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	<title>ridley scott</title>
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		<title>Agir et penser comme Hannibal Lecter : cannibalisme et coaching mental ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/hannibal-lecter-livre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Aug 2024 16:37:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Initié par Thomas Harris avant de prendre vie à l&#8217;écran sous les traits de l&#8217;hypnotique Anthony Hopkins, Hannibal Lecter s&#8217;est imposé comme l&#8217;archétype du serial killer oxymorique : distingué et cultivé, pour ne pas dire précieux, cet intellectuel se transforme en assassin en un clin d’œil, avec un penchant très net pour un cannibalisme sophistiqué vécu comme un sommet de cruauté gastronomique. Pas forcément un modèle à suivre donc, et...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="390" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/08/the-artchemists-agir-et-penser-comme-hannibal-lecter.jpg" alt="" class="wp-image-37258" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/08/the-artchemists-agir-et-penser-comme-hannibal-lecter.jpg 390w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/08/the-artchemists-agir-et-penser-comme-hannibal-lecter-187x288.jpg 187w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/08/the-artchemists-agir-et-penser-comme-hannibal-lecter-321x494.jpg 321w" sizes="(max-width: 390px) 100vw, 390px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Initié par Thomas Harris avant de prendre vie à l&rsquo;écran sous les traits de l&rsquo;hypnotique Anthony Hopkins, Hannibal Lecter s&rsquo;est imposé comme l&rsquo;archétype du <a href="https://www.theartchemists.com/?s=serial+killer">serial killer</a> oxymorique : distingué et cultivé, pour ne pas dire précieux, cet intellectuel se transforme en assassin en un clin d’œil, avec un penchant très net pour un cannibalisme sophistiqué vécu comme un sommet de cruauté gastronomique. Pas forcément un modèle à suivre donc, et pourtant&#8230; C&rsquo;est le pari un peu dingue du livre <em>Agir et penser comme Hannibal Lecter </em>que de tirer les leçons philosophiques de ce mode d&rsquo;existence. Et de nous en faire profiter au passage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Décrypter le labyrinthe d&rsquo;un esprit tortueux</h2>



<p>Une plaisanterie de mauvais goût ? Pas tant que ça, au contraire même. Stéphane Garnier s&#8217;empare de ce personnage emblématique de la pop culture pour scruter sa carrière et ses frasques. Lecter coach de vie, rien que ça ? Eh bien oui, et l&rsquo;analyse, publiée aux <a href="https://www.editionsopportun.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">éditions de l&rsquo;Opportun</a>, est, reconnaissons-le, aussi captivante que surprenante. Conçu comme un menu raffiné digne d&rsquo;un restaurant étoilé, ce parcours dans une psyché pour le moins énigmatique porte son lot de révélations, d&rsquo;enseignements et d&rsquo;audaces.</p>



<p>Entrecoupant ses analyses de séquences emblématiques des films <em>Le silence des agneaux</em> de Jonathan Demme, <em>Hannibal</em> de Ridley Scott, <em>Dragon rouge</em> de Bret Ratner, Garnier tente de décrypter le labyrinthe d&rsquo;un esprit tortueux car supérieur, qui a beaucoup à nous transmettre et qui ne s&rsquo;en prive guère du reste. Régulièrement des lettres adressées à l&rsquo;auteur depuis sa mystérieuse retraite par un Lecter très en verve entrecoupent et relancent le fil d&rsquo;une réflexion profonde et dépourvue d&rsquo;a priori.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une irrépressible attirance</h2>



<p>Pas très moral ? Certes, mais ne soyons pas hypocrites. Qui n&rsquo;a pas succombé au charme de l&rsquo;énigmatique, du séduisant Lecter, malgré son goût prononcé pour la manipulation mentale et la gastronomie cannibale ? C&rsquo;est aussi l&rsquo;objectif de ce singulier ouvrage que de nous confronter à une irrépressible attirance, pour en comprendre les rouages, en tirer les conclusions qui s&rsquo;imposent. Un régal authentique pour l&rsquo;esprit, relevé d&rsquo;une pointe de cynisme, de beaucoup d&rsquo;humour, mais dont le message est chargé de sens.</p>



<p>Animal ou cannibale ? Bon ou mauvais ? Et s&rsquo;il convenait de dépasser cette logique binaire exsangue pour penser la complexité humaine en d&rsquo;autres termes ? C&rsquo;est à ce voyage en terre psychique inconnue que nous invite Garnier tandis qu&rsquo;il dépèce le mental d&rsquo;un héros consentant, comme on le ferait d&rsquo;une pièce de gibier prête à être cuisinée. Juste retour des choses ? Autopsier l&rsquo;esprit de Lecter, c&rsquo;est éclairer bien des ombres&#8230; et en éveiller d&rsquo;autres.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>Tokyo Vice : une ambiance à couper au katana !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-tokyo-vice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Sep 2022 11:59:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Juillet 2018 : nous chroniquons avec enthousiasme le livre Tokyo Vice, trépidant récit des aventures journalistiques de Jake Adelstein au pays du Soleil Levant. Quatre ans plus tard, voici Tokyo Vice version série télé portée par HBO Max en première ligne de la guerre des plateformes de streaming. Comment flirter avec le désastre Les huit épisodes de cette première saison qui en appelle déjà une suivante (merci le cliffhanger des dernières...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/Devenez-un-pro-du-design-en-quel15.jpg"><img decoding="async" class="size-full wp-image-35028" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/Devenez-un-pro-du-design-en-quel15.jpg" alt="série Tokyo Vice" width="600" height="480" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/Devenez-un-pro-du-design-en-quel15.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/Devenez-un-pro-du-design-en-quel15-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/Devenez-un-pro-du-design-en-quel15-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Juillet 2018 : nous chroniquons avec enthousiasme <a href="https://www.theartchemists.com/tokyo-vice-sayonara-yakuza/" target="_blank" rel="noopener">le livre <i>Tokyo Vice</i></a>, trépidant récit des aventures journalistiques de Jake Adelstein au pays du Soleil Levant. Quatre ans plus tard, voici <i>Tokyo Vice</i> version série télé portée par HBO Max en première ligne de la guerre des plateformes de streaming.</span></p>
