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	<title>télévision</title>
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		<title>Weegee : l’œil et la plaie, une anatomie de la violence made in USA</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/weegee-photographie-violence-made-in-usa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Oct 2025 15:52:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Beaux-Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vous avez visionné la série Monster: The Ed Gein story ? Alors une référence a peut-être dû vous accrocher la rétine : celle du photographe Weegee. Coïncidence ? Aucune. Si Ed Gein, le boucher de Plainfield, a incarné la monstruosité à l’état pur, Weegee en fut le chroniqueur avant l’heure, photographiant la photographié une Amérique qui jouit de sa propre violence. Là où Gein disséquait les corps, Weegee disséquait la...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/The-ARTchemists-Weegee.jpg" alt="différents clichés de Weegee" class="wp-image-38345" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/The-ARTchemists-Weegee.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/The-ARTchemists-Weegee-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/The-ARTchemists-Weegee-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>Vous avez visionné la série <a href="Monster: The Ed Gein story"><em>Monster: The</em> <em>Ed Gein story</em></a><em> ?</em> Alors une référence a peut-être dû vous accrocher la rétine : celle du photographe <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Weegee">Weegee</a>. Coïncidence ? Aucune. Si Ed Gein, le boucher de Plainfield, a incarné la monstruosité à l’état pur, Weegee en fut le chroniqueur avant l’heure, photographiant la photographié une Amérique qui jouit de sa propre violence. Là où Gein disséquait les corps, Weegee disséquait la société — à coups de flash. Ce qui vaut bien un petit détour explicatif/analytique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Shooter le</strong><strong> crime</strong></h2>



<p>Commençons par le commencement. Qui était Weegee ? Arthur Fellig débarque dans le New York des années 1930, l’œil vissé à une <em><a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Speed_Graphic">Speed Graphic</a></em>, une oreille branchée sur la fréquence de la police. Proto paparazzo avant l’invention du mot, ce chasseur d’ombres suit les sirènes des voitures pie avec acuité. Dormant dans sa voiture, il traque meurtres, accidents, incendies, tout ce qui témoigne du désastre urbain ambiant. Son nom de guerre, Weegee, vient du mot <em>ouija</em>, la planche qui permet d&rsquo;entrer en contact avec les défunts. Parfait pour celui qui semble deviner où frappera la mort, vu qu&rsquo;il arrive souvent sur les scènes de crime AVANT les flics.</p>



<p>Son terrain de jeu ? Manhattan by night, une vraie jungle où les rêves du New Deal s&rsquo;écrasent dans le sang. Weegee photographie les victimes étendues sur l’asphalte, les veuves en pleurs, les badauds fascinés. Il photographie surtout leur regard — celui des vivants qui scrutent le travail de la Faucheuse. C’est là sa modernité. Ses clichés exposent le voyeurisme collectif, la jouissance morbide qui colle à la peau de l’Amérique, nation brutale depuis le berceau. L’Amérique de la Bible et du colt, de la morale et du lynchage.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-613c4934d0c7f014e334ada2f83a85ac"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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</ul>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le spectacle du mal</strong></h2>



<p>La force de Weegee ? Il ne cherche jamais à enjoliver. Ses photos sont brutes, de véritables uppercut visuels. Les spectateurs de ses clichés — policiers, badauds, journalistes — sont fascinés par l’horrible, au même titre que les lecteurs de tabloïds, les spectateurs de télévision, les consommateurs de <em>true crime dont ils préfigurent l’émergence</em>. Avant la télé, avant Netflix, avant les podcasts criminels, Weegee invente la pulsion scopique américaine. Celle qui transforme la douleur en spectacle, la mort en marchandise.</p>



<p>C’est l’autre versant du rêve américain : pendant que les uns construisent des gratte-ciels, d’autres prennent des photos de cadavres. Quand on regarde une image comme <em>Coney Island, Sunday, 1940</em>, cette foule en transe sur la plage, on comprend que Weegee ne photographie pas seulement le crime, mais le vertige collectif. Il voit la ville comme un organisme vivant, haletant, hystérique, où la violence n’est pas l’exception, mais le rythme cardiaque.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’Amérique schizophrène</strong></h2>



<p>C’est ce que Brennan et Murphy ont compris en insérant Weegee dans leur série sur Ed Gein : le meurtrier et le photographe sont les deux faces d’un même pays. L’un agit, l’autre contemple. L’un tue, l’autre révèle. Mais tous deux participent à une mythologie où la violence devient un miroir identitaire. Les États-Unis se construisent sur un paradoxe : une nation puritaine obsédée par le péché, fascinée par le sang. Une société qui condamne la perversion tout en la vénérant dans ses fictions.</p>



<p>Weegee, sans le vouloir, met à nu cette contradiction. Ses photos montrent une humanité dévastée, qui trouve dans le crime un exutoire. Regardez ses clichés de couples endormis dans des cinémas miteux, de prostituées interpellées, d’enfants jouant à côté d’un cadavre : tout est là, la beauté et l’abjection. Une esthétique de la dissonance, qui inspire plus tard le film noir, le polar, et toute une lignée de créateurs, Kubrick, Warhol, Lynch, Cronenberg, Scorsese.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>De l’instantané au mythe</strong></h2>



<p>Weegee ne se contente pas de capturer la réalité : il la théâtralise. Ses cadrages sont millimétrés, ses contrastes calculés. Le réel devient mise en scène. C’est pourquoi ses photos s’imposent aujourd’hui comme une préfiguration du cinéma américain moderne. Quand Kubrick tourne <em>Dr. Strangelove</em>, il s’inspire de Weegee pour créer son personnage halluciné — jusqu’à l’imiter dans son phrasé et son accent.</p>



<p>Plus tard, Warhol s’en servira comme icône du voyeurisme urbain. Dans le fond, Weegee est l’inventeur du “crime pop”, bien avant Tarantino. Il transforme le fait divers en art, le sordide en icône. Pas par cynisme, mais par lucidité. Parce qu’il a compris que l’Amérique ne pouvait pas se comprendre sans ses cadavres.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le voyeur et le miroir</strong></h2>



<p>Ce qui trouble, c’est que Weegee n’est pas un observateur neutre. Il rit, il provoque, il compose. Il se met parfois en scène, grimé, facétieux. Il aime ce qu’il fait, il en joue. Et c’est peut-être là que tout bascule : le photographe devient acteur du drame, le témoin s’avère complice. Cette complicité, c’est celle de toute une culture : celle du tabloïd, du fait divers, de la fascination pour la chute.</p>



<p>L’Amérique s’observe dans la mare de sang qu’elle a elle-même versée. Et Weegee lui tend le miroir. Aujourd’hui encore, ses images continuent de hanter les consciences. On les retrouve dans l’imaginaire des séries, des jeux vidéo, des blockbusters — jusque dans les reconstitutions de <em>true crime</em> où les morts sont rejoués comme des stars. Tout est spectacle. Tout est consommable.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>La violence comme ADN</strong></h3>



<p>Ce que Weegee a photographié, ce n’est pas seulement la misère ou la criminalité : c’est la structure même du regard américain. Celui qui transforme la violence en produit culturel. Celui qui fabrique des héros à partir de meurtriers, de Bonnie &amp; Clyde à Ted Bundy. La série sur Ed Gein ne fait que prolonger cette fascination. On ne regarde plus la mort, on la scénarise, on la binge-watch.</p>



<p>Et c’est précisément parce que Weegee a su capturer cette pulsion — sans filtre, sans morale — qu’il reste aujourd’hui d’une actualité brûlante. Il nous rappelle que la violence, aux États-Unis, n’est pas un accident : c’est un langage, un imaginaire, une industrie. Et que derrière chaque flash, chaque cliché, chaque série Netflix sanglante, se cache toujours le même désir : celui de voir, encore et encore, la fin du rêve américain.</p>



