﻿<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Marivaux</title>
	<atom:link href="https://www.theartchemists.com/search/Marivaux/feed/rss2/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.theartchemists.com/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Mon, 28 Apr 2025 15:27:44 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.1</generator>
	<item>
		<title>Sans filtre : quand les riches gerbent leur pouvoir</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/sans-filtre-film/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Apr 2025 17:44:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37981</guid>

					<description><![CDATA[<p>La croisière s’amuse&#8230; jusqu’à ce qu’elle vomisse ses passagers sur une île et leur statut social avec. Vous avez kiffé le cynisme ciselé et les sourires de requins de The White Lotus ? Dites-vous que ce n’est rien comparé à la cruauté sociale du fielleux mais très juste Sans filtre (Triangle of Sadness, 2022). Avec ce brûlot, Ruben Östlund, le sniper suédois palmé deux fois à Cannes, nous livre une satire...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/sans-filtre-film/">Sans filtre : quand les riches gerbent leur pouvoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Sans-filtre.jpg" alt="" class="wp-image-37982" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Sans-filtre.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Sans-filtre-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Sans-filtre-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>La croisière s’amuse&#8230; jusqu’à ce qu’elle vomisse ses passagers sur une île et leur statut social avec. Vous avez kiffé le cynisme ciselé et les sourires de requins de <em><a href="https://www.theartchemists.com/the-white-lotus/">The White Lotus</a> ? </em>Dites-vous que ce n’est rien comparé à la cruauté sociale du fielleux mais très juste <em>Sans filtre</em> (<em>Triangle of Sadness</em>, 2022). Avec ce brûlot, <a href="https://www.instagram.com/ruben_ostlund/?hl=fr">Ruben Östlund</a>, le sniper suédois palmé deux fois à Cannes, nous livre une satire XXL du monde contemporain, où les riches sont ridiculisés, les mannequins vidés de sens, la hiérarchie sociale renversée façon <em>Battle Royale en Prada</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="SANS FILTRE - bande-annonce officielle" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/gaOdbOdWCVA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Croisière pour naufragés du capitalisme</h2>



<p>Le film se découpe en trois actes : trois univers, trois ambiances, trois manières de démonter les illusions.</p>



<p>Acte I : zoom sur l’univers de la mode et du mannequinat. Le couple Carl et Yaya, deux purs produits instagrammables, beaux comme des dieux, vides de sens, seulement motivés par le fric et la célébrité. Chacun vend son image pour du cash et se débat dans des rapports de genre pour le moins flous.</p>



<p>Acte II&nbsp;: nos deux tourtereaux sont invités sur un yacht superbe pour une croisière de luxe où ils côtoient une galerie de bourgeois grotesques (des marchands d’armes, des influenceuses botoxées, un capitaine marxiste qui cite Lénine en picolant au whisky, Woody Harrelson, hilarant). Une tempête monumentale va bien évidemment coller le dawa dans ce tableau paradisiaque jusqu’à la nausée et pire encore (estomacs fragiles, s’abstenir).</p>



<p>Acte III : le naufrage et la survie. Le yacht n’a survécu ni à la tempête, ni à une attaque de pirates. Une poignée de rescapés, dont nos deux tourtereaux Insta, trouve refuge sur une île perdue. Et vu que personne n’est capable de se débrouiller dans cet univers pour le moins hostile, c’est Abigail, modeste employée de ménage du yacht qui prend les commandes, vu qu’elle est la seule à savoir gérer le quotidien. D’où une complète refonte des rapports de force en mode retour à l’âge de pierre.</p>



<p>Je passe sur la conclusion sanglante de cette fable, qui en dit long sur la bêtise de nos élites et la constante du règne du plus fort.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Radeau de la Méduse 5.0</h2>



<p>La séquence du dîner sur le yacht est déjà culte. Ça tangue, ça gicle, ça gerbe par tous les pores de la décadence. Östlund n’a aucune pitié, ni pour ses personnages, ni pour nous. Il transforme la comédie sociale en film catastrophe, et le grotesque en arme politique. Monty Python, sors de ce corps ! La satire devient viscérale, littéralement, et c’est cette radicalité qui fait mouche. On oublie les palaces feutrés de <em>The White Lotus </em>; là, c’est le radeau de la Méduse 5.0, carrément ! Une sorte d’île aux esclaves boostée par un Marivaux sous acide.</p>



<p>Par la force des éléments déchaînés, les dominants deviennent dépendants. Sur cette plage perdue, les rôles s’inversent. Les riches deviennent inutiles, incapables, ridicules. Les employés prennent le dessus. Eh oui, braves gens ! Le capitalisme n’a plus cours quand le seul vrai capital, c’est de savoir allumer un feu. Abigail devient cheffe de meute. Carl devient gigolo. Yaya mange ce qu’on lui donne, en silence. L’ordre social s’effondre, et c’est franchement jouissif d’autant qu’Östlund pousse la logique jusqu’au bout : il ne sauve personne, il ne juge pas frontalement, il montre, il dissèque, et il laisse l’absurde faire le sale boulot.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Palme d’or au vitriol</h2>



<p>Avec <em>Sans filtre</em>, le réalisateur suédois confirme qu’il est un chirurgien du malaise social, un expert du plan fixe qui met mal à l’aise, un entomologiste qui filme les riches comme on observe des cafards en train de se noyer dans le champagne. Après <em>The Square</em>, qui démolissait le monde de l’art contemporain, il s’attaque au culte du luxe, de la beauté, de l’apparence, et à tout ce que notre époque vend comme réussite. Le titre original <em>Triangle of Sadness</em> fait référence à ce petit pli entre les sourcils qu’on botoxe pour effacer le stress – tout un programme.</p>



<p>C’est là que les deux œuvres se répondent. <em>The White Lotus</em>, c’est la critique fine et ironique des privilèges dans un décor de rêve ; <em>Sans filtre</em>, c’est le même décor pulvérisé, réduit à l’état de jungle. Le propos est plus violent, plus cru, mais tout aussi percutant. L’un murmure des vérités à l’oreille du spectateur ; l’autre hurle en le secouant par les épaules. Les deux séries/films partagent un constat : les puissants, quand on les prive de leurs codes et de leur confort, deviennent des enfants perdus, grotesques et pathétiques.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-9895e438a34dd7addee079a78f6f1fc6" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p>À lire également</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-dupont-lajoie/">Dupont Lajoie : un réquisitoire féroce contre le racisme</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-bienvenue-gite/">Bienvenue au gîte : le Sud, ça se mérite !</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-restons-groupes-amerique/">Restons groupés : « L’Amérique, je veux l’avoir et je l’aurai ! »</a></li>
</ul>
</div></div>



<p><em>Sans filtre</em> est un film qui gratte très fort là où ça fait mal, qui ne cherche jamais à plaire, et qui ose encore croire que le cinéma peut être un espace de perturbation. Si vous cherchez une jolie histoire pour vous évader, passez votre chemin. Si vous voulez voir la société démaquillée au couteau de cuisine, bienvenue à bord.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-primary" style="font-style:normal;font-weight:700"><a class="wp-block-button__link has-white-color has-vivid-cyan-blue-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-element-button" href="https://www.theartchemists.com/boutique/">RDV sur notre e-shop !</a></div>
</div>
</div>
</div></div>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/sans-filtre-film/">Sans filtre : quand les riches gerbent leur pouvoir</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le théâtre à la table : saveur du texte dramatique, goût de la mise en voix</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/theatre-table/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 May 2024 16:18:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37080</guid>

					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est une des belles choses que nous a laissées la pandémie : conçu en 2020 pour compenser la fermeture des théâtres de France et de Navarre, Le théâtre à la table continue d&#8217;éditer avec une régularité de métronome ses vidéos sur le compte Youtube de la Comédie-Française qui en est l&#8217;initiatrice. preuve que malgré son grand âge, la maison de Molière sait rester dans le vent, s&#8217;emparant de l&#8217;outil numérique...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/theatre-table/">Le théâtre à la table : saveur du texte dramatique, goût de la mise en voix</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-theatre-a-la-table.jpg" alt="" class="wp-image-37081" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-theatre-a-la-table.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-theatre-a-la-table-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-theatre-a-la-table-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>C&rsquo;est une des belles choses que nous a laissées la pandémie : conçu en 2020 pour compenser la fermeture des théâtres de France et de Navarre, <a href="https://www.youtube.com/playlist?list=PLT726svQj4wm9Lk6NuEFaXsYncpQKt5wM" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le théâtre à la table</a> continue d&rsquo;éditer avec une régularité de métronome ses vidéos sur le <a href="https://www.youtube.com/@LaComedieFrancaise" target="_blank" rel="noreferrer noopener">compte Youtube</a> de la Comédie-Française qui en est l&rsquo;initiatrice. preuve que malgré son grand âge, la maison de Molière sait rester dans le vent, s&#8217;emparant de l&rsquo;outil numérique avec grâce et sans brader sa créativité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Minimalisme et ferveur</h2>



<p>Le théâtre à table donc : soit cinq jours de préparation pour orchestrer la mise en voix d&rsquo;un grand texte du répertoire dramatique par certains acteurs de la Comédie-Française. Initiée en pleine pandémie pour continuer à charmer son audience privée de représentations et faire culturellement front face à l&rsquo;adversité, cette formule avait aussi pour but de faire découvrir l&rsquo;écriture dramaturgique au commun des mortels via le prisme du Net.</p>



