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	<title>yves montand</title>
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		<title>Alyssa Jos, la tisseuse de feuilles</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/alyssa-jos-feuilles-mortes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jun 2023 12:01:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lifestyle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Les feuilles mortes se ramassent à la pelle, Tu vois je n&#8217;ai pas oublié&#160;». Dixit un certain Jacques Prévert dont les mots sont passés à la postérité par le prisme d’une chanson entonnée par Yves Montand. Eh oui, depuis des lustres, les feuilles mortes inspirent les poètes, les peintres, les photographes… Alyssa Jos leur emboîte le pas, avec autant de bonheur, une main experte et l’œil pour accoucher de compositions...</p>
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<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel46.jpg" alt="" class="wp-image-36120" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel46.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel46-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel46-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>«&nbsp;<em>Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,</em></p>



<p><em>Tu vois je n&rsquo;ai pas oublié&nbsp;</em>».</p>



<p>Dixit un certain Jacques Prévert dont les mots sont passés à la postérité par le prisme d’une chanson entonnée par Yves Montand. Eh oui, depuis des lustres, les feuilles mortes inspirent les poètes, les peintres, les photographes… Alyssa Jos leur emboîte le pas, avec autant de bonheur, une main experte et l’œil pour accoucher de compositions d’une rare finesse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un travail de longue haleine</h2>



<p>Collecter, trier, classer, nettoyer, découper, consolider… Si Alyssa Jos ramasse les feuilles mortes à la pelle, c’est avec précaution et une idée dans la tête : se servir de ce précieux matériau pour en faire de somptueux tissages aux teintes surprenantes, des collages raffinés aux formes étonnantes, des patchworks végétaux à la flamboyante intensité. Un travail de longue haleine qui accouche de textiles inédits, de tressages sophistiqués, une manière plus écologique de concevoir les tissus d&rsquo;intérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Puissance de métamorphose</h2>



<p>Lampes, tableaux, miroirs, panneaux décoratifs, la voir œuvrer est en soi passionnant, car l’artiste expérimente constamment, teste, invente, cherche pas à pas. Avec méthode, exigence, minutie et une patience infinie, elle explore les possibilités de ce matériau à l&rsquo;origine chétif, négligé au quotidien sinon pour finir dans les herbiers enfantins et les poubelles des rues. Mais, sous ses doigts avertis, la feuille morte soudain revit pour exprimer une incroyable puissance de métamorphose.</p>



<p><strong>Et plus si affinités</strong></p>



<p>Pour en savoir plus sur le travail d&rsquo;Alyssa Jos, consultez sa <a href="https://www.instagram.com/alyssajos_creation/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">page Instagram</a>.</p>
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		<title>Exposition virtuelle Ciao Italia : un siècle pour faire souche et référence</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/exposition-virtuelle-ciao-italia/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Feb 2023 16:44:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ah l&#8217;Italie, nous en parlons souvent dans nos articles, fascinés que nous sommes par la culture de ce pays légendaire… et par sa gastronomie. Pizze, pasta, antipasti, dolce font souvent la Une de notre rubrique gastronomique pour le plus grand bonheur de nos papilles. Mais derrière charcuterie, parmesan et gnocchi, c&#8217;est une histoire d&#8217;ancrage culturel qui se joue. Car les restaurateurs dont nous parlons, souvent, très souvent, sont d&#8217;origine italienne,...</p>
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<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/ciao-italia-virtuelle1.jpg" alt="" class="wp-image-35718" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/ciao-italia-virtuelle1.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/ciao-italia-virtuelle1-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/ciao-italia-virtuelle1-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><span style="color: #000000;">Ah l&rsquo;Italie, nous en parlons souvent dans nos articles, fascinés que nous sommes par la culture de ce pays légendaire… et par sa gastronomie. Pizze, pasta, antipasti, dolce font souvent la Une de notre rubrique gastronomique pour le plus grand bonheur de nos papilles. Mais derrière charcuterie, parmesan et gnocchi, c&rsquo;est une histoire d&rsquo;ancrage culturel qui se joue. Car les restaurateurs dont nous parlons, souvent, très souvent, sont d&rsquo;origine italienne, installés en France il y a peu… ou depuis une centaine d&rsquo;années, dans la mouvance des grands flux migratoires du début du XXᵉ siècle. C&rsquo;est cette diaspora que raconte l&rsquo;<a href="https://www.histoire-immigration.fr/ciao-italia" target="_blank" rel="noreferrer noopener">exposition <i>Ciao Italia</i></a><i>.</i></span></p>



