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	<title>manouchian</title>
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		<title>La série « Sadorski » de Romain Slocombe : périple d’un flic pourri au cœur de l’Occupation</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/sadorski-romain-slocombe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Aug 2025 14:37:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour celles/ceux qui nous suivent assidument, Romain Slocombe n’est pas un inconnu vu que nous chroniquons ses romans avec autant d’intérêt que de régularité. Difficile d’aborder l’œuvre du Monsieur sans évoquer la saga Sadorski. Saga que j’ai épluchée par le menu, m’enfilant à la suite et sans respiration les sept opus qui la composent. Pour l’instant. Car les aventures du salaud Sadorski sont loin d’être terminées. Manquer d’air Binge reading...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-serie-Sadorski.jpg" alt="couvertures des romans composant la saga Sadorski de Romain Slocombe" class="wp-image-38263" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-serie-Sadorski.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-serie-Sadorski-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-serie-Sadorski-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Pour celles/ceux qui nous suivent assidument, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Romain_Slocombe">Romain Slocombe</a> n’est pas un inconnu vu que nous chroniquons ses romans avec autant d’intérêt que de régularité. Difficile d’aborder l’œuvre du Monsieur sans évoquer la saga Sadorski. Saga que j’ai épluchée par le menu, m’enfilant à la suite et sans respiration les sept opus qui la composent. Pour l’instant. Car les aventures du salaud Sadorski sont loin d’être terminées.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Manquer d’air</h2>



<p>Binge reading donc, dont je ne suis pas sortie indemne. S’immerger en apnée littéraire dans l’univers de Sadorski, c’est prendre le risque de manquer d’air. Et de paniquer. Pour différentes raisons.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Parce que la saga Sadorski évoque l’<a href="https://www.theartchemists.com/?s=occupation">Occupation</a> sous toutes ses facettes (sujet cher à <a href="https://www.theartchemists.com/?s=slocombe">Slocombe</a> qui le connaît comme sa poche et l’évoque dans tous ses livres ou presque) et franchement c’est l’horreur au quotidien.</li>



<li>Parce que Sadorski est un flic spécialiste de la chasse aux Juifs, aux communistes et aux résistants, et qu’il est particulièrement rusé et zélé dans son travail ; comme il aime à le répéter avec une certaine satisfaction, c’est un flic de métier et de vocation. Qui aime l’ordre. Mais qui s’empresse de bousculer les choses quand ses intérêts sont en jeu.</li>



<li>D’où le troisième « parce que » : Sadorski est un pervers de la pire espèce, menteur pour ne pas dire mytho, manipulateur, baiseur, violeur, voleur, assassin, misogyne, antisémite, une petite pourriture qui profite de l’Occupation pour prospérer. Odieux, à vomir. Et pourtant si humain parfois.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Paris à l’heure allemande</h2>



<p>C’est là que Slocombe nous piège. Son personnage de collabo ne l’est qu’à moitié, résistant parfois à son corps défendant, aidant des Juifs persécutés de temps à autre, surtout quand cela l&rsquo;arrange. Difficile de le critiquer quand on voit l’univers dans lequel il évolue, où toutes les limites sont abolies, où il faut survivre coûte que coûte, où on évolue sur le fil du rasoir, en perpétuel état de vigilance.</p>



<p>Car Paris à l’heure allemande est devenu un repère de malfrats. Entre la Gestapo et les tueurs de la rue Lauriston, entre les mouvements résistants communistes qui s’entretuent, les gaullistes qui peinent à prendre le lead, les voyous qui volent et torturent, les nazis qui profitent de tout ce bordel pour vampiriser la France, pas étonnant que prolifèrent les Sadorski.</p>



<p>Un nom qui n’a rien de fictif : Slocombe, qui comme à son habitude, réalise un travail de documentation considérable avant de prendre la plume, a réussi à exhumer un flic Sadorski de l’oubli pour en faire son héros. Et il s’en sert pour exposer la mécanique de la Collaboration : routines administratives, convoitises, carriérisme, haine, veulerie, rien ne manque au tableau ; idem pour les récits de bombardements (son évocation du massacre de l’hippodrome de Longchamp un jour de course à de quoi glacer le sang), la description des lieux de plaisirs fréquentés par les soldats allemands, les méandres du marché noir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois trilogies en devenir</h2>



<p>Idem aussi des techniques policières appliquées à la traque des opposants : les séquences d’interrogatoire sont à la limite du supportable. Slocombe adapte son style pour mettre en évidence comment l’emploi du lexique policier permet de masquer l’horreur et de se justifier en s’appuyant sur l’obéissance hiérarchique. Et cela sur les différents temps de cette période atroce, pensés comme des cycles :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la « trilogie des collabos » (<em>L’Affaire Léon Sadorski</em> ; <em>L’Étoile jaune de l’inspecteur Sadorski</em> ; <em>Sadorski et l’Ange du péché</em>)</li>



<li>la « trilogie de la guerre civile » (<em>La Gestapo Sadorski</em> ; <em>L’Inspecteur Sadorski libère Paris</em> ; <em>J’étais le collabo Sadorski</em>)</li>



<li>Un nouveau volet (1944-45) vient de s’ouvrir avec <em>Sadorski chez le docteur Satan</em> (autour de l’affaire Petiot) qui devrait se poursuivre avec <em>Les Revenants de l’inspecteur Sadorski</em> (mai 1945).</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Naviguer en eaux troubles</strong></h2>



<p><a href="https://www.theartchemists.com/livres-rafle-du-vel-dhiv/">Rafle du Vél’ d’Hiv</a>, traque du <a href="https://www.theartchemists.com/film-armee-crime/">groupe Manouchian</a>, émergence de la Milice, journées de la Libération, Épuration… les épisodes les plus sanglants de cette période sombre sont détaillés, de même la confusion des valeurs, la lourdeur du quotidien. Le tout dans une atmosphère de fin des temps qui soulève le cœur et retourne l’âme. Sadorski est un salaud qui navigue en eaux troubles. Et on se surprend à parfois lui trouver des excuses, quand il fait un truc bien, qu’il subit la violence d’autrui, avant que de nouveau, on le déteste car il repart de plus belle dans ses combines.</p>