<p>Pas de décors, pas de costumes, pas de maquillage ni de perruques. Une table, des sièges, des textes, des surligneurs, des caméras. Minimalisme. Epure. Et des acteurs au quotidien que nous voyons s&#8217;emparer de l&rsquo;intrigue, des répliques, lisant chaque ligne avec une profondeur incroyable, une ferveur d&rsquo;autant plus perceptible que les gros plans sont légion durant ces captations d&rsquo;une très grande qualité. Aucune mise en scène donc, juste la parole écrite d&rsquo;un auteur, lue, scandée par un comédien qui se glisse dans son personnage avec une aisance qui ne doit pas gommer la difficulté du défi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Processus alchimique</h2>



<p><em>Les Fausses confidences</em> de Marivaux, <em>Gargantua</em> de Rabelais, <em>Tartuffe</em> de Molière, <em>La Mouette</em> de Tchekhov, <em>Le Soulier de satin</em> de Claudel, les oeuvres s&rsquo;enchaînent , mettant en évidence la jubilation d&rsquo;interprètes chevronnés qui s&rsquo;amusent ensemble, quitte à jongler avec des émotions d&rsquo;une rare puissance. On se souviendra longtemps de l&rsquo;accès de rage qui saisit Arnolphe/Thierry Ancisse face à une Agnès/Adeline d&rsquo;Hermy aussi frêle qu&rsquo;impassible, plus Antigone qu&rsquo;Agnès du reste dans sa tranquille détermination. Et que dire de l&rsquo;éclat qui illumine les yeux de Danielle Lebrun tandis qu&rsquo;elle scrute <a href="/?s=laurent+lafitte">Laurent Lafitte</a> prononçant les répliques de Louis dans <em>Juste la fin du monde</em> de Lagarce ?</p>



<p>Faire jaillir la beauté du texte, laisser le champ libre au verbe est savoureux : c&rsquo;est la première étincelle de l&rsquo;acte théâtral que nous découvrons ici, un processus alchimique qui repose sur une complicité, un partage, une émulation qu&rsquo;on ne peut saisir une fois le spectacle sur scène. Le Théâtre à table nous donne l&rsquo;occasion rarissime d&rsquo;observer la magie de cette possession qui saisit chaque comédien quand il s&rsquo;ouvre initialement à son rôle. la chose est d&rsquo;autant plus touchante qu&rsquo;elle se révèle à tous comme un partage, une émancipation intellectuelle.</p>



<p><strong>Et plus si affinités</strong></p>



<p>Pour découvrir les différentes éditions du Théâtre à table, consultez la <a href="https://www.youtube.com/@LaComedieFrancaise" target="_blank" rel="noreferrer noopener">chaîne Youtube</a> de la Comédie-Française.</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/theatre-table/">Le théâtre à la table : saveur du texte dramatique, goût de la mise en voix</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Elèves et étudiants : pourquoi “voir” une pièce de théâtre analysée en cours peut vous aider ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/pourquoi-voir-theatre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Sep 2022 14:05:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=35036</guid>

					<description><![CDATA[<p>Oyez, oyez, chers élèves, collégiens, lycéens, étudiants de France et de Navarre : avec la reprise des cours de français et de littérature, vous allez être bons pour l’inévitable analyse du texte théâtral. Acte, scène, didascalie, monologue, soliloque, théâtre classique, théorie des unités, drame romantique, tragédie moderne, Molière, Racine, Marivaux, Hugo, Anouilh et j’en passe. Et là, j’en vois certains qui blêmissent déjà, en évoquant ces longues et chiantissimes heures...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/pourquoi-voir-theatre/">Elèves et étudiants : pourquoi “voir” une pièce de théâtre analysée en cours peut vous aider ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/122.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/122.jpg" alt="regarder une pièce de théâtre" class="wp-image-35038" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/122.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/122-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/122-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><span style="color: #000000;">Oyez, oyez, chers élèves, collégiens, lycéens, étudiants de France et de Navarre : avec la reprise des cours de français et de littérature,<strong> vous allez être bons pour l’inévitable analyse du texte théâtral</strong>. Acte, scène, didascalie, monologue, soliloque, théâtre classique, théorie des unités, drame romantique, tragédie moderne, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Moli%C3%A8re" target="_blank" rel="noopener">Molière</a>, Racine, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Marivaux" target="_blank" rel="noopener">Marivaux</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Hugo" target="_blank" rel="noopener">Hugo</a>, Anouilh et j’en passe. Et là, j’en vois certains qui blêmissent déjà, en évoquant ces longues et chiantissimes heures passées à sommeiller sur son cahier, tandis que la.le prof s’évertue à vous transmettre l’amour de notre patrimoine dramaturgique dans un langage complètement incompréhensible, et avec en bout de course le spectre de l’épreuve du bac.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">De quoi vous dégouter à jamais (ah et puis se montrer curieux, c&rsquo;est nul), ce qui est bien dommage et risque en plus de vous valoir une note bien pourrie le jour de l’oral. <strong>Heureusement, il y a une astuce : regardez la pièce. Regardez-la, jouée sur une scène. Vous avez tout à y gagner.</strong> Explications.</span></p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/Devenez-un-pro-du-design-en-quel.png"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/Devenez-un-pro-du-design-en-quel.png" alt="Hernani acte I scène 1 - importance des didascalies" class="wp-image-35039" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/Devenez-un-pro-du-design-en-quel.png 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/Devenez-un-pro-du-design-en-quel-288x230.png 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/Devenez-un-pro-du-design-en-quel-494x395.png 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>Des textes écrits pour être joués</b></span></h2>



<p><span style="color: #000000;">Rappelons tout d’abord, mes petits choux, que <strong>les textes de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=th%C3%A9%C3%A2tre" target="_blank" rel="noopener">théâtre</a> que vous étudiez sont écrits initialement pour être joués</strong> sous forme de <a href="https://www.theartchemists.com/cat/spectacle/" target="_blank" rel="noopener">spectacle</a> (à moins de tomber sur des pièces issues du “théâtre dans un fauteuil”, mouvement cher à Musset et Mérimée, mais c&rsquo;est une autre histoire) ; ces intrigues, ces répliques sont pensées, composées pour être interprétées par des acteurs devant un public, sur scène, avec des décors, des costumes, de la musique, des lumières. </span></p>



<p><span style="color: #000000;">Bref, ils sont conçus pour prendre vie.&nbsp;</span><span style="color: #000000;">Parfois même,<strong> l’auteur est présent durant les répétitions pour adapter ses répliques, quand il n’est pas carrément l’interprète</strong> (dixit Molière, Giraudoux&#8230; entre autres). En résumé, les auteurs dramatiques façonnent leurs intrigues dans cet esprit, pour cette finalité qu’est la représentation. On ne peut donc pas mesurer la portée d’un texte de théâtre si on ne le voit pas prendre corps sur un plateau.</span></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Samuel Beckett, Fin de partie, la scène du morpion" width="640" height="480" src="https://www.youtube.com/embed/L3802FoPQXs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>Voir pour comprendre&nbsp;</b></span></h2>



<p><span style="color: #000000;">Voir une pièce représentée sur scène, c’est s’offrir l’opportunité de <strong>saisir le sens de textes parfois incompréhensibles sur le papier ; </strong>et ça ira toujours plus vite que de parcourir la version écrite, que vous allez tenter de déchiffrer plusieurs fois de suite sans rien piger, ça va vous énerver, vous allez avoir le sentiment d’être nul, en plus, moins vous comprenez, moins ça vous intéresse… Mais, si vous regardez la pièce, vous allez vivre un truc assez incroyable : comprendre ce qui se passe, ressentir une vibration, une intensité, un regard, une voix, un ensemble… </span></p>



<p><span style="color: #000000;">Et vous allez <strong>mémoriser l’intrigue, des passages, des répliques</strong>, tout en prenant conscience du rythme de la pièce. C’est une chose de lire <em>Fin de partie</em> de Beckett, mais voir ce texte typique du théâtre de l&rsquo;absurde se déployer sur scène, c’est une autre affaire : le caractère ténébreux et très lourd de cette non-histoire va vous saisir, vous mettre mal à l’aise, un peu comme un film d’horreur, un thriller.</span></p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/142.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/142.jpg" alt="Richard III par Laurence Olivier et par Richard Loncraine" class="wp-image-35040" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/142.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/142-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/142-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></figure>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>Mise en scène et mise en magie</b></span></h2>



<p><span style="color: #000000;">Comme je l’expliquais précédemment, le texte de théâtre est conçu pour être joué. <strong>L’acteur se laisse posséder par son rôle, il devient le personnage qu’il incarne</strong>, sous la direction d’un metteur en scène qui lui explique ce qu’il veut obtenir. Et cela nous vaut des moments inoubliables : les intonations caractéristiques de Louis Jouvet, le regard perçant de Jean Piat, le rire fou de Micheline Boudet, l’ironie mordante de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Pierre+Arditi" target="_blank" rel="noopener">Pierre Arditi</a>… Ajoutons-y le travail de mise en scène. Je ne reviendrai pas sur l’histoire de la discipline, Stanislavski, le naturalisme russe, le Cartel… Disons que la mise en scène, c’est <strong>la vision qu’a un metteur en scène d’une œuvre théâtrale.&nbsp;</strong></span><span style="color: #000000;">Cette mise en scène, c’est un peu comme une mise en magie. <strong>Costumes, décors, musique, éclairage, gestes, voix, attitudes… l’ensemble se mêle pour raconter une histoire</strong>. Et cette histoire prendra une allure différente selon celui qui l’orchestre. </span></p>



