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	<title>patrick eudeline</title>
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		<title>Perdu pour la France : quand Patrick Eudeline éveille ses fantômes…</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/perdu-france-patrick-eudeline/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Oct 2024 10:32:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Titre à la con. Comme tous les titres que j&#8217;ai pu pondre dès que je chronique Eudeline. Eudeline est-il chroniquable, d&#8217;ailleurs ? Si j&#8217;avais un peu de guts, je bouclerais cet article ici même d&#8217;un tonitruant : « Vous voulez en savoir plus ? Ne me lisez pas, moi, lisez-le, lui ». Mais bon, faut bien que [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="433" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-perdu-pour-la-france.jpg" alt="" class="wp-image-37424" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-perdu-pour-la-france.jpg 433w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-perdu-pour-la-france-208x288.jpg 208w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-perdu-pour-la-france-357x494.jpg 357w" sizes="(max-width: 433px) 100vw, 433px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Titre à la con. Comme tous les titres que j&rsquo;ai pu pondre dès que je chronique Eudeline. Eudeline est-il chroniquable, d&rsquo;ailleurs ? Si j&rsquo;avais un peu de guts, je bouclerais cet article ici même d&rsquo;un tonitruant : « Vous voulez en savoir plus ? Ne me lisez pas, moi, lisez-le, lui ». Mais bon, faut bien que je justifie mon taff de rédactrice. Et puis, je suis amoureuse de P.Eudeline depuis que j&rsquo;ai mis le piff dans <em><a href="https://www.theartchemists.com/veneneuse-eudeline-mepris-suicide-blonde/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vénéneuse</a></em>. Écrire sur ses écrits, c&rsquo;est un peu m&rsquo;en rapprocher. Et flirter avec le diable. Vous en doutez ? Pourtant <em>Perdu pour la France</em> le prouve, encore une fois. Ce type a un ange gardien, et pas dit que l&rsquo;ange en question vienne du paradis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les souvenirs d&rsquo;un dandy rock</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Etienne Daho s&rsquo;était contenté de tomber ; <a href="https://www.theartchemists.com/?s=patrick+eudeline">Eudeline</a>, entier comme à son habitude et convaincu du tracé sans faille de sa course à l’abîme, se revendique « perdu pour la France » au point de griffer ce titre sur un récit autobiographique aussi flamboyant que morcelé. Un fourre-tout de souvenirs rédigé avec cette plume de dandy rock qu&rsquo;on lui connaît, simple et travaillée à la fois, impeccable de justesse et d&rsquo;élégance, d&rsquo;amertume et de nostalgie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Émergeant au terme des Swinging 60&rsquo;s, Eudeline s&rsquo;est gorgé de la contre-culture hippie avant de foncer tête baissée dans la tornade punk. Asphalt Jungle, Actuel, Siouxsie devant le Chalet du lac juste avant le concert des Sex Pistols, Anita Pallenberg écumant les rades de Pigalle, les débuts des Rita Mitsouko, Virginie Despentes lui sauvant la mise, l&rsquo;ambiance du Gibus et des Halles avant qu&rsquo;elles ne deviennent le cirque marketing qu&rsquo;on sait&#8230; Eudeline en a vécus, des moments forts, inscrits au fer rouge dans sa mémoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des petits trucs qui en disent long</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et il raconte, en 31 chapitres courts et incisifs, des anecdotes, des souvenirs, des instants de vie uniques. La came, le rock, les potes bien sûr, les gonzesses aussi. Les fights (le passage sur Pete Doherty vaut son pesant de cacahuètes), les opportunités, les gâchis, les périodes de gloire, les périodes de loose. L&rsquo;amour des fringues, de la musique, du talent, la rencontre avec les grands artistes de ces Trente Glorieuses si riches et si décevantes à la fois. Et puis il y a l&rsquo;introspection ; Eudeline, au détour de certains paragraphes, de certaines phrases, se lâche, fait tomber le masque, balance des petits trucs qu&rsquo;on ignorait sur lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des petits trucs qui en disent long, comme tous les petits trucs bien évidemment. Histoire qu&rsquo;on tente de comprendre avec lui comment petit Patrick est devenu Eudeline le Maudit. Un Maudit qui s&rsquo;accroche,  toujours là malgré les nombreux aléas de la vie de rocker dilettante qu&rsquo;il s&rsquo;est choisie et à laquelle, pour rien au monde, il ne renoncerait. Effet dinosaure ? Ou gardien du temple ? Je vote pour la deuxième. Véritable puits de science, Eudeline évoque un nombre incalculable de références culturelles, nous poussant malicieusement à aller vérifier/regarder/écouter.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dire merde au conformisme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi sa petite escapade dans le Sud, à Saint-Tropez version 2018, afin de vérifier si un guitariste peut encore y gagner un peu de thune en faisant la manche devant les bars. Dans son sillage et comme chauffeur (Eudeline n&rsquo;a pas le permis et je le comprends), Alex Horn, photographe et illustrateur de son état, venu immortaliser le périple. Et le désastre. Devant la jetée du Portalet, Eudeline évoque :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph" style="font-style:italic;font-weight:400">« Trintignant, Vian, Buffet ou Hockney, Marie Laforêt et B.B., les Pretty Things accompagnant Philippe DeBarge pendant que Twink faisait le fou. Tous dansant la ronde.</p>



<p class="wp-block-paragraph" style="font-style:italic;font-weight:400">Oui, tout cela avait eu lieu.</p>



<p class="wp-block-paragraph" style="font-style:italic;font-weight:400">Il n&rsquo;en restait rien. Des fantômes. Aujourd&rsquo;hui, tout était circonscrit, réglementé, interdit, impossible. Les gens n&rsquo;avaient qu&rsquo;un droit : sortir leur carte bleue et se prendre en selfie. Bienvenue au XXIᵉ siècle. »</p>
</blockquote>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Tout est dit. Pourtant, Eudeline n&rsquo;est pas en mode « Ouin ouin, c&rsquo;était mieux avant où sont mes vertes années ? » En témoignant, en racontant, en transmettant, il ne cherche pas tant à comprendre qui il est devenu et en quoi il est en décalage avec le présent. Il lutte pour préserver ce qui vaut le coup d&rsquo;être préservé : le talent, la curiosité, la diversité, la liberté, la douce folie, la légèreté, l&rsquo;insouciance, la fierté d&rsquo;être soi, d&rsquo;oser. Et l&rsquo;intrinsèque obligation de dire merde au conformisme sous toutes ses formes. Car le conformisme, c&rsquo;est la mort de l&rsquo;être et de l&rsquo;âme.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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			</item>
		<item>
