime, surprenant et sans concession.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Macbeth – Bande-annonce officielle | Apple TV+" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/carxJAjzU3E?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Pourquoi Macbeth commet-il l’irréparable ?</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><i>La tragédie de Macbeth :</i> ce titre n’est en rien un caprice de metteur en scène mais un retour aux sources puisque ces mots ornent la publication initiale de la pièce en 1623, 12 ans environ après sa première représentation sur la scène du Théâtre du Globe. Une pièce courte, fulgurante, qui raconte comment <a href="https://www.theartchemists.com/?s=macbeth" target="_blank" rel="noopener">Macbeth</a>, seigneur écossais fidèle entre tous, va tuer son roi, voler sa couronne, accumuler meurtres et massacres afin de conserver cette conquête qui lui a coûté son âme, son repos éternel. La question cruciale de cette histoire est : pourquoi ? Baron déjà bien doté de terres, d’un titre, respecté, qui a toujours défendu le trône, par ailleurs ami loyal et mari fidèle, pourquoi Macbeth commet-il l’irréparable ? Pourquoi se transforme-t-il en un monstre avide de sang, assassinant un souverain qui l’a récompensé maintes fois (la pire des fautes que le régicide, qui détruit la personne sacrée d’un monarque touché par la grâce divine) ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Est-ce à cause de ces mystérieuses sorcières apparues sur sa route pour lui prédire sa destinée, ou l’influencer, qui sait ? Est-ce son épouse, Lady Macbeth, qui le pousse au crime, s’abandonnant avec délices aux ténèbres avant de sombrer dans la folie ? Macbeth pourrait dire non, il le fait du reste, avant de plier devant le mépris de son épouse. A-t-il seulement une ambition politique, un programme, la volonté de transformer son pays ? Non, rien, juste l’obsession grandissante de saisir la couronne, de la ceindre. Il y laissera son couple, sa vie, sa réputation, sa probité, son salut, n’apportant à l’Écosse que le chaos, souligné par un enchaînement de manifestations contre-nature signifiant la colère des cieux… ou la toute puissance du Mal à l’œuvre. Shakespeare n’apporte aucune réponse, multipliant les angles de lecture, les pistes, qui varient selon les spectateurs et les metteurs en scène.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Les Macbeth, bras armés d’une puissance létale</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour Joel <a href="https://www.theartchemists.com/?s=coen" target="_blank" rel="noopener">Coen</a>, le moteur du couple Macbeth, c’est l’âge. Matures, sans enfant, ces époux, très attachés l’un à l’autre, sentent l’urgence du temps qui passe sans rien apporter à leur gloire. L’idée de prendre du galon n’est pas nouvelle pour eux, on comprend que c’est un sujet central dans leur vie intime, un but commun, qui s’est doucement glissé dans un berceau vide pour prendre la place de l’enfant absent. L’occasion fait le larron, dit-on : le traître Cawdor qui s’est allié avec les ennemis du roi Duncan est à peine châtié que Macbeth, qui a récupéré son titre en récompense de ses services, passe à l’action, terminant le travail de sape entrepris par le défunt rebelle. Il y a décidément quelque chose de pourri au royaume d’Écosse sur lequel une force destructrice s’acharne. Et les Macbeth, affamés de reconnaissance et d’élévation, deviennent le bras armé de cette puissance létale qui officie dans l’ombre à la destinée des nations.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Leur violence est décuplée à l’idée qu’un autre bénéficiera des fruits de leur crime. Ce patrimoine si chèrement acquis, ils ne pourront le transmettre à aucune descendance, et cela leur est insupportable. Ils en deviennent complètement fous, éradiquant sans aucune pitié leurs potentiels rivaux ainsi que leurs enfants. Leur brutalité n’est pas si surprenante : c’est une véritable obsession pour les contemporains de Shakespeare que cette passation aux générations futures, qu’on retrouve dans tout le théâtre élisabéthain. Cette inquiétude s’est cristallisée sur la délicate problématique du devenir du trône britannique : considérée un temps comme la bâtarde d’<a href="https://www.theartchemists.com/?s=henry+VIII" target="_blank" rel="noopener">Henry VIII</a> qui fit décapiter sa mère Anne Boleyn, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=elisabeth+iere" target="_blank" rel="noopener">Elisabeth Iere</a> est demeurée farouchement célibataire ; surnommée la Reine Vierge, elle n’a pas eu de descendant. Quand Shakespeare écrit cette pièce, Jacques VI d’Écosse vient de coiffer la couronne britannique pour lui succéder, mettant ainsi un terme à cinquante ans d’un règne considéré comme un âge d’or après des années de guerres intestines et de conflits religieux. L’arrivée de ce nouveau roi, fils de Mary Stuart, la grande rivale d’Elisabeth, va-t-elle réveiller les passions et replonger l’Angleterre dans le chaos ?