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	<title>henry VIII</title>
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		<title>Les Tudors : masculinisme made in Renaissance ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/les-tudors-serie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Apr 2025 15:09:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dernièrement, j’ai visionné Adolescence… et parcouru les centaines d’articles/posts/vidéos analysant la série brintannique du point de vue du masculinisme toxique et destructeur, comme si c’était un modèle du genre. Et puis je me suis rappelée la série Les Tudors. Que j’ai revisionnée dans la foulée, les quatre saisons en mode binge-watching comme j’adore le faire. Et pour être franche, en bouclant ce passionnant feuilleton, pour ce qui est du masculinisme...</p>
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<p>Dernièrement, j’ai visionné <em>Adolescence…</em> et parcouru les centaines d’articles/posts/vidéos analysant la série brintannique du point de vue du masculinisme toxique et destructeur, comme si c’était un modèle du genre. Et puis je me suis rappelée la série <em>Les Tudors. </em>Que j’ai revisionnée dans la foulée, les quatre saisons en mode binge-watching comme j’adore le faire. Et pour être franche, en bouclant ce passionnant feuilleton, pour ce qui est du masculinisme toxique, on fait difficilement pire.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<h2 class="wp-block-heading">Une fresque monumentale et burnée</h2>



<p>Il faut dire que le personnage central de cette saga, Henri VIII pour ne pas le nommer, a de l’abattage en la matière, éclusant cinq femmes durant son règne, qu’il répudie ou fait décapiter au choix, quand elles ne meurent pas en couche. La seule à lui survivre sera la dernière, Catherine Parr, mais il s’en sera fallu d’un cheveu qu’elle ne subisse le sort d’Ann Boleyn ou Catherine Howard, toutes deux livrées au bourreau et raccourcies de manière expéditive. Bref, Henri VIII est un ogre, Barbe-Bleue version souverain du XVIᵉ siècle, souverain éduqué, savant même, mais absolu, tyrannique, violent, changeant, colérique, manipulateur et la queue baladeuse par-dessus le marché.</p>



<p>J’en étais restée à une vision rock’n’roll, burnée et libertine/libertaire de ce récit signé <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Hirst">Michael Hirst</a>, scénariste et showrunner de renom dont on ne compte plus les trophées, notamment les deux volets du film <em>Elizabeth</em> avec Cate Blanchett. Mais revoir les 38 épisodes de cette monumentale fresque servie par un casting de compétition (Jonathan Rhys Meyers, Henry Cavill, Sam Neill, Natalie Dormer, Joely Richardson, Peter O’Toole, Jeremy Northam…) a été profitable, car j’y ai repéré des trucs que je n’avais pas captés initialement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">«&nbsp;Mais c’est une vraie girouette, ce mec&nbsp;!&nbsp;»</h2>



<p>Entre autres, le côté prédateur du personnage, qui bouffe tout autour de lui, épouses et maîtresses bien sûr, mais aussi collaborateurs, ministres et amis, sans parler de sa progéniture qui y laissera sa stabilité mentale. Si ce récit pour le moins enlevé prend bien des libertés avec la vérité historique, il n’en demeure pas moins que cela donne du relief aux crises existentielles que traversent cette sarabande de protagonistes soumis aux desiderata d’un monarque pour le moins impulsif et retours, que mon compagnon, qui visionnait la chose pour la première fois à mes côtés a résumé en ces termes&nbsp;: «&nbsp;Mais c’est une vraie girouette, ce mec&nbsp;!&nbsp;».</p>



<p>Girouette certes, qui passe sa vie à s’allier avec l’Espagnol contre la France, puis à tourner casaque pour s’allier avec la France contre l’Espagne. Qui n’hésitera pas à plonger son royaume dans une crise religieuse meurtrière, embrassant le protestantisme pour pouvoir se démarier de l’encombrante Catherine d’Aragon, convoler avec la farouche Ann Boleyn et en profiter pour démanteler tous les couvents/monastères du pays et faire main basse sur leur richesse, omettant au passage que nombre de ces institutions étaient essentielles à la survie des plus pauvres de ses sujets qui y trouvaient asile et un peu d’aumône.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Shakespeare made in Marvel</h2>



<p>Entre épidémie de suette, famine, guerres et complots, Henri VIII et sa smala de bonnes femmes, de courtisans et de moutards est, reconnaissons-le un peu obligé&nbsp;de naviguer avec le vent très changeant de la Renaissance. Humaniste certes mais un brin pervers narcissique et totalement obsédé par l’idée d’avoir un fils à qui léguer sa couronne. Tout ça ne pousse guère à la sérénité, convenons-en. Mais tout de même. Masculiniste donc, menaçant, capricieux… et confronté à des épouses qui ne s’en laissent pas compter, chacune à sa manière. Forcément, Monsieur n’aime guère et en arrive aux plus fâcheuses extrémités pour se débarrasser d’encombrantes compagnes qui lui renvoient une image peu amène.</p>



<p>Résumons. Tout ce petit monde passe son temps et les 38 épisodes à bouffer/baiser/comploter/trahir/s’entretuer. Ça, c’est pour le côté Shakespeare made in Marvel, saga historique dans des décors somptueux et en costumes éclatants (d’ailleurs, petite remarque en matière de réalisme stylistique, la série <em><a href="https://www.theartchemists.com/wolf-hall-ombre-tudors-thomas-cromwell/">Wolf hall</a></em> est beaucoup plus proche des looks et du lifestyle de l’époque). Après, la déclinaison d’un patriarcat doublé d’un machisme viscéral est flagrante et donne à réfléchir sur l’ancrage de cette mentalité dans les racines de notre monde. Idem pour le côté génétiquement pervers et sadique de l’homme de pouvoir.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-443a30612ecdee80c3e2f34c3e6983ae" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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<p><em>Les Tudors </em>reste malgré tout incontournable. Parce que c’est franchement du grand spectacle, de la série tout terrain travaillée au corps, avec un scénar qui tient la route, des personnages solides et crédibles, des affrontements prenants. Pas un instant de répit, l’ensemble prend aux tripes et restitue le climat de grande brutalité qui régnait alors. Et puis ce récit haut en couleurs et en émotions, produit de 2007 à 2010 (il y a donc 15 ans) témoigne de l’émergence du business de la série-fleuve. Et rien que cela vaut le détour.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Becoming Elizabeth : mode d’emploi pour future souveraine ou comment apprendre à survivre avant de régner</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/becoming-elizabeth-serie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Apr 2025 10:44:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une fois qu’on a bouclé Les Tudors, on se sent un peu seuls, faut bien le reconnaître. Et on se dit surtout : et après ? Et après ????? On déboule rapido sur le premier épisode de l’excellent Becoming Elizabeth. Deux concurrentes potentielles Becoming Elizabeth débute sur le cercueil d’Henry VIII qu’on embarque sous une pluie nocturne et grasse pour sa dernière demeure. Dans le même temps, course contre la montre pour récupérer...</p>
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<p>Une fois qu’on a bouclé <em><a href="https://www.theartchemists.com/les-tudors-serie/">Les Tudors</a></em>, on se sent un peu seuls, faut bien le reconnaître. Et on se dit surtout : et après ? Et après ????? On déboule rapido sur le premier épisode de l’excellent <em>Becoming Elizabeth</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Becoming Elizabeth | Official Trailer | Coming to Lionsgate Play on 26th August" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/TUypHjzmXBE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Deux concurrentes potentielles</h2>



<p><em>Becoming Elizabeth</em> débute sur le cercueil d’Henry VIII qu’on embarque sous une pluie nocturne et grasse pour sa dernière demeure. Dans le même temps, course contre la montre pour récupérer son fils et héritier, le frêle et très jeune Edward VI (Oliver Zetterström) afin de le faire couronner fissa, avant qu’un potentiel complot ne vienne placer quelqu’un d’autre sur le trône (sport favori des nobles anglais depuis la guerre des Roses, lisez <em><a href="https://www.theartchemists.com/?s=Richard+III">Richard III</a> </em>de Shakespeare, c’est très bien expliqué et en plus c’est juste génial).</p>



<p>Bref, pour éviter une éventuelle guerre de succession (et de perdre le pouvoir sur lequel il a la main en tant de Lord protecteur), Somerset (John Heffernan), oncle du gamin, met les bouchées doubles, s’assurant au passage des deux sœurs aînées du roi, Mary Tudor (Romola Garai), fille de Catherine d’Aragon, et Elizabeth, rejetonne d’Ann Boleyn. Deux concurrentes potentielles, qui sont passées du statut de princesse officielle à celui de bâtarde et vice versa au gré des lubies du défunt monarque dont les colères, la brutalité et les revirements étaient légendaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une jolie rouquine de 14 ans</h2>