		<title>Les Enfants de la nuit : le dangereux temps de l’émancipation</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/livre-les-enfants-de-la-nuit-eva-ionesco/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Dec 2022 12:03:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec Innocence, Eva Ionesco a évoqué son enfance martyre dans l’ombre d’une mère désaxée qui la forçait à poser nue devant son objectif. Avec Les Enfants de la nuit, l’autrice aborde le second chapitre de sa vie, ce temps merveilleux et dangereux de la fuite et de l’émancipation. Échapper à l’emprise de la mère Elle [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/12/9782246814979-001-T1.jpg"><img decoding="async" width="412" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/12/9782246814979-001-T1.jpg" alt="couverture du livre de Eva Ionesco les enfants de la nuit" class="wp-image-35199" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/12/9782246814979-001-T1.jpg 412w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/12/9782246814979-001-T1-198x288.jpg 198w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/12/9782246814979-001-T1-339x494.jpg 339w" sizes="(max-width: 412px) 100vw, 412px" /></a></figure>



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<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">Avec</span> <a href="https://www.theartchemists.com/eva-ionesco-innocence-alice-au-pays-des-tourments/" target="_blank" rel="noopener"><i>Innocence</i></a><span style="color: #000000;">, Eva Ionesco a évoqué son enfance martyre dans l’ombre d’une mère désaxée qui la forçait à poser nue devant son objectif. Avec <i>Les </i><i>E</i><i>nfants de la nuit</i>, l’autrice aborde le second chapitre de sa vie, ce temps merveilleux et dangereux de la fuite et de l’émancipation.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>Échapper à l’emprise de la mère</b></span></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">Elle a à peine 12 ans, mais déjà l’allure d’une femme. Seins haut perchés, croupe évocatrice, silhouette aguicheuse juchée sur des talons aiguille, moue boudeuse de petite fille soulignée par un rouge à lèvres agressif, regard langoureux ou blasé cerné de khôl, Eva, pour sûr, a grandi trop vite et veut continuer de prendre de la hauteur, quitte à se rouler dans le ruisseau. Et des ruisseaux, il n’en manque guère dans ce Paris des années 80 voué à la fête : le Sept, le Palace, Eva sera de toutes les sarabandes, vol, came et prostitution à l’appui.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">Tout est bon pour échapper à l’emprise d’une mère insupportable qui perd pied tandis que sa fille objet prend la tangente dans les rues sombres de la capitale. Au bras de la jeune Eva, un certain <a href="https://www.theartchemists.com/documentaire-margiela-louboutin-mode/" target="_blank" rel="noopener">Christian Louboutin</a>, à peine plus âgé qu’elle, qui l’a prise sous son aile, qui la traine partout, pour danser, se droguer, vivre des amourettes interlopes ou s’extasier devant les aquariums du Palais de la Porte Dorée. Entre deux nuits d’enfer à danser, boire et vomir, quelques câlins et la lecture des auteurs latins. L’école ? Surtout pas, ces surdoués s’y ennuient trop, et la mort viendra bien assez vite, il faut en profiter avant.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>Se chercher, de transgression en transgression</b></span></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">D’une plume incisive, Eva Ionesco raconte cette adolescence qui pointe le bout de son nez chez une enfant-femme dont l’horloge est détraquée. Se détacher d’une mère toxique est une chose, mais pour aller vers quoi ? C’est cet inconnu qu’Eva explore nuit après nuit, au fil de rencontres étranges. Au fil de ses souvenirs, la romancière dresse la cartographie émotionnelle de son périple vers un âge adulte qu’elle appelle de ses vœux, qu’elle revendique rageusement comme une vengeance, mais qu’elle est encore trop fragile pour assumer.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">Tandis que les talents se croisent en nocturne dans les folies des 80’s décadentes, Eva se cherche de transgression en transgression. Elle se cherche comme elle cherche l’amour dont elle a si cruellement manqué. Elle expérimente, elle s’affranchit, elle se punit. Son récit, d’une grande crudité, évoque cette flagellation abominable et délicieuse avec une froideur de chirurgien auscultant un malade. Mais derrière cette apparente distance, la colère demeure, le regret aussi ? L’émerveillement et la nonchalance mélangée, la course aux sensations, l’envie de vibrer pour se donner une raison d’exister.</span></p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-2 is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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<li><strong><a href="https://www.theartchemists.com/beautiful-people-regard-sur-les-titans-de-la-mode/" rel="bookmark">Beautiful people&nbsp;: regard sur les titans de la mode</a></strong></li>



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</ul>
</div>



<h2 class="wp-block-heading"><b>L’impossibilité de rompre avec un vécu</b></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">Le sujet est délicat, les souvenirs à la fois intenses et douloureux. Quelque chose du pathétique fier et digne des livres de</span> <a href="https://www.theartchemists.com/?s=patrick+eudeline" target="_blank" rel="noopener">Patrick Eudeline</a> <span style="color: #000000;">? Il y a de ça, oui, et puis un besoin d’extérioriser, d’exprimer sur le papier l’intensité de ces moments, le refus de céder à la tentation d’oublier. L’acceptation passe par la confrontation sereine avec les tourments d’autrefois</span>. <a href="https://www.grasset.fr/livres/les-enfants-de-la-nuit-9782246814979" target="_blank" rel="noopener"><i>Les Enfants de la nuit </i></a><span style="color: #000000;">n’est pas qu’un livre de souvenirs, le récit nostalgique d’une époque révolue.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">C’est aussi un regard clair et sans concession sur ce qu’on a été, sur cette partie de soi qui a disparu au fil du temps, mais qui demeure nichée à jamais en son sein, dans le secret de son être. C’est toute la force de ces pages qui semblent, sinon apaisées, du moins plus posées que celles, tempétueuses à juste titre d’<i>Innocence </i>: donner à voir, à sentir cette quête fondatrice qui signe l’impossibilité de rompre avec un vécu, la volonté de s’en approprier même les ruines, pour, enfin, construire.</span></p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color wp-block-paragraph" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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			</item>
		<item>
		<title>Trouvaille Musique : OUTED</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/trouvaille-musique-outed/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Oct 2021 16:13:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=34331</guid>