<p><iframe title="Tokyo Vice - Bande-annonce" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/3Hi4B-X6eLE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Comment </b><b>flirter avec le désastre</b><b> </b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Les huit épisodes de cette première saison qui en appelle déjà une suivante (merci le cliffhanger des dernières minutes) posent le cadre : un jeune Américain sorti de sa province pour se parachuter dans les rues tokyoïtes et rejoindre le staff du <i>Yomiuri Shimbun</i>, LE grand journal nippon par excellence. Un exploit en soi dans un pays où les gaijins peinent à s’intégrer. S’intégrer, Jake Adelstein va y parvenir, très au fait des codes de communication japonais, même si son côté chien fou yankee l’amène régulièrement à flirter avec le désastre.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et des causes de désastre, on n’en manque pas dans cette cité fascinante, mais dangereuse, où modernité et tradition se mêlent, où les apparences de politesse et de respect sont particulièrement trompeuses. Une police inefficace, gangrenée par la corruption, des yakuzas tout-puissants aux méthodes ignobles, des guerres fratricides entre gangs, des politiciens dépassés quand ils ne sont pas complices : Idem pour les médias et les journalistes, coincés entre soutien au système et quête de sensationnel.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Quand les jeunes veulent bouffer les vieux</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Intégré dans une équipe rédactionnelle menée d’une main experte par une rédactrice en chef de talent, Jake tente de faire bouger les lignes. Pas évident quand le format des articles est imposé, les news filtrées, les infos censurées, les articles refusés ou relégués en dernière page. Du coup, Jake (Ansel Elgort) va développer les contacts pour chasser le scoop, et cela va le placer dans de très fâcheuses positions. Car il ne fait pas bon flirter avec les yakuzas, ni avec leurs petites copines, ou avec le seul flic intègre de la ville (Ken Watanabe).</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Bref, Jake va se retrouver dans la panade. Tout comme Samantha (Rachel Keller), une compatriote au passé trouble, devenue hôtesse, désireuse d’ouvrir son propre bar et prête à tout pour ça ; ou Sato (Shô Kasamatu), aspirant yakuza bien plus tendre et émotif qu’il y paraît. Et tous les autres, car tout le monde à Tokyo a quelque chose à cacher, surtout quand les jeunes, avides de changement et de pouvoir, décident de bouffer les anciens et leur code d’honneur. L’atmosphère est donc à la tension, une violence larvée qui explose en mode éruption volcanique à la moindre secousse.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="JwMSunTrsr"><p><a href="https://www.theartchemists.com/film-black-rain-ridley-scott/">Black Rain : le Japon des 90’s entre polar et dissonances culturelles</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Black Rain : le Japon des 90’s entre polar et dissonances culturelles » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/film-black-rain-ridley-scott/embed/#?secret=PyJVjjETsy#?secret=JwMSunTrsr" data-secret="JwMSunTrsr" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Un climat de stress permanent</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour restituer ce climat très particulier, il fallait un spécialiste. C’est Michael Mann qui s’y colle, comme producteur. Le réalisateur de <i>La Forteresse noire</i>, <i>Heat</i> et <i>Le dernier des Mohicans</i> sait y faire quand il s’agit de créer une ambiance à couper au katana, où l’action est là, même quand il ne se passe rien, parce que les personnages piaffent d’impatience, n’en peuvent plus de se retenir alors qu’ils savent pertinemment que le moment n’est pas venu d’intervenir. Suspense lourd, constamment, même quand rien ne semble se profiler à l’horizon.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Les néons multicolores, l’alternance des quartiers branchés et des rues de la vieille ville, la confusion entre le hype à la nippone et la quiétude séculaire, la fragilité de la vie dans cette ruche gorgée de sève et de richesses, tout cela explose en scènes d’une très grande violence, des confrontations brutales, des rapports de force extrêmement rudes qui se dévoilent soudain, quand on s’y attend le moins, d’où un climat de stress permanent qui avale le spectateur. Difficile de regarder ces séquences sans se demander ce qui va advenir de héros dont on voit qu’ils vont droit aux emmerdes.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="5XFdYMgQP3"><p><a href="https://www.theartchemists.com/societe-yakuzas-livre-podcast-documentaire/">La mafia japonaise et plus si affinités : les yakuzas en cinq références</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La mafia japonaise et plus si affinités : les yakuzas en cinq références » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/societe-yakuzas-livre-podcast-documentaire/embed/#?secret=THNAwFDsvH#?secret=5XFdYMgQP3" data-secret="5XFdYMgQP3" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Résumons : adapter un bouquin comme <em>Tokyo Vice</em> est forcément une prise de risque. Néanmoins, la première saison de la série s’en tire plus qu’honorablement, arrivant à dicter sa rythmique, son esthétique tout en plantant des personnages attachants, car complètement paumés dans ce Japon coincé entre coutumes et obligation d’évolution. Nous sommes dans les années 90, une décennie clé dans l’essor économique et sociétal du pays, et cela se sent. À suivre donc, car l’intrigue est aussi très accrocheuse, et on aimerait bien savoir ce qu’il va advenir de Jake-San et de ses petits camarades de jeu.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités</strong></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">La série <em>Tokyo Vice</em> est disponible sur la plateforme <a href="https://www.canalplus.com/series/tokyo-vice/" target="_blank" rel="noopener">Canal +</a>.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Black Rain : le Japon des 90’s entre polar et dissonances culturelles</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-black-rain-ridley-scott/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Sep 2022 11:55:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Black Rain : pluie noire. Derrière ces deux mots énigmatiques, Ridley Scott développe un film d’action prenant, dont le suspense de surface interroge les dissonances culturelles d’un Japon coincé entre globalisation et coutumes. Explications. Flic rebelle vs yakuza pervers Un petit pitch ? Nick Conklin (Michael Douglas) est un flic new-yorkais aux méthodes expéditives et au caractère rebelle, ce qui lui vaut un taux record d’arrestations et de félicitations de sa...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/Devenez-un-pro-du-design-en-quel14.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-35025" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/Devenez-un-pro-du-design-en-quel14.jpg" alt="film Black Rain de Ridley Scott" width="600" height="480" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/Devenez-un-pro-du-design-en-quel14.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/Devenez-un-pro-du-design-en-quel14-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/09/Devenez-un-pro-du-design-en-quel14-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><em>Black Rain</em> : pluie noire. Derrière ces deux mots énigmatiques, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=ridley+scott" target="_blank" rel="noopener">Ridley Scott</a> développe un film d’action prenant, dont le suspense de surface interroge les dissonances culturelles d’un <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Japon" target="_blank" rel="noopener">Japon</a> coincé entre globalisation et coutumes. Explications.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Black Rain Bande-annonce VO" frameborder="0" width="640" height="362" src="https://geo.dailymotion.com/player.html?video=x8a1byc&#038;" allowfullscreen allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture; web-share"></iframe></p>
