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	<title>nazisme</title>
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		<title>Exil combattant, Daniel Cordier, Auschwitz photographier : trois expositions pour trois approches du geste artistique à l’heure de la barbarie nazie</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/expositions-pproches-geste-artistique-barbarie-nazie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Jun 2025 07:24:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Beaux-Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Expositions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Trois expositions, trois lieux, un même fil rouge qui questionne la place du geste artistique par temps de conflit, plus spécifiquement dans la Seconde Guerre mondiale. Sujets, acteurs, témoins, victimes ou survivants&#160;: entre engagement, mémoire et devoir d’histoire, ces artistes, professionnels ou amateurs, ont fait le choix de créer dans des contextes antagonistes. Le Musée de l’Armée, le Mémorial de la Shoah et les musées de la Ville de Paris...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemosts-3-exposition-geste-artistique-vs-nazisme.jpg" alt="" class="wp-image-38063" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemosts-3-exposition-geste-artistique-vs-nazisme.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemosts-3-exposition-geste-artistique-vs-nazisme-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/06/The-ARTchemosts-3-exposition-geste-artistique-vs-nazisme-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Trois expositions, trois lieux, un même fil rouge qui questionne la place du geste artistique par temps de conflit, plus spécifiquement dans la Seconde Guerre mondiale. Sujets, acteurs, témoins, victimes ou survivants&nbsp;: entre engagement, mémoire et devoir d’histoire, ces artistes, professionnels ou amateurs, ont fait le choix de créer dans des contextes antagonistes. Le Musée de l’Armée, le Mémorial de la Shoah et les musées de la Ville de Paris conjuguent leurs regards sur cette époque noire dont l’art se fait le témoin.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Exposition &quot;Un exil combattant. Les artistes et la France 1939 -1945&quot; - Bande-annonce !" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/rX4hzGtB8VQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Musée de l’Armée &#8211; Invalides&nbsp;:<em> Un exil combattant – Les artistes et la France 1939-1945</em></h2>



<p>Ils s’appelaient Ossip Zadkine, Wifredo Lam, Julio González, Jean Gabin et ils ont fui les persécutions, les pogroms, la guerre. Mais pas question de rester silencieux : en exil, ces artistes, venus d’Europe ou d’ailleurs, ont rejoint la France libre, les réseaux de la Résistance ou les salons engagés. Leurs œuvres – sculptures, peintures, affiches – témoignent d’une lutte culturelle aussi bien que politique. Leurs créations disent la fracture du monde, l’exil intérieur et la foi en une liberté qu’il fallait défendre, pinceau ou burin à la main.</p>



<p>L’exposition du Musée de l’Armée propose un parcours saisissant à la croisée des arts plastiques, de l’histoire et de l’engagement. En révélant les trajectoires singulières de ces artistes contraints à l’exil, elle éclaire une mémoire souvent oubliée : celle de ceux qui, tout en perdant une patrie, ont trouvé dans l’acte de création un territoire de résistance. C’est aussi une réflexion sur l’accueil de la France aux talents venus d’ailleurs, sur l’exil comme moteur de création, et sur la capacité de l’art à dépasser les frontières, les dictatures et les douleurs. Une leçon d’humanité autant qu’un hommage à l&rsquo;art en temps de guerre.</p>



<p>Pour en savoir plus, consultez le site du <a href="https://www.musee-armee.fr/accueil.html">Musée de l’Armée</a>.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Teaser de l’exposition « Daniel Cordier (1920-2020) » | Musée de la Libération de Paris" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/dPQq56lWsgM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>Musée de la Libération de Paris&nbsp;: <em>Daniel Cordier (1920-2020) – L&rsquo;espion amateur d’art</em></strong></h2>



<p>Résistant de la première heure, secrétaire de Jean Moulin, <a href="https://www.theartchemists.com/serie-alias-caracalla-resistance/">Daniel Cordier</a> a incarné l’engagement total. Jeune homme issu d’une droite monarchiste, il bascule dans l’action clandestine dès 1940, puis devient une figure clé du réseau de la France libre. Après la guerre, il trouve dans l’art une autre forme de combat : celle de l’expression, de la liberté, de la rupture. Collectionneur audacieux, défenseur de la modernité, il s’entoure d’artistes comme Henri Michaux, Jean Dubuffet ou Dado, bien loin de l’académisme rassurant.</p>



<p>L’exposition présentée au Musée de la Libération de Paris retrace cette double vie, entre ombre et lumière, clandestinité et éclat esthétique. Plus qu’un portrait, elle interroge la manière dont l’expérience de la Résistance a façonné un regard — celui d’un homme qui, après avoir risqué sa vie pour la liberté, a défendu avec la même ferveur une liberté de création radicale. C’est aussi un voyage au cœur de l’avant-garde, une plongée dans une époque où collectionner relevait d’une vision, presque d’une mission. Un témoignage rare sur l’alliage subtil entre engagement politique et engagement artistique.</p>



<p>Pour en savoir plus, consultez le site du <a href="https://www.parismusees.paris.fr/fr/exposition/daniel-cordier-1920-2020">musée de la Libération de Paris – musée du général Leclerc – musée Jean Moulin.</a></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Bande annonce de l&#039;exposition &quot;Comment les nazis ont photographié leurs crimes. Auschwitz 1944&quot;" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/u3q5NssRa8Q?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>Mémorial de la Shoah&nbsp;:<em> Comment les nazis ont photographié leurs crimes – Auschwitz 1944</em></strong></h2>



<p>À <a href="https://www.theartchemists.com/?s=auschwitz">Auschwitz</a>, en 1944, certains SS ont, malgré les interdictions de leur hiérarchie, documenté l’indicible. Des officiers ont photographié l’arrivée des convois, la sélection, les gestes répétés de l’extermination industrialisée. Ces images, glaçantes, administratives, ont été retrouvées après-guerre. En face, d’autres clichés : pris clandestinement par des déportés résistants, ces photos volées montrent les corps brûlés, les cendres, l’horreur à nu. Deux regards, deux usages de l’image, deux mémoires irréconciliables.</p>



<p>L’exposition du Mémorial de la Shoah confronte ces documents comme des preuves — mais aussi comme des objets de réflexion. Comment représenter l’immontrable ? Comment faire face à l’archive produite par les bourreaux ? En exposant sans voyeurisme ces photographies, l’exposition ouvre un espace de pensée vertigineux sur le rôle de l’image : arme de propagande, outil judiciaire, trace d’une mémoire fragile. Un parcours bouleversant, nécessaire, qui replace la photographie dans sa fonction la plus grave : témoigner pour ne pas oublier.</p>



<p>Pour en savoir plus, consultez le site du <a href="https://expo-photos-auschwitz.memorialdelashoah.org/exposition.html">Mémorial de la Shoah</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Trois expositions, une même urgence : ne pas laisser l’art au silence</strong></h2>



<p>Des ateliers d’exilés aux archives de l’horreur, des pinceaux engagés aux clichés du crime, ces trois expositions explorent une question fondamentale : que peut l’art face à la guerre, face à la barbarie, face à l’effacement ? À travers des formes diverses — peinture, photographie, engagement personnel ou collection militante —, c’est toujours une même nécessité qui s’exprime : celle de témoigner, de transmettre, de résister.</p>



<p>Dans une époque où la mémoire vacille, où les extrêmes séduisent à nouveau, où les réfugiés sont rejetés et les artistes censurés, ces parcours historiques résonnent comme des avertissements. Mais aussi comme des leçons de courage et de dignité. Car ces œuvres, ces gestes, ces images nous rappellent une chose essentielle : même au cœur de la nuit, l’art peut rester debout. Et faire front.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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		<item>
		<title>« Hors d&#8217;atteinte » : Frédéric Couderc exhume les ombres du passé nazi</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/hors-datteinte-roman/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 15:44:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec Hors d&#8217;atteinte, Frédéric Couderc explore les ramifications du nazisme post-Seconde Guerre mondiale au travers d’une intrigue captivante tissant passé et présent. En mêlant enquête historique, thriller et drame familial, ce roman d’une rare intensité offre une réflexion poignante sur la mémoire et la justice.​ 1947-2018 : une double temporalité L’histoire de Hors d’atteinte s&#8217;articule autour de deux intrigues correspondant à deux époques. Une plume engagée et documentée Le roman revient...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="373" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Hors-datteinte.jpg" alt="" class="wp-image-37990" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Hors-datteinte.jpg 373w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Hors-datteinte-179x288.jpg 179w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Hors-datteinte-307x494.jpg 307w" sizes="auto, (max-width: 373px) 100vw, 373px" /></figure>



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<p>Avec <em>Hors d&rsquo;atteinte</em>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A9d%C3%A9ric_Couderc">Frédéric Couderc</a> explore les ramifications du nazisme post-Seconde Guerre mondiale au travers d’une intrigue captivante tissant passé et présent. En mêlant enquête historique, thriller et drame familial, ce roman d’une rare intensité offre une réflexion poignante sur la mémoire et la justice.​</p>