					<description><![CDATA[<p>« À tous ceux qui croyaient que j’étais mort, je suis bien vivant » ; le premier vers de « La Matrice du chaos » annonce la couleur : OUTED est toujours là, portant haut son patronyme révélateur, malgré les affres du temps, les aléas d’une industrie musicale cannibale et la règle de l’emmerdement maximal généralisée [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/10/120701134_1670665603097199_7757110171697170047_n_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-34332" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/10/120701134_1670665603097199_7757110171697170047_n_opt-494x371.jpg" alt="OUTED" width="494" height="371" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/10/120701134_1670665603097199_7757110171697170047_n_opt-494x371.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/10/120701134_1670665603097199_7757110171697170047_n_opt-288x216.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/10/120701134_1670665603097199_7757110171697170047_n_opt.jpg 600w" sizes="(max-width: 494px) 100vw, 494px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">« <i>À tous ceux qui croyaient que j’étais mort, je suis bien vivant</i> » ; le premier vers de « La Matrice du chaos » annonce la couleur : OUTED est toujours là, portant haut son patronyme révélateur, malgré les affres du temps, les aléas d’une industrie musicale cannibale et la règle de l’emmerdement maximal généralisée par une modernité mal à l’aise avec elle-même.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/HLTzOjl4bsI" title="OUTED • Interférences [Official MV] - 1er prix du jury" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/HLTzOjl4bsI?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/HLTzOjl4bsI?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Musique sophistiquée et haute couture</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Le premier opus du tandem Fred Tavernier/Noémie Chevaux, <i>Mi Amor</i>, éclôt en 2014, suintant déjà son pesant de cynisme à la <a href="https://www.theartchemists.com/?s=patrick+eudeline&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Patrick Eudeline</a>. Sept ans plus tard, OUTED remet le couvert avec douze tracks qui confirment l’efficience d’un cocktail d’une subtile perversité : broyer le noir du vague à l’âme dandy et l’humour coquin d’un séducteur adepte de savoureux plaisirs charnels. L’ensemble accouche d’une affriolante sucrerie servie à un diabétique qui s’en délecte en sachant pertinemment qu’elle l’empoisonne voluptueusement. Mais bon, on n’a qu’une vie.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Rock ondulant de la croupe comme un playboy en quête d’une donzelle à gentiment froisser sous les draps, histoire de tromper ses angoisses existentielles dans un 7ᵉ ciel factice ? Pop piquante comme du piment aphrodisiaque relevé d’une pincée d’hellébore fatale ? Nous voici devant une musique sophistiquée, très structurée sans être orgueilleuse, des textes fins et épineux, un mélange de tendances très <a href="https://www.theartchemists.com/?s=haute+couture&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">haute couture</a>, simple et élégant à la fois, une rencontre fructueuse entre la nonchalance de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=the+liminanas&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">The Limiñanas</a> et l’ironie de Ashkehoug.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/WtWxhXqEPZ4" title="OUTED • Egocentriques [Official MV] - EN, D, IT, SP subtitles" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/WtWxhXqEPZ4?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/WtWxhXqEPZ4?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Entre miniaturisme, préciosité et psychanalyse ?</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Guitare, synthés, rythmiques, voix, OUTED forge des mélodies comme on le ferait d’un pendentif de prix, discret mais jamais anodin, dont on distingue la facture complexe quand on s’en approche pour le détailler, qu’on saisit la complexité de la chaîne, le motif alambiqué gravé à la pointe sur le fermoir, la précision d’un médaillon pensé comme une mécanique diabolique, d’où jaillit soudain un diable triste. L’ensemble sonne comme une confidence chuchotée sur un canapé moelleux où on s’enfonce avec délice avant de sombrer dans l’oubli de l’étreinte.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Bref OUTED porte bien son nom, anglicisme nullement innocent, touche de flegme digne d’Oscar Wilde, complexité d’une revendication qui ne se clame que par indices, que seuls les adeptes comprendront. De fait, cette musique relève du miniaturisme le plus précieux, s’offrant des écarts audacieux vers la chanson à textes, la balade ou le poème grivois, dixit le très syncopé « Petit cochon » que le cauchemardesque « J’fais des rêves » contredit à moins qu’il n’en prolonge le déroulement. OUTED ou l’éloge du rock psychanalytique ?</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/6-OiEZHuxao" title="OUTED • J&amp;apos;fais des rêves [Clip Officiel]" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/6-OiEZHuxao?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/6-OiEZHuxao?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<p><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour en savoir plus, consultez le <a href="https://www.outed.info/?fbclid=IwAR0ObO6aaefAc5pPs_x1wz6C-o7tPlEFRTRYYM9WfEpjjxMHqosBV8yPyrc" target="_blank" rel="noopener">site web d&rsquo;OUTED</a>.</span></p>
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		<title>Les Panthères grises – Patrick Eudeline :  l’artiste n’est pas forcément faustien &#8230;</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/roman-pantheres-grises-patrick-eudeline/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Aug 2021 08:53:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cher Patrick Eudeline, cette petite bafouille en forme de chronique pour vous supplier d’avoir pitié de moi. Grande admiratrice de votre style révélé à la lecture du magistral Vénéneuse, je viens de m’enfiler la majeure partie de vos romans pour me préparer dignement à la lecture de ce nouvel opus, Les Panthères grises. Je me [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/10/0-e1507459943589.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-29720 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/10/0-e1507459943589.jpg" alt="Couverture du roman les panthères grises de Patrick Eudeline" width="380" height="600" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Cher Patrick Eudeline, cette petite bafouille en forme de chronique pour vous supplier d’avoir pitié de moi. Grande admiratrice de votre style révélé à la lecture du magistral <a style="color: #000000;" href="https://www.theartchemists.com/veneneuse-eudeline-mepris-dune-suicide-blonde/"><i>Vénéneuse</i></a>, je viens de m’enfiler la majeure partie de vos romans pour me préparer dignement à la lecture de ce nouvel opus, <a style="color: #000000;" href="http://www.editionsdelamartiniere.fr/ouvrage/les-pantheres-grises/9782732483580"><i>Les Panthères grises</i></a>. Je me disais qu’avec l’âge, vous seriez moins incisif peut-être, plus rond, … on ne sait jamais, l’arthrose et la faiblesse cardiaque, ça peut faire des miracles sur les plus récalcitrants. Foutaises … sur les écorchés vifs dans votre genre, la vieillesse n’a point de prise. Pire, elle augmente la hargne, la rage de vivre et d’en découdre. Elle est fontaine de jouvence.