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	<title>jane austen</title>
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		<title>The Other Bennet Sister : « Mary, you will flourish ! »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/other-bennet-sister-serie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2026 15:14:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ah les sœurs Bennet, chères héroïnes d’Orgueil et préjugés. En écrivant ce qui allait devenir son chef d’oeuvre, Jane Austen s’est attardée sur le sort amoureux d’Elizabeth face au faussement hautain mais si attirant Mr Darcy. Il faudra la plume de Janice Hadlow pour s’intéresser au devenir de la fade et très coincée Mary, « the other Bennet sister », une version romanesque bien troussée que Sarah Quintrell et la BBC viennent...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2026/05/The-ARTchemists-the-Other-bennet-sister.jpg" alt="The Ohter Bennet sister" class="wp-image-38608"/></figure>



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<p>Ah les sœurs Bennet, chères héroïnes d’<em>Orgueil et préjugés</em>. En écrivant ce qui allait devenir son chef d’oeuvre, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=jane+austen">Jane Austen</a> s’est attardée sur le sort amoureux d’Elizabeth face au faussement hautain mais si attirant Mr Darcy. Il faudra la plume de Janice Hadlow pour s’intéresser au devenir de la fade et très coincée Mary, « the other Bennet sister », une version romanesque bien troussée que Sarah Quintrell et la BBC viennent d’adapter à l’écran pour notre plaisir à toutes et tous.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="The Other Bennet Sister | OFFICIAL TRAILER – BBC" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/BvVJ7qku5Gw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le désespoir de sa mère</h2>



<p>Mary donc. Des cinq sœurs Bennet, c’est la moins jolie, la moins pimpante. Perdue dans ses bouquins, passionnée d’histoire et de géographie, elle fait le désespoir de sa mère qui ne sait comment ni avec qui la marier. Du coup, cette maman obsédée par l’avenir de ses gamines la prend en grippe, en fait son souffre-douleur. Pas évident évident de s’épanouir dans pareil contexte. Tandis que ses sœurs l’une après l’autre trouvent chaussure à leur pied, Mary s’étiole face aux critiques de sa génitrice, à l’indifférence de son père.</p>



<p>Il faudra le décès de ce dernier pour que la délivrance arrive sous la forme du tonton maternel et de sa charmante épouse. Ils accueillent Mary chez eux à Londres, sous le prétexte d’en faire la préceptrice de leurs trois enfants. Loin de sa mère castratrice, Mary enfin se métamorphose … et se retrouve bien en peine devant le nombre de soupirants que soudain elle attire par son esprit, ses réparties, son humour. Qui va-t-elle choisir, au finish ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le luxe de la liberté</h2>



<p>Chut, vous verrez par vous-même, mais avec Mary, la surprise est de mise, la demoiselle mettant un point d’honneur à affirmer cette indépendance si chèrement conquise et que pour rien au monde elle n’abandonnerait, surtout au prix d’un mariage arrangé. Courageuse, droite, juste, Mary incarne une émancipation féminine à la <a href="https://www.theartchemists.com/?s=mary+shelley">Mary Shelley</a>, l’opprobre et la folie d’une union libre avec un génie torturé en moins.</p>



<p>Pleine d’humour, elle observe les dysfonctionnements de son temps, la violence larvée des rapports sociaux dans cet univers confiné, sclérosé, où les femmes n’ont d’avenir que dans l’union forcée. Une leçon pour les <em>trad wives</em> et leurs supporters/trices qui n’imaginent pas un instant ce que subissaient les filles à cette époque : Mary qui n’a rien pour plaire va finalement s’offrir le luxe de la liberté tout terrain et continuer à pouvoir se regarder dans une glace.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Mary has an unexpected visitor - BBC" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/BrzA3P56tEw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Des sentiments justes</h2>



<p>Prenons-en de la graine, Mesdames. Et remercions au passage l’impeccable <a href="https://www.imdb.com/fr/name/nm9702409/">Ella Bruccoleri</a> qui prête ses traits à un personnage si énergique et si actuel ; big up également à ses partenaires <a href="https://www.imdb.com/fr/name/nm10183690/">Donal Finn</a> et <a href="https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne-669413/filmographie/">Laurie Davidson</a>, amoureux transis qui vont ployer le genou bien bas devant la dame, à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Indira_Varma">Indira Varma</a> parfaite dans le rôle de cette tante bienveillante qui va révéler Mary à elle-même et lui mettre le pied à l’étrier d’une vie sans entrave.</p>



<p>Le tout en dix épisodes dynamiques portés par des décors superbes, des costumes magnifiques, une musique prenante, des dialogues au scalpel. Et beaucoup, beaucoup de sentiments justes, d’émotions vraies, de doutes, de rêves, de souffrances, d’attirances, de rejets … Bref de la vie. Vous en avez plus que ras-la-casquette des super héros, des bluettes sirupeuses, des polars lourds, des films d’horreur redondants&nbsp;? Laissez-vous porter par <em>The Other Bennet sister</em>, vous ne serez pas déçu.e, pas une seconde.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Miss Austen : les revers du romantisme</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-miss-austen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 10:42:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>D’habitude, le romantisme, noir de préférence, c’est plutôt la came de Dauphine,. Du coup, Miss Austen aurait dû lui revenir de droit. Pas de bol, c’est moi qui ai visionné la série. Et j’avoue que mon petit cœur de punkette féministe a frisé l’infarctus plus d’une fois. Car de romantisme, il n’y en a point dans ce récit d’une rare tristesse et d’une grande lucidité&#160;sur le devenir des sœurs Austen...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2026/01/The-ARTchemists-Miss-Austen.jpg" alt="Miss Austen" class="wp-image-38442" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2026/01/The-ARTchemists-Miss-Austen.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2026/01/The-ARTchemists-Miss-Austen-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2026/01/The-ARTchemists-Miss-Austen-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>D’habitude, le romantisme, noir de préférence, c’est plutôt la came de Dauphine,. Du coup, <em>Miss Austen</em> aurait dû lui revenir de droit. Pas de bol, c’est moi qui ai visionné la série. Et j’avoue que mon petit cœur de punkette féministe a frisé l’infarctus plus d’une fois. Car de romantisme, il n’y en a point dans ce récit d’une rare tristesse et d’une grande lucidité&nbsp;sur le devenir des sœurs Austen et leur formidable et poignante relation.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Miss Austen: A story of love and losses ❤️ | Official Trailer - BBC" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/KH5axuNJvig?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Cassandra Austen veille au grain</h2>



