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	<title>jean teulé</title>
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		<title>La Chambre des diablesses : dans l’intimité de la Voisin, sorcière, empoisonneuse&#8230; et féministe ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/roman-chambre-diablesses-isabelle-duquesnoy/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Mar 2023 18:23:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce n’est pas la première fois que nous vous parlons de l’affaire des Poisons ni d’Isabelle Duquesnoy. Mais quand l’autrice de L’Embaumeur décide de s’attaquer au dossier judiciaire le plus scandaleux du règne de Louis XIV, forcément ça fait des étincelles. Et ces étincelles ont un titre : La Chambre des diablesses. La sorcière la plus [&#8230;]</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="382" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/03/La-Chambre-des-diablees1.jpg" alt="" class="wp-image-35800" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/03/La-Chambre-des-diablees1.jpg 382w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/03/La-Chambre-des-diablees1-183x288.jpg 183w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/03/La-Chambre-des-diablees1-315x494.jpg 315w" sizes="(max-width: 382px) 100vw, 382px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas la première fois que nous vous parlons de l’affaire des Poisons ni d’Isabelle Duquesnoy. Mais quand l’autrice de <em><a href="https://www.theartchemists.com/roman-embaumeur-isabelle-duquesnoy/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’Embaumeur</a></em> décide de s’attaquer au dossier judiciaire le plus scandaleux du règne de Louis XIV, forcément ça fait des étincelles. Et ces étincelles ont un titre : <em>La Chambre des diablesses.</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">La sorcière la plus courue de Paris</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;442 accusés de commerce de sorcellerie. 36 condamnés à mort, dont ma mère, brûlée vive. Sur ordre du roi. Et moi, dois-je tout dire pour sauver ma tête&nbsp;?&nbsp;»</em>Inscrites au fronton de la page de garde du roman, ces mots sortent de la bouche, de la plume ou de l’esprit de Marie-Marguerite Monvoisin, la fille de la sorcière la plus courue de Paris. Il y a encore quelques mois, Catherine Monvoisin, surnommée la Voisin, était riche, respectée, crainte. Et régulièrement visitée par une clientèle métissée de miséreux, de bourgeois et d’aristocrates.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour dire l’avenir, ensorceler un amant infidèle… ou dépêcher dans l’au-delà un mari indélicat qui tarde à mourir ? La palette de ses compétences est vaste, ainsi que son réseau et son talent pour embobiner les crédules avec ses tours de passe-passe et escroqueries assumés. Son sens de l’illusion s’arrête quand il s’agit d’égorger des gamins lors de messes noires prononcées sur le corps nu de grandes dames pour récupérer ensuite les jeunes organes et multiplier les potions de séduction et/ou les poudres de succession.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un business coupable et florissant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Seulement voilà, la Voisin a été arrêtée, questionnée, condamnée, brûlée vive, réduite en cendres. Et maintenant, la jeune Marie-Marguerite, du fin fond de son cachot, doit sauver sa vie. Alors oui, elle va parler. Billet après billet, elle multiplie les révélations pour édifier Mr de La Reynie, &nbsp;lieutenant-général de police en charge de l’enquête. Et entre deux messages, elle se souvient. Elle se souvient de la lente ascension de cette mère étrange, à la fois aimante et insupportable, maltraitante certes mais soucieuse d’assurer le bien-être d’une famille qu’elle nourrit par ce business coupable et florissant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car il s’agit bien d’un business, et la Voisin, de page en page, s’impose comme une executive woman avant l&rsquo;heure, qui bichonne sa clientèle, paie ses employés, augmente son capital, accroît ses biens immobiliers, s’équipe du matériel le plus performant tout en travaillant son image avec un soin redoutable. Fine psychologue, elle sait entourlouper son monde, affirmant son émancipation financière sans vergogne, apportant à ceux qui viennent la voir ce qu’ils demandent, qu’il s’agisse de frissonner en croyant côtoyer le diable ou de plonger dans le crime en se débarrassant d’un proche encombrant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire également :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-affaire-poisons/">L’Affaire des poisons : sorcières vintage à la mode française</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/roman-fleur-tonnerre-jean-teule/">Fleur de Tonnerre – Jean Teulé : meurtrier, poétique … et breton</a></li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Le féminisme par le poison ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ceux et surtout celles. Car il y a beaucoup de femmes dans l’antichambre de la Voisin. «&nbsp;<em>N</em><em>’oublie jamais ça&nbsp;: je vends des remèdes à des femmes désespérées qui n’ont aucun droit ni aucun moyen honorable de gagner leur propre argent</em>&nbsp;». Féministe avant l’heure, la Voisin&nbsp;? En tout cas lucide sur un besoin qui engendre une demande tournant à la frénésie. Réaliste et terre à terre, la Voisin exploite ce filon avec un génie certain des affaires et bien peu de scrupules. Dans un monde d’hommes fait pour les hommes et où les femmes ne sont que des jouets, la Voisin s’émancipe, poison en pogne et le verbe haut.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une vision romanesque… ancrée dans un fond solide de vérité. Car Isabelle Duquesnoy, pour écrire <em>La Chambre des diablesses</em>, a exploré les archives, compulsé biographies et récits historiques. Documents et explications à l’appui, elle met en évidence la folie de ce temps cruel et sans pitié, où les vies ne valaient pas grand-chose. Brillant, ironique, mordant, son style, à la fois drôle et effrayant, ne laisse aucun répit à un lecteur conquis par ce rythme frénétique. Son récit se parcourt de bout en bout, prenant et hypnotique, qui s’anime de cette «&nbsp;humeur empoisonnante&nbsp;» dont parlait si justement Mme de Sévigné quand elle évoquait dans ses lettres l’exécution de la marquise de Brinvilliers, dont la mort inaugurait l’affaire des poisons.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Je, François Villon : l’anti troubadour selon Jean Teulé</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/livre-je-francois-villon-jean-teule/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Nov 2022 08:14:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Montespan, Le magasin aux suicides, Charly 9, Darling, … on oublie souvent que Jean Teulé s’est également illustré en écrivant des romans consacrés aux poètes maudits Rimbaud, Verlaine et leur père spirituel François Villon. Exercice périlleux, car de Villon, il reste peu de souvenirs, hormis les traces notariées de ses exactions et ses ballades, [&#8230;]</p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>Le Montespan, Le magasin aux suicides, Charly 9, Darling</em>, … on oublie souvent que Jean Teulé s’est également illustré en écrivant des romans consacrés aux poètes maudits Rimbaud, Verlaine et leur père spirituel François Villon. Exercice périlleux, car de Villon, il reste peu de souvenirs, hormis les traces notariées de ses exactions et ses ballades, dont « Les dames du temps jadis » et la « Ballade des pendus » sont les plus connues. Heureusement, Teulé se charge de nous rappeler le reste d’une plume sans pitié.</span></p>