<h2 class="wp-block-heading">1947-2018 : une double temporalité</h2>



<p>L’histoire de Hors d’atteinte s&rsquo;articule autour de deux intrigues correspondant à deux époques.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>1947, Hambourg</strong> : Viktor, jeune homme rescapé de la guerre, enquête sur la disparition de sa sœur Vera, internée dans un institut pour personnes handicapées mentales. Ce lieu, lié au programme Aktion T4, visait l&rsquo;extermination des individus jugés « indésirables » par le régime nazi.​ Mais il semblerait que Vera ait échappé à ce funeste sort. Et Viktor la cherche désespéremment ainsi que ses bourreaux.</li>



<li><strong>2018, Lausanne</strong> : Paul Breitner, écrivain à succès et petit-fils de Viktor, découvre que son grand-père a disparu après avoir reçu une mystérieuse lettre. Cherchant à en savoir plus sur ce courrier, il met au jour des liens entre Viktor et Horst Schumann, médecin <a href="https://www.theartchemists.com/?s=nazisme">nazi</a> ayant mené des expérimentations inhumaines à <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Auschwitz">Auschwitz</a>. Son grand-père était-il lui-même nazi ? Ou s’agissait-il d’autre chose ?</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Une plume engagée et documentée</h2>



<p>Le roman revient sur l’évolution d’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Horst_Schumann">Horst Schumann</a>, médecin SS impliqué dans des expérimentations médicales atroces. Après la guerre, Schumann a échappé à la justice, vivant paisiblement en Allemagne puis au Ghana. Couderc, au travers de son récit en miroir, interroge les complicités et les failles du système qui ont permis à de tels individus de rester « hors d&rsquo;atteinte ».​</p>



<p>Ancien journaliste, il s&rsquo;appuie sur une documentation rigoureuse pour construire son récit. Son écriture fluide et précise donne vie à des personnages complexes, tout en abordant des thèmes profonds tels que la mémoire, la culpabilité et la quête de vérité. Ce roman poignant s&rsquo;inscrit ainsi dans la lignée des œuvres qui cherchent à comprendre les horreurs du passé sans jamais les excuser ni les minimiser.​</p>



<p><em>Hors d&rsquo;atteinte</em> a séduit les lecteurs et la critique, qui ont souligné la qualité de l&rsquo;intrigue et la pertinence des sujets abordés. En mêlant fiction et réalité, l’auteur rappelle l&rsquo;importance de la mémoire collective et de la vigilance face aux dérives idéologiques, interrogeant ainsi notre rapport à l&rsquo;histoire et à la justice.</p>



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			</item>
		<item>
		<title>« Le Dossier Odessa » : une chasse aux nazis signée Frederick Forsyth</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/dossier-odessa-roman/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Apr 2025 15:39:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Le ventre est encore fécond d&#8217;où a surgi la bête immonde » prophétisait un certain Bertold Brecht qui savait de quoi il parlait puisqu’il avait dû fuir le nazisme en 1933. Publié en 1972, Le Dossier Odessa (The Odessa File) confirme les dires du dramaturge berlinois dune manière magistrale. À la croisée du roman d’espionnage et de l’enquête journalistique, le livre de l’auteur Frederick Forsyth met en lumière les ramifications secrètes...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/dossier-odessa-roman/">« Le Dossier Odessa » : une chasse aux nazis signée Frederick Forsyth</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="364" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Le-dossier-Odessa.jpg" alt="" class="wp-image-37988" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Le-dossier-Odessa.jpg 364w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Le-dossier-Odessa-175x288.jpg 175w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Le-dossier-Odessa-300x494.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 364px) 100vw, 364px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>« Le ventre est encore fécond d&rsquo;où a surgi la bête immonde » prophétisait un certain Bertold Brecht qui savait de quoi il parlait puisqu’il avait dû fuir le nazisme en 1933. Publié en 1972, <em>Le Dossier Odessa</em> (<em>The Odessa File</em>) confirme les dires du dramaturge berlinois dune manière magistrale. À la croisée du roman d’espionnage et de l’enquête journalistique, le livre de l’auteur <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Frederick_Forsyth">Frederick Forsyth</a> met en lumière les ramifications secrètes du nazisme APRÈS la Seconde Guerre mondiale, alors que les sbires survivants d’Hitler entretiennent la flamme de leur idéologie mortifère dans une Allemagne de l’Ouest refusant obstinément d’affronter son passé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Quand un journal intime fait basculer une vie</h2>



<p>Hambourg, 1963. Jeune journaliste ambitieux et solitaire, Peter Miller entre en possession du journal intime d’un vieillard solitaire qui vient de se suicider. Ce survivant juif des camps y a relaté, outre le calvaire subi durant sa déportation, l’existence de l’Organisation der ehemaligen SS-Angehörigen.<em> </em>Le réseau clandestin <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Odessa_(organisation)">ODESSA</a> a, selon lui, conçu afin de protéger les anciens SS de poursuites judiciaires en les exfiltrant vers des pays comme l’Argentine ou l’Égypte pour ensuite leur fournir de nouvelles identités et couvrir leurs crimes.</p>



<p>Désireux d’en savoir plus, Miller décide de mener l’enquête. Il s&rsquo;infiltre dans ce réseau obscur avec l’aide d’un agent israélien du Mossad et d’un ancien SS repenti. Son objectif : retrouver Eduard Roschmann, surnommé le « Boucher de Riga », et le confronter à ses crimes. Mais plus Miller avance, plus il découvre un monde où la justice, la politique, l’industrie et le silence s’entrelacent dangereusement. Ce qui va le pousser à bien des extrémités, sachant qu’il est aussi en quête de justice.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une fiction ancrée dans la réalité</h2>



<p>Si le roman est une œuvre de fiction particulièrement bien menée, il s’appuie aussi sur des faits historiques avérés. L&rsquo;organisation ODESSA a bien existé, même si son ampleur exacte fait encore l’objet d’investigations historiques De nombreux anciens nazis ont effectivement échappé aux procès de Nuremberg grâce à des complicités au sein même des institutions allemandes, du Vatican, et via des filières d’exfiltration comme la <strong><a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Ratlines_(World_War_II)">Ratline</a></strong>.</p>



<p>Le personnage de Roschmann est inspiré d’un véritable criminel de guerre, dont le passé a été révélé grâce à l’enquête de <strong><a href="https://www.theartchemists.com/chasseurs-nazis/">Simon Wiesenthal</a></strong>, célèbre chasseur de nazis. Forsyth, lui-même ancien journaliste et correspondant de guerre, a mené une investigation minutieuse, en consultant des archives, des dossiers confidentiels et en interrogeant des survivants de la Shoah. Ce travail documentaire confère au roman une puissance glaçante de réalisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un style nerveux et journalistique</h2>



<p><em>Le Dossier Odessa</em> ne se contente pas de divertir, il éclaire une zone d’ombre de l’histoire européenne d’après-guerre. Frederick Forsyth se distingue par son style précis, quasi journalistique. Son écriture se veut factuelle, rythmée, tendue, évitant le pathos pour laisser parler les faits. L’intrigue avance à un rythme soutenu, alternant scènes d’action, dialogues tendus et passages d’analyse historique. Chaque détail compte, chaque révélation relance le suspense.</p>



<p>Le roman est aussi traversé par une réflexion sur la mémoire, la justice et la vérité, dans une Allemagne encore marquée par l’ombre du Troisième Reich. Il interroge : que faire des bourreaux restés impunis ? Jusqu’où aller pour obtenir justice ? La vengeance peut-elle être un moteur légitime ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comprendre, dénoncer, réparer</h2>



<p>Dès sa sortie, le roman a été salué pour sa capacité à mêler thriller haletant et rigueur historique. Il s’inscrit dans une veine littéraire post-Seconde Guerre mondiale qui cherche à comprendre, dénoncer, parfois réparer. Dans la lignée d’auteurs comme John le Carré ou Robert Harris, Forsyth s’impose comme un conteur engagé, capable d’utiliser la fiction pour mettre au jour des vérités dérangeantes. En 1974, <em>Le Dossier Odessa</em> est adapté au cinéma par Ronald Neame, avec Jon Voight dans le rôle de Peter Miller et Maximilian Schell dans celui de Roschmann. </p>



<p>Le film a connu un succès relatif, n’égalant guère la profondeur et la complexité du roman. Plus qu’un roman d’espionnage, <em>Le Dossier Odessa</em> explore<strong> </strong>les zones grises de l’Histoire, dans un récit tendu et lucide sur la manière dont les démons du passé peuvent hanter le présent. Frederick Forsyth y déploie tout son talent de narrateur pour offrir une œuvre à la fois captivante et profondément engagée, qui continue de résonner aujourd’hui à l’heure où les questions de justice, de mémoire et de vérité restent plus que jamais d’actualité.</p>