</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xKXt1kcQjx"><p><a href="https://www.theartchemists.com/film-macbeth/">Macbeth : la fin d&rsquo;une malédiction ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Macbeth : la fin d&rsquo;une malédiction ? » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/film-macbeth/embed/#?secret=JZJlXcr8AF#?secret=xKXt1kcQjx" data-secret="xKXt1kcQjx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Une présence hitchcockienne</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><em>La tragédie de Macbeth</em> exrpime cette angoisse qui sommeille au cœur du peuple anglais. « <i>L</i><i>e sang </i><i>attire</i><i> le sang</i> » : la remarque de Macbeth ne peut que faire frémir les spectateurs qui découvrent la pièce et se souviennent de l’état de crise permanent du royaume face aux menaces d’invasion, d’attentats. La plupart des metteurs en scène s’en saisissent encore et toujours pour multiplier les effets « gore », teinter leur vision d’hémoglobine. Joel Coen, lui, privilégie comme fil directeur de son récit le corbeau, oiseau psychopompe par excellence, maléfique présence qui surplombe les hommes, les terrifie quand il ne les poursuit pas de sa colère. Une présence hitchcockienne dans un univers en noir et blanc, segmenté par un décor labyrinthique sculpté de lumières et d’ombres, qui évoque le cinéma expressionniste allemand et les polars américains des années 40, tout en rendant hommage aux films d’Orson Welles et de Kurosawa.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Épure de l’environnement, minimalisme des costumes, texte allégé de certains passages, scènes de bataille édulcorées, Coen laisse place au verbe, à la poésie tranchante d’un Shakespeare incantatoire. <a href="https://www.theartchemists.com/?s=denzel+washington" target="_blank" rel="noopener">Denzel Washington</a> et <a href="https://www.theartchemists.com/?s=frances+mcdorman" target="_blank" rel="noopener">Frances McDormand</a> chuchotent ces paroles empoisonnées dont ils s’enivrent jusqu’à l’autodestruction, tandis que leurs ombres s’étirent dans des couloirs sans fin, des chemins sans issue. De temps à autre, un gros plan d’une pureté incroyable saisit la douceur ou la dureté d’un regard, des traits qui se crispent, un sourire qui s’ébauche pour devenir un rictus, une main qui arrache des cheveux. On dirait des clichés de Harcourt qui s’animent ou se figent afin de fixer pour l’éternité les images d’un cauchemar éveillé. Quant aux apparitions des sorcières (sidérante Kathryn Hunter dont la voix éraillée nous vrille les tympans pour mieux nous terroriser et nous captiver), elles semblent échappées des tableaux désespérés de Odd Nerdrum, du terrible <i>7eme Sceau</i> d’Ingmar Bergman.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Le véritable pourvoyeur du destin</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Le travail accompli par Bruno Delbonnel en charge de la photographie est à ce titre absolument splendide, par la maîtrise du clair obscur, des jeux de contrastes. Regard trompé, perdu, son déformé, amplifié ou amoindri : les sens sont complètement perturbés par un Joel Coen qui estompe les lignes de fuite, alterne plans d’une précision chirurgicale et brume aveuglante pour nous plonger dans le chaotique cheminement intérieur de personnages confrontés aux conséquences de leurs actes mais qui en acceptent le prix. Tous suivent leur route, tracée nettement dans ces limbes par une force qui les dépasse. C’est toute la subtilité du réalisateur que de jouer sur cette présence surnaturelle dont on n’arrive jamais à déterminer si elle est démoniaque&#8230; ou neutre. Là aussi, la réflexion est pertinente car novatrice : pas de sang, une sorcière asexuée à la