<p><span style="color: #000000;">Ainsi <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Richard+III" target="_blank" rel="noopener"><i>Richard III</i></a> de Shakespeare : Laurence Olivier le situe au Moyen-Age, Richard Loncraine le replace pendant la Seconde Guerre Mondiale. L’impact diffère, mais ces deux approches sont aussi captivantes que riches d’enseignements sur les possibilités du texte, son universalité. </span><span style="color: #000000;">Et cela vaut alors le coup de regarder plusieurs mises en scène, de les comparer pour <strong>mesurer la divergence des points de vue d’un metteur en scène à un autre</strong>. Et faciliter le phénomène de compréhension et d’analyse ; eh oui, l’idée est aussi de <strong>renforcer votre regard critique, votre faculté de jugement</strong>, : pourquoi vous avez préféré telle version ? Qu’est-ce qui vous touche ? Vous surprend ? Ce n&rsquo;est vraiment pas un luxe à l&rsquo;heure où fake news, post-vérités et nudge marketing pullulent.</span></p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/pexels-cottonbro-68963141.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/pexels-cottonbro-68963141.jpg" alt="théâtre répétitions" class="wp-image-35042" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/pexels-cottonbro-68963141.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/pexels-cottonbro-68963141-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/pexels-cottonbro-68963141-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></figure>



<p></p>



<p><span style="color: #000000;"><b>Récapitulons ; voir une pièce, c’est l’opportunité de :</b></span></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><span style="color: #000000;">mieux comprendre le texte</span></li>



<li><span style="color: #000000;">favoriser sa mémorisation</span></li>



<li><span style="color: #000000;">en saisir les enjeux</span></li>



<li><span style="color: #000000;">confronter les points de vue</span></li>
</ul>



<p><span style="color: #000000;">… et avoir quelque chose à raconter pendant les cours et le jour de l’examen ; une manière de montrer aux profs et aux examinateurs qu’on s’est intéressé au sujet, qu’on l’a compris, qu’on a développé un regard critique.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">Et puis surtout, c’est un pas essentiel ; <strong>regarder des pièces de théâtre, c’est se forger une culture personnelle, tout en travaillant sa mémoire, son argumentation</strong>. C&rsquo;est un moyen de faire péter le plafond de verre, d&rsquo;investir dans un patrimoine culturel collectif qui n&rsquo;est pas la chasse gardée d&rsquo;une élite. Bref que du bénéfice… et beaucoup de plaisir !</span></p>



<p><span style="color: #000000;">P.S. : cela vaut pour les élèves, les étudiants&#8230; et tous les autres.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">P.S.2 : ok, aller voir des pièces, c&rsquo;est bien, mais ça coûte cher ? Comment on fait ? Réponse très bientôt.</span></p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-primary" style="font-style:normal;font-weight:700"><a class="wp-block-button__link has-white-color has-vivid-cyan-blue-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-element-button" href="https://www.theartchemists.com/boutique/">RDV sur notre e-shop !</a></div>
</div>
</div>
</div></div>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/pourquoi-voir-theatre/">Elèves et étudiants : pourquoi “voir” une pièce de théâtre analysée en cours peut vous aider ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les Fausses Confidences : quand Didier Bezace décline Marivaux entre délicate sobriété et vivacité moderniste</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/theatre-fausses-confidences-didier-bezace-marivaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Jul 2022 07:00:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=22834</guid>

					<description><![CDATA[<p>Écrite en 1737, la pièce Les Fausses Confidences mit du temps à entrer au répertoire ; mais une fois introduite au Panthéon de la dramaturgie française, la comédie de Marivaux y occupa une place de choix. Il faut dire qu&#8217;en l&#8217;état, elle synthétise tous les paramètres qui font de leur auteur l&#8217;initiateur d&#8217;un genre nouveau, la comédie de mœurs, scrutatrice des âmes et gentiment moqueuse, observatrice d&#8217;une société en pleine...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/theatre-fausses-confidences-didier-bezace-marivaux/">Les Fausses Confidences : quand Didier Bezace décline Marivaux entre délicate sobriété et vivacité moderniste</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-les-fausses-confidences-dideir-bezace.jpg" alt="" class="wp-image-37101" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-les-fausses-confidences-dideir-bezace.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-les-fausses-confidences-dideir-bezace-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-les-fausses-confidences-dideir-bezace-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><span style="color: #000000;">Écrite en 1737, la pièce <a href="https://www.theartchemists.com/boutique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><i>Les Fausses Confidences</i></a> mit du temps à entrer au répertoire ; mais une fois introduite au Panthéon de la dramaturgie française, la comédie de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=marivaux" target="_blank" rel="noopener">Marivaux</a> y occupa une place de choix. Il faut dire qu&rsquo;en l&rsquo;état, elle synthétise tous les paramètres qui font de leur auteur l&rsquo;initiateur d&rsquo;un genre nouveau, la comédie de mœurs, scrutatrice des âmes et gentiment moqueuse, observatrice d&rsquo;une société en pleine mutation, dont certains comportements encore discrets annoncent le séisme de la Révolution. Et la mise en scène qu&rsquo;en a fait Didier Bezace le met particulièrement en évidence.</span></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Les Fausses confidences l&#039;exposition" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/2_NsLJF5rIQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><span style="color: #000000;">Une écriture de la vie et de l&rsquo;amour</span></strong></h2>



<p><span style="color: #000000;">Une écriture de la vie, dans ce qu&rsquo;elle a de plus commun, puisqu&rsquo;elle nous parle d&rsquo;amour. Ah ce fripon, ce diable d’Éros, qui prend un malin plaisir à torturer les cœurs, aveugler le regard, tourmenter les esprits, faire perdre le contrôle de soi, bouleverse les existences. Chez Marivaux, pas d&rsquo;angelot joufflu aux fesses roses et aux ailes de pigeon. Cet amoureux de théâtre évacue l&rsquo;aveugle archer pour lui substituer l&rsquo;homme, seul artisan de ses attirances. L&rsquo;homme… et la femme. Objectif de la manœuvre : placer l&rsquo;un en face de l&rsquo;autre, dans un duel verbal tout en dentelles et en tisonnier, qui débouchera sur la défaite de l&rsquo;un, la victoire de l&rsquo;autre</span></p>



<p><span style="color: #000000;">Et vice versa, car à ce jeu pas de véritable gagnant. Tous les coups sont permis, du moment qu&rsquo;ils ne sont ni physiquement violents, ni grossiers ; c&rsquo;est donc par les mots, la manipulation et le mensonge que le piège amoureux s&rsquo;installe et se referme. Ces ruses sentimentales, Marivaux a passé sa carrière de dramaturge à en forger une multitude, toutes plus tordues les uns que les autres, pour les placer au centre de ses intrigues, comme l’œil d&rsquo;un cyclone, petit vent de séduction innocente qui se métamorphose en tornade socialement destructrice. La mécanique qui sous-tend l&rsquo;action des <i>Fausses Confidences </i>est à ce titre exemplaire, car d&rsquo;une complète ambiguïté.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><strong>Manipulations amoureuses et conséquences irréversibles</strong></span></h2>



<p><span style="color: #000000;">L&rsquo;enjeu est simple : Dorante, jeune homme de bonne famille, mais ruiné, est follement épris d&rsquo;Araminte, riche veuve indépendante et prude. Pauvre, il ne peut prétendre à épouser au-dessus de sa condition financière dans cette société du XVIIIᵉ siècle naissant, cloisonnée, respectueuse seulement des titres et des fortunes. Or Araminte, courtisée par un comte, a visiblement un bien meilleur parti à sa portée. Qu&rsquo;à cela ne tienne, Dubois, ancien valet de Dorante passé au service de la dame, va entrer dans la danse et paramétrer la stratégie psychologique qui va faire basculer le cœur de la belle. En une journée (ah les chères unités de temps et d&rsquo;espace jouent ici un rôle d&rsquo;activateur qui tourne un peu plus la tête), Dorante est introduit dans la place comme intendant, et Araminte engluée dans une véritable toile d&rsquo;araignée tissée de révélations et d&rsquo;épanchements à géométrie variable et contradictoire.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">« Dorante m&rsquo;aime ? Mon Dieu, je suis flattée… mais je ne veux pas que ça se sache, mon Dieu ma réputation. Mais s&rsquo;il m&rsquo;aime, pourquoi fait-il les yeux doux à ma servante Marton, qui le trouve à son goût du reste ? » « Araminte semble s&rsquo;intéresser à moi, mais pourquoi donc montre-t-elle alors favorable à ce projet de mariage avec le comte ? » En substance, c&rsquo;est un bon gros sac de nœuds psychique et émotionnel, où se lovent quelques vipères, et l&rsquo;ardent désir d&rsquo;y voir plus clair dans le cœur de chacun, en trompant l&rsquo;autre de façon souvent cruelle s&rsquo;il le faut, en s&rsquo;arrangeant pour que son secret éclate aux yeux de tous. Car étaler son amour devant témoins, c&rsquo;est ne plus pouvoir le nier, donc s&rsquo;exposer à en subir les conséquences irréversibles, refus… ou mariage.</span></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="fausse confidence 1" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/vVbMjVA_LHc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><strong>Des confidences fausses&#8230; mais vraies</strong></span></h2>



<p><span style="color: #000000;">Héritage superflu de la préciosité dans ce qu&rsquo;elle a de plus gnangnan? Marivaudage inutile de nantis s&rsquo;ennuyant dans leurs ors et leurs velours ? Les choses sont plus compliquées bien sûr, et Marivaux nous en fait prendre conscience avec discrétion, tact et justesse. Dorante, s&rsquo;il eut été plus aisé, aurait fait un époux tout à fait honorable, son oncle le rappelle vertement à la mère d&rsquo;Araminte, la très ombrageuse Mme Argante qui en pince pour le titre et les terres du Comte ; c&rsquo;est qu&rsquo;au temps de Louis XV, on épouse pour s&rsquo;enrichir, pour améliorer son rang, pour s&rsquo;élever dans la société. L&rsquo;amour n&rsquo;a pas de place là-dedans, surtout pas, il ne manquerait plus que femmes et maris s&rsquo;aiment, mais quelle folie !</span></p>



