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	<title>caravage</title>
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		<title>Comment analyser une peinture sans être un expert (et arrêter de dire « j’aime pas, c’est nul ») ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/analyser-peinture/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 11:06:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Beaux-Arts]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Stop aux « j’y connais rien en art » et aux « c’est joli mais bon… » ! Regarder une peinture, c’est pas juste un hobby d’intello coincé dans un musée poussiéreux. C’est une expérience brute, une claque visuelle qui peut te remuer si tu prends le temps de regarder VRAIMENT. Alors, on arrête les banalités et on apprend à analyser une peinture avec méthodologie, sans se prendre pour un expert (il faut des...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/03/The-ARTchemists-analyser-une-peinture.jpg" alt="" class="wp-image-37890" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/03/The-ARTchemists-analyser-une-peinture.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/03/The-ARTchemists-analyser-une-peinture-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/03/The-ARTchemists-analyser-une-peinture-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Stop aux « j’y connais rien en art » et aux « c’est joli mais bon… » ! Regarder une peinture, c’est pas juste un hobby d’intello coincé dans un musée poussiéreux. C’est une expérience brute, une claque visuelle qui peut te remuer si tu prends le temps de regarder VRAIMENT. Alors, on arrête les banalités et on apprend à analyser une peinture avec méthodologie, sans se prendre pour un expert (il faut des années d’études pour ça) mais en ayant du répondant et un peu de logique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ouvre les yeux : arrête de scroller et regarde</h2>



<p>Tu passes combien de temps devant une œuvre ? 10 secondes avant de scroller/swipper sur la suivante ? ERREUR. Fixe-la. Absorbe-la. Ressens-la. Prends le temps et concentre-toi sur tes ressentis, tes perceptions.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Premier impact</strong> : T’as envie de fuir ou de rester scotché ? Malaise, euphorie, colère, sérénité ? Ton instinct a déjà bossé pour toi.</li>



<li><strong>Où ton regard se pose-t-il en premier ?</strong> Pas un hasard. L’artiste a tout planifié pour guider ton œil.</li>



<li><strong>Des éléments qui ressortent ?</strong> Un détail qui t’intrigue ? Un truc qui cloche ? Bingo, t’as trouvé un point d’accroche.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">La construction : l’artiste est un stratège, décrypte son plan</h2>



<p>La première impression passée, on pénètre l’œuvre. Et pour cela, il faut suivre une méthodologie précise qui scrute la composition. En d&rsquo;autres termes, c’est organisé comment, ce bazar ?</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Équilibre ou chaos ?</strong> Tout est structuré comme une symphonie ou c’est un bordel assumé ?</li>



<li><strong>Perspective</strong> : T’as l’impression d’être aspiré dans l’œuvre ou de cogner un mur plat ?</li>



<li><strong>Lignes de force</strong> : Y a-t-il une direction qui attire ton regard ? Diagonales nerveuses ou courbes paisibles ?</li>
</ul>



<p>Et les couleurs ? Les lumières ? Les ombres ? On en fait quoi ?</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Couleurs pétantes ou tons éteints ?</strong> Énergie ou mélancolie ?</li>



<li><strong>Contrastes violents ou tout en douceur ?</strong> Les ombres et lumières guident ton ressenti.</li>



<li><strong>Quelle atmosphère dégage l’ensemble ?</strong> Un Caravage va te coller une tension dramatique, un Rothko t’absorber dans une méditation hypnotique.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Le contexte : l’art n’est pas juste esthétique, il est politique, social, historique</h2>



<p>Eh oui derrière toute œuvre, il y a une volonté, une thématique, un message, parfois même un combat.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>L’artiste, c’est qui ?</strong> Un génie torturé, un rebelle, un vendeur de concepts ?</li>



<li><strong>Quand et pourquoi il a peint ça ?</strong> Révolte, hommage, critique cachée ?</li>



<li><strong>Le style, il sort d’où ?</strong> Renaissance, dadaïsme, surréalisme&#8230; Une œuvre est rarement isolée.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">L’interprétation : décode les indices</h2>



<p>Il y a un message donc, mais pas forcément limpide. Il va falloir fouiller, s’interroger, se secourer les méninges, c’est le but du jeu.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Personnages et objets : ils sont là pourquoi ?</strong> Une main levée, un regard fuyant, une pomme qui traîne ? RIEN n’est laissé au hasard.</li>



<li><strong>Symboles et métaphores</strong> : Un crâne = la mort, une bougie = le temps qui passe, une montre molle chez Dalí = le délire absolu.</li>



<li><strong>Regarde l’œuvre comme si c’était une enquête</strong> : Quel message l’artiste balance-t-il dans ta face ? Quels indices place-t-il dans ton champ de vision ?</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Et toi, t’en penses quoi ?</h2>



<p>L’analyse technique, c’est cool, mais ton ressenti est tout aussi valable.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Ça te parle ou ça te laisse froid ?</strong> Pourquoi ?</li>



<li><strong>Quel souvenir ça va te laisser ?</strong> Est-ce une œuvre qui marque, choque, obsède ? Ou tu as tout zappé au bout de 15 minutes ?</li>



<li><strong>Tu peux résumer en une phrase ce que tu as compris de cette peinture ?</strong> Ou te faut-il beaucoup plus, chercher tes mots, détailler tes ressentis ?</li>
</ul>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-d64d920e7e51d3fb18e7c07d92448a2a" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p>À lire également</p>



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<li><a href="https://www.theartchemists.com/spectacle-histoire-peinture-deux-heures-hector-obalk/">« Toute l’Histoire de la peinture en moins de deux heures » : quand Hector Obalk explore les Grands Maîtres</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/intelligence-artificielle-menace-art/">L’intelligence artificielle : une menace pour l’art ?</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/brouillon-autoestimation-oeuvres-art/">Estimation d’œuvres d’art : comment déterminer la cote d’un artiste ?</a></li>
</ul>
</div></div>



<p>Conclusion : l’art, c’est pas du blabla, c’est une expérience à vivre de bout en bout. Mieux un exercice intellectuel.<strong> </strong>Analyser une peinture n’a rien d’un exercice académique chiant. C’est un dialogue entre le spectateur et l’artiste, un puzzle visuel à reconstruire. Si tu regardes une œuvre en cherchant à comprendre son intention, ses techniques et son message, tu ne la verras plus jamais comme avant.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Toute l&#8217;Histoire de la peinture en moins de deux heures » : quand Hector Obalk explore les Grands Maîtres</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/spectacle-histoire-peinture-deux-heures-hector-obalk/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Nov 2024 16:02:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Beaux-Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Critique d&#8217;art et réalisateur de l&#8217;excellente et très complète série documentaire Grand&#8217;Art diffusée sur Arte, Hector Obalk a eu l&#8217;ingénieuse idée de sortir de l&#8217;écran pour aller sur scène. À la clé un spectacle unique en son genre : Toute l&#8217;Histoire de la Peinture en moins de deux heures. Soit un parcours aussi drôle qu&#8217;éclairant sur l&#8217;histoire de la peinture, de Giotto à Yves Klein, et au-delà, le tout en...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-toute-lhistoire-de-la-peinture-en-deux-heures.jpg" alt="" class="wp-image-37587" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-toute-lhistoire-de-la-peinture-en-deux-heures.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-toute-lhistoire-de-la-peinture-en-deux-heures-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-toute-lhistoire-de-la-peinture-en-deux-heures-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Critique d&rsquo;art et réalisateur de l&rsquo;excellente et très complète série documentaire <a href="https://boutique.arte.tv/detail/grand_art_serie?srsltid=AfmBOoo8yssUqJ0v--QZniK-CKL-R29nJ206JzyCWhZQqbCthvhyqaHG" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Grand&rsquo;Art</a> diffusée sur <a href="https://www.arte.tv/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Arte</a>, <a href="https://www.instagram.com/hectorobalk/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Hector Obalk</a> a eu l&rsquo;ingénieuse idée de sortir de l&rsquo;écran pour aller sur scène. À la clé un spectacle unique en son genre : <em>Toute l&rsquo;Histoire de la Peinture en moins de deux heures</em>.  Soit un parcours aussi drôle qu&rsquo;éclairant sur l&rsquo;histoire de la peinture, de Giotto à Yves Klein, et au-delà, le tout en musique et illustrations à l&rsquo;appui.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="TOUTE L&#039;HISTOIRE DE LA PEINTURE EN MOINS DE DEUX HEURES, un show d&#039;Hector Obalk" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/pZTRtO2x1ig?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Précision chirurgicale et humoristique</h2>