<h2><span style="color: #000000;">Carpe diem de la dévastation</span></h2>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Car le destin de Villon ne fut pas de tout repos dans cette fin de Moyen Âge si violente et prompte au fanatisme et à la torture. Villon du reste passera du statut d’étudiant talentueux et plaisantin à celui de malfrat et auteur génial avec une facilité qui exclut toute tentative d’explication hormis cette soudaine conscience de la fragilité de l’existence. Sauf que le carpe diem de Villon se traduira par la dévastation, le vol, le viol, le meurtre.</span></p>
<h2><span style="color: #000000;">Un portrait fougueux à la première personne</span></h2>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">À croire que ce sont ses crimes qui lui insufflent l’inspiration et l’audace d’écrire avec autant de fougue, laissant dans le fossé l’air compassé et factice des rondeaux entonnés par les troubadours. En 430 pages cinglantes, Teulé dresse un portrait à la première personne qui réconcilie les contraires, positionne le poète dans une époque et un paysage artistique (l’univers étudiant, la rencontre avec Charles d’Orléans, Louis XI) et souligne au sang ce qui fait son incroyable inventivité.</span></p>
<h2><span style="color: #000000;">Une autre manière donc d’aborder l’écrit poétique</span></h2>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Écrit en 2006, le roman biographique <em>Je François Villon</em> se veut par ailleurs une leçon de littérature, puisqu’on y analyse les ressorts qui déterminent l’avancée d’un genre, ses mutations en regard de celles d’un temps, d’une période, d’une culture. Une autre manière donc d’aborder l’écrit poétique qui complète à la fois le texte d’origine en vieux français, son adaptation en français contemporain, en les accompagnant d&rsquo;explications souvent teintées d’humour et d’effroi. Pour sûr, u</span><span style="color: #000000;">n mélange détonnant !</span></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify;">
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		<item>
		<title>Mangez-le si vous voulez : Jean Teulé et le cannibalisme à la française</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/roman-mangez-le-si-vous-voulez-jean-teule/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Nov 2022 07:00:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Et hop, une chronique ARTchemisienne de plus dédiée au grand Jean Teulé (que voulez-vous, quand on aime, on ne compte pas). An de grâce 2009: arrêtons-nous sur les quelque 120 pages du très charmant Mangez-le si vous voulez. Une journée de sévices Une petite balade bucolique dans les campagnes périgourdines, où nous assistons la fleur [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #000000;"><a style="color: #000000;" href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/03/9782266198462.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-22090 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2015/03/9782266198462-301x494.jpg" alt="9782266198462" width="301" height="494" /></a></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Et hop, une chronique ARTchemisienne de plus dédiée au grand <a href="https://www.theartchemists.com/?s=jean+teul%C3%A9" target="_blank" rel="noopener">Jean Teulé</a> (que voulez-vous, quand on aime, on ne compte pas). An de grâce 2009: arrêtons-nous sur les quelque 120 pages du très charmant <i>Mangez-le si vous voulez</i>.</span></p>
<h2><span style="color: #000000;">Une journée de sévices</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Une petite balade bucolique dans les campagnes périgourdines, où nous assistons la fleur aux lèvres au massacre en règle d&rsquo;un jeune nobliau mis en pièce par des villageois au cours d&rsquo;une foire au bestiau. Nous sommes en 1870, en pleine guerre contre ces salauds de Prussiens, n&rsquo;est-ce pas, et l&rsquo;ambiance est au stress patriotique. Alain de Monéys, adjoint au maire, humaniste et prêt à partir au front défendre sa chère France, va le découvrir à ses dépens et avec la candeur la plus totale, tandis qu&rsquo;on supplicie son corps de diverses et horribles façons… pour finir par le dévorer.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">C&rsquo;est que, voyez-vous, dans la cohue de la kermesse, la chaleur de l&rsquo;été, le bruit de la foule et l&rsquo;effet du vin, on a tôt fait de mal entendre une phrase, un mot est si vite mal interprété. Un dérapage verbal et le pauvre Alain, de personne appréciée qu&rsquo;il était, est assimilé soudainement à un « enculé de traître » je cite entre autres noms d&rsquo;oiseau. En quelques minutes, ceux qui le saluaient aimablement, ceux qu&rsquo;il avait secourus, ceux qui lui devaient beaucoup, le connaissaient pour un gentil garçon, un cœur d&rsquo;or, se saisissent de bâtons pour abattre le félon, qui finira brûlé vif au terme d&rsquo;une journée de sévices d&rsquo;une violence écœurante.</span></p>
<h2><span style="color: #000000;">Le mécanisme de la folie collective</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Écœurant est le terme qui convient, pour évoquer ce lynchage aux allures de catharsis, de sacrifice expiatoire, dont Teulé ne nous épargne rien, de sa prose épique et onirique en diable. Je passe sur les atrocités qu&rsquo;on commet sur le pauvre garçon, qui au passage distingue parmi ses bourreaux d&rsquo;anciens amis, des proches, des voisins, sur l&rsquo;impuissance des rares courageux qui cherchent à le sauver, pour m&rsquo;attarder sur l&rsquo;effet de masse, que l&rsquo;auteur de <a href="https://www.theartchemists.com/livre-je-francois-villon-jean-teule/" target="_blank" rel="noopener"><em>Je-François Villon</em></a>, <i>Charly 9 </i>et <a href="https://www.theartchemists.com/roman-fleur-tonnerre-jean-teule/" target="_blank" rel="noopener"><i>Fleur de Tonnerre</i></a> décrit avec faconde, jubilation et fascination, de ce regard pénétrant de bédéiste qu&rsquo;il fut en son temps.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Car pourquoi diable chroniquer ce jour un ouvrage édité il y a des années, ma foi ? Déjà parce que je ne l&rsquo;avais pas lu, mea culpa, et que cela manquait à mon palmarès. Ensuite parce que j&rsquo;étais curieuse de savoir comment Teulé allait se dépatouiller de ce fait divers odieux et orgiaque, véritablement survenu un jour d&rsquo;août 1870, et qui fit couler l&rsquo;encre de bien des analystes. Surtout, car l&rsquo;approche de Teulé, abreuvé à ce crime hors normes, décrit de manière puissante le mécanisme précaire, mais redoutablement efficace de la folie collective. Les coupables une fois arrêtés, c&rsquo;est la même rengaine : « j&rsquo;ai perdu la raison ».</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Justice qui arrive trop tard, qui punissant les plus pauvres des participants, ignore délibérément l&rsquo;implication pour le moins active de l&rsquo;instituteur et de sa harpie de femme, pourtant éduqués, et d&rsquo;autres notables de Hautefaye … La scène pourrait se passer n&rsquo;importe où, n&rsquo;importe quand sur cette bonne vieille terre. Il suffit d&rsquo;une actualité de crise, d&rsquo;une rancœur larvée, d&rsquo;une foule avinée, d&rsquo;une parole de travers… et c&rsquo;est parti pour démembrer le pauvre bouc émissaire et manger ses restes dans la joie, le sang et la bonne humeur. C&rsquo;est arrivé en 1870 dans nos campagnes, … cela pourrait recommencer n&rsquo;importe quand, et rien ne dit que nous n&rsquo;en serions pas les victimes… ou les massacreurs.</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Fleur de Tonnerre – Jean Teulé : meurtrier, poétique … et breton</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/roman-fleur-tonnerre-jean-teule/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Jun 2021 09:24:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Bretagne, depuis des siècles et de siècles, c’est l’Ankou qui moissonne les vies. De lande en plage, de bourg en chapelle, de source magique et forêt féérique, le charretier de la Mort fauche les vies et engrange les âmes comme le ferait un agriculteur consciencieux. La tâche est lourde, complexe, et fatigante. Grandie à [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2014/09/9782266244466.