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	<title>Kennedy</title>
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		<title>Underworld USA : le cantique des désillusions américaines selon James Ellroy</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/underworld-usa-ellroy/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 May 2025 15:27:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Difficile d’aborder les dessous du scandale Watergate sans faire écho à la trilogie Underworld USA. Il faut bien reconnaître qu’avec cette série de romans, James Ellroy a posé une pierre fondatrice en matière de thriller politique et d’analyse désabusée de la corruption made in America. Si l’on veut comprendre l’ampleur du fiasco Nixon, la logique qui en a été le déclencheur et la toile de fond, parcourir ces trois pavés...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/05/The-ARTchemists-Underworld-USA.jpg" alt="" class="wp-image-38033" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/05/The-ARTchemists-Underworld-USA.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/05/The-ARTchemists-Underworld-USA-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/05/The-ARTchemists-Underworld-USA-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>Difficile d’aborder les dessous du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Scandale_du_Watergate">scandale Watergate</a> sans faire écho à la trilogie <em>Underworld USA</em>. Il faut bien reconnaître qu’avec cette série de romans, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=james+ellroy">James Ellroy</a> a posé une pierre fondatrice en matière de thriller politique et d’analyse désabusée de la corruption made in America. Si l’on veut comprendre l’ampleur du fiasco Nixon, la logique qui en a été le déclencheur et la toile de fond, parcourir ces trois pavés est indispensable. Car les micros planqués, les enregistrements pirates, les chantages, les pressions, les menaces, les coups fourrés ne sont pas l’apanage de Dirty Dick, d’autres avant lui se sont distingués dans cet exercice périlleux. Hommes de l&rsquo;ombre, barbouzes extrémistes, agents doubles, politiciens véreux : James Ellroy, avec sa plume corrosive de « Demon Dog » nous plonge avec autant de délice que de dégoût dans les spectres de cette Amérique souterraine.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une tragédie politique en trois temps</h2>



<p><em>Underwold USA </em>est constituée de trois romans pensés comme trois actes d’une tragédie politique d’envergure.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>American Tabloïd</em> (1995) : Les fondations du chaos</h3>



<p>Dans ce premier volet, Ellroy nous transporte de 1958 à 1963, période charnière où l&rsquo;Amérique vacille entre espoir et désillusion. On y suit les trajectoires de Pete Bondurant, Kemper Boyd et Ward Littell, trois hommes aux allégeances floues, naviguant entre le FBI, la CIA, la mafia et les Kennedy. L&rsquo;auteur expose les liens troubles entre le pouvoir politique et le crime organisé, suggérant que l&rsquo;assassinat de JFK n&rsquo;était pas un acte isolé, mais le résultat d&rsquo;un enchevêtrement de trahisons et de manipulations.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>American Death Trip</em> (2001) : L&rsquo;Amérique en déliquescence</h3>



<p>Poursuivant <em>American Tabloïd</em>, ce second tome s&rsquo;ouvre sur l&rsquo;assassinat de JFK en 1963 et se clôt sur ceux de Martin Luther King Jr. et Robert F. Kennedy en 1968. Ellroy y adopte un style plus dépouillé encore, plus organique et primaire, reflétant la brutalité, la crudité de l&rsquo;époque. La guerre du Vietnam, les tensions raciales, les manipulations politiques irriguent ce récit cauchemardesque, offrant une vision sombre et désabusée d&rsquo;une nation en perte de repères.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Underworld USA</em> (2009) : La descente aux enfers</h3>



<p>Dernier opus de la trilogie, <em>Underworld USA</em> couvre les années 1968 à 1972, période marquée par la désillusion post-68. Ellroy y introduit de nouveaux personnages, tels que Don Crutchfield, un détective privé, et explore des thèmes comme l&rsquo;infiltration du FBI dans les mouvements révolutionnaires, la corruption politique et les opérations secrètes à l&rsquo;étranger. Ces pages sonnent comme une conclusion intense et violente de la trilogie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une fresque de la corruption systémique</h2>



<p>À travers ces trois romans, Ellroy dresse le portrait implacable d&rsquo;une Amérique gangrenée par la corruption, où les idéaux sont sacrifiés sur l&rsquo;autel du pouvoir. Les méthodes des barbouzes Hunt et Liddy, l&rsquo;aveuglement de Mitchell et sa clique, décrits dans <em><a href="https://www.theartchemists.com/hommes-president-film-pakula/">Les Hommes du président</a></em>, <em><a href="https://www.theartchemists.com/gaslit-serie/">Gaslight</a></em> et <em><a href="https://www.theartchemists.com/serie-white-house-plumbers/">The White House Plumbers</a></em> trouvent leurs racines dans les pratiques décrites par Ellroy : manipulations médiatiques, assassinats politiques, infiltrations, coups tordus en tout genre.</p>



<p>En revisitant les décennies précédant le Watergate, l’auteur du mythique polar <em>Le Dahlia Noir</em> offre une perspective unique sur les mécanismes qui ont conduit à l&rsquo;un des plus grands scandales politiques américains. Il va plus loin&nbsp;; balzacien dans l’âme, il décrypte une mentalité, la psychologie d’une époque, une idéologie mortifère qui dévore les âmes, gangrène les esprits, soumet les volontés, dissout l’esprit de justice et d’égalité. Sa trilogie n&rsquo;est pas seulement une œuvre de fiction, elle déroule une analyse profonde des dérives du pouvoir et de la fragilité des institutions démocratiques.</p>



<p>En somme, la trilogie <em>Underworld USA</em> est une plongée vertigineuse dans les ténèbres de l&rsquo;histoire américaine, une lecture indispensable pour quiconque souhaite comprendre les racines profondes du Watergate et les mécanismes de la corruption politique.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>Carolyn et John : chronique stylée d’un naufrage amoureux</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/carolyn-john-livre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Apr 2025 16:10:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a des gens faits pour se rencontrer et d’autres non : en parcourant Carolyn et John, on se demande à chaque page dans quelle catégorie classer Carolyn Bessette et John F. Kennedy Jr. Origines familiales, coup de foudre, mariage, Stéphanie des Horts dissèque cette tragédie moderne avec une plume prenante, évoluant entre le style de Vogue et celui de Brontë. En toile de fond, la malédiction des Kennedy et...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="386" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/9782226477484-j-1.jpg" alt="couverture du livre Carolyn et John de Stéphanie des Horts" class="wp-image-37947" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/9782226477484-j-1.jpg 386w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/9782226477484-j-1-185x288.jpg 185w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/9782226477484-j-1-318x494.jpg 318w" sizes="(max-width: 386px) 100vw, 386px" /></figure>



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<p>Il y a des gens faits pour se rencontrer et d’autres non : en parcourant <em>Carolyn et John</em>, on se demande à chaque page dans quelle catégorie classer Carolyn Bessette et John F. Kennedy Jr. Origines familiales, coup de foudre, mariage, Stéphanie des Horts dissèque cette tragédie moderne avec une plume prenante, évoluant entre le style de <em>Vogue</em> et celui de Brontë. En toile de fond, la malédiction des <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Kennedy">Kennedy</a> et l’Amérique de Reagan.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Au top du top de la jet set américaine</h2>



<p>D’un côté, le fils de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=JFK">JFK</a>, de l’autre une gamine ambitieuse issue de la middle class. D’un côté, un playboy richissime, éduqué dans la mémoire d’un père martyre, porteur des ambitions politiques de son clan, couvé par une mère possessive et traumatisée ; de l’autre une beauté aussi froide que blonde, consciente de son aura et de son charme, bien décidée à grimper les échelons depuis les salons de Calvin Klein où elle officie jusqu’au top du top de la jet set américaine.</p>



<p>Lorsque le séducteur croise le chemin de la dévoreuse d’hommes, c’est le coup de foudre… à sens unique. Il faudra un certain temps pour que Carolyn s’investisse dans une relation qu’elle veut faire durer par opportunisme. Or n’épouse par JFK Junior qui veut et qui peut. Nombreuses furent les candidates délaissées assez rapidement&nbsp;: le jeune homme s’ennuie vite, et ces demoiselles ne sont jamais assez bien pour une Jackie Onassis obsédée par le rang à tenir au sein du gotha new-yorkais.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un personal branding démentiel</h2>



<p>Carolyn aura bien du mal à s’imposer, à perdurer, sombrant dans la dépression et les conduites addictives tandis que son bel époux enchaîne les business désastreux. Jusqu’au soir du 16 juillet 1999 où tous deux montent dans un petit avion qui sera leur cercueil. La malédiction des Kennedy va de nouveau frapper, malgré toutes les tentatives pour déjouer ce sort funeste. Ou à cause d’elles ? Dès les premières lignes, <a href="https://www.stephaniedeshorts.com/">Stéphanie des Horts</a> entretient le doute, soulignant combien l’éducation de ce gamin en fit un enfant gâté, têtu, orgueilleux.</p>