<p>Weegee ne juge pas. Il montre. Et ce faisant, il met le doigt dans la plaie. Une plaie béante, qui ne s’est jamais refermée. Celle d’une nation née dans le sang et qui, pour ne pas sombrer, s’invente sans cesse de nouvelles mythologies violentes. Il y a dans chaque photo de Weegee une vérité que l’Amérique n’a jamais voulu entendre : sa violence n’est pas un dysfonctionnement, c’est son moteur.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>Mafieux, arnaques et riffs : RocknRolla, matrice de MobLand ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/rocknrolla-film/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Sep 2025 11:26:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>RocknRolla (2008) n’a jamais autant respiré l’air du temps. Quinze ans avant MobLand , Guy Ritchie y teste déjà la recette qui fait aujourd’hui la saveur de la série : un Londres régi et rongé par l’argent sale, des clans qui s’écharpent, des punchlines au coupe-chou, das séquences enter horreur et burlesque. Bonus : Tom Hardy est des deux aventures — en Handsome Bob ici, en Harry Da Souza là-bas....</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="450" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-Rocknrolla.jpg" alt="affiche du film Rocknrolla" class="wp-image-38314" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-Rocknrolla.jpg 450w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-Rocknrolla-216x288.jpg 216w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/09/The-ARTchemists-Rocknrolla-371x494.jpg 371w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><em>RocknRolla</em> (2008) n’a jamais autant respiré l’air du temps. Quinze ans avant <em>MobLand</em> , Guy Ritchie y teste déjà la recette qui fait aujourd’hui la saveur de la série : un Londres régi et rongé par l’argent sale, des clans qui s’écharpent, des punchlines au coupe-chou, das séquences enter horreur et burlesque. Bonus : Tom Hardy est des deux aventures — en Handsome Bob ici, en Harry Da Souza là-bas. De quoi s’autoriser un petit visionnage et un exercice comparatif.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Rocknrolla - Original Theatrical Trailer" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/QiQCdLIz3BY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Tableau volé, rockstar disparue et bétonnage londonien</h2>



<p>Londres, donc. La ville, son extension, sa modernisation, ses mutations urbaines, ses nouveaux batiments… et les chacals que ce juteux business attire. Lenny Cole (Tom Wilkinson) tient la ville par les permis de construire, Archy, son bras droit (Mark Strong) fait l’intendance. Un oligarque russe veut bétonner, une comptable glaciale (Thandiwe Newton) veut lui faire les poches ; le petit voleur One-Two (Gerard Butler) essaie de grapiller au milieu du chaos.</p>



<p>Au cœur de l’arnaque : un tableau “porte-bonheur” qui passe de main en main, pur MacGuffin ritchien. Le tout est narré par Archy, voix-off sèche qui cadence l’intrigue avec en toile de fond la disparition d’une star du rock, camé notoire et beaux-fils d’un mafieux, star qu’il faut retrouver pour retrouver le fameux et très problématique tableau. Bref du Ritchie tout craché, en mode <em>Snatch </em>mais un cran au dessus : un partie de ses personnages sont des pontes, des chefs, la haute société mafieuse.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une galerie de losers magnifiques</strong></h2>



<p>Mais pas seulement. <em>RocknRolla mélange les sphères, d’où une</em>galerie de losers magnifiques : Johnny Quid (Toby Kebbell), rocker junkie, fantôme sarcastique et vrai cœur noir du récit, Archy (Mark Strong), bras droit devenu narrateur-juge, Handsome Bob (Tom Hardy), dont la séquence de coming-out amène une tendresse inattendue dans ce monde de mâles qui fanfaronnent.<br />On rit, on serre les dents, on s’attache — parce que Ritchie sait qu’un crime caper ne tient que si ses truands ont des nerfs et des nerfs à vif. D’où l’importance du casting : Butler, Wilkinson, Newton, Idris Elba, Tom Hardy, Toby Kebbell, Jeremy Piven, Ludacris… <em>RocknRolla est un</em>vrai film-chorale, où chaque seconde compte et chaque entrée de champ claque comme un gimmick.</p>



<h1 class="wp-block-heading">De <em>RocknRolla</em> à <em>MobLand</em></h1>



<p>Ce que <em>MobLand</em> a hérité de <em>RocknRolla</em> ?</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le terrain de jeu : Londres et ses dynasties criminelles, de l’immobilier d’hier aux cartels et familles d’aujourd’hui.</li>



<li>La patte Ritchie : vannes sèches, guerre des clans, montage qui pique — Ritchie réalise plusieurs épisodes et copilote la série, pendant que Ronan Bennett tient la plume.</li>



<li>La musique comme arme blanche : ouverture sur “Starburster” de Fontaines D.C., raves et bastons dopées à The Prodigy (“Firestarter”, “Breathe”). Même principe que dans <em>RocknRolla</em> : le son dicte l’attaque avec notamment The Subways scandant Rock &amp; Roll Queen durant une séquence de concrt.</li>



<li>Tom Hardy passe du second couteau vulnérable (Handsome Bob) au fixer alpha (Harry Da Souza), révélation de la série.</li>
</ul>



<p>Côté réception, <em>MobLand</em> coche ce que les fans de Ritchie venaient chercher : un thriller de gangsters stylé, très commenté pour son final explosif et sa direction d’acteurs — Hardy en tête, Brosnan/Mirren en patriarches baroques.</p>



<p>La suite non réalisée de Rocknrolla ? Le film cloture sur le teasing : “<em>Johnny, Archy and the Wild Bunch will be back in The Real RocknRolla</em>.” Le script existerait, disait Ritchie ; le film ne s’est jamais fait. Ironie : c’est peut-être la télévision qui, avec <em>MobLand,</em> aura concrétisé cette continuité.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<item>
		<title>Pentagon Papers : une ode à la liberté de la presse signée Spielberg</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/pentagon-papers-une-ode-a-la-liberte-de-la-presse-signee-spielberg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 May 2025 17:05:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38013</guid>

					<description><![CDATA[<p>Steven Spielberg n’a jamais eu peur d’affronter l’Histoire. Avec Pentagon Papers (The Post, 2017), il signe un film d’une actualité brûlante, en explorant l’un des tournants les plus décisifs de la liberté de la presse américaine. Porté par Meryl Streep et Tom Hanks, ce thriller politique met en scène la course contre la montre du Washington Post pour publier les « Pentagon Papers », ces documents confidentiels révélant les mensonges de l’administration...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/05/The-ARTchemists-pentagon-papers.jpg" alt="" class="wp-image-38015" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/05/The-ARTchemists-pentagon-papers.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/05/The-ARTchemists-pentagon-papers-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/05/The-ARTchemists-pentagon-papers-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Steven Spielberg n’a jamais eu peur d’affronter l’Histoire. Avec <em>Pentagon Papers</em> (<em>The Post</em>, 2017), il signe un film d’une actualité brûlante, en explorant l’un des tournants les plus décisifs de la liberté de la presse américaine. Porté par Meryl Streep et Tom Hanks, ce thriller politique met en scène la course contre la montre du <em>Washington Post</em> pour publier les « <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pentagon_Papers">Pentagon Pap</a>ers », ces documents confidentiels révélant les mensonges de l’administration américaine sur la <a href="https://www.theartchemists.com/documentaire-guerre-vietnam/">guerre du Vietnam</a>. Un film sur le passé ? Peut-être. Mais surtout, une alerte sur notre présent.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Pentagon Papers / Bande-annonce officielle VOST [Au cinéma le 24 janvier]" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/pV-KZSohqjU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Scandale d’État et journalisme d&rsquo;investigation</h2>



<p>Tout commence en 1971. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Ellsberg">Daniel Ellsberg</a>, analyste militaire et premier lanceur d’alerte de l’histoire moderne s’il en est, divulgue à la presse une étude secrète commandée par le Pentagone, qui montre que les gouvernements successifs, de Truman à Nixon, savaient que la guerre du Vietnam était une impasse, mais ont sciemment menti à l’opinion publique pour ne pas perdre la face, quitte à sacrifier les vies des jeunes soldats envoyés là-bas (58&nbsp;209&nbsp;morts sur les 2 millions de victimes du conflit). Le <em>New York Times</em> commence à publier les documents… avant d’être bloqué par une injonction de la Maison-Blanche.</p>