<h2><span style="color: #000000;"><b>Flic rebelle vs yakuza pervers</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Un petit pitch ? Nick Conklin (Michael Douglas) est un flic new-yorkais aux méthodes expéditives et au caractère rebelle, ce qui lui vaut un taux record d’arrestations et de félicitations de sa hiérarchie, et les engueulades de cette même hiérarchie, épuisée par ses incartades. Dernier succès en date, la capture tout en muscles et presque en flag d’un tueur japonais qui a eu la mauvaise idée de flinguer deux rivaux sous les yeux de Conklin et son partenaire Charlie Vincent (Andy Garcia). Résultat de l’opération : nos deux compères doivent rapatrier Sato au pays, qui leur échappe à leur arrivée.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">À partir de là, il va falloir remettre la main dessus, et ça ne va pas être facile, car la police japonaise voit d’un fort mauvais œil les méthodes de Conklin et son acolyte. Cornaqué par Masahiro Matsumoto (Ken Takakura), un inspecteur du cru avec qui il va sympathiser, Conklin va se montrer d’autant plus motivé que Sato (Yusaku Matsuda) flingue son coéquipier lors d’une scène mémorable. Un crime parmi tant d’autres pour ce psychopathe avide de bouffer la concurrence des vieux yakuzas, qui réprouvent et sa violence et son manque d’honneur. Et mesurent tout l’intérêt d’utiliser Conklin pour se débarrasser de ce jeune concurrent.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="4NyJcOudw8"><p><a href="https://www.theartchemists.com/societe-yakuzas-livre-podcast-documentaire/">La mafia japonaise et plus si affinités : les yakuzas en cinq références</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« La mafia japonaise et plus si affinités : les yakuzas en cinq références » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/societe-yakuzas-livre-podcast-documentaire/embed/#?secret=o0KvB5y6Av#?secret=4NyJcOudw8" data-secret="4NyJcOudw8" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Japon urbain </b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">A priori, rien dans l’intrigue de <i>Black Rain</i> ne laisse transparaître une quelconque réflexion philosophique. Mais résumer cette traque à un simple polar, c’est mal connaître Scott, qui est quand même à l’origine de <i>Les Duellistes, Alien, Blade Runner</i>, entre autres chefs-d&rsquo;œuvre du 7ᵉ art : consultez la page Wikipédia qui lui est consacrée, elle est plus qu’éloquente, le cinéaste n’est pas du genre à se contenter d’une intrigue de vengeance ponctuée de scènes d’action. Si <i>Black </i><i>R</i><i>ain</i> n’en manque pas, c’est ailleurs qu’il faut chercher sa valeur.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Sorti en 1989, le film multiplie les plans montrant un Japon entre urbanisation, motos, camions, néons, barres d’immeubles, au sommet de sa réussite industrielle. Exit les scènes de temples et de pagodes, les combats au sabre. Les rizières et les toriis apparaissent dans la dernière partie du film uniquement ; tout le reste se déroule dans la fumée des usines sidérurgiques, la moiteur des discothèques. Seule la puanteur des abattoirs, l’odeur des marchés rappelle qu’il s’agit de survie dans un monde de prédation.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="eCaMyxtoDf"><p><a href="https://www.theartchemists.com/serie-tokyo-vice/">Tokyo Vice : une ambiance à couper au katana !</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Tokyo Vice : une ambiance à couper au katana ! » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/serie-tokyo-vice/embed/#?secret=BQqx73SGWQ#?secret=eCaMyxtoDf" data-secret="eCaMyxtoDf" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2><span style="color: #000000;"><b>Maudite globalisation</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Ce qu’explique avec mépris un vieil Oyabun à Coklin : Sato n’est rien d’autre qu’un gangster à l’américaine, obsédé par le fric, un pur produit de la globalisation enclenchée par les USA avec <a style="color: #000000;" href="https://www.theartchemists.com/?s=hiroshima" target="_blank" rel="noopener">Hiroshima</a> et la pluie noire qui a contaminé le pays après l’explosion de la bombe. Pour s’en débarrasser, il faut un flic à l’américaine, un cowboy sans foi ni loi, qui va venir nettoyer la merde créée par sa propre non-culture. Un clash des civilisations à l’œuvre, feutré en apparence, particulièrement abrupt dans le message véhiculé, la critique de l’hégémonie américaine et de ses ravages dans les cerveaux.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour souligner cette violence, la récurrence des tonalités rouges dans les paysages embrumés de pollution, la silhouette des cheminées qui s’y dessine à peine, la nuit striée de néons agressifs. Les clichés sont caricaturés volontairement, soulignés par le travail de photographie signé Jan de Bont, directeur de la photographie attitré sur <i>La Chair et le Sang</i> et <i>Basic </i><i>I</i><i>nstinct </i>de Verhoeven, <i>Piège de cristal </i>et <i>A la poursuite d’Octobre rouge</i> de John Mc Tiernan. À noter également, la bande originale créée par un certain Hans Zimmer, qui deviendra le compositeur attitré de Scott et l’un des plus influents de Hollywood.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>House of Gucci &#8211; Le film : un manque de démesure ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-house-of-gucci/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Feb 2022 13:46:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Que dire ? On n’aurait peut-être pas dû lire le bouquin de Sara Gay Forden avant ? Parce que le visionnage de House of Gucci version Ridley Scott nous a laissés un peu circonspects. Pas forcément déçus, mais dubitatifs. Il faut dire que depuis l’annonce de sa sortie, on bavait de le voir, ce bon dieu de film. Pensez, la saga Gucci mise en images sur grand écran : par le réalisateur d’Alien,...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/02/5825683_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34616 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/02/5825683_opt.jpg" alt="affiche du film House of Gucci" width="443" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/02/5825683_opt.jpg 443w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/02/5825683_opt-213x288.jpg 213w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/02/5825683_opt-365x494.jpg 365w" sizes="auto, (max-width: 443px) 100vw, 443px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 12pt; color: #000000;">Que dire ? On n’aurait peut-être pas dû lire le bouquin de <a href="https://www.theartchemists.com/livre-house-of-gucci/" target="_blank" rel="noopener">Sara Gay Forden</a> avant ? Parce que le visionnage de <i>House of Gucci</i> version Ridley Scott nous a laissés un peu circonspects. Pas forcément déçus, mais dubitatifs. Il faut dire que depuis l’annonce de sa sortie, on bavait de le voir, ce bon dieu de film. Pensez, la saga <a href="https://www.theartchemists.com/?s=gucci" target="_blank" rel="noopener">Gucci</a> mise en images sur grand écran :</span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 12pt; color: #000000;">par le réalisateur d’<em>Alien, les Duellistes, Blade Runner, Thelma et Louise</em>…</span></li>