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		<title>Sigmaringen : Assouline raconte le crépuscule doré de la collaboration</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/sigmaringen-assouline-raconte-le-crepuscule-dore-de-la-collaboration/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Apr 2025 15:46:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Étrange et funèbre bal que celui qui se danse dans les salons empesés du château de Sigmaringen, en cette année 1944 où la France bascule. Pierre Assouline orchestre ici un roman historique d’une ironie feutrée mais implacable. Il faut imaginer la scène : le gotha de la collaboration française exfiltré, replié, entassé dans cette résidence prussienne, transformé en décor suranné de vaudeville, entre comédie de boulevard et tragédie antique. Le...</p>
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<p>Étrange et funèbre bal que celui qui se danse dans les salons empesés du château de <em>Sigmaringen</em>, en cette année 1944 où la France bascule. <a href="https://x.com/passouline">Pierre Assouline</a> orchestre ici un roman historique d’une ironie feutrée mais implacable. Il faut imaginer la scène : le gotha de la collaboration française exfiltré, replié, entassé dans cette résidence prussienne, transformé en décor suranné de vaudeville, entre comédie de boulevard et tragédie antique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le témoignage d’une déroute</h2>



<p>Il y a évidemment là le maréchal Pétain, spectre vieilli et quasi muet, son épouse et leur suite. Laval les rejoint. Et puis tous les autres : ministres fantoches, miliciens brutaux, vieilles baronnes en peau de renard et jeunes secrétaires aux jupes trop ajustées. L’auteur Céline également, avec son épouse et son chat. Tous ont fui la France en voie de libération, et n’ont qu’une envie : y retourner au gré d’un éventuel échec des Alliés, dont ils suivent, éplorés, les avancées via la radio.</p>



<p>Pour les recevoir et assurer leur bien-être au quotidien, le majordome Julius Stein,fidèle aux princes de Hohenzollern que son clan sert depuis des générations. Julius ainsi que toute la domesticité, ont assisté, impuissants, au déménagement forcé de toute la famille, vidée des lieux par les Nazis en moins de vingt-quatre heures. Désormais, Julius est le gardien du lieu et de son prestige. Et le témoin de cette déroute.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une</strong><strong> micro-société grotesque</strong></h2>



<p>Par ses yeux, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Assouline">Assouline</a> dépeint cette clique avec la distance mordante qui fait tout le charme de son style : une écriture ciselée, jamais clinquante, toujours précise. Le roman s’organise ainsi comme la chronique au jour le jour de cette micro-société pathétique et grotesque, réduite à elle-même dans un décor trop grand, où l’on s’ennuie, où l’on complote, où l’on rêve encore à un improbable retour en grâce.</p>



<p>La tragédie est là, tapie derrière une trompeuse atmosphère de farce. <em>Sigmaringen</em> est le récit d’une fin de règne, une décomposition morale, où les masques tombent, où les vanités se révèlent sous leur vrai jour. Sous les moulures séculaires, durant les soupers vains, Assouline déploie une réflexion subtile sur la mémoire, la responsabilité, la survie des apparences. Rien n’est innocent dans cette retraite aux allures de prison. Chacun joue son ultime partition devant l’Histoire, en espérant un faux miracle ou un véritable oubli.</p>



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<p>Roman d’ambiance, de détails, de sous-entendus glaçants, <em>Sigmaringen</em> est un bal des maudits mené avec une plume d’une élégance discrète, où la beauté du style n’empêche jamais la justesse du propos. Un Assouline au sommet de son art, à lire comme on ouvrirait un album de photos jaunies, où l’on reconnaît soudain les visages qu’on aurait préféré oublier.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Les Bienveillantes : « Vis ma vie de SS »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/bienveillantes-roman/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Mar 2025 10:27:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a des livres dont on ne se remet jamais. A peine entamée la première page, c’est le gouffre. Et on n’en ressort pas. Traumatisme littéraire, mutation à marche forcée de la perception du monde et de l’humanité : Les Bienveillantes font partie de ce style de bouquins, qui sentent le souffre et qu’à une époque pas si éloignée, on aurait mis à l’index. Un enfer à plusieurs visages Tout...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="364" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/03/the-artchemists-les-bienveilllantes.jpg" alt="" class="wp-image-37879" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/03/the-artchemists-les-bienveilllantes.jpg 364w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/03/the-artchemists-les-bienveilllantes-175x288.jpg 175w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/03/the-artchemists-les-bienveilllantes-300x494.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 364px) 100vw, 364px" /></figure>



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<p>Il y a des livres dont on ne se remet jamais. A peine entamée la première page, c’est le gouffre. Et on n’en ressort pas. Traumatisme littéraire, mutation à marche forcée de la perception du monde et de l’humanité : <em>Les Bienveillantes</em> font partie de ce style de bouquins, qui sentent le souffre et qu’à une époque pas si éloignée, on aurait mis à l’index.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un enfer à plusieurs visages</h2>



<p>Tout dans le roman fleuve de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jonathan_Littell">Jonathan Littell</a> respire la désintégration mentale, la transgression des tabous, le cynisme le plus noir. Ce pavé de 900 pages à la louche raconte à la première personne le parcours de Maximilien Aue. Cet industriel allemand vieillissant prend un jour sa plume la plus acérée pour nous raconter sa jeunesse. Une jeunesse passée dans les rangs des SS.</p>



<p>Montée en puissance du <a href="https://www.theartchemists.com/?s=nazisme+">nazisme</a>, recrutement parmi les séides d’Himmler, infiltration parmi les opposants au régime réfugiés en France, invasion de l’Ukraine, massacre de Babi Yar, siège de Stalingrad, gestion des camps de concentration et d’extermination, chute d’<a href="https://www.theartchemists.com/?s=Hitler+">Hitler</a>… par les yeux de Max, nous traversons un véritable enfer à plusieurs visages, où des hommes infligent à d’autres hommes des tortures inimaginables. De fait,<em> Les Bienveillante</em>s s’avèrent presque une relecture de l’oeuvre de Dante avec à la clé deux qualificatifs : atroce, abject.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un condensé de la mémoire</h2>



<p>Jonathan Littell saisit là l’occasion de raconter une époque, une logique, une manière de faire, de voir les choses. Sans fard. Avec en sous-titre quelque chose comme « Vis ma vie de SS ». S’appuyant sur une documentation aussi complète que fouillée qu’il a mis des années à rassembler/décrypter, l’auteur relate l’indicible, tente de saisir la réalité de la banalité du mal selon Harendt. Pour ce faire, il pénètre les rouages mentaux, la psychologie d’un pur produit du régime nazi. Ce travail introspectif flirte avec les nerfs du lecteur, l’emmenant très loin dans une psyché perverse où l’inceste dialogue avec le matricide à la manière des grandes malédictions de l’Antiquité.</p>



<p>Sorti tout droit du livre <em>La mort est mon métier</em> de Merle et du film<a href="https://www.theartchemists.com/film-damnes-luchino-visconti-1969/"> <em>Les</em> <em>Damnés</em></a> de Visconti, Max Aue est un double du SS Rudolf Lang (lui-même version littéraire de Rudolf Hoess, commandant du camp d’Auschwitz) et du jeune dévoyé Martin (travesti, pédophile, incestueux, appelé à devenir un haut gradé de la SS). Des références de ce type, le livre en est saturé. Comme une sorte de condensé de la mémoire transmise via le cinéma, la littérature, la photographie. Et c’est là que se situe la valeur du récit de Littell : cette synthèse est un regard en arrière sur la manière dont on a transmis le passé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Faire réagir un lecteur en léthargie</h2>



<p>Et ce regard interroge la manière dont à l’avenir on parlera de cette période. Travaillant au sein d’une ONG, Littell a traversé plusieurs conflits notamment celui des Balkans. L’horreur de la guerre, il l’a vécue en direct. Il a pu constater de ses yeux que la mémoire du génocide, le fameux « Plus jamais ça » n’ont rien stoppé. L’homme est un loup dévorateur et cruel pour l’homme, et le souvenir de la Shoah n’a visiblement pas porté. Comment alors perpétuer cette mémoire sinon par le traumatisme, la brutalité de l’écriture ? Incisive et provocatrice, la plume de Littell mêle pornographie sadico-régressive et violence la plus primaire pour faire réagir un lecteur en léthargie.</p>



<p>D’où des réactions contradictoires : certains ont adoré, d’autres détesté. Ce qui est certain, c’est que personne n’est indifférent, et c’est le but. Quitte à ébranler les consciences. A ce titre, une petite anecdote : ce livre m’est arrivé entre les mains grâce à une de mes étudiantes, qui devait le travailler en cours. Je ne la remercierai jamais assez du reste car ce fut pour moi une révélation, une secousse littéraire d’envergure. Pour elle aussi du reste. Elle me confia qu’elle aurait aimé être avertie de la teneur du livre avant de le commencer. Une sorte d’avertissement/consentement avant de plonger dans l’horreur.</p>



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<li><a href="https://www.theartchemists.com/sale-francaise-roman/">Une sale Française : confessions d’une espionne… ou d’une victime ?</a></li>
</ul>
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<h2 class="wp-block-heading">Un bourreau en dentelles</h2>