<p>Publier, c’est risquer une accusation de haute trahison, ce qui n’est pas rien. Le <em>Washington Post</em>, alors dirigé par <a href="https://www.francetvinfo.fr/monde/usa/katharine-graham-la-femme-qui-revela-les-pentagon-papers-et-le-watergate_2575896.html">Katharine Graham</a> (Meryl Streep), hésite : publier à son tour ou se soumettre ? Risquer la prison, la faillite, la perte de crédibilité (au moment où le quotidien entre en bourse)… ou défendre le droit fondamental d’informer et de révéler la vérité ? Comme à son habitude et avec le talent qu’on lui connaît, Spielberg, en grand amateur d’Hitchcock qu’il est, transforme ce dilemme médiatico-politique en un suspense haletant, où les enjeux moraux, économiques et sociétaux se mêlent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une ode aux femmes qui prennent le pouvoir</h2>



<p>Sous ses allures de thriller politique à l’ancienne, <em>Pentagon Papers</em> est aussi le portrait d’une femme qui s’affirme dans un monde d’hommes. Katharine Graham, veuve discrète devenue éditrice par nécessité, se retrouve propulsée en première ligne d’un combat médiatique, juridique et idéologique qui ne la dépasse pas tant que ça.</p>



<p>Son cheminement intérieur — de la peur et de l’effacement à la détermination — donne au film une dimension intime, vibrante, profondément féministe. Le personnage de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Benjamin_Bradlee">Ben Bradlee</a> (Tom Hanks), rédacteur en chef énergique et pur jus « old school » (qui sera au coeur de l’enquête sur le scandale du Watergate), vient contrebalancer cette évolution. Ce tandem incarne deux faces complémentaires de la presse libre : le feu de l’investigation et la prudence stratégique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Spielberg, chef d’orchestre engagé</h2>



<p>Réalisé en quelques mois seulement, dans une urgence assumée, <em>Pentagon Papers</em> est un film au rythme tendu, au découpage d’une efficacité redoutable. Spielberg y déploie tout son savoir-faire : mouvements de caméra fluides, montage nerveux, ce sens du cadre qui donne du souffle à la parole.</p>



<p>Mais c’est surtout un film profondément politique. Spielberg, Streep et Hanks s’engagent ouvertement contre la montée des populismes, la remise en question de la presse, les attaques contre la vérité. Le film, tourné sous l’administration Trump, fait ainsi écho à des débats toujours d’actualité :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Quelle est la place du journalisme face au pouvoir ?</li>



<li>Jusqu’où peut-on aller pour défendre le droit de savoir ?</li>



<li>La démocratie peut-elle survivre sans une presse libre ?</li>
</ul>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-3efe0f7d6479a9a0bcb211db945bb24c" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p>A lire également</p>



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<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-5-septembre/">5 septembre : horreur en direct et défi journalistique</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/theatre-television-francaise/">Une télévision française : quand le théâtre évoque TF1 en marche vers la privatisation</a></li>
</ul>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading">Le dérangeant miroir de notre époque</h2>



<p>Dans un monde saturé d’informations, de désinformation et de manipulation, <em>Pentagon Papers</em> sonne comme un rappel essentiel : la vérité a un prix. Et ceux qui la défendent, journalistes, lanceurs d’alerte, éditeurs, prennent des risques — pour nous.</p>



<p>C’est aussi un hommage à la presse papier, aux rotatives, aux bouclages de nuit, aux doutes de dernière minute, aux discussions en salle de rédaction. Une autre époque, pas si lointaine, où on savait enquêter, où tenir tête au pouvoir n’était pas une stratégie marketing, mais un acte de courage, un engagement citoyen.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<item>
		<title>Elizabeth R : drama royal et figure du pouvoir au féminin</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/elizabeth-r-serie-bbc/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Apr 2025 10:42:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Tudors, Becoming Elizabeth, et après ??? Après, il y a l’incontournable, majestueux et anthologique Elizabeth R. Un monument de la série historique anglaise made in BBC. L’équivalent british de nos Rois Maudits, du reste réalisé dans la même période en 1971, quand la télévision était encore de qualité. Une version de la vie de Gloriana adoubée par les historiens comme la plus fidèle, la plus juste. Exit donc les inexactitudes...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<p><em><a href="https://www.theartchemists.com/les-tudors-serie/">Les Tudors</a></em>, <em><a href="https://www.theartchemists.com/becoming-elizabeth-serie/">Becoming Elizabeth</a></em>, et après ??? Après, il y a l’incontournable, majestueux et anthologique <em>Elizabeth R</em>. Un monument de la série historique anglaise made in BBC. L’équivalent british de nos <em><a href="https://www.theartchemists.com/serie-les-rois-maudits/">Rois Maudits</a></em>, du reste réalisé dans la même période en 1971, quand la télévision était encore de qualité. Une version de la vie de Gloriana adoubée par les historiens comme la plus fidèle, la plus juste. Exit donc les inexactitudes et les libertés stylistiques. Avec <em>Elizabeth R</em>, on est dans les clous au niveau de la vérité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Elizabeth made in Glenda Jackson</h2>



<p><em>Elizabeth R</em> donc (R pour Regina) aka LA reine), six épisodes magistraux menés bille en tête par une Glenda Jackson au mieux de sa forme pour incarner la souveraine depuis son adolescence (la série débute au même moment que <em>Becoming Elizabeth</em>) jusqu’à sa mort à 69 ans en 1604. Et l’actrice de passer comme une fleur du stade de jouvencelle embarquée à la tour de Londres à celui de vieille reine fanée, sans jamais perdre de son élan, de sa vigueur ni de son charme.</p>



<p>Voix grave et métallique, à la fois séductrice et tranchante, raffinée et tyrannique, Elizabeth made in <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Glenda_Jackson">Glenda Jackson</a> est impressionnante, restituant du reste cette aura qui émanait de sa personne. Nous suivons cette héroïne au fil d’une existence parsemée d’embûches : pas évident de gouverner l’Angleterre au XVIᵉ siècle, dans un climat de conflit religieux et politique à l’échelle européenne, avec les Habsbourg en embuscade, peu d’argent et en étant une femme par-dessus le marché.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Portrait d’une fine politique</h2>



<p>Une femme qui refuse obstinément de se marier, qui crève de trouille d’être dépendante d’un époux gouvernant à sa place ce qu’elle ne veut guère, qui n’envisage pas de risquer sa vie lors d’une grossesse et d’un accouchement (à l’époque on a une chance sur deux d’y rester), qui chérit son indépendance plus que tout et fait capoter les projets d’alliance qu’on lui propose, même (surtout) ceux prêts de conclure.</p>



<p>Moins romantique que d’autres récits, cette version a le mérite de ramener les courtisans qui entourent Elizabeth à leur juste place : des courtisans donc, sur lesquels il est délicat de s’appuyer dans la mesure où ils défendent leurs propres intérêts. Cela, la reine le sait, et elle en tient compte, tenant tout ce petit monde en laisse, explosant de colère quand il faut, spécialiste du bon mot, de la plaisanterie qui blesse, parfois changeante sauf quand il s’agit de protéger son peuple et son pays. Une fine politique, manipulatrice de haut vol, appliquant à la lettre les préceptes du <em>Prince</em> de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=machiavel">Machiavel</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une modernité sidérante</h2>



<p>Une idole qu’on adore, qu’on critique dès qu’elle a le dos tourné et qui n’en a rien à faire. Elle trace son chemin, circonspecte parfois, prenant le temps de la réflexion, mais quand il s’agit d’agir, elle fonce tout en se protégeant. Confrontée aux pires crises, elle ruse, ainsi quand il faut faire exécuter son encombrante cousine, Mary Stuart, qui convoite son trône et qui cultive les conspirations comme d’autres les roses. Faire exécuter un manant est une chose, décapiter une reine couronnée en est une autre. On y risque son âme ; et Elizabeth de manoeuvrer pour signer l’ordre d’exécution sans être tenue responsable de cette décision.</p>



<p>L’amour n’a que peu de place dans ce parcours très masculin. Glenda Jackson campe une créature couverte de fard, vêtue de joyaux, impériale et élégante, mais directe, au verbe haut de dirigeant habitué à se faire obéir. Intraitable, sacrifiant ses sentiments à l’intérêt de l’Angleterre. Et digne jusque dans une agonie lucide, terrifiante. L’interprétation de l’actrice a fait date, elle EST Elizabeth. Difficile de rivaliser dans ce portrait sans concession d’une très grande figure du pouvoir au féminin, d’une modernité sidérante.</p>



