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	<title>vaudeville</title>
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		<title>Carmen, 150 ans de passion, de révolte et de célébrité</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/carmen-opera-150-ans/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Jun 2025 15:55:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>2025&#160;: Carmen célèbre ses 150 ans. Malgré le temps qui passe, la gitana légendaire immortalisée par Bizet n’a pas pris une ride&#160;; elle demeure même d’une troublante actualité, continuant d’inspirer les mises en scène audacieuses, les interprétations virtuoses. Parce qu’elle fait vaciller les conventions&#160;? Parce qu’elle interroge les tabous&#160;? Parce qu’elle est dans l’air du temps&#160;? Ou tout simplement car cette tragédie est intemporelle, universelle et humaine&#160;? Carmen contre toute...</p>
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<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>2025&nbsp;: <em>Carmen</em> célèbre ses 150 ans. Malgré le temps qui passe, la gitana légendaire immortalisée par Bizet n’a pas pris une ride&nbsp;; elle demeure même d’une troublante actualité, continuant d’inspirer les mises en scène audacieuses, les interprétations virtuoses. Parce qu’elle fait vaciller les conventions&nbsp;? Parce qu’elle interroge les tabous&nbsp;? Parce qu’elle est dans l’air du temps&nbsp;? Ou tout simplement car cette tragédie est intemporelle, universelle et humaine&nbsp;?</p>



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<iframe title="Gustavo Dudamel conducts Bizet&#039;s Carmen at his inaugural concert at the Opéra de Paris" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/ddYhQoFxs4Y?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading"><em>Carmen</em> contre toute attente</h2>



<p>Quand Georges Bizet entame la composition de <em>Carmen</em> en 1872, il n’a que 34 ans. Commandée par l’Opéra-Comique, la pièce devait s’inscrire dans la tradition bourgeoise du théâtre lyrique français : dialogues parlés, morale assurée, personnages convenables. Or Bizet opte pour la transgression totale, en adaptant une nouvelle sulfureuse de Prosper Mérimée publiée en 1845 — elle-même inspirée d’un récit de voyage en Andalousie, mêlant exotisme et cruauté.</p>



<p>Le livret, signé Meilhac et Halévy (les librettistes fétiches d’Offenbach), tente d’édulcorer le propos, mais Bizet insiste : Carmen doit être libre, sensuelle, insaisissable. Et surtout, elle doit mourir, et sans le pathos habituel aux décès romantiques type Dona Sol : non, Carmen périra dans une brutalité sèche, popignardée par son ex-amant au sortir d’une corrida, sous le soleil d’Andalousie, dans la poussière de l’arène. Pas de rédemption, pas de consolation.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Elina Garanca - Habanera" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/iZWWLrqI-yA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Une structure musicale révolutionnaire</h2>



<p>Bizet mise sur une musique vive, syncopée, aux influences espagnoles mais profondément françaises dans sa construction. Il introduit la habanera (rythme afro-cubain importé en Europe), des motifs populaires, des dissonances inattendues. Il mêle dialogues parlés et airs – hybride entre opéra-comique et drame –, tout en jouant sur une orchestration vive, une dramatisation immédiate.</p>



<p>Chaque thème musical incarne un personnage ou un état : le chant torero, la passion destructrice, l’amour passionnel. Le fait de réinsérer des recitativi plus tard fait de <em>Carmen</em> un pivot stylistique, célébré notamment à Vienne comme un opéra moderne d’une force expressive inédite. Globalement, Bizet place sa la musique au service du réalisme psychologique. Il signe un opéra à contre-courant, ni tragédie grecque ni vaudeville romantique, mais un drame social, sensuel, violent.</p>



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<iframe loading="lazy" title="Votre Toast   Toreador Carmen" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/Q4qfGJt6I3g?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">3 mars 1875 : un scandale, pas un triomphe</h2>



<p>Bizet, lucide, prédit l’échec — mais il persiste. La modernité de <em>Carmen</em> naît de ce refus de plaire. Elle s’imposera, non en séduisant, mais en dérangeant. Pour preuve la première estune catastrophe annoncée. À mesure que l’écriture progresse, les tensions montent : la direction de l’Opéra-Comique panique, la presse se prépare au scandale. Quand <em>Carmen</em> est créée le 3 mars 1875 à l’Opéra-Comique, l’accueil est glacial, voire hostile. Le public, bourgeois, habitué aux intrigues douces-amères et aux dénouements moralisateurs, est pris de court par la noirceur du sujet, la crudité de la mise en scène, la violence du geste artistique. Sur scène, on fume, on boit, on se bat. On aime sans pudeur. Et surtout, on meurt. Sans repentir.</p>



<p>Le personnage de Carmen, libre, séductrice, cynique, choque. Le meurtre final horrifie. La critique accuse Bizet d’immoralisme, de vulgarité, d’avoir sali le temple de la bonne société. La presse pulvérise l’oeuvre. Les musiciens eux-mêmes sont partagés : certains reconnaissent l’audace de la partition, d’autres dénoncent son manque de mélodie ou d’élégance. Mais le plus tragique est ailleurs : Bizet meurt trois mois plus tard, à 36 ans, sans avoir vu son œuvre acclamée. À ses obsèques, peu de figures officielles. Et pas encore de reconnaissance.</p>



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<iframe loading="lazy" title="Carmen: &quot;Près des remparts de Séville&quot; (Elina Garanca)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/sHjnVz7Ayyw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Ascension mondiale : reconnaissance d’un succès lyrique</h2>



<p>Après cet échec initial (il n’y aura que 48 représentations entre mars 1875 et février 1876), <em>Carmen</em> va pourtant connaître une renaissance fulgurante. Reprise à Vienne en octobre 1875 avec une version en récitatifs confiée à Ernest Guiraud, l’opéra remporte un triomphe immédiat qui va en initier d’autres : Londres, Bruxelles, New York, Saint-Pétersbourg, <em>Carmen</em> plaît, parle à toutes les cultures.</p>



<p>En France, sa réhabilitation débute ; à l’Opéra-Comique, elle est jouée 330 fois dès 1888, atteint plus de 2 270 représentations à l’occasion du centenaire, en 1938. Les statistiques parlent d’elles-même : c’est aujourd’hui l’opéra le plus joué dans le monde<em>, </em>un pilier du répertoire, une œuvre vivante et vibrante, incarnant une liberté tragique, une pulsion universelle et la vitalité d’un art qui ne cesse de se réinventer. Pour preuve, des mises en scène d’une grande modernité dont voici un petit échantillonnage :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/festival-daix-provence-carmen-choc-therapy/"><u>Festival d’Aix en Provence : Carmen choc therapy !</u></a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/carmen-olivier-py-venus-in-furs-and-castagnettes/"><u>Carmen par Olivier Py : Venus in furs and castagnettes</u></a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/carmen-a-prix-bizet-must-go-on/"><u>Carmen à tout prix : Bizet must go on !!!</u></a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/carmen-compania-nacional-de-danza-de-espana-etre-femme-liberee-facile/"><u>Carmen par la Compañía Nacional de Danza de España : être une femme libérée … pas si facile</u></a></li>
</ul>



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<iframe loading="lazy" title="Carmen Jones (1954) Clip | Out on BFI Blu-ray 19 September | BFI" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/_88YGrzRcmw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading">Carmen, une icône féministe</h2>



<p>Pourquoi pareil succès&nbsp;? Nous avons évoqué la musicalité si particulièrement de l’oeuvre entre mélodies mémorables, orchestration efficace et rythmes populaires. L’histoire également qui mêle amour, jalousie et vengeance. Carmen incarne la femme libre et rebelle, insaisissable, c’est une héroïne remarquable, inoubliable, puissante. Et puis, ce récit peut s’adapter à toutes les cultures, dixit le <em>Carmen Jones</em> dOtto Preminger ou <em>The Wild, Wild Rose</em> de Wang Tian-lin.</p>