<p>Nous sommes en 1830 en Angleterre. Cassandra Austen apprend l’agonie du pasteur Fowle, un ami très proche de la famille. Ni une ni deux, elle fonce, arrive dans une maison endeuillée où sa présence de vieille célibataire gêne plus qu’autre chose. Il faut dire que la dame ne s’en laisse pas conter, et qu’elle possède autant de caractère que de sagesse … et un sens de la diplomatie très utile dans ces milieux enferrés dans des codes sociaux implacables.</p>



<p>Objectif officiel de la manœuvre&nbsp;: épauler Isabelle, la fille du défunt et d’Eliza, amie intime des deux sœurs Austen désormais décédée&nbsp;; la jeune fille a fort à faire, vu qu’elle doit vider les lieux dans les deux semaines pour laisser place au prochain pasteur, sa femme et leur nombreuse progéniture, qu’elle ne bénéficie d’aucun héritage et que ses deux seules portes de sortie sont le mariage ou aller vivre chez ses propres sœurs qui sont on ne peut plus revêches. C’est donc assez mal barré pour la donzelle. Mais Cassandra Austen veille au grain et va tout faire pour assurer le bonheur d’Isabelle, qu’elle considère comme sa propre fille.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Élucider un mystère littéraire vieux de deux siècles</h2>



<p>Et puis il y a autre chose&nbsp;: Cassy veut absolument récupérer les lettres adressées à Eliza par sa cadette Jane, célèbre autrice entre autres d’<em>Emma et Orgueil et Préjugés</em>, morte 15 ans plus tôt. Et elle va fouiller toute la maison pour retrouver cette correspondance avant que d’autres, moins bien intentionnés, s’en chargent. Le compte à rebours est lancé qui vise à élucider un mystère littéraire vieux de deux siècles. Car aujourd’hui encore, on cherche à comprendre pourquoi Cassy Austen a réduit en cendres les écrits de sa sœur chérie. Et la version de <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Aisling_Walsh">Aisling Walsh</a>, adaptée du roman de <a href="https://www.instagram.com/gill.hornby/?hl=fr">Gill Hornby</a>, est tout à fait éclairante, à plus d’un titre.</p>



<p>Pas de spoil, ce serait dommage que vous loupiez ces quatre épisodes prenants, aussi tendres que durs. Car il ne fait pas bon être une femme dans l’Angleterre de George III. Pour tout dire, elles ne sont rien sans passer par la case mariage/enfantement. Et si elles zappent ces deux étapes, elles se condamnent à la misère. C’est ce qui va arriver aux deux sœurs qui, pour des raisons différentes, vont refuser des alliances avec de riches jeunes gens. Besoin de demeurer libres, de demeurer ensemble&nbsp;? De se soustraire à la brutalité de la vie de couple où la femme se venge de son écrasement en s’en prenant à ses semblables&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">De romantisme, donc point</h2>



<p>On notera la férocité de ces dames. C’est à celle qui invisibilisera les autres&nbsp;; malheur aux indociles qui font acte d’originalité dans cette surenchère de bonnes mœurs affichées, revendiquées et d’une rare hypocrisie. L’ordre, le bon sens, l’obéissance, ce climat matriarcal devient très vite étouffant et il faut ruser pour s’en extraire. Le duo Jane / Cassandra savait y faire, avec autant de subtilité que de clairvoyance. Au fur et à mesure que Cassy retrouve les missives de sa défunte sœur, elle revit le passé, et nous avec elle. L’occasion de découvrir dans quel contexte Jane Austen écrivait, la mentalité qui l’animait, sa méfiance des conventions sociales, son regard acéré porté sur une société où la femme est contrainte au mariage pour gagner une émancipation illusoire.</p>



<p>De romantisme, donc point, nada, niente. De la brutalité, oui, beaucoup, pas physique, mais mentale, morale, verbale. Personne dans ces images ne fait de cadeau à personne. Les moments difficiles sont légion dans ce récit, et ils vont vous retourner comme des crêpes. Injustice, méchanceté, convoitise… les soeurs Austen eurent fort à faire pour conserver leur marge d’action et leur liberté de penser. On appréciera la brochette d’actrices qui donnent vie à ces héroïnes&nbsp;: Keekey Hawes, Patsy Ferran Rose Leslie, Jessica Hynes, Liv Hill, Synnøve Karlsen, Madeleine Walker, Mirren Mack … Brillantes, attachantes, convaincantes… toutes arrivent à transmettre cette vibration particulière véhiculée par les romans de Jane Austen, sans jamais tomber dans le grotesque.</p>



<p>Simplicité, épure, cadence, la série se savoure à chaque seconde, qu’elle soit tragique ou heureuse. On comprend pourquoi l’écriture d’Austen plaisait tant. C’était un instant l’opportunité de s’abstraire des carcans, de trouver un semblant de dignité, de laisser transparaître sentiments et émotions dans un univers où on devait les taire obligatoirement. A voir donc absolument, parce que c’est beau, juste, poignant, irritant, insupportable, plein d’espoir aussi.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Jane Austen a gâché ma vie : « passer consciencieusement à côté de son existence »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/jane-austen-a-gache-ma-vie-chronique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jul 2025 11:33:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Attention titre trompeur : Jane Austen a gâché ma vie peut sembler un pamphlet grinçant et amer contre l’idéal romantique. Il n’en est rien. Au contraire, ce premier long-métrage signé Laura Piani est une comédie romantique, aussi délicate et intelligente que drôle, jouant habilement avec l’héritage austenien tout en racontant une quête personnelle plus universelle. Un voyage intérieur aussi farfelu que poétique Agathe (Camille Rutherford), trentenaire maladroite, passionnée de Jane Austen,...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-jane-Austen-a-gache-ma-vie.jpg" alt="" class="wp-image-38178" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-jane-Austen-a-gache-ma-vie.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-jane-Austen-a-gache-ma-vie-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-jane-Austen-a-gache-ma-vie-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>Attention titre trompeur : <em>Jane Austen a gâché ma vie</em> peut sembler un pamphlet grinçant et amer contre l’idéal romantique. Il n’en est rien. Au contraire, ce premier long-métrage signé <a href="https://www.imdb.com/fr/name/nm8279997/">Laura Piani</a> est une comédie romantique, aussi délicate et intelligente que drôle, jouant habilement avec l’héritage austenien tout en racontant une quête personnelle plus universelle.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="JANE AUSTEN A GÂCHÉ MA VIE - bande-annonce officielle" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/uoiW2NggkCw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un voyage intérieur aussi farfelu que poétique</h2>