<p>Difficile parfois de ne pas penser à <em><a href="https://www.theartchemists.com/livre-enfant-de-salaud/">Enfant de salaud</a></em> de Sorj Chalandon : un père qui a louvoyé sous l’Occupation, menti, enjolivé, un fils qui démonte la mythomanie au prisme des archives et du procès Barbie. Sadorski pourrait être ce père qui exploite la zone grise de Primo Levi, ces accommodements tissés de mensonges, ceux qui disent « avoir résisté », ceux qui « n’ont fait qu’obéir », ceux qui ont « aidé» ici tout en détruisant là.</p>



<p><em>Sadorski</em> est une saga de la mauvaise foi, c&rsquo;est le moins qu&rsquo;on puisse dire. Choisir un personnage principal abject est un risque éthique. Slocombe le prend à bras-le-corps et c’est juste bluffant de pertinence. La saga cogne là où ça fait mal : dans les légendes et les non-dits familiaux, dans la tentation d’un roman national qui atténue, simplifie, dans l’illusion que « les monstres » sont ailleurs. Slocombe ne lâche jamais son lecteur, le force à observer comment on devient le rouage d’un système d’oppression, comment une société fabrique, puis recycle, ses salauds. Écriture nerveuse, sens du rythme et du coup de théâtre, usage très sûr de la temporalité : les tomes tiennent séparément, mais forment ensemble une chronique – des collabos à l’épuration, jusqu’aux premiers retours de déportés, ces « revenants » que la société, parfois, ne veut pas vraiment voir.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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			</item>
		<item>
		<title>L’Armée du crime : des hommes sur l’affiche rouge…</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-armee-crime/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Sep 2022 09:38:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>21 février 1944 : l’ensemble du groupe Manouchian est liquidé par les nazis au Mont-Valérien. Ce destin tragique restera dans les mémoires via la tristement célèbre affiche rouge immortalisée par Aragon : les Allemands la placardent dans tout Paris au moment du massacre pour dénoncer les actes de terrorisme commis par ces résistants. S’inspirant d’une des expressions imprimées sur cette affiche, Robert Guediguian tourne L’Armée du crime en 2009 pour...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/02/larmée-du-crime.jpg"><img decoding="async" width="600" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/02/larmée-du-crime.jpg" alt="" class="wp-image-30388" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/02/larmée-du-crime.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/02/larmée-du-crime-188x188.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/02/larmée-du-crime-288x288.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/02/larmée-du-crime-494x494.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/02/larmée-du-crime-70x70.jpg 70w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/02/larmée-du-crime-100x100.jpg 100w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></figure>



<p></p>



<p><span style="color: #000000;">21 février 1944 : l’ensemble du groupe Manouchian est liquidé par les nazis au Mont-Valérien. Ce destin tragique restera dans les mémoires via la tristement célèbre affiche rouge immortalisée par Aragon : les Allemands la placardent dans tout Paris au moment du massacre pour dénoncer les actes de terrorisme commis par ces résistants. S’inspirant d’une des expressions imprimées sur cette affiche, Robert Guediguian tourne <i>L’Armée du crime</i> en 2009 pour raconter le parcours de Missak Manouchian et ses amis.</span></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="L&#039;Armée du crime (Robert Guédiguian) - Bande Annonce" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/z1nPqNLwfYM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;">Défendre ses convictions et sa terre d&rsquo;accueil</span></h2>



<p><span style="color: #000000;">Car c’est une histoire d’amitié que le réalisateur déroule en deux heures dix de récit. D’amitié, d’amour, de valeurs, de rigueur. Comment devient-on résistant ? En 1969, Melville s’était penché sur le quotidien de<i> L’Armée des ombres</i>, dans une œuvre absolument sidérante de justesse et de profondeur. Ici, c&rsquo;est l’émergence du sentiment de résistance qui est approché, la prise de conscience, le désir d’agir, par la violence au besoin, la colère qu’il faut dompter si l’on veut devenir efficace tout en restant juste.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">Investi progressivement dans les FTP-MOI, Francs-tireurs et partisans &#8211; Main-d&rsquo;œuvre immigrée de Paris, Manouchian, d’origine arménienne, fédère autour de lui des Italiens, des Espagnols qui ont fui le régime de Franco, des juifs, des Roumains, des Hongrois, communistes et d’origine étrangère, mais qui veulent défendre leurs convictions et leur terre d’accueil face à l’envahisseur. Il en canalise l’énergie, cadre les rancœurs, et mène ainsi une trentaine d’opérations, avant que tous soient raflés, torturés puis finalement condamnés à mort.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><span style="color: #000000;">S’improviser guerrier</span></strong></h2>



<p><span style="color: #000000;">Construisant son film autour de l’interprétation d’un Simon Abkarian charismatique et humain, Guédiguian convoque ses acteurs fétiches, Jean-Pierre Daroussin ou Ariane Askaride, en plus de Robinson Stevenin ou Virginie Ledoyen, pour évoquer cette douloureuse et belle histoire, avec la simplicité, la clarté qu’on lui connaît. Pas de grands passages d’éloquence, ni de séquences spectaculaires, le propos est concentré sur la manière dont ces individus vont harmoniser banalité et combat au quotidien.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">D’aucuns ont reproché au réalisateur son manque d’exactitude historique, la liberté prise avec les faits. Mais ce n’est pas la vocation première de <i>L’Armée du crime</i>, dont le titre, ironiquement, confronte la volonté nazie de noircir ces hommes et le point de vue d’être humain de Manouchian et son entourage, obligés par les circonstances de s’improviser guerriers et tueurs en dépit de leur conscience, sachant pertinemment ce qui les attend s’ils se font arrêter, mais prêts à en subir les circonstances malgré tout, et le sourire aux lèvres s’il le faut.</span></p>