<p>C’est justement sur Elizabeth (Alicia von Rittberg) que nos yeux se posent, jolie rouquine, intelligente et cultivée, une petiote de 14 ans mimi comme tout, qui se retrouve en garde chez sa belle-mère, Catherine Parr (Catherine Parr), veuve d’Henry VIII et nouvellement mariée à Thomas Seymour (Tom Cullen), frère de Somerset et son amoureux de longue date (qui a dû céder le champ au souverain, on ne l’ouvre pas quand Henry VIII décide d’épouser une nana, surtout la sienne, on dit oui et on s’écrase, sinon c’est l’échafaud). Bon à ce stade, vous êtes paumé.e, et vous n’êtes pas seul.e. Elizabeth la première est un brin perdue dans la frénésie de ce nouveau règne qui s’annonce incertain.</p>



<p>Et c’est là que le titre de la série showrunnée par Anya Reiss prend tout son sens. Ce que personne ne sait à ce moment, excepté nous spectateurs qui connaissons un peu l’Histoire/histoire, et avons lu le texte précédant le générique de fin des <em>Tudors</em>, c’est qu’Elizabeth est appelée à régner, à régner longtemps et avec brio, inaugurant ce qu’on appellera par la suite l’Age d’Or élizabethain. Sauf que ça ne va pas se faire sur un claquement de doigts, bien au contraire. Pour tout dire, la gosse va en chier pour parvenir au trône. Et risquer sa vie plusieurs fois avant, à son corps défendant du reste.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Exploser le mythe de Gloriana</h2>



<p>Ce qui va forger à la fois son caractère, mais aussi son sens critique, son instinct politique, sa rigueur, son sens des priorités. Avec un Thomas Seymour beau gosse, séducteur, querelleur et ambitieux qui lui tourne autour, la pauvre petite va avoir du mal à se protéger. Clairement, la série fait exploser le mythe de Gloriana, la Reine Vierge mariée à l’Angleterre. Pour survivre, pour sortir de cette image de fille de la Grande Putain, pour échapper aux mariages forcés, aux séducteurs/violeurs, pour qu’on ne se serve plus d’elle comme d’un pion sur l’échiquier du pouvoir, Elizabeth va devoir ruser. Quitte à trahir.</p>



<p>Son amour. Son frère. Sa sœur. Sa belle-mère. La petite Jane Grey (Bella Ramsey) qui est sa camarade de jeu mais qu’elle va rudoyer verbalement et sans pitié. Mentir ou dire les choses. Cacher ses sentiments. Observer en retrait. Apprendre dans le silence. Parler au bon moment et avec les bons mots pour faire ployer l’interlocuteur. Psychologie, connaissance de l’âme et des perversions humaines&nbsp;: la leçon sera rude mais nécessaire pour cette future souveraine qui apprend sur le tas, en composant avec son statut de femme considérée comme inférieure dans un univers patriarcal sans aucune pitié.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une fratrie déchirée</h2>



<p>Abordé avec beaucoup de finesse, cette initiation politique se double d’une douloureuse prise de conscience&nbsp;: cette fratrie est déchirée entre amour fraternel intense et rivalité de pouvoir. Edward, trop jeune pour régner, écrasé par la figure paternelle de ce roi tout puissant, qui essaye de l’imiter, qui fait tout de travers, ado colérique et instable, fragile, complètement perdu&nbsp;; Mary l’aînée, enkystée dans sa foi catholique jusqu’au fanatisme pour porter le souvenir de sa mère défunte, soumise à la discrimination la plus abjecte, paranoïaque à juste titre quand on considère tout ce qu’elle a subi. Elizabeth est entre eux deux, tout aussi abîmée, considérée comme une traînée, portant la faute de sa mère suppliciée alors qu’elle aussi est une victime du système.</p>



<p>Tous trois sont touchants dans leurs échanges, cherchant à se protéger comme ils le peuvent les uns les autres, se mettant en péril malgré leur bonne volonté, leur désir de bien faire en fonction de leur foi. Car l’élément religieux est ici crucial. Mary, élevée dans la foi catholique, veut ramener l’Angleterre anglicane dans le giron de l’Église ; Edward, protestant, veut qu’on aille plus loin dans la conversion de son pays. Et l’affrontement de surgir à tout moment, au détour d’une conversation. Même quand Edward tombe gravement malade, que ses sœurs s’épuisent à le soigner, à le veiller avec un amour sincère.</p>



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<p>C’est là l’intérêt de la série que de mettre en avant le caractère humain de cette tragédie à l’oeuvre. Ces enfants vont pâtir des décisions d’adultes obsédés par la prise du pouvoir et prêts à tout pour y parvenir, y compris sacrifier des mômes innocents et qui n’ont rien demandé. L’idée affleurait dans <em>Les Tudors</em>, ici elle nous saute au visage et cela n’a rien d’agréable. D’autant que la série ne connaîtra pas de second volet, ce qui est franchement regrettable car elle était cohérente, originale et d’excellente qualité, explorant une période peu connue mais essentielle de l’Histoire.</p>



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<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>Wolf Hall saison 2 : plus foudroyante sera la chute</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/wolf-hall-saison-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Mar 2025 18:31:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Wolf Hall : on en était resté à l’éblouissement d’une première saison somptueuse et juste à tous les égards. Pour tout dire, j’attendais le second volet des aventures de Thomas Cromwell au pays du pouvoir avec une impatience à peine contenue. Autant dire que mon cri de joie, en voyant les premières images de la saison 2 poindre sur le compte Instagram de la BBC, fut claironnant. À juste titre ! Ce...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<p><em>Wolf Hall</em> : on en était resté à l’éblouissement d’<a href="https://www.theartchemists.com/wolf-hall-ombre-tudors-thomas-cromwell/">une première saison</a> somptueuse et juste à tous les égards. Pour tout dire, j’attendais le second volet des aventures de Thomas Cromwell au pays du pouvoir avec une impatience à peine contenue. Autant dire que mon cri de joie, en voyant les premières images de la saison 2 poindre sur le compte Instagram de la BBC, fut claironnant. À juste titre ! Ce second volet est à la hauteur du premier, pour évoquer l’ascension du célèbre ministre… et sa chute.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Wolf Hall: The Mirror and the Light | Trailer - BBC" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/_JMPXb9X630?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Préserver le pouvoir</h2>



<p>Reprenant le format de son prédécesseur, ce deuxième volet évoque en six épisodes le parcours de Cromwell au lendemain de l’exécution d’Ann Boleyn. Apprécié d’Henry VIII dont il sait gérer le caractère pour le moins retors, proche de la nouvelle reine Jane Seymour, Cromwell n’est pourtant pas ce qu’il y a de plus serein. Il faut dire que la période est pour le moins complexe, secouée par les vents changeants de l’Humanisme, la Renaissance qui rebat les cartes politiques. Pétri de savoir, adepte de Machiavel, formé par feu le cardinal Wolsey, la puissance de Cromwell en gêne plus d’un, de même ses méthodes.</p>



<p>On n’aime guère ce parvenu éduqué et discret, froid et calculateur, humain et bienveillant pourtant. Issu du ruisseau, il est particulièrement mal vu parmi les rangs d’une haute noblesse jalouse de ses privilèges et désireuse d’avoir l’oreille d’un monarque pour le moins imprévisible. Accusé de vouloir s’emparer de la couronne en courtisant Mary Tudor, fille d’Henry VIII et de Catherine d’Aragon, ex souveraine répudiée de la plus odieuse des façons, Cromwell fait des pieds et des mains pour préserver le pouvoir aux mains d’une dynastie qui peine à se construire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une marche à l’abîme</h2>



<p>Cela lui sera fatal (non, je ne spoile pas, ceux qui connaissent un peu l’histoire de la Grande Bretagne savent le destin de Cromwell, porté au plus haut rang avant de tomber en disgrâce et d’être exécuté comme traître). Toujours inspirés des romans d’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Hilary_Mantel">Hilary Mantel</a>, les épisodes de la seconde saison évoquent cette marche à l’abîme, la solitude, le remord, la culpabilité. Profondément épris de justice et de vérité, Cromwell se heurte à la bassesse, aux complots, à la bêtise. Seul contre tous, il fait fi des signes, des avertissements.</p>



<p>Mais se battra comme un lion jusqu’à la dernière seconde, avant d’embrasser son destin. Exceptionnel, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mark_Rylance">Mark Rylance</a> reprend ce rôle difficile auquel il apporte nuances et finesses. Face à lui, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Damian_Lewis">Damian Lewis</a>, Henry VIII hypocrite et manipulateur, impitoyable. La tension est palpable, les rapports de force appuyés. Les scènes de confrontation brutale alternent avec les moments tragiques, la mort de Jane notamment, un effondrement pour Cromwell pour qui elle était bien plus qu’une proche.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-2724d5d0f9e0b0eb7ca3742933fc00af" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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<h2 class="wp-block-heading">Vulnérabilité et duplicité</h2>



<p>Dans ces décors splendides, saturés de richesses, presque étouffants, le coût humain et moral des ambitions politiques s’accroît. Si les séquences de cour sont flamboyantes, affichant la splendeur du pouvoir royal, l’ombre des couloirs est beaucoup plus oppressante. Les figures historiques, souverain, reine, conseillers, s’éloignent des stéréotypes habituels pour exprimer une ambiguïté morale problématique où l’émotionnel est toujours confronté au politique.</p>