<p>Figure de la liberté féminine – elle séduit, elle commande, elle possède Don José – Carmen est aussi victime d’un féminicide, acte de domination qu’incarne son meurtrier impulsif. Ce meurtre n’est pas un drame personnel, mais le symbole d’un passage en force d’un ordre patriarcal sur un corps insoumis. Carmen icône féministe et victime extrême : une<strong> </strong>dualité fascinante qui explique ce succès universel.</p>



<p>Dans <em>Carmen</em>, Bizet n’a pas seulement composé des airs inoubliables : il a sculpté une héroïne moderne — libre, terriblement autonome, abattue par la jalousie masculine. Il a inventé une nouvelle forme lyrique, brisé les codes, introduit la violence conjugale sur scène, et surtout, a planté une question restée vive : jusqu’où la liberté féminine peut‑elle résister à la volonté de pouvoir ? À 150 ans, <em>Carmen</em> n’est plus seulement un opéra : c’est un manifeste, une tragédie extatique et déchirante, un appel à continuer le combat contre les violences qui, encore aujourd’hui, tuent des femmes libres.</p>
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		<title>Sigmaringen : Assouline raconte le crépuscule doré de la collaboration</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/sigmaringen-assouline-raconte-le-crepuscule-dore-de-la-collaboration/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Apr 2025 15:46:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Étrange et funèbre bal que celui qui se danse dans les salons empesés du château de Sigmaringen, en cette année 1944 où la France bascule. Pierre Assouline orchestre ici un roman historique d’une ironie feutrée mais implacable. Il faut imaginer la scène : le gotha de la collaboration française exfiltré, replié, entassé dans cette résidence prussienne, transformé en décor suranné de vaudeville, entre comédie de boulevard et tragédie antique. Le...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="364" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Sigmaringen.jpg" alt="" class="wp-image-37928" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Sigmaringen.jpg 364w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Sigmaringen-175x288.jpg 175w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/04/The-ARTchemists-Sigmaringen-300x494.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 364px) 100vw, 364px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Étrange et funèbre bal que celui qui se danse dans les salons empesés du château de <em>Sigmaringen</em>, en cette année 1944 où la France bascule. <a href="https://x.com/passouline">Pierre Assouline</a> orchestre ici un roman historique d’une ironie feutrée mais implacable. Il faut imaginer la scène : le gotha de la collaboration française exfiltré, replié, entassé dans cette résidence prussienne, transformé en décor suranné de vaudeville, entre comédie de boulevard et tragédie antique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le témoignage d’une déroute</h2>



<p>Il y a évidemment là le maréchal Pétain, spectre vieilli et quasi muet, son épouse et leur suite. Laval les rejoint. Et puis tous les autres : ministres fantoches, miliciens brutaux, vieilles baronnes en peau de renard et jeunes secrétaires aux jupes trop ajustées. L’auteur Céline également, avec son épouse et son chat. Tous ont fui la France en voie de libération, et n’ont qu’une envie : y retourner au gré d’un éventuel échec des Alliés, dont ils suivent, éplorés, les avancées via la radio.</p>



<p>Pour les recevoir et assurer leur bien-être au quotidien, le majordome Julius Stein,fidèle aux princes de Hohenzollern que son clan sert depuis des générations. Julius ainsi que toute la domesticité, ont assisté, impuissants, au déménagement forcé de toute la famille, vidée des lieux par les Nazis en moins de vingt-quatre heures. Désormais, Julius est le gardien du lieu et de son prestige. Et le témoin de cette déroute.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une</strong><strong> micro-société grotesque</strong></h2>



<p>Par ses yeux, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Assouline">Assouline</a> dépeint cette clique avec la distance mordante qui fait tout le charme de son style : une écriture ciselée, jamais clinquante, toujours précise. Le roman s’organise ainsi comme la chronique au jour le jour de cette micro-société pathétique et grotesque, réduite à elle-même dans un décor trop grand, où l’on s’ennuie, où l’on complote, où l’on rêve encore à un improbable retour en grâce.</p>



<p>La tragédie est là, tapie derrière une trompeuse atmosphère de farce. <em>Sigmaringen</em> est le récit d’une fin de règne, une décomposition morale, où les masques tombent, où les vanités se révèlent sous leur vrai jour. Sous les moulures séculaires, durant les soupers vains, Assouline déploie une réflexion subtile sur la mémoire, la responsabilité, la survie des apparences. Rien n’est innocent dans cette retraite aux allures de prison. Chacun joue son ultime partition devant l’Histoire, en espérant un faux miracle ou un véritable oubli.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-5b2bc8eb6d30343d12ac2b7f5af2c349" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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</ul>
</div></div>



<p>Roman d’ambiance, de détails, de sous-entendus glaçants, <em>Sigmaringen</em> est un bal des maudits mené avec une plume d’une élégance discrète, où la beauté du style n’empêche jamais la justesse du propos. Un Assouline au sommet de son art, à lire comme on ouvrirait un album de photos jaunies, où l’on reconnaît soudain les visages qu’on aurait préféré oublier.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>Bref 2 : le retour de « Je » ou la fin de l’adulescence</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-bref-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Feb 2025 12:27:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est la sensation forte de ce début 2025 : Bref revient ! Pour mémoire, la première édition en date de 2011-2012 narrait à la première personne et sur un rythme endiablé (format super court oblige) les galères d’un trentenaire un brin paumé entre histoires de cul/cœur compliquées, jobs galères et amitiés bordéliques. Une décennie à la louche plus tard, Kyan Khojandi et son complice Navo (Bruno Muschio dans le civil) remettent le...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/02/the-artchemists-bref-saison-2.jpg" alt="" class="wp-image-37799" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/02/the-artchemists-bref-saison-2.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/02/the-artchemists-bref-saison-2-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/02/the-artchemists-bref-saison-2-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>C’est la sensation forte de ce début 2025 : <em>Bref</em> revient ! Pour mémoire, la première édition en date de 2011-2012 narrait à la première personne et sur un rythme endiablé (format super court oblige) les galères d’un trentenaire un brin paumé entre histoires de cul/cœur compliquées, jobs galères et amitiés bordéliques. Une décennie à la louche plus tard, <a href="https://www.kyan.fr/">Kyan Khojandi</a> et son complice Navo (<a href="https://www.instagram.com/navo_/?hl=fr">Bruno Muschio</a> dans le civil) remettent le couvert avec une seconde saison en mode coup de poing dans la gueule.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="bref. 2 - Bande-annonce officielle (VF) | Disney+" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/S757Hf_KGpI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Quand «&nbsp;Je&nbsp;» se remet en question</h2>



<p>Car la quarantaine triomphante ne va pas être un cap facile à passer pour « Je ». « Je » qui va enfin devoir prendre les défis du quotidien à bras-le-corps. Et faire tout son possible pour sortir de sa peau d’adulescent fuyant et irresponsable (quand il ne donne pas un brin dans la manipulation et la mauvaise foi) afin d’accoucher d’un « Je » plus apaisé sinon épanoui.</p>



<p>Oui, c’est possible, et en plus c’est drôle, tendre, introspectif et pertinent. Exit les conneries de la trentaine, les blagues débiles. « Je » fait le nettoyage, se remet en question. Et cela n’a rien de chiatique, bien au contraire. Car au gré d’un rythme plus posé (byebye le format speedé shortcom de 1 min 30 à 3min chrono avec narration essoufflée, mots bouffés, on passe à six épisodes de 40 minutes en moyenne), le tandem Khojandi/ Muschio accompagne « Je » dans l’âge adulte. Et c’est une pure régalade.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mettre les compteurs à 0</h2>



<p>Une régalade pure mais dure cependant, car « je » va en chier pour prendre sa vie en main, aussi bien au niveau professionnel qu’amical et amoureux évidemment, sinon ça ne serait pas marrant. Je passe sur les détails, vous les découvrirez en visionnant ce petit bijou de série qui a eu tout à gagner à bosser avec Disney +. Pas de censure, pas d’interdictions, pas de frilosité : on se demande bien pourquoi du reste, <em>Bref </em>2eme du nom n’a rien de provoquant, si ce n’est cette quête douloureuse de soi-même.</p>