<div class="wp-block-group has-blush-light-purple-gradient-background has-background"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p><strong>À lire également </strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/resistance-musee-memoire/">Des différents visages de la Résistance : un musée repensé pour un enjeu de mémoire</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/serie-alias-caracalla-resistance/">Alias Caracalla : la Résistance comme logistique</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/serie-transatlantique/">Transatlantique : the great artistic escape !</a></li>
</ul>
</div></div>



<p><span style="color: #000000;">De ce point de vue, <i>L’Armée du crime</i> est à rapprocher du très bon film <a href="https://www.theartchemists.com/anthropoid-de-difficile-obligation-de-resister/"><i>Anthropoïd</i></a>, dédié à l’histoire du commando qui exécuta le général SS Heydrich, à la source de l’extermination des juifs. Il interroge par ailleurs la marge d’action de l’artiste par rapport au récit de l’Histoire. L’exactitude scientifique doit-elle primer par rapport à la restitution de l’émotion, du positionnement de l’homme face à des événements exceptionnels avec lesquels il doit composer ? Ou bien l’art a-t-il pour objectif de s’approprier cette part de sensibilité et d’affect que la science doit laisser à l’écart ? La problématique demeure, sans réponse, hormis celle de garder la mémoire de ces individus, héros malgré eux, par les livres, les documentaires, la fiction.</span></p>





<p>&nbsp;</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/film-armee-crime/">L’Armée du crime : des hommes sur l’affiche rouge…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Joséphine Baker au Panthéon : la panthéonisation, hommage républicain &#8230; et stratégie de communication ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/josephine-baker-pantheon-strategie-communication/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Aug 2021 10:00:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est dit, annoncé, relayé, encensé : le 30 novembre 2021, Joséphine Baker entrera au Panthéon … et par la grande porte. Hommage plus que mérité pour cette femme combative et investie, qui s’impliquera dans la résistance avec courage et abnégation, luttera contre le racisme, la tyrannie, l’intolérance sa vie durant. Un honneur amplement mérité, une reconnaissance nationale riche de significations à différents points de vue. Et de questionnements multiples. Explications....</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/08/pantheonisation_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/08/pantheonisation_opt.jpg" alt="le panthéon de paris" class="wp-image-34147" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/08/pantheonisation_opt.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/08/pantheonisation_opt-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/08/pantheonisation_opt-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></figure>



<p></p>



<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">C’est dit, annoncé, relayé, encensé : le 30 novembre 2021, Joséphine Baker entrera au Panthéon … et par la grande porte. Hommage plus que mérité pour cette femme combative et investie, qui s’impliquera dans la résistance avec courage et abnégation, luttera contre le racisme, la tyrannie, l’intolérance sa vie durant. Un honneur amplement mérité, une reconnaissance nationale riche de significations à différents points de vue. Et de questionnements multiples. Explications.</span></p>



<p><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>&nbsp;<strong><a href="https://www.theartchemists.com/josephine-baker-bande-dessinee/" rel="bookmark">Joséphine Baker&nbsp;: la Néfertiti du temps présent</a></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>La première femme de couleur à entrer au Panthéon</b></span></h2>



<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">La décision a été prise durant l’été par le président Macron : <a href="https://www.theartchemists.com/?s=jos%C3%A9phine+baker&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Joséphine Baker</a> sera la première femme noire à rejoindre la crypte des Grands Hommes (il était temps), histoire de grossir le groupe des 5 dames qui y reposent déjà, j’ai nommé Sophie Berthelot, Marie Curie, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle – Anthonioz, <a href="https://www.theartchemists.com/loi-lavortement-droit-politique-arme/" target="_blank" rel="noopener">Simone Veil</a>. Et de compléter&nbsp; parmi les 75 membres masculins de cette prestigieuse assemblée, la maigre délégation des personnes de couleur, <a href="https://www.theartchemists.com/livre-simone-bertiere-dumas-mousquetaires/" target="_blank" rel="noopener">Alexandre Dumas</a>, Félix Eboué, et les mannes de Toussaint Louverture, général franco-haïtien qui combattit l’esclavage, ou Aimé Césaire, poète de la négritude (dont les restes sont demeurés à sa demande aux Antilles), honorés par des plaques commémoratives (eh oui, on peut intégrer le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Panth%C3%A9on_(Paris)" target="_blank" rel="noopener">Panthéon</a> par inscription interposée, en témoignent les quelque mille noms gravés sur les murs, auteurs morts au combat, Justes, généraux prestigieux &#8230;).</span></p>



<p><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Cela faisait déjà un certain temps que l’idée courait, défendue par des fans inconditionnels : une première pétition drivée par Régis Debray en 2013 avait rassemblé 38 000 signatures, reprise en 2019 par celle de </span><span style="font-weight: 400;">Laurent Kupferman. Le “conseiller mémoire” du président <a href="https://www.theartchemists.com/?s=macron&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Macron</a>, </span><span style="font-weight: 400;">&nbsp;</span><span style="font-weight: 400;">Bruno Roger-Petit, a remis le sujet sur le tapis par la grâce du collectif “Osez Joséphine Baker !” avec à l’appui des voix célèbres comme celle du fils adoptif de l’artiste, Brian Bouillon-Baker,</span><span style="font-weight: 400;"> ou </span><span style="font-weight: 400;">du chanteur Laurent Voulzy. Un forcing productif qui tient du lobbying : l’assentiment du chef d’état a été assorti d’un gracieux “ </span><i><span style="font-weight: 400;">ça a de la gueule » (</span></i><span style="font-weight: 400;">cf </span><a style="color: #000000;" href="https://www.lemonde.fr/politique/article/2021/08/23/l-entree-au-pantheon-de-josephine-baker-un-symbole-pour-emmanuel-macron_6092098_823448.html"><i><span style="font-weight: 400;">Libération</span></i></a><i><span style="font-weight: 400;">)</span></i><span style="font-weight: 400;"> qui n’aurait pas forcément déplu à la meneuse de revue dont le côté direct était proverbial. Panthéonisation validée donc, avec son lot de significations fortes, inscrites dans une tradition républicaine bien spécifique.</span></span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>Le Panthéon : un symbole patriotique fort</b></span></h2>