<p>Les confrontations verbales, les stratégies de manipulation sont minutieusement orchestrées, presque chorégraphiées, rappelant que le pouvoir, dans cet univers, n’est jamais acquis sans compromis. C’est cette dimension humaine – la vulnérabilité et la duplicité qui cohabitent en chacun – qui rend la série particulièrement captivante.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>Les Rois Maudits : GOT aux grandes heures de l&#8217;ORTF</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-les-rois-maudits/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Dec 2022 05:13:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Game of Thrones ? Un succès planétaire, certes, mais qui n&#8217;a rien d&#8217;inédit ! Même l&#8217;auteur de la saga, Georges R. Martin, le proclame : sa source principale, c&#8217;est la saga romanesque de l&#8217;académicien Maurice Druon, Les Rois Maudits. Six tomes bien sentis qui nous racontent comment les Capétiens se sont entre-tués pour prendre le pouvoir, régner sur la France, et, cerise sur le gâteau, la faire sombrer dans la...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/04/Devenez-un-pro-du-design-en-quel18.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-35232" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/04/Devenez-un-pro-du-design-en-quel18.jpg" alt="série Les Rois Maudits réalisée par Claude Barma en 1972" width="600" height="480" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/04/Devenez-un-pro-du-design-en-quel18.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/04/Devenez-un-pro-du-design-en-quel18-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/04/Devenez-un-pro-du-design-en-quel18-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>Game of Thrones</em> ? Un succès planétaire, certes, mais qui n&rsquo;a rien d&rsquo;inédit ! Même l&rsquo;auteur de la saga, Georges R. Martin, le proclame : sa source principale, c&rsquo;est la saga romanesque de l&rsquo;académicien Maurice Druon, <em>Les Rois Maudits</em>. Six tomes bien sentis qui nous racontent comment les Capétiens se sont entre-tués pour prendre le pouvoir, régner sur la France, et, cerise sur le gâteau, la faire sombrer dans la guerre de 100 ans. </span><span style="color: #000000;">Une histoire de rivalités, de passions, de meurtres et d&rsquo;amour, où on s&rsquo;éventre et s&#8217;empoisonne dans la joie, la bonne humeur, sans aucun scrupule, mais avec une inventivité infinie. Une histoire que Claude Barma adapte en 1972 pour la petite lucarne encore sous pavillon ORTF à cette époque, accouchant, il l&rsquo;ignore encore, d&rsquo;une des premières séries cultes.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Les Rois Maudits | Disponible sur INA PREMIUM" width="640" height="480" src="https://www.youtube.com/embed/dp5-bst-5hY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2><span style="color: #000000;"><strong>L&rsquo;ancêtre des <em>period drama</em> à succès</strong></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Car <em>Les Rois Maudits</em> constituent l&rsquo;ancêtre des <em>period drama</em> à succès, avec costumes d&rsquo;époque, bijoux, aumônières (ah les funestes aumônières qui enclenchent tout ce bordel !), dragées létales, mouchoirs assassins, armures et cuirasses rutilantes, oriflammes et drapeaux, mobilier gothique et tapisseries avec ou sans licornes, afin de restituer ce Moyen Âge aussi fleuri que destructeur. </span><span style="color: #000000;">Et devant la caméra, l&rsquo;ensemble de la très prestigieuse Comédie Française au garde à vous et en grande forme pour immortaliser la déchéance des enfants de Philippe le Bel, un roi tellement <em>freak control</em> qu&rsquo;il préférera bousiller les Templiers plutôt que de risquer qu&rsquo;ils deviennent des rivaux. une destruction qui frappera son clan de malédiction, avec l&rsquo;issue fatale qu&rsquo;on connaît. Que l&rsquo;on connaît ? La Guerre de cent ans a disparu des manuels d&rsquo;Histoire, du coup la geste cathodique de Barma prend leur place, avec brio !</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Au centre de cette fresque épique donc, Robert d&rsquo;Artois, à l&rsquo;âme aussi rouge que son habit, joué par un Jean Piat irrésistible, un véritable démon qui manipule à tout va pour récupérer sa terre, son héritage. </span><span style="color: #000000;">Face à lui, Mahaut sa tante, excellente Hélène Duc, intrigante prompte à user du poison, et ses filles, princesses de France qui se vautrent dans la débauche à l&rsquo;ombre de la Tour de Nesle, y laissant leurs couronnes et leurs vies. Puis les fils du roi, dont un seul a les capacités réelles de régner, les deux autres étant trop instables pour faire de bons souverains. Autour d&rsquo;eux, une galerie d&rsquo;autres personnages, attachants ou insupportables, qui vont participer à la chute, ou tenter vainement de la retarder.</span></p>
<h2><span style="color: #000000;"><strong>Une adaptation sidérante de modernité</strong></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">On retiendra notamment Tolomei, le sage et rusé banquier lombard, témoin d&rsquo;une déchéance qu&rsquo;il finance au besoin (Louis Seigner, son regard brillant de malice, son incroyable présence protectrice, sa voix si particulière), son charmant et ingénieux neveu Gussio (lumineux Jean-Luc Moreau) la froide Isabelle, mariée avec un roi qui la méprise, lui préférant ses gitons, frustrée, malheureuse et fatale (une Geneviève Casile irradiant de beauté glaciale), le cardinal Jean Duèze, futur pape qui conquiert sa tiare avec un sens du spectaculaire consommé (Henri Virlojeux, tout simplement gigantesque) &#8230; comment les citer tous ? Sachez seulement que chacun vous énervera et vous séduira : impossible de les juger, on s&rsquo;y attache simplement… </span><span style="color: #000000;">Et c&rsquo;est là le tour de force accompli par cette équipe exigeante et passionnée. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Nous sommes aux premières heures de la télévision française, quand les programmes avaient encore une véritable vocation culturelle, un souci de qualité, d&rsquo;où la mobilisation de la Grande Maison de Molière, une adaptation sidérante de modernité, un travail de cadrages et de photographie particulièrement soigné, voire des effets spéciaux avec hémoglobine et maquillage lors des séquences d&rsquo;assassinat et de tortures. Pour l&rsquo;époque, c&rsquo;est énorme&#8230; mais c&rsquo;est l&rsquo;interprétation, la diction, le geste, l&rsquo;attitude des comédiens qui fait l&rsquo;épaisseur, la saveur de la saga. </span><span style="color: #000000;">Ils nous rendent très vite accros, impatients de savoir ce qui va advenir de chacun d&rsquo;eux dans ce tourbillon impitoyable de l&rsquo;Histoire. Et le générique de s&rsquo;imprimer dans les mémoires comme une des premières bandes son d&rsquo;anthologie, aussi majestueux que le casting et le sujet traité.</span></p>
<p><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>À lire également :</strong></span></p>
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</ul>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"> À l&rsquo;époque, pas de réseaux sociaux, ni de stratégie cross média, et pourtant la série <em>Les Rois Maudits</em> est passée à la postérité, au point d&rsquo;inspirer l&rsquo;auteur de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=game+of+thrones" target="_blank" rel="noopener"><em>Game of Thrones</em></a>, qui s&rsquo;en réclame humblement, entre admiration et émerveillement. Une leçon.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités</strong> </span></p>
<p><span style="color: #000000;">Vous pouvez visionner l&rsquo;ensemble de la série <em>Les Rois Maudits</em> sur <a href="https://madelen.ina.fr/serie/les-rois-maudits?utm_source=googleads&amp;utm_medium=search&amp;utm_campaign=SEARCH_GEN_Programmes_Search&amp;utm_content=les-rois-maudits&amp;gclid=Cj0KCQiAtICdBhCLARIsALUBFcEQZAtFKMopL2l15u4ATSRdvlDGEgo5GBjWeGHxhqrfgvpTMpbrkTEaAofsEALw_wcB" target="_blank" rel="noopener">la plateforme Madelen de l&rsquo;INA</a>.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Vous pouvez également regarder cette prestigieuse réalisation en DVD : </span></p>
<p><!-- START ADVERTISER: Fnac FR from awin.com --></p>
<p><a href="https://www.awin1.com/cread.php?s=2178196&amp;v=12665&amp;q=339078&amp;r=934191" rel="sponsored"><img decoding="async" src="https://www.awin1.com/cshow.php?s=2178196&amp;v=12665&amp;q=339078&amp;r=934191" border="0" /></a></p>
<p><!-- END ADVERTISER: Fnac FR from awin.com --><a href="https://www.cultura.com/?ae=2026&amp;utm_source=theARTchemists&amp;utm_medium=affiliation&amp;utm_campaign=affinitaire" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-33962" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/cultura.png" alt="Cultura" width="125" height="104" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/cultura.png 300w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/cultura-288x240.png 288w" sizes="auto, (max-width: 125px) 100vw, 125px" /></a></p>
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		<title>Les six femmes d&#8217;Henry VIII : « This is a man&#8217;s world » …</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-six-femmes-henry-viii/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Nov 2022 06:29:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=22243</guid>