<p>Quête qui passe par la confrontation avec autrui, papa, maman, le frangin, les potes, les ex, les futures… LA future. Pour gagner le game, il va falloir scruter les méandres de cette crise intérieure qui couve et qui va péter en direct live. Solitude, anxiété sociale, pression pro, course au succès, peur du vide, de l’ennui… «&nbsp;Je&nbsp;» a fort à faire pour mettre les compteurs à 0 et entamer une nouvelle vie. Peut-être parce que les compteurs ne se remettent jamais à 0, que les traumas de l’enfance sont sournois, indélébiles&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Situations banales, catastrophes psychiques</h2>



<p>Et c’est là que <em>Bref. 2</em> joue sa meilleure carte. En mettant en image avec beaucoup de jugeote, énormément d’humour et juste ce qu’il faut de bienveillance comment des situations banales peuvent entraîner des catastrophes psychiques d’envergure. Derrière le burlesque et l’absurde, derrière le speed et les punchlines, la série scrute nos névroses modernes. Difficile de se trouver dans tout ce bordel, entre les injonctions parentales, les rivalités entre frères, la peur du regard de l’Autre, surtout quand l’Autre est une femme.</p>



<p>Si <em>Bref</em> 1 a fonctionné, c’est parce qu’elle dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas, avec une honnêteté brute. La saison 2 creuse le sillon, inscrivant son discours dans cette prise de conscience collective que la santé mentale est une problématique cruciale. Pas pour rien que le rôle du psy, alcoolo de service aux répliques bien frappées, est tenu par un Alexandre Astier absolument parfait de cynisme et de désillusion.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La fine fleur de l’humour à la française</h2>



<p>Car la quarantaine, c’est l’horloge biologique qui commence à déconner, comme l’explique un médecin pour le moins brutal (magistral Grégoire Ludig), à un «&nbsp;Je&nbsp;» qui prend soudain conscience que la machine se fragilise. Premier bug dans un grippage qui va se généraliser. Y compris dans la proximité. C’est là que le casting importe, et quel casting. Toute la fine fleur de l’humour à la française, cette génération d’amuseurs qui ont envahi le monde grâce à la fée internet et qui aujourd’hui, célébrant ses 40 printemps, connaît les affres de «&nbsp;Je&nbsp;».</p>



<p>L’occasion pour Khojandi/ Muschio de rendre hommage à ce clan tout en jonglant sur les joies de l’oeuvre chorale, où chacun apporte son talent, même si ce n’est que 30 secondes. Laura Felpin, Bérengère Krief, Alice David, Thomas VDB, Jean-Paul Rouve, Doria Tillier, Carlito, Jonathan Cohen, Xavier Lacaille, Bertrand Usclat, Orelsan, Gringe, Monsieur Fraize… je ne vais pas tous les citer, la liste est longue comme un dimanche aprèm’ sous antidépresseur. Mais elle témoigne de la vitalité d’une scène artistique qui a su triompher des affres de la trentaine pour s’inscrire comme des valeurs sûres dans le PAF et le PCF (paysage audiovisuel français et paysage culturel français).</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-6fecb07164a3cf63b1e75a28c49b90d4" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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<p>Le tout se décline sur une BO tout en nuance où voisinent les compos de The Name, Neus, Emilie Simon, Nameless, Tortoza, avec le plein de références à une pop culture où règnent mangas, jeux vidéo et autres références à Barbie, Légo et consort. De quoi se dire que le problème n’est finalement pas de sortir de l’adulescence mais d’accepter que c’est cela le véritable âge d’homme.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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		<title>Blink twice : un conte horrifique qui percute la réalité</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/blink-twice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Sep 2024 15:01:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37389</guid>

					<description><![CDATA[<p>On l&#8217;a vu à l&#8217;œuvre devant la caméra, dans Californication, A vif ou Mad Max: Fury Road. Avec Blink Twice, c&#8217;est derrière l&#8217;objectif que se glisse Zoë Kravitz, pour nous asséner un récit foudroyant qui percute l&#8217;actualité de la manière la plus viscérale. Au cœur de son film, la thématique du viol. Mais pas n&#8217;importe quel type de viol. Paradis, luxe&#8230; et drogues à gogo Pitchons la chose : jeune,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>On l&rsquo;a vu à l&rsquo;œuvre devant la caméra, dans <em>Californication</em>, <em>A vif</em> ou <em><a href="https://www.theartchemists.com/mad-max-fury-road-dystopie-rock-fable-egalitariste-et-eclate-visuelle/">Mad Max: Fury Road</a></em>. Avec <em>Blink Twice</em>, c&rsquo;est derrière l&rsquo;objectif que se glisse <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Zo%C3%AB_Kravitz" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Zoë Kravitz</a>, pour nous asséner un récit foudroyant qui percute l&rsquo;actualité de la manière la plus viscérale. Au cœur de son film, la thématique du viol. Mais pas n&rsquo;importe quel type de viol.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="BLINK TWICE | Bande-Annonce officielle 2 (VOST) | Zoë Kravitz, Channing Tatum, Naomi Ackie" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/kGqwQc5eg8k?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Paradis, luxe&#8230; et drogues à gogo</h2>



<p>Pitchons la chose : jeune, belle, ambitieuse, Frida végète dans un job de serveuse, jusqu&rsquo;au jour où sa trajectoire croise celle du milliardaire de la tech Slater King. Apparemment hypnotisé par la demoiselle, ce dernier l&rsquo;invite ainsi que son amie Jess et d&rsquo;autres connaissances pour un week-end sur son île privée. L&rsquo;endroit est paradisiaque, le luxe omniprésent : piscine de rêve, chambres somptueuses, champagne grand cru à la framboise, mets raffinés, parfums précieux, robes blanches griffées&#8230; et drogues à gogo.</p>



<p>Dans ce joli petit vaudeville où chacun flirte allègrement, le temps s&rsquo;efface dans une atmosphère de plénitude lascive qui a tout de l&rsquo;hébétude. Mais de petit signe en petit signe, Frida commence à s&rsquo;inquiéter, surtout quand son amie disparaît. Qu&rsquo;a-t-il bien pu arriver à Jess ? Pourquoi Frida et ses compagnes de jeu ont-elles ce sentiment d&rsquo;oubli, des réminiscences comme des flashes mémoriels aussitôt gommés par l&rsquo;abrutissement de substances dont elles peinent à définir la nature ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conte horrifique et déferlement de barbarie</h2>



<p>Que leur fait-on absorber exactement et de quelle manière ? A quelle fin ? Pourquoi ces traces de coups sur leurs corps, ces courbatures, cette sensation de déjà vu ? La gentillesse de leur hôte est-elle sincère ? Autant de questions que Frida et ses camarades redoutent de se poser ; car, elles le pressentent, quand elles obtiendront leurs réponses, ce sera pour plonger dans l&rsquo;horreur absolu, un déferlement de barbarie, un règlement de compte atroce.</p>



<p>Avec autant de dynamisme que de conviction, Zoë Kravitz signe là un premier long-métrage tout à fait honorable, doublé d&rsquo;un conte horrifique qui jongle avec le revenge porn de manière on ne peut plus plausible. Naomi Ackie plante une Frida ô combien crédible, Channing Tatum tisse un Slater King effrayant et insondable. Christian Slater, Geena Davis, Kyle MacLachlan, Haley Joel Osment, Simon Rex&#8230; le casting autour d&rsquo;eux est impeccable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la fiction à la réalité</h2>



<p>Il fallait cela pour camper une histoire aussi terrible, dont on pourrait se dire qu&rsquo;elle est un brin tirée par les cheveux si elle ne venait percuter de plein fouet l&rsquo;actualité judiciaire française, secouée par le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_viols_de_Mazan" target="_blank" rel="noreferrer noopener">procès de Mazan</a>. Quand elle commence à travailler sur le scénario en 2017, Zoë Kravitz a plutôt en tête l&rsquo;<a href="https://www.theartchemists.com/film-she-said/">affaire Weinstein</a> et le mouvement #MeeToo. Difficile en regardant les séquences de ne pas non plus évoquer <a href="https://www.theartchemists.com/jeffrey-epstein-filthy-rich/">Epstein</a> et la manière dont il se fournissait en jeunes filles pour alimenter les orgies organisées dans ses propriétés.</p>