<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Pour bien comprendre la chose, il faut une grille de lecture … qui s’enracine dans l’histoire du monument. Commanditée par Louis XV, l’église construite par Germain Soufflot dans un style néo-classique très prisé à l’époque (et un brin inspiré par le Panthéon de Rome) était initialement vouée à accueillir les restes de Sainte Geneviève, protectrice attitrée de la capitale, et éventuellement les dépouilles de la famille des Bourbons, d’où la superficie de la crypte, dont les trois quarts sont toujours inoccupés (ce qui laisse de la place pour accueillir bien d’autres héros, on pense par exemple aux membres du <a href="https://www.theartchemists.com/film-armee-crime-hommes-affiche-rouge/" target="_blank" rel="noopener">groupe Manouchian</a> assassinés par les nazis). Nous sommes en 1764 ; arrivent 1789, la <a href="https://www.theartchemists.com/?s=r%C3%A9volution+fran%C3%A7aise&amp;x=8&amp;y=8" target="_blank" rel="noopener">Révolution française</a>, la chute progressive de la <a href="https://www.theartchemists.com/?s=monarchie&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">monarchie</a>, l’An I de la République qui se profile.</span></p>



<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Un régime politique en pleine mutation, qui a besoin de symboles patriotiques forts pour fédérer la population et marquer sa légitimité. Il faut bien proposer une alternative au profil du monarque absolu, décrété de droit divin. 1791 : l’Assemblée décrète en fanfare le changement de statut de l’église Sainte Geneviève, dorénavant destinée à accueillir la dépouille des grands chantres et héros de l’esprit révolutionnaire dans un véritable processus de déification républicaine : Mirabeau, Voltaire, Rousseau, Marat &#8230;. Finalité : créer un pendant à la <a href="https://www.theartchemists.com/expositions-virtuelles-basilique-rois-ligne-4-metro/" target="_blank" rel="noopener">grande nécropole royale de Saint Denis</a>, qui sera du reste saccagée en 1792, pour récupérer le métal des cercueils et en faire des canons (les restes seront vidés dans une fosse commune). Le pli est pris, le Panthéon continuera d’accueillir les Grands Hommes sous <a href="https://www.theartchemists.com/?s=napol%C3%A9on+I&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Napoléon Ier</a> qui récompense ainsi feu ses serviteurs les plus dévoués.</span></p>



<p><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>&nbsp;<strong><a href="https://www.theartchemists.com/histoire-enterrer-rois-funerailles-francois-ier/" rel="bookmark">Histoire : L’art d’enterrer les rois – Retour sur les funérailles de François Ier</a></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>Panthéoniser n’est jamais neutre</b></span></h2>



<p><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">La Restauration monarchique conserve le principe tout en l’atténuant, restituant au monument sa fonction religieuse initiale. Idem sous Napoléon III. La IIIeme République relance le processus en 1885 avec l’intronisation magistrale de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=victor+hugo&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Victor Hugo</a> (grand opposant du Second Empire, dixit <em>Les Châtiments</em> et le vers célèbre « <em>Et s&rsquo;il n&rsquo;en reste qu&rsquo;un, je serai celui-là</em>« ) et un décret officiel des plus clairs, stipulant noir sur blanc que “</span><i><span style="font-weight: 400;">les restes des grands hommes qui ont mérité la reconnaissance nationale</span></i><span style="font-weight: 400;"><span style="color: #000000;">” reposeront de facto dans les souterrains du Panthéon. Les grands hommes : politiciens, militaires, auteurs, scientifiques, résistants, des figures exemplaires qui incarnent les valeurs inscrites dans la Constitution, qui ont servi la France par leurs actions, leurs combats, parfois jusqu’à la mort (dixit</span> <a href="https://www.theartchemists.com/?s=jean+jaur%C3%A8s&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Jean Jaurès</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=jean+moulin&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Jean Moulin</a> ou Pierre Brossolette). </span><span style="font-weight: 400;">Panthéoniser n’est donc jamais futile, encore moins neutre.&nbsp;</span></span></p>



<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Fait du prince, qu’il soit roi, empereur ou président, la décision est porteuse de sens, puisqu’il s’agit de mettre en lumière ce qui fait l’exception des valeurs françaises … et l’orientation du <a href="https://www.theartchemists.com/?s=pouvoir&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">pouvoir</a> en place. A ce titre, il est intéressant de considérer ceux qui ont été exclus du Temple de la Nation après y avoir été installés en grandes pompes : Mirabeau, viré du saint des saints quand on découvrit combien il était corrompu … ou Marat, dépanthéonisé le 8 février 1795 après avoir été installé six mois auparavant dans un des blancs sépulcres le 21 septembre 1794. Prétexte officiellement invoqué : un citoyen ne peut rallier le club sélect du Panthéon que dix ans après son décès. Officieusement, la violence extrême du révolutionnaire, ses incessants appels au massacre, son influence sur le peuple … autant de facteurs devenus embarrassants.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>Panthéon médiatique : y entrer &#8230; ou pas ?</b></span></h2>



<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">C’est que se sont enchaînées coup sur coup la chute de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=robespierre&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Robespierre</a>, la fin de la Terreur, la Convention thermidorienne. Marat n’est plus en odeur de sainteté patriotique dans un pays en quête de réconciliation, sinon d’oubli. Traduction : on panthéonise ou pas pour le service de l’Etat, afin de porter une ligne politique définie. Car la cérémonie est ultra-codifiée. Validé par un décret, organisé par le ministre de la culture, le rituel implique la remontée de la rue Soufflot, le discours du président, l’entrée du corps dans le bâtiment, la mise au tombeau … sans compter des préparatifs étalés sur deux mois ou plus, avec la paperasse nécessaire à l’exhumation du corps, son transport, le marquage et la sécurisation du parcours, la gestion des invitations, la couverture presse … bref un instant hautement protocolaire dont la portée médiatique est incontournable.</span></p>



