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	<title>gainsbourg</title>
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		<title>Gainsbourg (Vie héroïque) : un récit onirique qui joue avec l’histoire</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/gainsbourg-vie-heroique-film/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Feb 2025 18:25:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tandis que Dauphine boucle son article sur Monsieur Aznavour, je ne peux m’empêcher de faire le lien avec le désormais légendaire Gainsbourg (Vie héroïque). Parce qu’il s’agit aussi d’un poète&#160;? Parce qu’il avait autant de culot&#160;? Parce qu’il chante Aznavour dans une séquence&#160;? Parce qu’il nous manque tant&#160;? Un univers fantasque Passant de la BD [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Tandis que Dauphine boucle son article sur <em><a href="https://www.theartchemists.com/monsieur-aznavour-film/">Monsieur Aznavour</a></em>, je ne peux m’empêcher de faire le lien avec le désormais légendaire <em>Gainsbourg (Vie héroïque).</em> Parce qu’il s’agit aussi d’un poète&nbsp;? Parce qu’il avait autant de culot&nbsp;? Parce qu’il chante Aznavour dans une séquence&nbsp;? Parce qu’il nous manque tant&nbsp;?</p>



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<h2 class="wp-block-heading">Un univers fantasque</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Passant de la BD au film, <a href="https://www.instagram.com/joannsfar/?hl=fr">Joann Sfar</a> réussit le tour de force de ne pas enfermer l’Homme à la tête de chou dans un biopic plat comme un trottoir. De toute façon, vu le parcours atypique du zigoto, c’est mission impossible. C’est donc dans l’univers fantasque même du musicien que Sfar nous entraîne, depuis l’enfance de Lucien Ginsburg qui survit à l’Occupation malgré ses origines juives et son étoile jaune de shérif jusqu’à sa rencontre avec Bambou.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une vie donc, ou presque, héroïque pour sûr, littéraire en diable, avec à ses côtés un double maléfique, sa «&nbsp;Gueule&nbsp;», et maintes femmes somptueuses, Gréco, Bardot, Birkin pour ne citer que les plus célèbres. Et à chaque femme, une époque de créativité, des chansons devenues cultes, une atmosphère, des mots inoubliables.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un génie à fleur de peau</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des dérapages aussi, alcool, tabac, provo. «&nbsp;Les sucettes à l’anis d’Annie&nbsp;», «&nbsp;Je t’aime moi non plus&nbsp;», «&nbsp;La Marseillaise&nbsp;» version reggae… sale gosse un jour, sale gosse toujours. <a href="https://www.theartchemists.com/?s=gainsbourg">Gainsbourg</a> ne peut s’empêche d’être Gainsbarre. C’est son côté voyou, rocker, punk. Éric Elmosnino joue de cette ambivalence, plantant un Gainsbourg bluffant de justesse. Fragile, nonchalant, charismatique, le profil, la voix, tout y est.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sfar effleure cette vie héroïque, un peu comme un conte de fées moderne, une sorte de fable. Chaque femme rencontrée, aimée, abandonnée est une déesse, une muse. Chaque artiste croisé est une inspiration. Chaque chanson fredonnée est une émanation de l’amour ou du cynisme. Onirique, ce récit fabuleux, s’il joue avec la vérité historique, a le mérite de nous entraîner dans le mental d’un génie à fleur de peau, profondément torturé, autodestructeur.</p>



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<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-cloclo-biopic-claude-francois/">Cloclo&nbsp;: Claude François raconté par Florent Emilio Siri, un biopic captivant&nbsp;!</a></li>
</ul>
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<p class="wp-block-paragraph">Un dandy capable d’autant de douceur que de cruauté, qui aime séduire, qui chante pour charmer, qui créée pour vivre, qui vit pour créer. Le film ne cherche pas à analyser, à comprendre le pourquoi du comment. Il s’agit plus d’une rêverie, une sorte de dérive de l’imaginaire en quête d’un musicien prodige qu’il ne faut surtout pas enfermer dans un récit conventionnel, au risque de trahir sa nature.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Monsieur Aznavour : récit d’une vie de poète</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/monsieur-aznavour-film/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Feb 2025 17:33:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le pari était osé&#160;: raconter Aznavour, iconique, immense, intemporel, sans sombrer dans l’hommage empesé, la biographie maladroite, la caricature grotesque. Mehdi Idir et Grand Corps Malade ont pourtant relevé le défi avec brio, livrant avec Monsieur Aznavour un biopic à la fois vibrant, délicat et magistralement incarné par un Tahar Rahim métamorphosé. Un auteur d&#8217;une [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<p class="wp-block-paragraph">Le pari était osé&nbsp;: raconter Aznavour, iconique, immense, intemporel, sans sombrer dans l’hommage empesé, la biographie maladroite, la caricature grotesque. <a href="https://www.instagram.com/minos_mehdi/?hl=fr">Mehdi Idir</a> et <a href="https://www.instagram.com/grandcorpsmaladeoff/">Grand Corps Malade</a> ont pourtant relevé le défi avec brio, livrant avec <em>Monsieur Aznavour</em> un biopic à la fois vibrant, délicat et magistralement incarné par un <a href="https://www.instagram.com/taharrahimofficiel/?hl=fr">Tahar Rahim</a> métamorphosé.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<h2 class="wp-block-heading">Un auteur d&rsquo;une finesse rare</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dès les premières images, le film imprime son intention : plus qu&rsquo;un simple portrait de l&rsquo;artiste, c&rsquo;est une immersion dans son univers que les réalisateurs nous proposent, explorant la fibre intime de son inspiration. Il ne s’agit pas de dérouler la success story d&rsquo;un gamin d&rsquo;origine arménienne devenu l’un des plus grands ambassadeurs de la chanson française. <em>Monsieur Aznavour</em> creuse plus profond, pour saisir l&rsquo;essence même de son génie : ses mots.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car si l&rsquo;on connaît l&rsquo;interprète, le chanteur à la voix inimitable, l&rsquo;homme de scène au charisme immense, il ne faut jamais oublier que <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Aznavour">Charles Aznavour</a> était avant tout un auteur d&rsquo;une précision et d&rsquo;une finesse rare. Et c&rsquo;est précisément cet aspect que le film met en lumière avec une justesse remarquable. Chaque dialogue, chaque instant semble résonner avec les thèmes chers à Aznavour : l’amour, l’absence, la nostalgie, la résilience.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vibration à l’œuvre</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi mise en valeur, l’écriture d’Aznavour constitue presque un personnage à part entière. Nous découvrons scène après scène à quel point ses paroles sont ciselées, profondes, universelles. Elles résonnent encore aujourd’hui avec une acuité incroyable, démontrant que l’homme était bien plus qu&rsquo;un chanteur populaire : il était un poète, un observateur de l&rsquo;âme humaine, un conteur d’émotions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque chanson d&rsquo;Aznavour raconte une histoire, un instant de vie qui touche par sa vérité. Le scénario s&rsquo;en empare avec beaucoup d’élégance et de justesse, plaçant ses refrains au cœur de la mise en scène. «&nbsp;Je m’voyais déjà&nbsp;», «&nbsp;Hier encore&nbsp;», «&nbsp;La Bohème&nbsp;», «&nbsp;Comme ils disent&nbsp;», «&nbsp;For me Formidable&nbsp;»&nbsp;: <em>l</em>e film ne se contente pas de nous les faire entendre, il nous les fait ressentir, dévoilant le mystère de leur naissance, la vibration au sein de chacune d’elles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une prestation habitée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut bien sûr saluer la performance de Tahar Rahim sans laquelle ce récit s’effondrerait de lui-même. L’acteur donne vie à un Aznavour plus vrai que nature. Son travail sur la voix, la gestuelle, mais surtout sur la profondeur émotionnelle du personnage est remarquable. Face à lui, <a href="https://www.instagram.com/mariejulie.baup/?hl=fr">Marie-Julie Baup</a>, dans le rôle d’Édith Piaf, livre une prestation tout aussi impressionnante. Elle ne tombe jamais dans la caricature, offrant un regard nuancé sur la relation entre les deux artistes, entre admiration et influences croisées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il fallait bien cela pour rappeler une réalité trop souvent oubliée : être artiste, c&rsquo;est un engagement total, une course sans fin vers l&rsquo;excellence, une vie de sacrifices. Loin des paillettes et des applaudissements, <em>Monsieur Aznavour</em> montre le labeur, les doutes, les humiliations des débuts, les années de travail acharné avant la reconnaissance, la course à la perfection. Aznavour a affronté les critiques, les rejets, les salles vides, sans jamais renoncer. Son obstination, son perfectionnisme, sa quête de justesse dans chaque texte, chaque intonation, rappellent que le succès ne repose pas sur le hasard, mais sur une rigueur et une résilience à toute épreuve. </p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-3 is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained" style="font-style:normal;font-weight:600">
