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	<title>drogue</title>
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		<title>Exposition GOTHIQUES — Louvre-Lens : monstres sublimes et cathédrales de feu</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/exposition-gothiques-louvre-lens-chronique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 12:06:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Expositions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vous pensiez que gothique = corsets noirs + visage blanc + crinière corbeau + crucifix + The Cure à fond ? Il est donc largement temps de faire un petit détour par le Louvre Lens pour remettre les pendules à l’heure. Le musée propose en effet un parcours intitulé Gothiques qui revient sur le mouvement historique, celui qui émerge vers 1140 avec l’abbé Suger à Saint-Denis pour finalement accoucher de cathédrales...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="450" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-expo-Gothiques.jpg" alt="affiche de l'expo Gothiques au Louvre lens" class="wp-image-38409" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-expo-Gothiques.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-expo-Gothiques-288x216.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-expo-Gothiques-494x371.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>Vous pensiez que gothique = corsets noirs + visage blanc + crinière corbeau + crucifix + The Cure à fond ? Il est donc largement temps de faire un petit détour par le Louvre Lens pour remettre les pendules à l’heure. Le musée propose en effet un parcours intitulé <em>Gothiques</em> qui revient sur le mouvement historique, celui qui émerge vers 1140 avec l’abbé Suger à Saint-Denis pour finalement accoucher de cathédrales pensées comme des fusées mystiques.</p>



<p>Cette esthétique — verticale, flamboyante, parfois hystérique, toujours sublime — a traversé les siècles pour continuer de nous hanter, encore et encore, dans l’art, la pop culture, la mode, l’architecture… et dans nos zones de fragilité.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="1 000 ans d&#039;art gothique dans l&#039;exposition Gothiques au Louvre-Lens" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/u2DPpFkSHPw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h1 class="wp-block-heading"><strong>Le gothique, une pulsation</strong></h1>



<p>Dès l’entrée, l’expo nous balance une vérité surprenante : le gothique n’est pas sombre ; bien au contraire, il est aveuglant, lumineux, vertical, obsessionnel. Sculptures dégingandées prêtes à s’envoler, anges filiformes exfiltrés d’un rêve fiévreux, gargouilles au faciès démoniaque, vitraux qui explosent au regard comme des néons avant l’heure, l’homme médiéval gothique a voulu toucher le ciel par tous les moyens. Quitte à se jouer de la conformité.</p>



<p>L’expo fait merveille sur un point : le gothique aime le corps, mais pas le corps lisse ; il préfère de loin les figures fendues, disloquées. Entre les Christ décharnés, les Vierges au sourire figé, les saints tordus par un drapé qui ne suit aucune anatomie, on comprend une chose : le gothique a inventé le baroque avant l’heure. Il aime le corps exagéré, expressif, presque fiévreux. Les images pieuses sont alors autant d’états d’âme sculptés, que nous découvrons vitrine après vitrine, artefact après artefact, dans toute leur intensité, sans filtres, sans écrans, sans excuses.</p>



<h1 class="wp-block-heading"><strong>Le gothique rayonnant : </strong><strong>une architecture visionnaire</strong></h1>



<p>Là où l’expo frappe fort, c’est dans sa manière de montrer la révolution architecturale du gothique. On parle souvent de voûtes sur croisées d’ogives, d’arcs-boutants… mais ce vocabulaire technique ne dit rien de l’expérience intérieure. Le Louvre-Lens nous rappelle que le gothique est une machine sensorielle : une cathédrale n’était pas un bâtiment, mais un dispositif pour altérer la perception.</p>



<p>En regardant les plans, les sculptures d’architecture, les maquettes, on comprend soudain pourquoi tant d’artistes, d’écrivains, de musiciens se sont sentis hériter de cette verticalité un peu folle. Le gothique est une véritable drogue optique.</p>



<h1 class="wp-block-heading"><strong>M</strong><strong>ode gothique&nbsp;: </strong><strong>r</strong><strong>etour de flamme au XXᵉ siècle</strong></h1>



<p>L’exposition regarde le passé pour mieux ouvrir une porte sur le présent : comment ce Moyen Âge incandescent est revenu dans nos cultures contemporaines&nbsp;?</p>



<p>On croise des échos dans</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la mode (McQueen, Rick Owens, Yohji Yamamoto : silhouettes noires, verticalité extrême),</li>



<li>la pop culture (Tim Burton, Nine Inch Nails, The Crow),</li>



<li>l’architecture néogothique (de House of Parliament aux campus américains).</li>
</ul>



<p>Le Louvre-Lens insiste sur ce point : le gothique n’est jamais mort. Il se métamorphose. C’est son super-pouvoir.</p>



<h1 class="wp-block-heading"><strong>Sous le vernis médiéval, le gothique parle de nous</strong></h1>



<p>Le plus beau dans cette exposition, c’est la sensation que le Moyen Âge n’est pas derrière nous.<br />Il est en nous : dans nos peurs (catastrophes, effondrements, fin du monde), dans nos obsessions (corps, verticalité, spiritualité, tech qu’on ne contrôle pas), dans nos architectures mentales (désir de transcendance, réalité en résistance).</p>



<p>Le gothique, c’est le moment où une société se regarde en face et dit : « ok, on ne comprend plus rien, alors construisons quelque chose qui nous dépasse. » Et ça, c’est d’une actualité brûlante. Ainsi l’exposition du Louvre-Lens nous jette le gothique au visage, comme une vérité ancienne que nous avons occultée. Esthétique de la vertigineuse clarté, elle porte une enseignement : quand l’homme a trop conscience de son caractère minuscule, de son immense fragilité, il se réfugie dans le grandiose pour oublier, transcender. Chaque époque, de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=mary+shelley">Mary Shelley</a> à aujourd’hui, invente des monstres sublimes et des cathédrales de feu pour survivre à ses propres tempêtes.</p>



<p>Pour en savoir plus et préparer votre vitrine, consultez le <a href="https://www.louvrelens.fr/">site du Louvre Lens</a>.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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			</item>
		<item>
		<title>Gothic : l’esprit romantique comme un cauchemar déjanté</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/gothic-film-ken-russell/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 11:41:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que Dauphine boucle son article sur le biopic Mary Shelley, je ne peux m’empêcher d’évoquer le sulfureux Gothic du non moins sulfureux Ken Russell. Dans la filmo du Monsieur, Tommy, The Devils, La Symphonie pathétique et j’en passe… une succession de longs métrages bien secouants pour ne pas dire frénétiques. Russell n’était pas tendre avec son public, aimant retourner les consciences. C’est le cas avec Gothic (1986) qui revient...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="450" height="606" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-Gothic.jpg" alt="affiche du film de Ken Russell Gothic" class="wp-image-38407" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-Gothic.jpg 450w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-Gothic-214x288.jpg 214w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-Gothic-367x494.jpg 367w" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" /></figure>



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<p>Alors que Dauphine boucle son article sur le biopic <em><a href="https://www.theartchemists.com/film-mary-shelley-2017-haifaa-al-mansour/">Mary Shelley</a></em>, je ne peux m’empêcher d’évoquer le sulfureux <em>Gothic</em> du non moins sulfureux <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ken_Russell">Ken Russell</a>. Dans la filmo du Monsieur, <em>Tommy</em>, <em><a href="https://www.theartchemists.com/film-diables-ken-russell/">The Devils</a></em>, <em>La Symphonie pathétique</em> et j’en passe… une succession de longs métrages bien secouants pour ne pas dire frénétiques. Russell n’était pas tendre avec son public, aimant retourner les consciences. C’est le cas avec <em>Gothic</em> (1986) qui revient sur la nuit dantesque où les mythes littéraires du vampire et du monstre de Frankenstein furent mis au monde, dans le sang et la douleur, cela va de soi.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Gothic (1986) ORIGINAL TRAILER [HD 1080p]" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/J_JQ8o2M68w?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Accoucher du pire récit d’horreur qui soit</h2>



<p>Été 1816&nbsp;: le poète Shelley, sa compagne Mary et la demi-sœur de celle-ci, Claire, rallient la Suisse et la villa Diodati où le grand auteur Lord Byron s’est réfugié pour échapper au scandale. Il faut dire que Mister Byron a une vie pour le moins dissolue. Grand amateur de dames (y compris sa demi-sœur, ce qui explique le scandale), ce nihiliste impénitent boit, se drogue, écrit, et invoque les esprits. A l’excès. Dans son sillage, sa ménagerie et le docteur Polidori, médecin dandy aux plaisanteries douteuses qui se réfugie dans la religion pour échapper à ses attirances homosexuelles.</p>