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-19835 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2014/09/9782266244466-301x494.jpg" alt="9782266244466" width="301" height="494" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2014/09/9782266244466-301x494.jpg 301w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2014/09/9782266244466-175x288.jpg 175w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2014/09/9782266244466.jpg 488w" sizes="(max-width: 301px) 100vw, 301px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En Bretagne, depuis des siècles et de siècles, c’est l’Ankou qui moissonne les vies. De lande en plage, de bourg en chapelle, de source magique et forêt féérique, le charretier de la Mort fauche les vies et engrange les âmes comme le ferait un agriculteur consciencieux. La tâche est lourde, complexe, et fatigante. Grandie à l’ombre des dolmens et des trolls qui peuplent les légendes, la petite Fleur de Tonnerre décide de devenir l’émissaire de l’Ankou, sa messagère, son émanation.</span></p>
<h2><span style="color: #000000;">Une meurtrière en série</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Nous sommes au début du XIXème siècle dans une région sauvage, encore marquée par l’attachement aux temps anciens de la Monarchie, ensanglantée par la Révolution, fermée sur elle-même, ses rituels, ses croyances et ses dialectes, où la sorcellerie et les savoirs oraux dominent. Hélène Jégado entame sa carrière de meurtrière en série en empoisonnant sa mère. Elle n’a pas dix ans et va frapper les quarante années à venir avec une régularité, une avidité et un aveuglement stupéfiants, aux quatre coins d’un pays qu’elle croit être le seul au Monde.</span></p>
<h2><span style="color: #000000;">Un road movie</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il n’y avait que Jean Teulé pour romancer la folie de cette destinée funèbre au travers d’un road movie à la fois drôle et baroque, où les cadavres s’entassent avec l’aisance que procurent les vicissitudes de l’époque : maladie, brigandages, guerres, massacres … Décidément l’Ankou ne manque guère d’adjuvants et Fleur de Tonnerre le rappelle dés qu’elle le peut, évoquant ainsi avec envie les ravages de « Léon Napo » dont elle a eu vent, au gré de ses rencontres. Avec cette sirène aux talents culinaires percutants, nous ne faisons pas que suivre le parcours d’une tueuse inspirée. </span></p>
<h2><span style="color: #000000;">Ordure et poésie</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Trop simpliste que de cantonner le sujet au biographique. Aussi et dés les premières lignes, Fleur de Tonnerre cristallise l’affrontement entre la tradition orale héritée des temps ancestraux et le rationalisme scientifique en plein essor depuis le XVIIIème siècle. Mais il faut croire que les Lumières ont bien du mal à éclairer certaines contrées. Et l’empoisonneuse va le rappeler par son assiduité et son avancée dans une Bretagne qui n’imagine même pas ce type d’activité. Il faudra quarante ans pour la débusquer. Un demi siècle que Teulé évoque avec cette langue jubilatoire qui lui est propre, entre ordure et poésie.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités</strong></span></p>
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		<title>Le dernier crâne de M. de Sade : le respect et l&#8217;envie</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/roman-dernier-crane-sade/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Dec 2020 09:28:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le dernier crâne de M. de Sade ? Nous sommes en 1814 : dans une cellule de l&#8217;hospice de Charenton, où un vieillard se meurt. Un vieillard obèse, obscène, éructant les pires blasphèmes devant les rares prêtres horrifiés qui le visitent. Un vieillard dont on entend les râles de plaisir à chaque visite de la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/12/9782253156970-T.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="269" height="435" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/12/9782253156970-T.jpg" alt="" class="wp-image-33169" style="object-fit:cover;width:400px;height:600px" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/12/9782253156970-T.jpg 269w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/12/9782253156970-T-178x288.jpg 178w" sizes="(max-width: 269px) 100vw, 269px" /></a></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;"><em>Le dernier crâne de M. de Sade</em> ? Nous sommes en 1814 : dans une cellule de l&rsquo;hospice de Charenton, où un vieillard se meurt. Un vieillard obèse, obscène, éructant les pires blasphèmes devant les rares prêtres horrifiés qui le visitent. Un vieillard dont on entend les râles de plaisir à chaque visite de la juvénile petite blanchisseuse de l&rsquo;établissement. Un vieillard qui fait l&rsquo;admiration de plusieurs des médecins appelés à son chevet. Un vieillard sous haute surveillance de la part des autorités, qui tremblent à chacun de ses cris.</span> Un vieillard qui s&rsquo;appelle Sade.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Électron libre et relique maudite</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">M. de Sade, qui, même à l&rsquo;agonie, irradie sa sulfureuse réputation au propre comme au figuré. Libertaire, indomptable, hautain ! Plusieurs régimes politiques antagonistes, monarchique, républicain, impérial, ont fait l&rsquo;impossible pour museler cet électron libre comme s&rsquo;il allait mettre le feu à la plus dangereuse des bombes, celle de l&rsquo;affranchissement absolu de la conscience qui soudain se décharge de tous les interdits, de toutes les obligations, de toutes les règles sociales. On attend son dernier souffle ? En vain. </span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">Du fin fond de sa tombe, le crâne de M. de Sade, incandescent, continue de brûler, de cette indéfinissable lumière propre aux martyres et aux prophètes. Le divin marquis, un saint ? Il ne manquait plus que ça !!! On l&rsquo;enterre, mais cette engeance du diable continue de n&rsquo;en faire qu&rsquo;à sa tête au point de la faire perdre à tous ceux qui approchent ce crâne reliquaire exhumé puis dupliqué, disséminé partout en Europe au gré des emprunts et des vols. Lequel est le bon ? On ne sait, mais chaque fossile fait du dégât chez celui ou celle qui en prend dépôt. Du coup, on ne compte plus les dépravations dans le sillage du dangereux ossement.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une religion en devenir</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">Depuis les derniers instants du déroutant auteur sur cette terre jusqu&rsquo;aux récentes traques dont ses restes firent l&rsquo;objet, l&rsquo;auteur Jacques Chessex raconte la gestation d&rsquo;un mythe, mieux, d&rsquo;une religion. Un comble pour cet apôtre de l&rsquo;athéisme à tout crin. Mais c&rsquo;est un fait : Donatien est légende, générée par le regard de ceux qui l&rsquo;approchent, le côtoient et se font prendre à ses filets de nihiliste convaincu. Et l&rsquo;on peut se demander si son biographe lui-même n&rsquo;a pas été contaminé : l&rsquo;ouvrage, dans ses derniers chapitres, se rédige soudain à la première personne.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">Narrateur imaginaire, auteur véritable, on ne sait, … mais on s&rsquo;interroge. Publié en 2010, ce roman étrange et fascinant nous parle de la gloire posthume, presque magique et infernale, d&rsquo;un de nos écrivains les plus marginaux, les plus déstabilisants. Or le récit résonne d&rsquo;autres accents d&rsquo;outre tombe puisqu&rsquo;il est édité un an après le décès subit de son auteur, terrassé par une crise cardiaque en pleine conférence, au moment où on lui reproche son soutien au réalisateur Roman Polanski.</span></p>