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Grises félidées et jeunesse rock</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Dixit ces grises félidées, qui burent le sirop de la vie dans leur jeunesse <a href="https://www.theartchemists.com/?s=rock&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">rock</a>, panthères desséchées aujourd’hui perdues dans ce monde sans valeurs, sans saveurs, sans envies. Guy le gratteux, coincé entre une fille dépressive et un petit fils puant de vanité et d’une réussite sociale médiocrissime, quitte à plumer papy parce que vive les jeunes, les vieux rockers sont bons pour la casse, … Didier ancien batteur marié un peu trop vite à une malgache en mal de naturalisation, qui vient de lui piquer toute sa thune en plus de l’avoir plaqué avec la gamine sous le bras … des survivants donc, comme vous savez si bien en décrire, qui ont échappé à l’overdose et la cirrhose des 80’s pour échouer en ce début de XXIeme siècle sirupeux et plat.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Mordre cette société de mierda au cul</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Attendre la mort en se faisant dépecer sans rien dire ? Hors de question. Les panthères sont peut-être grises, elles ont encore des crocs bien plantés, des griffes acérées. Suffisamment pour mordre cette société de mierda au cul. Pour les y aider, Nadire, un beau mec, ancienne gloire des gangsters parisiens qui regarde le milieu se métamorphoser et pas pour le meilleur. Nadire, rencontré dans le troquet que tient sa régulière, Mado, ex pute mais bonne taulière, en plein Pigalle, ce Pigalle qui vous est si cher, que vous connaissez comme votre poche, cartographie sinueuse et décadente envahie par le bobo, mais où l’on respire encore l’air du passé au détour d’une devanture pourrie, d’une enseigne poussiéreuse, d’un rade déserté.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/rue-martyrs-patrick-eudeline-cimetiere-souvenirs/" rel="bookmark">Rue des Martyrs : Patrick Eudeline au cimetière des souvenirs</a></strong></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Une grande star dans un grand hôtel</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">A peine rencontrés, ces trois fantômes se reconnaissent, comprennent qu’ils appartiennent à la même mouvance, ont le même ADN dans l’épine dorsale, même s’ils n’en ont pas exprimé la quintessence de la même façon, ils demeurent des artistes dans leur domaine. Et décident de monter un coup. Une grande star dans un grand hôtel, seule pendant que son rappeur de mec va lever la gueuse en boite de nuit avec leur garde du corps. Une grande star bardée de bijoux, de dollars, … Il n’y a qu’à entrer, menacer, entraver la dame, se servir … et calter volaille puis faire profil bas, avec une malle d’oseille en pogne. Les deux rockers vont dire oui, pour l’argent, pour le challenge, pour le fun.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">De nouveau se regarder dans la glace</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour revivre enfin, tout en balançant un grand coup de tiague dans la gueule de cette jeunesse qui veut les mettre au trou un peu trop vite. Pour pouvoir de nouveau se regarder dans la glace, non comme un pauvre quidam qui trime toute la journée au taff, mais comme un prince de la nuit, un rebelle plein de verve, qui fait la nique à l’autorité, à un modèle d’existence qu’on enfonce dans le crâne des gens à coup de pub et de communication mais qui ne vaut pas tripette et n’exalte rien de l’être. Super comme programme &#8230; mais vont-il réussir ? Sachant votre goût immodéré pour les maudits, rien n’est moins sûr … et je m’en voudrais de spolier votre sortie, touchant clin d’oeil qui rappelle que l’artiste n’est pas forcément faustien. De toute façon, qui s’en soucie ?</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Stationner dans l&rsquo;éternel</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">L’intrigue des <i>Panthères grises</i>, comme le reste de votre bibliographie du reste, est un prétexte pour fouiller le mental de personnages sur la corde raide de la perte d’identité. Conscients qu’ils sont rattrapés par le temps, ils se rêvent vampiriques, veulent stationner dans l’éternel, et ce sont leurs états d’âme qui font le prix de votre écriture, toute en tension, en abandon, en sursaut, en références précieuses, dynamisée par ce rythme, cette respiration haletante du musicien prêt à entrer en scène, du rocker qui voit son morceau prendre forme. Bref un régal stylistique, un bonheur du verbe … et une délicieuse frustration quand arrive l’ultime ligne du conte.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour découvrir le roman <em>Les Panthères grises</em>, cliquez sur la photographie.</span></p>
<p><a href="https://www.amazon.fr/panth%C3%A8res-grises-Patrick-Eudeline/dp/2732483583?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&amp;dchild=1&amp;keywords=panth%C3%A8res+grises&amp;qid=1629193984&amp;sr=8-1&amp;linkCode=li2&amp;tag=tatadedel-21&amp;linkId=ee84287cf6bc88339189f8e29510a49a&amp;language=fr_FR&amp;ref_=as_li_ss_il" target="_blank" rel="noopener"><img decoding="async" src="//ws-eu.amazon-adsystem.com/widgets/q?_encoding=UTF8&amp;ASIN=2732483583&amp;Format=_SL160_&amp;ID=AsinImage&amp;MarketPlace=FR&amp;ServiceVersion=20070822&amp;WS=1&amp;tag=tatadedel-21&amp;language=fr_FR" border="0" /></a><img loading="lazy" decoding="async" style="border: none !important; margin: 0px !important;" src="https://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=tatadedel-21&amp;language=fr_FR&amp;l=li2&amp;o=8&amp;a=2732483583" alt="" width="1" height="1" border="0" /></p>
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		<title>Les Rois du rock : une époque formidable</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/livre-rois-rock-epoque-formidable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Aug 2021 07:32:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Voilà ce que c&#8217;est de se détourner des nouveautés pour aller fureter dans les rayons des médiathèques : on y déniche des merveilles !  Ainsi et une fois de plus, le flair a payé, la curiosité aussi. Dés les premières lignes, Les Rois du rock s&#8217;impose, avec humour, nostalgie et une veine rédactionnelle chargée d&#8217;une [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/08/libertalia-roisdurock-couv-web_opt-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34097 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/08/libertalia-roisdurock-couv-web_opt-1.jpg" alt="couverture du livre les rois du rock" width="400" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/08/libertalia-roisdurock-couv-web_opt-1.jpg 400w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/08/libertalia-roisdurock-couv-web_opt-1-192x288.jpg 192w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/08/libertalia-roisdurock-couv-web_opt-1-329x494.jpg 329w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; color: #000000;">Voilà ce que c&rsquo;est de se détourner des nouveautés pour aller fureter dans les rayons des médiathèques : on y déniche des merveilles !  Ainsi et une fois de plus, le flair a payé, la curiosité aussi. Dés les premières lignes, <i>Les Rois du rock</i> s&rsquo;impose, avec humour, nostalgie et une veine rédactionnelle chargée d&rsquo;une vitalité inimaginable. En 24 courts récits et 150 pages frénétiques, Thierry Pelletier fait revivre la fougue un brin nonchalante mais pleine d&rsquo;espoir des année 80-90. <a href="https://www.theartchemists.com/?s=mitterrand&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Tonton</a> venait d&rsquo;être élu, <a href="https://www.theartchemists.com/ouvrons-les-yeux-jack-lang-30-ans-patrimoine-apres/" target="_blank" rel="noopener">Jack Lang</a> prenait en main la culture, et le rock alternatif s&rsquo;apprêter à déferler sur la France endormie. Avec ses dizaines de groupes punk, psychobilly et autre, avec ses Duckie boys et ses skins, avec ses soirées d&rsquo;errance dans Paname, ses beuveries, ses fiestas, ses concerts à la ramasse &#8230;</span></p>
