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	<title>rolling stones</title>
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		<title>New Romantic : le mouvement qui a habillé une décennie à coups de mascara et de synthés</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/new-romantic-mouvement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 17:59:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lifestyle]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Certains mouvements culturels sont difficiles à cerner. Le New Romantic est de ceux-là. On visualise de Duran Duran et ses chemises à jabot, Adam Ant et ses peintures de guerre&#8230; mais encore ? Une vague impression de superficialité kitsch balayée avec délectation par les années 90 grunge ? Ce serait réducteur. Le New Romantic n&#8217;était [&#8230;]</p>
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<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Certains mouvements culturels sont difficiles à cerner. Le New Romantic est de ceux-là. On visualise  de Duran Duran et ses chemises à jabot, Adam Ant et ses peintures de guerre&#8230; mais encore ? Une vague impression de superficialité kitsch balayée avec délectation par les années 90 grunge ? Ce serait réducteur. Le New Romantic n&rsquo;était pas ni kitsch ni superficiel. Délibérément il a fait du vêtement, de la coiffure, des mélodies synthétiques un manifeste qui tranchait avec ce qui existait avant. C&rsquo;était une réponse — lucide, furieuse et flamboyante — à une Angleterre en train de se faire démolir méthodiquement. Ainsi le New Romantic a produit une des esthétiques les plus cohérentes, les plus influentes et les plus copiées de la seconde moitié du XXe siècle. Explications.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/Rm9drIwmmU4?si=3HjWsSC_6XEZwE-T" title="Adam &amp; The Ants - Antmusic" width="1080" height="810" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/Rm9drIwmmU4?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/Rm9drIwmmU4?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le punk est mort. Vive le New Romantic.</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour comprendre le New Romantic, il faut comprendre ce qu&rsquo;il n&rsquo;est pas — ou plutôt ce dont il est la suite directe. Le <a href="https://www.theartchemists.com/?s=punk">punk</a> britannique explose en 1976-1977. Les Sex Pistols, The Clash, Siouxsie and the Banshees, The Damned, tout ce petit monde dynamite les hiérarchies musicales, crache sur l&rsquo;establishment avec une précision chirurgicale. Et puis ça s&rsquo;essouffle. La bombe a explosé, laissant un gros cratère où germe une vie nouvelle. En 1978-1979, ce que Jon Savage a documenté dans <em>England&rsquo;s Dreaming</em> comme la phase post-punk voit émerger une question fondamentale dans les caves et les squats de Londres et Birmingham : maintenant qu&rsquo;on a tout cassé, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on fait ? La réponse punk originelle &#8211; rien &#8211; ne suffit plus. Il faut construire quelque chose.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce quelque chose, une poignée de gamins décident que ce sera de la beauté. Pas la beauté classique, bourgeoise, celle qu&rsquo;on vous enseigne dans les musées et les salons. Une beauté fabriquée, excessive, agressive dans sa splendeur — une beauté qui hurle « je suis là, je compte, vous ne pouvez pas faire comme si je n&rsquo;existais pas ». Le mouvement qui va naître de cette impulsion s&rsquo;appellera New Romantic. Ce nom émerge progressivement d&rsquo;abord sous la houlette de Rusty Egan et Steve Strange à Londres, au sein du club The Rum Runner à Birmingham où les futurs membres de Duran Duran passent leurs nuits. Un article du journaliste musical Robert Elms publié dans <em>The Face</em> en 1980, officialise la chose.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/AR8D2yqgQ1U?si=H54Thl2dEVg2BZfA" title="Spandau Ballet - True (HD Remastered)" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/AR8D2yqgQ1U?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/AR8D2yqgQ1U?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le style vestimentaire : un collage délibéré et érudit</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le New Romantic a une esthétique immédiatement reconnaissable — et c&rsquo;est voulu. Dans un mouvement où l&rsquo;apparence est un acte politique, être reconnaissable, c&rsquo;est affirmer son existence. Les références visuelles sont un collage délibéré et érudit :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>l&rsquo;époque romantique du XIXe siècle, celle de Byron et Shelley — d&rsquo;où le nom — pour les cols en dentelle, les jabots, les redingotes ;</li>