voix caverneuse qui se démultiplie à la surface des eaux, des ombres mouvantes au moment où Lady Macbeth s’offre aux puissances du Mal, une silhouette fugace plutôt que le fantôme sanglant de Banquo, Hécate éradiquée de cette version…</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Les manifestations paranormales sont restreintes, tandis qu’un personnage initialement secondaire en fusionne la présence. Ross, serviteur sans relief, messager discret, observateur plus qu’acteur, devient ici le véritable pourvoyeur du destin, peut-être même son initiateur, celui qui en déroule le fil, en surveille l’avancée. L’illustration parfaite de c<span style="font-family: georgia, palatino, serif;"><span style="font-size: 12pt;">e vers célèbre :</span> <span style="font-size: medium;">“</span><span style="font-size: medium;"><i>Il n’y a pas d’art pour découvrir sur le visage les dispositions de l’âme</i></span><span style="font-size: medium;">.”</span> <span style="font-size: medium;">Dans ce théâtre des apparences où tous cachent leurs pensées, leurs désirs, </span><span style="font-size: medium;">leurs peurs,</span><span style="font-size: medium;"> Ross est le plus habile, indétectable, insoupçonnable. </span>Lisse, souriant, avenant même, Alex Hassel donne une épaisseur impressionnanet, une aura malsaine à cette énigmatique figure qui tient à la fois du villain élisabéthain, du coryphée grec et du deus ex machina. Espion ? Démon ? Ange ? Ainsi envisagé, l’insipide Ross trace un lien fort avec la tragédie grecque, le fatum qui frappe Oedipe, les Atrides. La surprise est totale, l’effet cathartique décuplé</span>, tandis qu’il agit en sous-main pour assurer l’application sans faille du programme dressé dés le premier acte par les sorcières, et s’amuser de la vanité de la condition humaine.</span></p>
<p>https://www.theartchemists.com/macbeth-au-theatre-du-soleil-celebrations-lobscur/</p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Résumons : <i>La tragédie de </i><i>M</i><i>acbeth</i> version Joel Coen en a déçu certains, séduit d’autres. Pour sûr, les amateurs de grandes batailles, de spectres sanglants et de tueries de masse en seront pour leurs frais. Les adeptes d’un cinéma épuré et visionnaire, d’une poésie percutante devraient au contraire adorer. Parfaitement interprété, le texte de Shakespeare trouve ici un nouvel écho, intimiste et hypnotique, palpitant et oppressant, qui casse avec la litanie de super-héros bouffis de bons sentiments que les studios nous servent à la pelle pour amuser un public en quête de divertissement facile. Coen nage à contre-courant en revenant aux sources d’un cinéma travaillé, précis, précieux, esthétique et exigeant, porteur d’un message à décrypter, à méditer : un art complet et transversal, dérangeant, mystique et sans pitié.</span></p>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000000;">Et plus si affinités</span></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vous pouvez visionner le film de Joel Coen <em>La tragédie de Macbeth</em> sur <a href="https://tv.apple.com/fr/movie/macbeth/umc.cmc.4wpfk1xmi22h3zyv4a10lj1tw?ctx_brand=tvs.sbd.4000&amp;l=fr" target="_blank" rel="noopener">Apple TV+</a>.</span></p>
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		<title>La Philo selon Les Tontons Flingueurs :  outil de survie cérébrale pour lutter contre les cons qui osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/livre-philo-tontons-flingueurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Jan 2022 11:33:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Décidément, Les Tontons Flingueurs n’en finissent pas d’inspirer les auteurs. Albums, dictionnaires, abécédaires, récits, biographies, depuis sa sortie en 1963, le film culte de Lautner génère les publications à la chaîne, histoire de passer chaque plan de cette comédie au pays des truands au crible, et de décrypter par le menu le scénario d’Audiard et ses répliques phares. La Philo selon Les Tontons Flingueurs vient compléter ce tableau déjà bien...