<h2 class="wp-block-heading">La migration la plus importante connue par l&rsquo;Hexagone</h2>



<p><span style="color: #000000;">Orchestrée par Dominique Païni, Stéphane Mourlane et Isabelle Renard pour le <span style="font-size: medium;"><a href="https://www.histoire-immigration.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Musée national de l’histoire de l’immigration</a>, et accessible désormais en version virtuelle, ce parcours est sous-titré « </span>Un siècle d’immigration et de cultures italiennes en France (1860-1960)<span style="font-size: medium;">« . Il revient sur les causes, le mécanisme et les retombées d&rsquo;un impressionnant déplacement de population, à ce jour la migration la plus importante connue par l&rsquo;Hexagone. C&rsquo;est qu&rsquo;il a bien fallu les occuper, ces emplois générés par une croissance économique forte. </span></span></p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/04/ciao-italia-e1492593011721.jpg"><img decoding="async" width="494" height="494" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2017/04/ciao-italia-494x494.jpg" alt="" class="wp-image-28735"/></a></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Un enracinement lent mais profond</h2>



<p><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Les Italiens vinrent, parfois les mains vides, pour travailler dans le bâtiment, les mines, les commerces, l&rsquo;agriculture, amenant avec eux leurs traditions, leur foi, leurs plats, leur langue… Confrontés à un racisme d&rsquo;une rare violence, rejetés, critiqués, ils vont progressivement s&rsquo;enraciner, malgré tout. Un enracinement lent mais profond,  jusqu&rsquo;à imposer leurs expressions dans notre langue, comme l&rsquo;évoque avec justesse et malice un des ultimes panneaux du parcours.</span></span></p>



<h2 class="wp-block-heading">Légendes versus réalités</h2>



<p><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;">Très habilement, l&rsquo;analyse proposée confronte la réalité d&rsquo;un ancrage complexe et long, les légendes urbaines qui déforment la perception de cette communauté, l&rsquo;apport en matière de culture et de talents multiples. Serge Reggiani, Yves Montand, Lino Ventura, la dynastie circacienne des Fratellini, le Campari, la Vespa, la Simca, les ligues antifascistes, &#8230; l&rsquo;exposition dépasse ainsi la vision magnifiée d&rsquo;une Italie de cinéma pour détailler l&rsquo;expérience d&rsquo;une lente et définitive intégration, désormais une référence.</span></span></p>



<p></p>



<p><strong><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;"><a href="https://www.facebook.com/pg/theartchemists/photos/?tab=album&amp;album_id=1302981789780746" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Album photo</a> réalisé par Benjamin Getenet et Delphine Neimon</span></span></strong>.<strong><span style="color: #000000;"><span style="font-size: medium;"> </span></span></strong></p>



<p>&nbsp;</p>
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		<title>La saga Maeght : « L’art n’est pas tiède »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/livre-saga-maeght/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Feb 2023 18:52:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quelque part dans la garrigue, du côté de saint Paul de Vence, se dresse une bâtisse blanche et rouge, aux lignes modernes, aux vastes baies vitrées, cernée de sculptures abstraites&#160;: depuis 1964, ce complexe pensé par l’architecte catalan Sert symbolise la volonté artistique d’Aimé Maeght. Le célèbre marchand d’art et son épouse ont fait de leur fondation bien plus qu’un lieu dédié à l’art moderne&#160;: c’est un havre voué à...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/71HhRfYmQPL1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="382" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/71HhRfYmQPL1.jpg" alt="" class="wp-image-35549" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/71HhRfYmQPL1.jpg 382w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/71HhRfYmQPL1-183x288.jpg 183w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/71HhRfYmQPL1-315x494.jpg 315w" sizes="auto, (max-width: 382px) 100vw, 382px" /></a></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Quelque part dans la garrigue, du côté de saint Paul de Vence, se dresse une bâtisse blanche et rouge, aux lignes modernes, aux vastes baies vitrées, cernée de sculptures abstraites&nbsp;: depuis 1964, ce complexe pensé par l’architecte catalan Sert symbolise la volonté artistique d’Aimé Maeght. Le célèbre marchand d’art et son épouse ont fait de leur fondation bien plus qu’un lieu dédié à l’art moderne&nbsp;: c’est un havre voué à l’encouragement de la créativité sous toutes ces formes. Mais encore&nbsp;? Pour comprendre réellement ce que représente ce projet précurseur, il faut parcourir <em>La saga Maeght</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une véritable ambition culturelle</h2>