<p>Autant d’éléments qui pesèrent dans la balance des Parques, conduisant à l’instant fatal. La colère des dieux est un prétexte, un élément de narration pour faire pleurer les foules. Dans ce livre ô combien fascinant, on voit une autre facette transparaître&nbsp;: celle d’égos disproportionnés, façonnés dès le berceau comme une marque de fabrique, un personal branding démentiel qui ne peut déboucher que sur des catastrophes. En d’autres termes, JFK Jr a forgé sa chute, entraînant avec lui une épouse malheureuse et détruite par le poids d’une célébrité que cette névrosée ne sut pas gérer.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-76776bc950bcc4ebda93dd9397b97cf8" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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<li><a href="https://www.theartchemists.com/mythe-kennedy-patrick-jeudy/">50 ans de malédiction ? Le mythe Kennedy disséqué par Patrick Jeudy</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/marilyn-et-jfk-american-tabloid-a-la-francaise/">Marilyn et JFK&nbsp;: american tabloïd à la française&nbsp;?</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/kennedy-roman-derniers-jours/">Kennedy, le roman des derniers jours&nbsp;: dans la tête d’un condamné&nbsp;?</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/livres-assassinat-kennedy/">22 novembre 1963&nbsp;– Assassinat de Kennedy&nbsp;: quels livres consulter pour faire le point&nbsp;?</a></li>
</ul>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading">Une intrigue à la Bret Easton Ellis</h2>



<p>Comme je le disais en introduction, l’Amérique de Reagan sert de toile de fond à cette légende moderne qui a tout d’une intrigue à la Bret Easton Ellis. Les deux amants seraient à leur aise dans les pages de <em>Glamorama</em>. Trop beaux, trop riches, trop suffisants de vanité, trop avides de reconnaissance et de succès… trop de comptes à régler avec la fatalité peut-être. Un Icare, une Électre, forcément le mélange est explosif.</p>



<p>Dans cet univers dont les excès évoquent Le Loup de Wall Street, c’est le portrait des 90’s version USA qui s’impose, entre respect presque ridicule des traditions et quête effrénée de modernité et de réussite. Seulement voilà : toutes les success stories ne sont pas bonnes à prendre, et le rêve américain possède une face cachée, sombre, dévoratrice. C’est cette face cachée que Stéphanie des Horts explore avec un certain cynisme, un regard à la fois critique et fasciné.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>Trump vs la culture, l’art et l’éducation : tableau critique d’un torpillage artistique intensif</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/trump-culture/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Mar 2025 10:24:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37899</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les articles sur l’actu à chaud, c’est pas forcément notre truc. Mais quelquefois ça a du bon. Je profite donc de la chronique sur le documentaire Opération Trump pour revenir un instant sur le travail de sape culturelle que la figure de proue des MAGA a accompli depuis son retour à la tête des USA. Un travail de sape déjà bien bien entamé via une série de décisions et d’actions...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/03/The-ARtchemists-trump-vs-la-culture.jpg" alt="" class="wp-image-37900" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/03/The-ARtchemists-trump-vs-la-culture.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/03/The-ARtchemists-trump-vs-la-culture-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/03/The-ARtchemists-trump-vs-la-culture-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Les articles sur l’actu à chaud, c’est pas forcément notre truc. Mais quelquefois ça a du bon. Je profite donc de la chronique sur le documentaire <em>Opération Trump</em> pour revenir un instant sur le travail de sape culturelle que la figure de proue des MAGA a accompli depuis son retour à la tête des USA. Un travail de sape déjà bien bien entamé via une série de décisions et d’actions coup de poing qui remodèlent («&nbsp;bousillent», faut appeler un chat un chat) le paysage culturel et artistique des États-Unis. Avec des effets délétères qui dégagent une odeur de souffre fasciste et pas mal de questions de survie artistique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Haro sur le monde de la culture et de l’art made in USA</h2>



<p>Les mesures adoptées manu militari et tout en muscle par Trump et ses séides pour démanteler le tissu créatif américain suivent un process méthodique. Objectif&nbsp;: on tire à vue sur tout ce qui ressemble à de la diversité. Concrètement ça donne quoi&nbsp;?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>L</em></strong><strong><em>a r</em></strong><strong><em>éduction du soutien fédéral aux arts </em></strong><strong><em>(je traduis&nbsp;: on coupe les vivres)</em></strong></h3>



<p>Trump a réduit les financements pour les arts en modifiant les priorités budgétaires des agences fédérales, notamment le National Endowment for the Arts (NEA). Dans son nouveau plan budgétaire, il a redirigé les fonds vers des projets conservateurs qui reflètent sa vision politique. Un exemple selon le site <a href="https://www.axios.com/2025/02/06/trump-national-endowment-arts-grants?utm_source=chatgpt.com">Axios.com</a>&nbsp;? «&nbsp;<em>The National Endowment for the Arts (NEA) is prioritizing grants to arts organizations that « celebrate and honor the 250th anniversary of the signing of the Declaration of Independence, » per an agency email obtained by Axios.&nbsp;</em>» (Le National Endowment for the Arts (NEA) donne la priorité aux subventions accordées aux organisations artistiques qui « célèbrent et honorent le 250e anniversaire de la signature de la Déclaration d&rsquo;indépendance », selon un courriel de l&rsquo;agence obtenu par Axios.) Cette réallocation des ressources met en péril de nombreuses initiatives culturelles qui favorisent la diversité, l&rsquo;inclusion et l&rsquo;art non conventionnel.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>La dissolution du comité pour les arts et les sciences humaines (je traduis&nbsp;: les musées sont mis en coupe réglée, des expos annulées par dizaines)</em></strong></h3>



<p>Le Comité présidentiel pour les arts et les sciences humaines (PCAH) a été dissous en janvier 2025, annulant ainsi une initiative clé qui conseillait le président sur les politiques culturelles. Ce comité soutenait les projets artistiques fédéraux, mais Trump a opté pour la suppression de cet organisme, réduisant l&rsquo;impact des conseils sur la direction artistique nationale. Le site <a href="https://www.beauxarts.com/grand-format/expos-annulees-programmes-supprimes-les-purges-de-trump-dans-le-milieu-de-lart-americain/">beauxarts.com</a> précise&nbsp;: «&nbsp;<em>Dès le 23&nbsp;janvier dernier, la National Gallery of Art de Washington a été contrainte de mettre fin à tous ses programmes de diversité (présentés comme sa priorité en 2021) et de fermer son bureau d’appartenance et d’inclusion. Même chose, dès le 28&nbsp;janvier, pour la Smithsonian Institution à Washington, qui regroupe 21&nbsp;centres de recherche et musées de la ville, dont le National Museum of African American History and Culture.&nbsp;</em>»</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>La prise en main du</em></strong><strong><em> Kennedy Center </em></strong><strong><em>(je traduis&nbsp;: on noyaute les grandes institutions culturelles et on les met au pas)</em></strong></h3>



<p>Comme l’explique <a href="https://www.liberation.fr/culture/scenes/la-comedie-musicale-hamilton-annule-ses-representations-au-kennedy-center-dont-donald-trump-a-pris-le-controle-20250306_3JWBJ7GY5JFAJBBEEUVAF7AXEI/">Libératio</a>n, «&nbsp;<em>Donald Trump a pris par surprise la tête du conseil d’administration&nbsp;du Kennedy Center le mois dernier, une décision qui a </em><em>profondément </em><em>choqué le monde de la culture </em><em>(et ça se comprend)</em><em>. Fondée en&nbsp;1971, cette institution accueille deux millions de visiteurs par an ainsi que plus de 2&nbsp;200 performances et expositions. Mais </em><em>Trump</em><em> a </em><em>décidé de changer les choses à sa manière car </em><em>en&nbsp;2023,&nbsp;«le Kennedy Center a présenté un spectacle de drag-queens visant spécifiquement notre jeunesse». Il a ainsi promis une nouvelle programmation qui&nbsp;«ne sera pas woke</em>».Ce geste a été interprété comme un signe de contrôle sur les formes d&rsquo;expression culturelle jugées non conformes à son idéologie. Exit donc les spectacles de drag queens au Kennedy Center… et dans d’autres institutions qui ont suivi le mouvement.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>Le d</em></strong><strong><em>émantèlement de</em></strong><strong><em>s équipes dirigeantes des institutions </em></strong><strong><em>(je traduis&nbsp;: on place à la tête des infrastructures des personnes qui nous sont dévouées et qui feront ce qu’on ordonnera sans rechigner)</em></strong></h3>



<p>Ces mesures s’accompagne bien évidemment d’une refonte brutale des équipes directrices. Trump modifie les gouvernances de lieux culturels à qui mieux mieux, virant les membres jugés progressistes, imposant une programmation plus conservatrice, dixit <a href="https://apnews.com/article/trump-kennedy-center-board-chairman-firings-21cd0018c6e9f591d59becea8573d8c0">Apnews</a> à propos du Kennedy Center déjà cité : « <em>President Donald Trump says he is firing members of the board of trustees for the John F. Kennedy Center for the Performing Arts and naming himself chairman</em>» (Le président Donald Trump a annoncé qu&rsquo;il renvoyait les membres du conseil d&rsquo;administration du John F. Kennedy Center for the Performing Arts et qu&rsquo;il se nommait lui-même président).<br />.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>La c</em></strong><strong><em>ensure et </em></strong><strong><em>l’intimidation dans le domaine du livre (je traduis&nbsp;: on fait en sorte que les livres qui ne vont pas dans le sens de notre idéologie ne voient JAMAIS le jour)</em></strong></h3>