<p>C’est vous dire l’onde de choc que constitue la lecture de ce bouquin. Âmes sensibles, s’abstenir ? Ou au contraire faut-il foncer, quitte à ne jamais s’en remettre ? C’est peut-être cela, la prise de conscience. Se prendre en pleine tête un peu du traumatisme ressenti par ceux qu’on détruit sciemment et avec un sadisme quasi assumé, banalisé, étatisé. A nous alors de ne plus être ces bienveillantes, Euménides déesses du pardon, qu’on nous demande d’être par souci de bienséance et de tranquillité ; il convient surtout d’incarner leur autre visage, celui des Erinyes, furies persécutrices du Mal sous toutes ses formes.</p>



<p>La aussi, aussi Littell trace le chemin. Son protagoniste, cynique en diable, ne cesse de ses plaindre de son sort, geignard condensé de vices, insupportable d’impudeur, évoquant cette descente aux enfers comme on le ferait d’un périple touristique, avec en prime une petite musique intérieure révélée par les titres des différentes parties : toccata, allemande, courante, sarabande, menuet en rondeau, air de cour, gigue. Éduqué, diplômé, cultivé, Aue est un bourreau en dentelles. Un psychopathe de salon adoubé par un régime abominable pour accomplir une besogne sordide. Et la question de se poser : combien comme lui, en ce moment même, déchiquètent le monde à belles dents ?</p>



<p>Merci à D. grâce à qui j&rsquo;ai découvert cet ouvrage majeur.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Une sale Française : confessions d&#8217;une espionne&#8230; ou d&#8217;une victime ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/sale-francaise-roman/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Nov 2024 11:56:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Romain Slocombe, nous en avons déjà parlé avec La Débâcle. Ce récit évoquait l&#8217;Exode dans toute son horreur, sa folie, et il nous avait particulièrement marqués, par sa justesse, sa documentation, sa perception aiguë d&#8217;un effondrement social, moral. Fin connaisseur des heures sombres de la Seconde Guerre mondiale et de l&#8217;Occupation, Slocombe n&#8217;a pas son pareil pour explorer cette période complexe. Il le prouve de nouveau avec Une sale Française....</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="410" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-une-sale-francaise.jpg" alt="" class="wp-image-37638" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-une-sale-francaise.jpg 410w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-une-sale-francaise-197x288.jpg 197w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-une-sale-francaise-338x494.jpg 338w" sizes="auto, (max-width: 410px) 100vw, 410px" /></figure>



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<p>Romain Slocombe, nous en avons déjà parlé avec <em><a href="https://www.theartchemists.com/roman-la-debacle-romain-slocombe/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Débâcle</a></em>. Ce récit évoquait l&rsquo;Exode dans toute son horreur, sa folie, et il nous avait particulièrement marqués, par sa justesse, sa documentation, sa perception aiguë d&rsquo;un effondrement social, moral. Fin connaisseur des heures sombres de la <a href="https://www.theartchemists.com/?s=seconde+guerre+mondiale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Seconde Guerre mondiale</a> et de l&rsquo;<a href="https://www.theartchemists.com/?s=occupation" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Occupation</a>, <a href="https://www.facebook.com/p/Romain-Slocombe-100049212957182/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Slocombe</a> n&rsquo;a pas son pareil pour explorer cette période complexe. Il le prouve de nouveau avec <em>Une sale Française</em>. Publié en janvier 2024, ce roman fondé sur une histoire vraie retrace le destin croisé de deux femmes aux identités troublantes, éclairant ainsi les univers, les logiques de la Collaboration et de la Résistance. Et leur étrange proximité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Manipulation, dénonciation et meurtre</h2>



<p>L&rsquo;histoire s&rsquo;articule autour d&rsquo;Aline Beaucaire. Nous sommes en pleine guerre : cette Alsacienne est employée dans un hôtel allemand. C&rsquo;est que l&rsquo;Alsace a été annexée par le Reich. La jeune femme, bien que mariée à un prisonnier de guerre et mère d&rsquo;un petit garçon qu&rsquo;elle a laissé en garde à ses parents, tombe amoureuse d&rsquo;un pilote, aussi séduisant que mystérieux, trempant visiblement dans des histoires louches. Affabulateur ? Malfrat ? Espion pour le compte des nazis ? Agent double ?</p>



<p>Ensemble, ils franchissent clandestinement la ligne de démarcation, rêvant de rejoindre Alger via Marseille. Marseille où ils s&rsquo;arrêtent, fréquentent la pègre, collabo ou résistante, renouent au fil des jours avec des connaissances peu recommandables qui laissent dans leur sillage un parfum de manipulation, de dénonciation et de meurtre qui touche les opposants au nazisme réfugiés dans la cité phocéenne.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une documentation historique solide</h2>



<p>Leur périple prend une tournure dramatique quand Aline, arrêtée comme son amant, est confrontée à des accusations graves : les enquêteurs français la soupçonnent d&rsquo;être la « Panthère rouge », espionne pour le compte de la Gestapo. À moins que la dame, un peu trop naïve, ne soit victime des circonstances, d&rsquo;une paronymie totalement hasardeuse, mais aux conséquences tragiques ? Vérité ? Mensonge ? Aline est-elle celle qu&rsquo;elle prétend ? Slocombe laissera son lecteur en proie au doute jusqu&rsquo;à la dernière page.</p>



<p>Ce faisant, il lui permet de plonger au cœur même des opérations d&rsquo;infiltration menées par les services de renseignement nazis au sein des territoires occupés. Ce n&rsquo;est rien de dire que l&rsquo;époque est troublée, qu&rsquo;on ne peut faire confiance à personne. Méthodique, Slocombe s&rsquo;appuie sur une documentation historique solide : rapports de police, archives déclassifiées, alternent avec les explications de l’héroïne, lettre après lettre. La chronologie dévoile un récit au long cours, qui s&rsquo;étale jusque pendant l’Épuration, dans un temps où il est difficile de recueillir les témoignages, de recouper les informations.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Zones grises et introspection</h2>



<p>Doucement pourtant, le tableau se précisera. Et l&rsquo;intrigue policière se doublera progressivement d&rsquo;une réflexion sur la manière dont la nature humaine s&rsquo;adapte face à l&rsquo;adversité : choix moraux ambigus, zones grises de la collaboration et de la résistance, Slocombe s&rsquo;éloigne des clichés manichéens pour proposer un portrait plus nuancé d&rsquo;un pays occupé où chacun cherche à survivre avant tout. Difficile, en parcourant ces lignes, de ne pas s&rsquo;interroger : qu&rsquo;aurions-nous fait à la place d&rsquo;Aline ?</p>



<p>Cette introspection est renforcée par une écriture incisive, qui croise les informations, multiplie les points de vue, joue avec les convictions du lecteur. Il ne s&rsquo;agit pas seulement de réveiller le souvenir d&rsquo;une personne, d&rsquo;une époque, mais d&rsquo;en faire ressentir les problématiques, les doutes, les contradictions. La menace est là, et le lecteur la ressent tandis qu&rsquo;il s&rsquo;interroge sur l&rsquo;identité, le caractère d&rsquo;Aline dont on n&rsquo;arrive jamais à déterminer si elle est une idiote qui se fait manipuler ou une espionne de la pire espèce.</p>



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<p>Avec <em>Une sale Française</em>, Romain Slocombe confirme son talent pour explorer les recoins obscurs de l&rsquo;histoire française. Ce roman, profondément perturbant, nous emporte de l&rsquo;autre côté du miroir, loin des élans héroïques, de la volonté de liberté, pour questionner la veulerie au quotidien, la bêtise, l&rsquo;aveuglement banalisés. On aimerait cracher sur Aline et sa niaiserie, mais au final, nous n&rsquo;aurions peut-être pas fait mieux.</p>



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		<title>Grands hôtels parisiens sous l&#8217;Occupation : regards croisés à travers « Le Barman du Ritz » et « Lutetia »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/grands-hotels-parisiens-occupation-romans/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Nov 2024 16:45:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37609</guid>

					<description><![CDATA[<p>Paris, ville lumière tombée dans les ténèbres durant l&#8217;Occupation. Symbole de cette chute dans l&#8217;obscur : le devenir des grands hôtels de la capitale, annexés par les troupes allemandes qui vont en faire leurs QG. Deux romans évoquent ce détournement de grande et tragique ampleur : Le Barman du Ritz de Philippe Collin et Lutetia de Pierre Assouline. Deux immersions prenantes au cœur de ces palaces emblématiques, révélant les intrigues,...</p>
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<p>Paris, ville lumière tombée dans les ténèbres durant l&rsquo;<a href="https://www.theartchemists.com/?s=occupation">Occupation</a>. Symbole de cette chute dans l&rsquo;obscur : le devenir des grands hôtels de la capitale, annexés par les troupes allemandes qui vont en faire leurs QG. Deux romans évoquent ce détournement de grande et tragique ampleur : <em>Le Barman du Ritz</em> de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Collin_(auteur)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Philippe Collin</a> et <em>Lutetia</em> de Pierre Assouline. Deux immersions prenantes au cœur de ces palaces emblématiques, révélant les intrigues, les dilemmes moraux et les destins croisés qui s&rsquo;y sont joués.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Le Barman du Ritz</em> &#8211; Philippe Collin &#8211; 2024</h2>