<p><span style="color: #000000;">Moderne, Marivaux se charge de l&rsquo;y faire entrer, par la petite porte, mais pour y tout chambouler. Un portrait, une lettre, un deuxième portrait, un autre lettre, les preuves s&rsquo;accumulent de l&rsquo;attachement mutuel des tourtereaux qui finiront dans les bras l&rsquo;un de l&rsquo;autre, et basta cosi ! Tant pis pour la mère et l&rsquo;oncle, quant à Dubois, c&rsquo;est satisfait qu&rsquo;il regarde tomber le rideau de fin sur cette intrigue dont il a si savamment tiré les ficelles. Pas de simples confidences, murmurées, tracées à la va vite sur le papier. Toutes transies de déclarations contenues. Toutes fausses. mais finalement très vraies.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><strong>Une mise en scène entre tradition et modernité</strong></span></h2>



<p><span style="color: #000000;">C&rsquo;est ici que la mise en scène élaborée par l&rsquo;acteur Dider Bezace pour le théâtre de la Commune d&rsquo;Aubervilliers s&rsquo;inscrit comme une référence, un équilibre parfait entre tradition et modernité. Tradition dans les décors et les costumes qui nous emmènent au temps de Watteau, sans pour autant alourdir l&rsquo;action et l&rsquo;atmosphère. Légers, discrets, deux pans de murs séparent les salons d&rsquo;Araminte de son jardin, permettant en un tour de main de suivre les personnages dans leurs rencontres intimes, dans leurs confrontations devant témoins. Quelques meubles, un bureau élégant, quelques chaises soulignent le luxe de cette demeure, sans étouffer l&rsquo;importance des accessoires, missives ou tableaux qui vont faire rebondir la progressive révélation des sentiments de Dorante, et le questionnement sur sa démarche qui pourrait aussi être très intéressée.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">Ainsi dépouillé, le plateau laisse place libre aux acteurs, et à leur jeu. Une interprétation détachée, d&rsquo;une grande rigueur, drôle et racée en même temps, d&rsquo;une émotion à fleur de peau. Pierre Arditi excelle en Dubois, prêtant sa légendaire ironie au valet, amenant par ses tonalités souvent désabusées à nous interroger sur ses véritables motivations. Anouk Grimberg nuance son Araminte de sa voix d&rsquo;enfant aux inflexions multiples, rêveuse, colérique, amusée, séduite, conquise enfin. Marie Vialle, Isabelle Sadoyan, Alexandre Aubry, Christian Bouillette, Jean-Yves Chatelais et Robert Plagnol viennent compléter ce casting de grande qualité, où les expressions et les ressentis mettent en relief le génie et la vivacité d&rsquo;un auteur hors normes qui confronte comme personne les obligations de la raison et les tiraillements du cœur.</span></p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-16018d1d wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-primary" style="font-style:normal;font-weight:700"><a class="wp-block-button__link has-white-color has-vivid-cyan-blue-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-element-button" href="https://www.theartchemists.com/boutique/">RDV sur notre e-shop !</a></div>
</div>
</div>
</div></div>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/theatre-fausses-confidences-didier-bezace-marivaux/">Les Fausses Confidences : quand Didier Bezace décline Marivaux entre délicate sobriété et vivacité moderniste</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Albert Nobbs : une quête d&#8217;identité impossible ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-albert-nobbs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Dec 2021 10:26:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=4544</guid>

					<description><![CDATA[<p>Albert Noobs vit à Dublin dans un XIXeme en proie à une misère effroyable. Il est majordome dans un hôtel de la ville, dans lequel il officie depuis bientôt une trentaine d’années, économisant penny après penny pour pouvoir acheter un petit commerce de tabac, se mettre à son compte et prendre une épouse, besoin de reconnaissance sociale oblige. Petit détail, Albert Noobs est une femme. Voici en quelques lignes la trame du...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/film-albert-nobbs/">Albert Nobbs : une quête d&rsquo;identité impossible ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2012/02/20017218_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34472 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2012/02/20017218_opt.jpg" alt="affiche du film Albert Nobbs" width="450" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2012/02/20017218_opt.jpg 450w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2012/02/20017218_opt-216x288.jpg 216w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2012/02/20017218_opt-371x494.jpg 371w" sizes="auto, (max-width: 450px) 100vw, 450px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Albert Noobs vit à Dublin dans un XIXeme en proie à une misère effroyable. Il est majordome dans un hôtel de la ville, dans lequel il officie depuis bientôt une trentaine d’années, économisant penny après penny pour pouvoir acheter un petit commerce de tabac, se mettre à son compte et prendre une épouse, besoin de reconnaissance sociale oblige. Petit détail, Albert Noobs est une femme. </span><span style="color: #000000;">Voici en quelques lignes la trame du film de Rodrigo Garcia.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Albert Nobbs - Bande-annonce" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/8lJbNbTH5jY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2><span style="color: #000000;"><strong>Un véritable parcours du combattant</strong></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Avec à la clé un véritable parcours du combattant pour Glenn Close, l’interprète du héros. Un rôle qu’elle endosse en 1982 et qui l’a impactée au point qu’elle a bataillé 30 ans pour concrétiser le projet, produisant le film et passant à la scénarisation de la nouvelle de Georges Moore aux côtés de John Banville, journaliste irlandais et l’un des auteurs de langue anglaise les plus marquants actuellement. Le bébé sortira finalement le 22 février 2012 sur les écrans, pour interroger de façon magistrale la question des genres.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Pas facile d’aborder sujet aussi délicat sans glisser dans le mièvre ou le racoleur. Disons-le, le thème du travestissement féminin n’est pas aisé à traiter et il faut la plume aguerrie d’un Shakespeare ou d’un Marivaux pour en explorer les complexités. Bon point : le film de Garcia évite le graveleux pour nous proposer un croisement entre <em>Mary Reilly</em>, <em>From Hell</em>, <em>Les Grandes espérances</em>, <em>Maurice</em>, et <em>Yentl, s</em>ans pour autant arriver un moment à définir une stylistique propre.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="QEvonA2m6E"><p><a href="https://www.theartchemists.com/the-alienist-naturaliste-et-precieux/">The Alienist : naturaliste et précieux</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« The Alienist : naturaliste et précieux » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/the-alienist-naturaliste-et-precieux/embed/#?secret=9rKoeswc3A#?secret=QEvonA2m6E" data-secret="QEvonA2m6E" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2><span style="color: #000000;"><strong>Plusieurs thématiques mêlées</strong></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">De quoi au bout du compte parle-t-on ? D’un parcours de vie gâché ? De crise sociale ? D&rsquo;intolérance ? Le film mêle plusieurs thématiques sans en privilégier aucune :</span></p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">une période dramatique où l’Irlande crevait littéralement de faim dans des conditions de misère épouvantables (misère dont le film édulcore la réalité) auxquelles on échappait par la mort ou la fuite (vers l’Amérique) ;</span></li>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">le clash latent entre les classes sociales privilégiées puantes de vanité et d’aveuglement et une classe ouvrière chargée de haine dans un microcosme délimité par les murs de l&rsquo;hôtel où travaille Nobbs ;</span></li>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">le statut proprement révoltant des femmes, battues, violées, séduites, abandonnées, au même titre du reste que les vieillards et les enfants, soit tous les inutiles et les inexploitables ;</span></li>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">la condition homosexuelle, plus spécialement lesbienne, vécue dans le silence absolu, sans possibilité de revendication.</span></li>
</ul>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="KoooYJgbYv"><p><a href="https://www.theartchemists.com/film-golem-tueur-londres/">Golem, le tueur de Londres : tueur en série mythique, intrigue alambiquée et élégance britannique</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Golem, le tueur de Londres : tueur en série mythique, intrigue alambiquée et élégance britannique » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/film-golem-tueur-londres/embed/#?secret=Sv5ZqRVrWZ#?secret=KoooYJgbYv" data-secret="KoooYJgbYv" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2><span style="color: #000000;"><strong>Une intériorité blessée</strong></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Perdue au milieu de ce chaos, la quête frénétique d’identité de Nobbs s’étiole, alors qu’il aurait peut-être fallu creuser le pourquoi de cette existence ravagée. C’est justement cela l’essentiel : comment la société impacte la vie des individus. L’interprétation de Glenn Close, tout en retenue et en silence, impeccable, unanimement reconnue et récompensée, porte sur des points de fragilité comme l’intonation d’un « Yes, Sir », l’intensité d’un regard détourné (comment du reste ne pas évoquer l’interprétation de Gary Oldman dans <em>La Taupe</em>). Force est cependant de constater que la sublimation de cette intériorité blessée ne suit pas.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">À peine soulignée par des éclairages plus forts, une lumière plus poussée, des couleurs moins fades, la souffrance du héros est étouffée par le manque de relief des personnages secondaires, des clichés prévisibles : le jeune séducteur avide d’argent, la petite bonne écervelée en quête de plaisirs, le couple de lesbiennes bien dans leur peau (même si Janet Mc Teer est absolument géniale dans le rôle du peintre Hubert Page). La fin même du film est prévisible. Dommage car <em>Albert Nobbs</em> méritait mieux qu’une performance d’actrice et promettait plus qu’un film de genre. On image un brin de regret et de frustration ce qu&rsquo;un James Ivory aurait tiré de pareille histoire. </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/film-albert-nobbs/">Albert Nobbs : une quête d&rsquo;identité impossible ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>On ne badine pas avec l’amour : Musset du marivaudage au drame tout simplement</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/on-ne-badine-pas-avec-amour-musset/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Sep 2021 08:46:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=21385</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour ceux qui l’ignoreraient, la vie sentimentale d’Alfred de Musset ne fut pas un long fleuve tranquille, loin s’en faut. Passionnés et passionnels, ses romantiques élans pour la talentueuse George Sand ont laissé une trace profonde dans sa vie, leur séparation encore plus et c’est au retour de Venise, où la belle l’a trompé, qu’il décide d’écrire On ne badine pas avec l&#8217;amour, parfait exemple de « théâtre dans un...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/on-ne-badine-pas-avec-amour-musset/">On ne badine pas avec l’amour : Musset du marivaudage au drame tout simplement</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/on-ne-badine-pas-avec-lamour_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/on-ne-badine-pas-avec-lamour_opt.jpg" alt="pièce de théâtre on ne badine pas avec l'amour de Musset" class="wp-image-34239" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/on-ne-badine-pas-avec-lamour_opt.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/on-ne-badine-pas-avec-lamour_opt-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/on-ne-badine-pas-avec-lamour_opt-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></figure>