<h2><span style="color: #000000;">Docs, Harrington, banane et œil au beurre noir</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; color: #000000;">Pas encore travailleur social, déjà très rocker, musicos et chanteur, Pelletier, alias Cochran, arbore docs, Harrington, banane et œil au beurre noir, fréquente les tout jeunes Wampas, les Moonshiners, les Witches Valley,  croise le chemins des <a href="https://www.theartchemists.com/reflet-dartiste-brut-les-ramoneurs-de-menhirs-des-bardes-dans-un-champ-de-coton/" target="_blank" rel="noopener">Bérus</a>, écume les rades d&rsquo;Aubervilliers et du 19eme, connaît tous les plans pour chopper de l&rsquo;oseille facile (les tests médicamenteux notamment), sait se battre quand il faut, décarer rapido également, &#8230; Il maîtrise avec adresse les différents courants et leurs singularités, pratique un argot d&rsquo;une poésie évidente et nous entraîne avec lui dans ces années révolues, où les bad boys cachaient leur timidité devant les filles en se noyant dans leur bock et leurs sarcasmes.</span></p>
<p><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/roman-pantheres-grises-patrick-eudeline/" rel="bookmark">Les Panthères grises – Patrick Eudeline : l’artiste n’est pas forcément faustien …</a></strong></p>
<h2><span style="color: #000000;">Une gouaille digne de Tramber et Jano</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; color: #000000;">Oscillant entres mémoires, récit initiatique et aventures rocambolesques, Pelletier affiche une gouaille digne des meilleures pages de Tramber et Jano. Pour un peu, on croirait entendre Kebra le Rat (auquel du reste, il est fait allusion) à moins qu&rsquo;il ne s&rsquo;agisse d&rsquo;un clin d’œil au Lucien de Margerin. En tout cas, c&rsquo;est juste délectable et d&rsquo;une rare véracité. Difficile pour les néo quinquas de ne pas aborder les manifs contre Devaquet et le souvenir de Malik Oussekine sans essuyer une larme. Difficile également de parcourir les lignes dédiées aux amis morts, d&rsquo;overdose, de cirrhose, de cancer, du <a href="https://www.theartchemists.com/?s=sida&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">SIDA</a> sans avoir le cœur qui se sert &#8230;</span></p>
<h2><span style="color: #000000;"><strong>La trempe d&rsquo;un Jonquet</strong></span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; color: #000000;">L&rsquo;ensemble se lit avec une aisance, un appétit évident, malgré ces mauvaises ondes, avec le sentiment d&rsquo;avoir vécu une époque formidable et d&rsquo;en avoir réchapper. Il n&rsquo;y a pas à dire, on tient là un très grand auteur, avec une plume rare, une envergure, un style propre, ironique en diable, d&rsquo;une grande humanité, où les pires grossièretés avoisinent le vocabulaire recherché. On s&rsquo;étonne qu&rsquo;il ne soit pas plus connu, ni plus productif. Car il a largement la trempe d&rsquo;un <a href="https://www.theartchemists.com/?s=jonquet&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Jonquet</a>, et ce n&rsquo;est pas peu dire. Il est surtout porteur d&rsquo;un esprit de rébellion qui se perd désormais à l&rsquo;heure de l&rsquo;individualisme numérique, de la start-up nation. A lire donc en urgence pour retrouver un peu de cette hargne qui nous manque tant.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt;"><strong><span style="color: #000000;">Et plus si affinités</span></strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 12pt; color: #000000;">Découvrez vite <em>Les Rois du rock</em> sur <a href="http://editionslibertalia.com/catalogue/la-petite-litteraire/les-rois-du-rock" target="_blank" rel="noopener">le site de Libertalia</a> et remerciez Sainte Rita d&rsquo;avoir inspiré des éditeur suffisamment couillus pour publier ce petit bijou.</span></p>
<p style="text-align: justify;">
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		<item>
		<title>Vénéneuse : Eudeline et Le Mépris d’une Suicide Blonde</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/veneneuse-eudeline-mepris-suicide-blonde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Feb 2021 09:28:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=29279</guid>

					<description><![CDATA[<p>Elle est blonde, jeune, belle à se damner et visiblement barge … elle lui rentre dedans un soir de signature dans une librairie branchée de Paris. Le rocker, auteur dandy et quinquagénaire, craque à la seconde, emballe la lumineuse nymphe pour une nuit de folie dans l’hôtel où Oscar Wilde traîna sa malédiction. Fallait pas [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/07/9782081291218.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-29280 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/07/9782081291218.jpg" alt="couverture du roman Vénéneuse de Patrick Eudeline" width="292" height="456" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/07/9782081291218.jpg 292w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/07/9782081291218-184x288.jpg 184w" sizes="(max-width: 292px) 100vw, 292px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Elle est blonde, jeune, belle à se damner et visiblement barge … elle lui rentre dedans un soir de signature dans une librairie branchée de Paris. Le rocker, auteur dandy et quinquagénaire, craque à la seconde, emballe la lumineuse nymphe pour une nuit de folie dans l’hôtel où Oscar Wilde traîna sa malédiction. Fallait pas … la belle se révélera une peste instable qui lui pourrira la vie, un leurre amoureux dont il aura toute les peines à se débarrasser. Voici la trame de <i>Vénéneuse</i>, un beau portrait de salope aux airs d’ange, de princesse perdue à sauver pour retrouver son âme … ou la perdre définitivement. Piège parfait pour l’artiste qui entretient son malheur car c’est sa source d’inspiration.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><i>Le Mépris</i> revisité à la sauce rock</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Fonctionnaires s’abstenir, la Vénus est un full time job, parfaite héritière des succubes du temps jadis. Elle va tout lui pomper à Antoine, le fric, la queue, la moelle, la créativité … Une dingue rongée par une famille vampire, dont on comprend dés les premières lignes qu’il faut s’en éloigner. Mais non, Antoine, écrivain borderline fonce dans le mur … et s’en relèvera avec peine, prenant alors conscience du grand vide qu’agitait l’idole. De page en page, c’est <i>Le Mépris</i> revisité à la sauce rock, une version parisienne de la « Suicide Blonde » d’INXS … Il va prendre cher, le Antoine, consentant, extatique dans cette relation perverse, se faisant ronger le cœur avec joie par cette jeune chienne aux dents aiguës.</span></p>