<p>Mais le propos central de <em>Blink twice</em> étant la question de la soumission chimique (je n&rsquo;en dis pas plus de peur de spolier), on scrute forcément ces images avec en tête le martyre subi par Gisèle Pelicot, que son époux droguait pour la livrer ensuite complètement inconsciente à des inconnus qui abusaient d&rsquo;elle sans aucun scrupule. Hasard du calendrier, le film sort au moment où le procès de Mazan bat son plein. Difficile de ne pas faire le rapprochement et de trembler en imaginant que la réalité se calque ainsi sur la fiction.</p>



<div class="wp-block-group has-white-color has-vivid-cyan-blue-to-vivid-purple-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-63b457dc3ab117abd8f7da68764a58e7" style="font-style:normal;font-weight:700"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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<p>Je n&rsquo;en dis pas plus, vous jugerez par vous-même. En ce qui me concerne, <em>Blink twice </em>constitue un premier film réussi, de par la qualité des plans, de la photographie, de la direction d&rsquo;acteur ; quant au scénario, il traite de manière coup de poing la question de l&rsquo;exploitation sexuelle de la femme et du féminicide, dans ce qu&rsquo;elle peut avoir de plus dégradant et odieux. Non, il n&rsquo;y a pas viol et viol, et c&rsquo;est tout le propos que d&rsquo;en faire prendre conscience le spectateur.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<title>La Vie parisienne : quand Offenbach fait péter le champagne, le cancan &#8230; et la satire !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/vie-parisienne-offenbach/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Sep 2024 10:51:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que Dauphine vient de boucler son article sur 24 heures dans la vie d&#8217;un restaurant dans le sillage de celui consacré à l&#8217;expo La Naissance des Grands Magasins (ouais, on aime bien les enchaînements d&#8217;articles en mode « Ma vie de rédacteur est une incroyable aventure intellectuelle »), je ne résiste pas à la tentation de rebondir sur le sujet en évoquant une œuvre que je considère comme un des ancêtres...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-la-vie-parisienne.jpg" alt="" class="wp-image-37311" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-la-vie-parisienne.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-la-vie-parisienne-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/09/the-artchemists-la-vie-parisienne-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Alors que Dauphine vient de boucler son article sur <em><a href="https://www.theartchemists.com/livre-restaurant-paris-1867/">24 heures dans la vie d&rsquo;un restaurant</a></em> dans le sillage de celui consacré à l&rsquo;expo<em> <a href="https://www.theartchemists.com/exposition-naissance-grands-magasins/">La Naissance des Grands Magasins</a></em> (ouais, on aime bien les enchaînements d&rsquo;articles en mode « Ma vie de rédacteur est une incroyable aventure intellectuelle »), je ne résiste pas à la tentation de rebondir sur le sujet en évoquant une œuvre que je considère comme un des ancêtres du rock spirit. J&rsquo;ai nommé <em>La vie parisienne</em> d&rsquo;Offenbach. Ouais, je sais, l&rsquo;opérette, c&rsquo;est pas exactement le pogo dans une salle pleine à craquer, mais t’inquiète, lecteur, même si il n&rsquo;y a pas de gratte électrique dans la partition d&rsquo;Offenbach, ça bouge quand même bien. Et surtout, ça grince des dents tout en nous faisant hurler de rire.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="LA VIE PARISIENNE, OFFENBACH, LAURENT PELLY" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/x-NgajNxtiw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>S</strong>atire, clin d’œil, foutage de gueule</h2>



<p>Posons le cadre, pour celles/ceux qui sont un peu à la ramasse question opérette. 1866, Paris, Second Empire : c’est là qu’<a href="https://www.theartchemists.com/?s=offenbach">Offenbach</a>, maestro frénétiquement créatif et adepte de l&rsquo;humour musical, balance <em>La Vie parisienne</em> sur scène. Dressons le tableau : robes du soir à crinoline, lustres en cristal, beaux messieurs en haut de forme qui sirotent du champagne en matant les petites femmes de Paris jouer de l’éventail et danser le cancan. Derrière tout ça, c’est du pur Offenbach : satire, clin d’œil, foutage de gueule.</p>



<p>Le compositeur de <em><a href="https://www.theartchemists.com/?s=la+belle+h%C3%A9l%C3%A8ne">La Belle Hélène</a></em> s&rsquo;amuse de la haute société parisienne et de ses travers. Et ça marche, parce que sous Napoléon III, Paris, c’est la capitale des plaisirs, des fêtes non-stop, des touristes qui en veulent toujours plus : « je vais m&rsquo;en fourrer jusque, jusque jusque là » comme l&rsquo;affirme très justement un baron suédois en goguette dans les rues huppées de la capitale. Chic en apparence, mais au bout du compte il s&rsquo;agit de s&rsquo;envoyer en l&rsquo;air par tous les moyens possibles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Amour et fun</h2>



<p>Offenbach n’est pas du genre à faire dans la dentelle. Déjà, il avait cartonné avec <em>Orphée aux Enfers</em> – où il tourne la mythologie en ridicule. Avec <em>La Vie parisienne</em>, il immerge le spectateur en apnée dans la Ville Lumière, où bourgeois, aristos et riches touristes étrangers se font rouler dans la farine avec jubilation (dixit l&rsquo;air du Brésilien, voleur venu se faire voler). Et pour pondre ce petit bijou, Jacques le Bondissant s&rsquo;entoure de Meilhac et Halévy, ses complices en écriture, qui maîtrisent l&rsquo;art du livret comme Noel Gallagher la guitare saturée.</p>



<p>Premier show en 1866, devant un public du Théâtre du Palais-Royal qui en redemande, charmé par ce vaudeville aux allures de course-poursuite amoureuse : Raoul de Gardefeu, jeune noble désœuvré bien décidé à se remettre de sa séparation avec la demi-mondaine Métella, passe toute la pièce à tenter de séduire une belle Suédoise, la baronne de Gondremark. Un fil directeur qui permet de découvrir les fastes et les coulisses d&rsquo;une vie parisienne trépidante. Quiproquos, déguisements, embrouilles, grands seigneurs et domestiques s&rsquo;y mêlent : Gabrielle, la gantière, Bobinet, le pote de Raoul, tout ce petit monde est en quête d&rsquo;amour facile et de fun.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="La Vie parisienne, Offenbach - Christian Lacroix - Teaser 2" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/1I8QsyYBvPA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une partition qui décolle !</h2>



<p>Musicalement, Offenbach ne fait pas les choses à moitié. L&rsquo;opéra bouffe, c&rsquo;est son rayon. Léger, vif, il nous hameçonne l&rsquo;oreille dès les premières notes, multipliant les morceaux de bravoure construits avec finesse et qui exigent une technicité de chant rare, un sens inné du rythme, une diction sans faille : rondo du Brésilien, «&nbsp;Vous souvient-il, ma belle&nbsp;», « je suis veuve d&rsquo;un colonel », «&nbsp;Tout tourne, tout danse&nbsp;», galop final «&nbsp;Feu partout, lâchez tout&nbsp;». Solos, duos, trios, chœurs et ensembles constituent une vraie fête qui explose en tête, enchantent le tympan, ravit le métabolisme.</p>



<p>Cadence, dynamique, Offenbach tisse un flow identifiable entre tous, une frénésie mélodique qui évoque le délire des grandes messes rock mémorables type Wembley et autres concerts mythiques. La structure de la partition mêle esprit de l&rsquo;opéra bouffe, où tout est prétexte à la dérision, chants d&rsquo;amour romantiques et passages dignes d&rsquo;une revue de cabaret. En résumé, cette opérette est une véritable carte postale vivante, une synthèse musicale pétillante où se croisent des émotions multiples sur fond de plaquette publicitaire vantant les plaisirs de la capitale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du pur punk avant l&rsquo;heure</h2>