<p></p>



<p><span style="color: #000000;">Pour ceux qui l’ignoreraient, la vie sentimentale d’Alfred de Musset ne fut pas un long fleuve tranquille, loin s’en faut. Passionnés et passionnels, ses romantiques élans pour la talentueuse George Sand ont laissé une trace profonde dans sa vie, leur séparation encore plus et c’est au retour de Venise, où la belle l’a trompé, qu’il décide d’écrire <em>On ne badine pas avec l&rsquo;amour</em>, parfait exemple de « théâtre dans un fauteuil ».</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><strong>Un jeu pervers</strong></span></h2>



<p><span style="color: #000000;">Car sachez-le, cette pièce ne fut jouée sur scène que trois décennies après son édition en 1834. Longues tirades, répliques cocasses, complexité des sentiments, dialogues argumentés, … on oscille entre proverbe, poésie et roman tandis que la froide Camille et le beau Perdican s’affrontent, la première refusant obstinément d’épouser le second, ce qui fait le désespoir du baron qui comptait bien marier son fils à sa cousine.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">Le tout ferait un marivaudage des plus honnêtes si la pauvre Rosette, tendre paysanne et sœur de lait de Camille, ne faisait les frais de ce jeu pervers, au point d’y laisser la vie. C’est ce mélange très singulier entre les genres que Christophe Thiry met en exergue au travers de sa lecture, dirigeant les acteurs de L’Attrape Théâtre sur une scène nue où ils incarnent les personnages principaux, les figurants autant que les statues du jardin où se situe cette farce tragique.</span></p>



<p><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>&nbsp;&nbsp;<strong><a href="https://www.theartchemists.com/lorenzaccio-1976-zeffirelli-rencontre-musset-maison-de-moliere/" rel="bookmark">Lorenzaccio&nbsp;1976 : quand Zeffirelli rencontre Musset dans la maison de Molière …</a></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><strong>Caractères torturés</strong></span></h2>



<p><span style="color: #000000;">Inspirés de l’antiquité comme de notre période contemporaine, les costumes aux tonalités beiges rappellent que ce chassé croisé amoureux affligeant n’a pas d’âge. <a href="https://www.theartchemists.com/?s=shakespeare&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Shakespeare</a> le baroque, Racine le rigoureux, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Marivaux&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Marivaux</a> donc si faussement léger, les acteurs passent du cocasse au pathétique pour conter cette fable de l’amour frauduleux et lâche. Qui ici est le plus fautif ? On se le demande, tandis que les comédiens nuancent ces caractères torturés, de leur fraîcheur et de leur spontanéité.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">Soulignons l’exceptionnelle prestation de Pierre Marzin, qui apporte au Baron une épaisseur d’inconséquence égoïste et naïve, rattachant le personnage aux figures démesurées de Molière, aux héros infatués de Labiche. Une manière supplémentaire de souligner la richesse de l’écriture de Musset &#8230; et l&rsquo;occasion de savourer cette mise en scène d&rsquo;une rare qualité via <a href="https://www.theartchemists.com/?s=opsis+tv&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">la plateforme d&rsquo;Opsis TV</a> qui eut l&rsquo;opportunité de capter une représentation pour la restituer par la magie d&rsquo;internet.&nbsp;</span></p>



<p><strong>Et plus si affinités</strong></p>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<div class="wp-block-group has-background" style="background-color:#e2d8e3"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p class="has-black-color has-text-color">Vous désirez vous abonner à <a href="https://videos.opsistv.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Opsis TV</a> ?</p>



<p>Grâce à The ARTchemists, bénéficiez de <strong>50% de réduction</strong> Sur l&rsquo;abonnement Premium 1 an !</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Rendez-vous sur le site d&rsquo;OpsisTV à la page <a rel="noreferrer noopener" href="https://videos.opsistv.com/offres-abonnement" target="_blank">Abonnements</a></li>



<li>Cliquez sur l&rsquo;offre <em><strong>OPSIS 12 mois premium</strong></em></li>



<li>Inscrivez le code <strong>ART2023</strong> dans la case « Utiliser un code de promotion »</li>



<li>Et le tour est joué !</li>
</ul>
</div></div>
</div></div>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-83fe7c29" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns has-1-columns has-desktop-oneTwo-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-vertical-unset"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-439fb295" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column"></div>
</div></div>
</div></div>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/on-ne-badine-pas-avec-amour-musset/">On ne badine pas avec l’amour : Musset du marivaudage au drame tout simplement</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Opsis TV : le théâtre dans votre fauteuil</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/opsis-tv-theatre-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 May 2021 12:57:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=33888</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un an et demi de pandémie, un troisième confinement qui s’éternise, d’autres potentiels épisodes d’enfermement au gré d’une remontada des contagions … le secteur du spectacle vivant n’en finit plus de souffrir, et plus spécifiquement celui du théâtre. Quelle marge d’action quand les salles sont bouclées, les festivals annulés, les rassemblements interdits ? Reste la rue, la clandestinité ou le live stream. Autant de solutions que nous scrutons avec intérêt...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/opsis-tv-theatre-streaming/">Opsis TV : le théâtre dans votre fauteuil</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/185087903_4023996760976495_3086882656082266328_n_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="228" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/185087903_4023996760976495_3086882656082266328_n_opt.jpg" alt="opsis tv" class="wp-image-33889" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/185087903_4023996760976495_3086882656082266328_n_opt.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/185087903_4023996760976495_3086882656082266328_n_opt-288x109.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/185087903_4023996760976495_3086882656082266328_n_opt-494x188.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></figure>



<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Un an et demi de pandémie, un troisième confinement qui s’éternise, d’autres potentiels épisodes d’enfermement au gré d’une remontada des contagions … le secteur du spectacle vivant n’en finit plus de souffrir, et plus spécifiquement celui du théâtre. Quelle marge d’action quand les salles sont bouclées, les festivals annulés, les rassemblements interdits ? Reste la rue, la clandestinité ou le live stream. Autant de solutions que nous scrutons avec intérêt depuis l’arrivée du COVID sur la scène internationale. Et de loin en loin, un nom : Opsis TV.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>Le “Netflix du théâtre”</b></span></h2>



<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Un nom que nous avons cité une fois déjà dans notre longue réflexion sur la <a href="https://www.theartchemists.com/covid19-artiste-digitalisation-agile-culture/" target="_blank" rel="noopener">digitalisation express du monde de la culture</a>, avec comme point d’interrogation sa possible monétisation. De simple exemple évoqué au détour d’une démonstration, Opsis TV est devenu un sujet en soi. La start-up voit le jour en 2016 avec un objectif pour le moins ambitieux : devenir le “Netflix du théâtre”.&nbsp; Pas évident quand on sait l’attachement viscéral qu’ont les théâtreux au rapport direct avec le public, élément essentiel de la magie dramaturgique. La captation vidéo n’est qu’un outil pour améliorer la prestation, alimenter une restitution télévisée occasionnelle, être éventuellement gravée sur DVD dans les cas les plus prestigieux (<a href="https://www.theartchemists.com/?s=com%C3%A9die+fran%C3%A7aise&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Comédie-Française</a>, Théâtre du Rond-Point, Au théâtre ce soir …).</span></p>



<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Le Covid est passé par là qui a fichu un coup de pied dans ces certitudes. Du jour au lendemain, il a fallu survivre avec les moyens du bord : exploiter les réseaux sociaux pour conserver l’attention des fidèles, diffuser du spectacle sur le web pour maintenir le moral des troupes ; à ce titre, nous ne soulignerons jamais assez le travail magnifique d’Eric Ruf et les comédiens de la maison de Molière qui ont su investir ces outils avec un talent, une inventivité incroyables, sans jamais trahir la mission de préservation et de transmission du patrimoine dramatique qui est la leur. D’autant que cette aventure a séduit un nouveau public très impliqué, et surtout ravi d’avoir accès à ces pépites, depuis leur écran d’ordinateur.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>Tous les répertoires</b></span></h2>