<p>Les politiques de Trump incluent aussi des formes de censure implicite, en particulier en matière de politique sociale et de représentation de certains groupes. Le monde de l’édition est frappé de plein fouet comme en témoigne cet article du journal <a href="https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2025/03/09/aux-etats-unis-le-monde-du-livre-sous-les-assauts-de-la-censure-trumpienne_6577400_4500055.html">Le Monde</a> : « <em>Encouragées par la Maison Blanche, les campagnes d’intimidation visant les librairies et les bibliothèques ont pris une nouvelle ampleur. Leur objectif, bannir des rayonnages les ouvrages sur la sexualité, l’identité de genre ou traitant de la lutte contre les discriminations. La crainte est forte que les éditeurs renoncent à publier certains auteurs.</em> »</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em><strong>Les pleins pouvoirs sur l’architecture officielle (je traduis : maintenant nos villes vont ressembler à ce que nous pensons être le mieux, le plus convenable, le plus approprié, le plus représentatif de la grandeur américaine)</strong></em></h3>



<p>La volonté de torpiller la culture et l’art touche également l’architecture. Comme le souligne un article de <a href="https://www.beauxarts.com/grand-format/aux-etats-unis-donald-trump-impose-par-decret-une-architecture-traditionnelle-et-classique/">beauxarts.com</a>&nbsp;: «&nbsp;le nouveau président des États-Unis Donald Trump a inauguré son mandat par la signature de nombreux décrets, dont un visant à imposer un certain style d’architecture aux bâtiments publics américains. Baptisé «&nbsp;Promouvoir une belle architecture civique et fédérale&nbsp;», ce dernier ordonne que les futurs bâtiments publics recourent à une architecture «&nbsp;traditionnelle, régionale et classique&nbsp;» afin de redonner sa «&nbsp;noblesse&nbsp;» à la nation américaine&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un démantèlement méthodique et expéditif</h2>



<p>Investiture le 20 janvier 2025. A peine deux mois plus tard, l’ensemble des structures culturelles américaines est touché en profondeur. En parallèle, les mesures visant à protéger l’environnement, les politiques sociale et d’intégration subissent le même sort. Le démantèlement de la fresque « Black lives matter » symbolise cette politique d’effacement menée de manière expéditive pour revenir au modèle d’une Amérique WASP où il ne fait pas bon être de couleur, femme, queer, athée ou autre que protestant et pauvre.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em><strong>Culture et patriotisme</strong></em></h3>



<p>Au cœur du non-programme culturel de Trump, la tradition et l’histoire de l’Amérique blanche. Dans ses discours comme dans ses actions, Trump fait le lien entre culture et patriotisme. Sa vision de l&rsquo;art valorise clairement l’identité nationale, au détriment des tendances artistiques contemporaines ou progressistes. Sa politique culturelle s’inscrit donc dans une logique de défense des « valeurs traditionnelles » de l&rsquo;Amérique, excluant souvent les expressions artistiques qui, selon lui, remettent en question ces valeurs. Expressions artistiques actuellement mises à mal par les récentes décisions.<strong> </strong>Nous avons évoqué les secteurs impactés, l’architecture étant un exemple particulièrement frappant de cette politique rétrograde. Une autre facette est révélatrice : la conception pour le moins rétrograde de l&rsquo;éducation artistique et des subventions fédérales pour les arts.</p>



<p>Sous sa première administration déjà, Trump avait tenté à plusieurs reprises de réduire ou d’éliminer le financement de certaines initiatives éducatives en lien avec l’art et la culture, notamment celles qui soutiennent les programmes d&rsquo;arts dans les écoles publiques.Dans le cadre de son budget proposé pour 2018, il avait proposé de couper les financements de l’Art and Humanities Program et du <strong><a href="https://www.arts.gov/">National Endowment for the Arts</a></strong> (NEA) cité précédemment du reste. Or ces institutions sont au coeur de la promotion de l&rsquo;éducation artistique et de la création culturelle. Mais leurs programmes ont été jugés par l’administration Trump comme des dépenses inutiles dans un contexte de réduction drastique des budgets publics, notamment pour des activités considérées comme « non essentielles ».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em><strong>Éducation rentable et non marxiste</strong></em></h3>



<p>Dans ses propositions budgétaires, Trump met l&rsquo;accent sur un soutien accru pour les initiatives éducatives liées aux sciences, à la technologie, à l&rsquo;ingénierie et aux mathématiques. Cette vision est en grande partie motivée par le désir de moderniser l’économie américaine et de répondre aux besoins d&rsquo;une économie de plus en plus tournée vers la technologie. En d’autres termes, on arrête d’investir dans des <a href="https://www.slate.fr/monde/donald-trump-ministere-education-etats-unis-ecoles-universites-depenses-publiques-elon-musk-doge">programmes perçus comme « non rentables »</a>, ignorant au passage l&rsquo;impact des arts sur l&rsquo;esprit critique, la créativité et la culture civique, des valeurs essentielles à une société démocratique. Avec en prime le dégraissage violent entrepris par Elon Musk au sein des administrations américaines, le département de l’éducation se retrouve à la peine, le ministère menacé d’une dissolution complète, cf <a href="https://www.slate.fr/monde/donald-trump-ministere-education-etats-unis-ecoles-universites-depenses-publiques-elon-musk-doge">Slate</a>.</p>



<p>Petite précision qui date de là tout de suite via les médias et plus spécifiquement <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2025/03/21/donald-trump-entame-le-demantelement-du-ministere-de-l-education_6584050_3210.html">Le Monde</a>&nbsp;: Trump vient de signer le décret sabordant le ministère de l’éducation. L’ensemble de ses prérogatives, si jamais le Sénat valide cette décision au terme d’un vote exigeant 60 voix sur 100 passerait aux Etats, qui feraient alors ce qu’ils veulent avec l’éducation. Exit donc ce chantier initié par un Jimmy Carter désireux de promouvoir l’égalité des chances face à la transmission des savoirs. Et l’occasion pour le clan trumpiste de dénoncer un projet mené par une bureaucratie marxiste et à forte tendance raciste (comprenez «&nbsp;anti-blanc&nbsp;»).</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em><strong>La fac visée en profondeur</strong></em></h3>



<p>Rien de surprenant au finish. Le démantèlement du ministère de l’éducation va de pair avec le dynamitage en règle des universités. En mars 2025, l&rsquo;administration Trump a annoncé l&rsquo;annulation de 400 millions de dollars de subventions fédérales à l&rsquo;Université de Columbia (l’une des plus prestigieuse du pays quand même dixit Fundit.fr qui précise&nbsp;: «&nbsp;<em>Classée 1re aux États-Unis pour la recherche, elle figure au 6e rang mondial (4e aux États-Unis) du&nbsp;classement&nbsp;CUWR des 1000 meilleurs&nbsp;universités&nbsp;mondiales et au 8e rang mondial du&nbsp;Classement&nbsp;Shanghai des&nbsp;universités. L&rsquo;université&nbsp;administre chaque année le Prix Pulitzer.&nbsp;» </em>). Cette décision était motivée par ce que l&rsquo;administration considérait comme une inaction face au harcèlement présumé d‘e ’étudiants juifs sur le campus, en violation des lois fédérales antidiscriminatoires.</p>



<p>Un prétexte. D’autres sont concernées. Selon <a href="https://www.newslooks.com/fr/u-s-universities-freeze-hiring-amid-trumps-federal-funding-cuts/">Newslooks.com</a>, l&rsquo;administration Trump a ainsi suspendu 175 millions de dollars de financement fédéral à l&rsquo;Université de Pennsylvanie en raison de ses politiques concernant les athlètes transgenres, qualifiées de « dégradantes, injustes et dangereuses pour les femmes et les filles ». Les exemples de ce type pullulent. Toutes les facultés américaines se retrouvent donc confrontées à un dilemme : se conformer aux directives de l&rsquo;administration pour éviter des pertes de financement fédéral et des enquêtes, ou résister et risquer des sanctions financières. On imagine l’ambiance dans les campus : suppressions de postes, refus de bourses, sujets de thèse rejetés car non conformes à la nouvelle idéologie, programmes de recherches scientifiques impactés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des retombées catastrophiques</h2>



<p>On imagine bien qu’avec pareil traitement de choc, les USA vont tanguer à plus d’un titre. Pas besoin d’être voyante pour se faire une idée assez sombre de l’avenir scientifico-artistico-culturel du pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>U</em></strong><strong><em>ne </em></strong><strong><em>v</em></strong><strong><em>ision </em></strong><strong><em>culturelle </em></strong><strong><em>vitrifiée</em></strong></h3>



<p>Selon ce modèle culturel reposant sur un nationalisme culturel étroit, seules les voix et les perspectives jugées conformes à une certaine version « patriotique » de l’Amérique vont être valorisées. La culture va s’uniformiser (c’est déjà bien parti avec l’hégémonie du modèle de récit netflixien et la main mise des réseaux sociaux), les formes d&rsquo;art alternatives marginalisées. Exit l&rsquo;expérimentation et l’innovation.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>La r</em></strong><strong><em>égression des </em></strong><strong><em>l</em></strong><strong><em>ibertés </em></strong><strong><em>a</em></strong><strong><em>rtistiques</em></strong></h3>