<p>En 400 pages, Françoise «&nbsp;Yoyo&nbsp;» Maeght, petite fille d’Aimé et Marguerite, raconte comment, à force de patience et de passion, les Maeght vont s’imposer comme de véritables défricheurs de tendances et de talents, amoureux et protecteurs des arts. <a href="https://www.theartchemists.com/expositions-virtuelles-miro-maison-autrique/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Miró</a>, Chagall, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=picasso" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Picasso</a>, Giacometti, Matisse, Braque… la petite Yoyo, comme la surnomme le poète Prévert qui la connaît depuis le berceau, va grandir au milieu d’artistes visionnaires qui, au côté de son grand-père chéri, vont façonner son regard, initier son amour des arts et du Beau. Lithographe et graveur de formation, Aimé Maeght part de rien pour progressivement fonder un empire, ancrant son influence jusqu’aux USA et en Asie.</p>



<p>Relatant souvenirs, anecdotes et observations, Yoyo Maeght nous entraîne avec ferveur et enthousiasme au cœur d’une véritable ambition culturelle&nbsp;: une entreprise florissante doublée d’une utopie philosophique. Son récit, vibrant, révèle le caractère innovant d’un homme pertinent et passionné, qui flaire les changements, les attentes, les besoins, qui s’institue mécène autant que marchand, laisse les artistes qu’il défend créer à leur guise, les conseillant sans jamais rien leur imposer. Toujours il s’adapte, solutionne, encourage, rassure, en dépit des tragédies de la vie, tout en maîtrisant parfaitement les codes d’une communication qu’il réinvente au fil des expositions et des différents développements de ses activités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Reprendre le flambeau</h2>



<p>Une fondation donc, indépendante et autofinancée, qui repose sur une maison d’édition, une galerie, des points d’exposition partout dans le monde… un sens aigu des thématiques à explorer, du naming des événements, de la manière d’attirer intellectuels, vedettes et journalistes à une époque où les people s’appellent <a href="https://www.theartchemists.com/?s=yves+montand" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Yves Montand</a>, Simone Signoret, Gérard Philippe, André Malraux, Lino Ventura… Des amitiés fortes, indéfectibles qui bercent l’enfance d’une petite Françoise par ailleurs assez malmenée par des parents bohèmes et irresponsables qui la négligent ainsi que ses deux sœurs et son frère. Tout ce petit monde entrera dans l’âge adulte au début des années 80, fréquentant la jeunesse dorée de Paris et New-York, avant de reprendre le flambeau tendu par leurs grands-parents.</p>



<p>En principe car c’est là que ça se corse. Il y a depuis longtemps mésentente entre le grand-père et le père&nbsp;: Aimé et Adrien ne se parlent plus, sans que Yoyo sache pour quelle raison. Quand Aimé&nbsp;décède, l’empire va être démantelé, dépecé, malgré les efforts désespérés de Françoise pour préserver l’esprit d’une maison qu’elle veut associer à l’idée de luxe intellectuel. La querelle ira très loin, prenant des allures shakespeariennes. «&nbsp;<em>Le monde de l’art n’est pas le monde du pardon</em>&nbsp;»&nbsp;: la citation de René Char arrive à propos pour éclairer la démarche de l’auteure, qui publie ces lignes en 2014, à l’occasion du cinquantenaire de la fondation qui consacre la mission de passeur de lumière de son papy adoré.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Transmettre l’esprit Maeght</h2>