<p>Haut lieu de l’hôtellerie de luxe, le Ritz est un symbole de la culture parisienne, de son attractivité internationale. Le célèbre Frank Meier y officie, tenant le bar d&rsquo;une main de fer. D&rsquo;origine autrichienne et juive, le barman a acquis sont savoir-faire légendaire aux USA avant de revenir en Europe. Son art du cocktail, il en a fait un livre, on vient de partout pour savourer ses mélanges. Connu des stars, apprécié de tous, il a su cacher sa judéité.</p>



<p>Mais l&rsquo;arrivée en masse des pontes de la Wehrmacht change la donne. Piégé derrière son comptoir, Meier va devoir tromper son monde pour demeurer en vie. Naviguant entre mondanités et menaces, le barman du Ritz croise les grandes figures de l&rsquo;époque, depuis Göring jusqu&rsquo;à Laffont en passant par Arletty, Guitry, Blanche Auzello&#8230; Certains collaborent franchement, d&rsquo;autres résistent dans l&rsquo;ombre, tous essayent de survivre comme ils peuvent dans cet enfer.</p>



<p>À travers une reconstitution historique minutieuse, Collin dépeint la biographie romancée d&rsquo;un homme incarnant les contradictions de cette période funeste. Le Ritz, théâtre d&rsquo;un double jeu, devient le miroir d&rsquo;une société en plein effondrement, où tout le monde se méfie de tout le monde, où chaque sourire cache un péril, une trahison en puissance. La barbarie nazie, le caractère impitoyable de la Collaboration, les difficultés du quotidien, le tableau est saisissant de vérité, jusque dans l&rsquo;évocation des peurs incessantes, du traumatisme profond accumulé quatre années durant.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Lutetia</em> &#8211; Pierre Assouline &#8211; 2005</h2>



<p><em>Lutetia</em> évoque quant à lui les coulisses d&rsquo;un palace concurrent, unique grand hôtel de la rive gauche, à travers les yeux d&rsquo;Édouard Kiefer, Alsacien de souche, ancien policier devenu chef de la sécurité. De 1940 à 1945, le Lutetia accueille les services de renseignement de l&rsquo;armée allemande, qui mettent l&rsquo;établissement en coupe réglée. Le lieu du glamour devient celui des secrets, des interrogatoires, des rafles de résistants.</p>



<p>Confrontant les années de gloire de l&rsquo;entre-deux guerres et les années sombres de l&rsquo;Occupation, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Assouline" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Assouline</a> par les yeux de son héros, donne à voir une tension constante, la fine frontière séparant survie, collaboration et résistance. La survie au quotidien, la peur au ventre, la colère impuissante, l&rsquo;éventail des émotions ressenties est d&rsquo;une justesse redoutable, pour ne pas dire perfide. Difficile de ne pas s&rsquo;identifier à ceux qui ont vécu cette parenthèse empoisonnée, de ne pas faire écho avec leur détresse.</p>



<p>Détaillé, sourcé, ce roman passionnant met également en avant la « rédemption » du palace qui, à la Libération, sert de point de triage des rescapés de camps de concentration. Le récit d&rsquo;Assouline prend alors une dimension terrible, chaque page constituant un déchirement, la confrontation avec l&rsquo;horreur, la prise de conscience des atrocités infligées et subies, le traumatisme profondément ancré pour les survivants et ceux qui les recueillent.</p>



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<p>Remarquables et saisissantes, ces deux œuvres offrent des perspectives complémentaires sur le rôle des grands hôtels parisiens durant la Seconde Guerre mondiale. Refuges et pièges, le faste y côtoie la trahison et le courage, la grandeur et l&rsquo;atroce. En abordant l&rsquo;histoire de Paris sous l&rsquo;Occupation à travers ce prisme, ces récits particulièrement bien écrits nous tendent deux miroirs privilégiés où se reflètent les pertes de repères, l&rsquo;errance, les drames, les espoirs, les chocs d&rsquo;une époque profondément troublée.</p>



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		<title>Musée Départemental de la Résistance et de la Déportation : quand Lorris célèbre ses maquis.</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/musee-resistance-lorris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jul 2024 10:06:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand on évoque la Résistance française, on pense immédiatement aux maquis du Vercors. C&#8217;est oublier qu&#8217;il y en eut ailleurs, notamment dans le pourtour d&#8217;Orléans, plus spécifiquement du côté de Lorris. C&#8217;est cette mémoire que relate et honore avec moult détails le Musée Départemental de la Résistance et de la Déportation. Prendre le maquis Le parcours muséal replace l&#8217;action des maquisards dans son contexte historique et social, ce qui a...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/07/the-artchemists-musee-de-lorris.jpg" alt="" class="wp-image-37184" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/07/the-artchemists-musee-de-lorris.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/07/the-artchemists-musee-de-lorris-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/07/the-artchemists-musee-de-lorris-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>Quand on évoque la Résistance française, on pense immédiatement aux maquis du Vercors. C&rsquo;est oublier qu&rsquo;il y en eut ailleurs, notamment dans le pourtour d&rsquo;Orléans, plus spécifiquement du côté de Lorris. C&rsquo;est cette mémoire que relate et honore avec moult détails le Musée Départemental de la Résistance et de la Déportation.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Prendre le maquis</strong></h2>



<p>Le parcours muséal replace l&rsquo;action des maquisards dans son contexte historique et social, ce qui a son importance. La première partie donne à voir l&rsquo;émergence du nazisme, la prise du pouvoir d&rsquo;<a href="/?s=Hitler">Hitler</a>, la montée à la guerre, l&rsquo;<a href="/?s=occupation">Occupation</a>, les faits de résistance. La mise en place des maquis prend corps progressivement, tandis que les réseaux de résistance s&rsquo;organisent dans la clandestinité.</p>



<p>La promulgation du Service Obligatoire du Travail va augmenter les rangs des maquis de manière impressionnante : la jeunesse française ne veut pas partir en Allemagne pour travailler dans les usines d&rsquo;armement. Beaucoup rejoignent la Résistance. Mais prendre le maquis n&rsquo;est pas un jeu d&rsquo;enfant. Les maquisards sont formés, entraînés. Ils interviennent sur des missions de sabotage principalement, tout en fournissant des renseignements aux Alliés. Et ils savent qu&rsquo;ils prennent d&rsquo;énormes risques, que leurs vies sont en jeu, en témoigne le funeste destin de nombre d&rsquo;entre eux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une scénographie pertinente</h2>



<p>Les campements camouflés dans la forêt n&rsquo;ont rien d&rsquo;improvisé, la discipline y est militaire. L&rsquo;équipement implique une initiation, de même les codes de sécurité, la stratégie, les tactiques de combat, de replis. Tout le monde a une fonction précise, un rôle. C&rsquo;est toute cette logique que le musée dévoile, au travers d&rsquo;une impressionnante collection d&rsquo;objets, de documents et d&rsquo;armes. Des expositions temporaires complètent ce travail de mémoire en explorant des thématiques spécifiques.</p>



<p>Particulièrement bien pensé, ce musée très confidentiel mérite le détour par son approche pédagogique qui n&rsquo;a rien de pédant. Il surprend par une scénographie pertinente, une orchestration extrêmement intelligente. Tout est mis en œuvre pour plonger le visiteur dans une atmosphère oppressante, donner à ressentir le poids de l&rsquo;Histoire en marche, des engagements personnels face à l&rsquo;adversité la plus noire, des décisions intimes à prendre pour lutter contre la barbarie la plus abjecte.</p>



<p><strong>Et plus si affinités</strong></p>



<p>Pour en savoir plus, consultez le <a href="https://www.museelorris.fr/">site du musée</a> lui-même et celui du <a href="https://www.tourismeloiret.com/fr/diffusio/visites/musee-departemental-de-la-resistance-et-de-la-deportation-lorris_TFOPCUCEN0450100068">tourisme du Loiret</a>.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>Mais pourquoi donc l&#8217;art et la culture font-ils trembler l&#8217;extrême droite ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/art-culture-extreme-droite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Jun 2024 09:11:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37146</guid>