<p>Censure à tous les niveaux = contrôle des contenus culturels = réduction de la liberté d&rsquo;expression et de création. Exit l’accès à des œuvres critiques abordant le racisme, les inégalités sociales ou la diversité des orientations sexuelles, virées des collections de musées, des classes, des sujets de recherche ; exit également l’émergence de jeunes artistes visionnaires du moins par le biais des circuits éducatifs publics (traduction : il faudra avoir de l’argent pour accéder à une formation culturelle digne de ce nom).</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em><strong>Déclin intellectuel en vue</strong></em></h3>



<p>Petit rappel : les arts et l’éducation créative sont essentiels pour développer la pensée critique, l’innovation et l’empathie. En éradiquant ces disciplines, on prive les générations futures de l&rsquo;outillage intellectuel nécessaire pour comprendre et naviguer dans des sociétés complexes et mondialisées. Et cerise sur le gâteau, on enclenche la raréfaction des talents créatifs nécessaires pour renouveler la scène artistique mais aussi l’industrie cinématographique, musicale et littéraire des États-Unis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion en forme de résistance</h2>



<p>C’est le soft power à l’américaine qui va en prendre un sacré coup. Quelle marge d’action pour les acteurs du secteur ? La démission outragée ? L’annulation des spectacles ? Les manifs ? Les pétitions ? La mobilisation collective devient une urgence pour renforcer les réseaux de soutien et les coalitions afin de défendre les droits artistiques et promouvoir la diversité culturelle.​ Cela passe par :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>L’e</strong><strong>ngagement juridique</strong> aka contester les décisions gouvernementales perçues comme anticonstitutionnelles ou portant atteinte à la liberté d&rsquo;expression devant les tribunaux.​</li>



<li><strong>Le plaidoyer public, la sensibilisation </strong>via les médias aux enjeux actuels de la liberté artistique, afin de générer un soutien large et informé.​</li>



<li><strong>La diversification des financements. </strong>L’argent, c’est le nerf de la guerre il va falloir trouver des sources de financement alternatives, mécénats privés, campagnes de financement participatif, subventions internationales.</li>
</ul>



<p>Dans un contexte de crise internationale, pas évident que ça marche. Reste la rébellion. Le travail en clandestinité. Le retour au DIY. Le partage des moyens, des connaissances. L’art confronté à la connerie humaine de masse type fascisme a toujours trouvé des manières de s’organiser pour survivre. A suivre donc avec attention et le doigt sur le clavier pour repérer/partager/soutenir ce que feront les artistes américains pour ne pas se laisser égorger comme des moutons.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



<p class="has-text-align-center has-white-color has-text-color has-link-color wp-elements-1f8d65ae5010caf357370e52851cb13c">Vous désirez soutenir l&rsquo;action de The ARTchemists ?</p>



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		<title>22 novembre 1963 &#8211; Assassinat de Kennedy : quels livres consulter pour faire le point ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/livres-assassinat-kennedy/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Nov 2023 17:22:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après tant d’années, on peine encore à déterminer la mécanique à l’œuvre derrière l’un des meurtres les plus retentissants de l’histoire du XXᵉ siècle. Le 22 novembre 1963, à 12 h 30 précise, alors que la décapotable Lincoln Continental du président JFK pénètre sur Dealey Plaza au cœur de Dallas, plusieurs tirs résonnent. John Fitzgerald Kennedy, gravement blessé, est emporté au Parkland Hospital dans une atmosphère de chaos indescriptible. À 13 h, l’équipe...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<p>Après tant d’années, on peine encore à déterminer la mécanique à l’œuvre derrière l’un des meurtres les plus retentissants de l’histoire du XXᵉ siècle. Le 22 novembre 1963, à 12 h 30 précise, alors que la décapotable Lincoln Continental du président JFK pénètre sur Dealey Plaza au cœur de Dallas, plusieurs tirs résonnent. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Fitzgerald_Kennedy" target="_blank" rel="noreferrer noopener">John Fitzgerald Kennedy</a>, gravement blessé, est emporté au Parkland Hospital dans une atmosphère de chaos indescriptible. À 13 h, l’équipe de réanimation, impuissante, prononce le décès, annoncé officiellement à la presse à 13 h 33. 1 heure : il aura fallu 1 heure pour que le destin de JFK soit scellé, le faisant entrer de sanglante manière dans la légende. Car à partir de là, le mystère s’enracine. Un mystère qui a fait couler beaucoup d’encre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une marche à la mort</h2>



<p>La bibliographie consacrée à cette journée sanglante est conséquente&nbsp;: des dizaines d’ouvrages ressassent les ultimes instants du charismatique JFK, sa montée au martyre minute après minute, heure après heure. Un peu comme une tragédie shakespearienne, l’idée est d’autopsier le cheminement vers l’inéluctable.</p>



<p>Et de pointer du doigt tous ces moments où JFK aurait pu échapper à son sort funeste. Mais les forces divines, la fatalité en ont décidé autrement. Un peu comme on détaillerait les douze stations du chemin de croix, la marche à la mort de Kennedy est ponctuée d’anecdotes, de rencontres, de salutations, d’échanges.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Par-delà les images</h2>



<p>Il y a l&rsquo;avant, il y a le pendant, il y a l’après&nbsp;: l’atmosphère apocalyptique qui suit la sidération, le blessé déjà mourant emporté jusqu’à Parkland par des gardes du corps complètement perdus, sécurité du président, police, militaires s’affrontant autour de la dépouille pour savoir qui se chargera de l’autopsie et où elle aura lieu.</p>



<p>Pendant ce temps, on s’assure de la sécurité de Lyndon B. Johnson, vice-président propulsé par la force des choses au rang de président des USA. On a en tête les photographies, les extraits d’actualités télévisées, les films, mais par-delà les images, il y a des réalités, le pouvoir laissé sans dirigeants, la peur d’un coup d’État, les enjeux qui s’accumulent, l’urgence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un mystère impénétrable</h2>



<p>Et en embuscade qui ne va pas tarder à s’imposer en première ligne et pour très longtemps&nbsp;: qui, pourquoi, comment&nbsp;? Officiellement, c’est Lee Harvey Oswald qu’on décrète coupable. Exécuté devant les caméras du monde entier par Jack Ruby, il ne pourra pas s’expliquer. Reste un mystère impénétrable que tous tentent encore de percer.</p>



<p>Depuis lors, on n’en finit plus d’analyser documents, témoignages et archives, tandis que des preuves remontent toujours à la surface, au fil des déclassifications. Les rapports s’accumulent, contradictoires, alimentant les théories, les versions, les thèses. Comment s’y retrouver&nbsp;? En croisant les récits&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un premier tri&nbsp;?</h2>



<p>Biographies, enquêtes, mémoires, romans… Il y en a tant (la <a href="https://www.babelio.com/liste/4269/Lassassinat-de-John-F-Kennedy">liste établie par le site Babelio</a> ne laisse apparaître qu’une infime partie d’un immense iceberg). Un premier tri&nbsp;? Notre attention a porté sur ces ouvrages, pour vous faire une première opinion, que nous vous invitons à enrichir en parcourant ensuite d’autres ouvrages (dernier en date <em>Le deuxième tireur</em> de Cédric Meletta qui, à la lumière de nouveaux éléments, met en évidence le nom d’un potentiel suspect d’origine française).</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><em>JFK, le dernier jour </em>– François Forestier – Albin Michel &#8211; 2013</li>



<li><em>L’assassinat de John F. Kennedy – Histoire d’un mystère d’État</em> – Thierry Lentz – Nouveau Monde Editions – 2013</li>



<li><em>On a tiré sur le président</em> – Philippe Labro – Gallimard – 2013</li>



<li><em>JFK autopsie d’un crime d’État</em> – William Reymond – Flammarion &#8211; 2004</li>



<li><em>JFK Le dernier témoin</em> – William Reymond et Billie Sol Estes – Flammarion – 2003</li>



<li><em>JFK – Affaire non classée</em> – Jim Garrisson – J’ai lu – 2001</li>
</ul>



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<p><strong>À lire également</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/mythe-kennedy-patrick-jeudy/">50 ans de malédiction ? Le mythe Kennedy disséqué par Patrick Jeudy</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-parkland/">Parkland : la carte de l’instantané et du pathétique</a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/kennedy-roman-derniers-jours/">Kennedy, le roman des derniers jours&nbsp;: dans la tête d’un condamné&nbsp;?</a></li>
</ul>
</div></div>



<h2 class="wp-block-heading">Saisir une atmosphère</h2>



<p>Ils sont écrits ou traduits en français, relativement récents pour certains, fondateurs pour d’autres (la célèbre enquête de Jim Garrisson qui inspirera <a href="https://www.theartchemists.com/film-jfk/">le film culte <em>JFK</em> d’Oliver Stone</a>), et centrés sur le meurtre en lui-même, la marche à la mort que nous évoquions plus haut. Tous posent les questions qui fâchent&nbsp;: qui, pourquoi, comment&nbsp;? Objectifs&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>démonter les conclusions pour le moins douteuses de la commission Warren ;</li>



<li>faire le point sur ce qui est avéré, certain, concret ;</li>



<li>évoquer de possibles pistes.</li>
</ul>



<p>Mais ce n’est pas tout&nbsp;: chacun de ces récits, à sa manière et avec son style, son rythme, son identité, donne à ressentir une atmosphère, un contexte. Au travers de ces pages, nous replongeons dans une époque avec ses réalités, ses enjeux, ses défis, ses limites et ses possibilités. Ses conflits et ses partis pris aussi. Kennedy n’était pas si aimé que cela, bien au contraire. Ils étaient nombreux à lui en vouloir pour différentes raisons.</p>