					<description><![CDATA[<p>Mon Dieu qu&#8217;elles ont fait couler d&#8217;encre ces donzelles : Catherine d&#8217;Aragon, Anne Boleyn, Jane Seymour, Anne de Clèves, Catherine Howard, Catherine Parr, … six épouses dont deux divorcent, presque chanceuses même si c&#8217;est alors une honte, car deux autres, moins malignes, finiront sous la lame du bourreau. La pauvre Jane ne survivra pas à son accouchement… la seule qui s&#8217;en tire à peu près indemne, c&#8217;est Catherine Parr, mais...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/3346030027677.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-22248 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/3346030027677-e1428474485317-341x494.jpg" alt="3346030027677" width="341" height="494" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Mon Dieu qu&rsquo;elles ont fait couler d&rsquo;encre ces donzelles : Catherine d&rsquo;Aragon, Anne Boleyn, Jane Seymour, Anne de Clèves, Catherine Howard, Catherine Parr, … six épouses dont deux divorcent, presque chanceuses même si c&rsquo;est alors une honte, car deux autres, moins malignes, finiront sous la lame du bourreau. La pauvre Jane ne survivra pas à son accouchement… la seule qui s&rsquo;en tire à peu près indemne, c&rsquo;est Catherine Parr, mais à un cheveu seulement du bûcher où elle faillit griller comme hérétique. « This is a man&rsquo;s world » chantait James Brown ; ironiquement l&rsquo;expression convient pour résumer le statut de ces dames : sauvée par le gong, Kate doit la vie à la crise d&rsquo;apoplexie qui terrasse son époux grabataire, déjà bien rongé par la goutte et l&rsquo;obésité.</span></p>
<h2 style="text-align: justify;"><strong><span style="color: #000000;">Puissance et solitude </span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Un époux qu&rsquo;elle apprit à aimer malgré un mariage quasi forcé (on ne dit pas non au roi Henry <a href="https://www.theartchemists.com/?s=tudor&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Tudor</a>), malgré son vieil âge et ses maladies, malgré un caractère insupportable, autoritaire et arrogant, malgré les changements brusques et les colères terribles de ce tyran … parce qu&rsquo;il savait être charmant et séducteur, parce qu&rsquo;il dégageait un sentiment de puissance, parce qu&rsquo;il savait se faire respecter et craindre ? Parce qu&rsquo;il était pathétique de solitude, cherchant en vain l&rsquo;amour parfait , la reine qui lui donnerait cette descendance masculine ? Parce qu&rsquo;il avait un temps touché cette perfection, la douce Jane Seymour, adorée, trop tôt disparue et qu&rsquo;il pleurera jusqu&rsquo;à l&rsquo;instant de sa mort, avant de la rejoindre au tombeau ?</span></p>
<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/tve11977-00000003-528.gif"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-22247" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/tve11977-00000003-528.gif" alt="tve11977-00000003-528" width="320" height="240" /></a></p>
<h2><strong>Ébullition dévastatrice et génératrice</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La série <i>Les Six femmes d&rsquo;Henry VIII</i> s&rsquo;impose comme une évidence pour faire revivre cette histoire intime ancrée dans un véritable âge d&rsquo;or, qui comme tout creuset contient une ébullition tout à la fois dévastatrice et génératrice. Composée de six chapitres de 90 minutes chacun, la fresque tournée en 1970 par Naomi Capon et John Glenister pour la BBC déroule le destin de ces six femmes pour mettre en exergue celui du premier monarque en quête d&rsquo;absolu amoureux et politique. Au travers de ces portraits, c&rsquo;est l&rsquo;Angleterre moderne qui progressivement prend corps, dans la violence des querelles religieuses, l&rsquo;affrontement des factions avides de puissance.</span></p>
<h2><strong><span style="color: #000000;">La grande tradition britannique de la BBC</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Ici point d&rsquo;éclat visuel ni de sexe étalé ou de violence extrême comme dans <i>Les Tudors</i> de Michael Hisrt ; nous sommes résolument dans la grande tradition britannique de la BBC, et le feuilleton prend des allures de pièce historique à la Shakespeare (qui du reste écrivit un <i>Henry VIII</i> sur la fin de sa vie). Costumes somptueux, décors rigoureux, jeu impeccable, le scénario se concentre sur les personnages, leurs échanges, ce fragile équilibre des sentiments, les tractations diplomatiques, les complots, les jeux d&rsquo;influence … pâles et sans apprêts, ces dames semblent bien fragiles, trop amoureuses. Leur vie ne tient qu&rsquo;à un fil sur cet échiquier où elles en sont que des pions aux mains de familles sans scrupules, qui sont prêtes à les sacrifier à leurs intérêts.</span></p>
<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/henryviiietannettecrosbie.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-22245" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/henryviiietannettecrosbie.jpg" alt="henryviiietannettecrosbie" width="500" height="337" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/henryviiietannettecrosbie.jpg 500w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/henryviiietannettecrosbie-288x194.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/henryviiietannettecrosbie-494x333.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<h2><strong><span style="color: #000000;">Un tableau d&rsquo;Holbein qui s&rsquo;anime</span></strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Au centre de cette nébuleuse, Henry VIII trône, qui joue de ces ambitions pour son bien être et sa gratification personnelle autant que pour le rayonnement de son royaume. Victime cynique, manipulateur par obligation, monstre d&rsquo;égoïsme, Keith Michell campe son personnage avec un éventail de nuances absolument fascinant, justifiant pleinement les prix qui récompensèrent sa prestation. La silhouette, l&rsquo;allure, la prestance, on dirait un tableau d&rsquo;Holbein qui s&rsquo;anime. Le travail de reconstitution est pointu, offre une vision très complète de l&rsquo;Angleterre d&rsquo;alors, au moment où elle s&rsquo;impose dans le paysage européen comme une puissance avec laquelle il va falloir compter.</span></p>
<h2><strong>L&rsquo;amour comme un prétexte</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">On ne peut s&#8217;empêcher d&rsquo;évoquer <i>Le Prince </i>de Machiavel dont nous chroniquions il y a peu</span> <a href="https://www.theartchemists.com/le-prince-tous-les-hommes-sont-mechants-dur-dur-detre-au-pouvoir/">l&rsquo;adaptation théâtrale</a> <span style="color: #000000;">; Laurent Gutmann y exposait une version moderne du texte fondateur de la politique actuelle. Avec <i>Les six femmes d&rsquo;Henry VIII</i>, nous voyons cette logique se développer dans sa période d&rsquo;origine, dans un contexte qui imposait ce type d&rsquo;adaptation, pour survivre d&rsquo;une part, pour dominer et perdurer ensuite. Et pour cela, la femme est nécessaire, pour conclure des alliances, pour transmettre le pouvoir à la descendance. Cela ne laisse de place à l&rsquo;amour, que comme un prétexte, une licence poétique qui se noie dans le sang et les larmes.</span></p>
<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/henryviiietannedecleveslessixfemmesdhenryviii.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-22244" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/henryviiietannedecleveslessixfemmesdhenryviii.jpg" alt="henryviiietannedecleveslessixfemmesdhenryviii" width="500" height="336" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/henryviiietannedecleveslessixfemmesdhenryviii.jpg 500w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/henryviiietannedecleveslessixfemmesdhenryviii-288x194.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/henryviiietannedecleveslessixfemmesdhenryviii-494x332.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>La tragédie de Macbeth : comment Joel Coen sublime la poésie tranchante d’un Shakespeare incantatoire</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-tragedie-macbeth-joel-coen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Feb 2022 12:06:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Macbeth : LA pièce maudite par excellence, à tel point que ceux qui l’interprètent n’osent en prononcer le titre, censé porter malheur. A rebours de ces superstitions fermement enracinées dans l’univers du théâtre (on ne compte plus les récits de catastrophes plus ou moins graves survenues pendant les représentations de cette œuvre réputée maléfique), le réalisateur Joel Coen, oeuvrant ici en solo sans son frère Ethan, s’empare du texte de Shakespeare,...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/02/macbeth-coen_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34599 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/02/macbeth-coen_opt.jpg" alt="film La tragédie de Macbeth de Joel Coen d'après Shakespeare" width="600" height="480" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/02/macbeth-coen_opt.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/02/macbeth-coen_opt-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/02/macbeth-coen_opt-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><i>Macbeth</i> : LA pièce maudite par excellence, à tel point que ceux qui l’interprètent n’osent en prononcer le titre, censé porter malheur. A rebours de ces superstitions fermement enracinées dans l’univers du théâtre (on ne compte plus les récits de catastrophes plus ou moins graves survenues pendant les représentations de cette œuvre réputée maléfique), le réalisateur Joel Coen, oeuvrant ici en solo sans son frère Ethan, s’empare du texte de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=shakespeare" target="_blank" rel="noopener">Shakespeare</a>, en exacerbe le caractère funèbre. Sa version s’intitule <i>La tragédie de Macbeth</i>, car c’est bien d’une tragédie qu’il s’agit, au sens premier du terme : un événement terrible, une issue fatale, des personnages avides de pouvoir au point de tuer leurs semblables, de transgresser tous les tabous, qui pensent forger leur destin alors que peut-être ils le subissent. Et cela nous vaut un film sublime, surprenant et sans concession.