<div class="wp-block-group is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained" style="font-style:normal;font-weight:600">
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire également</strong></p>



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</div>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">Pas de hasard sur cette terre ? Chessex aime les profils hors normes, de ces artistes qui flirtent avec l&rsquo;indicible et les limites, transgressifs et visionnaires. Son évocation mêle la crudité la plus rance et une infinie poésie qui n&rsquo;est pas sans évoquer la verve incroyablement juteuse de <a href="https://www.theartchemists.com/livre-je-francois-villon-jean-teule-lanti-troubadour/">Jean Teulé</a>, cet humour dérisoire devant l&rsquo;inconstance humaine. Inconstant, Sade ne l&rsquo;est jamais, même dans la mort, même depuis l&rsquo;au-delà. C&rsquo;est cette force d&rsquo;âme qui frappe l&rsquo;imaginaire plus encore que les turpitudes et les outrances du personnage ; elle intime le respect, … le respect et quelque chose comme l&rsquo;envie ?</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Marianne : le projet Elden Witch ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/marianne-le-projet-elden-witch/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Sep 2019 10:43:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec le raffut médiatique orchestré par Netflix autour du lancement de cette nouvelle série franco-horrifique, vous pensiez bien que nous n’allions pas laissé passer le phénomène Marianne. Soit huit épisodes de durée variable pour nous narrer le retour d’Emma Larsimon dans son Elden natal afin d’y traquer l’entité qui la dévore depuis son enfance. Un [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/09/marianne-e1569234989348.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-31990 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/09/marianne-e1569234989348.jpg" alt="" width="600" height="600" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Avec le raffut médiatique orchestré par Netflix autour du lancement de cette nouvelle série franco-horrifique, vous pensiez bien que nous n’allions pas laissé passer le phénomène <i>Marianne</i>. Soit huit épisodes de durée variable pour nous narrer le retour d’Emma Larsimon dans son Elden natal afin d’y traquer l’entité qui la dévore depuis son enfance.</span></p>
<h1 class="western"><span style="color: #000000;">Un bad choice à la base</span></h1>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Une sorcière donc que cette Marianne, qui a impacté Emma au point de lui inspirer les romans d’horreur pour jeunes adultes qui firent d’elle une romancière à succès. Et une chieuse de compétition ? Car Emma est la reine des emmerdeuses, doublée d’une désaxée notoire, incapable de vivre une vie de couple, alcoolique, provo, nihiliste, cauchemardeuse … fêlée. Or voilà qu’Emma, enrichie des millions d’exemplaires vendus des aventures de Marianne, décide de tuer son héroïne pour partir vers d’autres aventures littéraires. Bad choice. Car Marianne, issue de son imagination ou bien réelle, se rappelle à son bon souvenir en lui envoyant une messagère flippée au point de se foutre en l’air sous les yeux de la dite Emma.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Qui prend illico la route, accompagnée de son assistante Camille qui la nurse, pour revenir dans son village de Bretagne, le berceau d’Elden qu’elle avait quitté précipitamment des années auparavant suite à une tragédie dont nous apprendrons la teneur plus tard dans le récit. Objectif : protéger ses parents qu’elle n’a pas vu depuis des lustres, sauvegarder ses amis qu’elle a volontairement perdus de vue. Étrange pour une nana qui affiche en continu son refus des conventions, des liens, de l’affect … Eh oui, lecteurs, c’est qu’il y a une grosse anguille sous roche, et qu’Emma n’est peut-être pas la garce qu’elle revendique être. En surjouant à mort. Mais les prétentions de Marianne vont remettre les pendules à l’heure. Et d’une manière sanglante.</span></p>
<h1 class="western"><span style="color: #000000;">Série horrifique à la clé</span></h1>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Voici en gros le pitch de la série drivée par Samuel Bodin et Quoc Dan Tran pour le compte de Netflix. Le premier a accouché de <i>Lazy Company</i> et <i>Tank</i>, le second a aiguisé sa plume aux écoles <a href="https://www.theartchemists.com/kaboul-kitchen-real-politik-cuisine-afghane-kalachnikov/"><i>Kaboul Kitchen</i></a>, <a href="https://www.theartchemists.com/bureau-legendes-sils-espions-nen-restent-hommes/"><i>Le Bureau des légendes</i></a> et <i>Dix pour cent</i>. A eux deux, ils relèvent le nouveau défi posé par le géant de la VoD, qui continue de défricher le PAF pour y planter des petites graines de son cru. Avec plus ou moins de bonheur jusqu’à présent si l’on considère <i>Plan Coeur</i>, <i>Marseille</i>, <i>Family Business …</i> mignon mais certainement pas un tsunami en mode <a href="https://www.theartchemists.com/game-of-thrones-la-serie-quil-faut-spoiler/"><em>GoT</em></a>. <i>Marianne</i> pourra-t-elle relever le gant ? A voir, et pour différentes raisons. Déjà parce que l’historie d’amour entre le cinéma français et le genre horrifique a toujours été … inégal, et que la série peut peut-être à long terme redistribuer les cartes.<br />
</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Si nous comptons des chefs d’œuvre comme <em>Les Yeux sans visage</em> de Franju ou les films de Rollin, il faut bien le reconnaître, nous sommes plutôt mal à l’aise dans ce domaine. Étonnant vu la prolifération de bouquins fantastiques qui émaillent notre littérature, <i>Le Diable amoureux, La Morte amoureuse, la Peau de chagrin, Le Horla, La Vénus d’Ille</i> et j’en passe. Mais si ce registre fut l’apanage des grands auteurs du XIXeme siècle, force est de constater que leurs arrière arrière petits fils passés derrière la caméra ont eu plus de difficultés pour s’imposer. Question de dosage ? De culture ? Pas évident de rivaliser avec les anglo-saxons qui ont ça dans le sang. Et une accointance toute particulière avec les amantes du diable depuis <a href="https://www.theartchemists.com/macbeth-fin-dune-malediction/"><i>Macbeth</i></a> de Shakespeare et <i>Les Sorcières de Salem </i>de Miller.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/J4QLXOnOi64" title="Marianne | Bande-annonce | Netflix France" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/J4QLXOnOi64?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/J4QLXOnOi64?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h1 class="western"><span style="color: #000000;">Injection de sorcière</span></h1>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Ce champ d’investigation est pourtant à la mode à l’heure d’un réveil féministe particulièrement musclé. La sorcière se cuisine à toutes les sauces, gore de préférence. <i><a href="https://www.theartchemists.com/the-witch-fabrique-aux-sorcieres/">The Witch</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/heredite-evil-tatie-danielle/">Hédédité</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/suspiria-2018-la-danse-qui-tue/">Suspiria</a>, The Lords of Salem, <a href="https://www.theartchemists.com/the-jane-doe-identity-dont-look-inside-the-girl/">The Jane Doe identity</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=american+horror+story&amp;x=0&amp;y=0">American Horror Story 3 et 8</a></i>, voici quelques exemples chroniqués pour certains en nos colonnes d’une prolifération cinématographico-sérielle absolument sidérante … et qui en dit long sur la fascination exercée par ce type de personnage. Un personnage peu présent de par nos hexagonales contrées artistiques. Merci donc à Samuel Bodin et Quoc Dan Tran d’avoir un peu rétabli la balance avec cette <em>Marianne</em> qui hybride les références. Car la série multiplie les clins d’œil et les hommages.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Les fantasticophiles avertis tilteront bien évidemment sur l’ambiance <i>Blair Witch Project</i>, les références à <i>L’Exorciste</i>, <i>Seven</i>, <i>Fog</i>, <i>Suspiria</i> by Argento (les couleurs et les lumières sur certaines séquences). Quant au retour de l’enfant prodige et prodigue, il est coutumier des intrigues d’un certain Stephen King (dont Samuel Bodin est un grand fan), de même que la vampirisation exercée par les personnages sur leur auteur (on retrouve ici beaucoup de <i>La Part des ténèbres </i>ou de<i> Misery</i>). Et de ci de là, quelques traces du glorieux <i>Fog </i>de Carpenter ? Avec une petite touche de <em>Rosemary’baby</em> et <em>Incubus</em> ? Bref de quoi prouver les connaissances cinématographiques du réalisateur … et engendrer un cocktail propice à charmer le millennial en quête de frissons ?</span></p>