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<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est aussi cette leçon que porte le film : l&rsquo;art exige tout et ne pardonne rien. <em>Monsieur Aznavour</em> est bien plus qu’un biopic : c’est une ode à la poésie de Charles Aznavour, à son talent d’écrivain, à sa capacité à mettre en mots les désirs et les chagrins. C&rsquo;est aussi une leçon de musique et de littérature, sublimée par un casting parfait et une mise en scène sobre mais puissante.</p>



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		<title>Alain Pacadis, de la bio au roman : portrait d&#8217;un journaliste punk et gonzo à la française</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/alain-pacadis-de-la-bio-au-roman-portrait-dun-journaliste-punk-et-gonzo-a-la-francaise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Nov 2024 18:29:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37558</guid>

					<description><![CDATA[<p>On le croise dans les pages des romans d&#8217;Eva Ionesco ou Patrice Eudeline, qui étaient ses amis. On l&#8217;aperçoit de loin en loin dans le documentaire Des jeunes gens mödernes. En son temps, Alain « Paca » Pacadis fit plus que défrayer la chronique ; il en rédigea le cours, dans les rubriques de Actuel ou Libé, [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/alain-pacadis-de-la-bio-au-roman-portrait-dun-journaliste-punk-et-gonzo-a-la-francaise/">Alain Pacadis, de la bio au roman : portrait d&rsquo;un journaliste punk et gonzo à la française</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-livres-sur-Alain-pacadis.jpg" alt="" class="wp-image-37559" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-livres-sur-Alain-pacadis.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-livres-sur-Alain-pacadis-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-livres-sur-Alain-pacadis-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p class="wp-block-paragraph">On le croise dans les pages des romans d&rsquo;<a href="https://www.theartchemists.com/?s=eva+ionesco">Eva Ionesco</a> ou <a href="https://www.theartchemists.com/?s=eudeline">Patrice Eudeline</a>, qui étaient ses amis. On l&rsquo;aperçoit de loin en loin dans le documentaire <em><a href="https://www.theartchemists.com/documentaire-jeunes-gens-modernes/">Des jeunes gens mödernes</a></em>. En son temps, Alain « Paca » Pacadis fit plus que défrayer la chronique ; il en rédigea le cours, dans les rubriques de <em>Actuel</em> ou <em>Libé</em>, entre autres, avec une plume inspirée d&rsquo;adepte du gonzo. Camé jusqu&rsquo;à l&rsquo;os, alcoolisé jusqu&rsquo;aux cheveux, ce proto punk au visage ravagé a traîné sa longue silhouette dégingandée jusque dans les soirées du Palace, s&rsquo;autodétruisant méthodiquement jusqu&rsquo;à l&rsquo;heure d&rsquo;un trépas aussi tragique que mystérieux. Ce parcours hors normes, deux livres le racontent : <em><a href="https://lemotetlereste.com/musiques/alainpacadisnouvelleedition/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Alain Pacadis, itinéraire d’un dandy punk</a></em> et <em><a href="https://www.editionslatableronde.fr/alain-pacadis-face-b/9791037112453" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Alain Pacadis Face B</a></em>. Deux livres dont il faut croiser la lecture pour une vision plus juste de cette ombre qui n&rsquo;a rien du passé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Paca n&rsquo;est pas synthétisable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Qui était Alain Pacadis ? Punk, dandy, journaliste, chroniqueur, homo, drogué, dépressif, suicidaire, intellectuel, mélomane &#8230; Figure incontournable de la scène underground parisienne, Paca n&rsquo;est pas synthétisable, loin s&rsquo;en faut. Celui qui en parle le mieux selon moi, c&rsquo;est Musset : « <em>Regardez-moi ce petit corps maigre, ce lendemain d’orgie ambulant. Regardez-moi ces yeux plombés, ces mains fluettes et maladives, à peine assez fermes pour soutenir un éventail&nbsp;; ce visage morne, qui sourit quelquefois, mais qui n’a pas la force de rire. C’est là un homme à craindre&nbsp;?</em> » En décrivant son Lorenzaccio, Musset avait-il en tête qu&rsquo;il dressait avec un siècle et demi d&rsquo;avance le portrait craché d&rsquo;Alain Pacadis ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Inspiré par William S.Burroughs, Hunter S. Thompson, Lester Bang et autres chantres de la littérature gonzo, Pacadis a fait exploser les codes du journalisme traditionnel à la française pour ne plus relater mais vivre. Chez lui, pas de séparation nette entre l&rsquo;existence perso et l’écriture. Pacadis <em>vivait</em> ses chroniques de l&rsquo;intérieur et avec passion, traînant dans les clubs, les squats, les afters, les concerts, tout en écrivant des articles qui mélangeaient reportage, poésie punk et journal intime. Défoncé à l&rsquo;extrême, jamais il n&rsquo;a rendu un papier en retard. Lettré, cultivé, curieux, crade, paumé, en quête perpétuelle d&rsquo;amour, de reconnaissance, il avait tout du grand écrivain maudit, made in 70&rsquo;s.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Détecteur de pépites, découvreur de talents</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi s&rsquo;y intéresser ? S&rsquo;il ne fut pas au cœur même du générateur, il en observa le cours avec attention, passant le gué des Sixties pour plonger dans le marigot punk avant d&#8217;embrasser la folie des nuits disco. Sa route a croisé celle de nombreuses célébrités, des figures de proue de la nuit parisienne dans ce qu&rsquo;elle avait de plus dingue, de plus créatif, de plus avant-gardiste, de plus jusqu’au-boutiste. Yves Adrien, les Gazolines, Maud Molyneux, Marc Zermati, Jean-François Bizot, les Stinky Toys, Gainsbourg, Fabrice Emaer, on ne les compte plus, ceux qui firent partie de son cercle, qui furent ses proches.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Détecteur de pépites, découvreur de talents : véritable chien truffier musical, Paca va mettre en avant Suicide, Television, les Ramones, porter sur les fonds baptismaux médiatiques une bonne partie de la scène punk française avant de s&rsquo;adonner corps et âme au nichtclubbing, sillonnant nuit après nuit Bataclan, Bains Douches et autre Privilège. Tout cela et un bouquin plus tard, prometteur <em>Un jeune homme chic</em> édité en 1978, on retrouvera son corps étranglé dans un taudis de la rue de Charonne. En pleine épidémie de SIDA, alors que ses potes tombent comme des mouches, Paca une fois de plus se singularise en se faisant buter par son amant d&rsquo;alors.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un héros néo-romantique ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pareil personnage méritait bien de devenir un héros littéraire d&rsquo;envergure néo-romantique. Deux livres lui sont consacrés, qui valent largement le détour, véritables page-turner à compulser en une lecture exaltante et fiévreuse.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Signé Alexis Bernier et François Bruot, <em>Alain Pacadis, Itinéraire d’un dandy punk</em> est publié en 2018 aux éditions <a href="https://lemotetlereste.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Mot et le reste</a>. Objectif : raconter la vie de Paca en le replaçant dans son époque. Biographie précise et prenante, ce bouquin donne à voir, par-delà le destin du journaliste, le Paris underground des années 70-80 avec un luxe de détails, d&rsquo;anecdotes et de références. Débuts dans <em>Libération,</em> nuits passées à écumer les clubs parisiens et autres repaires de la scène alternative : l&rsquo;exposé est vivant, électrique, une porte d’entrée idéale dans une époque prolixe où tout était possible.</li>