<p>Papy qui n’apparaît pas sur la couverture du livre, où l’on distingue la petite Yoyo, de blanc vêtue, couvée du regard par un Prévert et un Picasso attendris. Un adoubement&nbsp;? Ce choix iconographique n’est pas un hasard quand on découvre le devenir du clan Maeght, l’implosion familiale, la guerre fratricide qui y règne. Et la douleur sourde que génère ce combat où chacune voudrait accaparer un héritage qui n’est pas qu’immobilier. Outre des milliers de toiles, gravures, lithographies, livres, œuvres d’art, qui représentent certes des montants énormes, mais aussi une valeur affective, des souvenirs, des émotions, le patrimoine des Maeght est intellectuel, spirituel même. Écartée sans ménagement de cette passation, Françoise <a href="https://yoyomaeght.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Yoyo Maeght</a>, dans ces lignes, relève le gant. Qu’on le veuille ou non, il faudra compter avec elle pour préserver et transmettre l’esprit Maeght hérité de ses grands-parents.</p>



<p>Un règlement de comptes&nbsp;? Non. Plus une volonté de dire la vérité, si tant est qu’elle existe, si l’on en croit Pirandello. «&nbsp;Chacun sa vérité&nbsp;»&nbsp;? Celle de Yoyo est lumineuse et directe&nbsp;; la dame ne mâche pas ses mots, elle ne s’en cache guère. Évacuée sans ménagement de la smala, la voici décidée à tracer sa propre route dans le sillage d’Aimé, Marguerite et la cohorte d’artistes qu’ils ont su rassembler, mobiliser, mettre en lumière. Pour sûr, la saga Maeght vient de prendre un tournant&nbsp;: une nouvelle route est en train de se dessiner, parallèle à celles de la fondation, de la galerie, de la maison d’édition. Avec un mot d’ordre, que répétait souvent Aimé&nbsp;: «&nbsp;L’art n’est pas tiède&nbsp;».</p>
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		<title>Studio Beineix : l’art de la discipline, la discipline de l’art … une leçon de cinéma.</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/studio-beineix-exposition-cinema/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Jan 2022 08:38:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Article initialement publié le 2 avril 2013 à 11h 38 min Diva, La Lune dans le caniveau, 37,2 le matin, Roselyne et les lions, IP5, Mortel transfert, Jean-Jacques Beineix a peu tourné mais chacun de ses films est demeuré dans les mémoires comme marqué au fer rouge. C’est que le monsieur sait y faire pour secouer les consciences, associant histoires hors normes et mises en scène frappantes. Installée du 4 avril...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2013/04/63.jpg" alt="" width="411" height="600" /></p>
<p><span style="background-color: #ff00ff;">Article initialement publié le <b>2 avril 2013 à 11h 38 min</b></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><em>Diva, La Lune dans le caniveau, 37,2 le matin, Roselyne et les lions, IP5, Mortel transfert</em>, Jean-Jacques Beineix a peu tourné mais chacun de ses films est demeuré dans les mémoires comme marqué au fer rouge. C’est que le monsieur sait y faire pour secouer les consciences, associant histoires hors normes et mises en scène frappantes. Installée du 4 avril au 29 septembre 2013 au coeur du <a href="https://www.boulognebillancourt.com/loisirs/culture/les-musees/musee-des-annees-trente" target="_blank" rel="noopener">Musée des années 30 de Boulogne-Billancourt</a>, l’exposition <em>Studio Beineix</em> nous plonge dans l’atmosphère si particulière de ces longs métrages. 7 décors de films emblématiques, 1 cabinet de curiosités retraçant la vie du réalisateur et ses hobbies, 1 galerie de peinture dévoilant ses tableaux, 1 salle dédiée à un projet de film, 1 salon de musique, 1 pièce relatant la vie des studios de Boulogne-Billancourt&#8230; et Jean-Jacques Beineix lui-même qui nous fait visiter le parcours, avec force explications et commentaires que nous avons pu précieusement enregistrer et qui illustrent notre compte rendu.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2013/04/P1220719.jpg" alt="" width="600" height="450" /></p>
<h2><span style="color: #000000;">Un appartement comme une âme d&rsquo;artiste</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les 12 pièces qui composent cet appartement un peu particulier reflètent une âme d’artiste, de touche à tout : ancien étudiant, cinéaste, peintre, musicien, alpiniste, coureur automobile, motard, navigateur, nous comprenons vite que rien n’est cloisonné chez ce phénomène, tout se complète, se recoupe, se questionne, se répond. Dans le calme, la détermination, sans jamais de cacophonie, avec logique. Une logique mise orchestrée par Juliette Singer, scénographiée par Cédric Guerlus, où affiches, photos, extraits de films permettre de mieux comprendre l’importance de l’espace et de l’objet dans le monde de Beineix.