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		<title>« Les Clowns » de Fellini : rires en clair-obscur, mémoire d’un monde en disparition</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/les-clowns-fellini/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Apr 2025 16:49:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le cirque, chez Federico Fellini, n’est pas une simple attraction. C’est une matrice esthétique, un théâtre du monde, un rêve bariolé aux lisières du grotesque et du merveilleux. Dès La Strada (1954), le réalisateur italien plaçait ses personnages dans un univers de saltimbanques et de marginaux, où les clowns tristes dissimulaient les fêlures de l’âme humaine. Avec Les Clowns, tourné en 1970 pour la télévision italienne et française, Fellini signe...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Les-clowns-fellini.jpg" alt="" class="wp-image-37979" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Les-clowns-fellini.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Les-clowns-fellini-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Les-clowns-fellini-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Le cirque, chez Federico Fellini, n’est pas une simple attraction. C’est une matrice esthétique, un théâtre du monde, un rêve bariolé aux lisières du grotesque et du merveilleux. Dès <em>La Strada</em> (1954), le réalisateur italien plaçait ses personnages dans un univers de saltimbanques et de marginaux, où les clowns tristes dissimulaient les fêlures de l’âme humaine. Avec <em>Les Clowns</em>, tourné en 1970 pour la télévision italienne et française, Fellini signe un hommage hybride, entre documentaire et fantaisie, enquête et autofiction, à cette figure emblématique qu’il n’a cessé de convoquer tout au long de son œuvre.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-dailymotion wp-block-embed-dailymotion wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Les clowns (1971) - Bande annonce" frameborder="0" width="640" height="359" src="https://geo.dailymotion.com/player.html?video=x7qy8kk&#038;" allowfullscreen allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture; web-share"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une forme inclassable : le faux documentaire fellinien</h2>



<p>Ni vraiment un film de fiction, ni tout à fait un documentaire&nbsp;: <em>Les Clowns</em> (<em>I Clowns</em> en VO) brouille les pistes, pour accoucher d’un OVNI. Fellini s’y met en scène lui-même, accompagné d’une équipe de tournage, enquêtant sur les clowns et leur place dans la société moderne. La caméra devient alors complice d’un jeu de pistes où le vrai et le faux se confondent.</p>



<p>Interviews réelles d’anciens artistes de cirque, scènes rejouées, souvenirs d’enfance stylisés, séquences burlesques : tout se mêle dans un joyeux désordre, maîtrisé à la perfection. Ce procédé, précurseur de ce que l’on appellera plus tard le <em>mockumentary</em>, permet à Fellini de questionner l’acte même de filmer et de regarder. Qui sont les clowns ? Que disent-ils de nous ? Pourquoi nous font-ils rire ? Pourquoi nous inquiètent-ils ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une galerie de visages entre rire et effroi</h2>



<p>Dans <em>Les Clowns</em>, les personnages apparaissent comme autant de masques, à la frontière du comique et du tragique. Certains clowns sont filmés comme des vestiges vivants d’un art sur le déclin : vieux, fatigués, parfois ridicules, mais encore porteurs d’une grandeur passée. D’autres, plus inquiétants, évoquent les clowns cauchemardesques qui peuplent l’inconscient collectif, bien avant Stephen King.</p>



<p>Le film se teinte alors d’une mélancolie douce-amère, celle d’un monde populaire en train de disparaître, absorbé par la télévision, la société de consommation, le divertissement aseptisé. Le cirque, tel que Fellini l’a connu enfant, n’existe plus. Ne reste que son fantôme, capté dans un dernier tour de piste, un numéro à la fois burlesque et poignant qui relate l’enterrement du dernier clown.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un langage visuel baroque et coloré</h2>



<p>Visuellement, <em>Les Clowns</em> est un enchantement. Costumes chatoyants, maquillages outranciers, décors bigarrés : tout dans l’image évoque la surabondance du monde circassien, sublimée par la caméra de Fellini et la photographie de Dario Di Palma. Le montage, vif et saccadé, mime les numéros de cirque, alternant entre le spectaculaire et l’intime.</p>



<p>La musique de Nino Rota, fidèle compagnon du cinéaste, vient accentuer cette atmosphère de fête mélancolique : fanfares enjouées, airs dissonants, valses tristes… une bande-son qui semble toujours sur le point de basculer dans le silence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un autoportrait déguisé du cinéaste</h2>



<p>En se mettant en scène dans le rôle de l’enquêteur fasciné par les clowns, Fellini signe aussi un autoportrait en creux. Lui-même se vit comme un saltimbanque du cinéma, un illusionniste qui jongle avec les émotions, les images et les souvenirs. Le film devient alors une méditation sur son propre art : le cinéma comme cirque, le réalisateur comme clown triste, et le public comme spectateur émerveillé mais éphémère.</p>



<p>Trop souvent oublié dans la filmographie fellinienne, coincé entre <em>Satyricon</em> (1969) et <em>Fellini Roma</em> (1972), <em>Les Clowns</em> mérite d’être redécouvert, d’autant plus aujourd’hui, à l’heure où le cirque traditionnel lutte pour survivre face aux transformations du spectacle vivant. Fellini nous rappelle que derrière les rires forcés et les pirouettes se cache une vérité essentielle : le clown, c’est l’homme mis à nu, prêt à faire rire pour ne pas pleurer.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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<p></p>
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		<item>
		<title>Alain Pacadis, de la bio au roman : portrait d&#8217;un journaliste punk et gonzo à la française</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/alain-pacadis-de-la-bio-au-roman-portrait-dun-journaliste-punk-et-gonzo-a-la-francaise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Nov 2024 18:29:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37558</guid>

					<description><![CDATA[<p>On le croise dans les pages des romans d&#8217;Eva Ionesco ou Patrice Eudeline, qui étaient ses amis. On l&#8217;aperçoit de loin en loin dans le documentaire Des jeunes gens mödernes. En son temps, Alain « Paca » Pacadis fit plus que défrayer la chronique ; il en rédigea le cours, dans les rubriques de Actuel ou Libé, entre autres, avec une plume inspirée d&#8217;adepte du gonzo. Camé jusqu&#8217;à l&#8217;os, alcoolisé jusqu&#8217;aux cheveux,...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-livres-sur-Alain-pacadis.jpg" alt="" class="wp-image-37559" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-livres-sur-Alain-pacadis.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-livres-sur-Alain-pacadis-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-livres-sur-Alain-pacadis-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>On le croise dans les pages des romans d&rsquo;<a href="https://www.theartchemists.com/?s=eva+ionesco">Eva Ionesco</a> ou <a href="https://www.theartchemists.com/?s=eudeline">Patrice Eudeline</a>, qui étaient ses amis. On l&rsquo;aperçoit de loin en loin dans le documentaire <em><a href="https://www.theartchemists.com/documentaire-jeunes-gens-modernes/">Des jeunes gens mödernes</a></em>. En son temps, Alain « Paca » Pacadis fit plus que défrayer la chronique ; il en rédigea le cours, dans les rubriques de <em>Actuel</em> ou <em>Libé</em>, entre autres, avec une plume inspirée d&rsquo;adepte du gonzo. Camé jusqu&rsquo;à l&rsquo;os, alcoolisé jusqu&rsquo;aux cheveux, ce proto punk au visage ravagé a traîné sa longue silhouette dégingandée jusque dans les soirées du Palace, s&rsquo;autodétruisant méthodiquement jusqu&rsquo;à l&rsquo;heure d&rsquo;un trépas aussi tragique que mystérieux. Ce parcours hors normes, deux livres le racontent : <em><a href="https://lemotetlereste.com/musiques/alainpacadisnouvelleedition/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Alain Pacadis, itinéraire d’un dandy punk</a></em> et <em><a href="https://www.editionslatableronde.fr/alain-pacadis-face-b/9791037112453" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Alain Pacadis Face B</a></em>. Deux livres dont il faut croiser la lecture pour une vision plus juste de cette ombre qui n&rsquo;a rien du passé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Paca n&rsquo;est pas synthétisable</h2>