					<description><![CDATA[<p>La culture et l&#8217;art sont des terrains de jeu particulièrement fascinants. Capable de provoquer des émotions intenses, de questionner les normes et de pousser à la réflexion, la créativité sous toutes ses formes et à toutes les époques, sert de baromètre à des mutations sociales dont souvent elle accouche. Est-ce pour cette raison que les mouvements d&#8217;extrême droite ont toujours détesté la culture et l&#8217;art au point d&#8217;en écraser l&#8217;expression...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/06/the-artchemists-art-et-culture-vs-extreme-droite.jpg" alt="" class="wp-image-37147" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/06/the-artchemists-art-et-culture-vs-extreme-droite.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/06/the-artchemists-art-et-culture-vs-extreme-droite-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/06/the-artchemists-art-et-culture-vs-extreme-droite-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>La culture et l&rsquo;art sont des terrains de jeu particulièrement fascinants. Capable de provoquer des émotions intenses, de questionner les normes et de pousser à la réflexion, la créativité sous toutes ses formes et à toutes les époques, sert de baromètre à des mutations sociales dont souvent elle accouche. Est-ce pour cette raison que les mouvements d&rsquo;extrême droite ont toujours détesté la culture et l&rsquo;art au point d&rsquo;en écraser l&rsquo;expression par tous les moyens possibles ? La question mérite d&rsquo;être posée à l&rsquo;heure où cette idéologie mortifère reprend la main un peu partout dans le monde, et plus particulièrement en Europe.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Mikis Theodorakis - Main Title (O Andonis) - Z - Original Soundtrack" width="640" height="480" src="https://www.youtube.com/embed/jbaS5o_yBME?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Extrême droite : l&rsquo;art d&rsquo;écraser les artistes</h2>



<p>« Quand j&rsquo;entends le mot « culture », je sors mon revolver ! » : tout le monde connaît ce trait d&rsquo;humour nazi dont on ne sait s&rsquo;il fut émis par Goering, Goebbels ou von Schirach. Peu importe du reste la paternité d&rsquo;une plaisanterie lourde de signification : ceux qui connaissent un peu l&rsquo;Histoire du monde en général et celle du XXe siècle en particulier savent le sort réservé aux artistes par <a href="https://www.theartchemists.com/?s=hitler">Hitler</a> et ses sbires : absorbés par l&rsquo;idéologie au point d&rsquo;en devenir les serviles ambassadeurs&#8230; ou éradiqués comme des nuisibles au fin fond des camps d&rsquo;extermination. <a href="https://www.theartchemists.com/arrestation-mort-max-jacob/">Max Jacob</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Charlotte_Salomon" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Charlotte Salomon</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Kurt_Gerron" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kurt Gerron</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_Schulz" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bruno Schulz</a>, on ne va pas faire ici la liste complète des auteurs, peintres, acteurs, poètes et consort mis à mort par le nazisme : il suffit de retenir que, pour juguler les voix discordantes, les fascistes n&rsquo;hésitaient pas à tuer.</p>



<p>Ils ne furent pas les seuls. En témoigne le sort réservé à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Federico_Garc%C3%ADa_Lorca" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Federico Garcia Lorca</a>, l&rsquo;une des victimes les plus emblématiques de la répression franquiste. Petit rappel pour ceux qui n&rsquo;auraient pas pris espagnol LV2 au lycée : en 1936, au début de la guerre civile espagnole, Lorca a été arrêté et exécuté par les forces nationalistes en raison de ses idées républicaines et de son homosexualité. Son corps, jeté dans une fosse commune du côté de Viznar, n&rsquo;a jamais été retrouvé.</p>



<p>Autre exemple marquant : après le coup d&rsquo;État militaire de 1967 en Grèce, le grand compositeur et musicien <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%ADkis_Theodor%C3%A1kis" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mikis Theodorakis</a>, en tant que membre du Parti communiste et figure de la résistance démocratique, est arrêté, emprisonné, torturé. Sa musique est interdite par le régime des colonels, qui cherche ainsi à étouffer toute forme d&rsquo;expression culturelle et artistique opposée à leur idéologie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un rejet toujours d&rsquo;actualité</h2>



<p>J&rsquo;entends déjà certains lecteurs hurler à l&rsquo;exagération : « Mais l&rsquo;extrême droite aujourd&rsquo;hui n&rsquo;a plus rien à voir ! Ils se sont assagis, ils sont devenus modernes. Ce ne sont plus des barbares ». Je ne reviendrai pas sur la célébrissime prophétie assénée par Brecht en conclusion de <em>La Résistible ascension d&rsquo;Arturo Ui</em> : « le ventre est encore fécond d&rsquo;où est surgi la bête immonde » ; les termes en sont choisis et formulés avec tellement de juste violence qu&rsquo;on s&rsquo;étonne que plus personne n&rsquo;en parle, malgré la résurrection de cette même bestiole infâme qui s&rsquo;obstine à renaître de ses cendres (à moins qu&rsquo;elle n&rsquo;ait jamais été anéantie ?). Ces mêmes termes illustrent pourquoi les partis de cette mouvance idéologique continuent de craindre le monde de la culture et de l&rsquo;art.</p>



<p>Fort heureusement, l&rsquo;auteur et dramaturge allemand <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bertolt_Brecht" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bertolt Brecht</a> a réussi à fuir l&rsquo;Allemagne nazie en 1933 (sans quoi il aurait à coup sûr été exterminé). Connu pour ses œuvres théâtrales critiques du fascisme et du capitalisme, il s&rsquo;est exilé aux États-Unis, continuant de tirer à boulets rouges sur Hitler et sa clique&#8230; ce qui ne l&#8217;empêchera pas du reste d&rsquo;être ensuite victime du maccarthysme. Preuve que les grands esprits, les fins analystes et les plumes d&rsquo;élite terrorisent les extrêmes. Et ce n&rsquo;est pas parce qu&rsquo;ils en parlent peu dans leurs programmes politiques (on reste frappé de la vacuité des propositions de ces formations, en amont des élections, il ne faut pas en effet effrayer les indécis et les naïfs dont on cherche à capter les votes), qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas l&rsquo;intention de tordre le cou à un secteur qui leur fiche la trouille par son incroyable force de frappe intellectuelle.</p>



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<iframe loading="lazy" title="Charlie Chaplin - Complete Globe Scene - The Great Dictator" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/-jj-PaqFrBc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Florilège de bonnes raisons de flipper</h2>



<p>Mais encore ? Qu&rsquo;est-ce qui peut bien faire autant flipper les fachos qu&rsquo;ils se méfient ainsi de la culture ? Une petite liste s&rsquo;impose !</p>



<h3 class="wp-block-heading">Défendre les Droits de l&rsquo;Homme</h3>



<p>De nombreux artistes se sont engagés au fil du temps pour défendre les droits de l&rsquo;homme et la justice sociale. Picasso avec <em>Guernica</em>, James Baldwin avec <em>Go Tell It on the Mountain</em>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ai_Weiwei" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ai Weiwei</a> avec <em>Sunflower Seeds</em>, Costa Gavras avec <em><a href="https://www.theartchemists.com/film-z-costa-gavras-1969/">Z</a> </em>ou<em> <a href="https://www.theartchemists.com/film-missing-costa-gavras/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Missing</a></em>, les exemples sont légion qui critiquent directement les régimes oppressifs. Ces engagements vont à l&rsquo;encontre des valeurs de l&rsquo;extrême droite et menacent directement des agendas politiques et sociaux qui reposent justement sur la violation constante de la notion d&rsquo;égalité et de fraternité.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le souci de la tolérance</h3>



<p>La culture célèbre la tolérance et l&rsquo;innovation. En témoigne le succès mondial de la série télévisée <em><a href="https://www.theartchemists.com/pose-une-lecon-de-voguing-et-damour/">Pose</a></em>,chroniquée en nos colonnes. Mettant en<strong> </strong>lumière la culture ballroom et les luttes des personnes LGBTQ+ afro-américaines et latino-américaines dans les années 80 et 90, les trois saisons showrunnées de main de maître par <a href="https://www.theartchemists.com/?s=ryan+murphy">Ryan Murphy</a> promeuvent l&rsquo;acceptation et la diversité, des valeurs qui vont à l&rsquo;encontre des idéologies xénophobes et nationalistes des mouvements d&rsquo;extrême droite, on s&rsquo;en doute bien.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Impacter l&rsquo;opinion publique</h3>



<p>De par leur notoriété, certains artistes ont une influence immense sur l&rsquo;opinion publique, les mouvements d&rsquo;extrême droite le savent bien et le redoutent. Cas d&rsquo;école : <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Taylor_Swift" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Taylor Swift</a>, avec des millions d&rsquo;adeptes dans le monde entier, a la visibilité suffisante pour encourager avec succès de nombreux fans à s&rsquo;engager davantage dans les processus démocratiques et à prendre position contre les injustices. Son soutien à des causes progressistes et sa critique de l&rsquo;extrême droite ont d&rsquo;ailleurs suscité des réactions violentes de la part de certains groupes conservateurs, ce qui souligne l&rsquo;importance et l&rsquo;influence de ses prises de position.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Critique et satire</h3>