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Macbeth – Bande-annonce officielle | Apple TV+" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/carxJAjzU3E?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Pourquoi Macbeth commet-il l’irréparable ?</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><i>La tragédie de Macbeth :</i> ce titre n’est en rien un caprice de metteur en scène mais un retour aux sources puisque ces mots ornent la publication initiale de la pièce en 1623, 12 ans environ après sa première représentation sur la scène du Théâtre du Globe. Une pièce courte, fulgurante, qui raconte comment <a href="https://www.theartchemists.com/?s=macbeth" target="_blank" rel="noopener">Macbeth</a>, seigneur écossais fidèle entre tous, va tuer son roi, voler sa couronne, accumuler meurtres et massacres afin de conserver cette conquête qui lui a coûté son âme, son repos éternel. La question cruciale de cette histoire est : pourquoi ? Baron déjà bien doté de terres, d’un titre, respecté, qui a toujours défendu le trône, par ailleurs ami loyal et mari fidèle, pourquoi Macbeth commet-il l’irréparable ? Pourquoi se transforme-t-il en un monstre avide de sang, assassinant un souverain qui l’a récompensé maintes fois (la pire des fautes que le régicide, qui détruit la personne sacrée d’un monarque touché par la grâce divine) ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Est-ce à cause de ces mystérieuses sorcières apparues sur sa route pour lui prédire sa destinée, ou l’influencer, qui sait ? Est-ce son épouse, Lady Macbeth, qui le pousse au crime, s’abandonnant avec délices aux ténèbres avant de sombrer dans la folie ? Macbeth pourrait dire non, il le fait du reste, avant de plier devant le mépris de son épouse. A-t-il seulement une ambition politique, un programme, la volonté de transformer son pays ? Non, rien, juste l’obsession grandissante de saisir la couronne, de la ceindre. Il y laissera son couple, sa vie, sa réputation, sa probité, son salut, n’apportant à l’Écosse que le chaos, souligné par un enchaînement de manifestations contre-nature signifiant la colère des cieux… ou la toute puissance du Mal à l’œuvre. Shakespeare n’apporte aucune réponse, multipliant les angles de lecture, les pistes, qui varient selon les spectateurs et les metteurs en scène.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Les Macbeth, bras armés d’une puissance létale</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour Joel <a href="https://www.theartchemists.com/?s=coen" target="_blank" rel="noopener">Coen</a>, le moteur du couple Macbeth, c’est l’âge. Matures, sans enfant, ces époux, très attachés l’un à l’autre, sentent l’urgence du temps qui passe sans rien apporter à leur gloire. L’idée de prendre du galon n’est pas nouvelle pour eux, on comprend que c’est un sujet central dans leur vie intime, un but commun, qui s’est doucement glissé dans un berceau vide pour prendre la place de l’enfant absent. L’occasion fait le larron, dit-on : le traître Cawdor qui s’est allié avec les ennemis du roi Duncan est à peine châtié que Macbeth, qui a récupéré son titre en récompense de ses services, passe à l’action, terminant le travail de sape entrepris par le défunt rebelle. Il y a décidément quelque chose de pourri au royaume d’Écosse sur lequel une force destructrice s’acharne. Et les Macbeth, affamés de reconnaissance et d’élévation, deviennent le bras armé de cette puissance létale qui officie dans l’ombre à la destinée des nations.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Leur violence est décuplée à l’idée qu’un autre bénéficiera des fruits de leur crime. Ce patrimoine si chèrement acquis, ils ne pourront le transmettre à aucune descendance, et cela leur est insupportable. Ils en deviennent complètement fous, éradiquant sans aucune pitié leurs potentiels rivaux ainsi que leurs enfants. Leur brutalité n’est pas si surprenante : c’est une véritable obsession pour les contemporains de Shakespeare que cette passation aux générations futures, qu’on retrouve dans tout le théâtre élisabéthain. Cette inquiétude s’est cristallisée sur la délicate problématique du devenir du trône britannique : considérée un temps comme la bâtarde d’<a href="https://www.theartchemists.com/?s=henry+VIII" target="_blank" rel="noopener">Henry VIII</a> qui fit décapiter sa mère Anne Boleyn, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=elisabeth+iere" target="_blank" rel="noopener">Elisabeth Iere</a> est demeurée farouchement célibataire ; surnommée la Reine Vierge, elle n’a pas eu de descendant. Quand Shakespeare écrit cette pièce, Jacques VI d’Écosse vient de coiffer la couronne britannique pour lui succéder, mettant ainsi un terme à cinquante ans d’un règne considéré comme un âge d’or après des années de guerres intestines et de conflits religieux. L’arrivée de ce nouveau roi, fils de Mary Stuart, la grande rivale d’Elisabeth, va-t-elle réveiller les passions et replonger l’Angleterre dans le chaos ?</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="xKXt1kcQjx"><p><a href="https://www.theartchemists.com/film-macbeth/">Macbeth : la fin d&rsquo;une malédiction ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Macbeth : la fin d&rsquo;une malédiction ? » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/film-macbeth/embed/#?secret=JZJlXcr8AF#?secret=xKXt1kcQjx" data-secret="xKXt1kcQjx" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Une présence hitchcockienne</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><em>La tragédie de Macbeth</em> exrpime cette angoisse qui sommeille au cœur du peuple anglais. « <i>L</i><i>e sang </i><i>attire</i><i> le sang</i> » : la remarque de Macbeth ne peut que faire frémir les spectateurs qui découvrent la pièce et se souviennent de l’état de crise permanent du royaume face aux menaces d’invasion, d’attentats. La plupart des metteurs en scène s’en saisissent encore et toujours pour multiplier les effets « gore », teinter leur vision d’hémoglobine. Joel Coen, lui, privilégie comme fil directeur de son récit le corbeau, oiseau psychopompe par excellence, maléfique présence qui surplombe les hommes, les terrifie quand il ne les poursuit pas de sa colère. Une présence hitchcockienne dans un univers en noir et blanc, segmenté par un décor labyrinthique sculpté de lumières et d’ombres, qui évoque le cinéma expressionniste allemand et les polars américains des années 40, tout en rendant hommage aux films d’Orson Welles et de Kurosawa.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Épure de l’environnement, minimalisme des costumes, texte allégé de certains passages, scènes de bataille édulcorées, Coen laisse place au verbe, à la poésie tranchante d’un Shakespeare incantatoire. <a href="https://www.theartchemists.com/?s=denzel+washington" target="_blank" rel="noopener">Denzel Washington</a> et <a href="https://www.theartchemists.com/?s=frances+mcdorman" target="_blank" rel="noopener">Frances McDormand</a> chuchotent ces paroles empoisonnées dont ils s’enivrent jusqu’à l’autodestruction, tandis que leurs ombres s’étirent dans des couloirs sans fin, des chemins sans issue. De temps à autre, un gros plan d’une pureté incroyable saisit la douceur ou la dureté d’un regard, des traits qui se crispent, un sourire qui s’ébauche pour devenir un rictus, une main qui arrache des cheveux. On dirait des clichés de Harcourt qui s’animent ou se figent afin de fixer pour l’éternité les images d’un cauchemar éveillé. Quant aux apparitions des sorcières (sidérante Kathryn Hunter dont la voix éraillée nous vrille les tympans pour mieux nous terroriser et nous captiver), elles semblent échappées des tableaux désespérés de Odd Nerdrum, du terrible <i>7eme Sceau</i> d’Ingmar Bergman.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Le véritable pourvoyeur du destin</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Le travail accompli par Bruno Delbonnel en charge de la photographie est à ce titre absolument splendide, par la maîtrise du clair obscur, des jeux de contrastes. Regard trompé, perdu, son déformé, amplifié ou amoindri : les sens sont complètement perturbés par un Joel Coen qui estompe les lignes de fuite, alterne plans d’une précision chirurgicale et brume aveuglante pour nous plonger dans le chaotique cheminement intérieur de personnages confrontés aux conséquences de leurs actes mais qui en acceptent le prix. Tous suivent leur route, tracée nettement dans ces limbes par une force qui les dépasse. C’est toute la subtilité du réalisateur que de jouer sur cette présence surnaturelle dont on n’arrive jamais à déterminer si elle est démoniaque&#8230; ou neutre. Là aussi, la réflexion est pertinente car novatrice : pas de sang, une sorcière asexuée à la voix caverneuse qui se démultiplie à la surface des eaux, des ombres mouvantes au moment où Lady Macbeth s’offre aux puissances du Mal, une silhouette fugace plutôt que le fantôme sanglant de Banquo, Hécate éradiquée de cette version…</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Les manifestations paranormales sont restreintes, tandis qu’un personnage initialement secondaire en fusionne la présence. Ross, serviteur sans relief, messager discret, observateur plus qu’acteur, devient ici le véritable pourvoyeur du destin, peut-être même son initiateur, celui qui en déroule le fil, en surveille l’avancée. L’illustration parfaite de c<span style="font-family: georgia, palatino, serif;"><span style="font-size: 12pt;">e vers célèbre :</span> <span style="font-size: medium;">“</span><span style="font-size: medium;"><i>Il n’y a pas d’art pour découvrir sur le visage les dispositions de l’âme</i></span><span style="font-size: medium;">.”</span> <span style="font-size: medium;">Dans ce théâtre des apparences où tous cachent leurs pensées, leurs désirs, </span><span style="font-size: medium;">leurs peurs,</span><span style="font-size: medium;"> Ross est le plus habile, indétectable, insoupçonnable. </span>Lisse, souriant, avenant même, Alex Hassel donne une épaisseur impressionnanet, une aura malsaine à cette énigmatique figure qui tient à la fois du villain élisabéthain, du coryphée grec et du deus ex machina. Espion ? Démon ? Ange ? Ainsi envisagé, l’insipide Ross trace un lien fort avec la tragédie grecque, le fatum qui frappe Oedipe, les Atrides. La surprise est totale, l’effet cathartique décuplé</span>, tandis qu’il agit en sous-main pour assurer l’application sans faille du programme dressé dés le premier acte par les sorcières, et s’amuser de la vanité de la condition humaine.</span></p>