<p>Agathe (Camille Rutherford), trentenaire maladroite, passionnée de Jane Austen, est libraire chez Shakespeare &amp; Co. à Paris. Comme les héroïnes austeniennes qu’elle adore, elle s’embourbe dans une routine sans surprise — professionnelle, personnelle, affective, convaincue qu’elle est que la vie réelle ne peut être aussi riche que les récits de ses romans préférés. Elle s’essaye à l’écriture. Mais cela l’angoisse plus que cela ne l’inspire : aucun mot, ni amour, ne s’anime sous sa plume.</p>



<p>Blocage dans le sillage d’un deuil douloureux dont elle ne s’est jamais remise, Agathe, comme elle l’explique elle-même « passe consciencieusement à côté de son existence ». Jusqu’au jour où son mailleur ami, Félix (<a href="https://www.instagram.com/pablopauly/?hl=fr">Pablo Pauly</a>) envoie en secret son manuscrit à la Jane Austen Writers Residency en Angleterre. Contre toute attente, Agathe est acceptée. Ce départ marque le début d’un voyage intérieur aussi farfelu que poétique.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-6a4ea2fbf6d614370079d1bbe4d7f2f2" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p>A lire également</p>



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<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-enfants-paradis-marcel-carne/">Les Enfants du Paradis : théâtre, amour et poésie</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-senso-visconti/">Senso : la saveur vraie du romantisme</a></li>
</ul>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading">Entre quiproquos et rapprochements</h2>



<p>L’arrivée dans cette demeure austère perdue au milieu de la campagne britannique, ne s’opère pas dans le calme. Remarques malhabiles, panne de voiture, l’ambiance se fait vitre romantique avec un grand R. Accueillie par Oliver (<a href="https://www.instagram.com/mrcharlieanson/?hl=fr">Charlie Anson</a>), petit neveu de la célèbre romancière et lui-même en crise existentielle, Agathe se perd dans ce manoir aux salons feutrés, entre discussions avec d’autres auteurs et bal costumé.</p>



<p>Le décor, l’atmosphère, tout est rassemblé pour qu’une idylle se tisse, quand surgit le meilleur ami, transi lui-aussi d’amour pour la maladroite mais si attachante Agathe. Il va falloir choisir entre ces deux figures masculines, dans une tension romantique qui rappelle les meilleurs passages d’Austen, entre quiproquos et doux rapprochements.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Blocage créatif</h2>



<p>Ce qui distingue <em>Jane Austen a gâché ma vie</em>, c’est la véritable importance accordée au blocage créatif de l’héroïne. Le film donne à voir le courage de celle qui doit se battre contre elle-même avant de trouver les mots, surtout de les dire aux autres. Ne plus se cacher, ne plus se détester&nbsp;: le dilemme est là.</p>



<p>Le récit fait rimer la question de l’amour avec celle de la création : pour s’aimer et aimer, Agathe doit s’écrire. Comme Emma Woodhouse ou Elizabeth Bennet avant elle, elle découvre que le roman de sa vie peut exister, à condition de se départir des injonctions extérieures&nbsp;: Oliver ne lui suggère-t-il pas de « retourner à ses ruines » pour se reconstruire et enfin écrire&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une belle histoire simple</h2>



<p>Camaraderie littéraire d’une résidence d’artistes en pleine créativité, douce folie d’un papa à la dérive mentale, intensité des regards, du « langage des yeux » comme dirait <a href="https://www.theartchemists.com/?s=%C3%A9tienne+daho">Étienne Daho</a> : le film de Laura Piani nous rappelle que le cinéma peut aussi raconter des belles histoires simples mais profondément émouvantes. Car quelque part, nous sommes toutes et tous un peu Agathe, un peu Oliver, un peu Félix.</p>



<p>Camille Rutherford est unanimement saluée pour sa prestation, et c’est mérité tant cette grande jeune femme au charme subtil touche par sa solitude, ses angoisses, Charlie Anson a cette retenue toute britannique à la Hugh Grant, une pointe d’humour parfois acerbe, une franchise désarmante, un regard éclatant qui dit tout. Pablo Pauly incarne un Félix protecteur et débonnaire.</p>



<p>Passant du français à l’anglais, les répliques font mouche, l’écriture des dialogues est d’une grande finesse, l’humour subtil. La musique composée par <a href="https://www.instagram.com/petervonpoehl/?hl=fr">Peter von Poehl</a> accompagne cette fable amoureuse par sa tendresse. Bref, <em>Jane Austen a gâché ma vie </em>n’a rien d’un raté, bien au contraire.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>Collection « Les sautes d&#8217;humour » : rire en apprenant, apprendre en riant !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/collection-les-sautes-dhumour-rire-en-apprenant-apprendre-en-riant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Aug 2024 07:54:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>J&#8217;étais partie pour introduire cet article sur une citation bien sentie, mais vu le nombre de gugusses qui ont sorti des grandes phrases sur le sujet, toutes contradictoires bien entendu, j&#8217;ai un peu baissé les bras. Du coup, je commencerai cette présentation de la plus plate des manières. Aujourd&#8217;hui, je vous parle de la collection « Les sautes d&#8217;humour ». Humour hors du commun Les sautes d&#8217;humour donc, ou comment les grands...</p>
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<p>J&rsquo;étais partie pour introduire cet article sur une citation bien sentie, mais vu le nombre de gugusses qui ont sorti des grandes phrases sur le sujet, toutes contradictoires bien entendu, j&rsquo;ai un peu baissé les bras. Du coup, je commencerai cette présentation de la plus plate des manières. Aujourd&rsquo;hui, je vous parle de la collection « Les sautes d&rsquo;humour ».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Humour hors du commun</h2>



<p><a href="https://www.payot-rivages.fr/payot/collection/les-sautes-dhumour" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les sautes d&rsquo;humour</a> donc, ou comment les grands esprits de ce monde se poilaient-ils. Mozart, Saint-Simon, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=feydeau">Feydeau</a>, Freud, Elisabeth II, Jane Austen et quelques autres, avaient en commun, outre leur extrême intelligence, un sens de l&rsquo;humour hors du commun. Chacun à sa manière se plaisait à rire, plaisanter, scruter le monde d&rsquo;un œil souvent amusé, parfois moqueur, un brin cynique aussi. Et ne se privaient pas d&rsquo;exprimer leurs sentiments en la matière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Nuances intellectuelles</h2>



<p>C&rsquo;est cette chasse au trait d&rsquo;humour que proposent les <a href="https://www.payot-rivages.fr/payot/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">éditions Payot</a> qui cornaquent le projet. Objectif : nous faire rire bien sûr, et aux éclats tant qu&rsquo;à faire. Mais pas seulement. En contextualisant chaque personnage historique choisi comme sujet, il s&rsquo;agit aussi de rattacher forme d&rsquo;humour, état d&rsquo;esprit, profil psychologique et vision du monde. L&rsquo;avant-propos de chacun des ouvrages de la collection est donc essentiel pour cerner les nuances intellectuelles du sujet passé au crible.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Portée pédagogique</h2>