<li><span style="font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 12pt; color: #000000;">avec focale sur le scandale de l’assassinat de Maurizio commandité par son ex-épouse</span></li>
<li><span style="font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 12pt; color: #000000;">sur fond de reprise en main d’une des marques iconiques du luxe à l’italienne</span></li>
<li><span style="font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 12pt; color: #000000;">et un casting de folie affichant Al Pacino, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=jared+leto" target="_blank" rel="noopener">Jared Leto</a>, Jeremy Irons, Salma Hayek, Camille Cottin aux côtés de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=adam+driver" target="_blank" rel="noopener">Adam Driver</a> et Lady Gaga incarnant le couple maudit.</span></li>
</ul>
<p align="justify"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 12pt; color: #000000;">Je me voyais déjà savourant un <a href="https://www.theartchemists.com/serie-halston/" target="_blank" rel="noopener"><i>Halston</i></a> bis, une démesure en mode <a href="https://www.theartchemists.com/saint-laurent-yves-seul/" target="_blank" rel="noopener"><i>Saint Laurent</i></a>. Raté.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="House of Gucci - Bande annonce VOST [Au cinéma le 24 novembre]" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/WIruiV98hus?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 18pt; color: #000000;"><b>Ce qui manque dans tout ça, c’est la folie</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 12pt; color: #000000;">Non pas que le film soit mauvais. Il se laisse regarder, apprécier. Nonobstant les accents italiens au couteau, l’outrance de Leto dans une représentation un brin clownesque de Paolo Gucci, la seconde fille du couple escamotée de même que le troisième membre de la fratrie, une fin un brin bâclée, on se laisse porter par ce récit qui arrive à peu près à synthétiser toutes les problématiques du clan, en évoquant par ailleurs le devenir de la fameuse griffe. Ce qui manque dans tout ça, c’est la folie. La folie créatrice, la volonté d’innover toujours, cette vision du luxe et de son avenir que les frères Gucci ont su développer.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 12pt; color: #000000;">Maurizio en a hérité jusqu’à la déraison, faisant plonger l’entreprise dans le rouge, ouvrant la voie à un rachat par des fonds d’investissements. Aujourd’hui, et le générique de fin le spécifie, plus aucun membre du clan Gucci n’a de part dans le groupe qui porte son nom. Un dépouillement en règle qui une fois de plus évoque le cas Halston. Splendeurs et misères&#8230; est-ce traduisible dans un seul film ? L’évocation du fameux foulard, le sac bambou, les bagages qui firent la réputation de la maison… comment restituer cette aura presque magique du nom Gucci, ce que représentait alors ce patrimoine dans la culture italienne, sans faire un récit détaillé de son histoire qui excéderait les deux heures d’un long-métrage concentré sur une lamentable histoire de vengeance matrimoniale ?</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="FEm3fFrxuk"><p><a href="https://www.theartchemists.com/livre-house-of-gucci/">House of Gucci : splendeurs et misères d’un grand nom du luxe à l’italienne</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« House of Gucci : splendeurs et misères d’un grand nom du luxe à l’italienne » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/livre-house-of-gucci/embed/#?secret=z8V69wxpQv#?secret=FEm3fFrxuk" data-secret="FEm3fFrxuk" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 18pt; color: #000000;"><b>Un succès économique à plus d’un titre</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 12pt; color: #000000;">Reste la foultitude de produits estampillés mis en valeur par la caméra du directeur de la photographie Dariusz Wolski, notamment le double G doré ornant la ceinture d’Adam Driver dans les premiers plans du film. Un placement produit à la truelle qui n’est pas sans rappeler la stratégie de communication très agressive de la marque jusque dans les métaverses. C’est peut-être l’élément à prendre en compte pour comprendre notre déconvenue, ce sentiment de décalage, de film de marque qui ne dit pas son nom ? Si la famille Gucci a peu apprécié cette lecture jugée outrancière et peu respectueuse de la vérité (Tom Ford n’a pas adhéré non plus), la firme a quant à elle ouvert ses archives, ses collections, ses boutiques au réalisateur et à son équipe ; le film devait du reste sortir en 2021 à l’occasion du centenaire de l’entreprise. </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 12pt; color: #000000;">Une célébration réussie malgré un brin de retard : le succès fut au rendez-vous dés la sortie fin novembre 2021. Outre une batterie de nominations et de récompenses, le film, qui a coûté 75 millions de dollars, en a rapporté 130 en janvier 2022. Un carton économique unique en pleine période de pandémie ! La marque Gucci a profité de cette embellie avec une explosion de ses ventes et une communauté renforcée traquant les pièces iconiques sur la toile : «  <i>Lovethesales.com fait état d&rsquo;une hausse de 257% de la demande pour les sacs Gucci et de 75% pour les recherches de mules-sandales Gucci juste après la sortie du long métrage par rapport à la semaine précédente, témoignant d&rsquo;un engouement certain pour les produits de la maison de luxe en lien avec « House of Gucci</i> » dixit <a href="https://www.ladepeche.fr/2021/11/30/house-of-gucci-les-vetements-et-accessoires-gucci-plus-populaires-que-jamais-9961351.php" target="_blank" rel="noopener">La Dépêche</a>.