<p>La satire est une arme puissante contre l&rsquo;autoritarisme. <em>Le Dictateur</em> de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Charlie_Chaplin" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Chaplin</a> reste l&rsquo;une des caricatures politiques les plus incisives et courageuses de l&rsquo;histoire du cinéma ; réalisé, écrit, produit et interprété par Chaplin lui-même, le film sorti en 1940 est une critique virulente du régime nazi et de ses leaders, particulièrement Adolf Hitler. À sa manière et 80 ans plus tard, le film <em><a href="https://www.theartchemists.com/film-jojo-rabbit/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jojo Rabbit</a></em> de Taika Waititi, se moque aussi ouvertement du nazisme, montrant comment l&rsquo;humour peut être utilisé pour discréditer des idéologies extrémistes. Là aussi, les mouvements d&rsquo;extrême droite craignent comme la peste cette capacité de l&rsquo;art à ridiculiser et à affaiblir leur image publique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L&rsquo;art, ce pouvoir subversif</h3>



<p>L&rsquo;art et la culture ont un pouvoir unique de subversion. Prenons l&rsquo;exemple de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=banksy">Banksy</a><strong> :</strong> le streetartiste n&rsquo;en finit plus de défier les systèmes politiques et économiques en place. Son célèbre tableau <em>Girl with Balloon</em> (qui s&rsquo;est partiellement autodétruit après avoir été vendu aux enchères) dénonce de façon magistrale la commercialisation de l&rsquo;art. Une manière marquante d&rsquo;exposer les contradictions et les injustices, et de perturber l&rsquo;ordre des choses : or ça, l&rsquo;extrême droite n&rsquo;aime pas du tout.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La rébellion dans l&rsquo;âme</h3>



<p>De même qu&rsquo;elle n&rsquo;aime pas l&rsquo;esprit de rébellion contre l&rsquo;oppression, esprit que les milieux de l&rsquo;art et de la culture se plaisent à faire fructifier, parfois avec un certain sens de l&rsquo;exultation, si l&rsquo;on en croit la fulgurante trajectoire du mouvement <a href="https://www.theartchemists.com/?s=punk">punk</a>, qui a choisi l&rsquo;année 1977 pour infliger une grande et durable tarte dans la tronche boursouflée d&rsquo;un gouvernement britannique ultraconservateur ne jurant que par une austérité économique criminelle. Des groupes comme <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Clash" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Clash</a> ont utilisé leur musique pour défier l&rsquo;autorité et inspirer le changement social, une dynamique que l&rsquo;extrême droite trouve profondément urticante.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="&quot;La résistible ascension d&#039;Arturo Ui&quot; à la Comédie-Française" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/AmqIQcCGWS8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Les stratégies de l&rsquo;extrême droite pour faire taire la culture et l&rsquo;art ?</h2>



<p>En somme et après ce rapide et très incomplet aperçu, on peut résumer la situation comme suit : le monde de l&rsquo;art et de la culture encourage tout ce que l&rsquo;extrême droite cherche à contrôler, à uniformiser et à museler. En d&rsquo;autres termes, artiste = casse-bonbon d&rsquo;envergure = empêcheur de tyranniser en rond. Face à cette menace à plusieurs facettes, les mouvements extrémistes ne restent pas les bras croisés, on s&rsquo;en doute bien. Tous orchestrent des stratégies variées pour tenter de faire taire cette bande d&rsquo;artistes ingérables, espèce de saltimbanques, on vous pendra par les c&#8230;.. Dans leur boite à outils anti-culture, plusieurs process.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La censure et la répression</h4>



<p>C&rsquo;est l&rsquo;une des tactiques les plus directes. On interdit, on punit. Dans les régimes d&rsquo;extrême-droite, les œuvres d&rsquo;artistes dissidents sont souvent interdites ou dénaturées. On se souvient encore de la fameuse exposition sur l&rsquo;art dégénéré inaugurée en grande pompe par les nazis pour dénoncer les auteurs d&rsquo;un art jugé déviant et régressif. Un parfait exemple de diffamation à l&rsquo;échelle d&rsquo;un gouvernement. Beaucoup plus récemment, en Russie, les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pussy_Riot">Pussy Riot</a> ont été emprisonnées pour leurs performances provocantes et critiques du régime de Poutine.</p>



<h4 class="wp-block-heading">La culture alternative</h4>



<p>Autre option : promouvoir sa propre culture. Aux États-Unis, des plateformes type Breitbart News, dirigées par des figures de l&rsquo;alt-right comme Steve Bannon, ont distillé avec une redoutable efficacité une contre-culture alignée avec leurs idées. Films, musiques, contenus médiatiques, tout est bon pour véhiculer leurs valeurs et mettre la culture mainstream en porte à faux.</p>



<h4 class="wp-block-heading">L&rsquo;intimidation et les menaces</h4>



<p>Là aussi, ce n&rsquo;est pas une nouveauté, encore moins depuis l&rsquo;avènement des réseaux sociaux et du cyberharcèlement qui va avec. Des artistes et des intellectuels reçoivent régulièrement des menaces de mort et des attaques en ligne. <a href="https://www.paris-normandie.fr/id423744/article/2023-06-16/menace-par-lextreme-droite-medine-en-concert-au-pays-la-maison-larmada-de-rouen">Médine</a> menacé à chaque fois qu&rsquo;il envisage de faire un concert, Lady Gaga et Taylor Swift conspuées par l&rsquo;alt-right&#8230; on ne manque pas d&rsquo;illustrations en l&rsquo;état.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="The Clash - London Calling (Official HD Video)" width="640" height="480" src="https://www.youtube.com/embed/a3XqMtam1I0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Les politiques culturelles des partis d&rsquo;extrême droite au pouvoir ?</h2>



<p>Cet arsenal s&rsquo;accompagne d&rsquo;une certaine conception de la politique culturelle à mettre en place une fois le pouvoir conquis. Il y a bien sûr la censure et la répression évoquées précédemment. Mais il existe des méthodes plus subtiles qu&rsquo;on peut résumer en une triade d&rsquo;une rare efficacité.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La centralisation et le contrôle des institutions culturelles</h3>



<p>Première étape absolument cruciale : centraliser le contrôle des institutions culturelles, ce qui implique de reprendre en main l&rsquo;organisation des structures, le recrutement des intervenants, la répartition des budgets. On va le dire clairement pour ceux qui ne comprendraient pas : plus de fric pour les assos et artistes jugés subversifs, on vire celles et ceux qui ne marchent pas droit, on engage des intervenants qui ne feront pas de vague, voire des convaincus. Et on cadre les sujets à traiter et ceux qu&rsquo;il ne faut surtout pas aborder. Exemple : en Pologne, <a href="https://www.lequotidiendelart.com/articles/17794-en-pologne-la-culture-sous-emprise.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le parti Droit et Justice (PiS) a pris le contrôle des musées</a>, des théâtres et des centres culturels, en y nommant des directeurs loyaux à leur cause. Cette centralisation permet de s&rsquo;assurer que la production culturelle est alignée avec l&rsquo;idéologie du parti et réduit l&rsquo;espace pour les voix dissidentes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La réécriture de l&rsquo;Histoire</h3>



<p>En parallèle, on s&rsquo;occupe de retravailler le passé à sa sauce et dans son sens. En réécrivant l&rsquo;histoire, on renforce l&rsquo;esprit nationaliste de la mémoire du pays et on gomme les épisodes gênants. Des projets éducatifs et culturels sont orientés pour réécrire l&rsquo;histoire de manière à exalter les héros nationaux et les victoires militaires, tout en occultant les périodes sombres et les contributions des minorités. En Italie, sous le gouvernement de la Ligue du Nord, il y a ainsi eu des <a href="https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/giorgia-meloni-alliance-nationale-freres-d-italie-reference-mussolini" target="_blank" rel="noreferrer noopener">tentatives pour glorifier l&rsquo;ère fasciste</a> de Mussolini et minimiser ses crimes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La promotion de l&rsquo;art nationaliste</h3>



<p>C&rsquo;est la troisième pointe du triangle. On fait l&rsquo;éloge de la nation grâce à une forme d&rsquo;art qu&rsquo;on porte au pinacle. Ainsi, le gouvernement russe finance et soutient activement la production de films patriotiques qui célèbrent les succès militaires et historiques du pays. Par exemple, <a href="https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/sous-les-radars/la-propagande-cartonne-au-cinema-russe-2638692" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le film <em>T-34</em> (2019)</a>, qui raconte l&rsquo;histoire héroïque d&rsquo;un équipage de char russe pendant la Seconde Guerre mondiale, a reçu un soutien financier substantiel de l&rsquo;État et a été largement promu comme un symbole de la bravoure russe.</p>