<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">De grande peur, l’effet canapé est devenu une opportunité dont la team d’Opsis TV avait su mesurer l’importance en amont. Le streaming est devenu un réflexe, il vaut aussi pour la captation du <a href="https://www.theartchemists.com/cat/spectacle/" target="_blank" rel="noopener">spectacle vivant</a>, concert, pièce, ballet, opéra, cirque … ARTE en est la preuve vivante, principalement en matière de live et de festivals. Pour ce qui est du théâtre proprement dit, c’est sur Opsis qu’il faut se reporter, dont le catalogue a de quoi faire rêver les férus de bons spectacles. Tous les répertoires sont représentés du classique avec <a href="https://www.theartchemists.com/?s=moli%C3%A8re&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Molière</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=shakespeare&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Shakespeare</a>, Victor Hugo, Corneille, Cocteau, Beaumarchais, Marivaux, au contemporain qui met en exergue de jeunes auteurs, des écritures innovantes, des acteurs et des metteurs en scène en émergence … Musique, danse, opéra sont également de la partie.</span></p>



<p><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Cinq cent spectacles se partagent l’affiche d’OpsisTV, un chiffre qui augmente avec le temps et les nouvelles captations. Ajoutons un partenariat avec l’INA pour diffuser les mises en scènes historiques (</span><i><span style="font-weight: 400;">Les Chaises</span></i><span style="font-weight: 400;"> de Ionesco avec Tsilla Chelton et Jacques Mauclair, Cyrano de Bergerac interprété par Daniel Sorano, Cocteau lu par Jean Marais …), des masterclasses où de grands comédiens, entre autres Francis Huster, Lionnel Astier, Michel Fau,&nbsp; Anne Richard, expliquent leur rapport à l’art, leur manière de jouer, des documentaires explorant l’univers du spectacle sous toutes ses formes, des cours d’art dramatique, des visites guidées, des analyses et des lectures de textes … un zoom sur le festival off d’Avignon, des thématiques comme l’Histoire sur les planches ou la préparation du baccalauréat. Et des représentations en direct.</span></span></p>



<figure class="wp-block-embed"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://youtu.be/sglrqpkuwlY
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>Partager un patrimoine d’une richesse infinie</b></span></h2>



<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Le tout pour 5,99 euros par mois, ce qui équivaut grosso modo au tiers du prix d’un billet de théâtre. La fin du spectacle vivant en direct avec de vrais acteurs et de vrais spectateurs dans la même salle au même moment ? Non, bien au contraire. Une formidable opportunité de partager un patrimoine d’une richesse infinie.</span></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><span style="color: #000000;"><b>Avec ces publics empêchés qu’on oublie trop souvent</b><span style="font-weight: 400;"> : malades, handicapés, personnes âgées, détenus … qui sont dans l’incapacité physique de se rendre dans un théâtre.</span></span></li>



<li><span style="color: #000000;"><b>Avec ceux qui sont trop loin géographiquement ;</b><span style="font-weight: 400;"> eh oui, tout le monde n’a pas la chance de vivre à Paris où l’offre est carrément pléthorique, ou dans le cœur d’une grande ville comme Lyon ou Marseille. Allez vous installer dans une ville moins importante, voire au cœur de la campagne et vous allez comprendre ce qu’est un désert culturel. Trois heures aller et retour dans des RER bondés et rares pour aller voir une pièce à la Comédie française, quand on sort d’une journée de boulot et qu’on doit remettre ça le lendemain matin à 8 heures pétantes, franchement faut être TRES motivé.</span></span></li>



<li><span style="color: #000000;"><b>Avec ceux qui n’osent pas :</b><span style="font-weight: 400;"> il y en a, beaucoup, qui ont abandonné l’idée même d’apprécier une pièce. Parce que les cours du lycée les ont dégoûtés, parce qu’ils n’ont pas grandi avec un accès à la culture, parce que la simple idée de rester deux heures le cul sur un fauteuil les fait frémir. Parce qu’ils ont une vision faussée de l’art dramatique qu’ils considèrent comme intellectuel et inaccessible.</span></span></li>



<li><span style="color: #000000;"><b>Avec ceux qui n’en ont pas les moyens :</b><span style="font-weight: 400;"> nous l’évoquions plus haut, une place de théâtre, c’est en moyenne 20 euros. Un budget vite présidentiel pour une famille qui voudrait aller au théâtre une fois par semaine.</span></span></li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>L’avenir du théâtre</b></span></h2>



<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">D’aucuns objecteront que le streaming théâtral va porter un coup aux rentrées financières des troupes et des théâtres. Pas forcément. La crise du COVID a mis en évidence la dépendance des salles face à une épidémie, ce que Shakespeare connaissait bien, du reste : à chaque cas de peste détecté dans Londres (et il y en avait régulièrement), les autorités bouclaient tous les théâtres de la capitale qui en abritait beaucoup, laissant les acteurs sur le carreau. Ces derniers ont dû s’organiser, en partant en tournée, en imprimant et vendant les textes, en jouant chez les nobles. S’ils avaient eu l’outil internet, ils en auraient fait grand usage, sans aucun doute. Et auraient saisi la balle au bond, pour exploser leur audience, toucher de nouveaux fidèles, créer autrement. Se singulariser dans un climat ultra-concurrentiel.</span></p>



<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">C’est toujours le cas. OpsisTV donne à voir des jeunes talents, des textes récents ; c’est une formidable ouverture sur l’avenir du théâtre. Et la possibilité de voir bien plus de spectacles depuis son fauteuil. En effet, l’offre en matière de spectacles est telle qu’on ne peut tous les voir. Opsis ouvre le champ des possibles, permet de “bingewatcher” des pièces relativement courtes comme on le ferait avec une série. C’est aussi l’occasion de repenser un rituel dramaturgique un peu guindé : entrer dans la salle, s’installer, ne plus bouger, écouter dans l’ombre, applaudir … ne pas parler, ne pas commenter, ne pas manger … C’est oublier qu’il y a encore deux siècles, le théâtre était un lieu de vie, où on ovationnait les acteurs au milieu des scènes, où on trinquait dans les loges, où on contait fleurette aux spectatrices … On arrivait au milieu du spectacle, on repartait avant la fin …</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>Revivifier le rapport au théâtre</b></span></h2>



<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Et que dire de la fameuse bataille d’<em>Hernani</em> qui a fini en véritable pugilat ? Le visionnage en mode Opsis revivifie ce rapport au théâtre, on peut regarder un spectacle, l’interrompre, le commenter, se lever pour aller chercher des gâteaux et du thé, le reprendre ultérieurement … et voir. Autre argument de taille si j’ose dire : la visibilité. Qui n’a pas eu le malheur d’être assis derrière un géant ? Ou au fin fond du poulailler au dernier étage avec un pilier devant soi ? Pour le coup, l’accroche “Soyez toujours au premier rang” devient bien plus qu’une promesse client ; c’est un véritable confort, une sérénité. On voit, on entend, on capte les changements d’attitude et d’expression sur le visage des acteurs, les détails des costumes, des décors …&nbsp;</span></p>



<p><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Et on a la chance de comparer. L’avant, l’après. Comment le jeu a évolué, comment la mise en scène s’est modifiée. Pas d’avenir sans mémoire. or la mémoire du théâtre est parcellaire. Combien de mises en scène prestigieuses sont perdues. L’exemple type : </span><i><span style="font-weight: 400;">La Cage aux folles</span></i><span style="font-weight: 400;"> avec Serreau et Poiret dont il ne reste que quelques extraits. La perte est là, importante. Nombre des spectacles que nous avons chroniqués sur The ARTchemists n’existent pas en DVD, ils sont inscrits dans le catalogue des troupes qui les proposent aux programmateurs … mais si la troupe est dissoute, il n’en reste rien. Ainsi le magnifique </span><a href="https://www.theartchemists.com/bettencourt-boulevard-spectacle/" target="_blank" rel="noopener"><i><span style="font-weight: 400;">Bettencourt Boulevard</span></i></a><span style="font-weight: 400;"> de Vinaver mis en scène par Schiaretti, vu via Mediapart et dont la captation est désormais inaccessible.</span></span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>Education populaire</b></span></h2>



<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Bref cinq ans et une pandémie après sa création, OpsisTV démontre toute sa force de frappe. La plateforme s’inscrit dans un véritable mouvement d’éducation populaire que les institutions semblent avoir perdu de vue depuis longtemps.&nbsp;</span></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Elle participe d’une ouverture sur la culture, un véritable décloisonnement social qui donne accès à une élévation, une réflexion.</span></li>



<li><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Elle donne à apprécier des spectacles qu’on n’irait pas forcément voir en direct, offrant une chance supplémentaire de percer pour des acteurs, des metteurs en scène, des auteurs, des troupes émergentes.</span></li>



<li><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Elle transmet un patrimoine d’une rare qualité littéraire et dramaturgique auprès de jeunes publics qui y puisent une nouvelle source d’inspiration.</span></li>



<li><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Ce faisant, elle préserve ce patrimoine, encourage sa captation, sa diffusion.</span></li>
</ul>



<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">En son temps, Musset a initié le concept du théâtre dans un fauteuil, fait pour être lu. Aujourd’hui, OpsisTV, comme d’autres du reste, implante cette idée dans le terreau fertile de la VoD. Si cette dernière engendre des grosses machines comme Netflix ou Amazon Prime Video, elle inspire aussi des initiatives culturelles qui s’avèrent bien plus porteuses qu’elles ne le semblent au premier abord. Si l’outil internet influence de nouvelles formes d’écriture (Jeanne DARK opère régulièrement sur Instagram avant de rallier la scène du théâtre Olympia de Tours), il devient par ailleurs un réceptacle pour la mémoire du théâtre ainsi qu’un espace d’expression. Opsis TV participe activement de cette pouponnière où fleurissent déjà de magnifiques pousses dramatiques.</span></p>