<p>Haussmann vient alors de redessiner la ville, les boulevards sont bondés de promeneurs, les cafés, restaurants, théâtres bourrés de monde. Hôtels de luxe et grands magasins regorgent de riches étrangers venus claquer leur thune, savourer à 1000 % les joies déversées par cette corne d&rsquo;abondance. Les touristes affluent, les bourgeois paradent, chacun essaie de jouer son rôle dans cette grande comédie urbaine. Offenbach capte cet esprit et l’injecte dans son œuvre : les soirées interminables, les flirts légers, les arnaques cocasses.</p>



<p>C’est une pub géante pour la ville que tisse le compositeur, mais avec ce petit côté grinçant, ce clin d’œil qui te dit « Paris, c’est beau, mais fais gaffe, tout ici n&rsquo;est que façade et leurre, on peut vite s&rsquo;y perdre, y laisser sa fortune, sa réputation, son âme ». Exactement ce qu&rsquo;on retrouve dans le célèbre <em><a href="https://www.theartchemists.com/serie-nana-1981-suicide-collectif-par-jouissance-interposee/">Nana</a></em> de Zola, le tragique en moins. C&rsquo;est le côté un brin anar d&rsquo;Offenbach qui ressort ici, son esprit provo, sa parfaite connaissance de la psyché de ses contemporains. <em>La Vie parisienne</em>, c’est du pur punk avant l’heure, un formidable coup de pied dans les conventions avec un éclat de rire de gamin malicieux.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Offenbach : &quot;La Vie parisienne&quot;" width="640" height="480" src="https://www.youtube.com/embed/Ub3pJftUZaE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le trublion du répertoire</h2>



<p>Côté scène, c’est du lourd depuis le début. La première version en 1866 a mis tout le monde d’accord ; depuis, <em>La Vie parisienne</em> n’a jamais quitté le répertoire, s&rsquo;érigeant en trublion qui s&rsquo;infiltre dans toutes les salles, inspire pour tout metteur en scène en quête de challenge. Parmi les lectures à retenir, notons :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la <strong>version Renaud Barrault</strong> en 1967 avec un casting devenu légendaire, j&rsquo;ai nommé : Suzy Delair (peut-être une des meilleures Mettela de l&rsquo;histoire de l&rsquo;opéra), Denise Benoit, Simone Valère, Madeleine Renaud, Pierre Bertin, Jean Desailly, Jean Parédès (qui interprète plusieurs petits rôles), Jean-Pierre Granval, Jean-Louis Barrault, Georges Cusin, Régis Outin. Jean-Louis Barrault parle alors de « Rock and Roll Napoléon III », c&rsquo;est dire !</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>la <strong>version télévisée signée Christian-Jaque</strong> en 1977, particulièrement attachante et pleine de peps, avec Jean-Pierre Darras, evelyne Buylle, Bernard alane, Jacques Legras, Dany Saval et consort.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>la <strong>version Daniel Mesguich</strong> à la Comédie française 1997 avec Bérengère Dautun, Thierry Hancisse, Catherine Salviat, Christian Blanc entre autres (et un passage absolument hilarant sur les ateliers Brecht en chaussettes).</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>la <strong>version Jérôme Savary</strong> à l&rsquo;Opéra comique en 2002, pétillante et complètement déjantée comme seul Savary est capable.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>la <strong>version Laurent Pelly</strong> qui joue la carte du décalage historique en propulsant l&rsquo;intrigue dans le Paris d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>la <strong>version Christian Lacroix</strong>, pas forcément ma préférée mais notable pour ses costumes, son côté foutraque.</li>
</ul>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Jacques Offenbach – La Vie parisienne (Christian Lacroix / Bru Zane France)" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/MLOABu2JDQ8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Approches traditionnelles en costumes et décours d&rsquo;époque ou visions plus modernes et dans le vent, la mise en scène de <em>La Vie parisienne</em> jongle sur la décomplexion, le clownesque, l&rsquo;ironie&#8230; sans oublier la danse, l&rsquo;incontournable cancan, le galop final qui demande une chorégraphie étudiée. Enjeu : ne jamais tomber ni dans le vulgaire ni dans le grotesque, tout en conservant l’énergie toute particulière de cette oeuvre sans précédent, qui un siècle et demi après sa création, demeure d&rsquo;une actualité impressionnante. Bref, un vrai classique à (re)découvrir avec l’oreille et les yeux bien ouverts.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<item>
		<title>Les Enfants du Paradis : théâtre, amour et poésie</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-enfants-paradis-marcel-carne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Aug 2024 15:39:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Paris est tout petit pour ceux qui s’aiment comme nous d’un aussi grand amour » : à elle seul, cette réplique culte signée Jacques Prévert vaut le visionnage du film Les Enfants du Paradis. Le chef-d&#8217;œuvre de Marcel Carné est un incontournable à conserver dans sa vidéothèque certes (on ne peut se prétendre cinéphile sans l&#8217;avoir vu), mais c&#8217;est aussi et surtout un sommet de poésie, une histoire romantique et cruelle à...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<p>« <em>Paris est tout petit pour ceux qui s’aiment comme nous d’un aussi grand amour </em>» : à elle seul, cette réplique culte signée Jacques Prévert vaut le visionnage du film<em> Les Enfants du Paradis</em>. Le chef-d&rsquo;œuvre de Marcel Carné est un incontournable à conserver dans sa vidéothèque certes (on ne peut se prétendre cinéphile sans l&rsquo;avoir vu), mais c&rsquo;est aussi et surtout un sommet de poésie, une histoire romantique et cruelle à la fois, un scénario comme on n&rsquo;en fait plus.  </p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Les Enfants du Paradis - Bande annonce" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/G1Nz-U9znnY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une valse amoureuse et tragique</h2>



<p>Les enfants du paradis, c&rsquo;est à la fois le public populaire du XIXe siècle, chahuteur, si prompt à la révolte, certes cantonné sous le plafond des  théâtres du Boulevard du Crime mais fin connaisseur du théâtre, et les personnages qui vivent ici cette valse amoureuse tragique. Au cœur de toutes les convoitises, la belle, insaisissable Garance incarnée par une Arletty diaphane.</p>



<p>Courtisée par le fringant comédien Frédéric Lemaître (Pierre Brasseur), le brigand cynique Lacenaire (Marcel Herrand), l&rsquo;élégant comte de Montray (Louis Salou), c&rsquo;est pourtant au célèbre mime Debureau (Jean-Louis Barreau) qu&rsquo;elle a donné son cœur. Mais leur amour, s&rsquo;il est absolu, s&rsquo;avère  impossible. Toujours, il leur échappe. Parce que trop fort, trop inconditionnel ? Parce que Debureau a épousé Nathalie (Maria Casarès) ? Parce que Garance n&rsquo;est pas faite pour rester ? </p>



<h2 class="wp-block-heading">Écorchés vifs</h2>



<p>Prévert et Carné, complices depuis le tournage du magnifique<em> Les Visiteurs du soir</em> en 1942, se gardent bien d&rsquo;apporter une réponse et c&rsquo;est ce qui fait la beauté de ce chassé-croisé amoureux voué à la tragédie des affects et des consciences. Car chaque personnage de ce triste et merveilleux vaudeville est un écorché vif, en quête qui de perfection, qui de domination, qui de vengeance, qui de reconnaissance. </p>



<p>Des caractères tout droit échappés d&rsquo;une pièce de Musset ou de Cocteau peut-être ? Visages, regards, attitudes, filmés dans un N/B neigé et ombré à la délicatesse irisée, les acteurs font ressortir les nuances de ces consciences abîmées jusque dans leurs silences : leur demande de rédemption, de perfection, d&rsquo;un peu de bonheur au paradis des hommes n&rsquo;en est que plus puissante, plus universelle.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Les Enfants du Paradis (1946) - Sur le boulevard du Crime - Extrait" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/ZqAl5fERJgA?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Le monde des planches</h2>