<p>Chacune de ces enquêtes revient sur cette animosité, ainsi que sur la déflagration consécutive au meurtre, la totale perte de repères, la panique, l’angoisse, la colère. Car la mort de Kennedy fut pour tous.tes une tragédie, par son aspect, mais aussi par ses conséquences. Et le fait qu’elle soit aujourd’hui encore opaque et indistincte est inacceptable.</p>


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		<item>
		<title>Oliver Stone face à JFK : comment « créer un contre-mythe »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-jfk/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Nov 2023 17:19:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=36676</guid>

					<description><![CDATA[<p>S’il y a un film à retenir concernant l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy, c’est celui-ci. Avec JFK, Oliver Stone livre plus qu’un chef-d&#8217;œuvre narratif et cinématographique. En un long métrage coup de poing, il rend compte de l’onde de choc propre à ce séisme historique, et cela, par-delà les années et les frontières. Objectif&#160;: créer un contre-mythe, quitte à faire polémique. Une polémique désormais indéracinable. Assassinat ou exécution&#160;? Vrai ou...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<p>S’il y a un film à retenir concernant l’assassinat de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Fitzgerald_Kennedy" target="_blank" rel="noreferrer noopener">John Fitzgerald Kennedy</a>, c’est celui-ci. Avec <em>JFK</em>, Oliver Stone livre plus qu’un chef-d&rsquo;œuvre narratif et cinématographique. En un long métrage coup de poing, il rend compte de l’onde de choc propre à ce séisme historique, et cela, par-delà les années et les frontières. Objectif&nbsp;: créer un contre-mythe, quitte à faire polémique. Une polémique désormais indéracinable.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="JFK - Original Theatrical Trailer" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/s8az13Y1rUM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Assassinat ou exécution&nbsp;?</h2>



<p>Vrai ou pas&nbsp;? C’est en gros le choix qui se pose quand on visionne les trois heures de récit oppressant déroulé par un <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Oliver_Stone" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Oliver Stone</a> galvanisé. Au coeur de <em>JFK</em>, l’enquête menée par le procureur <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jim_Garrison" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jim Garrisson</a> pour mettre en évidence le complot à l’œuvre derrière l’assassinat du 35<sup>e</sup> président des États-Unis le 22 novembre 1963, enquête relatée par le menu dans l’ouvrage <em>On the Trail of the Assassins </em>paru en 1988. Il en a à peine terminé la lecture que Stone en achète les droits, sur ses propres deniers, c’est dite l’importance que revêt ce livre à ses yeux. Car ces pages font exploser en vol les conclusions de la sacro-sainte commission Warren en charge de l’enquête sur la mort de Kennedy.</p>



<p>Si l’on en croit les investigations menées par Garrisson, JFK n’a pas été tué par un Lee Harvey Oswald solitaire et désaxé. S’appuyant sur une kyrielle de témoignages et d’expertises, Garrisson met en évidence une véritable exécution accomplie par plusieurs tueurs, minutée, programmée dans l’ombre par de hautes instances désireuses de se débarrasser d’un président bien encombrant à la veille d’un conflit vietnamien dans lequel il refuse de se laisser engluer. Fantaisiste pour ne pas dire complotiste&nbsp;? Aucune réponse, sinon un sentiment de doute qui saisit progressivement le spectateur au fil des séquences.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une esthétique à la Costa Gavras</h2>



<p>S’appuyant par ailleurs sur l’enquête <em>Crossfire: The Plot That Killed Kennedy</em>, Stone fournit sa propre version des faits, avec une esthétique qui évoque les films politiques de Costa-Gavras (l’acronyme <em>JFK </em>est une référence à l’emblématique <em>Z</em>). Réalisation syncopée, montage épileptique, alternances d’images frisant le subliminal où se glissent des archives d’époque, Stone est appuyé dans sa démarche par un casting saisi aux tripes par le sujet, incluant des grands noms jusque dans les petits rôles (Kevin Costner, Tommy Lee Jones, Gary Oldman, Kevin Bacon, Sissy Spacek, Joe Pesci, Jack Lemmon, Walter Matthau, Donald Sutherland, John Candy…) sans compter le passage éclair de certains protagonistes dont Garrisson qui interprète… Earl Warren. Ironique revanche&nbsp;?</p>



<p>En explorant l’envers du décor, le film <em>JFK</em> n’apporte aucune réponse claire, il est juste là pour semer le doute et il y parvient parfaitement. Le but est de bousculer une version officielle qui flirte avec le foutage de gueule, en tout cas qui manque singulièrement de fond. Incohérences flagrantes, pistes non explorées, même s’il n’y a pas eu complot d’état, il est évident que ce qui s’est joué le 22 novembre 2023 dépasse le cadre d’une action en solitaire menée par un esprit malade. Saura-t-on vraiment le fin mot de l’histoire ? Cela reste à voir. Ce qui est sûr, c’est que <em>JFK</em> en dynamitant les certitudes, participe de l’élaboration d’un contre-mythe : celui, avéré, d’une Amérique ultraviolente, corrompue, intolérante, versée dans le secret et la manipulation.</p>



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</ul>
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<p>Avec <em>JFK</em>, Stone a élargi une brèche, constitué un socle fort de présomption qui aujourd’hui encore, fait débat, ancrant dans les esprits la conviction du mensonge et de la manipulation. Du déni de justice. En autopsiant cet épisode tragique de l&rsquo;histoire des USA, Stone donne à percevoir un manque, une absence, pire, un mépris. Et c&rsquo;est justement dans ce mépris que prennent ancrage les pires dérives complotistes. </p>



<p><strong>Et plus si affinités</strong></p>


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		<title>Frank Sinatra : Une mythologie américaine : All or Nothing at All</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/biographie-frank-sinatra/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jun 2023 09:36:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Frank Sinatra : Une mythologie américaine… cela sonnerait presque comme un titre de James Ellroy. Il faut dire que la vie de The Voice ne fut pas un long fleuve tranquille menant en ligne directe au succès. Parsemée de hauts et de bas, la route de Sinatra reflète étrangement les convulsions des États-Unis tout en offrant à ce pays et au monde entier une légende ancrée dans un univers musical d’exception....</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="423" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/B07YPR3ZL4_f2689075_cover.jpg" alt="" class="wp-image-36154" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/B07YPR3ZL4_f2689075_cover.jpg 423w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/B07YPR3ZL4_f2689075_cover-203x288.jpg 203w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/B07YPR3ZL4_f2689075_cover-348x494.jpg 348w" sizes="auto, (max-width: 423px) 100vw, 423px" /></figure>



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<p><em>Frank Sinatra : Une mythologie américaine</em>… cela sonnerait presque comme un titre de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=james+ellroy" target="_blank" rel="noreferrer noopener">James Ellroy</a>. Il faut dire que la vie de The Voice ne fut pas un long fleuve tranquille menant en ligne directe au succès. Parsemée de hauts et de bas, la route de Sinatra reflète étrangement les convulsions des États-Unis tout en offrant à ce pays et au monde entier une légende ancrée dans un univers musical d’exception. Toutes ces contradictions, ces temps forts comme ces ruptures, l’auteur Steven Jezo-Vannier en raconte le fil dans cette biographe trépidante qui se dévore avec jubilation.</p>



<p>«&nbsp;The Voice&nbsp;» donc, mais aussi «&nbsp;The Sultan of the Swoon&nbsp;»«&nbsp;The Chairman Of The Board&nbsp;» ou «&nbsp;Ol’Blue Eyes&nbsp;»&nbsp;: Sinatra ne manque guère de surnoms aux consonances variées qui reflète les différents visages de cette nature aussi charismatique que complexe. Ces surnoms émergent au fil des pages de <em>Frank Sinatra&nbsp;: Une mythologie américaine </em>tandis que le lecteur se perd avec délice et consternation dans ce labyrinthe en clair-obscur. Qui était Sinatra&nbsp;? Docteur Sinatra or Mr Frank Hyde&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Docteur Sinatra&nbsp;?</strong></h2>



<p>Il y a bien sûr son côté lumineux, d’autant plus touchant que <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Frank_Sinatra" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sinatra</a> resta souvent discret sur ces facettes de sa personnalité. Et là, on a le choix.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>L’interprète emblématique d’une somme de succès internationaux</strong> devenus des standards de la pop culture, des morceaux que chacun.e d’entre nous connaissent, ont forcément entendus, marqués par cette voix unique en son genre, forte et puissante à la fois, chargée d’émotion et de conviction, où «&nbsp;My Way&nbsp;» et «&nbsp;All of Nothing at All&nbsp;» côtoient «&nbsp;Fly me to the Moon&nbsp;» et «&nbsp;New York New York&nbsp;»pour s’imposer comme les joyaux de cette couronne de chansons sidérantes de précision&nbsp;?</li>