<li><em>Alain Pacadis Face B</em> de Charles Salles sorti en 2023 aux <a href="https://www.editionslatableronde.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">éditions La Table ronde</a>, fait de Paca un héros de roman. Lunettes noires, cheveux collants, maigreur d&rsquo;échalas, le journaliste est saisi dès les premières lignes en train de danser sur la piste du Palace. A partir de cette transe, Salles déroule le fil d&rsquo;une vie racontée en mode introspectif,<strong> </strong>celle d&rsquo;un homme emporté, détruit par ses doutes, ses culpabilités, ses angoisses, ses excès, ses addictions. Anticonformiste, perdu dans ses contradictions, poursuivi par la mémoire d&rsquo;une mère vampirique et instable, bref Pacadis from inside, qui embrasse le mouvement punk comme une épiphanie, s’abîmera dans les modanités avant de disparaître de la plus glauque des manières, une nuit de décembre 1986.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Électron libre pour sûr. Damné, c&rsquo;est certain. Excentrique, au sens premier du terme. Chaotique, volontairement. Pacadis ne doit pas tomber dans l&rsquo;oubli ; ce serait la misère de trop. Ces deux ouvrages lui rendent hommage sans verser dans l’idolâtrie aveugle. Il s&rsquo;agit plus d&rsquo;interroger une énigme, un talent en perdition, alimenté/rongé par les spectres. Et d&rsquo;ensuite plonger dans ses écrits dont <em>Nightclubbing : Article 1973 &#8211; 1986</em>, publication posthume de ses chroniques pour en goutter toute la douceur amère.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Trouvaille Musique : Sam Sauvage</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/sam-sauvage-musique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Oct 2024 09:56:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Attention OMNI en vue du côté de Boulogne-sur-Mer ! On me signale un objet musicalement non identifié qui opérerait dans le nord de notre belle France, et aurait tendance à gagner du terrain sur l&#8217;ensemble du territoire. Attendez, attendez&#8230; Parlez plus fort dans l&#8217;oreillette&#8230; il s&#8217;agirait de&#8230; de ? Sam Sauvage ? Kalfon, Dutronc et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-sam-sauvage.jpg" alt="" class="wp-image-37415" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-sam-sauvage.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-sam-sauvage-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-sam-sauvage-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Attention OMNI en vue du côté de Boulogne-sur-Mer ! On me signale un objet musicalement non identifié qui opérerait dans le nord de notre belle France, et aurait tendance à gagner du terrain sur l&rsquo;ensemble du territoire. Attendez, attendez&#8230; Parlez plus fort dans l&rsquo;oreillette&#8230; il s&rsquo;agirait de&#8230; de ? Sam Sauvage ?</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/gUTaNiAiemk?si=2gAy1OM4JN-gqMZJ" title="Sam Sauvage - La Fin Du Monde (Clip Officiel)" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/gUTaNiAiemk?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/gUTaNiAiemk?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Kalfon, Dutronc et tous les autres ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une petite gueule adorable, la mèche en bataille, un faux air de Jean-Pierre Kalfon dans <em>Le déclic</em>, un côté « tête à claque » assumé, à 24 ans à peine, San Sauvage donne une impression de nonchalance qui évoquerait presque l&rsquo;aura débonnaire d&rsquo;un Jacques Dutronc période « Fille du père Noël ». Une filiation dangereuse à assumer pour la plupart, mais dans laquelle le loulou semble très à l&rsquo;aise. Il faut dire qu&rsquo;il compose/écrit/interprète depuis ses plus tendres années, et ça se sent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bref, son talent saute aux yeux et aux oreilles. Mais ce n&rsquo;est pas le tout d&rsquo;avoir du talent, encore faut-il en faire quelque chose. Adepte de Dylan, Gainsbourg, Bashung, Biolay, Lavilliers, Doherty ou de Pretto pour ne citer que ces prestigieuses références, Sam Sauvage puise aussi dans les vers de Baudelaire/Rimbaud/Verlaine (la triade maudite) afin de façonner une poésie musicale dynamico-ironique en diable, teintant l&rsquo;ensemble de nuances rock, pop, folk selon l&rsquo;humeur du moment.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/L7JHapGwS44?si=pI_8Ux-Cp7J6NLeU" title="Sam Sauvage - Dans La Bathroom (Clip Officiel)" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/L7JHapGwS44?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/L7JHapGwS44?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une certaine expérience de la chose</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de ses chansons, l&rsquo;amour bien sûr, l&rsquo;ennui aussi, le rapport épineux aux autres, les comportements décalés, la volonté de comprendre un monde qui se dérobe sans cesse, d&rsquo;y trouver sa place tout en flippant qu&rsquo;une fois trouvée, on ne s&rsquo;y encroûte. Contradictions multiples à l&rsquo;œuvre. Goguenard, Sauvage observe, décrit, incise. Se moque. Enfonce le clou. Appuie là où ça fait mal. Dixit l&rsquo;excellent « Paradis des cons ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ne pas s&rsquo;enfermer dans un style pour créer le sien propre : Sam Sauvage a tout compris, et c&rsquo;est probablement ce qui va assurer sa longévité dans une industrie musicale où les artistes kleenex abondent, explosant en vol après un premier album de moyenne qualité. Faussement poupin, Sauvage a pourtant déjà une certaine expérience de la chose, sur laquelle il a intelligemment capitalisé.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/3Bp5SHcF1dA?si=sI_tXHCrttQqjV14" title="Sam Sauvage - Le Paradis des Cons" width="1080" height="810" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/3Bp5SHcF1dA?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/3Bp5SHcF1dA?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le sens de la voix et de la scène</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Outre le sens des mots, il a une voix, un timbre, un organe. Or c&rsquo;est ce qui fait les grands artistes, les chanteurs d&rsquo;exception. Une voix qu&rsquo;il sait poser, moduler, dont il joue avec un plaisir certains au studio comme à la scène. La scène justement. Sam Sauvage en a un sens très sûr, emportant son audience avec ce « charisme de ouf » que les spectateurs/trices du Mazette ont su apprécier à sa juste valeur. Autant d&rsquo;atouts qu&rsquo;il a su faire fructifier au fil du temps.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une maman mélomane qui l&rsquo;initie au berceau, sa première gratte en pogne à 6 ans, l&rsquo;harmonica à 14 berge, un passage par le groupe Photomaton, Gaétan Drouot de Life on Mars Production qui le prend sous son aile en 2016, les tremplins IMAGINE des JM France, concours qu&rsquo;il gagne ce qui le propulse jusqu&rsquo;en Suède, un EP accouché en 2018, des morceaux, des lives&#8230; bref, Sam Sauvage a déjà un bagage bien rempli de réalisations notables et de belles promesses et qui ne demande qu&rsquo;à grossir encore. A suivre assurément !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour en savoir plus, suivez le <a href="https://www.instagram.com/samsauvageoff/?hl=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">compte Instagram de Sam Sauvage</a> ainsi que <a href="https://www.youtube.com/@SamSauvage/videos" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sa chaîne Youtube</a>.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>The Pale Blue Eye : E.A.Poe, proto Hercule Poirot ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-the-pale-blue-eye/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Jan 2023 11:47:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pardon pour ce titre alambiqué, mais c’est l’idée qui m’est très exactement venue en tête en visionnant le très attendu The Pale Blue Eye. Le film de Scott Cooper vient en effet de débouler sur la plateforme Netflix dans le sillage du sémillant Glass Onion. Difficile de ne pas faire le parallèle, tandis que Netflix [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/01/Devenez-un-pro-du-design-en-quel18-1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-35264" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/01/Devenez-un-pro-du-design-en-quel18-1.jpg" alt="film The pale Blue Eye" width="600" height="480" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/01/Devenez-un-pro-du-design-en-quel18-1.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/01/Devenez-un-pro-du-design-en-quel18-1-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/01/Devenez-un-pro-du-design-en-quel18-1-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;" align="justify"><span style="color: #000000;">Pardon pour ce titre alambiqué, mais c’est l’idée qui m’est très exactement venue en tête en visionnant le très attendu <i>The Pale Blue Eye. </i>Le film de<i> </i> Scott Cooper vient en effet de débouler sur la plateforme <a href="https://www.theartchemists.com/?s=netflix" target="_blank" rel="noopener">Netflix</a> dans le sillage du sémillant <i><a href="https://www.theartchemists.com/films-a-couteaux-tires-glass-onion/" target="_blank" rel="noopener">Glass Onion</a>.