<li>la période Régence et son goût pour l&rsquo;excès décoratif ;</li>



<li>la figure mélancolique et poudreuse du Pierrot ;</li>



<li>Bowie période Ziggy Stardust et Aladdin Sane.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Androgynie assumée, maquillage/armure, identité comme construction volontaire : les Blitz Kids fréquentent le Victoria and Albert Museum, feuilletent des livres d&rsquo;histoire du costume, scrutent les portraits de Reynolds et Gainsborough &#8230; et se demandent comment transposer tout ça en 1980 avec un budget anorexique et de vieilles machines à coudre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Résultat de l&rsquo;opération : des vêtements faits à la main, souvent à partir de matériaux récupérés — rideaux de velours transformés en manteaux, uniformes militaires de surplus décousus et recousus autrement, kilts portés avec des boots de moto, tutus superposés sur des pantalons de ville. Le maquillage est élaboré, jamais genré, les garçons se maquillent autant sinon plus que les filles. La coiffure est sculpturale,  crêpée, laquée, rasée sur les côtés, teinte en noir de jais ou en platine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ted Polhemus, dans <em>Street Style : From Sidewalk to Catwalk</em> a consacré au New Romantic plusieurs des analyses les plus précises qu&rsquo;on ait sur le phénomène. Il y pointe quelque chose d&rsquo;essentiel : contrairement au punk qui déconstruisait les vêtements existants en les lacérant et les épinglant, le New Romantic les reconstruisait. C&rsquo;est une différence philosophique fondamentale. L&rsquo;un détruisait. L&rsquo;autre créait. Même urgence, même colère de fond, geste inverse.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/2nXGPZaTKik?si=FAlsmsBPqMuNiO3X" title="Culture Club - Do You Really Want To Hurt Me" width="1080" height="810" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/2nXGPZaTKik?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/2nXGPZaTKik?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La bande-son : Kraftwerk passé à travers un miroir brisé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le New Romantic développe une sonorité aussi précise et précieuse que son esthétique visuelle. une esthétique mélodique biberonnée aux synthétiseurs disponibles en ce tournant des années 1980.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les influences sont documentées et assumées. Kraftwerk en tête — <em>Trans-Europe Express</em> (1977) et <em>The Man-Machine</em> (1978) sont des disques que tout le monde dans ce milieu connaît sur le bout des doigts. Mais l&rsquo;électronique polaire, mécanique, désincarnée des Allemands, le New Romantic va la réchauffer, la dramatiser, l&rsquo;envelopper dans des arrangements qui empruntent autant à la soul de Philly qu&rsquo;au cabaret de Weimar. Le cocktail engendre  une musique synthétique saturée d&rsquo;émotions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Gary Numan sort <em>The Pleasure Principle</em> en 1979 avec « Cars » comme single entre synthés omniprésents et esthétique androïde froide. C&rsquo;est le précurseur direct, la charnière entre le post-punk et ce qui va suivre. Visage sort « Fade to Grey » en 1980 : le titre commence par une voix en français — « nous ne sommes pas des héros » — et part dans une spirale de synthés qui ne ressemble à rien d&rsquo;autre. Spandau Ballet publie « Journeys to Glory » en 1981, Duran Duran sort son premier album la même année. En dix-huit mois, un son cohérent et reconnaissable s&rsquo;est installé dans les charts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Simon Reynolds, dans <em>Rip It Up and Start Again : Postpunk 1978-1984</em>, insiste sur un point que la vulgate historique omet souvent : ces musiciens étaient techniquement sérieux et formés. Ils comprenaient leurs machines, ils expérimentaient, ils n&rsquo;improvisaient pas l&rsquo;électronique, ils la maîtrisaient. Steve Strange avait une culture musicale pointue. Midge Ure, avant Visage et Ultravox, avait joué dans Thin Lizzy. Ces gens savaient ce qu&rsquo;ils faisaient.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/Im3JzxlatUs?si=nQqTSylPSJAeHEfx" title="Gary Numan - Cars HD" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/Im3JzxlatUs?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/Im3JzxlatUs?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les figures : qui a fait quoi, qui était qui</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le New Romantic n&rsquo;a pas de leader, de figure de proue. C&rsquo;est peut-être la raison de sa longévité. Il a des figures, des pôles, des artistes qui en incarnent des facettes différentes.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Steve Strange (1959-2015) en est l&rsquo;architecte social. C&rsquo;est lui qui, avec Rusty Egan, crée les soirées Bowie Night au Billy&rsquo;s puis au <a href="https://www.theartchemists.com/expo-blitz-design-museum/">Blitz</a>. C&rsquo;est lui qui tient le cloakroom, sélectionne ou refuse à la porte, définit par ce geste quotidien ce que le mouvement est et n&rsquo;est pas. Son groupe Visage produit quelques-uns des objets sonores les plus parfaits du genre — « Fade to Grey » reste inégalé. Il mourra d&rsquo;une crise cardiaque à cinquante-cinq ans, seul dans une chambre d&rsquo;hôtel en Égypte, après des années de galères et d&rsquo;addictions. Sa trajectoire est le revers du mythe glamour.</li>