<p align="justify"><span style="background-color: #ff00ff; color: #000000;"><strong>A lire également :</strong></span> <strong><a href="https://www.theartchemists.com/rue-martyrs-patrick-eudeline-cimetiere-souvenirs/" rel="bookmark">Rue des Martyrs : Patrick Eudeline au cimetière des souvenirs</a></strong></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Tous, nous avons eu notre Camille</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Le récit de passion amoureuse se dévore d’une traite, on ne peut que s’y reconnaître, car tous nous l’avons subie, homme, femme, hétéro, homo … Tous, nous avons eu notre Camille, ou son alter ego masculin, magnifiée, aveuglément, par nos cœurs en demande, en quête d’aventure, d’autre chose que de la platitude. Tous nous rêvons d’absolu, n’est-ce pas ? Une Camille vient à passer et c’est la TGM, la Très Grande Merde. On s’y retrouve plongé sans même s’en rendre compte … et si on s’en sort, on restera poisseux longtemps. Ici l’idole est insupportable, le lecteur la vomit immédiatement, Eudeline oriente son écriture dans ce sens, le narrateur transférant son écœurement sur son audience, s’offrant ainsi le luxe d’être pusillanime avec la déesse, pour éviter l’inélégance de lui balancer son poing dans la gueule (ce qu’elle mériterait, sincèrement) car il n’y a pas d’excuse à son comportement de PN patentée.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Un mécanisme naturel qui s’enclenche</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Mais qui est le plus fautif : elle qui essaye, … ou lui qui laisse faire ? La question n’appelle aucune réponse, c’est un mécanisme naturel qui s’enclenche, fascinant le mâle prêt à être dévoré par la femelle. Mâché, digéré, recraché, il renaît par sa plume, revenant presque intact à son point de départ, riche de son expérience, de sa misère affective … Tout cela sent son vécu, une souffrance profonde, puis la surprise d’en sortir, petit à petit, avec juste un goût de cendres dans la bouche et le sentiment d’avoir été pris pour un con … Demeure un livre magnifique, qui se lit d’une traite et qu’on quitte à regret, car il était bien beau, ce rêve d’amour absolu …</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="http://editions.flammarion.com/Catalogue/hors-collection/litterature-francaise/veneneuse">http://editions.flammarion.com/Catalogue/hors-collection/litterature-francaise/veneneuse</a></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
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		<title>Lupin – Dans l’ombre d’Arsène :  un cocktail bien tonique … et des perspectives alléchantes !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/lupin-ombre-arsene-netflix/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Jan 2021 12:09:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Premier au top 10 des séries les plus vues dans une dizaine de pays ». Dixit 20 minutes le 11 janvier 2021. A peine diffusé, Lupin – Dans l’ombre d’Arsène a fait un carton, confirmant la force d’impact de Netflix … et son flair. Scénario, casting, esthétique, cette série inspirée du fameux gentleman cambrioleur inventé il [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_33219" style="width: 483px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/01/lupin-dans-lombre-darsene-affiche-francaise-1359045_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-33219" class="wp-image-33219 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/01/lupin-dans-lombre-darsene-affiche-francaise-1359045_opt.jpg" alt="Lupin - Dans l'ombre d'Arsène" width="473" height="700" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/01/lupin-dans-lombre-darsene-affiche-francaise-1359045_opt.jpg 473w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/01/lupin-dans-lombre-darsene-affiche-francaise-1359045_opt-195x288.jpg 195w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/01/lupin-dans-lombre-darsene-affiche-francaise-1359045_opt-334x494.jpg 334w" sizes="(max-width: 473px) 100vw, 473px" /></a><p id="caption-attachment-33219" class="wp-caption-text">Affiche de la série Lupin &#8211; Dans l&rsquo;ombre d&rsquo;Arsène</p></div></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">« <i>Premier au top 10 des séries les plus vues dans une dizaine de pays</i> ». Dixit <a href="https://www.20minutes.fr/arts-stars/serie/2949891-20210111-lupin-peine-netflix-deja-numero-etats-unis-dix-autres-pays"><i>20 minutes</i> le 11 janvier 2021</a>. A peine diffusé, <i>Lupin – Dans l’ombre d’Arsène</i> a fait un carton, confirmant la force d’impact de Netflix … et son flair. Scénario, casting, esthétique, cette série inspirée du fameux gentleman cambrioleur inventé il y a un siècle et demi par Maurice Leblanc séduit visiblement une audience à l’internationale. Beaucoup adorent, certains détestent. Et The ARTchemists dans tout ça ?</span></span></span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/gCmuYqeeNpc" title="Lupin | Bande-annonce officielle I Netflix France" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/gCmuYqeeNpc?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/gCmuYqeeNpc?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">Modernité et diversité</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Eh bien sans aller jusqu’à se pâmer frénétiquement d’extase, on a apprécié la chose, qui s’avère un bon divertissement. Et déjà le pitch : un jeune et beau cambrioleur marche dans les traces de son héros littéraire, avec comme objectif de venger un père compromis dans une histoire de cambriolage bidon. Le tout avec force rebondissements, des méchants bien méchants, des donzelles éprises du héros, une pincée d’humour … bref ça passe crème, avec en prime le petit cliffhanger final.</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">On ne s’ennuie donc pas, d’autant que l’heure est à la modernité et à la diversité. Notre Lupin bis est sénégalais d’origine, cultivé, psychologue, connecté, amoureux, séducteur, inventif, et particulièrement efficace. Ce qui nous change des personnages de couleur habituellement cantonnés au stade du rappeur/dealer/voyou/terroriste. Il était temps ! Omar Sy, qui endosse le rôle d’Assane, tape juste et fort, comme à l’accoutumée (cf son jeu dans <a href="https://www.theartchemists.com/nos-jours-heureux-pour-avoir-un-peu-chaud-au-coeur/"><em>Nos Jours heureux</em></a>, <i>Intouchables</i> ou <i>Tellement proches</i>), et ça fait du bien de le voir évoluer dans ce registre avec un plaisir évident.</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/logan-lucky-oceans-eleven-chez-ploucs/" rel="bookmark">Logan Lucky : Ocean’s eleven chez les ploucs ?</a></strong></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">L’amour des livres</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Autre point fort de la série : l’amour des livres, de la littérature. C’est le fil directeur du scénario, le point fort du protagoniste principal, qui a reçu une excellente éducation et conçoit une véritable passion pour l’univers de Leblanc dont il cite des passages entiers de mémoire. Un amour qu’il a hérité de son père et qu’il transmet à son propre fils. Face à lui, parmi des policiers sans aucune culture, un jeune flic (Soufiane Guerrab) également dingue d’Arsène Lupin, qui comprend très vite comment fonctionne ce cambrioleur hors pair, et se met à le traquer.