</i> Difficile de ne pas faire le parallèle, tandis que Netflix mise de plus en plus sur la recette gagnante du « whodunnit » à toutes les sauces.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/c2o8pH_u4ps" title="The Pale Blue Eye | Bande-annonce officielle VF | Netflix France" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/c2o8pH_u4ps?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/c2o8pH_u4ps?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Un binôme d’enquêteurs hors normes</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><i>Glass Onion</i> nous parachutait dans une île paradisiaque et ultra-connectée au cœur d’un week-end entre prétendus potes qui tourne mal ? Fidèle aux codes du genre, <i>The Pale Blue Eye </i>suit à peu près la même formule, à la différence que nous voici en 1830 aux États-Unis, à l’académie de West Point sous la neige d’un hiver sans pitié. Un des cadets de la prestigieuse institution militaire est retrouvé pendu, le cœur arraché. Soucieux d’éviter la panique et le scandale, les officiers en charge de l’établissement appellent en urgence Augustus Landor, enquêteur redoutable, à la fois contestataire et alcoolique notoire.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Ce flic aux méthodes innovantes pour l’époque va être aidé dans ses investigations par un jeune élève de West Point, un certain Edgar Allan Poe, militaire médiocre porté sur la boisson, pourtant intelligence vive, esprit libre, intellectuel pointu et poète en herbe. Le binôme va devoir fouiller dans le linge sale de l’académie et de ses pontes, pour confondre ce tueur qui s’acharne sur les futurs soldats d’élite, décimant les meilleurs d’entre eux avec une cruauté sans bornes, à moins qu’il ne s’agisse de les sacrifier à des forces obscures ? Bien sûr, les choses seront bien plus complexes qu’il ne semble de prime abord.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Énigme élégante et romantisme noir</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">D’autant que nos deux limiers ont de bonnes grosses valises de traumas, de deuils et de rancœur à porter, ce qui ne va guère leur faciliter la tâche. C’est d’ailleurs cette gestion des malheurs familiaux qui se trouve au cœur du livre de Louis Bayard, ici adapté dans des tonalités d’un bleu oppressant par Scott Cooper, à qui l’on doit, outre une carrière d’acteur fournie, la réalisation des films <i>Les Brasiers de la colère, </i><i>Affamés, </i><i>Hostiles</i> entre autres. Tout à fait honnête, <i>The Pale Blue Eye</i> se laisse regarder et déchiffrer comme une énigme élégante qui tire sur le romantisme noir.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Avec de nombreux clins d’œil à l’œuvre de Poe : le titre du livre et du film est extrait de la nouvelle « Le cœur révélateur », on peut également évoquer les poèmes « Lenore » et « Le corbeau », « La chute de la maison Usher ». Le propos du livre était de questionner la gestation du génie littéraire de Poe, l’origine de son style, son goût particulier pour le macabre. Le film met cette question au second plan pour se concentrer sur les tragédies subies par les deux héros et la relation qu’ils nouent, chacun investissant progressivement les secrets de l’autre. C’est fort dommage, car c’est justement le mystère du génie de Poe qui interpelle.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>À lire également :</strong></span></p>
<ul>
<li class="entry-title"><strong><a href="https://www.theartchemists.com/film-golem-tueur-londres/" rel="bookmark">Golem, le tueur de Londres : tueur en série mythique, intrigue alambiquée et élégance britannique</a></strong></li>
<li class="entry-title"><strong><a href="https://www.theartchemists.com/film-vidocq-pitof/" rel="bookmark">Vidocq : récit haletant et distorsions visuelles</a></strong></li>
<li class="entry-title"><strong><a href="https://www.theartchemists.com/alieniste-ange-tenebres-folie-femmes/" rel="bookmark">L’Aliéniste – L’ange des ténèbres : la folie des femmes ?</a></strong></li>
</ul>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Un E.A.Poe libertaire et visionnaire</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">D’autant que l’interprétation de Harry Melling laisse sans voix. L’interprète du sale gamin Dudley Dursley, le cousin obèse du héros dans la saga Harry Potter, est ici méconnaissable, osseux, livide, fiévreux. Impressionnant, il plante un E.A.Poe libertaire et visionnaire, amoureux maudit, fou de littérature, doux et emporté, surdoué qui ne trouve sa place nul part excepté dans la résolution de mystères et l’écriture de contes. Pour lui donner la réplique, un Christian Bale tout aussi déchiré et passionnel en détective fou de chagrin, mais décidé à découvrir la vérité.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">On notera également dans les rôles secondaires Gillian Anderson, Timothy Spall, Charlotte Gainsbourg, Toby Jones, Et un certain Robert Duvall en vieux spécialiste de la sorcellerie et de l’ésotérisme. Bref, un très beau casting, qui donne du relief à cette intrigue un brin conventionnelle, emboitant les pistes comme des poupées russes. Outre un travail pointu de l’image, une ascèse blanche et bleutée où même les flammes des bougies semblent blafardes, maladives et dangereuses, <i>The Pale Blue Eye</i> restitue avec une certaine pertinence l’atmosphère propre aux récits d’E.A.Poe, un des pères du récit horrifique et de la littérature gothique ainsi que du thriller et du « whodunnit », si l’on en croit l’inégalé « Double assassinat rue Morgue ». </span></p>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000000;">Et plus si affinités</span></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vous pouvez regarder le film <a href="https://www.netflix.com/fr/title/81444818" target="_blank" rel="noopener"><i>The Pale Blue Eye</i></a> sur Netflix.</span></p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/film-the-pale-blue-eye/">The Pale Blue Eye : E.A.Poe, proto Hercule Poirot ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Album : The Limiñanas &#038; Laurent Garnier – De pelicula – Because Music &#8211; 2021</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/album-the-liminanas-laurent-garnier-de-pelicula/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Sep 2021 15:26:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=34259</guid>

					<description><![CDATA[<p>On ne présente plus The Limiñanas. Ils reviennent dans nos chroniques musicales pratiquement depuis le début de l’aventure The ARTchemists en 2011, tissant un long fil conducteur psychédélique d’une régularité imperturbable malgré les heurs du temps. Leur secret ? Une imagination fertile quand il s’agit de raconter des histoires d’amours vaseuses, de planter des personnages de loosers [&#8230;]</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/album-the-liminanas-laurent-garnier-de-pelicula/">Album : The Limiñanas &#038; Laurent Garnier – De pelicula – Because Music &#8211; 2021</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/LIMINANAS-GARNIER-de-pelicula_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34260 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/LIMINANAS-GARNIER-de-pelicula_opt.jpg" alt="pochette de l'album De Pelicula de The Limiñanas et Laurent Garnier" width="600" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/LIMINANAS-GARNIER-de-pelicula_opt.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/LIMINANAS-GARNIER-de-pelicula_opt-288x288.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/LIMINANAS-GARNIER-de-pelicula_opt-494x494.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/LIMINANAS-GARNIER-de-pelicula_opt-188x188.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/09/LIMINANAS-GARNIER-de-pelicula_opt-70x70.jpg 70w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">On ne présente plus </span><a href="https://www.theartchemists.com/?s=liminanas&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">The </span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Limiñanas</span></span></a><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">. </span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">Ils </span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">reviennent dans nos chroniques </span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">musicales </span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">pratiquement depuis le début de l’aventure The ARTchemists </span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">en 2011</span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">, </span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">tissant </span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">un long fil conducteur </span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">psychédélique d’une régularité imperturbable malgré les heurs du temps. Leur secret ? </span></span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: 'Liberation Serif', serif; color: #000000;">Une imagination fertile quand il s’agit de raconter des histoires d’amours vaseuses, de planter des personnages de loosers glorieux.</span></li>