<p>Pas vraiment des modèles d’équilibre donc, idem pour Percy et sa belle-sœur. Au milieu de tout ça, Mary, éprouvée par l’instabilité de son compagnon et la récente perte de son enfant, tente de conserver un brin de stabilité mentale. Pas évident évident alors que le temps se détraque, qu’un orage épouvantable s’abat sur la villa, et que, pour passer le temps, on fait tourner les tables et se lance un challenge&nbsp;: accoucher du pire récit d’horreur qui soit. C’est cet accouchement que Russel va raconter, avec l’outrance qu’on lui connaît. Une outrance d’une rare justesse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre création et anéantissement</h2>



<p>Décors baroques, visions cauchemardesques, courses folles dans des combles et des caves sordides où grouillent la vermine, nos quatre loulous vont jouer à se faire peur. Et ils vont aller trop loin. Bien trop loin. Dans ces pièces truffées d’armures et d’automates, où les ombres enragées par la tempête trompent les esprits embués par la drogue et l’alcool, il est facile d’imaginer le pire. Et d’exacerber ses obsessions, ses peurs viscérales. C’est cette étincelle créatrice flirtant avec l’anéantissement que Russell traque, dans le sillage d’interprètes hallucinés et particulièrement convaincants.</p>



<p>Gabriel Byrne en Byron nonchalant et malsain, Julian Sands en Shelley désaxé et perdu, Natasha Richardson en Mary Shelley rongée d’angoisse et de culpabilité, Myriam Cyr en Claire hystérique, Timothy Spall en Polidori autodestructeur&nbsp;: le quintet est mené de main de maître par un réalisateur particulièrement doué quand il s’agit de représenter la démesure, la folie. Or peut-on engendrer ces deux monuments de la culture pop cités plus haut sans passer par la case dinguerie absolue&nbsp;? Et l’annihilation&nbsp;complète&nbsp;?</p>



<p>Russell ne pose pas la question, il apporte une réponse qui fait frémir. L’atmosphère poisseuse du film, ce sentiment d’évoluer dans un rêve bizarre virant en une seconde au cauchemar (le célébrissime tableau <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Cauchemar_(F%C3%BCssli,_D%C3%A9troit)">Le Cauchemar</a></em> de Füslli préside à cette résidence d’artistes qui a tout de l’escape game horrifique), la vision prophétique du destin funeste de ces génies voués au chagrin et au trépas… Outre la naissance de deux créatures littéraires mythiques, le film donne ainsi à ressentir ce que l’esprit romantique portait en soi de macabre, de morbide, de sombre. Et de génialement provocateur, de totalement innovant, de complètement intense.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>« Grand Amour » d’Eva Ionesco : un ange sur les marches du Palace</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/eva-ionesco-grand-amour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Jul 2025 15:36:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après Innocence et Les Enfants de la nuit, Eva Ionesco accouche d’un magnifique Grand Amour qui clôt le triptyque consacré à son enfance martyre. Au cœur de ce récit aux accents poétiques poignants, Charles, apparu dans les dernières lignes de l’opus précédent, un ange posé sur les marches du Palace. Une voie vers l’émancipation C’est là qu’on le retrouve, au début de ce conte amoureux d’une grande fraîcheur. Fraîcheur qui...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="377" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-grand-amour-eva-ionesco.jpg" alt="" class="wp-image-38141" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-grand-amour-eva-ionesco.jpg 377w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-grand-amour-eva-ionesco-181x288.jpg 181w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/07/The-ARTchemists-grand-amour-eva-ionesco-310x494.jpg 310w" sizes="auto, (max-width: 377px) 100vw, 377px" /></figure>



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<p>Après <em><a href="https://www.theartchemists.com/eva-ionesco-innocence-alice-au-pays-des-tourments/">Innocence</a></em> et <em><a href="https://www.theartchemists.com/livre-les-enfants-de-la-nuit-eva-ionesco/">Les Enfants de la nuit</a></em>, <a href="https://www.instagram.com/ionescoeva/">Eva Ionesco</a> accouche d’un magnifique <em>Grand Amour</em> qui clôt le triptyque consacré à son enfance martyre. Au cœur de ce récit aux accents poétiques poignants, Charles, apparu dans les dernières lignes de l’opus précédent, un ange posé sur les marches du Palace.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une voie vers l’émancipation</h2>



<p>C’est là qu’on le retrouve, au début de ce conte amoureux d’une grande fraîcheur. Fraîcheur qui tranche avec le cynisme des romans précédents, comme une preuve littéraire de rédemption en marche. Car c’est ce que <a href="https://www.instagram.com/serruyacharles/?hl=fr">Charles Serruya</a> fut et fit : un ange œuvrant sans répit et avec une loyauté sans faille à la rédemption de la petite Eve souillée depuis le berceau par la folie d’une mère ogresse.</p>



<p>Cette dernière ici s’estompe, distancée, écartée par la lumière de cet amour si pur, si vrai, si fort. Un amour qui se déploie dans un Paris nocturne voué à la fête et aux excès&nbsp;; malgré la drogue, malgré les passages en centre de placement pour mineurs de la DDASS, cet amour tient, se renforce, se construit. Non comme un avenir mais comme une voie vers l’émancipation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Paul et Virginie à l’heure du clubbing triomphant</h2>



<p>Une passerelle vers la liberté, une parenthèse enchantée, éphémère mais durable, immuable. De page en page, Eva, adolescente de treize ans, cautérise ses plaies d’enfance sous l’oeil attendri d’Eva adulte. Un œil attendri certes mais toujours aussi précis&nbsp;: les souvenirs s’enchaînent qui racontent cette passion lumineuse et donnent à voir l’univers si particulier des fiestas d’alors.</p>



<p>Christian Louboutin, Edwige, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=alain+pacadis">Alain Pacadis</a>, Pierre et Gilles, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=lagerfeld">Lagerfeld</a>, Paquita… tous se croisent, échangent, créent, se disputent, se cament, font les fous, tandis qu’au premier plan Eva et Charles s’aiment. Rien de sordide dans leur relation, ce ne sont pas des doublons de Sid et Nancy, mais leurs opposés. Quelque chose de Paul et Virginie à l’heure du clubbing triomphant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Faire patte de velours</h2>



<p>Deux ovnis qui se rencontrent et fusionnent, avec en partage le goût pour la poésie, la grande littérature, le cinéma d’auteurs, la musique rock et les folles soirées sur les dancefloors. Une fois de plus, on est frappé par la maturité de cette gamine grandie trop vite et qui galope après une pureté enfantine qu’elle ne retrouvera jamais, parce qu’on l’en a privée à peine venue au monde.</p>



<p>Mature, lucide, femme dans un corps d’adolescente pulpeuse, Eva face à Charles perd de sa brutalité, son langage s’adoucit, la petite harpie qui crachait son venin pour se protéger de sa mère et du monde fait ici patte de velours, se love contre ce garçon qu’elle considère comme son homme, et découvre les merveilles du monde, Venise, New-York, l’Égypte &#8230; et puis Paris.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Zones de protection</h2>



<p>L’autre grand amour d’Eva. Paris, ses rues, ses nuits, son souffle, son rythme, sa respiration. Eva Ionesco a une manière unique de décrire ce Paris qu’elle adore, dont elle connaît chaque rue, chaque quartier et qui pourtant n’a jamais cessé de la surprendre, de l’émerveiller, aujourd’hui encore. L’amant et la ville ici se confondent, comme deux zones de protection, deux safe spaces.</p>



<p>Des espaces de vie, où évolue la femme adulte et la petite fille blessée qui sommeille toujours en elle. Des espaces de résilience également, que l’autrice chérit avec tendresse, sacralise. Charles, toujours demeurera ce grand amour salvateur, cet ange protecteur, ce regard qui sécurise, encourage. Aujourd’hui encore, en dépit du temps qui passe, des séparations, il est là, présent. Complice.</p>



<p>Cette complicité amoureuse qui perdure quand les sentiments se transforment, c’est ce qu’Eva Ionesco arrive à transmettre à demi mot, subtilement. Après la violence à l’oeuvre dans les deux premiers tomes de son autobiographie, <em>Grand Amour</em> s’impose comme un moment de très grande douceur, de réconciliation, un instant de grâce simple et magique à la fois, qui échappe à la niaiserie des faux sentiments, des attirances factices pour interroger ce qui fait la puissance d’un attachement sincère.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>The Night Of : voyage au coeur des ténèbres judiciaires américaines</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/night-of-serie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Mar 2025 12:32:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37901</guid>