<p>Qui était Alain Pacadis ? Punk, dandy, journaliste, chroniqueur, homo, drogué, dépressif, suicidaire, intellectuel, mélomane &#8230; Figure incontournable de la scène underground parisienne, Paca n&rsquo;est pas synthétisable, loin s&rsquo;en faut. Celui qui en parle le mieux selon moi, c&rsquo;est Musset : « <em>Regardez-moi ce petit corps maigre, ce lendemain d’orgie ambulant. Regardez-moi ces yeux plombés, ces mains fluettes et maladives, à peine assez fermes pour soutenir un éventail&nbsp;; ce visage morne, qui sourit quelquefois, mais qui n’a pas la force de rire. C’est là un homme à craindre&nbsp;?</em> » En décrivant son Lorenzaccio, Musset avait-il en tête qu&rsquo;il dressait avec un siècle et demi d&rsquo;avance le portrait craché d&rsquo;Alain Pacadis ?</p>



<p>Inspiré par William S.Burroughs, Hunter S. Thompson, Lester Bang et autres chantres de la littérature gonzo, Pacadis a fait exploser les codes du journalisme traditionnel à la française pour ne plus relater mais vivre. Chez lui, pas de séparation nette entre l&rsquo;existence perso et l’écriture. Pacadis <em>vivait</em> ses chroniques de l&rsquo;intérieur et avec passion, traînant dans les clubs, les squats, les afters, les concerts, tout en écrivant des articles qui mélangeaient reportage, poésie punk et journal intime. Défoncé à l&rsquo;extrême, jamais il n&rsquo;a rendu un papier en retard. Lettré, cultivé, curieux, crade, paumé, en quête perpétuelle d&rsquo;amour, de reconnaissance, il avait tout du grand écrivain maudit, made in 70&rsquo;s.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Détecteur de pépites, découvreur de talents</h2>



<p>Pourquoi s&rsquo;y intéresser ? S&rsquo;il ne fut pas au cœur même du générateur, il en observa le cours avec attention, passant le gué des Sixties pour plonger dans le marigot punk avant d&#8217;embrasser la folie des nuits disco. Sa route a croisé celle de nombreuses célébrités, des figures de proue de la nuit parisienne dans ce qu&rsquo;elle avait de plus dingue, de plus créatif, de plus avant-gardiste, de plus jusqu’au-boutiste. Yves Adrien, les Gazolines, Maud Molyneux, Marc Zermati, Jean-François Bizot, les Stinky Toys, Gainsbourg, Fabrice Emaer, on ne les compte plus, ceux qui firent partie de son cercle, qui furent ses proches.</p>



<p>Détecteur de pépites, découvreur de talents : véritable chien truffier musical, Paca va mettre en avant Suicide, Television, les Ramones, porter sur les fonds baptismaux médiatiques une bonne partie de la scène punk française avant de s&rsquo;adonner corps et âme au nichtclubbing, sillonnant nuit après nuit Bataclan, Bains Douches et autre Privilège. Tout cela et un bouquin plus tard, prometteur <em>Un jeune homme chic</em> édité en 1978, on retrouvera son corps étranglé dans un taudis de la rue de Charonne. En pleine épidémie de SIDA, alors que ses potes tombent comme des mouches, Paca une fois de plus se singularise en se faisant buter par son amant d&rsquo;alors.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un héros néo-romantique ?</h2>



<p>Pareil personnage méritait bien de devenir un héros littéraire d&rsquo;envergure néo-romantique. Deux livres lui sont consacrés, qui valent largement le détour, véritables page-turner à compulser en une lecture exaltante et fiévreuse.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Signé Alexis Bernier et François Bruot, <em>Alain Pacadis, Itinéraire d’un dandy punk</em> est publié en 2018 aux éditions <a href="https://lemotetlereste.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Mot et le reste</a>. Objectif : raconter la vie de Paca en le replaçant dans son époque. Biographie précise et prenante, ce bouquin donne à voir, par-delà le destin du journaliste, le Paris underground des années 70-80 avec un luxe de détails, d&rsquo;anecdotes et de références. Débuts dans <em>Libération,</em> nuits passées à écumer les clubs parisiens et autres repaires de la scène alternative : l&rsquo;exposé est vivant, électrique, une porte d’entrée idéale dans une époque prolixe où tout était possible.</li>



<li><em>Alain Pacadis Face B</em> de Charles Salles sorti en 2023 aux <a href="https://www.editionslatableronde.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">éditions La Table ronde</a>, fait de Paca un héros de roman. Lunettes noires, cheveux collants, maigreur d&rsquo;échalas, le journaliste est saisi dès les premières lignes en train de danser sur la piste du Palace. A partir de cette transe, Salles déroule le fil d&rsquo;une vie racontée en mode introspectif,<strong> </strong>celle d&rsquo;un homme emporté, détruit par ses doutes, ses culpabilités, ses angoisses, ses excès, ses addictions. Anticonformiste, perdu dans ses contradictions, poursuivi par la mémoire d&rsquo;une mère vampirique et instable, bref Pacadis from inside, qui embrasse le mouvement punk comme une épiphanie, s’abîmera dans les modanités avant de disparaître de la plus glauque des manières, une nuit de décembre 1986.</li>
</ul>



<p>Électron libre pour sûr. Damné, c&rsquo;est certain. Excentrique, au sens premier du terme. Chaotique, volontairement. Pacadis ne doit pas tomber dans l&rsquo;oubli ; ce serait la misère de trop. Ces deux ouvrages lui rendent hommage sans verser dans l’idolâtrie aveugle. Il s&rsquo;agit plus d&rsquo;interroger une énigme, un talent en perdition, alimenté/rongé par les spectres. Et d&rsquo;ensuite plonger dans ses écrits dont <em>Nightclubbing : Article 1973 &#8211; 1986</em>, publication posthume de ses chroniques pour en goutter toute la douceur amère.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<item>
		<title>The Hour : journalisme, espionnage, révolution sociale… une série incontournable !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-the-hour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Oct 2024 11:07:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Londres, 1956. L&#8217;ombre de la Guerre froide s&#8217;étend, la crise du Suez s&#8217;apprête à éclater. Dans les studios de la télévision britannique, un groupe de reporters aussi passionnés qu&#8217;intrépides s&#8217;apprête à révolutionner le journalisme télévisuel. The Hour, diffusée initialement sur BBC Two, relate cette époque charnière. Créée par Abi Morgan, la série est un hommage vibrant à l’âge d’or du journalisme, un thriller intelligent et captivant qui mêle enjeux politiques...</p>
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<p>Londres, 1956. L&rsquo;ombre de la Guerre froide s&rsquo;étend, la crise du Suez s&rsquo;apprête à éclater. Dans les studios de la télévision britannique, un groupe de reporters aussi passionnés qu&rsquo;intrépides s&rsquo;apprête à révolutionner le journalisme télévisuel. <em>The Hour</em>, diffusée initialement sur BBC Two, relate cette époque charnière. Créée par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Abi_Morgan" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Abi Morgan</a>, la série est un hommage vibrant à l’âge d’or du journalisme, un thriller intelligent et captivant qui mêle enjeux politiques et drames personnels. Production soignée, dialogues acérés, interprétation prenante, <em>The Hour</em> se distingue par sa reconstitution méticuleuse des années 1950, l&rsquo;exploration des tensions sociales et politiques qui bouillonnent sous la surface d&rsquo;une société en mutation.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Acorn TV Exclusive | The Hour | Official Trailer" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/cJxp25IJv9I?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un trio charismatique</h2>



<p>À travers les personnages de Freddie Lyon (Ben Whishaw), Bel Rowley (Romola Garai) et Hector Madden (Dominic West), <em>The Hour</em> dépeint une relation complexe entre ambition professionnelle, vie privée et loyauté. Freddie, journaliste idéaliste et intrépide, est obsédé par la vérité, la volonté de changer le monde du journalisme. Hector, présentateur ô combien charismatique, est rongé par les dilemmes moraux du succès médiatique. Bel, productrice talentueuse et femme émancipée, doit naviguer dans un environnement dominé par les hommes.e</p>