<li><strong>Un bourreau de travail, extrêmement productif</strong> (plus de 2000 chansons, 68 albums, 150 millions de disques vendus) enchaînant les séances d’enregistrement, les concerts, les tournages sur un rythme frénétique jusqu’à l’épuisement complet, au burn-out ; un fin connaisseur de la musique, qu’il s’agisse du classique, du jazz, du swing, de la pop, de la bossa, qui revendique ces influences multiples depuis les grands compositeurs lyriques comme Puccini ou la musique cubaine, voire la chanson française jusqu’à Stan Getz en passant par Billie Holiday, dont il suivra scrupuleusement les conseils recueillis lors des tournées de sa jeunesse ?</li>



<li><strong>Une </strong><strong>idole</strong><strong>, véritable rock star avant l’heure</strong>, adulée jusqu’à la frénésie par des fans survolté.es qui multiplient les émeutes à l’entrée des salles où le chanteur se produit, surfant sur les frustrations sexuelles d’un auditoire adolescent affirmant son individualité, revendiquant le droit à la liberté&nbsp;et à la reconnaissance&nbsp;?</li>



<li><strong>Un homme d’affaires enflammé et énergique</strong>, multipliant les entreprises, restaurant, casino, hôtel, maison de production, fondant ainsi une fortune colossale ?</li>



<li><strong>U</strong><strong>n </strong><strong>autodidacte complexé</strong> par son manque d’éducation qui dévore les bouquins sur tous les sujets, apprend en observant ses partenaires (Gene Kelly, entre autres, qui lui apprendra à jouer et à danser) et se met à la peinture pour se défouler&nbsp;?</li>



<li><strong>Un homme de cœur et de convictions</strong>, tolérant et ouvert, luttant contre le racisme (fier de ses origines italiennes, il aura le courage, l’audace même, de conserver son nom en dépit du mérpis qu’il suscite), l’anti-sémitisme, le maccarthysme, travaillant d’arrache-pied pour lever des fonds afin d’aider les orphelins, s’impliquant dans la lutte pour les droits civiques, faisant le forcing pour faire engager Sammy Davis Junior qu’il a pris sous son aile et qu’il veillera comme un père après son accident de voiture, n’hésitant pas à sortir son carnet de chèques pour aider des amis dans le besoin, payant les dettes de l’un, les soins de l’autre ?</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>M. Frank Hyde ?</strong></h2>



<p>Et puis il y a l’autre facette de ce Janus bifrons, plus sombre, plus dangereuse aussi, son côté bad boy assumé/ artiste maudit&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le freak control </strong><strong>avide de</strong><strong> tout diriger</strong>, tout régimenter, le centre de toutes les attentions, impérial et exigeant, paranoïaque et agressif, qui vire sans pitié ceux qui ont failli, même ses amis les plus proches, les plus anciens, les plus fidèles&nbsp;?</li>



<li><strong>L’amant volage, inconstant, malheureux et jaloux</strong>, incapable de vivre en couple bien longtemps, possessif néanmoins, séducteur impénitent, ivre de relations orageuses (son idylle tempétueuse avec Ava Gardner le plongera dans une profonde dépression, dont il ne se remettra jamais tout à fait) et de conquêtes enflammées qu’il plaque sans beaucoup d’élégance (Lauren Bacall enter autres), à moins qu’il s’agisse juste d’un coup d’un soir ?</li>



<li><strong>Le fêtard alcoolique, le voyou brutal prêt à faire le coup de poing, le proche de la <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Mafia" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mafia</a></strong>, qui insulte et menace ceux qui lui manquent de respect ou lui font barrage, fait assaut de plaisanteries sexistes aux côtés de ses potes du Rat Pack sur les scènes des casinos de Las Vegas dont il façonne la légende, le suspect surveillé par le FBI qui possède sur lui un dossier conséquent ?</li>



<li><strong>L’ambitieux politique</strong> qui navigue dans le sillage des <a href="https://www.theartchemists.com/?s=kennedy" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kennedy</a> avant de rallier Nixon, affamé de reconnaissances officielles et d’honneurs ?</li>
</ul>



<p>Alimenté par ces courants contraires, le portrait de ce self made man made in America d’une volonté hors normes et d’un caractère affirmé, surfe jusqu’au faîte de la gloire avant de tomber au plus profond des abysses… pour gravir de nouveau le panthéon des gloires nationales avant de devenir un mythe international.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>S’ériger en référence absolue</strong></h2>



<p>C’est que la success story de Frank Sinatra est émaillée d’obstacles nombreux que cet artiste passionné franchit toujours avec une force morale qui force le respect ; se nourrissant de ces émotions intenses, le chanteur les insuffle dans son interprétation des chansons qu’il s&rsquo;approprie comme un reflet de son errance d’homme. Il colle aux textes qu’il interprète, les paroles qu’il choisit de chanter font écho son mode de vie, son manque affectif, sa quête perpétuelle et malheureuse de l’amour parfait, sa vision de l’existence comme une poursuite du plaisir immédiat, la fuite devant la mort. Expert du sujet, Jezo-Vannier apporte ainsi une analyse très précise des titres, des textes, des manières de chanter qui jalonne ce parcours hors normes.</p>



<p>On apprend ainsi que Sinatra fut le premier à initier le concept d’album, qui n’existait pas dans les années 40 ; des trouvailles, des tentatives, des expériences artistiques, il en compte des dizaines qui font de lui un précurseur, mais aussi une véritable anguille artistique, capable de passer les époques pour s’imposer comme une référence absolue, en dehors des modes. L’auteur multiplie les anecdotes sur les enregistrements, la méthodologie du chanteur, son travail récurrent pour réinventer les chansons de son répertoire, leur donner des couleurs différentes au fil du temps. Ses partenariats avec différents arrangeurs et paroliers, ses collaborations avec d’autres artistes, on découvre en filigrane comme fonctionnait l’industrie musicale dans les années 30, comment elle a progressivement évolué au fil des décennies.</p>



<p>En quelque 500 pages, <em><a href="https://lemotetlereste.com/musiques/franksinatra/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Frank Sinatra : Une mythologie américaine</a></em> propose une vision panoramique ET d’un destin de chanteur unique en son genre, ET d’une mutation profonde de l’industrie musicale où ce dernier évolue, ET du pays dans lequel cet artiste s’enracine. Car il est impossible de dissocier ces trois facettes, elles sont inéluctablement liées. Qu’on le veuille ou non, Sinatra demeure le visage de l’Amérique de la seconde moitié du XXe siècle, tout en réalisant le tour de force de s’imposer comme un artiste universel. Ce que la biographie de Jezo-Vannier met aussi en évidence de manière flagrante.</p>



<p><strong>Et plus si affinités</strong></p>


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		<title>French Tabloïds : polar d’exception, manipulation de masse et littérature de crise</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/roman-french-tabloids-polar/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Jan 2022 14:51:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Que se passe-t-il quand un président en activité est rattrapé par les affaires de corruption dans lesquelles il a allégrement trempé quelques années avant son entrée à l’Élysée ? S’il veut gagner du temps sur Dame Justice et échapper à ses geôles, il n’a d’autre solution que d’être réélu. A n’importe quel prix. Un constat somme toute logique à partir duquel Jean-Hugues Oppel accouche d’un roman haletant et pas si fictionnel...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="392" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/06/the-artchemists-french-tabloids-oppel.jpg" alt="" class="wp-image-37143" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/06/the-artchemists-french-tabloids-oppel.jpg 392w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/06/the-artchemists-french-tabloids-oppel-188x288.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/06/the-artchemists-french-tabloids-oppel-323x494.jpg 323w" sizes="auto, (max-width: 392px) 100vw, 392px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><span style="color: #000000;">Que se passe-t-il quand un président en activité est rattrapé par les affaires de corruption dans lesquelles il a allégrement trempé quelques années avant son entrée à l’Élysée ? S’il veut gagner du temps sur Dame Justice et échapper à ses geôles, il n’a d’autre solution que d’être réélu. A n’importe quel prix. Un constat somme toute logique à partir duquel Jean-Hugues Oppel accouche d’un roman haletant et pas si fictionnel que ça intitulé <i>French Tabloïds</i>.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>Souvenir d’un électrochoc</b></span></h2>



<p><span style="color: #000000;">Ce n’est pas un hasard si le titre de ce sulfureux roman évoque un autre brûlot littéraire, le célèbre polar <a href="https://www.theartchemists.com/theatre-politique-american-tabloid-lapostrophe/" target="_blank" rel="noopener"><i>American tabloïds</i></a> de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=james+ellroy" target="_blank" rel="noopener">James Ellroy</a>, sorti en 1995 pour raconter par le menu et selon différents angles la montée des Kennedy à la présidence et leur chute spectaculaire sur fond de crise sociale majeure et de Sixties en mutation. Oppel, quant à lui, s’attaque aux relations qu’entretiennent les sphères occultes du pouvoir français avec des médias dédiés à la manipulation des masses. Le roman <i><a href="https://www.payot-rivages.fr/rivages/livre/french-tablo%C3%AFds-9782743618551" target="_blank" rel="noreferrer noopener">French Tabloïds</a></i> sort en 2005, mais à chaque page, c’est notre actualité qui nous saute au visage.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">Avec en filigrane une stratégie politique mortifère désormais inscrite dans les mémoires au fer rouge, confrontant un clan politique soi-disant centriste et un tribun d’extrême droite. Un électrochoc pour toute une population déjà traumatisée par les attentats du 11 septembre 2001 et la montée quotidienne de la délinquance. Un climat d’ultraviolence étalé en une des médias, sans aucune respiration possible. Psychose soigneusement entretenue par un cabinet de spin doctors qui orientent titres et éditoriaux, influent sur la presse écrite, la radio, la télévision, rappelant à l’ordre les journalistes qui sortiraient de cette ligne éditoriale ubuesque.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>Stratégie de la peur et effet de saturation</b></span></h2>