<p>https://www.theartchemists.com/macbeth-au-theatre-du-soleil-celebrations-lobscur/</p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Résumons : <i>La tragédie de </i><i>M</i><i>acbeth</i> version Joel Coen en a déçu certains, séduit d’autres. Pour sûr, les amateurs de grandes batailles, de spectres sanglants et de tueries de masse en seront pour leurs frais. Les adeptes d’un cinéma épuré et visionnaire, d’une poésie percutante devraient au contraire adorer. Parfaitement interprété, le texte de Shakespeare trouve ici un nouvel écho, intimiste et hypnotique, palpitant et oppressant, qui casse avec la litanie de super-héros bouffis de bons sentiments que les studios nous servent à la pelle pour amuser un public en quête de divertissement facile. Coen nage à contre-courant en revenant aux sources d’un cinéma travaillé, précis, précieux, esthétique et exigeant, porteur d’un message à décrypter, à méditer : un art complet et transversal, dérangeant, mystique et sans pitié.</span></p>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000000;">Et plus si affinités</span></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vous pouvez visionner le film de Joel Coen <em>La tragédie de Macbeth</em> sur <a href="https://tv.apple.com/fr/movie/macbeth/umc.cmc.4wpfk1xmi22h3zyv4a10lj1tw?ctx_brand=tvs.sbd.4000&amp;l=fr" target="_blank" rel="noopener">Apple TV+</a>.</span></p>
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		<title>Wolf Hall &#8211; Dans l&#8217;ombre des Tudors : Thomas Cromwell réhabilité ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/wolf-hall-ombre-tudors-thomas-cromwell/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Jan 2021 07:33:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Wolf Hall : le berceau des Seymour. Une famille de nobles anglais dont la douce fille Jeanne aura l&#8217;heur de plaire au roi Henry VIII, deviendra sa troisième épouse et enfantera le futur Edouard VI. Un garçon enfin, un prince héritier pour transmettre une couronne vacillante sur le front d&#8217;un monarque absolu qui n&#8217;engendre que des filles alors qu&#8217;il impose la branche Tudor sur le trône d&#8217;Angleterre. Consolider la dynastie à...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><figure id="attachment_25044" aria-describedby="caption-attachment-25044" style="width: 600px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/01/054779-006-A_woelfe6_05-1452123980965-e1470826977271.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-25044 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/01/054779-006-A_woelfe6_05-1452123980965-e1470826977271.jpg" alt="Wolf Hall - dans l'ombre des Tudors" width="600" height="338" /></a><figcaption id="caption-attachment-25044" class="wp-caption-text">Photo extraite de la série Wolf Hall &#8211; dans l&rsquo;ombre des Tudors Wolf Hall © Company Pictures/Playground Entertainment for BBC 2015/Giles Keyte</figcaption></figure></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><em>Wolf Hall</em> : le berceau des Seymour. Une famille de nobles anglais dont la douce fille Jeanne aura l&rsquo;heur de plaire au roi Henry VIII, deviendra sa troisième épouse et enfantera le futur Edouard VI. Un garçon enfin, un prince héritier pour transmettre une couronne vacillante sur le front d&rsquo;un monarque absolu qui n&rsquo;engendre que des filles alors qu&rsquo;il impose la branche Tudor sur le trône d&rsquo;Angleterre.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Wolf Hall bande annonce" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/qUjDjUJ68_o?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h1><span style="color: #000000; font-size: 18pt;">Consolider la dynastie à tout prix</span></h1>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">Nous sommes au début du XVIeme siècle humaniste et renaissant : la Grande Bretagne se remet péniblement de la Guerre des Roses qui confronta les York et les Lancastre. Au terme de ces conflits fratricides, les Tudor raflent le pouvoir en la personne d&rsquo;Henry VII. Son fils doit consolider la dynastie à tout prix. Pour cela il faut un fils, que ses deux premières épouses successives s&rsquo;ingénient à ne pas lui donner. Il lui en faudra six, qu&rsquo;il répudie ou exécute au gré de sa fantaisie et des remous de la politique étrangère. En six épisodes d&rsquo;un luxe et d&rsquo;une justesse inouïs, <em>Wolf Hall &#8211; Dans l&rsquo;ombre des Tudors</em> nous conte le début de cette épopée du point de vue de l&rsquo;homme de l&rsquo;ombre : Thomas Cromwell.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">Homme du peuple, fils de forgeron, parti apprendre la vie en Italie d&rsquo;où il revient pour entrer au service du cardinal Woolsey, intrigant et fin stratège. Cromwell assiste, impuissant, à la chute de son protecteur, provoquée par la manipulatrice Ann Boleyn, qui prend la place de Catherine d&rsquo;Aragon, la première épouse. Il fomentera la perte de cette nouvelle reine, conduite à l&rsquo;échafaud, et l&rsquo;ascension de la très humble Jeanne. Tout en bâtissant une Angleterre autonome, riche et anglicane, en rupture de ban avec l’Église catholique et le Pape. Films et feuilletons le présentent toujours comme le « méchant » de l&rsquo;Histoire, froid, austère, avide. Peter Kosminsky lui rend justice en le montrant humain, raisonné et compatissant.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/elizabeth-iere-portrait-de-femme-biopic-captivant-lecon-de-politique/" rel="bookmark">Elizabeth Iere : portrait de femme, biopic captivant et leçon de politique</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_25040" aria-describedby="caption-attachment-25040" style="width: 600px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/01/054779-002-A_woelfe2_05-1451519030601-e1470826936417.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-25040 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/01/054779-002-A_woelfe2_05-1451519030601-e1470826936417.jpg" alt="Wolf Hall - Dans l'ombre des Tudors" width="600" height="338" /></a><figcaption id="caption-attachment-25040" class="wp-caption-text">Photo extraite de la série Wolf Hall &#8211; Dans l&rsquo;ombre des Tudors Wolf Hall © Company Pictures/Playground Entertainment for BBC 2015/Giles Keyte</figcaption></figure></p>
<h1><span style="font-size: 18pt;"><span style="color: #000000;">Thomas Cromwell : i</span>nventer la diplomatie moderne</span></h1>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">Le réalisateur de cette série adaptée des romans <span lang="en-US"><i>Wolf Hall</i></span> (2009) et <span lang="en-US"><i>Bring Up the Bodies</i></span> (2012) de Hilary Mantel raconte le règne d&rsquo;Henry VIII du point de vue de cet éminent politicien qui invente la diplomatie moderne en mettant en application les préceptes de Machiavel. La leçon est d&rsquo;autant plus édifiante que le personnage est interprété avec une finesse exceptionnelle par Mark Rilance. Visage émacié, regard distant, sourcils à peine froncés, l&rsquo;acteur campe ici un condottiere dans la plus pure tradition, un homme de main qui conquiert le pouvoir par l&rsquo;intelligence, la psychologie, le savoir, avec en perspective l&rsquo;idée de venger son maître injustement sali.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">Oubliez le caractère spectaculaire, sanglant et sexuel de la fresque des <i>Tudors</i> tournée par Michael Hirst : cette nouvelle version, chaperonnée dans la grande tradition de la BBC, sans jamais verser dans le scabreux ni sacrifier l&rsquo;émotion de l&rsquo;intime, se concentre uniquement sur les étapes d&rsquo;une prise de pouvoir patiente mais tenace, orchestrée en coulisses dans le sillage d&rsquo;un souverain ombrageux et instable : Damian Lewis prête à Henry VIII une fragilité à fleur de peau qui peut éclater en violentes colères, en froides cruautés. Les deux acteurs se complètent parfaitement, en opposant leurs attitudes dans un ballet idéologique troublant qui offre une approche moderne, à comparer à celle tout aussi passionnante du téléfilm <a href="https://www.theartchemists.com/les-six-femmes-dhenry-viii-this-is-a-mans-world/"><i>Les Six </i><i>f</i><i>emmes d&rsquo;Henry VIII</i></a>, daté de 1970.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span><span style="color: #000000;"><strong>   </strong></span><strong><a href="https://www.theartchemists.com/marie-stuart-reine-decosse-des-premices-de-la-femme-moderne/" rel="bookmark">Marie Stuart, reine d’Écosse : des prémices de la femme moderne ?</a></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_25041" aria-describedby="caption-attachment-25041" style="width: 494px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/01/054779-003-A_woelf3_04-1451519063993-e1470826963771.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-25041" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/01/054779-003-A_woelf3_04-1451519063993-494x279.jpg" alt="Wolf Hall - Dans l'ombre des Tudors" width="494" height="279" /></a><figcaption id="caption-attachment-25041" class="wp-caption-text">Photo extraite de la série Wolf Hall &#8211; Dans l&rsquo;ombre des Tudors &#8211; Wolf Hall © Company Pictures/Playground Entertainment for BBC 2015/Giles Keyte</figcaption></figure></p>