<p>Suivent un ensemble de citations, classées par thèmes, commentées de quelques passages analytiques. L&rsquo;ensemble est savoureux à parcourir, certaines tournures sont hilarantes, mais c&rsquo;est aussi la portée pédagogique de l&rsquo;exercice qui importe. À l&rsquo;heure où, sur les réseaux sociaux comme dans les médias, on fait dire n&rsquo;importe quoi à n&rsquo;importe qui sur n&rsquo;importe quel sujet sans aucune contextualisation et avec un manque de qualité oratoire, une tendance à l&rsquo;injure facile, au bon mot gratuit et sans envergure qui laisse pantois, il était temps de repositionner les fondamentaux de la citation.</p>



<p>Résumons : la collection « Les Sautes d&rsquo;humour » vaut le détour, pour vous détendre les méninges et vous former l&rsquo;esprit. Rire en apprenant, apprendre en riant. <a href="https://www.theartchemists.com/?s=rabelais">Rabelais</a> aurait adoré !</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Senso : la saveur vraie du romantisme</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-senso-visconti/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jun 2023 08:36:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=36087</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nostalgie ? Alors que les plateformes de VoD nous abreuvent soit d’une bouillie bridgtonienne massacrant l’héritage de Jane Austen, Charles Dickens et William Thackeray, soit de period dramas jouant avec la vérité historique pour miser sur la violence et le sexe, soit d’amourettes ados navrantes de niaiseries, je me demande où retrouver la saveur vraie du romantisme. Quand j’en arrive là, je me réfugie dans les méandres de Senso. Un chef-d&#8217;œuvre...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel42.jpg" alt="" class="wp-image-36088" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel42.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel42-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel42-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>Nostalgie ? Alors que les plateformes de VoD nous abreuvent soit d’une bouillie bridgtonienne massacrant l’héritage de Jane Austen, Charles Dickens et William Thackeray, soit de period dramas jouant avec la vérité historique pour miser sur la violence et le sexe, soit d’amourettes ados navrantes de niaiseries, je me demande où retrouver la saveur vraie du romantisme. Quand j’en arrive là, je me réfugie dans les méandres de <em>Senso</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Senso - Bande annonce 2018 (Version restaurée) HD" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/tJ-26YtYY7Y?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un chef-d&rsquo;œuvre sombre et flamboyant</h2>



<p>Luchino Visconti tourne <em>Senso</em> en 1954. S’inspirant d’une nouvelle datée de 1883, <em>Senso, carnet de la comtesse Livia</em> de Camillo Boito, le réalisateur s’en saisit pour accoucher d’un chef d’œuvre aussi sombre que flamboyant. «&nbsp;Senso&nbsp;», en italien veut dire à la fois «&nbsp;sens&nbsp;», «&nbsp;sensation&nbsp;», mais aussi «&nbsp;répugnance&nbsp;». Jouant sur cette contradiction, Visconti évoque l’histoire d’amour tragique entre la comtesse Livia et le lieutenant Franz Malher. Nous sommes en 1866, en Italie, à Venise, occupée par les Autrichiens. Livia est une patriote très proche des milieux nationalistes&nbsp;; Franz est un officier de l’armée ennemie, en poste dans la cité des Doges.</p>



<p>Ils se rencontrent un soir à l’opéra, après une représentation particulièrement houleuse du <em>Trouvère</em> de Verdi. Le cousin de la comtesse défie Malher en duel. Duel qui n’aura pas lieu, Ussoni étant dénoncé et condamné à l’exil. Livia et Franz n’ont rien à voir, rien à faire ensemble&nbsp;; pourtant ils se revoient, passent une nuit à déambuler dans Venise endormie. Une relation s’amorce&nbsp;: ils se retrouvent en cachette dans une chambre, s’aiment. Livia tombe passionnément amoureuse de cet homme plus jeune, grand séducteur, manipulateur également. Conscient de l’ascendant qu’il a sur cette ardente maîtresse, Franz Malher va se servir d’elle pour échapper aux affrontements qui se profilent entre Italiens et Autrichiens. Puis il va l’abandonner. La quitter de la pire des manières. Et elle va se venger.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’esthétique de Visconti</h2>



<p>Initialement le film aurait dû s’appeler «&nbsp;Custoza&nbsp;», nom d’une bataille doublée d’une cuisante défaite italienne face aux troupes austro-hongroises, défaite mise en scène par Visconti dans la seconde partie du film. La déchéance de la comtesse aurait alors pris ancrage dans une déchéance plus profonde, celle d’une classe sociale dirigeante condamnée par la modernité à venir (un thème également abordé dans <em>Le Guépard</em>). Frileux, les studios de production ont préféré misé sur l’historie d’amour plutôt que sur le message politique. La fin du film est ainsi bâclée. Il n’en demeure pas moins que <em>Senso</em> demeure un joyau, une référence en matière de narration et d’esthétique.</p>



<p>Costumes, décors, le réalisme cher à Visconti est partout, son souci du moindre détail, des formes, des couleurs, des objets, dans la splendeur des décors et des costumes d’apparat, dans l’effritement des parois séculaires de la Venise populaire, dans les gestes simples de Livia repeignant sa magnifique chevelure après avoir fait l’amour avec son perfide amant. Il y a les attitudes, les regards, la confusion, les visages qui se crispent… Des émotions fortes qu’on réprime comme on peut en ce temps où il faut sauver les apparences. Alida Valli, avec une grâce, un talent incroyables, joue la lente marche aux enfers d’une héroïne qui évoque une Anna Karenine vénitienne. Farley Granger est parfait dans le rôle de Franz, Don Juan sans courage ni éthique.</p>