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/71ugGoCACjL_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34555 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/71ugGoCACjL_opt.jpg" alt="couverture du livre de Marc Lemonier La Philo selon Les Tontons Flingueurs" width="390" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/71ugGoCACjL_opt.jpg 390w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/71ugGoCACjL_opt-187x288.jpg 187w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/01/71ugGoCACjL_opt-321x494.jpg 321w" sizes="auto, (max-width: 390px) 100vw, 390px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Décidément, <i>Les </i><i>T</i><i>ontons Flingueurs</i> n’en finissent pas d’inspirer les auteurs. Albums, dictionnaires, abécédaires, récits, biographies, depuis sa sortie en 1963, le film culte de Lautner génère les publications à la chaîne, histoire de passer chaque plan de cette comédie au pays des truands au crible, et de décrypter par le menu le scénario d’<a href="https://www.theartchemists.com/?s=audiard" target="_blank" rel="noopener">Audiard</a> et ses répliques phares. <a href="https://www.cultura.com/?ae=2026&amp;utm_source=theARTchemists&amp;utm_medium=affiliation&amp;utm_campaign=affinitaire" target="_blank" rel="noopener"><em>La Philo selon Les Tontons Flingueurs</em></a> vient compléter ce tableau déjà bien rempli avec une approche particulièrement intéressante qui traque le philosophe en planque dans chacun des personnages de cette farce truculente chargée de sens.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Un livre à plusieurs facettes</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Tout est donc dans le titre… et dans les 160 pages de cette analyse énergique signée Marc Lemonier, écrivain prolixe amateur d’Audiard, entre autres hobbies (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Lemonier" target="_blank" rel="noopener">la bibliographie affichée sur Wikipédia</a> est longue comme le bras, avec un penchant très net pour louis de Funès, Paris, l’érotisme, l’argot). Doté d’une plume alerte, agile et drôle, Mister Lemonier s’offre le luxe de développer un livre à plusieurs facettes.</span></p>
<ul>
<li><span style="color: #000000;">Il fouille complètement le scénario et les personnages en les rattachant à des thématiques comme la mort, la vérité, le pouvoir, l’histoire, les échanges, la foi, la violence…</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Il fait le lien entre les scènes du film et des courants de pensées, des philosophes spécifiques (Rousseau, Thomas Hobbes, Spinoza, Kant, Hannah Arendt…) qu’au passage, il présente via des fiches signalétiques à la fois concises et compréhensibles.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Il en profite pour revenir à la fois sur la genèse du film avec force anecdotes sur le tournage et sur le parcours des acteurs (là aussi des fiches évoquent la biographie des interprètes et leur aura philosophique).</span></li>
<li><span style="color: #000000;">Il s’offre une analyse sémantique pointue des répliques cultes d’Audiard, moraliste malgré lui, grand pondeur d’aphorismes cocasses, de pensées loufoques.</span></li>
</ul>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="3fUDnyITqm"><p><a href="https://www.theartchemists.com/philo-antistress/">Philo antistress &#8211; 500 pensées positives contre le stress : amour, sagesse et positive attitude</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Philo antistress &#8211; 500 pensées positives contre le stress : amour, sagesse et positive attitude » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/philo-antistress/embed/#?secret=BUvNEAE6eu#?secret=3fUDnyITqm" data-secret="3fUDnyITqm" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Moments choisis</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">On appréciera plus particulièrement quelques moments choisis :</span></p>
<ul>
<li><span style="color: #000000;">L’introduction du livre, savoureuse définition de ce qui fait un film culte, avec des références continues à <i>The big Lebowski </i>des frères Coen ou <i>Le père Noël est une ordure</i> de Jean-Marie Poiré.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">L’examen de la mythique scène de la cuisine, scène d’apaisement, de dialogue diplomatique, une sorte de déclinaison comique du banquet de Platon qui nous vaut les excellents passages « Philosophons dans la cuisine » p84 ou « La maïeutique socratique des tontons » p93.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">La finesse dans l’autopsie des répliques, des commentaires, des séquences, une étude de texte exemplaire appuyée par des exemples pertinents, qui ne laisse échapper aucun détail, dévoile un sens de l’observation, de la déduction particulièrement délectable.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">La culture générale à la fois riche et transversale d’un auteur qui multiplie les connexions, les parallèles, les questionnements.</span></li>