<h1><span style="font-size: 18pt;">Atmosphère réaliste et intimiste</span></h1>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">On appréciera par ailleurs le travail des costumes, des décors et des lumières : tournés dans les manoirs et les châteaux de l&rsquo;époque, les six épisodes privilégient les éclairages naturels et la lumière des flambeaux, d&rsquo;où une atmosphère encore plus ouatée et intimiste. Quant au mobilier, il est respectueux de cette période, tout comme les accessoires, les tentures, la disposition dans les intérieurs. Idem pour les habits, le travail des tissus, la constance du thème de la broderie, activité chère aux anglaises d&rsquo;alors et dans laquelle elles excellaient. On pense aux peintures de Van Eyck, de Metsys et d&rsquo;Holbein bien sûr : ainsi la bague que lui offre Woolsey en guise d&rsquo;amitié est-elle directement inspirée de celle arborée dans son portrait.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">Réaliste, fidèle, remarquablement jouée, <i>Wolf Hall</i> analyse avec précision et sans grandiloquence les différentes étapes qui firent basculer Albion dans les Temps Modernes. Effaçant la violence physique, la série met en exergue la brutalité des rapports de force tandis que les courtisans s&rsquo;arrachent le pouvoir comme des chiens de chasse dévorant une bête abattue. C&rsquo;est peu dire que la démonstration est efficace. Et qu&rsquo;elle appelle une suite, pour continuer de disséquer l&rsquo;ascension de ces étonnants personnages.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">Pour voir <em>Wolf Hall &#8211; Dans l&rsquo;ombre des Tudors</em>, suivez <a href="https://www.youtube.com/show/SCeQ8_nRsuVk1MsKM153av_A?season=1"><strong>ce lien</strong></a>. </span></p>
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Marie Tudor … au seuil de la démence héréditaire</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/theatre-marie-tudor/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2020 09:23:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tant qu’à être figés devant nos écrans en comptant les heures qui passent, autant en profiter pour redécouvrir les fleurons de notre répertoire dramatique. Entre autres, le drame romantique Marie Tudor, initié par un Victor Hugo encore tout émoustillé d’avoir redécouvert Shakespeare et qui bascule tête baissée et le cœur en flammes dans l’écriture de pièces qui vont passer à la moulinette la règle des unités. Une histoire de passion...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/MV5BZTI2OWNjYzgtZDNjYi00ZjU2LWJjMTktYjNhMDk5ZmI4ZmE4XkEyXkFqcGdeQXVyNzU3NjUzNTc@._V1_.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-32405 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/MV5BZTI2OWNjYzgtZDNjYi00ZjU2LWJjMTktYjNhMDk5ZmI4ZmE4XkEyXkFqcGdeQXVyNzU3NjUzNTc@._V1_.jpg" alt="" width="620" height="349" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/MV5BZTI2OWNjYzgtZDNjYi00ZjU2LWJjMTktYjNhMDk5ZmI4ZmE4XkEyXkFqcGdeQXVyNzU3NjUzNTc@._V1_.jpg 620w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/MV5BZTI2OWNjYzgtZDNjYi00ZjU2LWJjMTktYjNhMDk5ZmI4ZmE4XkEyXkFqcGdeQXVyNzU3NjUzNTc@._V1_-288x162.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/MV5BZTI2OWNjYzgtZDNjYi00ZjU2LWJjMTktYjNhMDk5ZmI4ZmE4XkEyXkFqcGdeQXVyNzU3NjUzNTc@._V1_-494x278.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 620px) 100vw, 620px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Tant qu’à être figés devant nos écrans en comptant les heures qui passent, autant en profiter pour redécouvrir les fleurons de notre répertoire dramatique. Entre autres, le drame romantique <em>Marie Tudor</em>, initié par un Victor Hugo encore tout émoustillé d’avoir redécouvert Shakespeare et qui bascule tête baissée et le cœur en flammes dans l’écriture de pièces qui vont passer à la moulinette la règle des unités.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>Une histoire de passion et de mort</strong></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Bye bye les diktats du théâtre classique. Hugo raconte des histoires de passion et de mort, accumulant douleurs, étreintes et cadavres dans les cris d’abandon et de rage de ses personnages. Il s’offre par ailleurs le luxe de s’amuser avec l’Histoire, lui faisant de beaux enfants avant même Alexandre Dumas. La preuve en est : <i>Marie Tudor </i>voit le jour en 1833 sur les planches du théâtre de la Porte-Saint-Martin… avec plus ou moins de succès. Il viendra bien plus tard en 1955, via la mise en scène de Jean Vilar, sublimée par l’interprétation de Maria Casarès dans le rôle titre.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">En 1966, la télévision s’empare du sujet, avec Abel Gance aux commandes, qui reprend et adapte les répliques du grand poète, flashback au poing. L’intrigue demeure néanmoins : reine brutale et cynique, Marie Tudor a hérité de la cruauté de son père, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=henry+VIII" target="_blank" rel="noopener">Henri VIII</a>. Sous son règne catholique, les protestants partent quotidiennement à l’échafaud et au bûcher. Même ses lords n’échappent pas à cette fureur destructrice, pilotée par son jeune amant, Fabiano Fabiani, qu’elle a nommé comte, et qui veille jalousement sur ses prérogatives. Mais Fabiano n’est pas vraiment amoureux de sa royale maîtresse qu’il considère comme un marchepied vers le pouvoir et la fortune.</span></p>
<p>https://www.theartchemists.com/lucrece-borgia-cette-purete-detre-mere-qui-rachete-toutes-les-fautes/</p>
<h2 align="justify"><strong><span style="color: #000000;">Privilégier les coups de théâtre</span></strong></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Ses attirances vont momentanément à Jane, une jeune fille du peuple, qu’il a séduite de force, alors qu’elle est fiancée avec le ciseleur Gilbert. Et ça, Gilbert ne va pas tarder à le découvrir, de même que Marie. Et là, il s’agira de se venger. Mais la reine y parviendra-t-elle ? À partir de là, Hugo brode un canevas à rebondissements, en grande partie fantaisiste, et qui n’a que peu à voir avec l’Histoire. Son but est à la fois de confronter des passions puissantes et létales et de mettre en scène des monstres qui s’entre-dévorent, se noient dans leurs aveuglements. La pudeur, la vertu et la justice triompheront-ils ? L’innocence ? Et le peuple dans tout ça ? l’État ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Derrière les répliques brûlantes de ses personnages, Hugo veut surtout faire réfléchir son public sur la question du pouvoir. Un thème récurrent chez lui, qui lui vaudra du reste de gros soucis avec la censure de la Restauration. La version filmée par Abel Gance en 1966 néglige ce fil direct pour privilégier les coups de théâtre qui jalonnent cette course poursuite vers l’amour ou la mort. Décors superbes de Raymond Nègre, costumes tout aussi splendides de Christiane Coste, et l’interprétation saisissante de Françoise Christophe qui plante là une Marie Tudor au seuil de la démence héréditaire.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="nzaRoWih8e"><p><a href="https://www.theartchemists.com/livre-hugo-censure/">Hugo censuré : Anastasie et ses ciseaux</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Hugo censuré : Anastasie et ses ciseaux » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/livre-hugo-censure/embed/#?secret=G7MeUO9n6x#?secret=nzaRoWih8e" data-secret="nzaRoWih8e" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">La réalisation de Gance, en noir et blanc, met en exergue le côté surréaliste de cette course à l’abîme. Si elle n’a que peu à voir avec la vérité historique, cette lecture a un autre mérite : elle trace le lien entre tragique élisabéthain, tragédie classique, drame romantique et théâtre de l’absurde. Car les personnages qui évoluent ici rappellent aussi bien les héros de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=shakespeare" target="_blank" rel="noopener">Shakespeare</a> et de Racine qu’ils annoncent ceux de Ionesco et Beckett. Tous ont ceci de commun qu’ils se débattent avec les contradictions de l’existence. Ils ne sont ni bons ni mauvais, ils essaient de vivre comme ils peuvent, dans un monde toujours hostile.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Vous pouvez visionner cette version de la pièce <em>Marie Tudor</em> sur <a href="https://madelen-app.ina.fr/taxonomy/term/23457" target="_blank" rel="noopener">le site de l&rsquo;INA</a>.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Downtown Abbey : l&#8217;apogée de la period drama ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-downtown-abbey/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Dec 2011 08:23:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Downtown Abbey : la série créée par Julian Fellowes a raflé les suffrages des spectateurs britanniques qui l’ont littéralement plébiscitée avec 10 millions d’inconditionnels rien que pour le dernier épisode de la saison 1 en 2010, et la reconnaissance de tous les professionnels de l’audiovisuel international, dixit les 6 Emmy Awards récoltés à LA. Une saga familiale Il faut dire que le pitch est prometteur : des héritiers morts dans...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-downtown-abbey.jpg" alt="" class="wp-image-37107" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-downtown-abbey.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-downtown-abbey-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-downtown-abbey-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><em>Downtown Abbey</em> : la série créée par Julian Fellowes a raflé les suffrages des spectateurs britanniques qui l’ont littéralement plébiscitée avec 10 millions d’inconditionnels rien que pour le dernier épisode de la saison 1 en 2010, et la reconnaissance de tous les professionnels de l’audiovisuel international, dixit les 6 Emmy Awards récoltés à LA.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une saga familiale</h2>