</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Le tout donne un cocktail bien tonique … et des perspectives alléchantes. On connaît la force de frappe de Netflix qu’on peut désormais considérer comme l’un des prescripteurs phares de ce début de siècle, en témoignent les retombées marketing de la série <a href="https://www.theartchemists.com/emily-in-paris-des-cliches-une-strategie/"><i>Emily in Paris</i></a> (explosion des achats de chapeaux et bérets) ou de <i>Le Jeu de la dame</i>, qui a relancé la mode des échecs. <i>Lupin &#8211; Dans l’ombre d’Arsène</i> va-t-il booster la vente des romans de Leblanc ? Il y a de fortes chances. Mais il pourrait faire plus : rendre la culture et la littérature séduisantes auprès de jeunes publics qui ne s’y prêtent guère.</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong> A lire également : </strong></span> <strong><a href="https://www.theartchemists.com/pantheres-grises-patrick-eudeline-lartiste-nest-forcement-faustien/" rel="bookmark">Les Panthères grises – Patrick Eudeline : l’artiste n’est pas forcément faustien …</a></strong></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">Mixités stylistiques</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Petites cerises sur le gâteau qui confirment cette volonté d’ouverture culturelle : </span></span></span></p>
<ul>
<li><span style="color: #000000;">Le mélange de tendances stylistiques, au niveau du scénario drivé par George Kay, également à l’œuvre sur <i>Criminals</i> et <a href="https://www.theartchemists.com/killing-eve-lune-tue-lautre-pas/"><i>Killing Eve</i></a>, et François Uzan impliqué dans <i>Family Business</i>, et de la réal emportée sur les trois premiers épisodes par Louis Le Terrier, à qui l’on doit <i>Le </i><i>T</i><i>ransporteur</i> et <i>Insaisissables</i>, entre autres, puis par Ludovic Bernard qui a travaillé avec Besson et Sonnefeld, enfin par la chilienne Marcela Said qui a signé le documentaire <i>I love Pinochet</i> avant d’aller travailler sur <a href="https://www.theartchemists.com/narcos-mexico-2-leffondrement-total/"><i>Narcos-Mexico</i></a>.</span></li>
<li><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Les séquences tournées au marché Biron, haut lieu des antiquaires des Puces de Saint-Ouen, les différentes scènes dans les salles du Louvre, avec l’inimitable sourire d’Omar Sy contemplant </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><i>La Joconde</i></span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> avec </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><i>Les Noces de Cana</i></span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> de Veronese en arrière plan. </span></span></span></li>
<li><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Parmi les acteurs inscrits à l’affiche, Nicole Garcia actrice française incontournable, Anne Benoit formée par Antoine Vitez, Hervé Pierre et Bérengère Dautun de la Comédie-Française, Fargass Assandé, figure de proue du théâtre africain, Adama Niasse, issu des Ateliers Gérard Philippe et qui s&rsquo;est singularisé dans <a href="https://www.theartchemists.com/laffaire-sk1-lhomme-derriere-le-monstre/"><em>L&rsquo;affaire SK1</em></a>. </span></span></span></li>
<li><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">E</span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">t puis l’image forte de ce gamin métis, qui lâche sa console de jeu et son écran de smartphone pour se dévorer un monument de la littéraire française avant d’aller célébrer l’anniversaire de Maurice Leblanc sur la plage d’Etretat, avec son chapeau haut-de forme et sa cape noire.</span></span></span></li>
</ul>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong><span style="background-color: #ff00ff;">A lire également :</span> </strong> </span><strong><a href="https://www.theartchemists.com/panthere-noire-entre-malediction-mythe/" rel="bookmark">La Panthère Noire : entre malédiction et mythe</a></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Bref, en cinq épisodes énergiques, <i>Lupin-Dans l’ombre d’Arsène</i> balaye les a-priori et fait passer le message : la culture est à tous. A chacun de s’en emparer pour en faire un chemin de vie. Et cela devrait engendrer bien des vocations. Bref, Netflix va-t-il concurrencer les profs de français dans la diffusion de notre patrimoine littéraire auprès des générations futures ? A mesurer dans les temps à venir, et avec la suite de la série que nous attendons avec impatience.</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><b>Et plus si affinités</b></span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><a href="https://www.netflix.com/fr/title/80994082"><span style="color: #050505;">https://www.netflix.com/fr/title/80994082</span></a></span></span></span></p>
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		<item>
		<title>Rue des Martyrs : Patrick Eudeline au cimetière des souvenirs</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/rue-martyrs-patrick-eudeline-cimetiere-souvenirs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Sep 2017 10:32:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous avions laissé Patrick Eudeline avec sa jolie garce Vénéneuse datée de 2013, sidérés par le style si affûté, la désespérance de cet auteur en quête de résilience. Erreur que de vouloir s’éloigner : on ne lâche pas une écriture aussi délicieusement cruelle avec elle-même. Du coup, je replonge avec Rue des Martyrs antérieur de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/09/9782246679011-T.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-29598 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/09/9782246679011-T.jpg" alt="couverture du roman Rude des Martyres de patrick Eudeline" width="280" height="441" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/09/9782246679011-T.jpg 280w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/09/9782246679011-T-183x288.jpg 183w" sizes="(max-width: 280px) 100vw, 280px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Nous avions laissé Patrick Eudeline avec sa jolie garce <a href="https://www.theartchemists.com/veneneuse-eudeline-mepris-dune-suicide-blonde/"><i>Vénéneuse</i></a> datée de 2013, sidérés par le style si affûté, la désespérance de cet auteur en quête de résilience. Erreur que de vouloir s’éloigner : on ne lâche pas une écriture aussi délicieusement cruelle avec elle-même. Du coup, je replonge avec <i>Rue des Martyrs</i> antérieur de quatre ans, certes, mais tout aussi déstabilisant pour le pire et le meilleur.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Quand les sixties avaient de la classe</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Cette rue des Martyrs, c’est celle que descend Chouraqui, en quête de ses chers fantômes, Jérôme et Gudule, ses potes d’adolescence, quand les sixties avaient de la classe, du chien, du mordant et tous les espoirs, tous les excès en perspective. Jérôme, le minet parigot, amoureux du rock, parqué sur la voie de garage de la variété française, Gudule, la pauvre petite fille riche qui s’abîmera dans la came. Et lui Chouraqui, rejeton d’une famille juive aisée dont il dilapide l’argent, ratant consciencieusement toute chance d&rsquo;exprimer ses talents.