<p><span style="color: #000000;">Créer la peur, au besoin l’encourager, voire la déclencher&nbsp;: c’est ce que nous raconte un Oppel visionnaire, qui fusionne les destins d’un pauvre type oublié du système, perclus de dettes, passionné d’armes à feu et obsédé par la mort, une jeune flic végétant dans un commissariat de banlieue, une petite pute slave défenestrée, un ponte des Renseignements Généraux en charge des basses œuvres de l’État, un mystérieux manipulateur de conscience spécialisé dans la torture psychologique et les opérations de déstabilisation de l’opinion publique, trois consultants de l’ombre obéissant aux ordres venus d’un cabinet noir pour monitorer une élection dont l’issue est définie d’avance.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">Entre chaque chapitre de cette intrigue pour le moins éprouvante, le lecteur mesure l’évolution des titres médiatiques, la façon dont les éléments de langage adoptés alimentent l’angoisse, orientent le mental, noient l’esprit critique dans des émotions extrêmes. Une stratégie de la saturation qui n’est pas sans rappeler les analyses de Noam Chomsky et Naomi Klein, et que Oppel dissèque avec une grande finesse, dans la grande tradition du polar à la française. Ce n’est pas pour rien que le roman débute sur une citation de Jean-Patrick Manchette : « <i>le polar voit le mal dans l’organisation sociale transitoire</i> ». Une littérature de la crise donc, dont <i>French Tabloïds</i> est un pur produit.</span></p>



<div class="wp-block-group" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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</ul>
</div></div>
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<p><span style="color: #000000;">D’une rare pertinence dans son analyse, la prose de Jean-Hugues Oppel n’a rien perdu de sa fougue et de sa justesse. Parue il y a une quinzaine d’années, l’approche du romancier demeure viable en une période où les politiciens disposent des réseaux sociaux et de l’IA pour pénétrer les attentes de la populace et les piloter à leur convenance et pour leur gratification. Il suffit de recouper la lecture de <i>French Tabloïds</i> avec le visionnage du film <a href="https://www.theartchemists.com/brexit-the-uncivil-war-english-apocalypse-now/" target="_blank" rel="noopener"><i>Brexit</i></a> ou de la série <a href="https://www.theartchemists.com/serie-hommes-de-l-ombre/" target="_blank" rel="noopener"><em>Les hommes de l’ombre</em></a> pour comprendre combien Oppel a visé juste, façonnant un roman qui vaut toutes les initiations à la real politique avec en prime une intrigue d’une rare efficacité. À lire absolument !</span></p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Trouvaille Musique : Amyl and the Sniffers</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/trouvaille-musique-amyl-and-the-sniffers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Nov 2021 12:25:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=34420</guid>

					<description><![CDATA[<p>Rejetons de Jello Biaffra, petits neveux de Lydia Lunch et Poly Styrene, cousins des Viagra Boys et de Billy Nomates, le quatuor australien Amyl ans the Sniffers affiche sa vocation punk dès son premier EP Giddy Up bouclé en 12 heures. Nous sommes en 2016 et la patrie des kangourous vient d’accoucher d’un nouveau groupe emblématique, dans le sillage des déjà très barrés Grindhouse. Aussi talentueux, aussi prolifiques, aussi teigneux...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/Capture-du-2021-11-19-12-08-48_opt.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34422 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/Capture-du-2021-11-19-12-08-48_opt.png" alt="Amyl and the sniffers" width="600" height="413" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/Capture-du-2021-11-19-12-08-48_opt.png 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/Capture-du-2021-11-19-12-08-48_opt-288x198.png 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/Capture-du-2021-11-19-12-08-48_opt-494x340.png 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Rejetons de Jello Biaffra, petits neveux de <a href="https://www.theartchemists.com/lydia-lunch-desequilibres-synthetiques-autres-vomissures-verbales/" target="_blank" rel="noopener">Lydia Lunch</a> et Poly Styrene, cousins des Viagra Boys et de <a href="https://www.theartchemists.com/trouvaille-musique-billy-nomates/" target="_blank" rel="noopener">Billy Nomates</a>, le quatuor australien Amyl ans the Sniffers affiche sa vocation punk dès son premier EP <a href="https://youtu.be/SEcKbmYT7xU" target="_blank" rel="noopener"><i>Giddy Up</i></a> bouclé en 12 heures. Nous sommes en 2016 et la patrie des kangourous vient d’accoucher d’un nouveau groupe emblématique, dans le sillage des déjà très barrés <a href="https://www.theartchemists.com/trouvaille-musique-grindhouse/" target="_blank" rel="noopener">Grindhouse</a>. Aussi talentueux, aussi prolifiques, aussi teigneux et aussi dingues. Et très très punk.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Amyl and the Sniffers - Some Mutts (Can&#039;t Be Muzzled)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/9QX4bQPw-_w?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Plenty of energy</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Bryce Wilson à la batterie, Dec Martens à la guitare, Fergus Romer à la basse et au milieu de ces messieurs sérieux comme des patriarches, Amy Taylor, chanteuse et frontwoman d’exception, qui déboule sur scène en short et haut de bikini dans la blondeur angélique de sa coupe mulet pour se déhancher comme une possédée, foutre le feu aux planches sans aucun complexe, s’accrocher au plafond comme un koala sous amphet, bref foutre un merdier royal dans un public conquis par cette nymphette bad ass et fière de l’être.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Il faut dire qu’elle a de l’abattage, la donzelle, petite, nerveuse, allure de boxeuse poids léger, une bombe à retardement qui ne demande qu’à exploser et s’en vante : « <i>I’ve got plenty of energy</i> » clame-t-elle sur « Guided by angels », titre on ne peut plus clair quant à la légitimité de cette furie adoubée par les cieux, et dont le minois apparaît désormais dans <i>Vogue Australia</i> comme une juste consécration, s’il vous plaît. Pourtant, pas de quoi aveugler cette bande de potes à la tête bien faite, qui connaît suffisamment la loose au quotidien pour en chanter les désagréments avec jugeote :</span></p>
<blockquote><p><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><em>« I’m working off my ass / Every single day / For the minimum wage /And I don’t get paid / I don’t have a house / I can’t pay the rent / I’m sleeping on the floor in a car in a tent / So I’m stressed on tick /I’m stressed on tick / I’m stressed about money cuz I’m gacked on anger »</em>.</span></span></span></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" title="Amyl and The Sniffers - Hertz" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/zb5Ja6V4OeY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2><span style="color: #000000; font-size: 18pt;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><b>Aucune concession</b></span></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Cet extrait particulièrement parlant de « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=hONV6GQl0ow" target="_blank" rel="noopener">Gacked on anger</a> » pourrait introduire le fabuleux et inégalé « Let’s lynch the landlord » des Dead Kennedys. Survoltés, en colère, en manque, et pas franchement d’accord pour se laisser faire par la société, Amyl et ses sniffers s’appuient sur des mélodies travaillées au corps et dans la masse à coup de burin pour déverser leurs punchlines en mode spoken word énervé. Prenez la ligne de basse de « Hertz », les riffs de « Security » ou « Some mutts », et vous comprendrez pourquoi ce combo a de l’avenir.</span></span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Un avenir qu’ils tracent à la faveur de leurs envies et rien d’autre : c’est le petit plus qui fait la très grosse différence. Tout ce petit monde kiffe d’enregistrer, d’être en live, bref de faire de la musique, et SA musique&#8230; et quelle musique ! Regardez Amy crier «I’m not looking for trouble, I’m looking for love » alors qu’elle danse dans un cimetière comme si elle était complètement camée (la chanteuse compare volontiers leurs tracks à une prise de drogue) et vous comprendrez le truc : aucune concession. Décidément, punk is not dead, il se porte même plutôt bien.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Amyl and The Sniffers - Security (Official Video)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/j5DZA2NLYis?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités :</b></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour en savoir plus sur Amyl and the Sniffers, consultez le site du groupe, ainsi que ses comptes <a href="https://www.facebook.com/amylandthesniffers" target="_blank" rel="noopener">Facebook</a>, <a href="https://www.instagram.com/amylandthesniffers/?utm_source=ig_embed" target="_blank" rel="noopener">Instagram</a>, <a href="https://www.youtube.com/channel/UCr7iv49zibCciRCzlFauotQ" target="_blank" rel="noopener">Youtub</a>e et <a href="https://amylandthesniffers.bandcamp.com/">Bandcamp</a>.</span></p>
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		<title>Parkland : la carte de l&#8217;instantané et du pathétique</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-parkland/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jul 2021 10:13:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;assassinat de John F. Kennedy a fait couler beaucoup d&#8217;encre et inspiré quelques longs métrages et reconstitutions. Parkland, sorti en 2013, vient en compléter la liste, avec une approche qui privilégie très nettement l&#8217;émotionnel et le dommage collatéral. Sensation de foudroiement En 1 h 30 d&#8217;images saccadées et prenantes qui évoquent par bien des côtés les images traumatisantes tournées par Zapruder, Peter Landsman adapte le livre de Vincent Bulgiosi Four days in...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/07/21035931_20130903173640068.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-26597" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2016/07/21035931_20130903173640068-363x494.jpg" alt="21035931_20130903173640068" width="363" height="494"/></a></h2>