<p>Ces trois-là forme le noyau émotionnel de la série, chacun étant confronté à ses propres démons alors qu’ils cherchent tous à donner corps à <em>The Hour</em>, une émission d’actualité qui va secouer les codes de la télévision britannique. La chose est d&rsquo;autant plus complexe que, derrière les projecteurs, une autre guerre se livre dans l&rsquo;ombre : celle des secrets d’État, des mensonges d&rsquo;une société patriarcale et des luttes de pouvoir entre individus et ambitions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Journalisme, Histoire et démocratie</h2>



<p><em>The Hour</em> est donc plus qu’un drame sur le journalisme ; c’est aussi un regard pénétrant sur les bouleversements sociaux et politiques de l’époque. La crise de Suez, les tensions avec l’Union soviétique, les débats sur la liberté de la presse et la censure sont autant de thèmes qui résonnent dans chaque épisode.</p>



<p>La série met ainsi en lumière la fragilité de la démocratie, soulignant l’importance d’un journalisme rigoureux et objectif, même dans les moments les plus sombres de l’Histoire. En cela, elle offre une réflexion actuelle sur les défis auxquels la presse ne cesse de faire face aujourd&rsquo;hui.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Esthétique soignée, suspense haletant</h2>



<p>La reconstitution des décors et costumes des années 50 est impeccable, chaque détail apportant une authenticité visuelle à cette période. L’ambiance feutrée des studios de la BBC contraste avec l’intensité des intrigues, qui oscillent entre investigation journalistique, conspirations politiques et drames personnels.</p>



<p>Avec son rythme tendu, <em>The Hour</em> parvient à maintenir le suspense tout au long de ses deux saisons qui se terminent du reste sur un cliffhanger insoutenable. Les intrigues d’espionnage s’entremêlent aux scandales de la haute société britannique, créant un cocktail explosif. Le tout est porté par une bande-son captivante et une direction artistique qui saisit l&rsquo;essence des années 50 sans tomber dans la nostalgie facile.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-0d24269104c931b1f9792e03b7162d42" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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</ul>
</div></div>



<p>Malgré son annulation prématurée, <em>The Hour</em> reste un exemple brillant de télévision britannique. Cette série fascinante allie intelligemment intrigue politique, quête de sens et journalisme engagé, offrant une réflexion sur le pouvoir des médias et la recherche de vérité. Les performances magistrales de son trio d&rsquo;acteurs principaux, sa réalisation soignée, font de <em>The Hour</em> une série à redécouvrir sans attendre. Pour les fans de thrillers politiques ou de récits sur le journalisme, c’est un rendez-vous incontournable.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Monstres : l’histoire de Lyle et Erik Menéndez &#8211; Parricide, inceste et secrets de famille au programme</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-menendez/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Oct 2024 16:41:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37410</guid>

					<description><![CDATA[<p>En son temps, l&#8217;affaire Menendez a fait couler beaucoup, beaucoup d&#8217;encre. Deux fils de famille qui assassinent leurs parents à coup de fusil à pompe, un procès retentissant axé sur des soupçons de maltraitance et d&#8217;inceste, un verdict aujourd&#8217;hui encore contesté, deux coupables qui végètent toujours derrière les barreaux : le sujet ne pouvait qu&#8217;accrocher l&#8217;attention d&#8217;un Ryan Murphy avide d&#8217;autopsier la société américaine pour le pire du meilleur et...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-serie-monsters-2.jpg" alt="" class="wp-image-37411" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-serie-monsters-2.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-serie-monsters-2-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-serie-monsters-2-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>En son temps, l&rsquo;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Lyle_et_Erik_Men%C3%A9ndez" target="_blank" rel="noreferrer noopener">affaire Menendez</a> a fait couler beaucoup, beaucoup d&rsquo;encre. Deux fils de famille qui assassinent leurs parents à coup de fusil à pompe, un procès retentissant axé sur des soupçons de maltraitance et d&rsquo;inceste, un verdict aujourd&rsquo;hui encore contesté, deux coupables qui végètent toujours derrière les barreaux : le sujet ne pouvait qu&rsquo;accrocher l&rsquo;attention d&rsquo;un <a href="https://www.theartchemists.com/?s=ryan+murphy">Ryan Murphy</a> avide d&rsquo;autopsier la société américaine pour le pire du meilleur et le meilleur du pire. C&rsquo;est ainsi que <em><a href="https://www.netflix.com/fr/title/81665094" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Monstres : l’histoire de Lyle et Erik Menéndez</a></em> a déboulé sur nos écrans. Magistral !</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Monstres : L&#039;histoire de Lyle et Erik Menendez | Bande-annonce officielle 1 VF | Netflix France" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/by4Hz7FDAR8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un carnage pour un héritage ?</h2>



<p>Après avoir autopsié l&rsquo;<a href="https://www.theartchemists.com/?s=jeffrey+dahmer">affaire de Jeffrey Dahmer</a>, Murphy remet donc le couvert (si je puis dire) en passant le parricide des frangins Menendez sur le gril. Lyle et Erik ont en apparence tout pour être heureux. Les parents sont riches, la maison est belle, ils ne manquent de rien : deux magnifiques ados, des sportifs de haut niveau promis à de très belles carrières. Rien donc ne semble les prédisposer à buter leurs géniteurs au point de les rendre quasi méconnaissables, de couvrir d&rsquo;éclats de chair et de sang le plafond du salon bibliothèque où ces derniers regardaient paisiblement la télé un soir d&rsquo;aout 1989. Pourquoi alors ce carnage ? Pour récupérer un héritage qui allait leur passer sous le nez ?</p>



<p>C&rsquo;est que quand on creuse un peu, on réalise que les deux gamins ne sont pas si mignons/gentils que ça. Il semblerait même qu&rsquo;ils aient joué les cambrioleurs d&rsquo;opérette, se faisant chopper comme des bleus par la maison Poulaga. Grand prince et jaloux de sa réputation, Menendez Senior a tout remboursé et puni ses héritiers en les rayant de son testament. Fin du débat : pour les enquêteurs, les deux gosses ont tout mis en œuvre pour récupérer la fortune paternelle et en profiter grandement du reste, au vu de leurs dépenses somptuaires après l&rsquo;enterrement de papa/maman. Ils ont même confessé leur crime à leur psychologue qui a tout enregistré, tentant ainsi de les faire chanter.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Périple judiciaire et maltraitances sexuelles</h2>



<p>Seulement voilà, tout n&rsquo;est pas si simple. Il semblerait que les deux frères aient depuis l&rsquo;enfance été victimes de maltraitance psychique, verbale, physique de la part d&rsquo;un père qui les abusait sexuellement sous le regard indifférent au mieux, au pire complice d&rsquo;une mère totalement déconnectée des réalités. C&rsquo;est du moins ce que l&rsquo;avocate d&rsquo;Erik Leslie Abramson va avancer durant le procès, appuyant toute sa défense sur ce climat délétère pour expliquer le geste des deux tueurs. Grand amateur de l&rsquo;exploration des angles morts de la psyché américaine, Murphy nous embarque dans ce voyage en eaux boueusement troubles, où le monstre n&rsquo;est pas forcément celui qu&rsquo;on pense.</p>



<p><em>E</em>n 9 épisodes taillés à la serpe et jouant sur la chrono et les flash back, nous suivons ce périple judiciaire décortiqué sous tous les angles. S&rsquo;il n&rsquo;apporte aucune lumière sur la vérité des faits, Murphy donne à voir toutes les approches, tous les points de vue : celui des parents interprétés de manière magistrale par Javier Bardem et Chloe Sevigny, celui des deux frères qu&rsquo;incarnent Nicholas Chavez et Cooper Koch, celui des avocats, Ari Graynor en tête, parfaite dans la peau d&rsquo;Abramson. Si certains points sont moins fouillés que d&rsquo;autres, tout est abordé pour donner à voir un immense gâchis, une mascarade judiciaire, une société prompte à la justice la plus brutale, sans se soucier d&rsquo;équité, de transparence, de tempérance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une équation insoluble</h2>