<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Événementiel, relations publiques, stratégie de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=communication&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">communication</a> : aucun cynisme dans ces mots. Le <a href="https://www.theartchemists.com/de-gaulle-passion-france-heritage/" target="_blank" rel="noopener">général De Gaulle</a> a toujours fermement refusé d’être panthéonisé (il l’a même stipulé dans son testament), le fils d’Albert Camus a également écarté les offres concernant son illustre père ; en question : la peur d’une récupération politique, qui plane forcément sur ce type de décision officielle que seul le président peut entériner. Et en filigrane, une certaine conception de la société, du bien commun. En témoignent également les nombreux dossiers en souffrance, dont la presse se fait régulièrement le relais : La Fayette par exemple ou Descartes … Et puis il y a les suggestions défendues avec rage par des personnalités et/ou des associations promptes aux techniques d’influence les plus pointues pour privilégier leur poulain.&nbsp;</span></p>



<p><span style="background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>&nbsp;<strong>&nbsp;<a href="https://www.theartchemists.com/serie-alias-caracalla-resistance/" rel="bookmark">Alias Caracalla : la Résistance comme logistique</a></strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>Panthéonisation et tendances sociales</b></span></h2>



<p><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Olympe de Gouges, Louise Michel, Denis Diderot … les options ont chacune leurs adeptes, convaincus du bien-fondé de leur choix. Problème : il faut que la sélection corresponde aux tendances de l’opinion publique. Ce n’est pas pour rien qu’en 2013, une consultation participative a été lancée sous la houlette du président Hollande afin de recueillir les avis des Français sur les personnalités à panthéoniser. Ceux qui franchissent le seuil de la nécropole doivent rallier les suffrages, et ne surtout pas froisser les consciences. Ainsi, le président Macron a retoqué la potentielle panthéonisation de <a href="https://www.theartchemists.com/proces-viol-gisele-halimi/" target="_blank" rel="noopener">Gisèle Halimi</a>, pourtant réclamée par les associations féministes (34 000 signatures, ce n’est pas rien) ; en cause l’engagement de l’avocate contre la guerre d’Algérie, un facteur de clivage selon le chef de l’Etat, comme l’évoque </span><a style="color: #000000;" href="https://www.lexpress.fr/actualite/societe/avec-l-entree-de-josephine-baker-au-pantheon-le-retour-du-debat-sur-gisele-halimi_2157031.html"><i><span style="font-weight: 400;">L’Express</span></i></a><span style="font-weight: 400;">.&nbsp;</span></span></p>



<p><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Quant à Rimbaud, la proposition fut rejetée en début d’année comme l’évoque </span><a style="color: #000000;" href="https://www.7sur7.be/lire/pourquoi-macron-refuse-l-entree-de-rimbaud-au-pantheon~af57ca6c/?referrer=https%3A%2F%2Fwww.google.com%2F"><span style="font-weight: 400;">7sur7</span></a><span style="font-weight: 400;"> au grand soulagement de la famille qui voulait éviter le rapprochement avec la dépouille de Verlaine (qui a quand même tenté de flinguer Rimbaud) et le risque de réduire le parcours du jeune poète à cette seule relation homosexuelle. Une féministe et anti-colonialiste convaincue, un homosexuel libertaire devenu marchand d&rsquo;armes … deux potentielles pommes de discorde, qui pourraient fâcher les prudes et les réactionnaires, dont les votes sont pourtant bien précieux en période de réélection ? Tant qu’à rassembler, autant le faire avec une personnalité moins “clivante” pour reprendre le terme à la mode, plus fédératrice et représentative d’une intégration réussie à l’heure où les gosses de banlieue sont en quête de reconnaissance. Médisante, je suis ? Ou lectrice intriguée du très marquant </span><i><span style="font-weight: 400;">Propaganda</span></i><span style="font-weight: 400;"> d’Edward Bernays ? Tout simplement au fait de l’importance des rituels dans une société en manque de repères, surmédiatisée et oublieuse de son Histoire ?</span></span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>L’hypocrite caution des puissants</b></span></h2>



<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Revenons-en à Joséphine Baker, son sourire éclatant en toutes circonstances, qu’elle porte une ceinture de bananes ou son uniforme et ses décorations, quelle pose pour les cubistes ou Harcourt, qu’elle s’échappe des ghettos américains ou qu’elle s’occupe de ses gosses adoptés aux quatre coins du monde, sa tribu arc-en-ciel, dans un château dont elle peine à payer l’entretien (peut-être aurait-on pu alors l’aider financièrement pour la dédommager de ce qu’elle a fait pour la liberté et la justice, et on ne remerciera jamais assez <a href="https://www.theartchemists.com/biographie-grace-kelly-star-princesse-femme/" target="_blank" rel="noopener">Grace de Monaco</a>, son amie, de l’avoir recueillie pour lui éviter la misère). La dame avait du cran, des valeurs, du courage en plus du talent. Modeste, humble. Avec du cœur, beaucoup, sans compter, jamais. La voir rejoindre <a href="https://www.theartchemists.com/?s=zola&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Zola</a> et Jaurès n’est que fierté et justice, car Joséphine Baker possède ces principes inscrits au fronton de nos institutions : liberté, égalité et surtout fraternité. Un symbole fort, qu’on aimerait tant être celui de la réconciliation &#8230;</span></p>