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L&rsquo;espace et l&rsquo;objet : des personnages à part entière qui englobent, protègent, accueillent ou rejettent les héros, comme des matrices, des berceaux ou des tombes. Nous visitons ces quelques 900 mètres carrés accompagnés d’un Jean-Jacques Beineix humble, visiblement secoué de découvrir là tout son travail, toutes ces années de lutte, d’abord très retenu dans ses explications, concentré, il va doucement s’ouvrir, se confier, parler, expliquer, rire, gronder aussi. Jamais provocateur, toujours fonceur. Il va raconter comment il a mis en avant Béatrice Dalle dans <em>37,2 le matin</em>, comment il va brûler son décor de chalet sur pilotis, comment il va travailler avec Robert Hirsh dans <em>Mortel transfert</em>, Yves Montand dans <em>IP5</em>, …</span></p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2013/04/P1220702.jpg" alt="" width="600" height="450" /></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Piratage des données et bleu Diva</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Il nous présente le loft de <em>Diva</em>, son premier grand succès datant de 1980. Il y raconte comment Jules, un jeune postier passionné d’opéra, enregistre secrètement le concert d’une cantatrice qui refuse de faire des disques ; accidentellement, cet enregistrement convoité par les maisons de disques, sera confondu avec le témoignage sur cassette d’une prostituée dénonçant un réseau. Les deux intrigues mêlées par le romancier Delacorta vont engendrer un chef-d&rsquo;œuvre cinématographique sans précédent. Passant de la réflexion sur le piratage des données à la naissante du bleu Diva, Beineix nous explique le pourquoi du comment, le choix de chaque objet, le travail des lumières, des formes :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><iframe loading="lazy" src="https://www.mixcloud.com/widget/iframe/?feed=%2FTheARTchemists%2Fjean-jacques-beineix-nous-parle-du-film-diva%2F" width="100%" height="400" frameborder="0"></iframe></p>
<h2><span style="color: #000000;">Une esthétique aboutie</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Dans les salles suivantes et sur le même ton calme, avec une pointe d’humour mêlé de fatalisme, Beineix évoque sans faillir l’expérience difficile de <em>La Lune dans le caniveau</em> et cet échec commercial se révèle soudain comme un travail d’une esthétique aboutie, tout en lignes, en courbes, où l’on retrouve l’œil du plasticien jusque dans le rapport des couleurs. Il explique la sortie tumultueuse <em>Mortel transfert</em>, comédie burlesque sur la psychanalyse qui a suscité une levée de boucliers de toute la corporation. Il n’y a pas à dire, Beineix ne sait pas laisser indifférent. Parce qu’il ne sait pas rester inactif.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" title="Jean-Jacques Beineix et le Piano anamorphosé" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/OlsaRvj9Dz8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Piano anamorphosé et comédie vampirique</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Deux salles retiennent mon attention par leur caractère surprenant et vivant, en attente :</span></p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">le Salon de musique qui expose le <em>Piano anamorphosé</em> créé en 2013, prolongement du tableau <em>La Fin du Monde</em> daté de 2001, inspiré aux mêmes sources que le service à vaisselle dessiné pour le 49eme festival de Cannes. Ce piano absolument incroyable est lui-même prolongé par un miroir en hommage au final de <em>La Dame de Shangaï</em> d’Orson Welles et qui accueillir les versions de 840 artistes et étudiants des <em>Vexations</em> d’Erik Satie, versions  qui seront filmées par de petites caméras et que Beineix, lui-même pianiste depuis l’âge de ses 50 ans, considère comme ses <em>Beixations </em>(je vous avais dit que le monsieur a de l’humour et le sens de l’autodérision).</span></li>
<li style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">la salle dédiée au projet <em>L’Affaire du siècle</em>, vieux de 30 ans, une comédie vampirique que Beineix a bien failli tourner aux USA, jusqu’à ce que les studios le lâchent, effarouchés par l’ampleur de la chose et le manque de contrôle, car on ne contrôle pas ce genre de génie, et ça l’industrie cinématographique déteste. Du coup dessins, décors et tout le tralala sont restés en plan, de même notre envie de voir le réalisateur à l’œuvre dans ce registre où il devrait exceller. Demeurent une bande dessinée, des croquis où l’esprit de Tim Burton jouxte avec celui du 5eme élément, et l’espoir que Luc Besson reprenne le chantier et accepte de produire ce chef-d&rsquo;œuvre en devenir qui devrait balayer la purge <em>Twilight </em>d’une pichenette.</span></li>
</ul>
<h2><span style="color: #000000;">La mort d&rsquo;une certaine vision du cinéma</span></h2>
<p style="text-align: justify;">  <iframe loading="lazy" src="https://www.mixcloud.com/widget/iframe/?feed=%2FTheARTchemists%2Fjean-jacques-beineix-nous-parle-du-projet-laffaire-du-siecle%2F" width="100%" height="400" frameborder="0"></iframe></p>
<div style="clear: both; height: 3px; text-align: justify;"></div>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Nous quittons les lieux, laissant sur site un Beineix bien décidé à continuer son travail, se tournant vers le portrait, s’investissant dans la photographie et le <a href="https://www.theartchemists.com/documentaire-gaulois-beineix/" target="_blank" rel="noopener">documentaire</a>, mais prêt à en découdre de nouveau. Dans son viseur, un système de production obsédé par le fric à outrance, qui privilégie la rentabilité à tout crin, le succès kleenex aux dépens de la qualité, de la réflexion et de l’art. Selon lui, cette logique de la rentabilité maximum a conduit à la liquidation des fleurons du cinéma, ainsi les grands studios tels ceux de Cinecitta. Beineix déplore la mort de tout un pan de culture et une certaine vision du cinéma (des années plus tard, <a href="https://www.theartchemists.com/exposition-caro-jeunet-halle-saint-pierre/" target="_blank" rel="noopener">Jeunet</a> nous tiendra le même discours désabusé).  Et le réalisateur d’insister sur le rôle sociétal de l’artiste dans une société contemporaine en proie au délabrement et à la décomposition des valeurs. Quoi de plus normal pour ce créatif qui considère l’art comme une discipline intransigeante ?