<p>Scènes intimes ou séquences épiques, amours secrètes ou batailles historiques, Visconti, dans ce quatrième film, s’évade du cadre du mouvement néo-réaliste pour embrasser le genre de la fresque historique, dont il deviendra un spécialiste. Jamais mièvre, profond, juste, émouvant, son récit est chargé d’un romantisme bouleversant, qui redonne ses lettres de noblesse à un genre trop souvent galvaudé. Personne, après avoir vu ce film magistral, n’oubliera la silhouette de Livia, folle à lier, errant dans les ombres en hurlant le nom de son amant infidèle. Pas de bluette ni de roman de gare&nbsp;: ici on touche au tragique. C’est triste, c’est beau. C’est.</p>
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		<title>Sans peur et sans reproche : « Je suis le chevalier Bayard et je t’emmerde ! »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/sans-peur-et-sans-reproche-chevalier-bayard/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Dec 2020 09:05:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est LA réplique à retenir du troisième film réalisé par Gérard Jugnot, après Pinot simple flic et Scout toujours. Et là, vous me direz : « Padmé, pourquoi tu nous chroniques Sans Peur et sans reproche, une comédie franchouillarde de 1988 ? » Pour différentes raisons que je m’en vais vous narrer. Sans peur et sans reproche Sans peur et sans reproche Bande-annonce VF Renaissance version BD Enfermés que nous...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/12/19042424.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-33096 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/12/19042424.jpg" alt="" width="600" height="800" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/12/19042424.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/12/19042424-216x288.jpg 216w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/12/19042424-371x494.jpg 371w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C’est LA réplique à retenir du troisième film réalisé par Gérard Jugnot, après <i>Pinot simple flic</i> et <i>Scout toujours.</i> Et là, vous me direz : « Padmé, pourquoi tu nous chroniques <em>Sans Peur et sans reproche</em>, une comédie franchouillarde de 1988 ? » Pour différentes raisons que je m’en vais vous narrer.</span></p>
<div id="blogvision"><iframe style="width: 480px; height: 270px;" src="https://player.allocine.fr/19394601.html">    </iframe><br />
<a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=31150.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Sans peur et sans reproche</a><br />
<a href="https://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19394601&amp;cfilm=31150.html"><strong>Sans peur et sans reproche</strong> Bande-annonce VF</a></div>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">Renaissance version BD</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Enfermés que nous sommes, privés par COVID l’Effrayant de cinés et de sorties, nous nous sommes tous rabattus sur les plateformes de VoD, où nous revisionnons à qui mieux mieux et comme pour nous rassurer sur notre monde nos classiques du 7eme Art, Scorcese, Almodovar, Tarantino, Nolan, Verneuil, Bergman, Gavras … le choix est vaste, alors pourquoi pas Jugnot qui s’avère un réalisateur assez juste et inspiré dans son propos, en témoignent <i>Fallait pas</i>, <i>Casque bleu</i> ou <i>Monsieur Batignolle </i>?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour en revenir à<i> </i><i>Sans Peur et sans reproche,</i> le film évoque dans un style à la fois comique et BD l’émergence du célèbre chevalier Pierre Terrail de Bayard sur le devant de la scène militaire européenne. Nous voici donc aux premières lueurs d’une Renaissance pas si évoluée que ça, avec en toile de fond les guerres d’Italie, la rivalité France/Espagne pour le contrôle du royaume de Naples, les tournois, la torture, l’invention de la bombarde et les progrès de l’anatomie. Entre autres.</span></p>
<p align="justify"><span style="background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/asterix-le-secret-de-la-potion-magique-alexandre-astier-ou-leloge-du-dopage-a-la-gauloise/" rel="bookmark">Astérix – Le Secret de la potion magique : Alexandre Astier ou l’éloge du dopage à la gauloise !</a></strong></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">« Je ne suis pas son ami ! »</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Notre jeune et ardent chevalier va se couvrir de gloire pour conquérir sa belle duchesse de Savoie qu’il aime depuis l’enfance mais qu’il ne peut épouser de fait, n’étant ni noble ni hautement titré. Pas le choix, c’est donc par les armes qu’il va s’élever, avec dans son sillage le capitaine Bellabre, fidèle soldat du roi Charles VII et vieux routard des champs de batailles, où il a du reste laissé une main. Le binôme va d’abord patiner, entre pillages, viols, massacres et autres joyeusetés, avant de trouver son rythme de croisière.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C’est que Bellabre n’apprécie guère la concurrence de ce godelureau qui s’obstine à le trouver sympathique. « Je ne suis pas son ami ! » crie-t-il entre une saignée et une chute de cheval. Le tout avec force rebondissements, gags, répliques bien tournées, anachronismes … et un casting bien senti, Jugnot donc, Rémy Vincent, Ticky Holgado, Gérard Darmon, Victoria Abril, Anémone, Josiane Balasko, Patrick Timsit, Roland Giraud, Martin Lamotte, Romain Bouteille … bref du beau monde, la fine fleur des comiques du moment, le tout en costumes et armures, pour nous servir un scénario qui annonce par son atmosphère et son humour décalé <i>Les Visiteurs </i>et <a href="https://www.theartchemists.com/kaamelott-graal-culturel-et-illustre-theatre/"><i>Kaamelott</i></a>.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>A lire également :  </strong></span><strong><a href="https://www.theartchemists.com/le-retour-du-heros-jane-austen-a-la-mode-rappeneau/" rel="bookmark">Le Retour du héros : Jane Austen à la mode Rappeneau</a></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Bref un excellent divertissement, un feel good moovie qui vous fera marrer du début à la fin. C’est la meilleure des thérapies par les temps qui courent, et cela vous donnera même envie de rouvrir vos livres d’Histoire, qui sait ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="https://www.canalplus.com/cinema/sans-peur-et-sans-reproche/h/345420_50002">https://www.canalplus.com/cinema/sans-peur-et-sans-reproche/h/345420_50002</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ces Extravagantes soeurs Mitford : six femmes face à l’Histoire</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/livre-extravagantes-soeurs-mitford/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Feb 2020 17:54:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=32287</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un titre pompeux, ne trouvez-vous pas ? Et pourtant tout ce qu’il y a de plus juste. Car les six sœurs Mitford naissent dans le tumulte de l’Entre deux guerres pour refléter chacune à sa façon les troubles de cette période cruciale où le monde va totalement se transformer. Et Ces Extravagantes sœurs Mitford, le livre de Annick Le Floch’hmoan le met particulièrement bien en évidence. Nobles mais sans argent...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/02/51q47zm9QfL._SX307_BO1204203200_.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-32288" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/02/51q47zm9QfL._SX307_BO1204203200_-306x494.jpg" alt="" width="306" height="494" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/02/51q47zm9QfL._SX307_BO1204203200_-306x494.jpg 306w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/02/51q47zm9QfL._SX307_BO1204203200_-178x288.jpg 178w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/02/51q47zm9QfL._SX307_BO1204203200_.jpg 309w" sizes="auto, (max-width: 306px) 100vw, 306px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Un titre pompeux, ne trouvez-vous pas ? Et pourtant tout ce qu’il y a de plus juste. Car les six sœurs Mitford naissent dans le tumulte de l’Entre deux guerres pour refléter chacune à sa façon les troubles de cette période cruciale où le monde va totalement se transformer. Et <i>Ces Extravagantes sœurs Mitford</i>, le livre de Annick Le Floch’hmoan le met particulièrement bien en évidence.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Nobles mais sans argent</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Elles sont donc six, nées dans une famille de la noblesse britannique. Du titre et des terres de leurs parents, elles n’hériteront guère, qui sont destinés à leur seul frère. Il faudra donc en passer par la case mariage pour vivre et garder leur rang. Un mariage dans la bonne société bien sûr, si possible avec un aristocrate encore plus titré. Le champ d’action de Nancy, Diana, Unity, Jessica, Deborah et Pamela s’avère de prime abord restreint, leur avenir tout tracé. Seules les deux cadettes suivront ce chemin. Car le destin s’invite dans la ligne de vie des quatre aînées.