<p>Il faut dire que le pitch est prometteur : des héritiers morts dans le naufrage du Titanic, un titre de noblesse désormais sans propriétaire, le clan Crawley dépourvu de capitaine&#8230; <em>Downtown Abbey </em>débute avec une guerre ouverte pour récupérer le pactole des Crawley, menacé par un jeune cousin éloigné qui vient réclamer ses droits alors qu’il n’a aucune idée des codes qui régissent cet univers pour le moins sclérosé.</p>



<p>Passons sur les rebondissements et péripéties multiples qui jalonnent cette saga longue de six saisons sans compter la version filmée ; les mésaventures de ce clan aristocratique précipité dans les spasmes du XXᵉ siècle évoquent irrésistiblement un Dallas en costumes d’époque, alimenté par l&rsquo;esprit incisif d&rsquo;Edith Wharton mâtiné de la tendre férocité de Roald Dahl, avec en sus un soupçon de Jane Austen, une pincée de Thackerey. </p>



<div class="wp-block-group has-blush-light-purple-gradient-background has-background"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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<li style="font-style:normal;font-weight:600"><a href="https://www.theartchemists.com/the-crown-must-always-win/">The Crown … must always win</a></li>



<li style="font-style:normal;font-weight:600"><a href="https://www.theartchemists.com/film-serie-this-is-england/">This is England : skinheads, secrets and lies</a></li>



<li style="font-style:normal;font-weight:600"><a href="https://www.theartchemists.com/serie-six-femmes-henry-viii/">Les six femmes d’Henry VIII : « This is a man’s world » …</a></li>
</ul>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading">La quintessence du « period drama »</h2>



<p>Les points forts de la série ? Ils sont nombreux.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Un scénario qui met en valeur le quotidien d’une famille de la noblesse britannique en 1912, avec ses règles de vie strictes, ses codes de communication et ses multiples non dits, son rapport à la domesticité, son sens du rang social, et une cruauté rare dans les rapports humains (avec ségrégation sociale, refus des handicaps et sexisme galopant) ;</li>



<li>Un casting de grande qualité avec notamment une Maggie Smith en pleine forme, sortie toute frémissante de <em>Harry Potter</em> pour intégrer cet univers à la James Ivory ;</li>



<li>James Ivory justement, le réalisateur de <em>Chambre avec vue, Maurice</em> et <em>Les vestiges du jour</em>, qui inspire ici la précision dans les détails, les accessoires, les costumes, le décor… la reconstitution historique réalisée est frappante par sa qualité, sa précision.</li>
</ul>



<p>Bref Downtown Abbey incarne la quintessence du « period drama », comme seuls les Britanniques savent en produire. Une véritable leçon sérielle qui a su ravir les nostalgiques de récit épique et compte désormais une fanbase aussi loyale qu&rsquo;investie !!!!</p>



<p><strong>À découvrir</strong></p>


<div class="wp-block-themeisle-blocks-posts-grid" id="wp-block-themeisle-blocks-posts-grid-93f17ed3"><div class="is-grid o-posts-grid-columns-5"><div class="o-posts-grid-post-blog o-posts-grid-post-plain"><div class="o-posts-grid-post"><div class="o-posts-grid-post-image"><a href="https://www.theartchemists.com/gilded-age-serie/"><img decoding="async" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2026/02/The-ARTchemists-The-gilded-age-1.jpg" class="attachment-full size-full" alt="The Gilded age" /></a></div><div class="o-posts-grid-post-body"><span class="o-posts-grid-post-category"><a href="https://www.theartchemists.com/cat/une/">A la une</a></span><h4 class="o-posts-grid-post-title"><a href="https://www.theartchemists.com/gilded-age-serie/">The Gilded Age : remplacer une domination par une autre</a></h4></div></div></div><div class="o-posts-grid-post-blog o-posts-grid-post-plain"><div class="o-posts-grid-post"><div class="o-posts-grid-post-image"><a href="https://www.theartchemists.com/serie-miss-austen/"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2026/01/The-ARTchemists-Miss-Austen.jpg" class="attachment-full size-full" alt="Miss Austen" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2026/01/The-ARTchemists-Miss-Austen.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2026/01/The-ARTchemists-Miss-Austen-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2026/01/The-ARTchemists-Miss-Austen-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></div><div class="o-posts-grid-post-body"><span class="o-posts-grid-post-category"><a href="https://www.theartchemists.com/cat/une/">A la une</a></span><h4 class="o-posts-grid-post-title"><a href="https://www.theartchemists.com/serie-miss-austen/">Miss Austen : les revers du romantisme</a></h4></div></div></div><div class="o-posts-grid-post-blog o-posts-grid-post-plain"><div class="o-posts-grid-post"><div class="o-posts-grid-post-image"><a href="https://www.theartchemists.com/serie-monster-ed-gein-story/"><img loading="lazy" decoding="async" width="480" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/The-ARTchemists-serie-ed-gein.jpg" class="attachment-full size-full" alt="affiche de la série Monster the ed gein story" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/The-ARTchemists-serie-ed-gein.jpg 480w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/The-ARTchemists-serie-ed-gein-230x288.jpg 230w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/The-ARTchemists-serie-ed-gein-395x494.jpg 395w" sizes="(max-width: 480px) 100vw, 480px" /></a></div><div class="o-posts-grid-post-body"><span class="o-posts-grid-post-category"><a href="https://www.theartchemists.com/cat/serie/">Séries</a></span><h4 class="o-posts-grid-post-title"><a href="https://www.theartchemists.com/serie-monster-ed-gein-story/">Monster : The Ed Gein story &#8230; ce que mérite l’Amérique</a></h4></div></div></div><div class="o-posts-grid-post-blog o-posts-grid-post-plain"><div class="o-posts-grid-post"><div class="o-posts-grid-post-image"><a href="https://www.theartchemists.com/mcmafia-serie/"><img loading="lazy" decoding="async" width="450" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-McMafia.jpg" class="attachment-full size-full" alt="affiche de la série mcmafia" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-McMafia.jpg 450w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-McMafia-216x288.jpg 216w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-McMafia-371x494.jpg 371w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /></a></div><div class="o-posts-grid-post-body"><span class="o-posts-grid-post-category"><a href="https://www.theartchemists.com/cat/serie/">Séries</a></span><h4 class="o-posts-grid-post-title"><a href="https://www.theartchemists.com/mcmafia-serie/">McMafia : naissance d’un parrain à l’ère des capitaux sans frontières</a></h4></div></div></div><div class="o-posts-grid-post-blog o-posts-grid-post-plain"><div class="o-posts-grid-post"><div class="o-posts-grid-post-image"><a href="https://www.theartchemists.com/serie-mobland/"><img loading="lazy" decoding="async" width="480" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-Mobland.jpg" class="attachment-full size-full" alt="affiche de la série Mobland" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-Mobland.jpg 480w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-Mobland-230x288.jpg 230w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-Mobland-395x494.jpg 395w" sizes="(max-width: 480px) 100vw, 480px" /></a></div><div class="o-posts-grid-post-body"><span class="o-posts-grid-post-category"><a href="https://www.theartchemists.com/cat/serie/">Séries</a></span><h4 class="o-posts-grid-post-title"><a href="https://www.theartchemists.com/serie-mobland/">Mobland : « power is a hungry thing »</a></h4></div></div></div><div class="o-posts-grid-post-blog o-posts-grid-post-plain"><div class="o-posts-grid-post"><div class="o-posts-grid-post-image"><a href="https://www.theartchemists.com/serie-entretien-avec-un-vampire/"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-Interview-with-a-vampire.jpg" class="attachment-full size-full" alt="affiches des deux saisons de la série Interview with a vampire" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-Interview-with-a-vampire.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-Interview-with-a-vampire-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-Interview-with-a-vampire-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></div><div class="o-posts-grid-post-body"><span class="o-posts-grid-post-category"><a href="https://www.theartchemists.com/cat/serie/">Séries</a></span><h4 class="o-posts-grid-post-title"><a href="https://www.theartchemists.com/serie-entretien-avec-un-vampire/">Série « Entretien avec un vampire » : crise de couple chez les vampires</a></h4></div></div></div></div> </div>


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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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