<p><em>Toute l&rsquo;Histoire de la Peinture en moins de deux heures </em>se décline en plusieurs parcours distincts, chacun mettant en lumière des artistes et des œuvres spécifiques. Ainsi, le parcours A, intitulé « Léonard-Caravage-Chardin&#8230; », explore les primitifs italiens avec des œuvres telles que <em>L</em><em>a Dormition de la Vierge</em> de Giotto, <em>L&rsquo;</em><em>Annonciation</em> de Léonard de Vinci, ou <em>L</em><em>&lsquo;Amour vainqueur</em> du Caravage. Chaque parcours est autonome, permettant au spectateur de les découvrir dans l&rsquo;ordre de son choix.</p>



<p>Durant ces différents parcours, Obalk ne se contente pas de présenter les œuvres ; il les analyse avec une précision chirurgicale et humoristique, mettant en avant des détails souvent méconnus. Son approche est à la fois pédagogique et spectaculaire, mêlant rire et érudition pour un abord à la fois facile et fascinant. Les projections en haute définition permettent une immersion totale dans les peintures, révélant des aspects invisibles à l&rsquo;œil nu.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Expérience synesthésique charmante</h2>



<p>Et des similitudes ainsi que des différences, qu&rsquo;il souligne avec un ton un brin rocker, beaucoup d&rsquo;énergie : des chevelures coiffées de la même façon mais présentant différemment, des abdos de lutteur sur un corps de bébé, des plis sur un ventre d&rsquo;ado&#8230; rien ne lui échappe de cette grammaire de l&rsquo;image dont il connaît les moindres spécificités. Et dont il nous expose les particularités avec un œil de connaisseur et la faconde d&rsquo;un humoriste.</p>



<p>Nul hasard si ce stand-up en musique (très important la musique, pour se plonger dans l&rsquo;atmosphère mélodique de chaque époque dans une expérience synesthésique charmante) a été salué par la critique. <em>Toute l&rsquo;Histoire de la Peinture en moins de deux heures</em> est une expérience théâtrale inédite qui allie savoir, divertissement et émerveillement visuel. Que vous soyez néophyte ou amateur éclairé, ce spectacle vous offrira un regard neuf sur l&rsquo;art pictural à travers les âges.</p>



<p>Pour en savoir plus sur le spectacle <em>Toute l&rsquo;Histoire de la Peinture en moins de deux heures</em> et, qui sait, préparer votre venue, consultez le <a href="https://grand-art.online/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">site Grand Art</a>.   </p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>À l&#8217;avant-garde : Andres Serrano &#8211; The Morgue</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/andres-serrano-the-morgue/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Oct 2024 11:41:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Beaux-Arts]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37427</guid>

					<description><![CDATA[<p>Lorsqu&#8217;on évoque Andres Serrano, l’œuvre Piss Christ résonne comme un choc mémorable dans l’histoire de l’art contemporain. Pourtant, c’est dans The Morgue, une série de photographies réalisée en 1992, que l’artiste révèle toute sa puissance, l&#8217;acuité d&#8217;un visionnaire, d&#8217;un artiste pétri d&#8217;humanité. Pour comprendre The Morgue, il faut se plonger dans le contexte de sa création, dans les obsessions d’un homme fasciné par les limites de la vie, et dans...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-andres-serrano-the-morgue.jpg" alt="" class="wp-image-37428" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-andres-serrano-the-morgue.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-andres-serrano-the-morgue-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-andres-serrano-the-morgue-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Lorsqu&rsquo;on évoque <a href="https://www.theartchemists.com/?s=andres+serrano">Andres Serrano</a>, l’œuvre <em>Piss Christ</em> résonne comme un choc mémorable dans l’histoire de l’art contemporain. Pourtant, c’est dans <em>The Morgue</em>, une série de photographies réalisée en 1992, que l’artiste révèle toute sa puissance, l&rsquo;acuité d&rsquo;un visionnaire, d&rsquo;un artiste pétri d&rsquo;humanité. Pour comprendre <em>The Morgue</em>, il faut se plonger dans le contexte de sa création, dans les obsessions d’un homme fasciné par les limites de la vie, et dans les obstacles éthiques qu’il a dû surmonter pour capturer ces instants figés dans le néant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une approche baroque de la mort</h2>



<p>Comme son nom ne l&rsquo;indique peut-être pas, <em>The Morgue</em> englobe une série de portraits réalisés dans le cadre d&rsquo;un institut médico-légal new-yorkais. Il ne s&rsquo;agit pas ici de photographier les employés mais les cadavres. Nous sommes en 1991 et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Andres_Serrano" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Serrano</a> va ainsi accomplir une série de clichés inspirés à la fois du réalisme le plus cru, du style baroque et de la tradition de la photographie post-portem.</p>



<p>Sur un fond noir, les corps, recouverts de linceuls, n&rsquo;apparaissent que partiellement : un front, une bouche, des doigts, des pieds, une oreille. Blessures, brûlures, sang caillé, pâleur, rigor mortis, décomposition, traces d&rsquo;autopsie, l&rsquo;horreur du corps décédé, supplicié, disséqué n&rsquo;est pas tue ni cachée mais mise en scène dans une esthétique de gisant médiéval, de statue religieuse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Allier le spectaculaire et le morbide</h2>



<p>Martyre moderne, réalité du trépas sous ses formes les plus violentes, les plus odieuses, les plus injustes : <em>The Morgue</em> prend racine dans une fascination que Serrano a développée dès son plus jeune âge pour la mort et le sacré. Issu d’un milieu catholique strict, son regard sur la mort est teinté par la spiritualité, mais aussi par une vision de l’existence où l’éphémère et le grandiose coexistent.</p>



<p>Dans l’art baroque, la mort est omniprésente, souvent représentée de manière théâtrale, exagérée, et contrastée par une lumière intense, presque divine. Serrano puise dans cet imaginaire pour orchestrer <em>The Morgue</em>, alliant le spectaculaire au morbide, tout en conservant une grande dignité pour les sujets photographiés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L&rsquo;art, miroir de nos peurs</h2>



<p>L&rsquo;accès aux morgues n’a pas été immédiat. Serrano a dû convaincre autorités, médecins et familles pour pouvoir photographier les corps. S&rsquo;il a rencontré des résistances bien compréhensibles, il a toujours insisté sur le respect des corps, expliquant que son intention n&rsquo;était ni de choquer ni de déshumaniser, mais de capturer la beauté tragique de la fin de vie.</p>



<p>Et de développer une réflexion sur la condition humaine, sur la fragilité de l’existence, et sur le rôle de l’art en tant que miroir de nos peurs les plus profondes. Voici pourquoi il ne se contente pas de documenter la mort ; il la met en scène. Chaque photographie est composée avec une attention méticuleuse à la lumière et à la couleur, rappelant les tableaux baroques de Caravage ou Rubens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un défi contemplatif</h2>