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="uDjH7vQr1f"><p><a href="https://www.theartchemists.com/serie-halston/">Halston : Icare de la mode ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Halston : Icare de la mode ? » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/serie-halston/embed/#?secret=Vvh2H5j4FL#?secret=uDjH7vQr1f" data-secret="uDjH7vQr1f" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 18pt; color: #000000;"><b>Effet halo et simplification de l’histoire</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 12pt; color: #000000;">Un <a href="https://www.nouvelles-du-monde.com/house-of-gucci-fait-monter-en-fleche-les-recherches-de-marques-de-luxe/" target="_blank" rel="noopener">effet halo</a> que Kering, propriétaire de Gucci avait pronostiqué. La marque a d’ailleurs et dés le tournage, ouvert un de ses magasins pour shooter certaines scènes, relayé des photos des coulisses sur ses réseaux sociaux. Quant à Salma Hayek, n’oublions pas qu’elle est l’épouse du président-directeur général de Kering, François-Henri Pinault, qui a tant bataillé pour acquérir ce fleuron face à LVMH. En affichant en première ligne du casting une Lady Gaga adulée par ses fans, adepte de Gucci et d’Alessandro Michele, son DA en titre, la marque a-t-elle voulu refaçonner son histoire à destination d’un public plus jeune, qui en ignore tout ? </span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 12pt; color: #000000;">Où comment attirer la clientèle de demain, en lui transmettant une version simplifiée d’une saga familiale autrement plus riche et complexe ? À méditer : ce qui est sûr, c’est que le film <i>House of Gucci</i> ne peut se réduire à la prière « Father, Son and House of Gucci », improvisée à l’écran par une Lady Gaga très inspirée puisque la tournure a fait le tour des réseaux sociaux. Pour réellement comprendre les complexités de cet univers, il faut lire l’ouvrage initial afin de s’approprier l’esprit de la marque de luxe, son passé glorieux, les codes haut de gamme qu’elle a imposés au monde entier.</span></p>
<p align="justify">
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		<title>N°5 Chanel : retour sur un siècle de parfum iconique</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/livre-n5-chanel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Nov 2021 14:59:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>2021&#160;: N°5 de Chanel a 100 ans. Un siècle après sa création, le parfum emblématique de la maison Chanel est toujours là, caracolant en tête des ventes, auréolé de toutes les grâces, connu de tous les publics aux quatre coins du monde, un fondamental de la pop culture, symbole d’élégance et de glamour à la française. Pareille longévité méritait bien qu’on en analyse les secrets&#160;: c’est le but du très...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/Unknown_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="416" height="494" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/Unknown_opt-416x494.jpg" alt="livre N°5 Chanel" class="wp-image-34381" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/Unknown_opt-416x494.jpg 416w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/Unknown_opt-242x288.jpg 242w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/Unknown_opt.jpg 505w" sizes="auto, (max-width: 416px) 100vw, 416px" /></a></figure>



<p></p>



<p><span style="color: #000000;">2021&nbsp;: N°5 de Chanel a 100 ans. Un siècle après sa création, le parfum emblématique de la maison Chanel est toujours là, caracolant en tête des ventes, auréolé de toutes les grâces, connu de tous les publics aux quatre coins du monde, un fondamental de la pop culture, symbole d’élégance et de glamour à la française. Pareille longévité méritait bien qu’on en analyse les secrets&nbsp;: c’est le but du très beau livre N°5 Chanel paru aux <a href="https://www.editionsdelamartiniere.fr/" target="_blank" rel="noopener">Éditions de La Martinière</a>.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>Une fragrance iconique</b></span></h2>



<p><span style="color: #000000;">« Un parfum de femme à odeur de femme »&nbsp;: évoquer la création et l’histoire du premier parfum de Mademoiselle Chanel… quelle gageure. Comment dévoiler les mystères d’un mythe sans en trahir la magie, sans en amoindrir la fascination&nbsp;? C’est l’enjeu de cette publication distinguée, articulée en deux volumes, «&nbsp;Anatomie d’un mythe&nbsp;» et «&nbsp;Architecture d’une légende&nbsp;», pour autopsier la genèse de cette fragrance iconique et comment elle est devenue un succès international.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">Gravures, photographies, publicités, les archives et les documents inédits se succèdent pour témoigner de cette révolution : raconter l’histoire de N°5, c’est revenir sur la biographie de Mademoiselle, son mode de vie, son éducation mondaine, ses influences et ses inspirations, la manière dont elle a construit sa carrière, ses influences. Car ce parfum légendaire n’aurait jamais vu le jour sans le parcours hors normes de sa créatrice.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>Un storytelling puissant</b></span></h2>



<p><span style="color: #000000;">Flacon épuré, couleur ambrée, nuances subtiles, N°5 ouvre la voie à la mutation des grandes maisons de couture, qui diversifient leurs activités, dépassent le cadre de la confection vestimentaire pour toucher à la cosmétique, à la maroquinerie, à la bijouterie. Storytelling puissant, stratégie de communication reposant sur l’art, la photographie, le cinéma, la griffe va utiliser ce fil directeur olfactif pour transformer son image au fil du temps tout en préservant son ADN.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">Irvin Penn, Richard Avedon, Helmut Newton, Jean-Paul Goude, Baz Luhrmann, Ridley Scott, Luc Besson… les talents se succèdent derrière l’objectif pour réinventer la perception de ce parfum mythique. Devant la caméra, les visages de stars aussi défilent, égéries incarnant un état d’esprit, une manière de vivre, d’être belle et bien dans sa peau. Parmi ces ambassadrices, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=marilyn&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Marylin Monroe</a> propulsera N°5 au cœur du marché américain.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>Un ouvrage exemplaire</b></span></h2>



<p><span style="color: #000000;">Si incarner N°5 est une consécration pour une artiste, c’est aussi une responsabilité, jamais un hasard. Là aussi, la leçon est riche d’enseignements&nbsp;: N°5 n’est pas un succès commercial pour rien, il a fallu tout réinventer des techniques de vente d’avant-guerre, accoucher de campagnes accrocheuses à la fois efficaces et soignées. Le livre en est une preuve supplémentaire, magnifiquement présenté et rédigé par la romancière Pauline Dreyfus.</span></p>