<h1 class="western"><span style="color: #000000;">The horrific French touch ?</span></h1>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Mouais … un peu simpliste et réducteur. Il est sûr que la série déroute par ses longueurs, son humour parfois un peu gamin en totale opposition avec la violence crue de plusieurs passages. Comme si réal et scénariste avaient été bridés par un brief absurde, cherchant à cibler à la fois les dingues de films d’horreur, les jeunes adultes adeptes d’<i>Harry Potter,</i> les lecteurs fidèles de <i>Millenium</i> et les fans de séries policières type <i>Engrenages</i> ou <i>Capitaine Marleau</i>. Pas évident de fédérer des audiences si disparates, tout en respectant un format télé classique. Du coup, les variations d’intensité abondent, qui se résorbent au fil d’épisodes progressivement cadencés comme une web-série.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et que trois autres repères de lecture apparaissent, qui donnent à <i>Marianne</i> une certaine saveur :</span></p>
<ul>
<li>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">une approche à la <a href="https://www.theartchemists.com/?s=jean+teul%C3%A9&amp;x=0&amp;y=0">Jean Teulé</a> dans l’esprit des effrayants <i>Mangez-le si vous voulez</i> et <i>Fleur de Tonnerre </i>(on se demande ce qu’aurait donné la série avec cet auteur incroyable à l’écriture, dont on sait qu’il excelle dans cette tonalité mêlant ironie et atroce, avec en prime une logique BD qui assurerait la cohésion du tout).</span></p>
</li>
<li>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">une atmosphère hallucinatoire à la <i>Bloody Mallory, </i>petit bijou plein de peps signé Julien Magnat qui pour le coup jouait la carte de la comédie d’action sans prétention et ça marchait du feu de Dieu.</span></p>
</li>
<li>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">un lien fort avec le théâtre du <a href="https://www.theartchemists.com/theatre-grand-guignol-et-mourir-de-plaisir/">Grand Guignol</a>, dont certains accents tragiques et absurdes viennent émailler le chemin de croix d’Emma (pas si stupide du reste, Samuel Bodin vient du théâtre et non d’une école de cinéma).</span></p>
</li>
</ul>
<h1 class="western"><span style="color: #000000;">Une véritable épouse de Satan</span></h1>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Tout cela mêlé donne une épaisseur évidente à ce projet Elden Witch, servi principalement par la prestation de Victoire du Bois dans le rôle d’Emma, qui commence par sonner faux (on comprendra pourquoi plus tard, mais rassurez-vous, ce n’est pas l’actrice qui est mauvaise, bien au contraire) pour se révéler alors que tout s’écroule autour d’elle … et le jeu proprement époustouflant de Mireille Herstmeyer qui incarne la première mouture de Marianne, et devrait vous coller quelques bonnes frayeurs au passage … assorties de nausées. Il faut ce qu’il faut, car dans son genre, Marianne est une ravageuse, à hauteur de La Voisin, des possédées de Louvain et compagnie … ou de l’Ogresse de la Goutte d’or.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Bref une véritable épouse de Satan, fière de l’être et qui va vous le faire comprendre. C’est en cela que la série marque un tournant, en façonnant une héroïne vicelarde et destructrice au possible, qui crache sur les bons sentiments, patauge allègrement dans le sang et les déjections, détruit les corps qu’elle pénètre, se délecte du meurtre et de la souffrance. « Je ne repars jamais sans rien » clame-t-elle. Psychopathe et heureuse de l’être. Comme la face cachée d’Emma ? Laquelle a inventé l’autre ? Maupassant aurait probablement adoré et détesté, lui qui projeta le Horla sur la page pour cerner ses hallucinations de syphilitique. Bref voici le tableau. En souhaitant qu’il engendre d’autres œuvres plus affirmées, plus tranchées et qui assument pleinement cette dérive heureuse vers l’atroce.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p><a href="https://www.netflix.com/fr/title/80217779">https://www.netflix.com/fr/title/80217779</a></p>
<p><a href="https://www.empreintedigitale.net/marianne">https://www.empreintedigitale.net/marianne</a></p>
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		<item>
		<title>Trouvaille Musique : Dancing Plague</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/trouvaille-musique-dancing-plague/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Sep 2019 11:57:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=31923</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ceux qui s’y connaissent un peu en Histoire devraient apprécier le patronyme : Dancing Plague endosse volontairement et sans scrupule l’appellation désignant la peste dansante qui frappa Strasbourg en 1518. Et pour ceux qui ignoreraient la chose, un rapide coup d’œil sur le roman Entrez dans la danse de Jean Teulé devrait les mettre au parfum [&#8230;]</p>
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<p align="justify"><span style="color: #000000;">Ceux qui s’y connaissent un peu en Histoire devraient apprécier le patronyme : Dancing Plague endosse volontairement et sans scrupule l’appellation désignant la peste dansante qui frappa Strasbourg en 1518. Et pour ceux qui ignoreraient la chose, un rapide coup d’œil sur le roman</span> <i><a href="https://www.theartchemists.com/entrez-dans-la-danse-quand-jean-teule-acheve-bien-les-chevaux/">Entrez dans la danse</a> </i><span style="color: #000000;">de Jean Teulé devrait les mettre au parfum de cet épisode horrifique.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/wngjLsRI7Ag" title="Dancing Plague - &quot;Blank Body&quot; (Official Video)" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/wngjLsRI7Ag?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/wngjLsRI7Ag?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Une disette atroce, une population affamée autant que miséreuse, la folie qui émerge, des déments qui se mettent à guincher des jours durant jusqu’à en mourir … sympa non ? Autant vous dire qu’avec pareille référence, Dancing Plague ne fait ni dans la dentelle ni dans la gaudriole. De la dark wave symcopée et sans fioriture, voilà le quotidien musical de cet artiste situé à Portland.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/Pal4pz6S8ec" title="Dancing Plague - &quot;No Drive&quot; (Official Audio)" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/Pal4pz6S8ec?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/Pal4pz6S8ec?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et qui se monte plutôt fertile au finish, défrichant avec inspiration des terres techno matinées d’EBM pour composer avec la régularité d&rsquo;une horloge : <i>Pale World</i> 2016 &#8211; <i>Habitual</i> 2017 &#8211; <i>Pure Desperation</i> 2018, </span><span style="color: #000000;"><i>Sulker</i> 2019, EP et albums s’enchaînent sur son CV jusqu’au dernier <i>To Still</i> accouché fin août 2019 dans des tonalités beaucoup plus sombres (si, si, c’est possible) et surtout bien plus rudes, pour ne pas dire menaçantes.