					<description><![CDATA[<p>Savoir faire de HBO + scénario pour le moins alambiqué + esthétique particulièrement glauque = The Night of. Inspirée du très britannique Criminal Justice diffusé en 2008, The Night Of (2016) propose une version new-yorkaise de ce thriller judiciaire prenant sur fond de féminicide sanglant et de racisme primaire. Moins de 24 heures pour sceller un destin Tâchons de pitcher la chose sans spoiler : Nasir Khan (Riz Ahmed) est un...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<p>Savoir faire de HBO + scénario pour le moins alambiqué + esthétique particulièrement glauque = <em>The Night of</em>. Inspirée du très britannique <em>Criminal Justice</em> diffusé en 2008, <em>The Night Of</em> (2016) propose une version new-yorkaise de ce thriller judiciaire prenant sur fond de féminicide sanglant et de racisme primaire.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="The Night Of - Trailer - Official HBO UK" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/Z5uv7_ysu9M?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Moins de 24 heures pour sceller un destin</h2>



<p>Tâchons de pitcher la chose sans spoiler : Nasir Khan (<a href="https://www.instagram.com/rizahmed/?hl=fr">Riz Ahmed</a>) est un jeune étudiant d’origine pakistanaise, issu d’une famille modeste qui vit dans le pourtour de New-York. Un soir, Nasir emprunte discrètement et sans autorisation le taxi de son père pour se rendre à une soirée étudiante. En cours de route, une jeune fille monte dans le taxi. S’ensuit une folle nuit d’amour ponctuée d’alcool et de drogue. Problème (gros problème) : au petit matin, Nasir se réveille dans la cuisine de sa conquête, conquête qui gît poignardée dans son lit au premier étage dans une mare de sang.</p>



<p>Incapable de se souvenir de quoi que ce soit, complètement paniqué, Nasir s’enfuit, laissant autour de lui nombre de traces, emportant au passage le couteau qui a visiblement servi à tuer la demoiselle. Et il est arrêté à quelques mètres de là, au volant du taxi de son père, pour une infraction bénigne. Mais très vite, les policiers vont comprendre qu’il est mêlé à ce meurtre atroce. Et de là à l’inculper d’assassinat, il n’y a qu’un pas, très vite franchi. En moins de vingt-quatre heures, le sort du jeune homme semble scellé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le grain de sable dans la mécanique</h2>



<p>Or dans toute mécanique de ce genre, il y a un grain de sable. Ici, le grain de sable s’appelle Jack Stone (<a href="https://www.instagram.com/_john_turturro__/?locale=fr&amp;hl=en">John Turturro</a>), un avocat sans grande envergure, rongé de psoriasis et d’allergies, qui écume les commissariats du secteur en quête de clients à faire sortir rapidement : vols, racolages, dealers, son quotidien, ce sont des infractions mineures. Mais avec Nasir, il s’agit d’une histoire de meurtre avec, à la clé une condamnation à la prison à perpétuité. L’enjeu est d’autant plus important que Nasir est victime d’un racisme anti-musulman particulièrement malsain, que toutes les preuves l’accablent, et qu’il cache un passé pour le moins complexe.</p>



<p>Et puis il y a les requins qui naviguent autour de ce dossier : un flic proche de la retraite et désireux de découvrir la vérité, une procureure tenace et convaincue, une avocate qui voit là l’occasion de se faire une réputation, un taulard en mal de rédemption, entre autres. Jack Stone va devoir ruser pour continuer de protéger ce jeune client pas si naïf qu’il paraît au premier abord et dont on questionne sans cesse la culpabilité. Les scénaristes <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Price_(sc%C3%A9nariste)">Richard Price</a> (auteur notamment du roman <em>Clockers ) </em>et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Steven_Zaillian">Steven Zaillian</a> (oscarisé pour <em>La Liste de Schindler</em>), en vétérans aguerris de l’écriture télévisuelle et cinématographique, jouent ici brillamment avec les nerfs des personnages et du public.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un réalisme saisissant</h2>



<p>Un jeu de lenteur, d’introspection. Gros plans sur les regards, les visages. Le premier épisode égrène les secondes de cette longue nuit, l’attente interminable au poste, en cellule. La sidération, l’anxiété, l’incompréhension, le doute. Dans les yeux de Nasir, on lit l’effroi : que va-t-il advenir de lui ? Tandis qu’il mesure l’ampleur du désastre ? Qu’il comprend petit à petit que sa vie vient d’imploser ? A-t-il massacré cette pauvre fille pour qui il a éprouvé plus que de l’attirance ? Sinon qui ? Quid de sa survie dans un milieu carcéral où le viol et le meurtre de femme sont considérés comme inacceptables et punis de mort par des codétenus d’une rare sauvagerie ?</p>



<p>Le rythme des séquences de ce récit sombre ô combien alterne entre moments de calme et montées en tension, créant une atmosphère oppressante où chaque choix peut mener à la catastrophe. Le tournage a été marqué par une volonté de réalisme saisissant. New York constitue un personnage à part entière, avec ses rues bruyantes, ses quartiers délabrés, ses commissariats oppressants, ses tribunaux froids, ses prisons sans âme. L’esthétique de la série, grise et sombre, rend parfaitement compte de la déshumanisation d’un système judiciaire, sinon corrompu, du moins très imparfait.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-fa28844be7daf10e816a90d82ebdaa29" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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</ul>
</div></div>



<p>Car personne ne sortira indemne de cette histoire. En mal comme en bien. C’est l’autre intérêt de la série que de souligner les remises en cause que chaque personnage doit assumer, embrasser. L’onde de choc sera immense pour tous y compris pour le spectateur qui ressort de la série défait, secoué, impacté. Et certainement beaucoup plus nuancé sur son rapport à la vérité, aux évidences, aux convictions toutes faites.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Sissi et moi : une impératrice sans crinoline</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/sissi-moi-film/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Mar 2025 11:26:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37891</guid>

					<description><![CDATA[<p>Vous en étiez resté.e à la Sissi en crinoline pastel plantée par une Romy Schneider souriante et fragile ? Zappez, il y a du nouveau ! Réalisé de main de maître par la cinéaste Frauke Finsterwalder, Sissi et moi (Sisi &#38; Ich dans la langue de Goethe) dépoussière le mythe de la gracile souveraine inféodée à sa puissante et impériale belle-famille pour planter le portrait d’une femme en quête de liberté absolue....</p>
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<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Vous en étiez resté.e à la Sissi en crinoline pastel plantée par une Romy Schneider souriante et fragile ? Zappez, il y a du nouveau ! Réalisé de main de maître par la cinéaste <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Frauke_Finsterwalder">Frauke Finsterwalder</a>, <em>Sissi et moi</em> (<em>Sisi &amp; Ich </em>dans la langue de Goethe) dépoussière le mythe de la gracile souveraine inféodée à sa puissante et impériale belle-famille pour planter le portrait d’une femme en quête de liberté absolue. Quitte à flirter avec le désastre.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="SISSI &amp; MOI Bande Annonce (2023) Sandra Hüller, Biopic" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/r0BU9vss6dg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une femme complexe</h2>



<p>Un petit pitch. Nous sommes à la fin du XIXᵉ siècle. Extraite de sa Hongrie natale, la comtesse <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Irma_Szt%C3%A1ray_de_Szt%C3%A1ra_et_Nagymih%C3%A1ly">Irma Sztáray</a> est sélectionnée pour devenir dame d&rsquo;honneur de l&rsquo;impératrice <a href="https://www.nationalgeographic.fr/histoire/europe-autriche-hongrie-elisabeth-sissi-imperatrice-anticonformiste-royaute-histoire">Élisabeth d&rsquo;Autriche</a>. Réfugiée dans un palais en Grèce, cette dernière mène sa vie loin des codes étouffants d’une Cour viennoise qu’elle abhorre. A son contact pour le moins surprenant, Irma va découvrir cette femme complexe, exigeante, cruelle mais attachante, en profonde souffrance psychique.</p>



<p>Paradoxalement, bien que soumise aux caprices d’une Sissi pour le moins névrosée, la dame de compagnie va également découvrir ce qu’est l’émancipation. Le lien qui se tisse entre elles deux s’avère puissant, excédant les limites de l’amitié pour devenir une forme d’amour qui ne dit pas son nom. Confrontée à la douleur psychique qui dévore «&nbsp;son&nbsp;» impératrice, Irma va tout faire pour la protéger, la sauver d’elle-même, la libérer de ces tourments qui la tuent à petit feu. Jusqu’à la dernière seconde et au-delà.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une fuite en avant</h2>



<p>Ce n’est rien de dire que Frauke Finsterwalder démolit avec une certaine jubilation l’image d’Épinal d’une Sissi en crinoline, toute mignonne et humble victime de la cruauté de son rang. Élisabeth d&rsquo;Autriche (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Susanne_Wolff">Susanne Wolff</a>) apparaît ici dans toute sa contradiction, séductrice, cruelle, curieuse, bornée, créatrice, révoltée ô combien, borderline également, pourrait-on dire. Éloignée du cœur du pouvoir et d’un mari qu’elle aime mais dont elle ne supporte plus les caresses, elle s’astreint à un régime qui frôle l’anorexie.</p>