<p>Serrano transgresse certes mais il le fait avec une sorte de révérence. Il défie les conventions de l’art et de la société en représentant la mort de manière directe et sans fard. Pourtant, il ne tombe jamais dans la vulgarité ou le sensationnalisme. Ses photographies sont silencieuses, contemplatives, presque méditatives. Elles nous forcent à affronter ce que nous préférons souvent ignorer : la finitude de notre existence.</p>



<p>Sa fascination pour la mort est enracinée dans une dualité : la mort est à la fois la fin et une forme d’éternité. En photographiant ces corps sans vie, Serrano leur donne une nouvelle immortalité, figée dans l’art. <em>The Morgue</em> est une série puissante précisément parce qu’elle ne cherche pas à choquer ou à provoquer, mais à faire réfléchir sur notre propre mortalité. Elle nous rappelle que la mort fait partie intégrante de la condition humaine, et que l’art, dans sa forme la plus profonde, est là pour nous confronter à cette vérité inéluctable.</p>



<p>Pour en savoir plus, consultez le <a href="https://andresserrano.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">site d&rsquo;Andres Serrano</a>.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



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		<title>L’Exorciste selon William Friedkin : un acte de foi</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/documentaire-exorciste-william-friedkin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Aug 2023 09:13:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=33209</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’Exorciste : film d’horreur culte, passage obligé pour tout prosélyte du cinéma fantastique. La possession aussi monstrueuse qu’incompréhensible de la jeune Reagan MacNeil, les actes odieux auxquels cette gamine va s’adonner, le sacrifice des deux prêtres qui l’exorciseront, chaque seconde de ce récit intense signé William Friedkin est passée à la postérité. Mais qu’en fut-il en coulisses ? C’est ce qu’aborde le magnifique documentaire L’Exorciste selon William Friedkin. Un remarquable travail d’introspection...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image alignnone size-full"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/01/128406120.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="605" height="800" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/01/128406120.png" alt="" class="wp-image-33211" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/01/128406120.png 605w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/01/128406120-218x288.png 218w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/01/128406120-374x494.png 374w" sizes="auto, (max-width: 605px) 100vw, 605px" /></a><figcaption class="wp-element-caption">Affiche du documentaire L&rsquo;Exorciste selon William Friedkin</figcaption></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><span style="color: #000000;"><i>L’Exorciste </i>: film d’horreur culte, passage obligé pour tout prosélyte du cinéma fantastique. La possession aussi monstrueuse qu’incompréhensible de la jeune Reagan MacNeil, les actes odieux auxquels cette gamine va s’adonner, le sacrifice des deux prêtres qui l’exorciseront, chaque seconde de ce récit intense signé <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/William_Friedkin" target="_blank" rel="noreferrer noopener">William Friedkin</a> est passée à la postérité. Mais qu’en fut-il en coulisses ? C’est ce qu’aborde le magnifique documentaire <i>L’Exorciste selon William Friedkin</i>.</span></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="L&#039;EXORCISTE SELON WILLIAM FRIEDKIN - bande annonce" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/sf4vTY5AnZk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;">Un remarquable travail d’introspection</span></h2>



<p><span style="color: #000000;">Durant une heure et quarante-cinq minutes, le réalisateur évoque la genèse de son œuvre. Deux expressions accrochent l’oreille : « mystère du destin », « acte de foi ». Le fameux <i>Leap of faith</i> qui titre la version anglo-saxonne de ce remarquable travail d’introspection signé Alexandre O. Philippe. Une master-class, il n’y a pas d’autre mot, qui expulse <i><a href="https://www.ufo-distribution.com/movie/leap-of-faith-william-friedkin-on-the-exorcist/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’Exorciste</a> </i>du genre horrifique pour le placer en majesté dans le domaine du mystique.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">Et d’une réflexion profondément philosophique sur l’humanité avec ses failles et ses forces. D’une voix intense, Friedkin évoque pourquoi il s’est saisi de ce roman, comment il a voulu le travailler, ses exigences en matière de casting, de musique, de cadrages. Peu d’informations sur les effets spéciaux et les maquillages du maître <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Dick_Smith" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dick Smith</a>, par ailleurs largement décortiqués et commentés en quatre décennies d’analyses. Le spectaculaire est ici volontairement mis de côté.</span></p>



<p><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>&nbsp;&nbsp;<strong><a href="https://www.theartchemists.com/heredite-evil-tatie-danielle/" rel="bookmark">Hérédité&nbsp;: evil Tatie Danielle&nbsp;!</a></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;">Instants de grâce</span></h2>



<p><span style="color: #000000;">C’est plus le montage, l’incrustation des images subliminales, le traitement du son, le travail des voix qui sont ici mis en exergue, ainsi que l’incroyable nombre de références artistiques, picturales, musicales, cinématographiques, littéraires que Friedkin cite, Magritte, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=caravage" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Caravage</a>, Rembrandt, <em>Citizen Kane</em> … Et sa lecture de la véritable signification du film, presque shakespearienne, sa quête d’instants de grâce comme autant de petites lumières sur un parcours de violence.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">Depuis sa sortie en 1973, <i>L’Exorciste</i> n’en finit plus d’alimenter les angoisses les plus profondes, les admirations les plus passionnées, les dégoûts les plus viscéraux. À raison, tout a été fait pour enfermer le spectateur dans un réseau de ressentis contradictoires, d’une vibration presque intolérable. Un grand huit émotionnel ici mis à plat de manière magistrale pour donner à savourer à sa juste et inestimable valeur un film différent, une œuvre extrêmement construite et raisonnée.</span></p>



<p><span style="color: #000000;"><span style="background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :&nbsp;</strong></span>&nbsp;</span><strong><a href="https://www.theartchemists.com/un-film-son-epoque-de-lincroyable-alchimie-dun-succes-cinematographique/" rel="bookmark">Un film &amp; son époque&nbsp;: de l’incroyable alchimie d’un succès cinématographique</a></strong></p>



<p><span style="color: #000000;">Quelque chose d’universel, de grandiose et d’abouti. À ce titre, <i>L’Exorciste selon Friedkin</i> rejoint le <a href="https://www.theartchemists.com/jodorowskys-dune-quelle-deception-et-quel-triomphe/"><i>Jodorowsky’s Dune</i></a> au panthéon des documentaires aussi pointus et emblématiques que les œuvres qu’ils analysent. Tous deux témoignent d’une période où les films avaient une épaisseur, une tessiture, un frémissement propre. Qui aujourd’hui pourrait réaliser le film de Friedkin comme il l’a voulu, selon sa perception, son instinct ? C’est aussi un certain sens de la production cinématographique qui transparaît dans ce récit. Et la conscience que cette ère est désormais terminée.</span></p>



<p><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>


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		<title>L’obsession d’interdire : 6 livres pour explorer l’histoire de la censure</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/livres-censure/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Jul 2023 09:48:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=36167</guid>

					<description><![CDATA[<p>Voilà t’y pas qu’à la faveur de énièmes émeutes banlieusardes, on agite de nouveau le spectre de la censure social media. Soit carrément couper les réseaux sociaux pour endiguer les débordements des casseurs/pilleurs, ce qui pose question à plus d&#8217;un titre : Dans tous les cas, de quoi largement foutre le seum/les boules/les pépettes devant une dérive autoritaire de plus qui&#160;: Tout plutôt que de perdre un contrôle déjà fragilisé...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/07/Devenez-un-pro-du-design-en-quel49.jpg" alt="" class="wp-image-36168" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/07/Devenez-un-pro-du-design-en-quel49.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/07/Devenez-un-pro-du-design-en-quel49-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/07/Devenez-un-pro-du-design-en-quel49-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Voilà t’y pas qu’à la faveur de énièmes émeutes banlieusardes, on agite de nouveau le spectre de la censure social media. Soit carrément couper les réseaux sociaux pour endiguer les débordements des casseurs/pilleurs, ce qui pose question à plus d&rsquo;un titre :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la mesure, liberticide et anti-démocratique pour sûr, entrave le flot d’informations à chaud avec relais des vidéos témoignant des exactions de part et d’autre pour laisser la place à nombre de fake news et analyses capillotractées quand elles ne sont pas complotistes&nbsp;;</li>