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Les Mitford sont nobles mais sans argent. Nancy, la plus âgée, va devoir travailler pour survivre… elle deviendra une romancière célèbre. La seconde se mariera, divorcera, se remariera… avec le chef de file du parti fasciste anglais. La troisième deviendra une nazie convaincue, intime d’Hitler et fervente partisane de la paix entre l’Allemagne et l’Angleterre, avant de rater son suicide et de mourir prématurément. La quatrième fuguera pour partir faire la guerre d’Espagne aux côtés des Républicains et de son jeune anarchiste d’époux, avant de rallier les USA où elle embrassera la cause communiste, bataillant pour les droits civiques des noirs avant de briller dans le journalisme d’investigation.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="O86lVL5o28"><p><a href="https://www.theartchemists.com/livre-scandaleuse-duchesse-windsor/">La Scandaleuse Duchesse de Windsor : Bonnie and Clyde à la royale ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La Scandaleuse Duchesse de Windsor : Bonnie and Clyde à la royale ? » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/livre-scandaleuse-duchesse-windsor/embed/#?secret=1HB0pOWhfD#?secret=O86lVL5o28" data-secret="O86lVL5o28" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">La volonté de faire tomber les tabous</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Des parcours contradictoires, des perceptions du monde antagonistes, qui reflètent parfaitement les déchirements engendrés par la montée des extrémismes et des totalitarismes, ainsi que l’agonie d’une société obsolète. L’aristocratie ne se remettra pas de la Seconde Guerre Mondiale, ne retrouvera jamais l’insouciance du début du XXeme siècle. Et les Mitford sisters ont inconsciemment pressenti cette mutation. Cloisonnées dans une classe sociale aux codes absolument étouffants, elles transgressent, pour le meilleur et pour le pire, les règles qu’on a voulu leur imposer. Quitte à se tromper, et sans jamais rien regretter de leurs choix.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Immatures pour les uns, exubérantes pour les autres, elles ont en commun un sens évident de la liberté, la volonté de faire tomber les tabous, de conquérir leur autonomie, qu’elle soit amoureuse, intellectuelle, idéologique ou sociale. Quitte à prendre des risques totalement inconsidérés, elles saisissent la Fortune aux cheveux, en bien comme en mal. Sans se faire de cadeaux, versant souvent dans la critique et le persiflage, mais en restant toujours liées les unes aux autres au travers du temps, malgré leurs divergences de vue. Un véritable paradoxe qui n’est pas en lien avec les séismes d’une période dont elles incarnent les incohérences et la passion destructrice.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Avec beaucoup de précision et une plume accrocheuse, Annick Le Floch’hmoan restitue les parcours croisés de ces six phénomènes, comment toutes traversèrent l’Histoire et témoignèrent des métamorphoses de notre monde. Un récit passionnant, qui tient à la fois du périple amoureux à la Jane Austen, du roman de voyage et de l’odyssée politique.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le Retour du héros : Jane Austen à la mode Rappeneau</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/le-retour-du-heros-jane-austen-a-la-mode-rappeneau/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Jul 2018 11:00:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Attention folks ARTchemisiennes : feel goof movie en perspective et dans la plus pure tradition française, s’il vous plaît ! Pour ceux qui auraient loupé la sortie de la comédie Le Retour du héros, il reste sa diffusion toute récente en DVD ou en VOD … et l’occasion de se faire un GROS plaisir cinématographique avec cette histoire rocambolesque mais si savoureuse. Le réal Laurent Tiral nous parachute donc au cœur du...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/07/retour-du-héros.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-30912" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/07/retour-du-héros-494x494.jpg" alt="" width="494" height="494" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/07/retour-du-héros-494x494.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/07/retour-du-héros-188x188.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/07/retour-du-héros-288x288.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/07/retour-du-héros-70x70.jpg 70w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/07/retour-du-héros-100x100.jpg 100w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/07/retour-du-héros.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 494px) 100vw, 494px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Attention folks ARTchemisiennes : feel goof movie en perspective et dans la plus pure tradition française, s’il vous plaît ! Pour ceux qui auraient loupé la sortie de la comédie<i> Le Retour du héros</i>, il reste sa diffusion toute récente en DVD ou en VOD … et l’occasion de se faire un GROS plaisir cinématographique avec cette histoire rocambolesque mais si savoureuse.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Le réal Laurent Tiral nous parachute donc au cœur du Premier Empire, en pleines guerres napoléoniennes. Fille de haut lignage, un brin féministe et indépendante en diable, Elisabeth regarde le fringuant Capitaine Neuville tourner autour de Pauline, sa bécasse de sœur, avec méfiance … et raison. Elle seule a su flairer chez ce « héros » suffisant de vanité, l’odeur rance du séducteur, chasseur de dot, menteur et lâche. Fort heureusement l’appel sous les drapeaux pour une enième campagne, évite la mésalliance … mais plonge Pauline dans la dépression et la maladie. La petite se laisse mourir devant le silence de cet amant parti au loin.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">L’énergique Elisabeth décide alors d’intervenir : Neuville n’écrit pas, en dépit de ses serments d’amour, de sa promesse ? Qu’à cela ne tienne. La donzelle prend la plume et alimente une correspondance aussi prolixe et fleurie que fictive : sous sa plume, Neuville devient progressivement courageux, humble, entreprenant, exotique même, vivant des aventures fabuleuses au fin fond des Indes ; bref, de missive en missive, il se transforme en héros romanesque paré de toutes les vertus … et devient la coqueluche virtuelles de tous les salons du voisinage, où ses lettres sont lues avec ferveur et admiration. Seulement voilà, il va bien falloir tuer le Monsieur pour permettre à Pauline de continuer sa vie de femme.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="LE RETOUR DU HEROS - Bande-annonce officielle - Jean Dujardin / Mélanie Laurent (2018)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/kPCygpf2-ws?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Ce qu’Elisabeth fait avec un brin de regret lors d’un ultime adieu épistolaire, où Neuville annonce qu’il va mourir sous les coups des Anglais et que la petite doit vivre heureusement avec quelqu’un d’autre, le niaiseux Nicolas en l’occurrence. Nice try !!!!! Mais c’était sans compter avec la couardise du capitaine qui a préféré fuir les champs de bataille … et débarque un beau matin, dans son patelin d’origine, dépenaillé et sale comme un peigne … mais fermement décidé à redorer son blason et refaire fortune, quitte à escroquer un entourage ravi de voir qu’il a survécu. Et Élisabeth de devoir composer avec ce sale individu qu’elle ne supporte pas mais à qui elle a construit une auréole de saint !</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">A partit de là, les rebondissements, les clashs et les retournements de situation vont s’enchaîner à une allure folle, chacun étant enferré dans les mensonges de l’autre. Le duel est inévitable, mais il prend souvent des allures d’affrontement complice, à la Beatrice et Benedict pour ceux qui affectionnent <i>Beaucoup de bruit pour rien </i>de Shakespeare. Autres références mêlées dans ce délicieux cocktail : Victor Hugo et ses <i>Châtiments</i>, <i>Le Colonel Chabert</i> et <i>Mignon</i> de Balzac, <i>Guerre et paix</i> de Tolstoï, les héroïnes de Jane Austen, <i>Les Mariés de l’an II </i>de Rappeneau ou <i>Cartouche</i> de Broca. Du reste Tiral ne cache pas son amour pour les films d’aventure en costumes, teintés d’humour et de fantaisie.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C’est ce genre qu’il relance ici, avec force costumes et décors magnifiques, une distribution brillante dans le style comique, avec en tête Jean Dujardin et Mélanie Laurent, parfait dans ce numéro de duettistes déjantés, où l’émotion s’invite quand on ne s’y attend pas. L’ensemble est drôle, léger, déjanté, délicieux et sans prétention, ce qui en fait un excellent divertissement, qui réconcilie le film comique hexagonal avec lui-même.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="https://www.canal-vod.com/Cinema/82008-le-retour-du-heros">https://www.canal-vod.com/Cinema/82008-le-retour-du-heros</a></p>