<p>Son quotidien mêle des formes subtiles de masochisme et de sadisme, dans une atmosphère particulièrement malsaine, qui a tout de la dérive, de la fuite en avant. Et elle impose ce mode de vie à des suivantes qu’elle a recrutée très spécifiquement pour tenir ce rythme infernal. Face à elle, Irma (<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sandra_H%C3%BCller">Sandra Hüller</a>) fait son initiation à la vie intellectuelle et amoureuse. Une sorte de coming-out qui ira jusqu’au sacrifice ultime.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Libérer les corps et les esprits</h2>



<p>Faisant écho au très dynamique et tout aussi malsain <em><a href="https://www.theartchemists.com/film-corsage/">Corsage</a></em> de Marie Kreutzer, <em>Sissi et moi</em> enfonce le clou. Drogue, vomissements, comportements extrêmes, la Sissi de Finsterwalder est une emmerdeuse de façade, qui cache une profonde faille narcissique, un besoin d’amour quasi vampirique. La vieillesse la terrorise, la solitude aussi. Autour d’elle, des servantes dévouées, qui l’idolâtrent, la suivent dans ses délires. Seule Irma, ingénue qu’elle est, saura pénétrer les méandres de cette âme torturée.</p>



<p>Et remédier à cette douleur, de manière radicale. L’amour à mort, en somme, dans cette relation queer sur fond de paysage méditerranéen paradisiaque. Un petit mot des costumes, superbes, qui soulignent la libération des esprits et des mœurs par celle des corps débarrassés des corsets et des jupons. Costumes d’hommes, amples chemises, le refus du diktats de la mode impériale constitue un véritable manifeste féminisme, un appel à la modernité, à l’égalité des genres dans l’accomplissement du quotidien, l’épanouissement de l’être.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Une affaire très française &#8211; La Prédation : histoires d&#8217;abus au cœur du cinéma français</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/livres-predation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Dec 2024 12:50:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>#meetoo : un hashtag, une expression, et derrière tant de souffrances tues, de douleurs ravalées, dont on n&#8217;imagine guère l&#8217;intensité et la profondeur, si soi-même, on n&#8217;a pas subi le harcèlement. Et puis il y a le point de vue de l&#8217;agresseur : qu&#8217;est-ce qui fait vriller, jusqu&#8217;où ? Pourquoi dans un cas comme l&#8217;autre, est-ce intolérable ? C&#8217;est ici que la lecture croisée d&#8217;Une affaire très française de Raphaëlle...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/12/the-artchemists-une-affaire-tres-francaise-la-predation.jpg" alt="" class="wp-image-37664" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/12/the-artchemists-une-affaire-tres-francaise-la-predation.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/12/the-artchemists-une-affaire-tres-francaise-la-predation-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/12/the-artchemists-une-affaire-tres-francaise-la-predation-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>#meetoo : un hashtag, une expression, et derrière tant de souffrances tues, de douleurs ravalées, dont on n&rsquo;imagine guère l&rsquo;intensité et la profondeur, si soi-même, on n&rsquo;a pas subi le harcèlement. Et puis il y a le point de vue de l&rsquo;agresseur : qu&rsquo;est-ce qui fait vriller, jusqu&rsquo;où ? Pourquoi dans un cas comme l&rsquo;autre, est-ce intolérable ? C&rsquo;est ici que la lecture croisée d&rsquo;<em>Une affaire très française</em> de Raphaëlle Bacqué et Samuel Blumenfeld, et <em>La Prédation</em> de Caroline Ducey s&rsquo;avère particulièrement appropriée et évocatrice. D&rsquo;un côté, le parcours d&rsquo;un acteur français célèbre pour ses rôles, sa faconde et ses manières pour le moins lestes, de l&rsquo;autre une actrice violée durant une scène tournée par une réalisatrice et qui jamais ne s&rsquo;en est remis. Au final : deux perspectives saisissantes sur les abus de pouvoir, les dérives dans le milieu du cinéma français, les traumatismes occasionnés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Une affaire très française</em></h2>



<p>Publié en mars 2024, ce livre d&rsquo;enquête retrace l&rsquo;ascension fulgurante, la carrière solaire et la chute de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rard_Depardieu" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gérard Depardieu</a>, figure emblématique, monstre sacré du cinéma français. <a href="https://www.theartchemists.com/?s=raphaelle+bacqu%C3%A9">Raphaëlle Bacqué</a> et Samuel Blumenfeld relatent cette trajectoire par le menu, avec un style enlevé et accrocheur, jamais racoleur cependant. Ils dévoilent des incidents longtemps tus, des scandales étouffés, l&rsquo;aveuglement complice du milieu cinématographique face aux comportements problématiques d&rsquo;un comédien qui flirte avec les limites du convenable, n&rsquo;a que faire du consentement.</p>



<p>Les deux auteurs explorent par ailleurs ses relations controversées avec des figures politiques internationales plus que douteuses, offrant ainsi un tableau sidérant d&rsquo;une carrière à la fois flamboyante et particulièrement borderline. L&rsquo;industrie du cinéma n&rsquo;en sort guère grandie qui tolère, ferme les yeux, tandis que jeunes actrices et petites mains des tournages subissent les assauts et les insultes de la star. C&rsquo;est cette condescendance notamment qui frappe les esprits, laisse le lecteur abasourdi.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>La Prédation</em></h2>



<p>Avec<em> La Prédation</em>, nous changeons de point de vue pour embrasser celui de la victime. Dans cet essai autobiographique publié en août 2024, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Caroline_Ducey" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Caroline Ducey</a> revient sur le tournage du film <em>Romance</em> (1999) de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Catherine_Breillat" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Catherine Breillat</a>. Elle y révèle avoir subi une agression sexuelle lors d&rsquo;une scène, accusant la réalisatrice d&rsquo;avoir orchestré cette violence pour le bien de son film, la mise en valeur de son propos. Ducey décrit notamment comment ses préoccupations concernant des scènes explicites ont été minimisées, menant à une expérience traumatisante où des actes non consentis ont été filmés.</p>



<p>Elle souligne également la manipulation et la pression exercées pour la convaincre de participer à des scènes non prévues contractuellement, les conséquences terribles du choc subi, la descente aux enfers de la drogue, la lente remontée vers la lumière. Une carrière d&rsquo;actrice désormais indissociable de la scène traumatique en question, l&rsquo;obligation de se tourner vers d&rsquo;autres activités, l&rsquo;écriture surtout, salvatrice. Difficile de rester de marbre en parcourant ces lignes, de ne pas penser à <a href="https://www.theartchemists.com/maria-schneider-hommage-biographique/">Maria Schneider</a> ou <a href="https://www.theartchemists.com/?s=eva+ionesco">Eva Ionesco</a>, deux autres victimes de cette mentalité du « tout pour l&rsquo;oeuvre » qui écrase les individus comme un rouleau compresseur.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-5fb4603a1d6b15c8e76462c159e3f328" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p>À lire également</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-she-said/">She said : face à un prédateur sexuel et au système qui le protège</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-scandale/">Scandale : « Tu veux réussir ? Écarte les cuisses, ne fais pas de vagues et souris. »</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/affaire-johnny-depp-amber-heard/">La fabrique du mensonge – Affaire Johnny Depp – Amber Heard : autopsie d’un lynchage orchestré</a></li>
</ul>
</div></div>



<p>Bien que distincts dans leur approche, ces deux livres mettent en lumière de véritables abus de pouvoir, totalement banalisés au cœur de l&rsquo;industrie du cinéma français. Analyse journalistique ou témoignage personnel, chaque ouvrage explore la vulnérabilité des femmes au sein de cet univers qui ne protège pas, ne soutient jamais, si ce n&rsquo;est les agresseurs dont la célébrité sert de bouclier. <em>Une affaire très française</em> et <em>La Prédation </em>donnent à voir les mécanismes qui favorisent les abus dans l&rsquo;industrie cinématographique ; ce faisant, les deux ouvrages soulignent l&rsquo;urgence de briser le silence, de changer les comportements et les mentalités, et pas seulement dans ce microcosme spécifique, mais à l&rsquo;échelle de notre société dans sa globalité.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Emilia Pérez : Audiard signe une oeuvre de lumière et de rédemption</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/emilia-perez-audiard-film/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Nov 2024 11:55:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37607</guid>