<p>Ces deux garçons échappent à la peine de mort par miracle, mais sont condamnés à vie pour leur geste impardonnable. Impardonnable, mais explicité par la violence parentale subie au quotidien. Les jurés du premier procès étant incapables de statuer, un second procès débute, complètement drivé par un juge à la botte du bureau du procureur qui a désespérément besoin de redorer son blason après la claque du procès <a href="https://www.theartchemists.com/?s=simpson">O.J. Simpson</a>. Les frères Menendez seront donc jugés sur les faits et rien que les faits, la défense complètement muselée. Déni de justice ? C&rsquo;est l&rsquo;idée… À moins que ? À moins qu&rsquo;ils ne soient des monstres de perversion froide, des acteurs nés, qui arrivent à feindre la douleur du trauma devant les jurés au point d&rsquo;en faire pleurer plusieurs ?</p>



<p>Murphy s&rsquo;amuse à brouiller les pistes, pour donner à comprendre les différentes facettes d&rsquo;une équation par nature insoluble. Dès qu&rsquo;il évoque une interprétation de la situation, il balance un nouvel argument qui contredit la démonstration précédente. Le spectateur se paume complètement dans ce labyrinthe, au même titre que les jurés du premier procès et que l&rsquo;ensemble d&rsquo;une opinion publique qui s&rsquo;est passionnée pour l&rsquo;affaire avant de s&rsquo;en détourner, aspirée par d&rsquo;autres sujets. c&rsquo;est aussi cela que Murphy met en exergue : la versatilité d&rsquo;un public qui assiste à ce procès comme à un spectacle, alors que les séances sont pour la première fois retransmises en direct à la télévision par la toute jeune chaîne Court TV.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="The Menendez Murders: Erik Tells All | Limited Series Premieres Nov. 30 at 10/9c | A&amp;E" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/Z1IOqpw_l30?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">The Menendez Murders : Erik Tells All</h2>



<p>Société du spectacle qui se repaît de la douleur et de l&rsquo;horreur, sans s&rsquo;interroger sur l&rsquo;atrocité quotidienne subie par ces deux gosses. Une fois bouclé le visionnage des neuf épisodes (on gardera en tête la longue séquence d&rsquo;aveu d&rsquo;Erik, interprétée par un Cooper Koch qui gagne là ses galons de très grand acteur), il faut se tourner vers un documentaire plus précis des faits. En ce qui me concerne et après avoir consulté plusieurs true crimes, j&rsquo;ai décortiqué <em>The Menendez Murders : Erik Tells All</em>. Édite en 2017, la série documentaire consacre 5 épisodes à l&rsquo;analyse de l&rsquo;affaire dans un ordre chronologique, en s&rsquo;appuyant sur le témoignage d&rsquo;Erik ainsi que sur le récit d&rsquo;enquêteurs, d&rsquo;avocats, de membres de la famille.</p>



<p>Ce qui manque dans la série de Murphy apparaît dans le documentaire de manière frappante. Maltraitance il y eut, évidente pour beaucoup. Or à l&rsquo;époque, dans les années 80, envisager l&rsquo;inceste et l&rsquo;abus sexuel de la part d&rsquo;un père sur ces deux fils, qui plus est dans une famille huppée, parfaite illustration de la success story à la mode USA, c&rsquo;était impensable. <em>The Menendez Murders : Erik Tells All </em>introduit ce paramètre dans l&rsquo;équation, apportant un jour nouveau sur l&rsquo;affaire, un regard plus profond, ce qui permet de raccorder toutes les pièces du puzzle, d&rsquo;avoir une vision beaucoup plus nette du pourquoi du comment.</p>



<p>N&rsquo;en faites pas l&rsquo;économie. Car avec son récit, Murphy comme toujours, s&rsquo;amuse avec les limites du true crime. Du reste, sa lecture a immédiatement été contestée par Erik Menendez du fin fond de sa prison. À tort ou à raison ?</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>Jackpot : gagner le gros lot&#8230; PUIS survivre !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/jackpot-film/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Sep 2024 08:55:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37303</guid>

					<description><![CDATA[<p>Los Angeles, 2030, par temps de crise économique bien tapée : taux record de sans-abris mendiant dans les rues, une grande partie de la population vivote comme elle peut, une minorité se vautre dans le fric. Autant dire que tout ce petit monde est prêt à n&#8217;importe quoi pour de l&#8217;argent. A fortiori quand il s&#8217;agit de récupérer le gros lot gagné par un élu transformé en proie à abattre....</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-jackpot-2024.jpg" alt="" class="wp-image-37306" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-jackpot-2024.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-jackpot-2024-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-jackpot-2024-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Los Angeles, 2030, par temps de crise économique bien tapée : taux record de sans-abris mendiant dans les rues, une grande partie de la population vivote comme elle peut, une minorité se vautre dans le fric. Autant dire que tout ce petit monde est prêt à n&rsquo;importe quoi pour de l&rsquo;argent. A fortiori quand il s&rsquo;agit de récupérer le gros lot gagné par un élu transformé en proie à abattre. Voici le très intéressant sujet du délicieux <em>Jackpot</em>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Jackpot! - Official Trailer | Prime Video" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/IW7pIYtpp50?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Spectateurs et gladiateurs</h2>



<p>Signé <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Feig" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Paul Feig</a>, <em>Jackpot</em> brode sur le thème du jeu télévisé où un pauvre type se retrouve pris en chasse par des dingues qui veulent lui faire la peau devant des millions de téléspectateurs ; s&rsquo;il survit, il gagne le gros lot. L&rsquo;histoire est connue, l&rsquo;objectif étant de dénoncer les clivages d&rsquo;une société verrouillée où les masses asservies sont hypnotisées par les images dégueulant de leur télévision : exemples types, <em>Le Prix du danger</em> ou <em><a href="/?s=hunger+games">Hunger games</a></em>. Sauf que le scénario de <em>Jackpot</em> introduit quelques variantes pas piquées des vers :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Ici, c&rsquo;est le gagnant de la loterie qui se retrouve à galoper comme un garenne pour ne pas se faire trucider, et à la base, il n&rsquo;a rien demandé du tout.</li>



<li>À ses trousses, l&rsquo;ensemble d&rsquo;une population de spectateurs improvisés gladiateurs, tous avides de s&rsquo;enrichir, depuis le voyou jusqu&rsquo;à la mère de famille, en passant par le petit commerçant du coin, l&rsquo;ouvrier sympa, la coloc un peu coconne.</li>



<li>Et pas beaucoup de monde pour aider, dans un univers surfliqué où drones et écrans pullulent, où la chasse à courre s&rsquo;organise par smartphone interposé.</li>



<li>Seul impératif : pas d&rsquo;armes à feu (ce qui est un comble dans un pays qui encourage la vente généralisée de flingues tous calibres confondus) ; mais pas grave, il existe de multiples manières de mettre à mort le malheureux gagnant qui ne dure jamais très longtemps face aux hordes sauvages qui le poursuivent.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Petit pincement au cerveau</h2>



<p>Ce qui devrait être le cas de la frêle et candide Katie Kim, venue à Hollywood dans l&rsquo;idée de devenir actrice, et qui n&rsquo;a pas 30 secondes notion de ce qui l&rsquo;attend d&rsquo;autant qu&rsquo;elle se retrouve sélectionnée par accident et à son corps défendant. En toute logique, elle ne devrait pas tenir un round, mais un outsider s&rsquo;invite dans le game : Noël Cassidy, security man freelance bien décidé à protéger la donzelle contre versement d&rsquo;une infime partie de ses gains et un gros coup de pub. On fait sa réclame comme on peut.</p>



<p>À partir de là, le film tourne à la course-poursuite échevelée, parsemée de gags, de répliques bien senties, de combats chorégraphiés au scalpel et avec une maestria qui laisse pantois. Le tandem <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Awkwafina" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Awkwafina</a> (décidément, quelle excellente actrice, promise à de très grands rôles) / <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Cena" target="_blank" rel="noreferrer noopener">John Cena</a> (parfait pour le rôle, aucune fausse note, un sens du comique affûté) fonctionne du feu de Zeus, leur complicité est palpable, leur sens de l&rsquo;autodérision savoureuse.</p>