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/iJbuzFxQts8" title="Dancing Plague - &quot;No Life&quot; (Official Video)" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/iJbuzFxQts8?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/iJbuzFxQts8?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Le lamento initial propre à « No Drive » ou « Whites of your eyes » a progressivement pris une coloration de chant guerrier, une litanie de serial killer, qui n’est pas sans évoquer les heures sombres de And also the trees. Synthés toujours plus métalliques et agressifs, rythmes funestes, voix gutturale et morbide, textes dépressifs : « Crisis apparition » témoigne de la lente mue vers une alexithymie harmonique qui conviendra aux dark dancefloors où l’on s’oublie volontiers.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/rKSxYWv3-EE" title="Dancing Plague - &quot;An Endless Want&quot; (Official Video)" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/rKSxYWv3-EE?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/rKSxYWv3-EE?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Sans néanmoins échapper aux racines puissantes que constitue le répertoire des Joy Division, Psyche, Bauhaus et consort. Bref du lourd pour les nostalgiques des 80’s gothiques qui n’ont plus qu’à éplucher la page Youtube et le compte bandcamp de ce personnage spectral autant que discret pour s’offrir une bonne descente dans le Spleen baudelairien le plus tripant.</span></p>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000000;">Et plus si affinités</span></strong></p>
<p><a href="https://dancingplaguemusic.bandcamp.com/">https://dancingplaguemusic.bandcamp.com/</a></p>
<p><a href="https://www.facebook.com/dancingplaguemusic/">https://www.facebook.com/dancingplaguemusic/</a></p>
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		<title>Entrez dans la danse : quand Jean Teulé achève bien les chevaux …</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/livre-entrez-danse-jean-teule/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Oct 2018 14:07:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une fois de plus, Jean Teulé, auteur béni de Le Montespan, Mangez-le si vous voulez, Fleur de Tonnerre et Je, François Villon déboule dans nos rubriques pour y droper sa plume hallucinante, de nouveau inspirée par les dérives les plus atroces de l’humanité. Cette fois-ci, il nous emmène à Strasbourg en 1518, dans une cité [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/10/9782260030119ORI.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-31193" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/10/9782260030119ORI-313x494.jpg" alt="" width="313" height="494" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/10/9782260030119ORI-313x494.jpg 313w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/10/9782260030119ORI-182x288.jpg 182w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2018/10/9782260030119ORI.jpg 351w" sizes="(max-width: 313px) 100vw, 313px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Une fois de plus, Jean Teulé, auteur béni de <i>Le Montespan</i>,</span> <i><a href="https://www.theartchemists.com/mangez-le-si-vous-voulez-jean-teule-et-le-cannibalisme-a-la-francaise/">Mangez-le si vous voulez</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/fleur-tonnerre-jean-teule-meurtrier-poetique-breton/">Fleur de Tonnerre</a> </i><span style="color: #000000;">et</span><i> <a href="https://www.theartchemists.com/livre-je-francois-villon-jean-teule-lanti-troubadour/">Je, François Villon</a></i> <span style="color: #000000;">déboule dans nos rubriques pour y droper sa plume hallucinante, de nouveau inspirée par les dérives les plus atroces de l’humanité. Cette fois-ci, il nous emmène à Strasbourg en 1518, dans une cité en proie à la famine et à la danse de Saint Guy.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Alors que la ville, menacée par l’avancée turque, est en proie à la sécheresse et à la canicule, que la nourriture manque cruellement, que les plus pauvres en sont réduits à manger leurs excréments et leurs propres nourrissons, une femme de graveur se met soudain à danser dans la rue. D’autres la suivent dans cette ronde qui deviendra très vite une gigantesque sarabande, où des centaines de danseurs extatiques cabrioleront à mort.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Le Diable à l’œuvre ? Ou le contre-coup du désespoir ? Tandis que les autorités s’interrogent, impuissantes, la frénétique farandole détruit les corps, emporte les âmes, et questionne cette société atroce où il ne fait pas bon être pauvre. Car l’évêque tout puissant et ses séides ont confisqué ce qu’il reste à manger et ne comptent pas se défaire des richesses ecclésiastiques pour sauver le bon peuple. Qu’ils crèvent, Dieu l’a voulu, c’est bien ainsi ! L’amour du prochain ? Pas grave, on s’en tape tant qu’on est protégé par son rang !</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">En 150 pages au scalpel, sidérantes d’horreurs déroulées dans l’ordure et la poésie, Teulé résume comme il sait si bien le faire la brutalité humaine, l’injustice sociale, la cruauté des puissants … et leur aveuglement. Tandis que les strasbourgeois se perdent dans cette rave party d’avant l’heure, le protestantisme creuse son sillon, bientôt concurrent de ce catholicisme âpre au gain, qui préfère le fric des indulgences à la sauvegarde de ses brebis.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">L’auteur fait régulièrement référence aux délires techno des fiestas arrosées d’amphets et autres saloperies psychotropes pour évoquer cette transe collective post médiévale, à ce jour toujours inexpliquée ; mais son récit dessine par ailleurs les circonstances odieuses des rallyes de danse qu’Horace Mc Coy décrit dans <i>On achève bien les chevaux</i>, dont les concurrents, frappés par la grande crise de 29, se tuent d’épuisement sur la piste en quête d’une hypothétique récompense qui les tirerait de leur misère.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">La danse est synonyme de libération, d’épanouissement du corps ? Ici elle traduit la folie, la rupture avec une conscience dévastée par les rigueurs du quotidien, une hystérie collective vécue comme un suicide de masse. Esprits fragiles s’abstenir, l’écriture de Teulé, d’autant plus virulente qu’elle est virtuose et lyrique, s’avère contagieuse, et vous laissera sans souffle ni espoir.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="https://www.lisez.com/livre-grand-format/entrez-dans-la-danse/9782260030119">https://www.lisez.com/livre-grand-format/entrez-dans-la-danse/9782260030119</a></p>