					<description><![CDATA[<p>Est-il possible de concocter un film qui croise carrière de narcotrafiquant, transition de genre, rédemption quasi mystique et comédie musicale ? Sans se casser la gueule ni sombrer dans le grotesque ? La réponse est oui, et c&#8217;est Jacques Audiard qui signe ce cocktail baptisé du doux nom d&#8217;Emilia Pérez. Un projet risqué sur le papier, mais une franche et heureuse réussite à l&#8217;écran. Pour tout dire, on touche au...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<p>Est-il possible de concocter un film qui croise carrière de narcotrafiquant, transition de genre, rédemption quasi mystique et comédie musicale ? Sans se casser la gueule ni sombrer dans le grotesque ? La réponse est oui, et c&rsquo;est Jacques Audiard qui signe ce cocktail baptisé du doux nom d&rsquo;<em>Emilia Pérez</em>. Un projet risqué sur le papier, mais une franche et heureuse réussite à l&rsquo;écran. Pour tout dire, on touche au sublime.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Emilia Pérez - Bande-annonce officielle HD" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/lwH9f1jmkBc?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un maître du drame psychologique</h2>



<p>Pas un hasard. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Audiard" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jacques Audiard</a> est une valeur sûre. Un grand nom du cinéma français qui rime avec intensité et profondeur. En digne héritier de son père, le célèbre dialoguiste Michel Audiard, le réalisateur possède un sens aigu des mots et des récits percutants. D&rsquo;abord scénariste comme son papa, il bascule dans la réalisation en 1994 avec <em>Regarde les hommes tomber</em>, un polar qui pose les bases de son style : noirceur, humanité et tension palpable. La consécration internationale suit avec <em>Un Prophète</em> (2009), chef-d’œuvre primé à Cannes et nommé aux Oscars, qui l&rsquo;impose comme un maître du drame psychologique.</p>



<p>Mais Audiard, c’est surtout un aventurier de l’image et du récit. Des blessures intimes de <em>De rouille et d’os</em> (2012) à l&rsquo;Ouest sauvage de <em>Les Frères Sisters</em> (2018), il explore des thèmes universels : rédemption, transformation et quête de soi. Avec <em>Emilia Pérez</em>, il prend un virage audacieux en s’attaquant à la comédie musicale, prouvant qu’il n’a jamais peur de réinventer son art. Toujours là où on ne l’attend pas, avec la ferme intention de transformer ses récits en autant d&rsquo;expériences à la fois viscérales et profondément humaines.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Changer de vie. Radicalement.</h2>



<p><em>Emilia Perez</em> donc : multiprimé à Cannes et Toronto, sélectionné pour les Oscars 2025. Ces distinctions témoignent de l&rsquo;impact significatif du film sur la scène cinématographique internationale. Il faut dire que le propos positionne l’œuvre en haut de l&rsquo;affiche en matière de singularité. Imaginez un narcotrafiquant mexicain plus sanguinaire que <a href="https://www.theartchemists.com/?s=escobar">Pablo Escobar</a>. Il fait enlever Rita, une jeune avocate talentueuse qui peine à percer dans ce pays d&rsquo;une misogynie crasse. Pourquoi ? Pour lui confier une mission des plus délicates : il veut changer de sexe. Devenir une femme.</p>



<p>Mais pour vivre sa transition de genre, il doit disparaître. Changer de vie. Radicalement. Laisser derrière lui son cartel, son épouse, ses enfants. Les meurtres, la violence, la survie, l&rsquo;obligation d&#8217;embrasser le crime pour échapper à la misère. Rita va l&rsquo;aider à organiser cette métamorphose de bout en bout : assurer la protection et l&rsquo;avenir économique des siens, orchestrer sa mort, mettre en place sa nouvelle identité, sécuriser sa propre fortune pour l&rsquo;après. Parfait&#8230; sauf qu&rsquo;on ne bazarde pas une vie comme ça, encore moins celle d&rsquo;un baron de la drogue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La lumière autour de soi</h2>



<p>Emilia Pérez, un jour, va revenir dans la vie de Rita, devenue une avocate riche et reconnue. Avec une requête spécifique. Amitié, complicité, désir de changer le monde, de faire le bien et la lumière autour de soi : Emilia s&rsquo;impose comme une femme d&rsquo;exception, éperdue d&rsquo;amour et de bonté, mais jusqu&rsquo;où ? Dans une société de mâles où corruption et barbarie dominent, Emilia, Rita et leurs compagnes de lutte réussiront-elles à s&rsquo;imposer ? Le scénario se distingue par sa profondeur, les problématiques qu&rsquo;il soulève : identité de genre, quête de soi, rédemption. Audiard dynamite les clichés, traitant ce sujet pour le moins complexe avec autant de sensibilité que de poésie.</p>



<p>Sa mise en scène, audacieuse, intègre des numéros musicaux qui enrichissent la narration sans la détourner. Mieux : chaque chanson pénètre la psyché des protagonistes, apportant un surcroît d&rsquo;émotion, une profondeur dans les sentiments, les ressentis. Le passage où Emilia berce son fils qui identifie son odeur et chante le souvenir de ce père adoré, disparu corps et âme, est proprement bouleversant. La musique, composée par la chanteuse <a href="https://www.instagram.com/camilleofficiel/?hl=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Camille</a> et son compagnon multi-instrumentiste <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cl%C3%A9ment_Ducol" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Clément Ducol</a>, fait ressortir la rage, la douceur, le chagrin, le bonheur, la frustration des personnages, de même les chorégraphies signées <a href="https://damienjalet.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Damien Jalet</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Actrices d&rsquo;exception</h2>



<p>L&rsquo;ensemble est servi par un quatuor d&rsquo;actrices d&rsquo;exception. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Karla_Sof%C3%ADa_Gasc%C3%B3n" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Karla Sofía Gascón</a>, elle-même transgenre, prête ses traits à Manitas puis à Emilia. Son authenticité est touchante, son implication totale, sa vibration palpable. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Zoe_Salda%C3%B1a" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Zoe Saldaña</a>, dans le rôle de Rita, offre une performance énergique et nuancée. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Selena_Gomez" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Selena Gomez</a> joue Jessi, l&rsquo;épouse d&rsquo;Emilia, avec une intensité dramatique qui complexifie encore ce rôle peu évident. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Adriana_Paz" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Adriana Paz</a> est Epifania, l&rsquo;amoureuse d&rsquo;Emilia, simple, sincère, désarmante.</p>



<p>Attendrissantes toutes, pathétiques jamais. C&rsquo;est la particularité de ce récit de ne jamais tomber dans la condescendance ni la caricature. Ces quatre portraits de femmes marquent les esprits par leur flamboyance, leur naturel, leur dignité. Dans un <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Mexique">Mexique</a> ensanglanté par les féminicides, les guerres de pouvoir, la mainmise des cartels, ces héroïnes s&rsquo;imposent par la puissance qui émane d&rsquo;elles, leur assurance, leur manière d&#8217;embrasser le destin, de l&rsquo;accaparer, de tracer leur route à leur manière et côte à côte.</p>



<p>Avec beaucoup de grandeur. Des Madones, à n&rsquo;en pas douter. <em>Emilia Perez</em> de bout en bout est un film de femmes, réalisé avec beaucoup de douceur par un metteur en scène habité. La confrontation avec <em><a href="https://www.theartchemists.com/film-substance/">The Substance</a></em> de Coralie Fargeat est intéressante : cette dernière, signe aussi un film de femmes qu&rsquo;elle réalise avec une froideur, une hargne toute masculine. Cette lecture croisée démontre que les lignes bougent dans la représentation du genre. Et cela fait beaucoup, beaucoup de bien, de rappeler qu&rsquo;au-delà du sexué, il y a des êtres humains.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Chroniquer le chaos : l&#8217;essence du journalisme gonzo</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/journalisme-gonzo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Nov 2024 08:12:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37563</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le journalisme gonzo ? Un OVNI dans le paysage médiatique ? Une manière différente de raconter le monde de l&#8217;intérieur ? L’objectivité qui passe à la trappe au profit d’une immersion totale dans l’événement ? Un style brut, subjectif et souvent chaotique ? Un peu de tout ça en somme, et surtout un sacré challenge pour celui/celle qui s&#8217;y adonne. Explications. Immersion radicale ! Une p&#8217;tite définition pour cerner le...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-journalisme-gonzo.jpg" alt="" class="wp-image-37571" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-journalisme-gonzo.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-journalisme-gonzo-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-journalisme-gonzo-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Le journalisme gonzo ? Un OVNI dans le paysage médiatique ? Une manière différente de raconter le monde de l&rsquo;intérieur ? L’objectivité qui passe à la trappe au profit d’une immersion totale dans l’événement ? Un style brut, subjectif et souvent chaotique ? Un peu de tout ça en somme, et surtout un sacré challenge pour celui/celle qui s&rsquo;y adonne. Explications.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Immersion radicale !</h2>