<p><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">L&rsquo;assassinat de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=kennedy&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">John F. Kennedy</a> a fait couler beaucoup d&rsquo;encre et inspiré quelques longs métrages et reconstitutions. <i>Parkland, </i>sorti en 2013, vient en compléter la liste, avec une approche qui privilégie très nettement l&rsquo;émotionnel et le dommage collatéral.</span></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="PARKLAND Bande annonce VF" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/y8JBEMigqsg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;">Sensation de foudroiement</span></h2>



<p><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">En 1 h 30 d&rsquo;images saccadées et prenantes qui évoquent par bien des côtés les images traumatisantes tournées par Zapruder, Peter Landsman adapte le livre de Vincent Bulgiosi <i>Four days in november : The assassination of president John F. Kennedy</i>. Nous revivons ces jours meurtriers du point de vue de personnages parallèles : Zapruder lui-même, témoin malgré lui d&rsquo;un meurtre abominable, les agents secrets en charge de la sécurité de Kennedy, le frère d&rsquo;Oswald, le jeune médecin qui prend en charge le mourant amené en catastrophe à l’hôpital de Parkland.</span></p>



<p><span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><i>Parkland</i> où quelques heures après le décès de JFK, on amène son prétendu assassin agonisant. La boucle est bouclée, le mystère demeure, les deux mises en terre s&rsquo;exécutent presque au même moment. Et aucune des personnes touchées, de près ou de loin, n&rsquo;en sortira indemne. Le spectateur non plus qui prend de plein fouet cette sensation de foudroiement, soulignée par le timing affiché à chaque changement de lieu.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading">Moins d&rsquo;une heure</h2>



<p><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">Nous suivons le positionnement des protagonistes sur un échiquier dont ils ignorent l&rsquo;existence jusqu&rsquo;au coup de feu fatal et irréversible. Et le chaos qui s&rsquo;en suit. Avec son sentiment d&rsquo;impuissance, l&rsquo;incompréhension, la colère générée. La peur. L&rsquo;impression d&rsquo;être pris au piège, dépassé, enlisé dans une mécanique que tout le monde pressent mais dont personne ne peut saisir les engrenages.&nbsp;</span><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">Collant aux événements qui s&rsquo;enchaînent, aux visages décomposés, aux mains sanglantes, aux mâchoires crispées, aux regards perdus, la caméra se fait intrusive, impudique.</span></p>



<p><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">Tandis qu&rsquo;on fouille les entrailles pour empêcher la mort de faire son oeuvre, le sentiment d&rsquo;assister à un sacrilège nous saisit. Contrairement au très construit <em>JFK</em> de Oliver Stone, <em>Parkland</em> n&rsquo;offre aucun recul, mettant en exergue la consternation, la panique à l&rsquo;oeuvre . Et la rapidité avec laquelle le destin a frappé. </span><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">Il aura fallu moins d&rsquo;une heure pour que JFK débarque à Dallas, prenne la route, soit assassiné, emporté aux urgences, déclaré mort, placé dans un cercueil, puis ramené à Air Force One dont il a fallu démolir les sièges pour y placer la bière. Moins d&rsquo;une heure.</span></p>



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<li><a href="https://www.theartchemists.com/film-jfk/"><strong>Oliver Stone face à JFK : comment « créer un contre-mythe »</strong></a></li>
</ul>
</div></div>



<p><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">Et des milliers de questions, alimentées par l&rsquo;incompétence des uns, la lâcheté des autres, l&rsquo;état traumatique de l&rsquo;ensemble.&nbsp;</span><span style="color: #000000; font-size: 12pt;">Le film n&rsquo;apporte aucune réponse, il n&rsquo;interroge pas. Il se contente d&rsquo;évoquer une tragédie, dont les retombées furent avant tout humaines. Les incertitudes demeurent, le film ne s&rsquo;en préoccupe pas, préférant s&rsquo;arrêter à l&rsquo;immédiateté, dans une succession de plans épileptiques. Ce récit chronologique privilégie le pathétique, l&rsquo;instantané. Mais l&rsquo;évocation de cet assassinat peut-elle se passer d&rsquo;une prise de recul et d&rsquo;un regard rationnel ? C&rsquo;est toute la question.</span></p>



<p><span style="color: #000000; font-size: 12pt;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>


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		<title>Halston : Icare de la mode ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-halston/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 May 2021 13:02:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=33892</guid>

					<description><![CDATA[<p>Décidément, Ryan Murphy n’en finit plus de s’imposer comme LA référence de ce début de XXIeme siècle en matière de séries à la fois qualitatives, divertissantes et engagées. Nouveau joyau à inscrire à son palmarès : le superbe Halston. Succès, chute et rédemption Cinq épisodes de 45 minutes chacun pour narrer le destin du couturier américain depuis ses débuts de modiste préféré de Jackie Kennedy jusqu’à sa chute et sa rédemption...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/Halston_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-33893 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/Halston_opt.jpg" alt="affiche de la mini serie Halston" width="405" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/Halston_opt.jpg 405w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/Halston_opt-194x288.jpg 194w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/05/Halston_opt-333x494.jpg 333w" sizes="auto, (max-width: 405px) 100vw, 405px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Décidément, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=ryan+murphy&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Ryan Murphy</a> n’en finit plus de s’imposer comme LA référence de ce début de XXIeme siècle en matière de séries à la fois qualitatives, divertissantes et engagées. Nouveau joyau à inscrire à son palmarès : le superbe <i>Halston</i>.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Succès, chute et rédemption</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Cinq épisodes de 45 minutes chacun pour narrer le destin du couturier américain depuis ses débuts de modiste préféré de Jackie Kennedy jusqu’à sa chute et sa rédemption en passant par un succès planétaire éclatant sur les catwalks du monde entier. Dans le sillage de cet Icare de la <a href="https://www.theartchemists.com/?s=mode&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">mode</a>, des personnalités flamboyantes comme Liza Minelli, Elsa Peretti, Victor Hugo … Pour illuminer son apogée, la folie du Studio 54, la drogue et les orgies à gogo … pour annoncer sa décadence, l’épidémie de SIDA qui l’emportera. Et pour valider sa légende, les magnifiques costumes dessinés pour la chorégraphe Martha Graham.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>La grandeur d’un nom</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Le tout emballé dans une adaptation du livre de Steven Gaines <i>Simply Halston : The untold story, </i>adaptation flamboyante, ultra dynamique et sans concession comme seuls Murphy et son comparse Ian Brennan savent en faire. L’occasion de rendre à Halston la grandeur de son nom, nom qui lui fut littéralement volé par des investisseurs peu scrupuleux. La série donne à voir, outre cette folie créatrice à l’œuvre durant les 70’s, la manière dont le secteur de la mode est alors devenue un juteux business où s’engouffrèrent des hommes d’affaire plus désireux de s’enrichir à tout va que de protéger les arts.</span></p>
<p>https://youtu.be/yCgdWHwEnrg</p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Les démons de la finance</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Styliste génial mais toujours en quête d’argent pour réaliser ses rêves, Halston paiera bien trop cher ce pacte avec les démons de la finance. Outre sa santé rongée par l’épuisement créatif, la <a href="https://www.theartchemists.com/?s=drogue&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">drogue</a> et le <a href="https://www.theartchemists.com/?s=sida&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">sida</a>, il y laissera son entreprise, sa célébrité, son nom. Et son inspiration. Pour interpréter ce géant aux pieds d’argile, égocentrique, insécure et attachant, Ewan McGregor, proprement stratosphérique, qu’il s’agisse de draper une robe, de se rouler dans la fange ou de pleurer de chagrin devant sa vie gâchée. Et pour l’accompagner un casting percutant où Krysta Rodriguez se distingue, époustouflante Liza Minelli.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Une revanche</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">On ressort de cette série à la fois ébloui, ému, le cœur serré par semblable parcours. Mais comptez sur Murphy pour savoir réveiller les mémoires endormies. Halston tient ici sa revanche : <a href="https://www.theartchemists.com/?s=netflix&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Netflix</a> est devenu LE prescripteur international par excellence. Cette nouvelle production, qualitative et osée à la hauteur du <a href="https://www.theartchemists.com/saint-laurent-yves-seul/" target="_blank" rel="noopener"><i>Saint Laurent</i></a><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> de </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"> </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">Bertrand Bonello </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">auquel </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">elle </span></span><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;">pourrait faire écho, devrait déclencher de véritables passions pour ce génie fasciné par <a href="https://www.theartchemists.com/exposition-balenciaga-oeuvre-noir-sculpture-detoffes/" target="_blank" rel="noopener">Balenciaga</a>, inscrit dans la culture américaine, mais dont le nom s’était doucement effacé après avoir fait trembler la concurrence européenne.</span></span></span></p>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000000;">Et plus si affinités</span></strong></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Vous pouvez regarder la série <a href="https://www.netflix.com/fr/title/80245103" target="_blank" rel="noopener"><em>Halston</em></a> sur Netflix.</span></p>
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