</span></p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2013/04/P1220726.jpg" alt="" width="450" height="600" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et plus si affinités</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pour en savoir plus, visitez notre <a href="http://www.facebook.com/media/set/?set=a.444407618971505.1073741826.114156521996618&amp;type=1" target="_blank" rel="noopener">album photos de l&rsquo;exposition <em>Studio Beineix</em></a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Le diable par la queue : un petit bijou de comédie</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-diable-par-la-queue-comedie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Nov 2021 11:43:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Yves Montand aurait eu 100 ans cette année : l’occasion de se souvenir d’un artiste remarquable, chanteur de talent, comédien d’exception. Dans une filmographie conséquente marquée notamment par les collaborations avec les réalisateurs Costa-Gavras, Melville, Verneuil, Clouzot, Sautet, on note plusieurs comédies, dont La Folie des grandeurs de Oury, Le Sauvage de Rappenau ou ce petit bijou de marivaudage qu’est Le Diable par la queue. Gags délicieux Tourné par Philippe...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/media_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34413 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/media_opt.jpg" alt="Affiche du film Le diable par la queue avec Yves Montand" width="429" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/media_opt.jpg 429w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/media_opt-206x288.jpg 206w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/11/media_opt-353x494.jpg 353w" sizes="auto, (max-width: 429px) 100vw, 429px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Yves Montand aurait eu 100 ans cette année : l’occasion de se souvenir d’un artiste remarquable, chanteur de talent, comédien d’exception. Dans une filmographie conséquente marquée notamment par les collaborations avec les réalisateurs <a href="https://www.theartchemists.com/?s=costa+gavras&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Costa-Gavras</a>, Melville, Verneuil, Clouzot, Sautet, on note plusieurs comédies, dont <i>La Folie des grandeurs</i> de Oury, <i>Le </i><i>S</i><i>auvage</i> de Rappenau ou ce petit bijou de marivaudage qu’est <i>Le Diable par la queue</i>.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Gags délicieux</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Tourné par <a href="https://www.theartchemists.com/?s=philippe+de+broca&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Philippe de Broca</a> en 1969, <i>Le Diable par la queue</i> raconte avec force péripéties doublées de gags délicieux l’arrivée du très séduisant baron César (<a href="https://www.theartchemists.com/?s=yves+montand&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Yves Montand</a>), en réalité un gangster en fuite après un braquage retentissant, dans un château transformé en hôtel par une famille d’aristocrates ruinés : la grand-mère, marquise de Coustines (Madeleine Renaud), sa fille Diane (Maria Schell), son gendre Georges (Jean Rochefort), leur fille Amélie (Marthe Keller) et sa cousine Jeanne (Clotilde Jouanno).</span></p>
<h2><iframe style="width: 480px; height: 270px;" src="https://player.allocine.fr/19568136.html"><br />
</iframe></h2>
<h2><span style="color: #000000;"><b>Scénario fou</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Il se trouve que le clan Coustines n’en peut plus de vivre dans une demeure en ruine, abandonnée de clients dont il faudrait soutirer le cash au plus vite pour se refaire. Quand le fringant César débarque avec une mallette bourrée de billets de banque et la police à ses trousses, la marquise décide de lui soutirer son magot, quitte à l’expédier ad patres. Seulement voilà : on ne se débarrasse pas de César comme ça. Ce qui nous vaut 100 minutes de scénario complètement fou, où les situations cocasses et les répliques drolatiques s’enchaînent avec une aisance déconcertante.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Personnages décalés</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">En prime une galerie de personnages délicieux et décalés, Jean-Pierre Marielle en playboy, Claude Pieplu en vieux grincheux, Xavier Gélin en petit garagiste amoureux, Tanya Lopert en minette, Jacques Balutin et Pierre Tornade en braqueurs maladroits. L’ensemble forme une alchimie explosive, légère, insouciante, sur fond d’été et de campagne, avec l’odeur du foin, le bourdonnement des abeilles et Wagner en musique de fond. Un casting d’élite, une histoire savoureuse, un film comme on n’en fait plus, et c’est bien dommage.</span></p>
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="dKDSlVNcO7"><p><a href="https://www.theartchemists.com/film-le-magnifique-belmondo/">Le Magnifique : Belmondo for ever</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Le Magnifique : Belmondo for ever » &#8212; The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/film-le-magnifique-belmondo/embed/#?secret=bW48wwIr7O#?secret=dKDSlVNcO7" data-secret="dKDSlVNcO7" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
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		<title>Z de Costa-Gavras : la violence politique ne meurt jamais</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-z-costa-gavras-1969/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Jun 2012 14:08:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=4559</guid>