<p><span style="color: #000000;"><em>N°5 Chanel</em> est un ouvrage exemplaire à plus d’un titre, un beau livre qui ravira les fashionistas comme les curieux de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=marketing&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">marketing</a>, les amateurs de success story, ceux qui veulent aborder le fil de l’Histoire sous un angle d’autant plus éclairant qu’il est inédit. C’est ici l’occasion de comprendre ce qui se cache derrière un produit de luxe, toute la mécanique de conception, de mise en valeur, de modernisation d’une offre qui doit néanmoins refléter l’identité d’une griffe séculaire.</span></p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>Jodorowsky’s Dune :  quelle déception … et quel triomphe !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/jodorowskys-dune-documentaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2020 16:30:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors j’étais partie pour évoquer l’expo Louis de Funes … et puis je suis tombée sur le documentaire consacré au Dune de Jodorowsky. Alors évidemment … y a eu comme un léger changement au niveau éditorial. Parce qu’il faut bien l’avouer, Jodorowsky’s Dune participe pour beaucoup de la légende. Une véritable croisade La légende … Nous sommes à la césure des années 70. Réalisateur pour le moins barré de El...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/09/images.jpeg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-32817 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/09/images-e1599582591691.jpeg" alt="" width="589" height="800" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Alors j’étais partie pour évoquer l’expo <i>Louis de Funes</i> … et puis je suis tombée sur le documentaire consacré au <i>Dune</i> de Jodorowsky. Alors évidemment … y a eu comme un léger changement au niveau éditorial. Parce qu’il faut bien l’avouer, <i>Jodorowsky’s Dune</i> participe pour beaucoup de la légende.</span></span></p>
<h2 align="justify"><span style="font-size: 18pt;">Une véritable croisade</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">La légende … Nous sommes à la césure des années 70. Réalisateur pour le moins barré de </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;"><em>El topo </em></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;"><em>et</em></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: barnaregular, Helvetica, Arial, sans-serif;"><span style="font-size: medium;"><i> </i></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;"><em>La montagne sacrée</em></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;"><em>,</em> </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">le chilien Alejandro Jodorowsky est contacté par le producteur parisien Michel Seydoux pour tourner l’adaptation ciné du roman de sci-fi </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;"><i><em>Dune</em></i></span></span> <span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">de Franck Herbert.</span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;"> Jodo ne l’a jamais lu, mais il fonce. Et pour l’aider dans ce qui va devenir une véritable croisade, il rassemble une équipe hors du commun : Moebius, Chris Foss, H.R.Giger, Dan O’Bannon. Rien que ça.</span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Devant la caméra, il veut Orson Welles, </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Salvador </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Dali, </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">David </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Ca</span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">r</span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">radine, </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Mick </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Jagger, </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Udo </span></span><span style="color: #000000; font-size: medium;">Kier … et les obtient. Pour la musique, il se tourne vers Pink Floyd et Magma. Tous s’investissent dans ce qui va devenir une mission sacrée … qui ne se concrétisera jamais. Les producteurs américains sont enthousiasmés par la qualité du story-board qu’on leur envoie. Tout est prêt, il n’y a plus qu’à lancer le tournage. Mais ils disent non. Tous, les uns derrière les autres. </span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Ils refusent de financer.</span></span></p>
<h2 align="justify"><span style="font-size: 18pt;">Jodo l&rsquo;ingérable</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Car c’est trop. Trop </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">cher, trop </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">grand, trop visionnaire, trop absolu. Et Jodo quand à lui est ingérable, indomptable. Résultat : le projet ne se fait pas. Et pourtant </span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">il avait tout pour devenir un mythe cinématographique … ce qu’il est du reste. Et le documentaire tourné par</span></span> <span style="color: #000000; font-family: Liberation Serif, serif; font-size: medium;">Frank Pavich y contribue qui donne à voir les centaines de planches du fameux story-board (il n’en reste que deux dans le monde) s’animer, prendre vie, suivre les mouvements de caméra, les focales … </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Un truc de fou ! Une dinguerie pure, une démence de points de vue, dans les costumes, les situations, du pur Jodorowsky, avec une dimension presque prophétique, une énorme frustration … surtout quand vous décidez, une fois le documentaire bouclé, de visionner le </span></span></span><em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Dune</span></span></span></em><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> de Lynch qui vous reste en travers de la gorge comme une version édulcorée, fade, sans épaisseur, sans saveur, sans audace … Trop propre, trop pauvre, trop conventionnel, hollywoodien quoi …</span></span></span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000; font-size: 18pt;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">Récit épique et picaresque</span></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Quelle déception … et quel triomphe ! Car, de ci de là, des passages évoquent </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">étrangement </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">les visions </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">illustrées </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">de Jodo, visiblement pillées par les scénaristes. Sa démesure a essaimé dans l’esprit des créateurs, s’échappant des bureaux de prod pour aller inspirer George Lucas dans </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><i><em>Star Wars</em></i></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">, Ridley Scott pour </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><i><em>Alien</em></i></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> … tous les grands chefs d’œuvre du cinéma d’anticipation, en somme. La BD aussi va s’en abreuver. </span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Bref </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><i><em>Jodorowsky’s Dune</em></i></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> est à voir pour se plonger dans un récit épique et picaresque à la fois, une aventure presque démiurgique, alimentée par des témoignages saisissants, dont ceux de Jodorowsky lui-même, qui s’offre au passage une véritable master class sur l’implication absolue de l’artiste qui doit tout sacrifier à son œuvre, surtout quand elle est vouée au néant. </span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><b>Et plus si affinités</b></span></span></span></p>