<li><span style="font-family: 'Liberation Serif', serif; color: #000000;">Le sens de la collaboration, avec un flair certain quand il s’agit de choisir les bons compagnons de jeu.</span></li>
</ul>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Liberation Serif', serif; color: #000000;">Nouvelle preuve de leur extrême compétence : leur fusion avec un Laurent Garnier particulièrement inspiré, et la naissance d’un ablum commun intitulé <i>De Pelicula</i>.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/_hP3O-eVxJE" title="Limiñanas / Garnier - Que Calor (feat. Edi Pistolas) (Edit) (Official Video)" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/_hP3O-eVxJE?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/_hP3O-eVxJE?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="font-family: 'Liberation Serif', serif; color: #000000;"><b>Intense, moite et mortel</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="font-family: 'Liberation Serif', serif; color: #000000;">« De pelicula », histoire de film qui roule tout seul vers l’abîme … ou le récit d’une passion sans lendemain entre le jeune Saul imbibé de musique et de cinéma et la encore plus jeune Juliette, pute et camée. Intense, moite et mortel : le couple ne tiendra pas les douze tracks d’un album somptueux, hallucinatoire, où le son psychédélique propre à Marie et Lionel gagne une nouvelle profondeur par la grâce des synthés et machinas d’un Laurent Garnier particulièrement inspiré pour scander cette incantation stoner.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/OvYF7Ex5mis" title="Limiñanas / Garnier - Saul (Official audio)" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/OvYF7Ex5mis?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/OvYF7Ex5mis?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="font-family: 'Liberation Serif', serif; color: #000000;"><b>Des saveurs venimeuses</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">Le mariage d’une </span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">électro</span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"> savamment ciselée et d’un rock seventies qui prend aux tripes, les textes à la Gainsbourg posés à froid sur des ritournelles entêtantes, le clin d’œil à Bashung sur « </span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">Au début c’était le début », </span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">l’ensemble de l’album sécrète des </span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">saveurs </span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">venimeuses, </span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">acides et amères </span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">à la fois : f</span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">ièvre, harcèlement, isolement, </span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">abandon</span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">, viol, drogue, meurtre, </span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;">la cavale des deux amants s’enchaîne dans une </span>ambiance lourde d’orage, sous une pluie chaude d’été, gluante, corrosive, venimeuse.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/tKlDUL4etwU" title="Promenade oblique" width="1080" height="810" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/tKlDUL4etwU?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/tKlDUL4etwU?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Une narration fatale mais irrésistible</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">La tragédie rôde dés le premier morceau, palpable, graduelle, amplifiée de chanson en chanson, murmurée comme un mantra, une malédiction dans « Ne gâche pas l’aventure humaine », véritable pierre angulaire de l’album, ou dans « Juliette » qui répète sans cesse « je ne voulais pas ». Le destin qui s’acharne … Guidés par les rythmiques de Garnier, The <span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Limiñanas</span></span> s’aventurent hors de leur zone de confort, leur habituelle nonchalance un brin ironique, leur détachement désabusé, pour se frayer un chemin dans une narration plus sombre, fatale mais néanmoins irrésistible.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour découvrir et savourer l’album <i>De Pelicula</i> de <a href="http://www.theliminanas.com/?fbclid=IwAR1kYTqJ1Gu90UZXEzxn668Dpd9BTDMNoRRZUy45Bl2GNOxhl453Cj30Hww" target="_blank" rel="noopener">The <span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Limiñanas </span></span></a><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">et <a href="https://www.laurentgarnier.com/" target="_blank" rel="noopener">Laurent Garnier</a>, consultez <a href="https://theliminanas.bandcamp.com/album/de-pel-cula" target="_blank" rel="noopener">le compte Bandcamp</a> du groupe.</span></span></span></p>
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		<title>Madame Claude de 1977 à 2021 : maîtresse femme ou guerrière triste ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/films-madame-claude/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Apr 2021 11:22:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous attendions le film de Sylvie Verheyde avec une certaine curiosité … et à peine visionné, nous avons revu la version de Just Jaeckin. Pas de doute : de 1977 à 2021, Madame Claude continue de fasciner et d’interroger, mais pas pour les mêmes raisons ni avec le même regard. Maîtresse femme et scènes coquines Inspiré [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/madame-claude_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-33746 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/madame-claude_opt.jpg" alt="affiche des films madame claude" width="600" height="392" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/madame-claude_opt.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/madame-claude_opt-288x188.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/madame-claude_opt-494x323.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Nous attendions le film de Sylvie Verheyde avec une certaine curiosité … et à peine visionné, nous avons revu la version de Just Jaeckin. Pas de doute : de 1977 à 2021, <i>Madame Claude</i> continue de fasciner et d’interroger, mais pas pour les mêmes raisons ni avec le même regard.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Maîtresse femme et scènes coquines</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Inspiré par la biographie <i>Allô oui</i>,<i> </i><i>Madame Claude</i> 1977 est signé par le réalisateur d’<i>Emmanuelle</i>. Forcément, il s’en dégage un certain <a href="https://www.theartchemists.com/?s=%C3%A9rotisme&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">érotisme</a>, magnifié par le regard d’un homme rompu à l’art de capter le corps de belles jouisseuses, soudainement libérées, souffle des seventies oblige. Pas de quoi fouetter un chat néanmoins, une malléole de ci de là, quelques toisons pubiennes, deux trois gémissements et le regard langoureux d’une Dayle Haddon ardente et offerte, tandis qu’elle découvre les charmes et les avantages de la <a href="https://www.theartchemists.com/?s=prostitution&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">prostitution</a> de luxe … et la dureté de la haute société.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Les sphères du pouvoir sont très présentes dans le film de Jaeckin qui place sa Claude au cœur d’un réseau puissant où hommes politiques et notables se côtoient, ainsi que flics, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=gangster&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">grands voyous</a> et barbouzes. Tous cherchent à étouffer une sale affaire de mœurs aux contours obscurs, mais avec comme fil directeur les filles de Claude … et les photos prises par un jeune journaliste avide de scoop. Des clichés compromettants qu’il faudra récupérer par tous les moyens. Et Claude, déjà poursuivie par le fisc, de se démener pour neutraliser le scandale.