<li>la décision s’avère du reste économiquement risquée comme l’explique l’article intitulé «&nbsp;Les coupures délibérées d&rsquo;Internet par les Etats leur ont coûté plus de 5&nbsp;milliards de dollars&nbsp;» paru le 11 janvier 2022 sue la site du journal <a href="https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/les-coupures-deliberees-dinternet-par-les-etats-leur-ont-coute-plus-de-5-milliards-de-dollars-1378251"><em>Les Echos</em></a>.</li>
</ul>



<p>Dans tous les cas, de quoi largement foutre le seum/les boules/les pépettes devant une dérive autoritaire de plus qui&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>nous rabaisse au stade des dictatures les plus indignes, ce qui ne fait vraiment pas sérieux pour la patrie des droits de l’homme, de Voltaire, Hugo et Zola ;</li>



<li>laissera sur le carreau, outre la sacro-sainte liberté d’expression, les nombreux travailleurs indés largement encouragés par le pouvoir en place à tenter l’aventure entrepreneuriale via le social media.</li>
</ul>



<p>Tout plutôt que de perdre un contrôle déjà fragilisé de toutes parts sur une population poussée à bout par la restriction de ses moyens, la perte de ses droits fondamentaux et la peur des lendemains, tout ça sur fond de crise économique mondiale ? Mais, c&rsquo;est l’Histoire qui se répète. La censure de tout temps a été le reflet des peurs les plus abjectes, les plus viles, les plus infondées.</p>



<p>Trêve de blabla. Comme on le dit encore et toujours chez The ARTchemists, on combat bien ce qu’on connaît bien. En tout cas mieux que via ces réseaux sociaux qu’on menace justement de nous supprimer (si ce n’est déjà fait via la modération des contenus et les règles de publication imposées par les algorithmes – si vous arrivez à lire ces lignes, c’est que nous avons échappé au scan) et où pullulent un peu de meilleur et beaucoup de pire. La censure donc ; on en a déjà parlé dans nos colonnes, avec notamment ces articles :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/livre-hugo-censure/"><strong>Hugo censuré&nbsp;: Anastasie et ses ciseaux</strong></a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/chine-le-pays-de-la-censure-si-jetais-pekinois-quen-est-il-du-web-a-la-chinoise/"><strong>Chine, le pays de la censure&nbsp;– Si j’étais Pékinois&nbsp;: qu’en est-il du web à la chinoise&nbsp;?</strong></a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-dalton-trumbo/"><strong>Dalton Trumbo&nbsp;: hommage aux plumes de l’ombre</strong></a></li>
</ul>



<p>Mais encore&nbsp;? Plus généralement, de quoi s’agit-il&nbsp;? La censure, c’est quoi exactement&nbsp;? Quelle est son histoire ? Ses raisons&nbsp;? Ses modes opératoires&nbsp;? Qui censure&nbsp;? Comment&nbsp;? Pourquoi&nbsp;? Voici quelques livres pour vous y retrouver.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Histoire de la censure en France</em></h2>



<p>Commençons par le Ba.ba, à savoir cette <em>Histoire de la censure en France</em> signée Laurent Martin et publiée en 2022 par les incontournables éditions <a href="https://www.quesaisje.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Que Sais-Je ?</a> (quand on veut défricher un sujet, rien de mieux que cette approche certes encyclopédique, néanmoins fine et précise sans être soûlante). En 128 pages claires et bien orchestrées, vous aurez une vision chronologique de la manière dont la censure a frappé dans l’Hexagone au fil des siècles et des régimes politiques. C’est synthétique, bourré d’exemples, parfait pour un galop d&rsquo;essai.</p>



<p>Et vous pourrez éventuellement compléter avec <em>Histoire de la censure dans l’édition</em> de Robert Netz, qui fait la focale sur le contrôle des maisons de publication et du milieu du livre (eh oui, la censure frappe partout du moment qu’il y a diffusion de l’info, par l’art, la littérature, les médias, la presse, le cinéma&#8230;).</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Le Grand livre de la censure</em></h2>



<p>Avec <em>Le grand livre de la censure</em> chez <a href="https://www.lisez.com/livre-grand-format/le-grand-livre-de-la-censure/9782259265003" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Plon</a>, Emmanuel Pierrat nous offre une plongée dans la censure toutes civilisations et époques confondues. Objectif : décrypter l’universalité du concept au travers d’histoires et d’anecdotes. L’approche est à la fois chronologique, thématique et disciplinaire : on trouvera dans ces pages aussi bien les Beatles que Voltaire, Picasso ou Salman Rushdie, Tolkien ou Lady Gaga. Le propos autopsie chacun de ces dossiers dont souvent, on ignore tout, afin de mettre en évidence :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>le lien entre censure féroce et peurs ancestrales, </li>



<li>le panel très vaste et assez surprenant des sujets qui hérissent le poil des censeurs et les amènent à frapper, parfois n’importe comment et de manière aussi abusive que risible.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Le Livre noir de la censure</em></h2>



<p>Emmanuel Pierrat, encore lui, aborde la question de la censure d’une autre manière avec <em>Le Livre noir de la censure</em> dont il dirige l’écriture collégiale chez <a href="https://www.seuil.com/ouvrage/le-livre-noir-de-la-censure-collectif/9782020942980" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Seuil</a>. Bye bye les anecdotes historiques, ici on découvre les coulisses de la censure. Qui en tire les ficelles ? Comment se met-elle en place ? Pour quel profit ? Le livre propose une lecture secteur par secteur (religion, mœurs, politique, technologies…) avec une analyse plus technique, qui va jusqu’à aborder la question de la censure à l’heure digitale. Précisons que Pierrat est un avocat spécialisé dans les affaires de censure, c’est un sujet qu’il vit au jour le jour, qu’il traite d’un point de vue professionnel et dont il ressent l’acuité au quotidien, ce qui ressort dans ce livre passionnant.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>L&rsquo;Art face à la censure : Six siècles d&rsquo;interdits et de résistances</em></h2>



<p>Thomas Schlesser nous embraque dans une odyssée folle au travers de décennies de créations artistiques toutes formes confondues. Caravage, Courbet, Schiele, Dix, avec <em>L&rsquo;Art face à la censure</em> publié chez <a href="https://www.beauxarts.com/produit/lart-face-a-la-censure/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Beaux-Arts éditions</a>, l’auteur accumule les études de cas où il démonte les rouages de la censure à l’œuvre, mais aussi et surtout la manière dont les artistes ont résisté face à ces interdits dont ils étaient frappés. Car la censure s’attaque souvent à ce qui est nouveau, inédit, trop moderne et d’avant-garde pour être toléré. Or pas de progrès intellectuel et moral sans prise de risque esthétique et créative : c’est ce qui ressort de ces pages illustrées, accrocheuses et finalement pleines d&rsquo;espoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Darkness, censure et cinéma</em></h2>



<p>Le titre de cette collection boostée par les <a href="https://www.edition-lettmotif.com/nos-collections/darkness-censure-et-cinema/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">éditions LettMotif</a> parle de lui-même. Aux commandes de cette enquête déjà riche de huit volumes et plus si affinités, Christophe Triollet se propose d’explorer les relations passionnelles du 7ᵉ art et de la censure. Horreur, sexe, religion, politique, c’est avec un œil d’expert que Triollet orchestre cette fouille fascinante et révélatrice. Pour exemple, le sommaire du tome 3 de la série, qui alterne études de cas (« La Religieuse de Rivette »), visions de fond (« Montrer la censure ») et épisodes historiques (« L’après 1962, 10 ans d’évocation de la guerre d’Algérie, du petit au grand écran »). À ce stade, on est sur de l’ouvrage de spécialisation, documenté, détaillé, cependant accrocheur et remarquablement rédigé.</p>