<p>Une p&rsquo;tite définition pour cerner le concept ? Soyons scolaires : le terme <em>gonzo</em> fait référence à une forme de journalisme radicale où l&rsquo;auteur s&rsquo;immerge complètement dans son sujet, au point de brouiller les frontières entre reportage et autofiction. Le journaliste gonzo n’est pas un simple narrateur neutre : il s&rsquo;impose comme le personnage principal de ses articles. La subjectivité est assumée, revendiquée même.</p>



<p>Le <em>gonzo</em> refuse l’idée d’une vérité absolue, objective. Le but est de vivre les événements de l’intérieur, avec toutes les dérives que cela peut comporter. Ce style s’oppose frontalement au journalisme traditionnel qui prône la distanciation et la neutralité. Ici, c’est tout le contraire : le journaliste vit, ressent, et retranscrit ses émotions, ses impressions, souvent sous forme de carnets de route. Le ton est volontairement provocateur, brut, décalé. La structure narrative elle-même peut sembler chaotique, à l’image de l’expérience vécue.</p>



<p>Origines possibles de l&rsquo;expression ?</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le mot <em>gonzo</em> pourrait venir du terme argotique irlandais <em>gonzo</em>, qui signifie <em>dernier homme debout</em> lors d&rsquo;une beuverie. Cette interprétation convient bien à l’esprit du gonzo, qui pousse les journalistes à vivre des expériences intenses et souvent dangereuses, jusqu&rsquo;à la limite de leurs capacités.</li>



<li>Certains pensent que <em>gonzo</em> était un terme argotique utilisé dans le milieu du jazz pour désigner quelque chose de fou, d’improvisé ou de débridé. Le mot aurait été adopté par des écrivains de la Beat Generation, inspirant ensuite les gonzo writers dans leur style narratif.</li>



<li><em>Gonzo</em> a également été associé au slang américain des années 1960, désignant quelque chose de sauvage ou de déjanté, un peu hors de contrôle. Ce mot pourrait ainsi évoquer l’état d’esprit extrême et sans filtres qui caractérise le journalisme gonzo.</li>



<li>Le mot <em>gonzo</em> a aussi des racines potentielles dans l’italien, où il désigne une personne un peu naïve, crédule, ou même idiote. En italien, <em>gonzo</em> peut être utilisé pour qualifier quelqu’un de <em>simplet</em> ou <em>niais</em>, ce qui renvoie à une notion de ridicule ou de maladresse.</li>
</ul>



<p>Bref vous avez le choix !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Hunter S. Thompson, père spirituel du gonzo !</h2>



<p>Si le journalisme gonzo a un père spirituel, c’est sans conteste <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Hunter_S._Thompson" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Hunter S. Thompson</a>. Ce journaliste américain, devenu célèbre grâce à son livre <em>Hell&rsquo;s Angels: The Strange and Terrible Saga of the Outlaw Motorcycle Gangs</em> (1967), a défini les bases du genre. Dans cet ouvrage, Thompson ne se contente pas d’étudier les Hell&rsquo;s Angels en tant qu’observateur extérieur. Il vit avec eux, partage leur quotidien, se plonge dans leur univers jusqu’à en être lui-même menacé. Ce n’est plus une enquête sur un groupe de motards : c’est une aventure que le reporter vit à 1000 à l&rsquo;heure.</p>



<p>Avec <em>Fear and Loathing in Las Vegas</em> (<em>Las Vegas Parano</em>, 1971), Thompson passe la vitesse supérieure et enfonce le clou bien profond. Ce récit complètement déjanté, à mi-chemin entre reportage et fiction hallucinée, raconte un road trip délirant dans le désert du Nevada, sous l’influence de drogues, où la quête d&rsquo;un rêve américain surréaliste vire à la folie. Le texte est un tourbillon de pensées désordonnées, d’événements improbables, de réflexions personnelles. Le <em>gonzo</em> est né : un journalisme où le reporter se raconte tout autant qu’il raconte le monde.</p>



<p>Le premier usage du mot « gonzo », dont nous évoquions tantôt les éventuelles racines, est attribué à Bill Cardoso, journaliste du <em>Boston Globe</em>, qui l&rsquo;aurait utilisé afin de décrire le style d’écriture débridé et décousu de Thompson. Dès lors, <em>gonzo</em> est devenu synonyme de ce journalisme d’immersion où la plume dérape avec autant de vigueur que le sujet traité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Bordel organisé ?</h2>



<p>Vous êtes tentés ? Sachez alors que, pour pratiquer le gonzo, il faut quand même respecter certains principes fondamentaux (eh oui c&rsquo;est un gros bordel littéraire en apprence, mais au finish y a quand même un brin d&rsquo;organisation).</p>



<p><strong>Le journaliste comme acteur</strong><br />Dans le gonzo, le journaliste ne se contente pas de rapporter des faits. Il devient un personnage central, évoluant dans un univers qu&rsquo;il explore en temps réel, un peu en mode thermomètre. Ses opinions, ses émotions, ses réflexions personnelles sont inscrites au cœur du récit. Le <em>je</em> est donc omniprésent. Il n&rsquo;y a pas de faux-semblant d&rsquo;objectivité : l&rsquo;auteur se met en scène, avouant ses propres biais, ses dérives, s&rsquo;en délectant au besoin. Cette mise en scène de soi-même peut être provocante, voire dérangeante, mais elle participe à l’authenticité brute du genre.</p>



<p><strong>L&rsquo;absence de structure conventionnelle</strong><br />Dans le gonzo, la narration est souvent non-linéaire, chaotique, à l&rsquo;image des événements vécus par le journaliste. Les digressions sont fréquentes, tout comme les envolées lyriques ou hallucinées, sous came de préférence. Le récit se nourrit du ressenti immédiat, sans plan préétabli. Ce n’est pas tant l’histoire qui compte, mais la manière dont elle est vécue. Le <em>gonzo</em> fait la part belle aux impressions sur le vif, aux réactions instinctives.</p>



<p><strong>Le mélange des genres</strong><br />Le <em>gonzo</em> brouille les frontières entre réalité et fiction. L&rsquo;auteur joue avec les codes journalistiques et littéraires, et n’hésite pas à intégrer des éléments fictionnels, souvent complètement barrés, pour mieux servir son propos. N&rsquo;oubliez surtout pas : ce n’est pas la vérité pure qui intéresse, mais une vérité subjective, vécue de l’intérieur.</p>



<p><strong>Un style débridé et provocateur</strong><br />Le ton est souvent insolent, provocateur, voire vulgaire. Le <em>gonzo</em> s’affranchit des codes de bienséance, c&rsquo;est rien de le dire ! Le langage est cru, ordurier, parfois choquant. L’humour noir, le cynisme, l’ironie sont récurrents. L’idée est de secouer le lecteur, de le surprendre, de le sortir de sa zone de confort.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les papes du gonzo</h2>



<p>Si Hunter S. Thompson est l’icône incontestable du genre, d’autres auteurs ont marqué l’histoire du <em>gonzo</em>, chacun à sa manière. On cite généralement :</p>



<h3 class="wp-block-heading">Tom Wolfe</h3>



<p>Bien qu’il soit plus connu pour son travail dans le « nouveau journalisme », <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tom_Wolfe" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tom Wolfe</a> a également flirté avec le <em>gonzo</em>, notamment dans <em>The Electric Kool-Aid Acid Test</em> (1968). Ce récit relate les aventures des Merry Pranksters, une communauté hippie menée par Ken Kesey, en pleine expérimentation avec le LSD. Wolfe, bien que plus distancié que Thompson, adopte un style narratif immersif et lyrique qui préfigure certains aspects du <em>gonzo</em>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Lester Bangs</h3>



<p>Dans le domaine de la critique musicale, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Lester_Bangs" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lester Bangs</a> est souvent considéré comme l’un des plus grands représentants du <em>gonzo</em>. Ses chroniques pour des magazines comme <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Creem" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Creem</a></em> ou <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Rolling_Stone" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Rolling Stone</a></em> sont devenues légendaires pour leur style acerbe et déjanté, où il n’hésitait pas à s’inclure dans ses articles. Ses critiques musicales, notamment de groupes comme The Stooges ou Lou Reed, sont des plongées passionnées et subjectives dans l&rsquo;univers du rock&rsquo;n&rsquo;roll.</p>