<p>On va être clair : tout cela s&rsquo;appelle de la propagande.</p>



<p>Une petite conclusion ? Bien sûr, cet article est loin d&rsquo;être exhaustif et n&rsquo;a pas la vocation d&rsquo;une thèse. On aurait pu citer les artistes poursuivis par l&rsquo;ire du gouvernement chinois, Salman Rushdie cible de la haine des intégristes musulmans et ainsi de suite. Les exemples ne manquent malheureusement pas. Ce qu&rsquo;il faut retenir, ce sont les raisons de cette haine, cette volonté absolue de contrôler ou d&rsquo;éradiquer la voix dissidente de la culture, une force dynamique et puissante qui défie les extrémismes de toutes sortes. Ces derniers voient dans cette capacité à influencer et à mobiliser un danger pour leurs idéologies rigides et exclusivistes. À chaque coup de pinceau, à chaque note de musique, à chaque mot écrit, la culture et l&rsquo;art se dressent comme des bastions de résistance contre l&rsquo;oppression. Et malgré la répression, la censure, les tentatives de délégitimation et d&rsquo;intimidation, ces voix courageuses et indomptables perdurent, résistent. À nous de les écouter, de nous en inspirer et d&rsquo;y faire écho.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>Les Assassins sont parmi nous &#8211; Mémoires de Beate et Serge Klarsfeld : ou comment traquer le nazi en milieu souvent politiquement hostile et dans l&#8217;indifférence quasi générale</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/chasseurs-nazis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 May 2024 14:24:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous avons tous en mémoire les images du procès de Nuremberg, où furent jugés les nazis responsables de la Shoah. Ce qu&#8217;on connaît moins, c&#8217;est le dessous des cartes de cette traque. Une traque qui n&#8217;eut rien d&#8217;évident, qui prit des décennies, qui continue encore. Pour se souvenir et en comprendre les enjeux et le cheminement, il faut parcourir deux ouvrages clés : Les assassins sont parmi nous de Simon...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-chasseurs-de-nazis.jpg" alt="" class="wp-image-37066" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-chasseurs-de-nazis.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-chasseurs-de-nazis-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/05/the-artchemists-chasseurs-de-nazis-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Nous avons tous en mémoire les images du procès de Nuremberg, où furent jugés les nazis responsables de la Shoah. Ce qu&rsquo;on connaît moins, c&rsquo;est le dessous des cartes de cette traque. Une traque qui n&rsquo;eut rien d&rsquo;évident, qui prit des décennies, qui continue encore. Pour se souvenir et en comprendre les enjeux et le cheminement, il faut parcourir deux ouvrages clés : <em>Les assassins sont parmi nous</em> de Simon Wiesenthal (1967) et les <em>Mémoires de Beate et Serge Klarsfeld </em>(2015).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Simon Wiesenthal : le chasseur de nazis</h2>



<p>Autrichien d&rsquo;origine, Simon Wiesenthal est déporté en 1941, ainsi que son épouse. Quand les Alliés libèrent le camp de Mauthausen en mai 1945, Wiesenthal est presque mourant. Il va progressivement se remettre et témoigner auprès des services de renseignement américains des atrocités qu&rsquo;il a subies. Encore très affaibli, il sert d&rsquo;interprète aux soldats chargés d&rsquo;arrêter les Allemands incriminés.</p>



<p>C&rsquo;est à partir de là que Wiesenthal commence sa carrière de chasseur de nazis, en rassemblant les témoignages des victimes survivantes, en remontant la trace des criminels. Il mènera cette traque d&rsquo;envergure toute sa vie, dans le sillage de fugitifs comme Adolf Eichmann, Josef Mengele ou Franz Stangl. C&rsquo;est ce qu&rsquo;il raconte avec force détails et anecdotes dans <em>Les assassins sont parmi nous</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Beate et Serge Klarsfeld : lutter contre l&rsquo;oubli pour obtenir justice</h2>



<p>Serge Klarsfeld n&rsquo;a pas connu les camps, mais la clandestinité. Enfant durant l&rsquo;Occupation, son père est arrêté en protégeant femmes et enfants ; déporté, il a été tué. Dans les années 60, Serge épouse Beate, une jeune Allemande venue travailler en France. Depuis, le couple n&rsquo;a eu de cesse de dénoncer et traquer les nazis en fuite, au travers de coup d&rsquo;éclat retentissants.</p>



<p>On se souvient notamment de la gifle assénée par Beate au chancelier Kiesinger pour dénoncer devant la presse internationale son passé fasciste et son implication dans le processus d&rsquo;extermination. Objectif de cette action militante : éviter l&rsquo;oubli derrière lequel les monstres nazis se réfugient si commodément, préserver le souvenir et le réactiver afin d&rsquo;obtenir justice, collecter archives et documents pour constituer une mémoire à transmettre aux générations futures.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Fuir ou se fondre dans la masse</h2>



<p>L&rsquo;odyssée activiste des Klarsfeld recoupe celle de Wiesenthal, plusieurs fois au cours des années d&rsquo;après-guerre, ils se rencontrent, se consultent, échangent des informations, pistent les mêmes criminels. Avec plus ou moins de succès, car, les deux récits en témoignent, les nazis au lendemain de la Seconde Guerre mondiale bénéficient de réseaux de protection puissants, mis en place dans les derniers temps du conflit pour exfiltrer les dignitaires et hauts responsables, en grande partie vers l&rsquo;Amérique du Sud.</p>



<p>Certains n&rsquo;ont même pas besoin de fuir, ils se fondent dans la masse, aidés par le chaos qui suit la victoire alliée. Et c&rsquo;est en toute quiétude et sans le moindre remord qu&rsquo;ils reviennent à leur petite vie d&rsquo;avant, reintégrant le giron familial, reprenant leur travail, parfois des responsabilités au sein de leur communauté, endossant même des fonctions politiques au sein d&rsquo;une droite qui prend des teintes extrêmes. À leur passif : des meurtres de masse commis de leurs mains ou ordonnés sciemment, quand ils n&rsquo;ont pas participé à l&rsquo;élaboration du processus d&rsquo;extermination des Juifs, des indésirables et des opposants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Enquêteurs, juristes et diplomates</h2>



<p>En d&rsquo;autres termes, et les deux ouvrages le mettent en évidence de manière confondante, le nazisme perdure après 1945 et en dépit de la dénazification, quitte à prendre un autre nom, d&rsquo;autres formes. Mais il perdure, entretenu par ceux qui ont survécu et qui, fidèles à Hitler, continuent d&rsquo;en diffuser les idéaux nauséabonds, dans une indifférence quasi-générale : après 1945, la population veut oublier. Quant aux survivants des camps, ils sont tellement affaiblis et traumatisés qu&rsquo;ils peinent à témoigner d&rsquo;un indicible que les bourreaux ont soigneusement effacé les traces, misant par ailleurs sur le caractère incroyable des atrocités commises pour alimenter l&rsquo;incrédulité des masses.</p>



<p>La traque débute donc par la recherche de survivants qui seraient prêts à raconter ce qu&rsquo;ils ont vécu. Mais cela ne suffit pas. Il faut aussi rassembler des preuves irréfutables : des ordres signés, des circulaires, des notes de services, des lettres… bref des documents bien souvent perdus au milieu de monceaux d&rsquo;archives, dans des administrations de pays étrangers, parfois hostiles à la démarche, dans une Europe déchirée par la Guerre Froide et le Rideau de fer. Véritables enquêteurs de l&rsquo;impossible, nos chasseurs de nazis doivent également se montrer fins diplomates, connaître les rouages du système juridique et du droit international, savoir constituer des dossiers inattaquables en vue de déposer des plaintes qui soient recevables et qui conduisent à des enquêtes officielles puis à des procès.</p>



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<h2 class="wp-block-heading">Ne jamais lâcher</h2>



<p>Ils doivent aussi maîtriser l&rsquo;art de la communication, qu&rsquo;ils vont apprendre sur le tas. Pour obtenir justice, il faut rendre le sujet audible, si besoin, et c&rsquo;est souvent le cas, de manière fracassante. Beate Klarsfeld est à ce titre une spécialiste de l&rsquo;agit prop, usant de méthodes quasi révolutionnaires pour dénoncer le nazi de manière flagrante et tonitruante, devant les journalistes et les caméras du monde entier, quitte à mettre sa propre vie en danger. Souvent menacés de mort, victimes même d&rsquo;attentats fort heureusement ratés, les Klarsfeld comme Wiesenthal auront maintes fois besoin du secours de la presse pour révéler le passé hitlérien ou collaborateur d&rsquo;hommes politiques en vue, d&rsquo;anciens tortionnaires.</p>



<p>Redoutables d&rsquo;efficacité, tenaces et obstinés, ils ne lâchent jamais. Pour preuve le dossier Klaus Barbie ou l&rsquo;affaire Touvier. Leur patience, leur constance, leur persévérance s&rsquo;ancrent dans la conviction que le nazisme est un des visages du Mal absolu, et qu&rsquo;il trouve au fil des siècles de nouveaux visages pour poursuivre son oeuvre destructrice. Il convient d&rsquo;y faire face à tout moment, de se positionner à la fois en vigie et en pisteur, d&rsquo;être toujours prêt à agir pour faire front et barrage, avec autant de dignité que de conviction, d&rsquo;assurance&#8230; et d&rsquo;indignation. C&rsquo;est indispensable car, comme l&rsquo;a si bien signifié Stéphane Hessel, « quand quelque chose vous indigne, comme j&rsquo;ai été indigné par le nazisme, alors on devient militant, fort et engagé. On rejoint le courant de l&rsquo;histoire et le grand courant de l&rsquo;histoire doit se poursuivre grâce à chacun.”</p>



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