<p align="justify"><a href="https://boutique.arte.tv/detail/jodorowsky_dune"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">https://boutique.arte.tv/detail/jodorowsky_dune</span></span></span></a></p>
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		<title>Le Prêtre et le nabab – David Azoulay : Et Dieu dans tout ça ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/pretre-nabab-david-azoulay-dieu-ca/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Villodre]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Jan 2016 09:12:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>David Azoulay vient de publier chez Bréal près de 500 pages consacrées au cinéma dans ses rapports avec la religion (aux États-Unis, pour changer!), de 1934 aux années 2000, sous l’excellent titre Le Prêtre et le nabab, avec, pour couverture, une photo de tournage de Robert Mitchum dans The Night of the Hunter (1955) de Charles Laughton. Malgré quelques petits défauts (l’auteur nous prive d’index des noms propres ; celui...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="western"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/01/Livre_Hollywood.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-24993 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/01/Livre_Hollywood-355x494.jpg" alt="Couv Hollywood - pretre et nabab_Mise en page 1" width="355" height="494" /></a></p>
<p class="western" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">David Azoulay vient de publier chez Bréal près de 500 pages consacrées au cinéma dans ses rapports avec la religion (aux États-Unis, pour changer!), de 1934 aux années 2000, sous l’excellent titre <i>Le Prêtre et le nabab,</i> avec, pour couverture, une photo de tournage de Robert Mitchum dans <i>The Night of the Hunter</i> (1955) de Charles Laughton.</span></p>
<p class="western" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;"><a style="color: #000000;" name="_GoBack"></a> Malgré quelques petits défauts (l’auteur nous prive d’index des noms propres ; celui des œuvres est livré sous la forme banale d’un tableau&#8230; Excel ; le classement alphabétique est hérétique, qui accumule les titres commençant par des articles définis, ce qui est contraire à l’usage ; absence d’un pan entier du cinéma américain, celui du corpus du film d’avant-garde, expérimental ou underground, le plus virulent pourtant contre les bigots de tous poils), l&rsquo;ouvrage se laisse lire et nous apprend énormément de faits historiques sur la censure, à partir de l’année significative retenue de 1934 (application réelle du Code Hays) et même un peu avant cette date : arrêt de 1915 de la Cour suprême défavorable au cinéma en matière de liberté d’expression ; bureaux de censure cinématographique institués dans 37 États pouvant exiger des coupes, des retouches ou des changements d’intertitres aux frais de la production ; autocensure pratiquée par les grands studios représentés par la MPPDA et engagement, en 1922, du fameux juge Hays.</span></p>
<p class="western" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">Le cinéma, art de la résurrection, empaumé par le “complexe de la momie” cher à Bazin, est ontologiquement lié à la magie – à la magie blanche de Méliès, à la magie noire de Benjamin Christensen –, aux croyances populaires et aux superstitions de toutes sortes. Azoulay passe en revue, avec force détails précis notés après visionnage de centaines d’œuvres, le rapport du cinéma au religieux, ce, pendant quasiment toute l’époque du sonore, celle qui va de Cecil B. DeMille à Martin Scorsese et Ridley Scott. De l’Ancien et du Nouveau Testament, comme du vieil Hollywood des grands studios au Nouvel Hollywood des “indépendants”. Par là même, il analyse la société américaine qui, comme le rappelle l’historienne Michelle Perrot dans sa préface, baigne dans la religion “tant sur le plan de la vie quotidienne que de la vie politique.”</span></p>
<p class="western" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">L’auteur distingue plusieurs périodes. Des années trente au milieu des années soixante, l’idéologie catholique est majoritaire en Amérique, donc aussi dans les messages véhiculés par le 7e Art. L’historienne résume ainsi une des thèses ou hypothèses du livre : “Les fortunes juives, qui ont investi Hollywood, souhaitent faire oublier leur judéité, tant l’antisémitisme américain (on l’oublie souvent) est alors vif.” Les protestants ayant échoué dans leur “croisade pour la prohibition de l’alcool”, les producteurs sont attentifs aux <i>desiderata</i> des ligues catholiques telles que la <i>Légion de décence</i> qui font des fixettes sur la sexualité et ses signes les plus explicites : “les corps enlacés, les décolletés profonds, les poses suggestives”, les baisers non simulés, etc. Ces ligues de vertu sont prises au sérieux par les producteurs qui les consultent y compris dès l’écriture des scénarios. Le <i>revivalisme</i> et le <i>born-again</i> religieux trouvent alors leur équivalent dans celui de genres qu’on pensait enterrés avec le muet, en particulier celui du <i>peplum</i>.</span></p>
<p class="western" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">Commence l’âge d’or du western, la conquête de l’Ouest étant la métaphore ou la parabole de celle de la Terre promise. Il est cependant réjouissant de constater qu’avec le film de gangster les spectateurs commencent à s’identifier, non plus au shérif, mais au personnage incarnant le mal, un anti-héros sans aucun scrupule personnifié et immortalisé par le petit gars teigneux joué par le danseur-claquettiste irlandais James Cagney (et aussi, mais dans une moindre mesure, par Edward G. Robinson), prenant ainsi au pied de la lettre le slogan publicitaire vantant ou vendant le type de personnage pervers composé par Erich von Stroheim : “l’homme que vous aimerez détester”. La pudibonderie ambiante ne peut pas grand chose non plus contre une nature comme celle de Mae West qui n’hésite pas à mettre les points sur les i avec des répliques bien senties. Nous assistons, dès lors, à un lent et inéluctable (du moins, peut-on l’espérer) retournement de valeurs dont les partisans de la calotte doivent tenir compte et qui trouvera son climax dans les années soixante.</span></p>
<p class="western" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p class="western" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000; font-size: 14pt;">Pour trouver ce libre cliquez <a href="http://www.editions-breal.fr/fiche-hollywood-le-pretre-et-le-nabab-5300.html">ici.</a></span></p>