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/veneneuse-eudeline-mepris-suicide-blonde/" rel="bookmark">Vénéneuse : Eudeline et Le Mépris d’une Suicide Blonde</a></strong></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Le paradis des légendes urbaines</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Eudeline suit le trio à la trace, flairant leur piste comme un chien assoiffé de regrets et de remords. Dans leur sillage, le temps qui passe, depuis les yéyés jusqu’au punk, avec doucement tout un art de vivre qui s’efface, les yeux de biche et les talons aiguille, les petites pépés bien sapes, les mecs aux allures de milords. A l’heure du Swinging London, du rock en émergence, ces trois gamins tout droit sortis du film de Carné <i>Les Tricheurs</i> vont irradier puis décliner, gagnant à chaque descente leur place au paradis des légendes urbaines.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Le goût amère des illusions perdues</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Dans ce roman attachant ô combien, qu’est-ce qui est le plus émouvant ? La course à l’abîme ? La pureté de sentiments qu’on dégueulasse volontairement de peur de les subir ? Cette incommensurable tristesse devant les ruines mirifiques du passé, le présent qui n’a plus de saveur, le sentiment profond de ne plus avoir de place qu’au cimetière des souvenirs ? Ou la fierté d’avoir participé à la constitution d’un socle culturel, une époque incontournable qui sert de transition vitale et tragique ? </span><span style="color: #000000;">Pas de réponse, sinon le néant, et ce goût amère des illusions perdues, des occasions avortées, porté au pinacle comme une nourriture spirituelle.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="http://www.grasset.fr/rue-des-martyrs-9782246679011">http://www.grasset.fr/rue-des-martyrs-9782246679011</a></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/rue-martyrs-patrick-eudeline-cimetiere-souvenirs/">Rue des Martyrs : Patrick Eudeline au cimetière des souvenirs</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
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		<title>Hépatite C – Vincent Ravalec : récit drolatique d’un chemin de croix sanitaire</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/hepatite-c-vincent-ravalec-recit-drolatique-dun-chemin-de-croix-sanitaire/</link>
					<comments>https://www.theartchemists.com/hepatite-c-vincent-ravalec-recit-drolatique-dun-chemin-de-croix-sanitaire/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Feb 2017 11:06:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hépatite C : un redoutable patronyme, un titre lourd de menaces, et un récit un brin autobiographique dont vous allez savourer chaque page, car il a tout de l&#8217;odyssée et du roman d&#8217;initiation. Quand le passé vous rattrape Ok, vous avez eu une jeunesse agitée à l’heure du punk naissant et des drogues qui allaient [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/02/9782080689610.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-28324 aligncenter" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/02/9782080689610-315x494.jpg" alt="" width="315" height="494" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/02/9782080689610-315x494.jpg 315w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/02/9782080689610-184x288.jpg 184w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/02/9782080689610.jpg 400w" sizes="(max-width: 315px) 100vw, 315px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><em>Hépatite C</em> : un redoutable patronyme, un titre lourd de menaces, et un récit un brin autobiographique dont vous allez savourer chaque page, car il a tout de l&rsquo;odyssée et du roman d&rsquo;initiation.</span></p>
<h2 style="text-align: center;" align="justify">Quand le passé vous rattrape</h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Ok, vous avez eu une jeunesse agitée à l’heure du <a href="https://www.theartchemists.com/?s=punk" target="_blank" rel="noopener">punk</a> naissant et des drogues qui allaient n’avec … rail par-ci, piquouse par là … 20 ans passent, vous vous êtes rangé des voitures, avec job, femme et n’enfants, Et votre passé décide de vous rattraper sous la forme d’une hépatite C que vous avez réussi à juguler jusque-là, … jusqu’à ce que votre nouvelle prise de sang tire la sonnette d’alarme ! Dans le rouge, votre formule sanguine annonce des lendemains qui déchantent … à moins que vous ne vous soumettiez au traitement de cheval que la médecine moderne a mis au point.</span></p>
<h2 style="text-align: center;" align="justify"><span style="color: #000000;">Le chemin de la désocialisation brutale</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et au poing ! Car le jumelage Interféron / Ribavirine (I.N.R.I. pour les intimes soumis à ce chemin de croix) est hautement musclé, avec des effets secondaires à vous foutre en l’air l&rsquo;existence au quotidien. Celle du narrateur d’ <i>Hépatite C</i> par exemple qui nous conte par le menu les étapes de sa descente aux enfers. Pour mieux renaître bien sûr, mais après moult mésaventures, montées de fièvre, délires qui vont l’emmener loin loin sur le chemin de la désocialisation brutale.</span></p>
<p style="text-align: center;" align="justify"><span style="color: #000000;"><strong><span style="text-decoration: underline;">À lire également</span></strong></span></p>
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<p class="entry-title" style="text-align: center;"><span style="font-size: 12pt;"><a href="https://www.theartchemists.com/rue-martyrs-patrick-eudeline-cimetiere-souvenirs/" rel="bookmark"><span style="color: #9b51e0; font-size: 10pt;">Rue des Martyrs : Patrick Eudeline au cimetière des souvenirs</span></a></span></p>
<p class="entry-title" style="text-align: center;"><span style="font-size: 12pt;"><a href="https://www.theartchemists.com/film-dallas-buyers-club/" rel="bookmark"><span style="color: #9b51e0; font-size: 10pt;">Dallas Buyers Club : Aide-toi, le ciel t’aidera ?</span></a></span></p>
<h2 style="text-align: center;" align="justify"><span style="color: #000000;">Une contagieuse ironie</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et nous faire hurler de rire, car c’est avec un humour incroyable et beaucoup de verve que Vincent Ravalec rapporte cette expérience vécue dans sa chair et son âme. À croire que l’écriture l’a sauvé autant que les injections de médocs, et pourrait bien redonner du poil de la bête à tous ceux qui se trimbalent cette maladie de merde, à tous les malades en général tant son ironie est contagieuse. Romancé en partie, son récit s’ancre dans une vérité qui transparaît via les définitions techniques et l’émotion latente sous chaque rebondissement de ce conte picaresque.</span></p>
<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 36px; left: 20px;">Enregistrer</span></p>


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<p class="has-text-align-center has-black-color has-text-color wp-block-paragraph"><strong>Vous pouvez trouver, et pourquoi pas acheter, le livre <em>Hépatice C</em> sur les sites suivants.</strong></p>



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