<p>Et puis il y a le théâtre. <em>Les Enfants du paradis</em> est une déclaration d&rsquo;amour au monde des planches, à l&rsquo;art dramatique tel qu&rsquo;il régnait durant la Restauration. Pantomime, mélodrame, bateleurs, carnaval, l&rsquo;évocation du boulevard du Temple et de son quotidien, est d&rsquo;un grand réalisme, dynamisé par une foule de figurants, une recherche dans les costumes, les décors signés Mayo. </p>



<p>On y voit l&rsquo;émergence de deux monstres sacrés des planches, Debureau l&rsquo;introverti et Lemaître l&rsquo;expansif, qui vont à eux seuls repenser la manière de jouer, le travail de l&rsquo;acteur. La restitution est fidèle, jusque dans les références aux rivalités entre familles d&rsquo;acteurs, aux différents modes de censure, à l&rsquo;atmosphère des coulisses et de la salle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un exploit cinématographique</h2>



<p>Le film en lui-même tient de l&rsquo;exploit. Tourné à partir de 1943 en pleine Occupation, il connaîtra plusieurs péripéties, entre bombardements, manque de pellicule et de tissus (Jeanne Lanvin fournira les étoffes nécessaires à la confection des costumes), l&rsquo;avortement d&rsquo;Arletty, la fuite de Le Vigan à Sigmaringen au moment de la Libération. </p>



<p>Avec un budget de 55 millions de francs, 205 minutes de film réparties en deux épisodes, une nomination aux Oscars dans la catégorie « Scénario original », c&rsquo;est un véritable  blockbuster avant la lettre (4.7 millions de spectateurs en France, 54 semaines en salle en exclusivité, 41 millions de francs de recettes) que ce film unique en son genre.</p>



<div class="wp-block-group has-blush-light-purple-gradient-background has-background" style="font-style:normal;font-weight:600"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
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</ul>
</div></div>



<p>Ce film, tourné dans les années 40, demeure pertinent aujourd&rsquo;hui parce qu&rsquo;il aborde des thèmes universels : l&rsquo;amour, la jalousie, le destin, la quête d&rsquo;identité… Des sujets qui touchent toutes les générations, au-delà des époques et des frontières. De plus, la beauté visuelle des séquences continue de fasciner des spectateurs encore et toujours éblouis. C&rsquo;est une œuvre qui, à chaque visionnage, offre de nouvelles découvertes, de nouvelles émotions, un véritable trésor culturel, un morceau d&rsquo;histoire, une invitation à rêver, à ressentir, à réfléchir.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<item>
		<title>Un pied dans le crime : Labiche et la règle du chaos comique</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/pied-crime-labiche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Aug 2024 11:26:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chez Eugène Labiche, tout part très vite en c&#8230;&#8230; ; Un Chapeau de paille d&#8217;Italie, La Station Chambaudet, La poudre aux yeux, cela ne fait pas un pli, les héros du célèbre vaudevilliste ont le chic pour se mettre dans des situations impossibles. Et Un pied dans le crime ne déroge pas à cette règle du chaos comique. Rebondissements farfelus Tout commence par une querelle de voisinage : Gaudiband ne...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/08/the-artchemists-un-pied-dans-le-crime.jpg" alt="" class="wp-image-37262" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/08/the-artchemists-un-pied-dans-le-crime.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/08/the-artchemists-un-pied-dans-le-crime-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/08/the-artchemists-un-pied-dans-le-crime-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Chez Eugène Labiche, tout part très vite en c&#8230;&#8230; ; <em>U</em><em>n</em><em> Chapeau de paille d&rsquo;Italie</em>, <em>La Station Chambaudet</em>, <em>La poudre aux yeux</em>, cela ne fait pas un pli, les héros du célèbre vaudevilliste ont le chic pour se mettre dans des situations impossibles. Et <em>Un pied dans le crime</em> ne déroge pas à cette règle du chaos comique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Extrait | Un pied dans le crime sur OPSIS" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/Mgtq8kP3B1w?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Rebondissements farfelus</h2>



<p>Tout commence par une querelle de voisinage : Gaudiband ne peut souffrir Blancafort qui vit dans la maison jouxtant la sienne. Tout est bon pour se quereller, depuis les arbres trop ombrageux jusqu&rsquo;aux plaintes du chat en passant par les statues en tenue d&rsquo;Eve. La situation est tellement tendue qu&rsquo;on en arrive au duel. Survient un camarade de Gaudiband, Gatinais, assorti de sa femme et de sa fille, qui doit servir de témoin.</p>



<p>Désireux d&rsquo;aider son ami son frère dans cette rude épreuve, Gatinais profite de la nuit pour trucider le félin perturbateur d&rsquo;un coup de fusil&#8230; et trouve le moyen de blesser un autre voisin qui taillait sa vigne. Gatinais a désormais « un pied dans le crime » et va avoir toutes les difficultés du monde à se tirer de ce mauvais pas, ce qui nous vaut un enchaînement de rebondissements farfelus comme seul Labiche peut en inventer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une prestation remarquable</h2>



<p>Menée sur un train d&rsquo;enfer, cette comédie en trois actes ne peut fonctionner sans un casting à la hauteur : en 2011, Jean-Louis Benoit et Dominique Thiel rassemblent Philippe Torreton, Dominique Pinon, Jean-öl Dubois, Luc Tremblais, Valérie Keruzoré, Louis Merino, Karen Rencurel, Véronique Dossetto et Carole Malinaud pour narrer cette histoire rocambolesque dans un décor inspiré de l&rsquo;univers du dessinateur Dubout.</p>



<p>Nez rouges et chevelures ébouriffées, costumes années 30 et trognes de clowns, les interprètes de cette sarabande endiablée enchaînent les gags avec une maestria qui laisse pantois. Le vaudeville ne tolère aucun temps mort : il n&rsquo;y en a donc pas dans cette mise en scène frénétique qui évoque le cabaret comme le cirque, et se laisse savourer sans aucune modération, mais avec un plaisir palpable. À la clé, le tandem Torreton/Pignon, dont la jubilation est contagieuse, nous offre une prestation remarquable !</p>



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		<item>
		<title>Théâtres et Producteurs Associés : éloge de l&#8217;indépendance et de l&#8217;adaptabilité ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/10738/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Feb 2023 09:56:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=10738</guid>

					<description><![CDATA[<p>D’habitude, ce sont les dessous de la filière musique ou des galeries d’art que nous aimons dévoiler. Aujourd’hui, nous vous proposons d’aller voir ce qui se passe dans les coulisses du théâtre. Là aussi, le jeu des subventions fait rage, appuyant scènes nationales et troupes reconnues. Et comme dans tout circuit qui se respecte, vous trouvez des indépendants, qui s’expriment en dehors du circuit. Il s’agit du théâtre dit «&#160;privé&#160;»...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/TPA.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="407" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/TPA.jpg" alt="" class="wp-image-35638" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/TPA.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/TPA-288x195.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/02/TPA-494x335.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>D’habitude, ce sont les dessous de la filière musique ou des galeries d’art que nous aimons dévoiler. Aujourd’hui, nous vous proposons d’aller voir ce qui se passe dans les coulisses du théâtre. Là aussi, le jeu des subventions fait rage, appuyant scènes nationales et troupes reconnues. Et comme dans tout circuit qui se respecte, vous trouvez des indépendants, qui s’expriment en dehors du circuit. Il s’agit du théâtre dit «&nbsp;privé&nbsp;» dont les&nbsp;<a href="https://tpa.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Théâtres et Producteurs Associés</a>&nbsp;constituent à la fois une émanation et un organe de référence.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="#Retrouvons Nous | Les professionnels du spectacle vivant se mobilisent" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/t3Q567vcBVo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">L’indépendance et la passion</h2>