<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Ce qui est plus gênant, c’est le contexte (toujours regarder le contexte dans ces histoires-là) : si panthéoniser Joséphine devenait urgent pour des raisons évidentes de reconnaissance, pour ses engagements et ses luttes, le faire à l’orée d’une bataille électorale clé, au cœur d’une pandémie interminable, après une gestion pour le moins nébuleuse de la crise sanitaire du <a href="https://www.theartchemists.com/?s=covid&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">covid</a>, alors que les hôpitaux sont en déshérence (elle qui servit la Croix-rouge avec tant de dévouement, pas dit qu’elle apprécierait), que les DOM-TOM sont ravagées, que notre territoire, historiquement terre d’asile, a été brutalement fermé aux afghans fuyant le régime taliban (n&rsquo;oublions pas qu&rsquo;elle a milité auprès d&rsquo;un certain Martin Luther King, participant en 1963 à la célèbre marche pour l&rsquo;émancipation des Afro-Américains où elle prit la parole aux côtés du pasteur) … Cette femme en quête de justice et d&rsquo;équité aimerait-elle incarner les valeurs de pareille société ? Etre “l’allégorie” de cette nation-là, pour reprendre les termes de Jennifer Guesdon, membre du collectif “Osez Joséphine Baker !” sus-nommé ?&nbsp; </span></p>



<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">La question mérite d’être posée. Et méditée. Les morts, jamais, ne doivent être l’hypocrite caution des puissants.&nbsp;</span></p>



<p><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités :&nbsp;</b></span></p>



<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Voici les articles que nous avons consultés pour rédiger ce texte ; n’hésitez pas à les parcourir pour compléter votre approche et affiner votre jugement.</span></p>



<figure class="wp-block-embed"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://www.cnews.fr/france/2013-03-09/les-hommes-illustres-se-bousculent-aux-portillons-pour-entrer-au-pantheon-415689
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://www.letelegramme.fr/soir/personnages-illustres-qui-peut-entrer-au-pantheon-06-11-2018-12126134.php
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://www.lci.fr/culture/arthur-rimbaud-n-entrera-pas-au-pantheon-decide-emmanuel-macron-2175524.html
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://www.bfmtv.com/societe/josephine-baker-au-pantheon-la-membre-du-collectif-osez-josephine-baker-jennifer-guesdon-estime-qu-elle-est-une-allegorie-de-la-nation_VN-202108220105.html
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://www.lexpress.fr/actualite/societe/avec-l-entree-de-josephine-baker-au-pantheon-le-retour-du-debat-sur-gisele-halimi_2157031.html
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/dordogne/dordogne-une-petition-pour-faire-entrer-josephine-baker-au-pantheon-2085043.html
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://www.madmoizelle.com/qui-doit-entrer-pantheon-donnez-votre-avis-196902
</div></figure>



<figure class="wp-block-embed"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://www.franceinter.fr/politique/pourquoi-l-entree-de-gisele-halimi-au-pantheon-est-compromise
</div></figure>
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		<title>De Nuremberg à Nuremberg : « A Chacun ce qu&#8217;il mérite »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/documentaire-nuremberg-nuremberg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 May 2021 10:00:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=21763</guid>