<h3 class="wp-block-heading">P.J. O’Rourke</h3>



<p>Journaliste politique et satiriste, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/P._J._O%27Rourke" target="_blank" rel="noreferrer noopener">P.J. O’Rourke</a> a utilisé le style <em>gonzo</em> pour analyser les grands événements politiques de son temps. Dans <em>Parliament of Whores</em> (1991), il décortique la politique américaine avec un humour cinglant et une approche personnelle, tout en usant de l’ironie pour souligner l’absurdité des institutions.</p>



<p>Et bien d&rsquo;autres encore, mais comme je ne suis pas en train de faire une thèse et que j&rsquo;ai de l&rsquo;eau qui bout pour les pâtes de ce midi, eh bien, vous irez fouiller vous-même, mes p&rsquo;tits loups !</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-dd761c33bafa01fc2c3db07018b82de4" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<p>À lire également</p>



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<li><a href="https://www.theartchemists.com/alain-pacadis-de-la-bio-au-roman-portrait-dun-journaliste-punk-et-gonzo-a-la-francaise/">Alain Pacadis, de la bio au roman : portrait d’un journaliste punk et gonzo à la française</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/livre-apathy-devil-nick-kent-rock/">Apathy for the devil&nbsp;– Nick Kent&nbsp;: le rock, cette foire aux Vanités …</a></li>
</ul>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading">Une arme à double tranchant</h2>



<p>Ok dit comme ça, ça a l&rsquo;air tout facile ! Eh bien non ! Quête effrénée de vérité brute et d’immersion totale, le gonzo peut s&rsquo;avérer une arme à double tranchant.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>D&rsquo;abord, l&rsquo;implication personnelle que le style gonzo exige peut entraîner un brouillage des limites entre le reporter et le sujet. Partie prenante, le journaliste s’expose au risque de perdre son recul critique, voire d&rsquo;altérer la réalité qu’il cherche à documenter. En somme, il n’observe plus seulement l&rsquo;événement : il y participe, ce qui peut mener à des récits intensément captivants mais subjectifs, où le prisme personnel efface parfois l&rsquo;objectivité.</li>



<li>Qui dit journalisme gonzo dit pression psychologique considérable pour un reporter qui va rechercher des contextes extrêmes, prise de risques inconsidérés, consommation d&rsquo;alcool, de drogues. Hunter S. Thompson s&rsquo;est littéralement détruit à petit feu, idem pour Lester Bang.</li>



<li>Sur le plan de la crédibilité, le style gonzo remet en question les normes journalistiques traditionnelles basées sur la vérification des sources et la recherche d&rsquo;exactitude. Cette liberté d’interprétation peut prêter à confusion pour le lecteur, qui se demande où se situe la frontière entre le réel et la mise en scène. À une époque où la désinformation est omniprésente, cette ambiguïté du gonzo peut parfois desservir la cause de l’information en brouillant les repères.</li>



<li>Le style gonzo flirte carrément avec l&rsquo;égocentrisme, le journaliste devenant autant le sujet de son article que l’événement lui-même. Cette focalisation sur le “je” peut détourner l’attention des faits pour glorifier la plume de l’auteur, transformant le reportage en un acte de performance à la limite de la branlette littéraire plus qu’en une véritable enquête.</li>
</ul>



<p>On dira ce qu&rsquo;on voudra : le journalisme gonzo a eu un impact considérable sur la manière de raconter l’information. En rompant avec l’objectivité classique, il a dynamité les codes, traçant la voie à une nouvelle forme de reportage, plus personnelle, plus immersive, plus provocante aussi. Littérature, cinéma, la gonzo attitude a fait tâche d&rsquo;huile. Aujourd’hui, à l’heure des réseaux sociaux, où tout le monde peut devenir son propre narrateur, le journalisme gonzo constitue une source d’inspiration pour de nombreux créateurs de contenus qui cherchent à s’affranchir des conventions, à raconter le monde autrement. Mais voilà : est-ce que trop de gonzo (pas forcément de bonne qualité en prime) n&rsquo;est pas en train de tuer le gonzo ? Question métaphysique à méditer !</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Les Gazolines, passionnément, à la folie&#8230; : subversion à paillettes et « biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite » comme cri de guerre !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/documentaire-gazolines/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Nov 2024 16:28:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37565</guid>

					<description><![CDATA[<p>Paris des années 70 : l&#8217;esprit de Mai 68 résonne encore dans les ruelles pavées. C&#8217;est dans ce contexte pour le moins effervescent qu&#8217;émergent les Gazolines. Un groupe transgenre qui va ameuter la capitale, dynamiter les conventions. Engagé, résolument provocateur, hautement créatif. Le documentaire d&#8217;Armand Isnard évoque cette aventure militante, flamboyante et subversive, terreau fertile de la revendication des droits LGBT et du droit à la différence. Glamour et provocation...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<p>Paris des années 70 : l&rsquo;esprit de Mai 68 résonne encore dans les ruelles pavées. C&rsquo;est dans ce contexte pour le moins effervescent qu&rsquo;émergent les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gazolines" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gazolines</a>. Un groupe transgenre qui va ameuter la capitale, dynamiter les conventions. Engagé, résolument provocateur, hautement créatif. Le documentaire d&rsquo;Armand Isnard évoque cette aventure militante, flamboyante et subversive, terreau fertile de la revendication des droits LGBT et du droit à la différence.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Les Gazolines | Trailer" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/yCW9etyfg5s?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Glamour et provocation</h2>



<p>En 1972, au cœur du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Front_homosexuel_d%27action_r%C3%A9volutionnaire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Front homosexuel d&rsquo;action révolutionnaire</a> (FHAR), une douzaine de « folles » se rassemblent sous la bannière des Gazolines. Leur objectif ? Bousculer l&rsquo;esprit de sérieux d&rsquo;une société post-68 déjà en train de sombrer dans le réactionnaire ? Leur méthode ? Une dose massive de glamour et de provocation. Leur crédo ? « Champagne, coke et falbalas. » Leur cri de guerre ? « Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite ! »</p>



<p>Cri de guerre qui se répand partout dans les soirées, les vernissages, les after de l&rsquo;époque, les manifs aussi. Les Gazolines ne se contentent pas de parader. Elles foutent résolument le bordel, partout où elles passent. Parmi elles, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Maud_Molyneux" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Maud Molyneux</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Paquita_Paquin" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Paquita Paquin</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_France_(chanteuse)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Marie-France</a>, dans leur sillage <a href="https://www.theartchemists.com/alain-pacadis-de-la-bio-au-roman-portrait-dun-journaliste-punk-et-gonzo-a-la-francaise/">Alain Pacadis</a> entre autres, dont elles bordéliseront les funérailles, elles qui l&rsquo;aimaient tant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une forme de dandysme</h2>



<p>Bordéliser certes, mais pas n&rsquo;importe comment ni sans raison. C&rsquo;est justement le but du documentaire d&rsquo;Isnard que de revenir aux sources du groupuscule pour en comprendre l&rsquo;enracinement, la logique, les combats, les méthodes. Devant sa caméra, des rescapées comme Marie-France, des témoins, des historiens, des sociologues.</p>



<p>Tous évoquent des profils hautement cultivés (Maud Molyneux était un puits de savoir), une forme de dandysme, le goût pour ce qu&rsquo;on appelle aujourd&rsquo;hui la mode vintage. Et puis il y a l&rsquo;art : l&rsquo;écriture pour certaines, les planches pour d&rsquo;autres. Et puis il y a les fiestas, le Palace et autres clubs, la drogue aussi, les excès, qui doucement vont absorber l&rsquo;insolence, la dissoudre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un héritage</h2>



<p>Après deux années flamboyantes, les Gazolines se séparent en 1974. Pourtant, leur esprit, leur héritage perdurent. C&rsquo;est qu&rsquo;elles ont ouvert la voie à une expression queer décomplexée, inspirant des générations de militants et d&rsquo;artistes. Leur histoire est celle d&rsquo;une rébellion en talons aiguilles qui a traversé les années, d&rsquo;une révolution pailletée qui a marqué, inspiré les luttes LGBTQ+ en France.</p>