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		<title>Abraham Lincoln, chasseur de vampire : une machine steampunk qui tourne à vide</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2015 14:40:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Abraham Lincoln : que sait-on de cette figure historique ? Ce fut l&#8217;un des pères de l&#8217;Amérique, un excellent orateur, un homme politique de génie, un abolitionniste convaincu tombé sous les balles d&#8217;un assassin. Aujourd&#8217;hui le Lincoln Memorial rend hommage à ces valeurs. Ce qu&#8217;on sait moins c&#8217;est qu&#8217;avant tout Lincoln fut un redoutable chasseur de vampires : C&#8217;est sûr, ce petit teaser dépoussière le mythe du grand homme surveillant la nation pour...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><figure id="attachment_22331" aria-describedby="caption-attachment-22331" style="width: 494px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/abraham-lincoln-chasseur-vampires-L-eXU61K.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-22331 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/abraham-lincoln-chasseur-vampires-L-eXU61K-494x377.jpeg" alt="abraham-lincoln-chasseur-vampires-L-eXU61K" width="494" height="377" /></a><figcaption id="caption-attachment-22331" class="wp-caption-text">Couverture française</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify;">Abraham Lincoln : que sait-on de cette figure historique ? Ce fut l&rsquo;un des pères de l&rsquo;Amérique, un excellent orateur, un homme politique de génie, un abolitionniste convaincu tombé sous les balles d&rsquo;un assassin. Aujourd&rsquo;hui le Lincoln Memorial rend hommage à ces valeurs. Ce qu&rsquo;on sait moins c&rsquo;est qu&rsquo;avant tout Lincoln fut un redoutable chasseur de vampires :</p>
<p style="text-align: justify;"><iframe loading="lazy" src="https://www.youtube.com/embed/u4U3kbV4dCU" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est sûr, ce petit teaser dépoussière le mythe du grand homme surveillant la nation pour l&rsquo;éternité depuis son trône de marbre. Et le roman d&rsquo;horreur qu&rsquo;il annonce y va à grands coups de serpillière pour faire le nettoyage. En quelques 390 pages, Seth Grahame-Smith, aux manettes de cette entreprise de décapage, n&rsquo;y va pas par quatre chemins pour redéfinir la légende. Chargé par l&rsquo;énigmatique Henry d&rsquo;écrire l&rsquo;histoire du journal intime d&rsquo;Abe Lincoln, l&rsquo;auteur fouille le tumultueux passé du seizième président des États Unis, et du coup s&rsquo;offre le luxe de relire l&rsquo;histoire de ce pays. Conquête du territoire, arrivée des colons, esclavage, guerre de Sécession, derrière ces réalités souvent sordides, des vampires qui mettent villes et campagnes en coupe réglée, à peine l&rsquo;Indépendance conquise. Face à eux Lincoln qui dés sa prime jeunesse n&rsquo;en finit plus de faire tournoyer hache et pieux pour éradiquer cette diabolique engeance de la surface de notre bonne vieille Terre, ou tout du moins du périmètre de l&rsquo;Union, avec comme mentor le même Henry qui porte sa mémoire au travers des âges. Amis steampunks, vous êtes comblés !!!! Car tout le roman respecte les codes stylistiques de cette mode, quitte à foutre en l&rsquo;air la vérité des faits, les paramètres du mythe et la force de l&rsquo;écriture fantastique.</p>
<p><figure id="attachment_22329" aria-describedby="caption-attachment-22329" style="width: 494px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/vo.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-22329 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/vo-494x372.jpg" alt="vo" width="494" height="372" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/vo-494x372.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/vo-288x217.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/vo.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 494px) 100vw, 494px" /></a><figcaption id="caption-attachment-22329" class="wp-caption-text">Couverture anglophone</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;auteur s&rsquo;était déjà fait la plume avec Orgueil et préjugés et zombies, réécrivant le chef d’œuvre de Jane Austen en le parsemant de morts vivants. Idem avec ce second opus. Pourquoi pas ? Nous sommes en 2010, on y va de sa petite campagne marketing, la recette fait mouche, le bouquin conquiert les cœurs et Hollywood s&#8217;empresse d&rsquo;en faire une adaptation avec Timur Bekmambetov à la réal et Tim Burton à la prod &#8230;Le tout est aussi poussif que l&rsquo;ouvrage d&rsquo;origine, livre et film au bout du compte proposent un divertissement tout juste convenable pour des néophytes, une soirée entre potes, une lecture de plage. Oui je ne vous le cache pas, je suis restée sur ma faim et me demande encore pourquoi ce livre a priori prometteur de par son sujet est catalogué au rayon horreur. Après me direz-vous, j&rsquo;ai été abreuvée aux mamelles d&rsquo;un E.A.Poe (d&rsquo;ailleurs convoqué dans plusieurs pages du texte, le malheureux que vient-il faire là on se le demande hormis apporter une caution intellectuelle), d&rsquo;une Ann Rice (difficile de ne pas faire la comparaison avec Entretien avec un vampire et sincèrement c&rsquo;est Rice qui l&#8217;emporte confortablement), d&rsquo;un Ambrose Bierce (l&rsquo;auteur du Dictionnaire du Diable a connu les champs de bataille de la guerre de Sécession et il en est revenu marqué à jamais), d&rsquo;un Stephen King (Salem reste l&rsquo;un des plus grands romans de vampires qui soit avec le Dracula de Bram Stoker). Forcément avec pareilles références, on devient exigent.</p>
<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/Lincoln-Vampire-Poster-HR.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-22332 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/Lincoln-Vampire-Poster-HR-335x494.jpg" alt="Lincoln-Vampire-Poster-HR" width="335" height="494" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Et on se retrouve gêné par la facture de l&rsquo;ouvrage, dont la traduction offre quelques défaillances. Les descriptions, l&rsquo;atmosphère, la tension, le suspens ne sont pas au rendez-vous ; sentiment de répétition, comme une machine qui tourne à vide … le livre ne décolle pas, aucun sursaut, aucun crescendo … à croire qu&rsquo;en fusionnant deux légendes aussi vibrantes que celle du vampire et de l&rsquo;abolitionniste, l&rsquo;auteur les a vidées de leur substance. Plus ennuyeux, son récit brouille les limites entre l&rsquo;avéré et le fictif, et plusieurs illustrations détournant des photos d&rsquo;époque jettent le doute sur le parcours de Lincoln. Était-ce bien sage de jouer ainsi avec la vérité historique dans une période où l&rsquo;enseignement du passé est constamment sujet à caution et à manipulation ? Cela demande de la précision, du flair, une plume pointue et consciente de ses limites et de ses forces comme celle d&rsquo;un James Ellroy. Cela demande un lectorat averti, or le roman de Seth Grahame-Smith a été marketé pour attirer un public large et jeune, dans le sillage du succès Twilight. Pas dit que cette audience goûte toutes les subtilités et les libertés de l&rsquo;intrigue, sache prendre la distance nécessaire. C&rsquo;est dommageable car on parle ici d&rsquo;un très grand homme, dont la biographie mérite d&rsquo;être parcourue sans qu&rsquo;elle soit parasitée par un quelconque aménagement aussi fantastique soit-il.</p>
<p><figure id="attachment_22328" aria-describedby="caption-attachment-22328" style="width: 350px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/Guerre-Secession.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-22328 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/Guerre-Secession.jpg" alt="Guerre-Secession" width="350" height="279" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/Guerre-Secession.jpg 350w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/Guerre-Secession-288x230.jpg 288w" sizes="auto, (max-width: 350px) 100vw, 350px" /></a><figcaption id="caption-attachment-22328" class="wp-caption-text">Photo extraite du roman</figcaption></figure></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Downtown Abbey : l&#8217;apogée de la period drama ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-downtown-abbey/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Dec 2011 08:23:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Downtown Abbey : la série créée par Julian Fellowes a raflé les suffrages des spectateurs britanniques qui l’ont littéralement plébiscitée avec 10 millions d’inconditionnels rien que pour le dernier épisode de la saison 1 en 2010, et la reconnaissance de tous les professionnels de l’audiovisuel international, dixit les 6 Emmy Awards récoltés à LA. Une saga familiale Il faut dire que le pitch est prometteur : des héritiers morts dans...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-downtown-abbey.jpg" alt="" class="wp-image-37107" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-downtown-abbey.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-downtown-abbey-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-downtown-abbey-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><em>Downtown Abbey</em> : la série créée par Julian Fellowes a raflé les suffrages des spectateurs britanniques qui l’ont littéralement plébiscitée avec 10 millions d’inconditionnels rien que pour le dernier épisode de la saison 1 en 2010, et la reconnaissance de tous les professionnels de l’audiovisuel international, dixit les 6 Emmy Awards récoltés à LA.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une saga familiale</h2>