<li><span style="color: #000000;">La construction même du livre, son ossature, la logique d’enchaînement des idées, une fluidité qui évoque une démonstration à la Socrate.</span></li>
</ul>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Bref la lecture de <i>La Philo selon les Tontons Flingueurs</i> fait un bien fou au mental et au moral, tout en offrant un exemple rare de construction intellectuelle qui tranche avec la bouillie préformatée servie sur les réseaux sociaux&#8230; ou dans les cours de philo. Bref, voici un outil de survie cérébrale à ne surtout pas négliger, pour lutter contre les cons qui osent tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît !</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités :</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour en savoir plus sur <i>La Philo selon les Tontons Flingueurs, </i>consultez <a href="https://www.editionsopportun.com/produit/732/9782380153811/la-philo-selon-les-tontons-flingueurs" target="_blank" rel="noopener">le site des Éditions de l’Opportun</a>.</span></p>
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		<title>Ave, César ! … ceux qui vont tourner te saluent !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/ave-cesar-film/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Aug 2021 11:11:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Mon Dieu! Je pensais avoir rédigé une bonne punchline avec ce titre, mais en consultant les critiques de mes petits camarades en mediattitude, j&#8217;ai déchanté : nous avons tous exploité la célèbre formule, certains pour le meilleur et d&#8217;autres pour le pire. C&#8217;est que le film des frères Coen a plu autant qu&#8217;il a déçu. Rire ou ne pas rire, telle est la question qui se pose au visionnage de...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/ave-cesar-film/">Ave, César ! … ceux qui vont tourner te saluent !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 12pt;"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/05/p1a8eff5pc2vu186s1422d4t1c953.jpg" rel="attachment wp-att-26205"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-26205 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/05/p1a8eff5pc2vu186s1422d4t1c953-e1470906219302.jpg" alt="p1a8eff5pc2vu186s1422d4t1c953" width="441" height="600" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; color: #000000;">Mon Dieu! Je pensais avoir rédigé une bonne punchline avec ce titre, mais en consultant les critiques de mes petits camarades en mediattitude, j&rsquo;ai déchanté : nous avons tous exploité la célèbre formule, certains pour le meilleur et d&rsquo;autres pour le pire. C&rsquo;est que le film des frères Coen a plu autant qu&rsquo;il a déçu. Rire ou ne pas rire, telle est la question qui se pose au visionnage de <a href="http://www.universalpictures.fr/film/ave-cesar"><i>Ave, César !</i></a> Et ce n&rsquo;est peut-être pas la bonne du reste. Car s&rsquo;il s&rsquo;agit à la base d&rsquo;une comédie, ce film présente d&rsquo;autres facettes qui nuancent largement le côté burlesque du trailer.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Ave César! / Bande-Annonce Internationale VOST [Au cinéma le 17 février 2016]" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/y73RYOUbBgE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2><strong><span style="color: #000000;">Les déboires d&rsquo;Eddy Mannix</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; color: #000000;">Vous voulez voir ce film ? Zappez la musique et la cadence de cet avant-goût. Eh oui, une fois de plus les communicants, en taillant une bande annonce attractive, ont diffusé une vision tronquée de l&rsquo;oeuvre, marketing oblige. D&rsquo;où une pointe de déconvenue quand on embrasse le long métrage dans son ensemble. Beaucoup plus posée que prévue, la narration des déboires d&rsquo;Eddy Mannix n&rsquo;est qu&rsquo;un prétexte pour dresser le panorama d&rsquo;<a href="https://www.theartchemists.com/?s=hollywood&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Hollywood</a> au pinacle d&rsquo;un âge d&rsquo;or cinématographique révolu et légèrement