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		<title>L’Embaumeur : quand Isabelle Duquesnoy façonne l’odieuse confession de Victor Renard &#8230;</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/roman-embaumeur-isabelle-duquesnoy/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Sep 2017 09:43:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quel choix de vie avez-vous quand vous naissez bossu et laid, dans une famille pauvre, avec une mère épouvantable et un père qui se fait éventrer à coup de soc de charrue, en prime dans un XVIIIeme siècle finissant et révolutionnaire&#160;? Voici l’équation que le jeune Victor Renard va devoir résoudre pour survivre, avec comme [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/09/L-embaumeur-ou-l-odieuse-confeion-de-Victor-Renard.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="313" height="494" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/09/L-embaumeur-ou-l-odieuse-confeion-de-Victor-Renard-313x494.jpg" alt="" class="wp-image-29490" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/09/L-embaumeur-ou-l-odieuse-confeion-de-Victor-Renard-313x494.jpg 313w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/09/L-embaumeur-ou-l-odieuse-confeion-de-Victor-Renard-182x288.jpg 182w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/09/L-embaumeur-ou-l-odieuse-confeion-de-Victor-Renard.jpg 400w" sizes="(max-width: 313px) 100vw, 313px" /></a></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">Quel choix de vie avez-vous quand vous naissez bossu et laid, dans une famille pauvre, avec une mère épouvantable et un père qui se fait éventrer à coup de soc de charrue, en prime dans un XVIIIeme siècle finissant et révolutionnaire&nbsp;? Voici l’équation que le jeune Victor Renard va devoir résoudre pour survivre, avec comme solution d’embrasser la carrière équivoque d’embaumeur. Et Isabelle Duquesnoy de broder à partir de ce schéma une confession haute en couleur, grisante par ses excès et ses révélations.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;">Héros romantico-benêt et trafic de dépouilles</span></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">L’auteur puise dans l’atmosphère des récits de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=jean+teul%C3%A9" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jean Teulé</a>, de Sundskin avec <i>Le Parfum</i> pour conter l’initiation particulièrement tortueuse d’un héros romantico-benêt qui trouvera son salut dans la mort d’autrui. Avec précision, la romancière relate les techniques jadis usitées pour retaper les cadavres en amont de leurs funérailles, … et les petits à côtés pratiqués par les professionnels, entre trafic de dépouilles et vente d’organes aux peintres avides de rehausser leurs pigments à grand renfort de cœurs aristocratiques.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">L’anecdote est véridique, et nous voici plongés dans d’autres mœurs, même si l’envie de réussir, de s’enrichir et d’aimer demeure la même, éternelle et dangereuse. Victor, perpétuel candide à l’image du héros de Voltaire, n’en finira pas d’apprendre les leçons de cette chienne de vie, malgré la richesse accumulée, la réussite sociale, … plus dure sera la chute, qu’on attend, qu’on pressent, absurde et tragique, tout au long de ce véritable déballage entrecoupé de malaises peut-être feints et de digressions teintées par la maladresse apparente du personnage.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire également :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/roman-dernier-crane-sade/">Le dernier crâne de M. de Sade : le respect et l’envie</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/roman-mangez-le-si-vous-voulez-jean-teule/">Mangez-le si vous voulez : Jean Teulé et le cannibalisme à la française</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/roman-la-debacle-romain-slocombe/">La Débâcle : l’Exode selon Romain Slocombe, un survival terrifiant</a></li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Une écriture folle et truculente</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">Car de révélations en explications délivrées à des juges dont l’attitude outragée ne peut cacher un fond de voyeurisme hypocrite, l’ambiguïté de Victor transparaît, victime ou manipulateur, d’autant plus qu’il parle à la première personne, sans jamais de réponses audibles, dévorant tout l’espace d’un récit où la violence est omniprésente, banalisée en ces temps de cruauté. Victor pourtant semble dépasser ces horreurs par le délit commis, une transgression ultime qui le précipite dans les abîmes. </span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="color: #000000;">Qu’adviendra-t-il alors de lui ?</span> <span style="color: #000000;">Peu importe au fond, ce qui impacte le lecteur dans ces lignes, c’est la truculence folle de l’écriture, des personnages foisonnants et hystériques, à l’image d’une période de profonds basculements, dans ce siècle qui perd ses Lumières et la raison. Rien, même l’amour n’a de sens dans ce pandémonium, si ce n’est la mort… et encore ?</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer; top: 36px; left: 20px;">Enregistrer</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="border-radius: 2px; text-indent: 20px; width: auto; padding: 0px 4px 0px 0px; text-align: center; font: bold 11px/20px 'Helvetica Neue',Helvetica,sans-serif; color: #ffffff; background: #bd081c  no-repeat scroll 3px 50% / 14px 14px; position: absolute; opacity: 1; z-index: 8675309; display: none; cursor: pointer;">Enregistrer</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Reflet d’artiste / GiedRé : la princesse Caca rentre dans le tas, la fée Scato ne mâche pas ses mots</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/reflet-dartiste-giedre-la-princesse-caca-rentre-dans-le-tas-la-fee-scato-ne-mache-pas-ses-mots/</link>
					<comments>https://www.theartchemists.com/reflet-dartiste-giedre-la-princesse-caca-rentre-dans-le-tas-la-fee-scato-ne-mache-pas-ses-mots/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Jan 2014 17:25:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=16252</guid>

					<description><![CDATA[<p>Elle est  blonde, souriante, lumineuse. Ses yeux sont pervenche. Sa voix est aussi fraîche, douce et cristalline que sa taille est menue. Son prénom respire les terres slaves, elle vient du Nord et sent la neige. Voici GiedRé, et elle chante. Des horreurs : Des horreurs ? Ou bien plutôt les nôtres ? En général et en particulier ? [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/reflet-dartiste-giedre-la-princesse-caca-rentre-dans-le-tas-la-fee-scato-ne-mache-pas-ses-mots/">Reflet d’artiste / GiedRé : la princesse Caca rentre dans le tas, la fée Scato ne mâche pas ses mots</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Elle est  blonde, souriante, lumineuse. Ses yeux sont pervenche. Sa voix est aussi fraîche, douce et cristalline que sa taille est menue. Son prénom respire les terres slaves, elle vient du Nord et sent la neige. Voici GiedRé, et elle chante. Des horreurs :</p>
<p style="text-align: justify;"><iframe loading="lazy" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen" consent-original-src-_="//www.youtube.com/embed/vK7CQHycsyU" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="//www.youtube.com/embed/vK7CQHycsyU?autoplay=1"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;">Des horreurs ? Ou bien plutôt les nôtres ? En général et en particulier ? La vie quoi, son ironie, sa fragilité, sa monstruosité constante, cette salope de vie qui conduit un gamin à devenir un tueur en série, un dictateur, un violeur d’enfant, … ou un pauv’mec insignifiant qui crèvera d’une hémorragie rectale après des années de prise de tête et d’emmerdements en chaîne, les études, le boulot, la femme et les gosses, les crédits, la télé, … « Meurs », « Est-ce que ça vaut la peine ? », « Les petits signaux », « L’amour à l’envers », « Ode à la contraception », … en une trentaine de compos essaimées sur trois albums dont le dernier, <i>Mon PremieR aLbuM avec d’auTRes iNSTRuMeNTs que JuSte La GuiTaRe</i>, sort après demain, la demoiselle taille un short au meilleur des mondes possibles et dépeint la réalité telle qu’elle est : nous allons tous mourir, petits chats et enfants compris, nous souffrons, nous sommes tous handicapés, nous faisons caca, nous sommes malades, souffrants, seuls, hypocrites, et un peu trop cons, faut bien l’avouer …</p>