					<description><![CDATA[<p>« Jedem das seine » … « A Chacun ce qu&#8217;il mérite » : la devise inscrite sur le portail du camp de Buchenwald résonne comme un avertissement. Un avertissement pour tous. Stigmatisant les juifs, les tziganes, les russes réduits à l&#8217;extermination, cette sentence issue du langage judiciaire antique, va finalement sceller le sort des dignitaires nazis au terme du procès qui statuera sur leurs actes. Ironie de l&#8217;Histoire, l&#8217;épopée débutée en 1933 à Nuremberg...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/02/extrait_11021323_0.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-21768 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/02/extrait_11021323_0-494x278.jpg" alt="extrait_11021323_0" width="494" height="278" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 12pt; color: #000000;"><em>« J</em><em><i>edem das seine</i></em><em> » … « </em><em><i>A Chacun ce qu&rsquo;il mérite</i></em><em> » : </em>la devise inscrite sur le portail du camp de Buchenwald résonne comme un avertissement. Un avertissement pour tous. Stigmatisant les juifs, les tziganes, les russes réduits à l&rsquo;extermination, cette sentence issue du langage judiciaire antique, va finalement sceller le sort des dignitaires nazis au terme du procès qui statuera sur leurs actes. Ironie de l&rsquo;Histoire, l&rsquo;épopée débutée en 1933 à Nuremberg dans la flamboyance des oriflammes et des défilés va se terminer non dans les décombres de Berlin bombardée, mais dans les murs d&rsquo;un tribunal à Nuremberg. Nous sommes fin 1945, et les dirigeants allemands qui ont survécu se retrouvent dans le box pour répondre de crimes absolument innommables, répartis en quatre chefs d&rsquo;accusation :<em> c</em>omplot, crimes contre la paix, crimes de guerre, crimes contre l&rsquo;humanité. Quatre formulations catégorielles pour désigner 12 ans de barbarie.</span></p>
<h2><span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 18pt; color: #000000;">Raconter l&rsquo;histoire du nazisme</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 12pt; color: #000000;">Comment raconter ? Frédéric Rossif s&rsquo;y était essayé en 1961, débutant sa carrière avec <a href="https://www.theartchemists.com/le-temps-du-ghetto-dur-labeur-que-le-juste-souvenir/" target="_blank" rel="noopener"><em>Le Temps du Ghetto</em></a>. 27 ans après, au soir de son parcours de documentariste, il revient sur le sujet en l&rsquo;élargissant, nous fait sortir de Varsovie martyrisée pour embrasser l&rsquo;horizon mondial. Objectif de <em>De Nuremberg à Nuremberg</em> : raconter l&rsquo;histoire du <a href="https://www.theartchemists.com/?s=nazisme&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">nazisme</a> depuis sa gestation jusqu&rsquo;à son effondrement. En mettant en avant ses effets pervers, les monstruosités qu&rsquo;il a engendrées, la dévastation qu&rsquo;il a provoquée. A l&rsquo;échelle d&rsquo;une planète. 238 minutes pour dépeindre les racines et le principe de cette idéologie, la logique de conquête qu&rsquo;elle impose, les alliances et les conflits qu&rsquo;elle va nourrir, la folie qui va la dévorer. 238 minutes étouffantes réparties en quatre chapitres aux titres tragiques : <em>La Fête et le triomphe -Le Temps de la résistance &#8211; Le Tournant décisif  &#8211; La Défaite et le jugement</em>. Photos et films, de propagande ou d&rsquo;information, tissent la toile visuelle de ce récit commenté d&rsquo;une voix neutre par Philippe Meyer.</span></p>
<h2><span style="color: #000000;">Un cataclysme</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 12pt; color: #000000;">Pas d&rsquo;imprécation ni de vengeance : pourquoi faire ? Les images parlent d&rsquo;elles même, remarquablement choisies pour leur pertinence, gagnant en signification par leur enchaînement, qui alternent vues des combats, panoramiques des manifestations, rencontres officielles, souvenirs intimes … on retrouve effectivement certains des documents cités dans <i>Le Temps du ghetto</i>, comme si ce qui c&rsquo;était passé à Varsovie n&rsquo;était que le prisme préparatoire d&rsquo;un cataclysme beaucoup plus vaste. Et l&rsquo;élargissement du champ d&rsquo;observation est proprement dramatique. Rossif conserve les témoignages de personnes impliquées, aviateur, résistant, journaliste … des morceaux d&rsquo;intimité dans la grande vague impersonnelle de l&rsquo;Histoire en marche. Il s&rsquo;arrête sur des parcours spécifiques, Pierre Brossolette, Manouchian, Hans et Sophie Schöll, Saint Exupéry, Marc Blöch, Stefan Zweig, les maquisards du Vercors, pour ne citer qu&rsquo;eux, des identités qui se sont dressées de toutes leurs forces, de toute leur conviction face à l&rsquo;horreur. Pour lutter. Pour dire non. Et ils en sont morts. Héros du quotidien, on leur doit beaucoup.</span></p>
<p><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/memorial-shoah/" rel="bookmark">Mémorial de la Shoah : le miroir d’une humanité faite de victimes et de bourreaux</a></strong></p>
<h2><span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 18pt; color: #000000;">A la fois mafia et secte ?</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 12pt; color: #000000;">Si la musique synthétique de Vangelis souligne les changements émotionnels qui jalonnent certains segments du récit, très souvent ce sont les explosions assourdissantes des bombes, les ordres hurlés et les pleurs qui s&rsquo;imposent, pour rappeler que tout ceci fut l&rsquo;affaire d&rsquo;une humanité réduite à néant par une mécanique implacable, et que les saluts théâtraux des militaires ne valent plus grand-chose dans les flaques de boue et de sang. Décortiquée, la stratégie de conquête des nazis et de leurs séides italiens et japonais apparaît de façon flagrante, faite de mensonge, de manipulation, de transgression constante, d&rsquo;irrespect, de tractations secrètes, de trahisons. A la fois mafia et secte ? On peut se demander tandis que les pilotes kamikaze et les Jeunesses hitlériennes, enfants soldats endoctrinés, se suicident dans d&rsquo;ultimes et inutiles attaques. Car et c&rsquo;est le plus odieux peut-être, les cadres fascistes, qui se réclamaient de la grandeur de leurs peuples n&rsquo;en firent plus beaucoup cas quand il s&rsquo;est agi de battre retraite, sacrifiant troupes et populations civiles sans pitié.</span></p>
<h2>Ultime bassesse</h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 12pt; color: #000000;">La pleutrerie crasse de ces gens devient incontestable au moment de relater le procès qui va les condamner. Tous plaident non coupable. Rossif évoque cette ultime bassesse avant d&rsquo;énumérer les multiples massacres dont celui d&rsquo;Oradour sur Glane, puis l&rsquo;horreur des camps de concentration. Chiffres et statistiques viennent appuyer ce réquisitoire sans compromis, approfondi dans le documentaire <i>Le procès de Nuremberg</i>. La boucle pourtant n&rsquo;est pas bouclée, jamais. Difficile de concentrer en cinq heures une décennie, aussi ce récit doit-il être abordé comme une colonne vertébrale, le tronc commun synthétisant l&rsquo;essentiel de cette période, et qui peut conduire vers d&rsquo;autres investigations. Un moment clé dans la diffusion d&rsquo;une mémoire pénible qu&rsquo;il ne faut pas oublier. Car certains passages font frémir tant ils rappellent notre actualité. Et Rossif n&rsquo;hésite pas à évoquer la faiblesse complaisante des démocraties européennes, aveuglées par leur confiance, certaines de leur supériorité. Coupable nonchalance ? <i>De Nuremberg à Nuremberg </i>par l&rsquo;analyse qu&rsquo;il déroule, toujours nous met en garde, et c&rsquo;est en cela qu&rsquo;il est bien plus que souvenir.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'times new roman', times; font-size: 12pt; color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Le documentaire de Rossif est disponible en <a href="https://amzn.to/3twibzd" target="_blank" rel="noopener">DVD</a>.</span><br />
<a href="https://www.amazon.fr/gp/product/B003TNRZQ2/ref=as_li_tl?ie=UTF8&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=B003TNRZQ2&amp;linkCode=as2&amp;tag=tatadedel-21&amp;linkId=3b66e33fc3f5c6c559d45d35d603ae97" target="_blank" rel="noopener"><img decoding="async" src="//ws-eu.amazon-adsystem.com/widgets/q?_encoding=UTF8&amp;MarketPlace=FR&amp;ASIN=B003TNRZQ2&amp;ServiceVersion=20070822&amp;ID=AsinImage&amp;WS=1&amp;Format=_SL250_&amp;tag=tatadedel-21" border="0" /></a></p>
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		<title>Musée National de l’Histoire de l’immigration : des dates, des faits, … des hommes</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/musee-national-de-lhistoire-de-limmigration-dates-faits-hommes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Apr 2017 11:40:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le sillage de l’exposition Ciao Italia qui évoque les temps forts et les retombées de la diaspora italienne en France, il convient d’explorer les collections permanentes du Musée National de l’Histoire de l’immigration, pour comprendre à quel point notre pays s’est enrichi de ces transferts de populations, bien que les rejetant régulièrement. Racisme, intégration, mixité des cultures, l’ancrage prend souvent des accents poignants, interrogeant profondément la notion d’enracinement, de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image alignnone size-full"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/04/musée-immigration-e1493206627665.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/04/musée-immigration-e1493206627665.jpg" alt="" class="wp-image-28777"/></a><figcaption class="wp-element-caption">Photographies Delphine Neimon et Benjamin Getenet</figcaption></figure>