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Objectif : préserver son précieux et très lucratif négoce bien évidemment, et rester en vie. On appréciera l’interprétation de Françoise Fabian, aussi élégante que froide, qui compose une Madame Claude racée, calculatrice, maîtresse femme qui domine ses sens comme ceux des autres. Une parvenue élégante et indépendante, qui tient ces messieurs à distance pour conserver son bon sens et son autonomie, et qui sait jauger d’un coup d’œil les demoiselles qui postulent dans son écurie, éloignant les impulsives, les jouisseuses et les bourgeoises en mal de sensation.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Beaux décors, belles robes, beaux cadrages, un casting mêlant Murray Head, Klaus Kinski, Maurice Ronet, André Falcon … et <a href="https://www.theartchemists.com/?s=gainsbourg&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Gainsbourg</a> comme compositeur. Le tout se tient très bien, n’a que peu vieilli, et se laisse regarder de bonne grâce et une certaine nostalgie de ces temps finalement insouciants. La séquence du train n’a-t-elle pas engendré les premiers émois de centaines d’adolescent.es ? Et que dire de cette scène délicieuse où un magistrat travesti se laisse séduire par une call-girl habillée en Gavroche ?</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/R4L8ROwel6w" title="Madame Claude | Bande-annonce officielle | Netflix France" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/R4L8ROwel6w?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/R4L8ROwel6w?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>La maquerelle de la République</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Madame Claude 2021 : changement de braquet. 45 ans ont passé, le <a href="https://www.theartchemists.com/?s=sida&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">sida</a>, les <a href="https://www.theartchemists.com/?s=f%C3%A9minicide&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">féminicides</a>, la charge mentale … l’approche de Sylvie Verheyde s’en ressent. La réalisatrice avait déjà traité le sujet de la prostitution avec <i>Sex doll</i>, et sa lecture du parcours de Fernande Grudet aka Madame Claude suit un peu le même schéma. Femme d’affaire intraitable, sa Claude peine à cacher ses origines populaires sous un vernis de distinction que les bijoux et les robes de marque rendent encore plus bling-bling. C’est une femme amère qui nous parle, d’elle, de ses ambitions, de ses choix …</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Abandonner sa fille, fuir l’amour comme la peste, jouer les informatrices pour bénéficier de la protection des hautes autorités, police, RG … Tout tourne à peu près rond pour cette maquerelle de la République auto-proclamée, jusqu’à ce que déboule Sidonie, gamine issue de la très haute société, qui hait son père, son milieu, veut se prostituer par vengeance. Sidonie, à laquelle Claude s’attache, faiblesse fatale. Parce qu’elles partagent la même détresse, la même désillusion, des frustrations semblables … Sidonie, qui pourrait être l’enfant rêvée, la fille dont Claude aurait voulu.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Des guerrières tristes, fragiles ô combien, en manque d’amour, de reconnaissance. Karole Rocher, incisive Claude, dont l’élégance ne peut escamoter la fatigue, toujours nerveuse, sur la corde raide, l’insulte à la bouche, violente au besoin … Garance Marillier, Sidonie auto-destructrice, salie dés l’enfance … autour d’elles, des hommes d’une grande rudesse, menteurs, hypocrites, manipulateurs … exit le glamour de scènes érotiques langoureuses de Jaeckin ; ici les rapports sont violents, les coups partent. Fortunés, puissants, les clients de Claude payent pour faire mal.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">De fait, le film de Sylvie Verheyde évoque plus <i>La Dérobade</i> de Daniel Duval ou <a href="https://www.theartchemists.com/chaos-etre-femme-nest-pas-toujours-chose-facile/" target="_blank" rel="noopener"><i>Chaos</i></a> de Coline Serreau. Il donne à voir la difficulté pour une femme de conquérir son autonomie et d’accéder aux cercles décisionnels que du reste elle n’intègre jamais vraiment. Seules options de vie : le mariage, l’enfantement, la prostitution de soi puis d’autrui. Nous sommes dans les années 70, malgré la libération des mœurs, la femme demeure une mineure. Même indépendante, elle est larguée, enfermée dans un cercle dont on ne sait s’il est vicieux ou vertueux.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Thriller érotique réalisé par un homme en 1977, drame social tourné par une femme en 2021 : à cinquante ans d’écart, <i>Madame Claude</i> n’inspire plus les mêmes sensations, les mêmes réflexions. C’est ce décalage qui joue, cette mutation des regards, des logiques. Flamboyante dominatrice pour l’un, femme blessée pour l’autre … au final, savoir qui était vraiment Fernande Grudet importe peu. Il est beaucoup plus intéressant d’interroger la manière dont elle inspire encore les cinéastes et les auteurs : qu’on le veuille ou non, ce fut une proxénète. Rien de bien glorieux au final. Mais c’est l’image qu’on s’en fait qui est marquante. Aujourd’hui encore, cette mère maquerelle s’impose comme le reflet d’une époque, un autre mode de vie. Un mythe en devenir ? Un curseur permettant d’évaluer le changement des mentalités et des mœurs ? A vous d’en juger, mais pour sûr, vous ne regarderez pas ces deux films comme un simple divertissement.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités :</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vous pouvez voir <i>Madame Claude</i> de Just Jaeckin sur <a href="https://www.canalplus.com/charme/madame-claude/h/3478460_40099" target="_blank" rel="noopener">le site de Canal+</a>.</span></p>
<p><span style="color: #000000;">Vous pouvez regarder <i>Madame Claude</i> de Sylvie Verheyde sur <a href="https://www.netflix.com/fr/title/81381634" target="_blank" rel="noopener">le site de Netflix</a>.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le Serpent : bloody hippie trail  ou l’odyssée meurtrière de Charles Sohbraj</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-serpent-charles-sohbraj-netflix/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 17:17:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nouvelle pépite à inscrire dans le stock « serial killers » de la BBC et de Netflix, la série Le Serpent mérite largement les éloges de la presse. Pour tout dire, nous avons bingewatché la chose avec une indéniable fascination, et un intérêt poussé pour cette restitution aussi juste qu’opportune. Car les films et documentaires sur le [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/627783-le-serpent-la-nouvelle-mini-serie-de-netflix-avec-tahar-rahim-la-bande-annonce_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-33731 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/627783-le-serpent-la-nouvelle-mini-serie-de-netflix-avec-tahar-rahim-la-bande-annonce_opt.jpg" alt="affiche de la serie le serpent" width="496" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/627783-le-serpent-la-nouvelle-mini-serie-de-netflix-avec-tahar-rahim-la-bande-annonce_opt.jpg 496w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/627783-le-serpent-la-nouvelle-mini-serie-de-netflix-avec-tahar-rahim-la-bande-annonce_opt-238x288.jpg 238w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/627783-le-serpent-la-nouvelle-mini-serie-de-netflix-avec-tahar-rahim-la-bande-annonce_opt-408x494.jpg 408w" sizes="(max-width: 496px) 100vw, 496px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Nouvelle pépite à inscrire dans le stock « <a href="https://www.theartchemists.com/?s=serial+killer&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">serial killers</a> » de la BBC et de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=netflix&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Netflix</a>, la série <i>Le Serpent</i> mérite largement les éloges de la presse. Pour tout dire, nous avons bingewatché la chose avec une indéniable fascination, et un intérêt poussé pour cette restitution aussi juste qu’opportune. Car les films et documentaires sur le parcours de Charles Sobhraj sont aussi rares que son destin énigmatique et terrifiant.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Un assassin sur la hippie trail</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Aussi cette série de huit épisodes d’une heure chacun, scénarisée par Richard Warlow et Toby Finlay, tournée par Tom Shankland et Hans Herbots arrive à point nommé pour mettre en lumière la carrière d’un assassin charismatique mais ô combien dangereux, qui choisit l’Asie des années 70 comme terrain de chasse. Au lendemain du <a href="https://www.theartchemists.com/?s=summer+of+love&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Summer of love</a>, la jeunesse occidentale rêve d’Ailleurs psychotrope et mystique. La hippie trail attire des milliers de jeunes déambulant entre l’Inde, Bangkok et Katmandou, parfois pendant plusieurs années.