<h2 class="wp-block-heading"> <em>Les Nouvelles Lois du web : Modération et censure</em></h2>



<p>On va être clair : le thème de la censure est déjà vaste, quand il touche internet, il devient infini. Difficile de s’y retrouver, l’invention du web a considérablement fait bouger les lignes, idem avec les outils de l’IA. Censurer aujourd’hui comme hier d’ailleurs, ce n’est pas forcément interdire ou débrancher. C’est aussi restreindre, effacer, modérer. L’ouvrage<em> Les Nouvelles lois du web</em> publié chez <a href="https://www.seuil.com/ouvrage/les-nouvelles-lois-du-web-romain-badouard/9782021448962" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Seuil</a> s’intéresse aux régulations mises en place pour éviter la prolifération de la désinformation… et aux dérapages que cela engendre. Quand la modération devient-elle censure ? C’est toute la problématique, laissée aux mains des GAFAM qui, si elles s’allient avec les tenants des pouvoirs en place, peuvent devenir de redoutables censeurs. Spécialiste des sciences de l’information et de la communication, Romain Badouard apporte ici une analyse détaillée des enjeux à l’œuvre.</p>



<p>Notre petite liste est loin d’être bouclée, vous l&rsquo;imaginez bien ; il existe beaucoup d’autres ouvrages sur le sujet, idem pour les documentaires, les podcasts, les films. Vous avez là une base de réflexion, de quoi vous faire une première idée. N’hésitez pas à creuser, à aller voir ailleurs. Soyez curieux, mais ne faites pas l’économie d’une recherche. N’oubliez pas ces mots de Juvénal : « <em>La censure épargne les corbeaux et tourmente les colombes</em> ». Aujourd’hui encore, ils sont d’actualité.</p>



<p><strong>Et plus si affinités</strong></p>


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			</item>
		<item>
		<title>Le Parrain : saga cinématographique d’anthologie et tournant majeur dans l’histoire du 7e art</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-le-parrain/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Feb 2023 10:29:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=35740</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nous vous l’expliquions en conclusion de notre article sur la série The Offer : on n’a pas encore terminé l’histoire rocambolesque de la création de The Godfather qu’on a une envie irrésistible de revoir ce film monumental et ses deux suites. De fait, à peine le dernier épisode du récit de Michael Tolkin bouclé, nous avons embrayé sur Le Parrain, avec un œil scrutateur, acéré par les révélations du feuilleton. Et...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel22-2.jpg" alt="" class="wp-image-35741" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel22-2.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel22-2-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel22-2-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<p>Nous vous l’expliquions en conclusion de notre article sur la série <em><a href="https://www.theartchemists.com/serie-the-offer/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Offer</a></em> : on n’a pas encore terminé l’histoire rocambolesque de la création de <em>The Godfather</em> qu’on a une envie irrésistible de revoir ce film monumental et ses deux suites. De fait, à peine le dernier épisode du récit de Michael Tolkin bouclé, nous avons embrayé sur <em>Le Parrain</em>, avec un œil scrutateur, acéré par les révélations du feuilleton. Et nous avons savouré cette saga à sa juste valeur : celle d’un tournant majeur dans l’histoire du cinéma.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Le Parrain – Bande annonce de la Trilogie – VOST" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/KCv73jPlKzY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">La famille Corleone</h2>



<p>Pour ceux (rares) qui ignoreraient tout de ce chef d’oeuvre, <em>Le Parrain</em> est initialement un roman signé Mario Puzo. Un véritable best seller dont la Paramount a acheté les droits en vue d’une adaptation cinématographique menée tambour battant par un certain Francis Ford Coppola, avec dans son sillage l’auteur du bouquin bombardé scénariste, Marlon Brando dans le rôle titre, et une kyrielle de jeunes talents dont Al Pacino, James Caan, Robert Duvall, Diane keaton, Dick Smith au effets spéciaux, sans compter une jeune garde de producteurs et techniciens qui illustrent à eux seuls l’émergence du Nouvel Hollywood.</p>



<p>Le parrain, c’est Vito Corleone (impérial Marlon Brando), chef d’une des cinq familles mafieuses opérant sur New York. Respecté, craint, il protège les uns, punit les autres, fait régner l’ordre sur sa zone d’action. Objectif premier : assurer l&rsquo;expansion de son clan, sa bonne santé financière, sa sécurité. Son épouse bien sûr, ses enfants, trois fils, une fille, leurs compagnons respectifs, les petits-enfants. Et puis il y a les proches, amis, lieutenants, soldats. Tous fidèles, loyaux, prêts à en découdre si un autre clan cherche la bagarre. Ou à trahir, au besoin, au profit d’un de ces gangs rivaux. Le genre de trahison qui déclenche une guerre toutes les cinq à dix ans, « pour purger le sang » comme l’explique Clemenza (Richard S. Castellano), le fidèle bras droit de Vito.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Michael Corleone : une vie de solitude</h2>



<p>Une guerre qui se précipite alors qu’on tente d’assassiner Vito en pleine rue, sous les yeux de son puiné Fredo (John Cazale). A partir de là, tout dérape pour le cadet Michael (Al Pacino), qui jusqu’à présent se tenait à l’écart des affaires familiales, entrant dans l’armée après des études réussies pour par la suite entamer une carrière politique. Mais bon sang ne saurait mentir, des trois frères il est le seul à avoir les épaules, le mental, l’intelligence, la personnalité pour reprendre l’activité du père. Et il va faire ce qu’il faut pour, quitte à devenir un fugitif, quitte à devenir ce qu’il ne voulait pas être. Quitte à se condamner à une vie de solitude et de tourments.</p>



<p>Michael est le véritable héros de cette saga, les trois tomes de cette odyssée évoque trois temps de sa vie de parrain mafieux, sa prise de pouvoir, sa lutte quotidienne pour maintenir cette puissance, son désir de rendre cette puissance enfin officielle et légitime. Il y laissera beaucoup, beaucoup trop. Les sacrifices seront constants, de plus en plus lourds, de plus en plus douloureux, jusqu’au dernier, insupportable. C’est cet homme sous tension, dépassé par un destin dont on n’arrive jamais à déterminer s’il le subit ou s’il l’a choisi, que nous observons se transformer de chapitre en chapitre, dans l’ombre d’un père qu’il révère, dont il veut protéger l’héritage. Quitte à embrasser des valeurs qui ne sont pas forcément les siennes initialement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Tragédie documentaliste</h2>



<p>Froid, calculateur, rusé et manipulateur, Michael Corleone est plus qu’un chef mafieux, c’est véritablement un condottiere de la Renaissance, une émanation moderne du Prince selon Machiavel. Al Pacino, par son interprétation halluciné, ses changements de ton, sa nervosité contenue, son regard fixe, glacial et fiévreux à la fois, en fait même un héros de tragédie. Car c’est d’une tragédie qu’il s’agit au final, Puzo et Coppola modelant leur scénario commun en s’inspirant des Atrides, du Roi Lear de Shakespeare. Pour tout dire, Michael Corleone est «&nbsp;<em>une force qui va&nbsp;</em>» comme le dit Hernani, héros emblématique du drame romantique made in Victor Hugo. Rien ne peut, rien ne doit entraver sa course.</p>