					<description><![CDATA[<p>Assassinat politique, appareil d’État corrompu, dictature militaire… Z de Costa-Gavras n’a rien d’une fiction. Sorti en 1969, ce thriller politique sous haute tension démonte les rouages d’un complot d’État avec une acuité glaçante. Inspiré de l’affaire Lambrakis, ce film désormais culte reste une référence incontournable du cinéma engagé, un coup de poing cinématographique qui résonne encore aujourd’hui, à l’heure où les libertés vacillent sous les coups des régimes autoritaires. Accident...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2012/06/the-artchemists-Z.jpg" alt="" class="wp-image-37802" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2012/06/the-artchemists-Z.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2012/06/the-artchemists-Z-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2012/06/the-artchemists-Z-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Assassinat politique, appareil d’État corrompu, dictature militaire… <em>Z</em> de Costa-Gavras n’a rien d’une fiction. Sorti en 1969, ce thriller politique sous haute tension démonte les rouages d’un complot d’État avec une acuité glaçante. Inspiré de l’affaire <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Grig%C3%B3ris_Lambr%C3%A1kis">Lambrakis</a>, ce film désormais culte reste une référence incontournable du cinéma engagé, un coup de poing cinématographique qui résonne encore aujourd’hui, à l’heure où les libertés vacillent sous les coups des régimes autoritaires.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Z (1969) Bande Annonce VF [HD]" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/evp9lZxSHAw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;">Accident ? Assassinat ? </span>Complot ?</h2>