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">A l’époque, pas de téléphone portable ni d’ordinateur, pas d’internet ni de réseaux sociaux. On part avec son sac à dos et ses travellers, seul, en couple ou en groupe, en laissant aux proches une adresse poste restante pour échanger par lettres, quand on peut. Le long du chemin, on se laisse porter par les opportunités, les rencontres. Dormir chez les uns, se droguer chez les autres … du pain béni pour un escroc comme Sobhraj qui dépouille les touristes trop confiants après les avoir shootés d’importance, quitte à les empoisonner au passage.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Serpent vs détectives amateurs</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Sohbraj qui fuit avec leurs biens et leurs passeports, passant d’un pays à l’autre en endossant leurs identités. Un vrai caméléon que ce serpent rusé qui va finir par dévorer ses proies pour éradiquer les témoins gênants … et affirmer sa toute puissance ? Escroc, assassin, manipulateur, psychopathe … voici un parfait mélange de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=ted+bundy&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Ted Bundy</a> et de Docteur Petiot, auquel Tahar Rahim prête un charme anxiogène dans une interprétation particulièrement efficace. A ses côtés dans le rôle de la compagne et complice de Sobhraj, une Jenna Coleman sous emprise, dont la composition oscille entre terreur, soumission et abandon.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et face aux diaboliques, un petit attaché d’ambassadeur hollandais, Herman Knippenberg, son épouse Angela, un diplomate belge, Paul Siemons, les Gires, un couple d’expats français … qui, chacun dans son coin, suivent la piste du Serpent sans même mesurer de quoi il retourne exactement. A partir d’une disparition déclarée à l’ambassade, d’un corps de femme en bikini retrouvé sur une plage paradisiaque, de deux cadavres à moitié incinérés, la traque se met progressivement en place, des années durant, avec les moyens du bord, pour ces détectives improvisés.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/EVciDIvAOmE" title="Le Serpent | Bande-annonce officielle VF | Netflix France" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/EVciDIvAOmE?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/EVciDIvAOmE?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Un coup de poker raté</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Nous sommes au terme des trente Glorieuses : si nombre de tueurs en série opèrent déjà à la surface du globe, on ignore le concept même, dont accoucheront les profileurs en devenir du FBI (dixit <a href="https://www.theartchemists.com/?s=mindhunter&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener"><i>Mindhunter</i></a>). Pas de fichiers partagés entre les polices, pas de données psychologiques, des contrées sous-développées où règnent la misère et la corruption … la guerre du Vietnam toute proche avec son lot d’horreurs et de réfugiés … des paramètres dont le Serpent sait profiter en virtuose, traversant les frontières avec aisance, polyglotte, affable … dans son élément.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Joueur. Avec une évidente délectation. Multipliant les évasions. Revenant en France après avoir purgé sa peine en Inde où ses geôliers le traitent en pacha. Accordant des interviews. Puis retournant au Népal après des années, où il perdra la liberté pour de bon sur un coup de poker raté. On lui attribue 18 victimes, mais combien au final en a-t-il tuées ? Le mystère demeure. A ce jour, Sobhraj finit sa vie dans un cachot de Katmandou. On serait curieux de connaître sa réaction en visionnant <i>Le Serpent</i>. Du regret ? De la fierté ?</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Psychopathe et musique psychédélique</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C’est la question qui demeure, récurrente face à ce type de production. Nécessaire pour comprendre, mais avec toujours ce risque d’ériger en héros, sinon en modèles, des sales types dont on ne comprend au final toujours pas les réelles motivations, encore moins la psyché sinistrée. De ce point de vue, <i>Le Serpent</i>, si il ne suit pas parfaitement l’’histoire de Sobhraj, dresse cependant un portrait de pervers narcissique manipulateur d’une rare justesse, en totale contradiction avec les paysages magnifiques où il commet ses méfaits.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et comme pour faire plus vrai encore, la bande originale souligne l’insouciance de l’époque avec ses fleurons psychédéliques, américains, thaïlandais ou français : « Fingerprint File » des Rolling Stones, « Katmandu » de Bob Seger &amp; The Silver Bullet Band, « Les cactus » de Dutronc … bref une BO qui colle à la peau, avec une saveur à la Scorcese ( « Jump into the fire » de Harry Nilsson échappé de <i>Good Fellas</i>), tout en jouant la carte du cynisme le plus total. « Le requiem pour un con » de Gainsbourg illustre le talent de manipulateur de Sobhraj, « Tous les visages de l’amour » d’Aznavour cache les cris du couple qu’on assassine dans la pièce voisine.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">L’ensemble constitue un sans faute, chamarré de couleurs, de clichés de voyage et de visions d’horreur. Un road movie parfait et un thriller haletant.</span></p>
<p align="justify">
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour voir <em>Le Serpent</em>, rendez-vous sur <a href="https://www.netflix.com/fr/title/80206099" target="_blank" rel="noopener">le site de Netflix</a>.</span></p>
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		<title>Le Paris de … : des grands esprits dans la Ville Lumière</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/livres-paris-grands-esprits-ville-lumiere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Mar 2021 11:19:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Paris, Ville Lumière, Ville plaisir … vitrine de la France pour les touristes fascinés, coeur du pouvoir et des intrigues … la capitale hexagonale depuis ses origines agit comme un aimant et un révélateur. Rien ne se fait, d’une vie amoureuse et d’une carrière, sans passer par Paris. Tous les grands hommes, artistes, scientifiques, politiques [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/03/le-paris-de_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-33630 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/03/le-paris-de_opt.jpg" alt="Le Paris de ..." width="600" height="480" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/03/le-paris-de_opt.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/03/le-paris-de_opt-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/03/le-paris-de_opt-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Paris, Ville Lumière, Ville plaisir … vitrine de la France pour les touristes fascinés, coeur du pouvoir et des intrigues … la capitale hexagonale depuis ses origines agit comme un aimant et un révélateur. Rien ne se fait, d’une vie amoureuse et d’une carrière, sans passer par Paris. Tous les grands hommes, artistes, scientifiques, politiques sont venus s’y installer pour gravir les échelons de la notoriété. Ils y ont fait leurs armes, y ont acquis la célébrité, y ont pris des coups terribles. C’est du reste le principe même du roman d’initiation à la française que de parachuter ses héros dans cette Babylone moderne.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Apprentissage délectable et douloureux</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Les plus volontaires, les plus rusés, survivront et vaincront, les autres partiront. Les auteurs ont raconté à longueur de pages cet apprentissage délectable et douloureux de codes sociaux retors, Balzac principalement dans sa Comédie Humaine, opposant province et capitale avec beaucoup d’acuité. Rien d’étonnant donc à ce qu’il apparaisse en majesté dans la collection « Le Paris de &#8230; » initiée par les éditions Alexandrines. A ses côtés, Zola, Baudelaire, Maupassant, Rimbaud, Apollinaire, Cocteau, Aragon Gide, Céline, Sagan, Simenon, mais aussi Picasso, Mitterrand, Gainsbourg … et plus récemment Napoléon dont nous célébrons cette année le bicentenaire de la mort.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/parigramme-paris-fete/" rel="bookmark">Parigramme : parce que Paris est une fête, racontons-la !!!</a></strong></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Un lien spécifique avec la capitale</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour chaque volume de cette passionnante approche, il s’agit d’interroger comment un jeune homme ou une jeune femme découvrent Paris, comment ils y prennent leurs marques, quels lieux ils privilégient … comment finalement se nourrissent-ils de cet environnement unique pour déterminer ce qu’ils veulent devenir et construire leur destin. Comment par la suite développent-ils un lien spécifique avec la capitale, entre moments de détentes et coups de tonnerre de l’Histoire ? Quels points clés de la ville vont marquer leur ascension ? Nourrir leur imaginaire ? Et quelles pensées traversent ces esprits géniaux au fil de ces balades ?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Mêlant biographie et récit de voyage, la collection « Le Paris de &#8230; » met en exergue la manière dont des créatifs s’imprègnent d’une ville aussi exceptionnelle. C’est aussi l’occasion de découvrir l’histoire de Paris différemment, de faire le lien entre les mutations d’un espace urbain et de ceux qui y vivent.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="https://www.alexandrines.fr/livres/le-paris-des-ecrivains/">https://www.alexandrines.fr/livres/le-paris-des-ecrivains/</a></p>