<p><a title="Collaboration" href="https://www.theartchemists.com/2013/02/12/theatre-collaboration-ronald-harwood-deux-genies-face-a-la-bete/" target="_blank" rel="noopener">Collaboration</a>,&nbsp;<a title="Ita L. née Goldfeld" href="https://www.theartchemists.com/2013/02/17/theatre-ita-l-nee-goldfeld-une-heure-pour-une-vie/" target="_blank" rel="noopener">Ita L. née Goldfeld</a>,&nbsp;<a title="Les Bulles" href="https://www.theartchemists.com/2013/02/24/theatre-les-bulles-ce-spectacle-sadresse-a-un-public-averti-et-sans-complexe/" target="_blank" rel="noopener">Les Bulles</a>… Nous avons souvent chroniqué les productions de ce type de théâtre&nbsp;: elles sont originales, bien mises en scène, superbement jouées… la qualité est au rendez-vous, mais pas que. En effet, les théâtres privés héritent d’un type<span style="mso-spacerun: yes;"> </span>d’exploitation qui se caractérise par l’indépendance et la passion des professionnels qui l’animent, et une règle incontournable&nbsp;: en plus d’exploiter une salle ou un lieu, un directeur de théâtre privé est aussi son propre producteur ; ainsi, il choisit, accompagne et défend chacun de ses spectacles.</p>



<p>Une prise de risque, un engagement, une foi vrillée au corps. On ne peut prendre cette responsabilité en charge sans avoir des convictions profondes et un amour inconditionnel de cette forme artistique ô combien exigeante. Cette spécificité amène à façonner un creuset de créativité essentiel, de découverte, de promotion et diffusion d’œuvres originales et de nouveaux talents. D’où le désir de s’organiser, de se lier&nbsp;: l’enseigne « Théâtres et Porducteurs Associés » (anciennement « Théâtres Parisiens Associés », le nom a été modifié en 2021) découle de ce besoin d’affirmer une singularité, des valeurs communes actuellement portées par les théâtres indépendants partout en France et qui ont adhéré à l’Association pour le Soutien du Théâtre Privé (ASTP), rejoignant ainsi un réseau déjà très actif. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Le modèle du « théâtre producteur »</h2>



<p>Cela passe par la revendication du modèle du « théâtre producteur »&nbsp;;<span style="mso-spacerun: yes;"> </span>ces entrepreneurs non subventionnés défendent leur indépendance artistique et affichent la diversité de leurs programmations avec fierté, partageant une éthique professionnelle stricte : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li>respect des droits des auteurs et des artistes interprètes</li>



<li>respect des conditions générales d’accueil du public</li>



<li>préservation d’un patrimoine architectural et culturel de premier plan. </li>
</ul>



<p>On n’y pense pas forcément, mais ces entrepreneurs du spectacle assurent en parallèle l’entretien de salles historiques, qui ont joué un rôle important dans l’histoire du théâtre français, on peut notamment citer les théâtres qui jalonnaient en son temps le fameux Boulevard du Crime, aka du Temple, et qui ont porté sur les fonts baptismaux le drame romantique, le vaudeville, tandis que d’autres, plus tard et ailleurs dans la capitale, ont enfanté les mises en scènes d’avant-garde du Cartel, le théâtre de l’Absurde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Agitateurs culturels, activateurs artistiques</h2>



<p>Des agitateurs culturels en somme qui impactent la vie dramatique hexagonale, à leurs risques et périls, car s’ils se trompent sur une production, ils n’ont guère de gilets de sauvetage financiers (les assurances peut-être&nbsp;?). Cela est encore plus vrai en période post-covid. Une problématique que Molière, Racine et consort vivaient déjà en leur temps et qui explique en partie le prix élevé des billets, qui du reste n’excède pas celui de certaines salles subventionnées, elles aussi menacées par les coupes larges opérées dans les budgets accordés au secteur culture. Dans ce climat de crise sanitaire et sociale, l&rsquo;union fait la force pour continuer de produire des spectacles de qualité tout en respectant une identité et des valeurs. </p>



<p>C’est là qu’Internet joue un rôle&nbsp;précieux : le site de l’association assure le relais des infos, valorise la programmation de chaque théâtre membre, avec présentation des spectacles, photos et vidéos à l&rsquo;appui,  billetterie en ligne, sans compter les réseaux sociaux bien entendu et une application. Preuve que malgré les coups du sort, le théâtre privé n&rsquo;a rien perdu de son énergie&nbsp;ni de son adaptabilité ; c’est du reste ainsi qu’il va depuis des siècles, tenant bon face aux crises, aux assauts de la télé et du web (qui en deviennent à l’occasion les adjuvants). Il a ses fidèles, il attire les curieux, il assure la relève des talents, tenant haut son rôle d’activateur artistique. </p>



<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le Dindon de Georges Feydeau : une cavalcade frénétique !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/theatre-dindon-georges-feydeau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Nov 2022 07:48:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lucienne Vatelin est une femme du monde, mariée à un notaire, éprise de son mari, fidèle. Mais si ce dernier avait le malheur de la tromper, la loi du Talion ! Elle se vengera illico&#8230; en prenant un amant ! Plusieurs prétendants à ce titre : Rédillon, un vieil ami de la famille, célibataire convaincu secrètement épris d&#8217;elle, et Pontagnac, séducteur forcené qui a poursuivi la pauvre Lucienne jusque chez...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2012/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel10.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-35187" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2012/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel10.jpg" alt="comédie le Dindon de Feydeau mise en scène par Jean Meyer" width="600" height="480" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2012/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel10.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2012/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel10-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2012/06/Devenez-un-pro-du-design-en-quel10-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Lucienne Vatelin est une femme du monde, mariée à un notaire, éprise de son mari, fidèle. Mais si ce dernier avait le malheur de la tromper, la loi du Talion ! Elle se vengera illico&#8230; en prenant un amant ! Plusieurs prétendants à ce titre : Rédillon, un vieil ami de la famille, célibataire convaincu secrètement épris d&rsquo;elle, et Pontagnac, séducteur forcené qui a poursuivi la pauvre Lucienne jusque chez elle et qui s&rsquo;avère d&rsquo;ailleurs un ami de Vatelin. Vatelin qui a d&rsquo;ailleurs eu la mauvaise idée jadis de trahir sa foi conjugale avec une Anglaise, Anglaise qui débarque justement et obtient un rendez-vous galant à grand renfort de chantage au suicide, sans savoir que son époux compte bien la pincer en flagrant délit d&rsquo;adultère. Et tout ce petit monde va se retrouver embarqué dans une histoire de fou intitulée <em>Le Dindon</em>, signée Georges <a href="https://www.theartchemists.com/?s=feydeau" target="_blank" rel="noopener">Feydeau</a>.</span></p>
<h2><span style="color: #000000;">Un tour de force d&rsquo;élégance</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Une course-poursuite irrésistible, avec notamment l&rsquo;usage de sonneries pour prendre les amants au piège, en mode pêche au grelot. Sauf que cela ne va pas du tout se passer comme prévu, bien entendu, c&rsquo;est du Feydeau, ça ne se passe jamais comme prévu, encore moins quand c&rsquo;est Jean Meyer qui assure la mise en scène avec dans sa troupe Bernard Dhéran, Myriam Colombi, Alain Feydeau, Michel Duchaussoy, Yvonne Gaudeau, Robert Manuel, Catherine Samie, Louis Seigner, Denise Gence, Geogres Chamarat&#8230; bref les meilleurs de la Comédie-Française à l&rsquo;orée des années 70. Avec un tour de force : restituer la démence de la situation sans tomber jamais ni dans l&rsquo;outrancier ni dans le ridicule ou le vulgaire, et en y ajoutant une forme d&rsquo;élégance d&rsquo;autant plus savoureuse qu&rsquo;elle est inattendue. </span></p>
<p><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>À lire également :</strong></span></p>
<ul>
<li class="entry-title"><strong><a href="https://www.theartchemists.com/main-passe-vaudeville-feydeau/" rel="bookmark">La Main passe : d’un mari à l’autre, un vaudeville endiablé !</a></strong></li>
<li class="entry-title"><strong><a href="https://www.theartchemists.com/theatre-tailleur-pour-dames-feydeau/" rel="bookmark">Tailleur pour dames : Moulineaux roucoulant au dessus d’un précipice …</a></strong></li>
<li class="entry-title"><strong><a href="https://www.theartchemists.com/theatre-chat-en-poche-feydeau/" rel="bookmark">Chat en poche -Feydeau  : « il y a un bouchon dans la colonne ! »</a></strong></li>
</ul>
<h2><span style="color: #000000;">Un portraitiste machiavélique</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">On gardera en tête la rythmique frénétique de cette cavalcade improbable où les portes claquent, les sacs se perdent, les amants épuisés sont incapables de venger ces dames outragées. Et puis, il y a les personnages secondaires : un médecin militaire et sa femme sourde comme un pot, une petite bonne à la main leste, un groom en pleine puberté, une cocotte au QI d&rsquo;oie, un vieux domestique qui protège son jeune maître comme si c&rsquo;était son propre enfant, un businessman londonien né à Marseille… autant de caractères forts et surprenants qui se retrouvent emmêlés dans cette cascade de quiproquos où les gags s&rsquo;enchainent frénétiquement ainsi que les jeux de mots. C&rsquo;est absolument délicieux, et surtout plein de fantaisie. Cette galerie de portraits pris sur le vif confirme le sens de l&rsquo;observation d&rsquo;un dramaturge qui apparaît ici redoutable pour ne pas dire machiavélique.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités</strong></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Vous pouvez visionner la pièce<em> Le Dindon</em> mise en scène par Jean Meyer sur</span> <a href="https://madelen.ina.fr/programme/le-dindon" target="_blank" rel="noopener">la plateforme de streaming de l&rsquo;INA</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;">
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		<title>Léonie est en avance : quand Feydeau explore et explose le mal joli&#8230;</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/theatre-leonie-est-en-avance-feydeau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Oct 2022 11:23:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Léonie est en avance : avec cette comédie courte comme lui seul sait en composer, Feydeau s’attaque au mal joli pour en faire un tableau désopilant. Avec Antonin Chalon à la mise en scène, la chose prend des allures de récit épique, de fable sanglante. Accouchement, un calvaire marital Ainsi donc, Léonie est enceinte, jusqu’aux yeux, prête à éclater. Ce qu’elle fait avec un mois d’avance. Toudoux, son époux au...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/10/leonie-est-en-avance-dvd1.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" width="433" height="600" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/10/leonie-est-en-avance-dvd1.jpg" alt="affiche de la pièce de Feydeau Léonie est en avance mise en scène par Antoine Chalon" class="wp-image-35067" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/10/leonie-est-en-avance-dvd1.jpg 433w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/10/leonie-est-en-avance-dvd1-208x288.jpg 208w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/10/leonie-est-en-avance-dvd1-357x494.jpg 357w" sizes="auto, (max-width: 433px) 100vw, 433px" /></a></figure>