<p><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>



<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<div class="wp-block-group has-background" style="background-color:#e2d8e3"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<div class="wp-block-group"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p class="has-black-color has-text-color">Vous désirez vous abonner à <a href="https://videos.opsistv.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Opsis TV</a> ?</p>



<p>Grâce à The ARTchemists, bénéficiez de <strong>50% de réduction</strong> Sur l&rsquo;abonnement Premium 1 an !</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Rendez-vous sur le site d&rsquo;OpsisTV à la page <a rel="noreferrer noopener" href="https://videos.opsistv.com/offres-abonnement" target="_blank">Abonnements</a></li>



<li>Cliquez sur l&rsquo;offre <em><strong>OPSIS 12 mois premium</strong></em></li>



<li>Inscrivez le code <strong>ART2023</strong> dans la case « Utiliser un code de promotion »</li>



<li>Et le tour est joué !</li>
</ul>
</div></div>
</div></div>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-83fe7c29" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns has-1-columns has-desktop-oneTwo-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-vertical-unset"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-439fb295" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column"></div>
</div></div>
</div></div>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/opsis-tv-theatre-streaming/">Opsis TV : le théâtre dans votre fauteuil</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Trilogie de la villégiature : La Comédie continue … avec Carlo Goldoni !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/theatre-trilogie-villegiature-carlo-goldoni/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Apr 2020 16:44:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=32412</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors, figurez-vous qu’il n’y a pas que le confinement qui rend dingo. Il semblerait, si l’on en croit Carlo Goldoni, que la villégiature n’est guère plus saine. La preuve en trois pièces écrites dans les années 1761 par le grand auteur italien avant de devenir, deux siècles plus tard, l’une des mises en scène les plus célèbres de la Comédie Française. Et pour cause, sur les planches, les meilleurs acteurs...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/theatre-trilogie-villegiature-carlo-goldoni/">La Trilogie de la villégiature : La Comédie continue … avec Carlo Goldoni !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/Capture-du-2020-04-16-19-04-50.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-32413 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/Capture-du-2020-04-16-19-04-50.png" alt="" width="733" height="584" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/Capture-du-2020-04-16-19-04-50.png 733w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/Capture-du-2020-04-16-19-04-50-288x229.png 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/Capture-du-2020-04-16-19-04-50-494x394.png 494w" sizes="auto, (max-width: 733px) 100vw, 733px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Alors, figurez-vous qu’il n’y a pas que le confinement qui rend dingo. Il semblerait, si l’on en croit Carlo Goldoni, que la villégiature n’est guère plus saine. La preuve en <a href="https://www.theartchemists.com/boutique/" target="_blank" rel="noopener">trois pièces écrites</a> dans les années 1761 par le grand auteur italien avant de devenir, deux siècles plus tard, l’une des mises en scène les plus célèbres de la <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Com%C3%A9die+Fran%C3%A7aise" target="_blank" rel="noopener">Comédie Française</a>. Et pour cause, sur les planches, les meilleurs acteurs de la Grande Maison à savoir Pierre Dux, Jacques Eyser, François Beaulieu, Claude Giraud, Marcel Tristani, Yves Pignot, Gérard Giroudon, Jacques Sereys, Denise Gence, Françoise Seigner, Ludmila Mikael, Catherine Hiegel, Catherine Salviat, Bernadette Le Sache. Et pour les diriger, rien de moins que Giorgio Strehler.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Un spectacle légendaire</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Une dream team, un spectacle légendaire sais en images à l’Odéon par Pierre Badel pour Antenne 2 … et que la Comédie Française ressort de ses tiroirs pour le diffuser ce vendredi 19 avril dans le cadre de sa programmation La Comédie continue ! Comme quoi la quarantaine peut avoir du bon. Car ces quatre heures de folie pure vont vous ravir, vous faire rire, vous prendre au cœur. L’histoire ? Elle est toute simple, presque sans intérêt. Le riche et insouciant Filippo s’apprête à quitter Livourne pour sa résidence d’été, avec dans son sillage, sa fille, la très indépendante et capricieuse Giacinta, suivie de près par son prétendant, le dépensier et jaloux Léonardo. Auquel elle accorde sa main juste avant de monter en calèche.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Mais c’est sans compter avec la présence de Guglielmo qui part avec eux, et dont la gentillesse va faire fondre le cœur de la jeune femme. Une passion de vacances qui aboutira ? Au risque de fracasser la promesse d’union et le contrat qui fut signé ? De faire scandale dans cette société bourgeoise si fermée, si exigeante, si médisante ? C’est toute la question, et de légère, elle devient vite pesante. Insupportable. Une véritable souffrance pour ces jeunes gens qui vont soudainement grandir, perdre la blancheur éclatante de l’enfance pour le noir des responsabilités, des conventions. De toutes ces attirances fleuries dans la chaleur languide de l’été vénitien, Goldoni fait un fardeau en devenir, chacun s’aveuglant sur ses sentiments et ceux de l’être aimé.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Synthèse dramaturgique</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Strehler se saisit de ce texte faussement léger, comique seulement en surface, et en fait ressortir la cruauté. Le masochisme. Ces personnages mêlés n’ont rien de héros tragiques aux grandes destinées. Ils se débattent avec leurs attirances, leurs interdits, leurs valeurs, leurs défauts, leurs vices. L’un dépense jusqu’à se ruiner, l’autre est une orgueilleuse, la troisième une coquette, tous se moquent, se raillent, avec méchanceté puisque oisifs et sans véritable centre d’intérêt. Leur folie rappelle celle des héros de Molière, Leurs élans contrariés évoquent ceux de Marivaux, leurs chassés-croisés annoncent Feydeau, leur indolence préfigure Tchekhov.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Bien évidemment, Strehler perçoit ces filiations et les met en exergue avec subtilité, en les reliant avec les excès de la comedia dell’arte, dont le théâtre goldonien porte la trace. Ce qui nous vaut quelques morceaux de bravoure, crises de rire, et émotions navrées. Le tout dans un décor à géométrie variable qui prend vie grâce aux éclairages somptueux dont le maître était un expert et qui firent sa signature de spectacle en spectacle. Ce n’est donc pas à une leçon de théâtre qu’on assiste, mais à une synthèse dramaturgique, une harmonie parfaite entre la projection du metteur en scène, l’interprétation des acteurs, l’univers inventé pour accueillir la fiction et lui donner corps.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">À la clé, une réflexion sur l’humanité, ses travers, ses richesses. Bref, cette <a href="https://madelen.ina.fr/programme/la-trilogie-de-la-villegiature" target="_blank" rel="noopener">Trilogie</a> est un pur moment de bonheur.</span></p>
<p align="justify">
<p align="justify">
<p align="justify">
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/theatre-trilogie-villegiature-carlo-goldoni/">La Trilogie de la villégiature : La Comédie continue … avec Carlo Goldoni !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Astérix &#8211; Le Secret de la potion magique : Alexandre Astier ou l’éloge du dopage à la gauloise !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/asterix-le-secret-de-la-potion-magique-alexandre-astier-ou-leloge-du-dopage-a-la-gauloise/</link>
					<comments>https://www.theartchemists.com/asterix-le-secret-de-la-potion-magique-alexandre-astier-ou-leloge-du-dopage-a-la-gauloise/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Apr 2019 15:13:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=31654</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ah ces irréductibles gaulois chéris, qui continuent de nous faire rire aux larmes malgré le décès de leurs créateurs Uderzo et Goscinny, rappelés à Dieu pour faire marrer les anges avec leurs BD incroyables ! Version papier, nos chers guerriers, Astérix et Obelix en tête, continuent de vivre leurs aventures gargantuesques, tome après tome. Version cinéma aussi, avec bonheur dixit le CA de chaque production, et surprise car transcrire le trait et...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/asterix-le-secret-de-la-potion-magique-alexandre-astier-ou-leloge-du-dopage-a-la-gauloise/">Astérix &#8211; Le Secret de la potion magique : Alexandre Astier ou l’éloge du dopage à la gauloise !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/04/asterix-1140x1546-e1555945980123.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-31655 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/04/asterix-1140x1546-e1555945980123.jpg" alt="" width="442" height="600" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Ah ces irréductibles gaulois chéris, qui continuent de nous faire rire aux larmes malgré le décès de leurs créateurs Uderzo et Goscinny, rappelés à Dieu pour faire marrer les anges avec leurs BD incroyables ! Version papier, nos chers guerriers, Astérix et Obelix en tête, continuent de vivre leurs aventures gargantuesques, tome après tome. Version cinéma aussi, avec bonheur dixit le CA de chaque production, et surprise car transcrire le trait et la prose de leurs initiateurs n’est pas forcément chose aisée. Après Pierre Tchernia, Claude Zidi ou Alain Chabat pour ne citer qu’eux, c’est Alexandre Astier qui relève le défi avec l’adaptation animée du cocasse <i>Le Domaine des dieux, </i>avant de partir bille en tête sur l’inédit <i>Le Secret de la potion magique</i>. Et mettre dans le mille, Mimile !</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Il faut dire que le pitch est à la hauteur : tout commence avec Panoramix … qui tombe d’un arbre ! Et se foule la cheville ! Impensable pour un druide ! Prenant conscience que le temps est à l’œuvre, ce sage parmi les sage décide de trouver un successeur afin de lui transmettre la recette de la potion magique et d’assurer ainsi la sécurité du village pour l’avenir. Problème : des successeurs à la hauteur, il n’y en a pas bézef. Toute la tribu part donc à la recherche de la perle rare, se faisant au passage court-circuiter par Sulfurix, un ancien pote de Panoramix devenu son rival. Ajoutez par là-dessus une petite fille au QI de surdouée, des sangliers qui parlent, des romains pas forcément désireux d’en découdre avec les gaulois mais quand même, et des poules dopées … et vous aurez une pâle idée du délire pondu par Astier et sa bande sur un rythme endiablé.