<p>Cette tragédie est d’autant plus crédible qu’elle s’enracine dans une approche presque documentaliste. Coppola soigne les moindres détails de son récit, de ses décors, de ses costumes. Le choix de Dick Smith, pape des effets spéciaux, n’est pas un hasard, les scènes de violence et de meurtres, sans tomber dans le gore, sont crédibles, vraisemblables. Idem pour les séquences de repas, le choix de faire jouer les acteurs dans une vraie cuisine, de les faire préparer les aliments. Et puis il y a l’ancrage historique, notamment dans le second épisode, avec en toile de fond, la révolution castriste et la crise de Cuba. Qu’ils le veuillent ou non, les membres de la famille Corleone ne peuvent s’absoudre de la réalité politique. Michael, en bon entrepreneur, se doit même d’intégrer ce paramètre à sa stratégie de développement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le premier film moderne sur la mafia</h2>



<p>Ce souci naturaliste, porté par une équipe en majorité italo-américaine, dont les racines baignent dans ces références, n’empêche guère la volonté de façonner une esthétique très particulière, tissée d’ombres et de lumières, à la manière de Caravage. Adepte d’un maniérisme photographique, Coppola joue sur les contrastes entre intérieur et extérieur, nature et ville, Amérique et Europe. Chaque plan est ciselé, orchestré, chorégraphié avec un souci maniaque, une exigence naturaliste qui n’est pas sans évoquer le travail du réalisateur Visconti. Le montage de  William Reynolds et Peter Zinner parachève cette approche très particulière, de même le travail des répliques (le cultissime « <em>je vais lui faire une offre qu&rsquo;il ne pourra pas refuser</em>« ), la musique charismatique de Nino Rota, et cet enjeu incroyable de ne jamais prononcer le mot « mafia » dans un film qui en parle avec tant de brio.</p>



<p>Au point d’incarner le vent de folie créatif qui a secoué les studios américains dans les années 70, engendrant ce Nouvel Hollywood si prolixe en chefs-d&rsquo;œuvre et en talents, et de devenir une référence en la matière, d’accoucher du premier film moderne sur la mafia, avec à la clé un <em>pattern</em> récurrent désormais inscrit dans les films et séries traitant du sujet, qu’il s’agisse de <em>The Good Fellas</em> de Scorcese ou de la magistrale série <em><a href="https://www.theartchemists.com/?s=peaky+blinders" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Peaky Blinders</a></em>. Et de s’inscrire parmi les meilleurs films au monde si l’on en croit un certain Stanley Kubrick (le second après <em>Citizen Kane</em>, selon l’American Film Institute en 2007), multiprimé, conservé à la bibliothèque du congrès pour son « importance culturelle, historique ou esthétique ». Comme quoi, il n&rsquo;y a pas de hasard.</p>
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		<title>The Offer ou comment fut créé « Le Parrain »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-the-offer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Feb 2023 11:23:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vous êtes en panne de séries de qualité ? Vous adorez le cinéma ? Le Parrain fait partie de vos films cultes ? Arrêtez tout et visionnez le trépidant The Offer, ou comment est né le mythique The Godfather. Et cela vaut largement son pesant de cacahuètes, à moins que vous ne préfériez le popcorn. Un bordel dantesque En dix épisodes taillés à la serpe, Michael Tolkin (journaliste à qui l’on doit par...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel1.png" alt="" class="wp-image-35738" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel1.png 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel1-288x230.png 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/Devenez-un-pro-du-design-en-quel1-494x395.png 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<p>Vous êtes en panne de séries de qualité ? Vous adorez le cinéma ? <em><a href="https://www.theartchemists.com/serie-the-offer/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Parrain</a></em> fait partie de vos films cultes ? Arrêtez tout et visionnez le trépidant <em>The Offer</em>, ou comment est né le mythique <em>The Godfather</em>. Et cela vaut largement son pesant de cacahuètes, à moins que vous ne préfériez le popcorn.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="The Offer | Bande-annonce officielle - Paramount+" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/MMq7Jcx5Bc0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un bordel dantesque</h2>



<p>En dix épisodes taillés à la serpe, Michael Tolkin (journaliste à qui l’on doit par ailleurs le scénario de <em>The Player</em>, film de Robert Altman adapté de son propre roman) raconte par le menu la genèse du film le meilleur de tous les temps, si l’on en croit sa persistance en tête des classements effectués année après année. On pourrait croire la chose ennuyeuse, que nenni&nbsp;! Le premier opus de la saga Corleone a bien failli ne jamais voir le jour. Sa création ne fut pas un long fleuve tranquille, loin de là.</p>



<p>Pour tout dire, ce fut même un véritable merdier, avec un lot incroyable de péripéties et de rebondissements, entre frilosité des investisseurs, menaces mafieuses, surveillance du FBI, tentatives de meurtres, exigences du réalisateur, coupes budgétaires, producteurs partant en sucette, ingérence de gangsters… bref un bordel dantesque&nbsp;! Et un processus créatif frénétique révélateur de l’ambiance régnant dans les studios à l’heure du Nouvel <a href="https://www.theartchemists.com/?s=hollywood" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Hollywood</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une véritable Renaissance</h2>



<p>Nous sommes au début des années 70 et la Mecque du cinéma va connaître un formidable coup de Sirroco artistique avec l’accouchement de films cultes comme <em>Love Story</em> ou <em>Chinatown</em>, la mise en avant de réalisateurs et d’acteurs de talent (Al Pacino, Robert de Niro, Burt Reynolds…), une nouvelle approche de la narration, des thématiques inédites, des scénarios décapants… Bref une véritable Renaissance.</p>



<p>Une Renaissance que des producteurs visionnaires vont porter à bout de bras, prenant des risques incensés, ne lâchant pas un pouce de terrain face à l’adversité, contournant les obstacles avec machiavélisme pour faire naître ces projets dans lesquels ils ont une foi totale. Albert S. Ruddy fait partie de cette race de conquérants, dont les souvenirs alimentent cette geste moderne particulièrement prenante.</p>



<p><strong>À lire également :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/hollywood-coup-pied-fourmiliere-cinema/">Hollywood : et si on foutait un coup de pied dans la fourmilière du cinéma ?</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-babylon/"><strong>Babylon&nbsp;: le cinéma, riche d’opportunités et de mises à mort</strong></a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/livre-mafia-hollywood/">La Mafia à Hollywood&nbsp;: James Ellroy avait raison&nbsp;!</a></li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Défendre une certaine idée du cinéma</h2>



<p>Interprété par Miles Teller, Albert S. Ruddy est celui par lequel le miracle arrive. A la fois chef d’orchestre, régisseur, homme de main, diplomate, manipulateur, loyal par ailleurs, au film qu’il défend, au réalisateur qu’il a choisi, à l’équipe qui l’accompagne. Quitte à risquer sa carrière. Idem pour Robert Evans (Matthew Goode), producteur pour la Paramount Pictures, qui est aussi à l’origine de cette série. Une manière de remémorer ses grandes heures et de défendre une certaine idée du cinéma, à l’heure du tout Netflix&nbsp;?</p>



<p>Servie par un casting éclatant, <em>The Offer </em>détaille certes les différentes étapes de la création d’un film, depuis le choix d’un sujet jusqu’à la création de l’affiche&nbsp;; mais il s’agit par ailleurs de mettre en avant ce qui différencie un film lambda d’un mythe, avec en prime une analyse stylistique du long-métrage de Coppola (excellent Dan Fogler), avec le plein de références à Caravage, Shakespeare, les Atrides, le travail des ombres et des lumières, l’importance d’une approche naturaliste (les scènes de cuisine)&#8230;</p>