<p></p>



<p><span style="color: #000000;"><i>Léonie est en avance</i> : avec cette comédie courte comme lui seul sait en composer, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Feydeau" target="_blank" rel="noopener">Feydeau</a> s’attaque au mal joli pour en faire un tableau désopilant. Avec Antonin Chalon à la mise en scène, la chose prend des allures de récit épique, de fable sanglante.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>Accouchement, un calvaire marital</b></span></h2>



<p><span style="color: #000000;">Ainsi donc, Léonie est enceinte, jusqu’aux yeux, prête à éclater. Ce qu’elle fait avec un mois d’avance. Toudoux, son époux au patronyme on ne peut plus adéquat, voit donc rappliquer chez lui, des beaux-parents issus de la haute société qui n’ont toujours pas digéré la mésalliance de leur progéniture avec ce roturier, et une sage-femme au langage de sergent-major, qui prend en main les opérations. Seulement voilà : les choses ne vont pas se passer comme prévu. Un vrai calvaire pour le mari.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">Déjà, ce pauvre Toudoux doit subir les sautes hormonales de son épouse, qui alterne <span lang="fr-FR">câlins</span>, exubérances et critiques à une cadence infernale. Patient et attentionné, il se plie en quatre pour faire oublier ses contractions à Léonie qui se lâche complètement, à l’heure de mettre bas. Avec Feydeau à la plume, on image ce que cela peut donner, surtout quand la belle-mère s’en mêle, avec dans son sillage un père imbu de son titre, une bonne complètement sotte et une sage-femme aux allures de bouchère.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>Entre Grand-Guignol et absurde à la Ionesco</b></span></h2>



<p><span style="color: #000000;">Le mal joli en prend un coup, et le regard attendri sur la maternité également. Soyons clairs : Léonie, ça pourrait être la Yvonne de <i>Feu la mère de Madame</i>, la Julie de <a href="https://www.theartchemists.com/theatre-on-purge-bebe-feydeau/" target="_blank" rel="noopener"><i>On purge Bébé</i></a> ou la Clarisse de <i>Mais ne t’promène donc pas toute nue</i>. Un seul et même profil de femme, bourgeoise bien installée dans sa vie d’épouse et de femme au foyer, censée seconder la carrière de son mari, mais qui lui pourrit la vie de ses caprices et de sa bêtise. En résumé, une emmerdeuse !</span></p>



<p><span style="color: #000000;">Avec en prime un talent prononcé et un brin pervers pour cultiver le complexe d’Œdipe de son enfant qu’elle gâte au-delà de toute mesure. Léonie prête d’accoucher, c’est une mère louve et possessive en devenir qui castre son époux un peu plus à chaque scène. Féministes, passez votre chemin, les répliques de Feydeau vont vous hérisser le poil. Et ne comptez pas sur la mise en scène d’Antoine Chalon pour atténuer le trait, bien au contraire. Ce dernier entraîne l’auteur du côté du <a href="https://www.theartchemists.com/?s=grand+guignol" target="_blank" rel="noopener">Grand-Guignol</a> et de l’absurde à la sauce <a href="https://www.theartchemists.com/?s=Ionesco" target="_blank" rel="noopener">Ionesco</a>.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><span style="color: #000000;"><b>Orgie sanglante et chaos familial</b></span></h2>



<p><span style="color: #000000;">Avec lui, l’accouchement de Léonie tourne au carnage, à l’orgie sanglante et à l’invasion d’aliens. Au rituel sectaire ? Tandis que ces dames se pressent dans le gynécée pour épauler la parturiente sur son lit de souffrances, ces messieurs sont exclus de ce grand mystère de la vie. Cantonnés aux limites du salon, réduits au rang de reproducteurs par des femelles hystériques dans tous les sens du terme. Ils s’occupent comme ils peuvent et en profitent pour régler leurs comptes… et fantasmer sur une vie sexuelle épanouie ?</span></p>



<p><span style="color: #000000;">Chalon s’amuse et nous avec de ce chaos familial qu’il traduit avec un sens assez tordu des circonstances. La naissance de l’enfant comme un fracas dans le couple, une mutation définitive des rapports de forces, la femme amante transformée en mère va-t-elle perdre son charme pour devenir une harpie comme sa propre mère ou son accoucheuse ? Chalon laisse planer le doute, en jouant avec les attirances sexuelles de ses personnages. Particulièrement dynamique, sa vision jongle avec la <a href="https://www.theartchemists.com/?s=commedia+dell%E2%80%99arte" target="_blank" rel="noopener">commedia dell’arte</a> pour des moments de pur délire, qui explose le peu de glamour que Feydeau avait pu conserver (par inadvertance) concernant le mal joli.</span></p>



<p><span style="color: #000000;">C’est à la fois jouissif, décalé&#8230; et très juste. L’occasion une fois encore de démontrer l’actualité des pièces de Feydeau, qu’on ne peut plus cantonner désormais au seul cercle humoristique du vaudeville.</span></p>



<p><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités</strong></span></p>



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<li>Et le tour est joué !</li>
</ul>
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