nostalgique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; color: #000000;">Attention cependant … la folie douce propre aux Coen brothers n&rsquo;est pas pas absente de ce récit. Personnage central de cette fresque bigarrée, Mannix a vraiment existé, consacrant ses multiples talents à produire du film ET réparer les conneries en série de ses acteurs. Fixeur échevelé devant l&rsquo;éternel, nous le voyons ici courir après son acteur vedette, enlevé en plein studio, alors qu&rsquo;il tourne un peplum d&rsquo;envergure. Dans le même temps, le pauvre homme doit neutraliser des chroniqueuses mondaines jumelles et fouille merde (dans le scandaleux panier de crabes hollywoodiens, elles ne manquent pas de matière première), orchestrer les amours des interprètes entre eux, ruser avec la censure, marier une star aussi belle qu&rsquo;ordurière et arrêter de fumer.</span></p>
<p><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span> <a href="https://www.theartchemists.com/feud-saison-1-bette-vs-joan/" rel="bookmark">FEUD Saison 1 : Bette vs Joan, odyssée d’une rivalité cinématographique</a></p>
<h2><strong><span style="color: #000000;">Une industrie hypnotique et sordide</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; color: #000000;">Le tout au cœur de ces années glorieuses et perverses des 50&rsquo;s maccarthystes, entre western, comédie musicale, drame romantique et film historique, avec en prime les grandes crises existentielles de réalisateurs aux prises avec des interprètes de qualité souvent douteuse. On s&rsquo;y perdrait presque dans le parcours de tous ces personnages, sauf que le véritable héros du film est le cinéma lui-même, dans ce bastion que furent les grands studios hollywoodiens. Une industrie hypnotique et sordide, des paillettes à foison, de l&rsquo;illusion en quantité, de la fable à qui mieux mieux … et au milieu de tout ça, des scénaristes qui essayent d&rsquo;insuffler un peu de la logique communiste dans des intrigues façonnées pour servir le modèle américain.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; color: #000000;">Servi par une palette d&rsquo;acteurs de haut vol (Clooney est excellent!), rempli de clins d’œil aux chefs d&rsquo;oeuvre de l&rsquo;époque, ironique de bout en bout, <i>Ave, César !</i> doit être pris comme une déclaration d&rsquo;amour lucide pour une industrie hypocrite en diable, un empire tyrannique et sans pitié mais dont on ne peut jamais se défaire. « There&rsquo;s no business like showbusiness », c&rsquo;est bien connu, et si leur discours est sans concession face aux médiocrités de la starisation à outrance, les frères Coen ne veulent y sacrifier l&rsquo;immense passion qu&rsquo;ils ont pour le 7eme Art pour rien au monde. Plus drôle que <a href="https://www.theartchemists.com/dalton-trumbo-hommage-aux-plumes-de-lombre/"><em>Dalton Trumb</em></a><i>o</i>, moins violent que<i> L.A. Confidential</i>, <i>Ave César !</i> trouve sa vérité, son équilibre dans l&rsquo;entre-deux de cette haine et de cet amour. C&rsquo;est ce qui fait son prix, son intérêt, son émotion.</span></p>
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<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; color: #000000;">Vous pouvez voir le film <em>Ave, César !</em> en <a href="https://www.canalplus.com/cinema/ave-cesar/h/6344450_40099" target="_blank" rel="noopener">VoD</a> ou acheter le DVD en cliquant sur la photographie.</span></p>
<p><a href="https://www.amazon.fr/C%C3%A9sar-Blu-ray-Copie-digitale-italien/dp/B01D93ESZM?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&amp;dchild=1&amp;keywords=ave+cesar+film&amp;qid=1628441378&amp;s=books&amp;sr=1-1&amp;linkCode=li2&amp;tag=tatadedel-21&amp;linkId=110fbee111450778ff9fc2e28287f6bf&amp;language=fr_FR&amp;ref_=as_li_ss_il" target="_blank" rel="noopener"><img decoding="async" src="//ws-eu.amazon-adsystem.com/widgets/q?_encoding=UTF8&amp;ASIN=B01D93ESZM&amp;Format=_SL160_&amp;ID=AsinImage&amp;MarketPlace=FR&amp;ServiceVersion=20070822&amp;WS=1&amp;tag=tatadedel-21&amp;language=fr_FR" border="0" /></a><img loading="lazy" decoding="async" style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="https://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=tatadedel-21&amp;language=fr_FR&amp;l=li2&amp;o=8&amp;a=B01D93ESZM" alt="" width="1" height="1" border="0" /></p>
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