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="ASTÉRIX - LE SECRET DE LA POTION MAGIQUE // Bande-annonce" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/gXbR3zonMRk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">L’animation y est pour beaucoup, qui prolonge l’univers initial de la BD, lui prête du velouté, vivifie les couleurs, fluidifie les mouvements, les expressions (bravo du reste au travail de Mikros Image). Le scénario et les dialogues également, coécrits par Astier et Louis Clichy pour <i>Le Secret de la potion magique</i>, avec leur procession de gags et de bons mots absolument désopilants. Et pour faire pétiller le tout, un casting au poil, avec la galaxie astierienne en première ligne donc (esprit de troupe oblige, on vous en parlait déjà à propos de <i>Kaamelott</i>), Joelle Sevilla, Lionnel Astier, Guillaume Briat, Jacques Chambon, Serge Papagalli, François Morel, François Rollin, … je vais pas tous les citer mais vous reconnaîtrez leurs voix sans problème, ça devrait même bien vous amuser de jouer « à qui fait quoi ? » ; on y a passé tout le film, c’est vous dire.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et c’est ainsi que nous avons détecté un plus de taille : Daniel Mesguich himself, qui quitte ici les planches et le cinéma d’auteur pour donner vie au terrible Sulfurix, ce druide désavoué aux pouvoirs dangereux, un vrai poison pour le coup, dont nos gaulois chéris vont avoir toutes les peines du monde à se débarrasser. Bref, et c’est un point ici essentiel, un de nos plus grands théâtreux, formé par Antoine Vitez, qui a joué à Avignon, à la Comédie française, interprète de Racine, Musset, Marivaux, Shakespeare, Pinter et j’en passe, a de son plein gré et avec une exultation évidente, embrassé ce projet de culture pop, annulant ainsi avec maestria le fossé creusé entre art dramatique classique et comédie à la française. Et franchement ça fait du bien, vous n’imaginez pas, qu’un Mesguich et un Astier bossent ensemble, c’est juste un pur bonheur et la confirmation que quand les talents se rencontrent, ils ne peuvent que communier pour le meilleur du meilleur !</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Du coup, si vous avez les kids pour les vacances, préparez une bonne bouffe en mode plateau TV, installez-vous tous sur le canap’ avec coussins, plaids et le plein de petits gâteaux, coupez les portables et faites vous plaisir en visionnant ces deux bijoux d’exubérance, histoire de reconnecter avec l’essence même de la BD … et d’initier votre progéniture à ce patrimoine incontournable de l’humour à la gauloise, boosté par un Astier au mieux de sa forme et qui fusionne le concept avec l’esprit Kaamelott que c’en est un pur régal. Car il faut bien l’avouer, l’hybridation fonctionne du tonnerre de Dieu, sur l’adaptation comme sur la création. Les références fusent dans tous les sens, un vrai feu d’artifice, ponctué de crises de fous rires ! Vous allez adorer !</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="http://www.mikrosimage-animation.eu/project/asterix-le-secret-de-la-potion-magique/">http://www.mikrosimage-animation.eu/project/asterix-le-secret-de-la-potion-magique/</a></p>
<p align="justify"><a href="https://www.groupem6.fr/bande-annonce-dasterix-le-secret-de-la-potion-magique/">https://www.groupem6.fr/bande-annonce-dasterix-le-secret-de-la-potion-magique/</a></p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/asterix-le-secret-de-la-potion-magique-alexandre-astier-ou-leloge-du-dopage-a-la-gauloise/">Astérix &#8211; Le Secret de la potion magique : Alexandre Astier ou l’éloge du dopage à la gauloise !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.theartchemists.com/asterix-le-secret-de-la-potion-magique-alexandre-astier-ou-leloge-du-dopage-a-la-gauloise/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les incontournables de Molière par la Comédie Française : le clivage des êtres ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/pieces-incontournables-moliere-comedie-francaise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Feb 2018 11:00:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=30391</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une trentaine de pièces emblématiques du répertoire, une écriture mêlant humour, ironie et pertinence, une troupe de théâtre historique : en trois décennies de carrière, Molière va accoucher de la tradition dramaturgique française, inspirant pour des siècles les générations d’auteurs et d’acteurs. Dépositaire de ce patrimoine, la Comédie-Française, héritière de l’Illustre Théâtre originel, en défend depuis les principes, avec la difficile mission de transmettre ces textes aux générations futures. Cela passe...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/pieces-incontournables-moliere-comedie-francaise/">Les incontournables de Molière par la Comédie Française : le clivage des êtres ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/02/molière-éditions-montparnasse.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-30392" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/02/molière-éditions-montparnasse-494x494.jpg" alt="" width="494" height="494" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/02/molière-éditions-montparnasse-494x494.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/02/molière-éditions-montparnasse-188x188.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/02/molière-éditions-montparnasse-288x288.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/02/molière-éditions-montparnasse-70x70.jpg 70w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/02/molière-éditions-montparnasse-100x100.jpg 100w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/02/molière-éditions-montparnasse.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 494px) 100vw, 494px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Une trentaine de pièces emblématiques du répertoire, une écriture mêlant humour, ironie et pertinence, une troupe de théâtre historique : en trois décennies de carrière, Molière va accoucher de la tradition dramaturgique française, inspirant pour des siècles les générations d’auteurs et d’acteurs. Dépositaire de ce patrimoine, la Comédie-Française, héritière de l’Illustre Théâtre originel, en défend depuis les principes, avec la difficile mission de transmettre ces textes aux générations futures.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Cela passe par la révolution du concept de mise en scène, ce qu’on a vu avec le travail de Ivo Van Hove sur <a href="https://www.theartchemists.com/damnes-festival-davignon-jeu-de-massacre-marathon-emotionnel-mise-garde-politique/"><i>Les Damnés</i></a>, ou par la mémoire d’une perception plus classique de la représentation. Classique mais cependant exigeante qu’il s’agisse de représenter les vaudevilles de Feydeau ou Labiche, les subtilités de Marivaux ou le regard scrutateur et critique du patron, JB Poquelin aka Molière. Molière, meulière, mot lierre… le mot solide, le mot envahissant, le mot qui s’accroche : difficile d’en douter après avoir visionné les cinq adaptations d’anthologie compulsées dans plusieurs DVD par les éditions Montparnasse.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Aux commandes de ces lectures particulièrement énergiques de <i>Tartuffe</i>, <i>L’Avare</i>, <i>Le Malade Imaginaire</i>, <i>Le Misanthrope </i>et <i>Les Femmes Savantes</i>, Jacques Charron, Pierre Dux, Jean-Laurent Cochet, Jean-Paul Roussillon, qui dirigent avec bonheur et acuité Jacques Eyser, Michel Aumont, Robert Hirsch, Claude Winter, Simon Eine, Francis Huster, Ludmilla Mikaël, Isabelle AdjaniGeorges Descrières, Jacques Toja, Françoise Seigner, Bérengère Dautun, Catherine Hiegel, François Chaumette, Denise Gence, Jean-Luc Boutté, Jacques Sereys, Dominique Constanza, Catherine Ferran, Bernard Dhéran, Michel Duchaussoy, Catherine Salviat…</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Costumes et décors sont peut-être ancrés dans le XVIIeme siècle d’origine, la modernité du propos, de l’écriture, du verbe, des thèmes transparaît par la diction et le jeu de ce véritable commando théâtral, dressé avec discipline et bonheur au combat culturel. Les vers et les répliques du patron subissent un dépoussiérage qui tient du dynamitage de fond, en témoigne la manière dont Hirsch casse, appuie, murmure les vacheries de son Tartuffe, dessinant ainsi le profil d’un dangereux psychopathe, un véritable gourou de secte. Idem pour la Malade imaginaire que Charron va transformer en déséquilibré atteint d’un syndrome de Munchhausen avant l’heure.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Si on doutait de la profonde perversité des héros molieresques, le visionnage de ces pièces remet les choses en place avec poigne. Parents tyranniques, obsessions sociales, égocentrismes avides, s’ils sont traités sur le ton de la farce sont néanmoins clairement pointés du doigt au point que parfois la farce s’étoile au profit d’une comédie e mœurs qui frôle le drame dixit Tartuffe ou Le Misanthrope. Interprété avec une précision chirurgicale et un sens percutant du texte, ces œuvres dévoilent un Molière sans pitié pour l’humanité, particulièrement juste dans sa perception des dérives psychologiques de personnages que Freud se serait plu à psychanalyser.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Trop souvent assimilé à un amuseur, un homme de spectacle chargé d’éblouir la Cour du Roi Soleil, Molière apparaît soudain comme un décrypteur des âmes, dans ce qu’elles peuvent avoir de plus sombre, de plus tortueux et de plus isolé. On ne s’en remet pas, ni de la brutalité des échanges, ni de la violence des punchlines, ni du caractère universel des profils étudiés, qui aujourd’hui encore sont perspicaces. Et c’est justement le choix de mises en scène réalistes qui met en exergue cette actualité dure et cruelle, cette violence domestique sidérante, ce clivage des êtres, ce conflit éternel des générations.</span></p>
<p align="justify">
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="http://www.editionsmontparnasse.fr/recherche?q=moli%C3%A8re">http://www.editionsmontparnasse.fr/recherche?q=moli%C3%A8re</a></p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/pieces-incontournables-moliere-comedie-francaise/">Les incontournables de Molière par la Comédie Française : le clivage des êtres ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