<p><span style="color: #000000;">Dans le sillage de l’exposition <a href="https://www.theartchemists.com/ciao-italia-siecle-faire-souche-reference/"><i>Ciao Italia</i></a> qui évoque les temps forts et les retombées de la diaspora italienne en France, il convient d’explorer les collections permanentes du <a href="https://www.histoire-immigration.fr/">Musée National de l’Histoire de l’immigration,</a> pour comprendre à quel point notre pays s’est enrichi de ces transferts de populations, bien que les rejetant régulièrement. Racisme, intégration, mixité des cultures, l’ancrage prend souvent des accents poignants, interrogeant profondément la notion d’enracinement, de patriotisme.</span></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Musée national de l&#039;histoire de l&#039;immigration - Palais de la Porte Dorée" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/AHsCylrBPyk?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;">Vies brisées, espoirs infinis</span></h2>



<p><span style="color: #000000;">L’escalier menant aux salles récapitule les temps forts de cette odyssée, entre progrès et périls. La chronologie déroulée sur les murs blancs souligne les différentes sources géographiques de ces flux, depuis la moitié du XIXe siècle avec les Polonais, jusqu’à aujourd’hui avec l’arrivée des Ukrainiens ou des Palestiniens martyres. Réfugiés politiques, expatriés économiques, certains viennent en toute conscience, d’autres car ils n’ont plus le choix. Et les lois de se succéder, qui pour autoriser cette venue au nom d’une économie à vivifier par manque de travailleurs, qui pour stopper ce flot jugé envahissant et vampirisant.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">Mais ce ne sont que des dates et des faits. Qu’en est-il des hommes ? Le terme d’immigration englobe des tragédies, des vies brisées, des espoirs infinis, des déceptions comme des réussites. Le musée aborde les facettes de cette transplantation en neuf réalités : Émigrer – Face à l’état – Terre d’accueil, France hostile, Ici et là-bas, Lieux de vie, Travail, Enracinements, Sportifs, Diversité. De vitrine en vitrine, on suit les étapes d’un exode, ce qu’il implique, les obstacles qu’on rencontre, qu’on doit franchir, ceux que jamais peut-être, on ne pourra abattre.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading">Doucement faire souche</h2>



<p><span style="color: #000000;">Cela commence avec le simple fait de faire sa valise : on ne peut tout emporter, alors que prendre ? Qu’est-ce qui est essentiel ? Matériellement, concrètement ? Émotionnellement ? Déjà, le déchirement transparaît dans le simple contenu des bagages, le son des serrures qui se ferment… Puis vient le voyage, l’arrivée, pour ceux qui ont pu migrer en toute sécurité sans se noyer, se faire abattre comme des chiens, se faire arrêter dans leur fuite… Vient alors la question des papiers, d’un statut officiel à déterminer face à une machine administrative aveugle activée par des lois mutantes selon l’état du pays, prospère ou en crise.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">C’est que la France de tout temps a développé un discours contradictoire, fière de protéger les persécutés, frileuse à l’idée d’héberger des bouches inutiles. Le mal du pays va doucement s’installer tandis qu’on lutte pour trouver sa place dans ce nouveau périmètre, où se loger est aussi problématique que de travailler. Et puis doucement, on va faire souche, adoptant les mœurs du pays, préservant son patrimoine culturel, mélangeant les deux tendances, prêt à défendre les valeurs de cette terre d’adoption avec son sang s’il le faut, l’enrichissant de son savoir-faire, de ses talents, de sa langue et de sa gastronomie.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une collection vivante</h2>



<p><span style="color: #000000;">Le parcours accentue ce point, mettant en avant l’implication des populations immigrées dans la défense du territoire et de la société, dixit l’action de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=manouchian">Manouchian</a> et ses résistants, tous issus des Francs-tireurs et partisans – Main d’œuvre immigré qui lutteront contre les nazis avant que ces derniers ne les exécutent. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres, et l’exposition met aussi en avant l’apport des artistes venus d’Ailleurs, en confrontant leurs œuvres inspirées par la question de la migration avec les documents officiels, les archives et les témoignages portant sur l’aspect purement social.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">Très complète, la collection est aussi vivante : la galerie des dons est régulièrement enrichie par les récits et les objets apportés</span> par des familles issues des différentes diasporas. En constant renouvellement, les vitrines abordent donc le souvenir et le vécu d’individus déterminés, qu’ils soient originaires du Portugal, de Grèce ou du Mali,<span style="color: #000000;"> pour ne citer que ces origines. Ces souvenirs en disent long sur les émotions ressenties, la volonté perpétuelle de définir une synthèse harmonieuse entre culture d’origine et patrimoine français. </span></p>



<p><span style="color: #000000;">On ressort de ce long périple avec un regard transformé, admiratif et terrifié à la fois, par ce qu’implique départ et arrivée. Et l’on se prend à redouter d’avoir un jour à vivre pareille épreuve, car il faut beaucoup de temps, une volonté farouche et des convictions profondes avant de trouver sa place dans de nouveaux horizons.</span></p>



<p><a href="https://www.facebook.com/pg/theartchemists/photos/?tab=album&amp;album_id=1311107668968158"><strong><span style="color: #000000;">Consultez l&rsquo;album photo.</span></strong></a></p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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<p><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
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