<p>Il y a tant à dire sur cette série, trop même. Le mieux est de la regarder. Puis de revoir <em>Le Parrain</em> après, vous n’y échapperez pas, tant les anecdotes pullulent qui donnent envie de revisionner ce chef-d&rsquo;œuvre pour en scruter les moindres détails et en comprendre la véritable portée, l’impressionnante esthétique.</p>
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		<title>À l’avant-garde : The Luthier</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/avant-garde-the-luthier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Jan 2023 15:17:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Beaux-Arts]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Caravage, Artemisia Gentileschi, Jacopo Pontormo, Frans Hals, Bartolomeo Passaroti… peindre des joueuses et des joueurs de luth est un véritable exercice de style. Renaissance, XVIIeme siècle, ce type de portrait a longtemps fasciné les artistes. Encore aujourd’hui, il y a des passionnés du genre, si l’on en croit les réalisations de The Luthier. Le luth au cœur d’illustrations envoûtantes « I make lutes using acrylic, print, digital manipulation, machine learning, digital...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/01/Devenez-un-pro-du-design-en-quel36.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="494" height="395" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/01/Devenez-un-pro-du-design-en-quel36-494x395.jpg" alt="peintures de The Luthier" class="wp-image-35426" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/01/Devenez-un-pro-du-design-en-quel36-494x395.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/01/Devenez-un-pro-du-design-en-quel36-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/01/Devenez-un-pro-du-design-en-quel36.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 494px) 100vw, 494px" /></a></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p></p><p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><a href="https://www.theartchemists.com/?s=caravage" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Caravage</a>, Artemisia Gentileschi, Jacopo Pontormo, Frans Hals, Bartolomeo Passaroti… peindre des joueuses et des joueurs de luth est un véritable exercice de style. Renaissance, XVIIeme siècle, ce type de portrait a longtemps fasciné les artistes. Encore aujourd’hui, il y a des passionnés du genre, si l’on en croit les réalisations de The Luthier.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le luth au cœur d’illustrations envoûtantes</h2>


<p style="text-align: left;" align="justify"><span style="color: #000000;">« </span><span style="color: #000000;"><i>I make lutes using acrylic, print, digital manipulation, machine learning, digital painting &amp; collage</i></span><span style="color: #000000;"> ». </span><span style="color: #000000;">Traduction : « Je réalise des luths en utilisant l’acrylique, l’impression, la manipulation digitale, le machine learning, la peinture digitale et le collage ». Soit un beau cocktail de techniques pour accoucher d’illustrations envoûtantes où le luth occupe une place centrale. </span><span style="color: #000000;">T</span><span style="color: #000000;">he Luthier n’usurpe </span><span style="color: #000000;">en rien </span><span style="color: #000000;">ce nom en forme de revendication ô combien méritée.</span></p>
<p style="text-align: left;" align="justify">Gentes dames et beaux damoiseaux, pages, aristocrates ou madones, les tableaux de The Luthier subliment les attitudes compassées de musiciens mêlant concentration, mélancolie et séduction. Très influencé par les <a href="https://www.theartchemists.com/?s=mani%C3%A9ristes" target="_blank" rel="noopener">Maniéristes</a>, Arcimboldo et les <a href="https://www.theartchemists.com/?s=nature+morte" target="_blank" rel="noopener">Natures Mortes</a> du temps jadis, le sémillant créateur accouche de portraits imaginaires aux teintes veloutées, sertis d’infimes détails. Van Eyck n’est pas loin non plus, de même l&rsquo;esthétique baroque, les Surréalistes et les Symbolistes.</p>


<h2 class="has-text-align-left wp-block-heading">Anachronismes et outrances oniriques<span style="color: #000000;"></span></h2>


<p style="text-align: left;" align="justify">On appréciera certains anachronismes doublés d’outrances oniriques : une Vierge au visage un brin masculin, croulant sous les pierres précieuses, un musicien engoncé dans les étoffes et arborant des lunettes qui évoquent Elton John, un autre en partie masqué par un cactus/casque… des incongruités glissées dans un foisonnement de détails, de motifs, de bijoux, une opulence de tissus, de végétaux et de dessins aux couleurs éclatantes.</p>
<p style="text-align: left;">Et bien sûr, une déclinaison d’instruments de musique de toute beauté, magnifiquement décorés jusque sur le manche et les mécaniques, certains auraient presque des allures de guitare électrique avant l’heure, un côté bijou mélodique, bel objet qui flatte le regard autant que les oreilles. Effet synesthésique ? Ou quand les couleurs et les formes évoquent des sons et des parfums ? Les portraits de The Luthier jouent la carte de l’imaginaire et du sensoriel, de l’élégance fantaisiste.</p>


<p class="has-black-color has-text-color"><span style="color: #000000;"></span></p>