<p><em>Les Gazolines, passionnément, à la folie&#8230;</em> d&rsquo;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Armand_Isnard" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Armand Isnard</a>, entre interviews et archives, revient sur cette période où l&rsquo;insolence était une arme politique, où le maquillage et les boas à plumes servaient de bouclier contre l&rsquo;oppression. Un must-see pour quiconque s&rsquo;intéresse à l&rsquo;histoire des mouvements queer et à la puissance de la subversion.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Alain Pacadis, de la bio au roman : portrait d&#8217;un journaliste punk et gonzo à la française</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/alain-pacadis-de-la-bio-au-roman-portrait-dun-journaliste-punk-et-gonzo-a-la-francaise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Nov 2024 18:29:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On le croise dans les pages des romans d&#8217;Eva Ionesco ou Patrice Eudeline, qui étaient ses amis. On l&#8217;aperçoit de loin en loin dans le documentaire Des jeunes gens mödernes. En son temps, Alain « Paca » Pacadis fit plus que défrayer la chronique ; il en rédigea le cours, dans les rubriques de Actuel ou Libé, entre autres, avec une plume inspirée d&#8217;adepte du gonzo. Camé jusqu&#8217;à l&#8217;os, alcoolisé jusqu&#8217;aux cheveux,...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/alain-pacadis-de-la-bio-au-roman-portrait-dun-journaliste-punk-et-gonzo-a-la-francaise/">Alain Pacadis, de la bio au roman : portrait d&rsquo;un journaliste punk et gonzo à la française</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-livres-sur-Alain-pacadis.jpg" alt="" class="wp-image-37559" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-livres-sur-Alain-pacadis.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-livres-sur-Alain-pacadis-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/11/the-artchemists-livres-sur-Alain-pacadis-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>On le croise dans les pages des romans d&rsquo;<a href="https://www.theartchemists.com/?s=eva+ionesco">Eva Ionesco</a> ou <a href="https://www.theartchemists.com/?s=eudeline">Patrice Eudeline</a>, qui étaient ses amis. On l&rsquo;aperçoit de loin en loin dans le documentaire <em><a href="https://www.theartchemists.com/documentaire-jeunes-gens-modernes/">Des jeunes gens mödernes</a></em>. En son temps, Alain « Paca » Pacadis fit plus que défrayer la chronique ; il en rédigea le cours, dans les rubriques de <em>Actuel</em> ou <em>Libé</em>, entre autres, avec une plume inspirée d&rsquo;adepte du gonzo. Camé jusqu&rsquo;à l&rsquo;os, alcoolisé jusqu&rsquo;aux cheveux, ce proto punk au visage ravagé a traîné sa longue silhouette dégingandée jusque dans les soirées du Palace, s&rsquo;autodétruisant méthodiquement jusqu&rsquo;à l&rsquo;heure d&rsquo;un trépas aussi tragique que mystérieux. Ce parcours hors normes, deux livres le racontent : <em><a href="https://lemotetlereste.com/musiques/alainpacadisnouvelleedition/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Alain Pacadis, itinéraire d’un dandy punk</a></em> et <em><a href="https://www.editionslatableronde.fr/alain-pacadis-face-b/9791037112453" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Alain Pacadis Face B</a></em>. Deux livres dont il faut croiser la lecture pour une vision plus juste de cette ombre qui n&rsquo;a rien du passé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Paca n&rsquo;est pas synthétisable</h2>



<p>Qui était Alain Pacadis ? Punk, dandy, journaliste, chroniqueur, homo, drogué, dépressif, suicidaire, intellectuel, mélomane &#8230; Figure incontournable de la scène underground parisienne, Paca n&rsquo;est pas synthétisable, loin s&rsquo;en faut. Celui qui en parle le mieux selon moi, c&rsquo;est Musset : « <em>Regardez-moi ce petit corps maigre, ce lendemain d’orgie ambulant. Regardez-moi ces yeux plombés, ces mains fluettes et maladives, à peine assez fermes pour soutenir un éventail&nbsp;; ce visage morne, qui sourit quelquefois, mais qui n’a pas la force de rire. C’est là un homme à craindre&nbsp;?</em> » En décrivant son Lorenzaccio, Musset avait-il en tête qu&rsquo;il dressait avec un siècle et demi d&rsquo;avance le portrait craché d&rsquo;Alain Pacadis ?</p>



<p>Inspiré par William S.Burroughs, Hunter S. Thompson, Lester Bang et autres chantres de la littérature gonzo, Pacadis a fait exploser les codes du journalisme traditionnel à la française pour ne plus relater mais vivre. Chez lui, pas de séparation nette entre l&rsquo;existence perso et l’écriture. Pacadis <em>vivait</em> ses chroniques de l&rsquo;intérieur et avec passion, traînant dans les clubs, les squats, les afters, les concerts, tout en écrivant des articles qui mélangeaient reportage, poésie punk et journal intime. Défoncé à l&rsquo;extrême, jamais il n&rsquo;a rendu un papier en retard. Lettré, cultivé, curieux, crade, paumé, en quête perpétuelle d&rsquo;amour, de reconnaissance, il avait tout du grand écrivain maudit, made in 70&rsquo;s.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Détecteur de pépites, découvreur de talents</h2>



<p>Pourquoi s&rsquo;y intéresser ? S&rsquo;il ne fut pas au cœur même du générateur, il en observa le cours avec attention, passant le gué des Sixties pour plonger dans le marigot punk avant d&#8217;embrasser la folie des nuits disco. Sa route a croisé celle de nombreuses célébrités, des figures de proue de la nuit parisienne dans ce qu&rsquo;elle avait de plus dingue, de plus créatif, de plus avant-gardiste, de plus jusqu’au-boutiste. Yves Adrien, les Gazolines, Maud Molyneux, Marc Zermati, Jean-François Bizot, les Stinky Toys, Gainsbourg, Fabrice Emaer, on ne les compte plus, ceux qui firent partie de son cercle, qui furent ses proches.</p>



<p>Détecteur de pépites, découvreur de talents : véritable chien truffier musical, Paca va mettre en avant Suicide, Television, les Ramones, porter sur les fonds baptismaux médiatiques une bonne partie de la scène punk française avant de s&rsquo;adonner corps et âme au nichtclubbing, sillonnant nuit après nuit Bataclan, Bains Douches et autre Privilège. Tout cela et un bouquin plus tard, prometteur <em>Un jeune homme chic</em> édité en 1978, on retrouvera son corps étranglé dans un taudis de la rue de Charonne. En pleine épidémie de SIDA, alors que ses potes tombent comme des mouches, Paca une fois de plus se singularise en se faisant buter par son amant d&rsquo;alors.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un héros néo-romantique ?</h2>



<p>Pareil personnage méritait bien de devenir un héros littéraire d&rsquo;envergure néo-romantique. Deux livres lui sont consacrés, qui valent largement le détour, véritables page-turner à compulser en une lecture exaltante et fiévreuse.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Signé Alexis Bernier et François Bruot, <em>Alain Pacadis, Itinéraire d’un dandy punk</em> est publié en 2018 aux éditions <a href="https://lemotetlereste.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Mot et le reste</a>. Objectif : raconter la vie de Paca en le replaçant dans son époque. Biographie précise et prenante, ce bouquin donne à voir, par-delà le destin du journaliste, le Paris underground des années 70-80 avec un luxe de détails, d&rsquo;anecdotes et de références. Débuts dans <em>Libération,</em> nuits passées à écumer les clubs parisiens et autres repaires de la scène alternative : l&rsquo;exposé est vivant, électrique, une porte d’entrée idéale dans une époque prolixe où tout était possible.</li>



<li><em>Alain Pacadis Face B</em> de Charles Salles sorti en 2023 aux <a href="https://www.editionslatableronde.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">éditions La Table ronde</a>, fait de Paca un héros de roman. Lunettes noires, cheveux collants, maigreur d&rsquo;échalas, le journaliste est saisi dès les premières lignes en train de danser sur la piste du Palace. A partir de cette transe, Salles déroule le fil d&rsquo;une vie racontée en mode introspectif,<strong> </strong>celle d&rsquo;un homme emporté, détruit par ses doutes, ses culpabilités, ses angoisses, ses excès, ses addictions. Anticonformiste, perdu dans ses contradictions, poursuivi par la mémoire d&rsquo;une mère vampirique et instable, bref Pacadis from inside, qui embrasse le mouvement punk comme une épiphanie, s’abîmera dans les modanités avant de disparaître de la plus glauque des manières, une nuit de décembre 1986.</li>
</ul>



<p>Électron libre pour sûr. Damné, c&rsquo;est certain. Excentrique, au sens premier du terme. Chaotique, volontairement. Pacadis ne doit pas tomber dans l&rsquo;oubli ; ce serait la misère de trop. Ces deux ouvrages lui rendent hommage sans verser dans l’idolâtrie aveugle. Il s&rsquo;agit plus d&rsquo;interroger une énigme, un talent en perdition, alimenté/rongé par les spectres. Et d&rsquo;ensuite plonger dans ses écrits dont <em>Nightclubbing : Article 1973 &#8211; 1986</em>, publication posthume de ses chroniques pour en goutter toute la douceur amère.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/alain-pacadis-de-la-bio-au-roman-portrait-dun-journaliste-punk-et-gonzo-a-la-francaise/">Alain Pacadis, de la bio au roman : portrait d&rsquo;un journaliste punk et gonzo à la française</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
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