<p>Il faut dire que le pitch est prometteur : des héritiers morts dans le naufrage du Titanic, un titre de noblesse désormais sans propriétaire, le clan Crawley dépourvu de capitaine&#8230; <em>Downtown Abbey </em>débute avec une guerre ouverte pour récupérer le pactole des Crawley, menacé par un jeune cousin éloigné qui vient réclamer ses droits alors qu’il n’a aucune idée des codes qui régissent cet univers pour le moins sclérosé.</p>



<p>Passons sur les rebondissements et péripéties multiples qui jalonnent cette saga longue de six saisons sans compter la version filmée ; les mésaventures de ce clan aristocratique précipité dans les spasmes du XXᵉ siècle évoquent irrésistiblement un Dallas en costumes d’époque, alimenté par l&rsquo;esprit incisif d&rsquo;Edith Wharton mâtiné de la tendre férocité de Roald Dahl, avec en sus un soupçon de Jane Austen, une pincée de Thackerey. </p>



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</ul>
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<h2 class="wp-block-heading">La quintessence du « period drama »</h2>



<p>Les points forts de la série ? Ils sont nombreux.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Un scénario qui met en valeur le quotidien d’une famille de la noblesse britannique en 1912, avec ses règles de vie strictes, ses codes de communication et ses multiples non dits, son rapport à la domesticité, son sens du rang social, et une cruauté rare dans les rapports humains (avec ségrégation sociale, refus des handicaps et sexisme galopant) ;</li>



<li>Un casting de grande qualité avec notamment une Maggie Smith en pleine forme, sortie toute frémissante de <em>Harry Potter</em> pour intégrer cet univers à la James Ivory ;</li>



<li>James Ivory justement, le réalisateur de <em>Chambre avec vue, Maurice</em> et <em>Les vestiges du jour</em>, qui inspire ici la précision dans les détails, les accessoires, les costumes, le décor… la reconstitution historique réalisée est frappante par sa qualité, sa précision.</li>
</ul>



<p>Bref Downtown Abbey incarne la quintessence du « period drama », comme seuls les Britanniques savent en produire. Une véritable leçon sérielle qui a su ravir les nostalgiques de récit épique et compte désormais une fanbase aussi loyale qu&rsquo;investie !!!!</p>



<p><strong>À découvrir</strong></p>


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