<div style="height:25px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>


<p style="text-align: left;">Pour en savoir plus sur le travail de The Luthier,</p>
<p style="text-align: left;">consultez <a href="https://www.theluthier.art/" target="_blank" rel="noopener">son site web</a> ainsi que <a href="https://www.instagram.com/the.luthier/" target="_blank" rel="noopener">sa page Instagram</a>.</p>
<p> </p><p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/avant-garde-the-luthier/">À l’avant-garde : The Luthier</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
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		<item>
		<title>A l’avant-garde : Chantal Stoman – L’image culte &#8211; 2013</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/avant-garde-chantal-stoman/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Nov 2021 09:07:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Beaux-Arts]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec la série de photographies intitulée « L’image culte », Chantal Stoman interroge la représentation visuelle des mystères de la foi, qui par définition, échappent au perceptible. C’est à Rome, ville vaticane et centre névralgique de la chrétienté que la photographe choisit d’observer la place de l’image religieuse dans le quotidien des croyants.  &#160;   Un défi artistique et culturel Une gageure pour cette jeune femme issue de confession hébraïque, une foi...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><figure id="attachment_20748" aria-describedby="caption-attachment-20748" style="width: 484px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2014/11/safe_image.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-20748 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2014/11/safe_image.jpg" alt="safe_image" width="484" height="252" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2014/11/safe_image.jpg 484w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2014/11/safe_image-288x149.jpg 288w" sizes="auto, (max-width: 484px) 100vw, 484px" /></a><figcaption id="caption-attachment-20748" class="wp-caption-text">Chantal Stoman &#8211; L&rsquo;image culte</figcaption></figure></p>
<p style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em><span style="font-style: normal;">Avec la série de photographies intitulée « L’image culte », Chantal Stoman interroge la représentation visuelle des mystères de la foi, qui par définition, échappent au perceptible. </span></em><em><span style="font-style: normal;">C’est à Rome, ville vaticane et centre névralgique de la chrétienté que la photographe choisit d’observer la place de l’image religieuse dans le quotidien des croyants<span style="color: #000000;">. </span></span></em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><figure id="attachment_20746" aria-describedby="caption-attachment-20746" style="width: 494px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2014/11/chantal-stoman-de-la-srie-limage-culte-rome-2013-2014-chantal-stoman1-tt-width-836-height-550-fill-1-bgcolor-000000.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-20746 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2014/11/chantal-stoman-de-la-srie-limage-culte-rome-2013-2014-chantal-stoman1-tt-width-836-height-550-fill-1-bgcolor-000000-494x325.jpg" alt="chantal-stoman-de-la-srie-limage-culte-rome-2013-2014-chantal-stoman1-tt-width-836-height-550-fill-1-bgcolor-000000" width="494" height="325" /></a><figcaption id="caption-attachment-20746" class="wp-caption-text">Chantal Stoman &#8211; L&rsquo;image culte</figcaption></figure></p>
<p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt;"><em><span style="color: #1d1e1c; font-style: normal;"> </span></em></p>
<h2 style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt;"><strong><span style="color: #000000;">Un défi artistique et culturel</span></strong></h2>
<p style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em><span style="font-style: normal;">Une gageure pour cette jeune femme issue de confession hébraïque, une foi fondée sur le texte principalement : c’est donc à la fois un défi artistique, un questionnement culturel et une observation sociologique qui motivent cette démarche. Dans cette cité exceptionnelle, chargée du poids et de la beauté des siècles, toute vénération divine est artistique, mobilisant l’architecture, la sculpture, la peinture pour inspirer les plus grands depuis Michel Ange jusqu’au Caravage. </span></em></span><span style="color: #000000;"><em><span style="font-style: normal;">Cependant, Chantal Stoman se détourne des chefs-d&rsquo;œuvre reconnus pour traquer autodafés, objets pieux et ex voto jusque dans l’intimité des foyers.</span></em></span></p>
<p><figure id="attachment_20747" aria-describedby="caption-attachment-20747" style="width: 494px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2014/11/chantal-stoman-de-la-srie-limage-culte-rome-2013-2014-tt-width-836-height-550-fill-1-bgcolor-000000.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-20747 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2014/11/chantal-stoman-de-la-srie-limage-culte-rome-2013-2014-tt-width-836-height-550-fill-1-bgcolor-000000-494x325.jpg" alt="chantal-stoman-de-la-srie-limage-culte-rome-2013-2014-tt-width-836-height-550-fill-1-bgcolor-000000" width="494" height="325" /></a><figcaption id="caption-attachment-20747" class="wp-caption-text">Chantal Stoman &#8211; L&rsquo;image culte</figcaption></figure></p>
<h2><span style="color: #000000;"><strong><em><span style="font-style: normal;">Protections tutélaires</span></em></strong></span></h2>
<p style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em><span style="font-style: normal;"><span style="font-style: normal;">Si elle explore les murs des cuisines, les balcons, elle regarde aussi la peau même des plus fervents, encrant leur conviction dans leur épiderme. </span><span style="font-style: normal;">Reproductions, images cheap, en grands ou petits formats, on demeure étonné et touché de ces appropriations. C</span>e désir d’incorporer le mystique au quotidien frappe l&rsquo;esprit et l&rsquo;imaginaire, comme si Jésus, la sainte famille et les apôtres faisaient partie du cercle familial, protections tutélaires, idoles étranges et familières qui veillent sur les êtres avec bienveillance. Ténues, les couleurs adoucissent le propos, le bordent de nuances sépia rassurantes comme un sourire attendri.</span></em></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="margin: 0cm; margin-bottom: .0001pt;"><span style="color: #000000;"><em><b><span style="font-style: normal;">Et plus si affinités</span></b></em></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour en savoir plus, consultez <a href="http://www.chantalstoman.com" target="_blank" rel="noopener">le site de Chantal Stoman</a>.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>La Course à l’abîme : Caravage … intus et in cute</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/roman-la-course-a-labime-caravage-fernandez/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jul 2021 11:22:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Caravage &#8230; mystérieux, fascinant, authentique et sophistiqué à la fois : la tête folle du maniérisme a représenté saints et martyres sous les traits de prostituées, de voyous et de miséreux romains, plongeant son pinceau dans la vérité crue des quartiers populaires de la ville vaticane. Nous sommes au XVIIeme siècle, au cœur de la Papauté, pourtant une  forte odeur de souffre se dégage de ce parcours incertain auréolé des...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/caravage.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-22281" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/caravage.jpg" alt="caravage" width="223" height="369" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/caravage.jpg 223w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/04/caravage-174x288.jpg 174w" sizes="auto, (max-width: 223px) 100vw, 223px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Caravage &#8230; mystérieux, fascinant, authentique et sophistiqué à la fois : la tête folle du <a href="https://www.theartchemists.com/?s=mani%C3%A9risme&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">maniérisme</a> a représenté saints et martyres sous les traits de prostituées, de voyous et de miséreux romains, plongeant son pinceau dans la vérité crue des quartiers populaires de la ville vaticane. Nous sommes au XVIIeme siècle, au cœur de la Papauté, pourtant une  forte odeur de souffre se dégage de ce parcours incertain auréolé des palmes de la rébellion. Cette révolte vécue comme source esthétique, nous en avions eu un aperçu percutant avec la pièce</span> <a href="https://www.theartchemists.com/theatre-moi-caravage-la-lumiere-qui-sculpte-lart-qui-derange/"><i>Moi Caravage</i></a>.</p>
<h2 align="justify"><strong>Le peintre le moins discipliné et le plus talentueux de son temps</strong></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Mais rien de mieux pour cerner cette fièvre que la somptueuse biographie romancée de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=dominique+fernandez&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Dominique Fernandez</a>, éditée en 2003 chez Grasset. <i>La Course à l&rsquo;abîme </i>retrace à la première personne la vie tumultueuse du peintre le moins discipliné et le plus talentueux de son temps. D&rsquo;une plume alerte et précieuse, sans jamais de redondance, toujours avec passion, Fernandez nous entraîne, par la voix de son personnage revenu d&rsquo;entre les morts, dans une Italie baroque dont il perçoit toutes les nuances, retrace toutes les ambiguïtés, les beautés.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/miroir-de-caravage-reflet-oeil-de-manieriste/" rel="bookmark">Dans le Miroir de Caravage : reflet dans un oeil de maniériste …</a></strong></p>
<h2 align="justify">Aimanté par l&rsquo;autodestruction</h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C&rsquo;est bonheur intense que de parcourir ces phrases ciselées, composées et équilibrées comme <a href="https://www.theartchemists.com/?s=caravage&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Caravage</a> le faisait de ses tableaux. De souvenirs en confidences, nous pénétrons les cloaques romains où pullule la misère et la vie. S&rsquo;y oppose la richesse orgueilleuse des princes de l’Église, qui scrutent avec admiration et sévérité les œuvres ô combien sensuelles du peintre. Homosexuel, mauvais garçon, bretteur redoutable, Caravage, comme aimanté par l&rsquo;autodestruction, prend un malin plaisir à fusiller toute chance de reconnaissance qui en ferait un courtisan servile et vidé de son art.</span></p>
<h2 align="justify">A chaque étape de cette existence une œuvre phare</h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Rebelle donc, libertaire, orgiaque et dionysien, … Le récit captivant de Fernandez place à chaque étape de cette existence une œuvre phare, dont le narrateur explicite la magie. On ne peut s&#8217;empêche d&rsquo;ouvrir une monographie pour observer les tableaux ainsi décrits, les évaluer, les scruter, les sentir. Il conviendrait presque d&#8217;emmener l&rsquo;ouvrage dans une exposition pour en lire des passages choisis à voix haute, pour faire le lien entre le récit et l&rsquo;image. Car c&rsquo;est l&rsquo;essence même de cette époque qui respire à chaque paragraphe.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour acheter le roman <i>La Course à l&rsquo;abîme, </i>cliquez sur la photographie.</span></p>
<p><a href="https://www.amazon.fr/Course-%C3%A0-lab%C3%AEme-Dominique-Fernandez/dp/2253112755?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&amp;dchild=1&amp;keywords=la+course+%C3%A0+l%27abime&amp;qid=1626878872&amp;sr=8-1&amp;linkCode=li2&amp;tag=tatadedel-21&amp;linkId=dda0c2235418f11d6a439632544c99e1&amp;language=fr_FR&amp;ref_=as_li_ss_il" target="_blank" rel="noopener"><img decoding="async" src="//ws-eu.amazon-adsystem.com/widgets/q?_encoding=UTF8&amp;ASIN=2253112755&amp;Format=_SL160_&amp;ID=AsinImage&amp;MarketPlace=FR&amp;ServiceVersion=20070822&amp;WS=1&amp;tag=tatadedel-21&amp;language=fr_FR" border="0" /></a><img loading="lazy" decoding="async" style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="https://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=tatadedel-21&amp;language=fr_FR&amp;l=li2&amp;o=8&amp;a=2253112755" alt="" width="1" height="1" border="0" /></p>
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