<p><span style="color: #000000;">Nous sommes quelque part dans un pays du pourtour méditerranéen, dans les années 60. Très conservateur, le pays en question fait la part belle à son armée et sa police, privilégiant les intérêts de puissances étrangères qui ressemblent fort aux USA. L&rsquo;opposition ? Insignifiante ? Peut-être pas tant que ça, incarnée qu&rsquo;elle est par un certain député, pacifiste, médecin renommé, charismatique. Un leader dans l&rsquo;âme qui pourrait bien rafler les prochaines élections. Et ça, les autorités en place, le considèrent d&rsquo;un très mauvais œil.  </span></p>



<p><span style="color: #000000;">Or ce même député, très opportunément, est tué pendant une manifestation.&nbsp; Accident ? Assassinat ? C&rsquo;est ce qu&rsquo;il va falloir découvrir, au plus vite, car cela fait désordre. Pour y parvenir, un jeune juge, tout juste sorti de l&rsquo;école de la magistrature, et qui, de fil en aiguille, va mettre en évidence un complot ignoble. Et frapper pour en détruire le cœur. Avec bien des difficultés car les auteurs de ce meurtre politique n&rsquo;ont guère l&rsquo;intention de lui faciliter la tâche. Et finalement peu de résultat.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le film politique par excellence</h2>



<p><span style="color: #000000;">Voici donc l&rsquo;intrigue d&rsquo;un des films les plus célèbres de <a href="https://www.theartchemists.com/va-ou-il-est-impossible-daller-costa-gavras-par-lui-meme/">Costa-Gavras</a>. L’histoire qu&rsquo;il déroule dans une narration haletante est vraie. Dans un récit impressionnant inspiré du roman de <a href="https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Vass%C3%ADlis_Vassilik%C3%B3s/148381">Vassílis Vassilikós</a>, ce réalisateur ô combien engagé démonte les rouages de l’affaire Lambrakis, député dont certains membres de la gendarmerie grecque se débarrassèrent avec la nette volonté d&rsquo;endiguer le processus démocratique. Film politique par excellence, <em>Z</em> multiplie les références explicites à la Grèce des colonels, sans jamais nommer directement le pays. </span></p>



<p><span style="color: #000000;">De fait, la mécanique décrite dénonce les dérives des régimes totalitaires. Il reste en cela d&rsquo;une troublante actualité.</span> Une leçon de politique en soi, une autopsie en règle des différentes étapes menant à la prise de pouvoir arbitraire, résumée au moment du générique de fin. La narration, d&rsquo;une précision chirurgicale, ne laisse aucune échappatoire au spectateur, qui découvre, consterné d&rsquo;abord, nauséeux à la fin, comment la tyrannie se met en marche.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;">Un tournage, sans concession</span></h2>



<p><span style="color: #000000;">Yves Montand, Jean-Louis Trintignant, Bernard Fresson, Jean Bouise, Jacques Perrin, Julien Guiomar, Pierre Dux, Charles Denner, Irène Papas, François Perrier, Marcel Bozzufi, Renato Salvatori &#8230; le casting est exceptionnel, prestigieux, l&rsquo;interprétation musclée. Le tournage, sans concession. La musique également, signée <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%ADkis_Theodor%C3%A1kis">Mikis Théodorakis</a>, compositeur lui-même frappé par la junte militaire lors du coup d&rsquo;État. Le film, magistral, raflera le prix du jury à Cannes, plusieurs Oscars, BAFTA, Golden Globe &#8230; </span></p>



<p><span style="color: #000000;">Les génériques de début et de fin resteront dans les annales de l’histoire du cinéma comme une gifle, ainsi que ce titre construit sur une seule et unique lettre, qui signifie « il est vivant » en grec ancien. À l’heure où le monde sombre dans une crise sans précédent, où les extrémistes de tous bords dictent leur loi, il convient de visionner ce film. Car comme dit Brecht, « Le ventre est encore fécond d&rsquo;où a surgi la bête immonde. »  Et pour avorter ce genre de monstre, seuls recours : le souvenir et l&rsquo;éducation.</span> </p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column-4d412c51" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-column">
<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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