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		<title>Northwest : autopsie d’un engrenage et de ses limites</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/northwest-film/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Oct 2013 18:32:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’histoire semble un classique du genre : un quartier défavorisé en proie aux luttes mafieuses, des gamins qui cherchent à s’en sortir en entrant dans la spirale du crime, la violence dévastatrice qui en résulte, … Que ce soit en Sicile, à Naples, en Russie, aux USA ou en Norvège, la lente décomposition est toujours la même, les rouages à l’œuvre s’enclenchent toujours avec la même logique implacable. Scarface, Le...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2013/09/1231083_420299611422548_341169913_n-e1673968516988.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-14297 aligncenter" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2013/09/1231083_420299611422548_341169913_n-e1673968516988.jpg" alt="" width="451" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2013/09/1231083_420299611422548_341169913_n-e1673968516988.jpg 451w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2013/09/1231083_420299611422548_341169913_n-e1673968516988-216x288.jpg 216w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2013/09/1231083_420299611422548_341169913_n-e1673968516988-371x494.jpg 371w" sizes="auto, (max-width: 451px) 100vw, 451px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’histoire semble un classique du genre : un quartier défavorisé en proie aux luttes mafieuses, des gamins qui cherchent à s’en sortir en entrant dans la spirale du crime, la violence dévastatrice qui en résulte, … Que ce soit en Sicile, à Naples, en Russie, aux USA ou en Norvège, la lente décomposition est toujours la même, les rouages à l’œuvre s’enclenchent toujours avec la même logique implacable. <em>Scarface, Le Parrain, Romanzo criminale, Goodfellows, <a href="https://www.theartchemists.com/film-black-rain-ridley-scott/" target="_blank" rel="noopener">Black rain</a>, Little Odessa, <a href="https://www.theartchemists.com/serie-gomorra-saison-1/" target="_blank" rel="noopener">Gommora </a></em>… <em>Northwest</em> s’ajoute à cette liste pour confirmer l’équation mise à jour.</span></p>
<div id="blogvision" style="text-align: center;"><iframe loading="lazy" src="//www.youtube.com/embed/SMi7HyQ2x5E" width="420" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></div>
<h2 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>Les limites de la vie d’autrui</strong></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Et la vivre de l’intérieur des êtres : Casper, petit casseur aux ambitions démesurées qui entraîne son jeune frère dans ses trafics et lui fait pénétrer les arcanes du <a href="https://www.theartchemists.com/?s=grand+banditisme" target="_blank" rel="noopener">grand banditisme</a>. Jusqu’à toucher les limites de lui-même et celle d’Andy : les limites de la vie d’autrui. Le film réalisé par Michael Noer pose sur une lumière crue des plans rapprochés qui sculptent la dureté des visages, leur solitude, … alternent des instants de tension, quand Casper plonge dans la drogue et la prostitution, et des moments d’oubli, quand il se retrouve avec sa famille. Une famille sans père, et c’est là que la cellule mafieuse prend racine, sur cette faille, ce manque qu’elle ne compensera jamais, mais qu’elle exploite sans vergogne.</span></p>
<p style="text-align: center;"><span style="background-color: #ff00ff;"><strong><span style="color: #000000;">À lire également :</span></strong></span></p>
<p class="entry-title" style="text-align: center;"><strong><a href="https://www.theartchemists.com/dos-mur-gomorra-danoise/" rel="bookmark">Dos au mur : Gomorra à la danoise</a></strong></p>
<p class="entry-title" style="text-align: center;"><strong><a href="https://www.theartchemists.com/film-suburra-mafia-roma/" rel="bookmark">Suburra : mafia Roma</a></strong></p>
<p class="entry-title" style="text-align: center;"><strong><a href="https://www.theartchemists.com/serie-tokyo-vice/" rel="bookmark">Tokyo Vice : une ambiance à couper au katana !</a></strong></p>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Les paramètres d’une chute</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Là-dessus vient se greffer conflits ethniques, argent roi, absence de centres d’intérêt et d’éducation, et vous avez à l’œuvre les paramètres d’une chute, sous le vernis tranquille et policé d’une vie de quartier paisible. Avec, au cœur du processus, la peur dont le réalisateur dit à juste titre : « <em>Ce qui est important au Danemark, en France ou dans beaucoup de pays, c’est le rôle de la peur. Ceux qui savent l’installer, que ce soit des chefs de gang ou de partis politiques, prennent le pouvoir.</em> » Et déclenchent la chasse à l’homme. Chasse que Michael Noer rend d’autant plus haletante qu’elle est provoquée par ce jeune frère à qui Casper pensait pouvoir confier sa vie aveuglément.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L’aveuglement, le silence, … entre ombres et lumières, l’image happe les corps pour souligner l’explosion soudaine de la haine. Notons le jeu impeccable et tout en tensions des acteurs, notamment Gustav Dyekjaer Giese et Oscar Dyekjaer Giese deux frères choisis pour incarner la fratrie en décomposition.</span></p>
<p style="text-align: center;" align="center"><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités</strong></span></p>
<p align="center"><span style="color: #000000;">Le film <em>Northwest</em> est disponible en DVD sur :</span></p>
<p style="text-align: center;"><iframe loading="lazy" style="border: none;" src="https://rcm-eu.amazon-adsystem.com/e/cm?o=8&amp;p=20&amp;l=ur1&amp;category=amazongeneric&amp;banner=0X5CF34MDV21N0SHARR2&amp;f=ifr&amp;linkID=c68a6251ac15ea5f1236fa46279c88ef&amp;t=tatadedel0d-21&amp;tracking_id=tatadedel0d-21" width="120" height="90" frameborder="0" marginwidth="0" scrolling="no" sandbox="allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-top-navigation-by-user-activation"></iframe></p>
<p><!-- START ADVERTISER: Fnac FR from awin.com --></p>
<p><a href="https://www.awin1.com/cread.php?s=2178196&amp;v=12665&amp;q=339078&amp;r=934191" rel="sponsored"><img decoding="async" class="aligncenter" src="https://www.awin1.com/cshow.php?s=2178196&amp;v=12665&amp;q=339078&amp;r=934191" border="0" /></a></p>
<p><!-- END ADVERTISER: Fnac FR from awin.com --><a href="https://www.cultura.com/?ae=2026&amp;utm_source=theARTchemists&amp;utm_medium=affiliation&amp;utm_campaign=affinitaire" target="_blank" rel="noopener"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-33962 aligncenter" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/cultura.png" alt="Cultura" width="125" height="104" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/cultura.png 300w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/06/cultura-288x240.png 288w" sizes="auto, (max-width: 125px) 100vw, 125px" /></a></p>
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