<p style="text-align: justify;">La dernière fois que j’ai capté ce discours ? J’hésite … Etait-ce dans la bouche d’un Johnny Rotten ado et défoncé, interviewé en pleine vague punk, le regard perdu dans les vapeurs de colle ? Ou dans les pages des <i>Essais</i> de Montaigne ? Peut-être celles de Jean Teulé, dont la chanteuse apprécie par-dessus tout le réalisme concret et sans fioriture, revenant sur <i>Le Montespan</i> pour en goûter la justesse de ton : « Il dit les choses, à l’époque les nobles ne se lavaient pas, quand ils dansaient, ils perdaient leurs dents ». Idem avec l’auteur Philippe Jaenada, Hugo et son « côté terrien », Georges Carlin l’humoriste américain. Ce seront les rares références que GiedRé citera lors de notre entretien. Des influences ? Elle n’en a pas, elle ne veut pas « faire comme », préfère découvrir par elle-même. Car il n’y a pas de cursus spécial à suivre pour faire Giedré, moins on va à l’école, mieux c’est. Bon d’accord, elle a fait l’école de la rue Blanche, pour y apprendre le théâtre d’ailleurs actuellement elle devrait, dixit la demoiselle assise sagement devant moi en train de sucrer son thé, « rembourser cette scolarité à l’Etat en travaillant dans un théâtre public avec des gens qui sentent la poudre et la naphtaline ».</p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2014/01/giedré.jpg" alt="" width="389" height="518" /></p>
<p style="text-align: justify;">Sauf que le sort en a décidé autrement, le sort peut-être, une bonne petite fée pourquoi … et l’expérience très sûrement. Venue de sa Lituanie natale, il y a fort longtemps en train (on peut aussi venir en bus, en avion, à pied ou en roller, m’explique-t-elle doucement), elle et les siens comptaient trouver de par chez nous les yaourts qui manquaient en URSS. Ils les ont trouvés … ainsi que des clochards. Chaque médaille a son revers. Forte de cette philosophie, GiedRé n’est guère adepte de la victimisation à tout crin. Elle qui écrit ses chansons d’une traite, composant texte et musique en parallèle, partant d’un thème, d’une phrase parfois, d’un prénom pour tisser ses brulots sonores, se plaît à chanter toutes les –philies du mondes : pédophilie, zoophilie, scatophilie, … multiphilie qu’elle est, notre jolie Princesse Caca, qui tutoie les gens dans ses comptines car elle s’adresse à l’individu dans la masse, s’interroge « sur l’humain, non sur l’humanité », sans discrimination, puisque handicapés et valides en prennent également pour leurs grades respectifs.</p>
<p style="text-align: justify;">Du coup elle cite des noms directement, de gens connus, chanteurs et assassins confondus. Règlement de comptes in ? Non, non, selon elle, elle n’a pas l’impression de dire des méchancetés : on peut dire ce qu’on veut, les fans ne sont pas obligés d’écouter, elle donne « un avis, pas un jugement ». Ironique en diable, elle parle de tout, ne s’interdit rien, pas de barrière, pas de tabou : « pourquoi traiter un sujet mais pas un autre, c’est injuste, il faut dépasser ça ou alors on se tait sur tout ». Si elle n’aborde pas la politique directement, c’est parce qu’elle ne veut pas marquer ses chansons dans le temps. Cynique à la Michel Onfray, elle s’étonne de certaines réactions, des gens qui semblent découvrir le racisme parce que les journalistes soudainement en parlent, des revendications féministes également. L’interprète de « Pisser debout » n’a jamais voulu aborder sa vie et sa carrière en fonction de son sexe, ne s’est jamais dit « Je suis une femme qui monte sur scène ».</p>
<p style="text-align: justify;"><iframe loading="lazy" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xtoklp" width="480" height="270" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe><br />
<a href="http://www.dailymotion.com/video/xtoklp_giedre-live-je-pisse-debout_fun" target="_blank">Giédré live « Je pisse debout »</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/LeMouv" target="_blank">LeMouv</a></i></p>
<p style="text-align: justify;">Refusant les communautarismes, elle privilégie les démarches individuelles, et se définit comme « un être humain qui fait ce qu’il veut ». Mot d’ordre : refuser la victimisation, se poser en acteur de sa vie, en décisionnaire. Etre conscient des choix qu’on fait. On comprend mieux pourquoi Giedré s’est tournée vers l’autoprod. La musique s’est ouverte à elle par hasard, quand ses chansonnettes poussées devant un café ont commencé à plaire. Beaucoup. Avec Laurent Baffie et Raphaël Mezrahi comme parrains, les choses se sont accélérées. Vite. Le public a grossi, les fans ont fait acte de présence, habillés en caca, enthousiastes et impliqués, prêts quelquefois à attendre des heures pour investir les salles et les décorer de papier toilette, en hommage à leur Muse. Muse qui se laisse porter par les évènements &#8211; « la vie ne peut être cadrée, c’est un risque de prévoir » &#8211; continuant à saluer son audience en faisant un anus avec les doigts, sans pour autant aller se dévoyer dans certaines émissions télé « parce qu’y aller, c’est accepter qu’elles existent ». Bim ! Responsable et logique, en accord avec elle-même, la Princesse Caca.</p>
<p style="text-align: justify;">Et spontanée. Jusque en scène où elle apparaît sur une mini estrade pensée comme les tréteaux nomades du Moyen Age selon une scénographie où reposent au milieu des fleurs plastique les poupées gonflables qu’elle a récupérées pour leur prêter une seconde vie (grande amatrice, elle serait assez du genre à monter un Front de Sauvegarde de la Poupée Gonflable), vêtue des fringues multicolores/multistyle/mutlitout qu’elle a chinées en friperie, des vêtements chargés d’un vécu que la chanteuse de plaît à imaginer, « ça sent l’Allemagne de l’est », et qui lui donne ce look si particulier, oscillant entre une Zézette améliorée, une héroïne de <i>La petite maison dans la prairie</i>, ou une figure clownesque des Deschiens. La Princesse Caca, quoi … même si cette princesse prend souvent des allures de fée Scato quand elle entonne certains refrains avec un accent soudain grinçant qui fait frémir autant qu’il séduit.</p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2014/01/1383877_583575205012563_1057672096_n.jpg" alt="" width="430" height="576" /></p>
<p style="text-align: justify;">Aussi bien dans nos provinces qu’au Japon, la fée frappe fort, qui a réussi à abolir les barrières culturelles d’un coup de caca magique, pas évident, les japonais sont plutôt réservés, donc l’anus avec les doigts, ça a d’abord interpelé grandement les nippons avant de les rendre enthousiastes. Un succès qui a conduit la Miss sur le plateau de Taratata, devant les objectifs de Longueur d’Ondes, et bientôt sur les planches de l’Olympia, elle compte les jours tandis que son stock de couches culottes baisse quotidiennement (le stress ça liquéfie, faut croire). Humour noir, retour au stade anal pour mieux se sentir grandir, jusqu’à cette soirée de soutien à l’asso Sexualité et handicap que notre princesse compte bien marrainer, ça fait sens, normal quand on est une fée et qu’on demande d’applaudir, tant pis si on n’a pas de mains. Comment voulez-vous qu’avec pareilles réparties, GiedRé ne fédère pas les adeptes du franc parler qui n’en peuvent plus de la langue de bois et appellent un chat un chat, une bite une bite (merci Guy Bedos) et une hémorragie rectale une hémorragie rectale ?</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant ce grand élan étonne la principale intéressée : « C’est qui ces gens qui m’aiment ? » s’interroge-t-elle, toute émue de la manière dont elle est reçue à chaque concert. Puis après un temps de réflexion à observer sa part de pain au chocolat, elle l’avoue : celle qui n’hésite pas à orner albums, site web et page Facebook de cacas magiques et de ventouses multicolores, qui pose embllée dans du PQ ou dans une poubelle, est contente. Contente, avec ce peu de médiatisation dont elle se joue, d’ « être un choix pour les gens ».</p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2014/01/1237877_566879516682132_1304067636_n.jpg" alt="" width="640" height="480" /></p>
<p style="text-align: justify;">Des millions de mercis à GiedRé pour cette heure passée ensemble, merci à Nico qui a rendu cette rencontre possible.</p>
<p style="text-align: justify;"><b>Et plus si affinités</b></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.giedre.fr/">http://www.giedre.fr/</a></p>
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