<p>Et puis, de loin en loin, par petites touches bien rentre-dedans, une vision de la société américaine peu gratifiante, mais d&rsquo;une rare justesse, car calquée sur le réel : les tentes de SDF devant les enseignes de luxe, les miséreux faisant chauffer leurs saucisses à l&rsquo;entrée d&rsquo;un restau gastronomique, les chambres de coloc dégueulasses, les pseudo-castings qui sont de vraies arnaques, tout y est et ça sent son vécu. Du coup, chaque éclat de rire se teinte d&rsquo;un petit pincement au cerveau en mode : et si demain, c&rsquo;était ça ?</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Faites entrer l&#8217;accusé : zoom pédagogique sur les grandes affaires judiciaires françaises</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/emission-faites-entrer-accuse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Aug 2024 11:18:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37266</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ceux qui nous lisent régulièrement le savent : sur The ARTchemists, nous sommes des grands amateurs de true crime et de chroniques judiciaires. Affaires criminelles retentissantes, procès qui ont marqué l&#8217;histoire judiciaire, cold cases : si l&#8217;Angleterre et les USA sont prolixes en la matière, la France n&#8217;est pas en reste : Landru, Petiot, Fourniret, Georges, Paulin, Allègre&#8230; et puis il y a les meurtres non élucidés, les disparitions irrésolues,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/08/the-artchemists-faites-entrer-laccuse.jpg" alt="" class="wp-image-37267" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/08/the-artchemists-faites-entrer-laccuse.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/08/the-artchemists-faites-entrer-laccuse-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/08/the-artchemists-faites-entrer-laccuse-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Ceux qui nous lisent régulièrement le savent : sur The ARTchemists, nous sommes des grands amateurs de true crime et de chroniques judiciaires. Affaires criminelles retentissantes, procès qui ont marqué l&rsquo;histoire judiciaire, cold cases : si l&rsquo;Angleterre et les USA sont prolixes en la matière, la France n&rsquo;est pas en reste : Landru, Petiot, Fourniret, Georges, Paulin, Allègre&#8230; et puis il y a les meurtres non élucidés, les disparitions irrésolues, l&rsquo;<a href="https://www.theartchemists.com/?s=affaire+gr%C3%A9gory">affaire du petit Grégory</a> en est un exemple sidérant. Question : comment relater ces dossiers sans tomber dans l’émotionnel à tout crin ou le sensationnel nauséabond ? Pour avoir visionné moult documentaires et adaptations cinématographiques, nous savons combien l&rsquo;évocation de ces tragédies s&rsquo;avère complexe et risquée. D&rsquo;où tout l&rsquo;attrait de l&rsquo;émission <em>Faites entrer l&rsquo;accusé</em>. Émission culte à raison, qui deux décennies durant à fasciner le public et qui demeure un modèle, une référence incontournable du genre.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Faites entrer l&#039;accusé : Romain Dupuy | bande annonce | Crime District" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/bgL0df0nOl4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>U</strong><strong>n programme de qualité</strong></h2>



<p>Lancée en 2000 sur France 2, <em>Faites entrer l&rsquo;accus</em>é a été initiée par le journaliste et animateur <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Christophe_Hondelatte" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Christophe Hondelatte</a>, en collaboration avec les producteurs Christian Gerin et Bernard Faroux. Ojectif : façonner un programme de qualité traitant des grands procès judiciaires qui ont défrayé la chronique. Exit le racoleur : on mise sur une narration soignée, une reconstitution fidèle des événements appuyée sur des archives photographiques et vidéos, des éléments de l&rsquo;enquête ; on donne la parole aux intervenants (policiers et gendarmes, juges et magistrats, avocats, journalistes spécialisés, experts, familles des victimes), via des interviews exclusives réalisées avec beaucoup de retenue, de pudeur et de justesse.</p>



<p>Ainsi pensée, l&rsquo;émission s&rsquo;est rapidement imposée comme un rendez-vous incontournable pour les amateurs de faits divers et d&rsquo;enquêtes criminelles. Approche rigoureuse et immersive, restitution détaillée et pointilleuse des affaires judiciaires, un générique emblématique : le propos se concentre non seulement sur les faits, mais aussi sur les enquêtes, les procès, et les personnalités impliquées, qu&rsquo;elles soient victimes, accusés ou enquêteurs. Un tour d&rsquo;horizon qui donne à voir la logique de l&rsquo;investigation, ses failles également, en plongeant le spectateur dans l&rsquo;immédiateté des événements tout en ailleurs le recul émotionnel nécessaire.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="bande annonce Faites entrer l&#039;accusé : Francis Heaulme sur RMC Story" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/cIfG-jJ2d_Q?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un travail d&rsquo;éducation</strong></h2>



<p>Servi par des animateurs remarquables (Hondelatte bien évidemment, qui demeure 10 ans durant la figure de proue de l&rsquo;émission avec sa voix grave, son style narratif unique, puis Frédérique Lanteri, Rachid M&rsquo;Barki, actuellement Christophe Delay), <em>Faites entrer l&rsquo;accusé</em> aborde des enquêtes longues et complexes, dont certaines n&rsquo;ont jamais abouti. Si certains dossiers ont fait la une des journaux, marquant à jamais les esprits, d&rsquo;autres sont moins connues mais tout aussi effrayantes. Et c&rsquo;est là que joue le choix de la rédaction : dépasser l&rsquo;horreur pour entamer un travail d&rsquo;investigation qui implique objectivité et recul, sans pour autant brader la souffrance des victimes. C&rsquo;est une véritable démarche pédagogique qui est adoptée, en témoigne les interventions de Dominique Rizet qui apporte des points d&rsquo;éclairage précieux sur les techniques d&rsquo;enquêtes, les subtilités judiciaires.</p>



<p>Là où d&rsquo;autres documentaires peuvent parfois sombrer dans le sensationnalisme, cette émission fait preuve d&rsquo;une rigueur journalistique exemplaire, qui manque cruellement dans certains documentaires produits par exemple chez Netflix.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Chaque épisode est le résultat d&rsquo;un travail d&rsquo;enquête approfondi, basé sur des sources fiables et des documents judiciaires authentiques. Les scénarios sont construits avec soin pour offrir une compréhension claire et détaillée des affaires, sans jamais dénaturer la réalité des faits.</li>



<li>L&rsquo;émission ne se contente pas de rapporter les faits, elle tente également d&rsquo;explorer la psychologie des criminels et les motivations qui les ont poussés à commettre l&rsquo;irréparable. Cette dimension analytique est un autre aspect qui en fait une référence dans le genre.</li>



<li>La ligne narrative est d&rsquo;une rare sobriété, souvent appuyée par des reconstitutions techniques mais percutantes. Les témoignages des enquêteurs, avocats, et parfois des proches des victimes apportent une dimension humaine et émotionnelle qui évite le voyeurisme.</li>
</ul>



<div class="wp-block-group has-blush-light-purple-gradient-background has-background" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p>À lire également</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/journaliste-criminels-autopsie-dun-divers/">Le journaliste et les criminels : autopsie d’un fait divers</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/exposition-detective-fabrique-de-crimes/">Exposition : DÉTECTIVE, fabrique de crimes ?</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/jai-tue-fils-chef-denis-robert-passe-laffaire-gregory-crible/">J’ai tué le fils du chef : Denis Robert passe l’affaire Grégory au crible</a></li>
</ul>
</div></div>



<p>Clairement, le succès du programme, sa longévité, s&rsquo;expliquent par sa capacité à traiter des sujets délicats avec intelligence et respect. Contrairement à d&rsquo;autres productions qui peuvent tomber dans le piège du racolage, l&rsquo;émission s&rsquo;attache à restituer la complexité des affaires judiciaires, tout en tenant compte des impacts humains, et sans jamais tomber dans l&rsquo;exploitation de la douleur des victimes et de leurs familles. Pour celles et ceux qui cherchent à comprendre les rouages de la justice française, les motivations des criminels, et l&rsquo;impact des crimes sur les individus et la société, cette émission demeure une référence incontournable, une véritable leçon de journalisme et de télévision, qui continue de marquer les esprits et d&rsquo;informer le public, année après année.</p>



<p>Pour en savoir plus, consultez la <a href="https://www.youtube.com/@FELA-officielle" target="_blank" rel="noreferrer noopener">chaîne Youtube de l&rsquo;émission FELA</a>.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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