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		<title>Gainsbourg composé &#8211; Les hommes de l’ombre : l’exposition hommage du musée SACEM</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/exposition-gainsbourg-compose-musee-sacem/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Mar 2021 16:09:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a trente ans, l’homme à la tête de chou partait au Paradis. 2021 : les hommages se succèdent sur les timelines pour célébrer cet anniversaire, tous plus ou moins semblables. Que dire de plus sur Gainsbarre ? Les biographies sont légion, l’INA regorge d’archives, on ne parle même pas des discographies commentées, de l’ouverture imminente [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/03/Capture-du-2021-03-03-17-05-06_opt.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-33531 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/03/Capture-du-2021-03-03-17-05-06_opt.png" alt="exposition Gainsbourg musée sacem" width="600" height="395" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/03/Capture-du-2021-03-03-17-05-06_opt.png 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/03/Capture-du-2021-03-03-17-05-06_opt-288x190.png 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/03/Capture-du-2021-03-03-17-05-06_opt-494x325.png 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Il y a trente ans, l’homme à la tête de chou partait au Paradis. 2021 : les hommages se succèdent sur les timelines pour célébrer cet anniversaire, tous plus ou moins semblables. Que dire de plus sur Gainsbarre ? Les biographies sont légion, l’INA regorge d’archives, on ne parle même pas des discographies commentées, de l’ouverture imminente d’un musée installé rue de Verneuil, dans l’ancien home sweet home du chanteur. Qui fut aussi auteur et compositeur. Quoi que … et c’est là l’originalité de l’exposition virtuelle <i>Gainsbourg composé : les hommes de l’ombre.</i></span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Expertise pop</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Exposition virtuelle qui s’ajoute à la collection déjà riche du Musée SACEM, sous l’égide d’un Mathieu Alterman particulièrement inspiré. Journaliste passé par Canal+, LCI, Schnock, Le Point, France Info (je vais pas tous les faire, y en a long comme le bras), auteur plein d’humour et de justesse, documentariste, conférencier, survivant de onze années passées en maison de disques comme DA (exploit), fin connaisseur d’histoire musicale et de pop culture au point d’en enseigner les rudiments aux générations futures dans moult écoles supérieures, ce n’est rien de dire que le monsieur sait transmettre sa passion à son lecteur/auditeur/spectateur.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">J’en témoigne après une heure de conversation téléphonique avec cet enthousiaste qui n’en est pas à son coup d’essai en matière d’expo numérique. La SACEM a déjà fait appel à son expertise pour signer <i>Musique </i><i>e</i><i>t </i><i>p</i><i>ub : </i><i>ç</i><i>a </i><i>f</i><i>ait 50 </i><i>a</i><i>ns </i><i>q</i><i>ue </i><i>ç</i><i>a </i><i>d</i><i>ure !</i>, <i>Le punk français a 40 ans !</i>, <i>Hair – la folle histoire dune révolution sociale et musicale</i>. Avec toujours le même process : lui rédige les textes qu’il émaille d’exemples, de références, d’anecdotes, les documentalistes de la SACEM fouillent les dossiers pour détecter, numériser, mettre en page les documents qui illustreront au mieux son propos. Une collaboration joyeuse et féconde, qui comble cet amateur d’archives cachées … et d’angles d’analyse inédits.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>A lire également :</strong></span> <strong><a href="https://www.theartchemists.com/le-musee-sacem-musique-et-archives-a-gogo/" rel="bookmark">Le Musée SACEM : musique et archives à gogo !!!</a></strong></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Gainsbourg et ses arrangeurs</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Objectif : rendre cool la transmission du savoir. Pas évident vu l’infobésité actuelle, la perte d’attention de publics saturés de snack contents. Donc il faut jouer la carte du décalage, de l’humour, sans jamais rien sacrifier à la précision ni à la rigueur. D’où cette exposition hommage consacrée au rapport entre Gainsbourg et ses arrangeurs, ces fameux hommes de l’ombre, payés pour leurs collaborations, crédités sur les déclarations de la SACEM … mais qui n’apparurent jamais en temps que tels sur les pochettes d’albums. Et en souffrirent dans leur âme, au point de se brouiller avec un Gainsbourg obsédé par l’idée de connaître un succès qui lui a longtemps échappé.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Une autre surprise de cette exposition que d’apprendre le rapport complexe de l’artiste avec une célébrité qu’il ne conquit qu’après 20 ans de carrière. Plus poète que musicien, il multiplia les associations avec, je cite : Alain Goraguer (1958-1964), Michel Colombier (1965-1968), Jean-Claude Vannier (1969-1973), Jean-Pierre Sabard (1975-1981), puis les anglo-saxons Alan Hawkshaw (1973-1987), Sly &amp; Robbie (1979-1981) et Billy Rush (1984-1989). Un beau palmarès, dont l’exposition détaille les ressorts, les process et les rebondissements, apportant un éclairage nouveau sur certains chefs d’œuvre comme « Bonnie and Clyde », « Requiem pour un con », « Ballade de Melody Nelson », « je suis venu te dire que je m’en vais », « Sea, sex and sun » …</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Le socle du mythe ?</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">A chaque nouvel arrangeur, un nouveau style, une nouvelle thématique, un nouvel univers, une nouvelle manière de travailler à quatre mains … preuve que Gainsbourg savait flairer les tendances à venir, s’entourer des bonnes personnes et construire sa légende future. Si ces collaborations ne portèrent que tardivement leurs fruits, en passant notamment par le chemin de la musique de film, elles constituen aujourd’hui le socle du mythe. L’élément incontournable dans la créativité musicale d’un Gainsbourg auréolé de toutes les audaces. Un tabou que les ayant-droit ont voulu rompre, rendant à César ce qui appartient à César. Pour notre plus grand bonheur, puisque l’exposition donne à voir un autre visage de Gainsbarre, d’autres espaces d’inventivité, d’autres influences.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Mission accomplie donc pour Mathieu Alterman et la team documentaliste du Musée SACEM qui nous proposent une exposition riche d’informations, intelligemment orchestrée, dynamique, surprenante, ludique, où photographies, interviews, affiches alternent avec documents d’époque et textes explicatifs bien troussés. Au cœur de la démarche, le questionnement du génie gainsbourien, le décryptage étonnant d’une carrière pleine de surprises, et la conviction qu’il reste encore beaucoup de choses à découvrir sur cet artiste hors normes. Bref un régal intellectuel dont vous ne ferez pas l’économie.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Merci à Mathieu Alterman pour ses explications, son temps, son enthousiasme.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités </b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour visitez l’exposition <em>Gainsbourg composé : les hommes de l’ombre</em>, suivez <a href="https://musee.sacem.fr/index.php/ExhibitionCMS/ExhibitionCMS/ComplexExhibitions?id=3011"><strong>le lien</strong></a>.</span></p>
<p align="justify">
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