<li>Boy George — George O&rsquo;Dowd — est la figure la plus médiatisée du mouvement, et de loin. Avec Culture Club, il porte le New Romantic dans les foyers du monde entier à partir de 1982. « Do You Really Want to Hurt Me », « Karma Chameleon » : des hits construits sur le malentendu calculé — une voix soul somptueuse, une androgynie totale, un discours sur l&rsquo;identité qui n&rsquo;a pas besoin de se formuler parce qu&rsquo;il est littéralement incarné. Son autobiographie <em>Take It Like a Man</em> demeure un des témoignages les plus honnêtes sur cette époque.</li>



<li>Duran Duran — Simon Le Bon, Nick Rhodes, John et Andy Taylor, Roger Taylor — sont le versant pop et commercial du mouvement, et ils l&rsquo;assument. Depuis le Rum Runner de Birmingham, pas Londres, ils vont s&#8217;emparer de cette esthétique, en saisir le potentiel visuel et produire des clips conçus comme des oeuvres d&rsquo;art à part entière. Précieuse anticipation alors que MTV émerge. <em>Rio</em> (1982) est un disque parfait. </li>



<li>Adam Ant — Stuart Goddard au civil — précède le mouvement, le traverse, le dépasse. Son passage du post-punk glam avec Adam and the Ants à l&rsquo;esthétique New Romantic tribale et guerrière — peintures de guerre, uniformes napoléoniens, rythmes Burundi superposés à des guitares punk — produit quelque chose d&rsquo;unique. Malcolm McLaren, qui avait géré les Sex Pistols, lui vole ses musiciens en 1980 pour former Bow Wow Wow et lui recommande en échange de lire quelques livres d&rsquo;ethnomusicologie. Adam Ant en tirera « Antmusic » (1980) et « Prince Charming » (1981) — deux des singles les plus fous de la décennie.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;autres figures moins connues ont autant compté : Leigh Bowery, dont les tenues au Taboo club de Londres dans les années 1985-1994 ont poussé l&rsquo;expérimentation corporelle et vestimentaire à des endroits que la mode mainstream n&rsquo;avait pas imaginés — il deviendra le modèle favori de Lucian Freud. Marilyn, dont l&rsquo;androgynie frontale a ouvert des voies que Boy George a ensuite rendues populaires. Philip Sallon, impresario et clubber qui a servi de point de connexion entre des mondes qui ne se parlaient pas.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/OeRfQ4L_vUU?si=_i3l7Km4FGtjWTpi" title="The Model -- Kraftwerk -- Female Android" width="1080" height="810" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/OeRfQ4L_vUU?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/OeRfQ4L_vUU?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>La mode : quand la rue a précédé les podiums</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le New Romantic est un des rares mouvements de rue qui a précédé la mode institutionnelle plutôt que de la suivre (mode institutionnelle qui s&rsquo;est ensuite jetée dessus avec une avidité qui en dit long sur la direction des influences).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://delphineneimon.com/vivienne-westwood-communication/">Vivienne Westwood</a> fait le lien entre les deux mondes. Elle avait habillé le punk depuis la boutique Sex sur King&rsquo;s Road avec Malcolm McLaren, les t-shirts déchirés et les épingles à nourrice. Quand le New Romantic émerge, elle pivote avec une fluidité qui n&rsquo;appartient qu&rsquo;aux grandes. Sa collection Pirate de l&rsquo;automne-hiver 1981 — le premier défilé hors de la Fashion Week officielle, dans une petite salle à Covent Garden — est directement nourrie par ce qu&rsquo;elle voit dans les clubs : les vêtements construits, les références historiques assumées, le refus de la mode consensuelle. Si elle n&rsquo;a pas inventé l&rsquo;esthétique New Romantic, elle l&rsquo;institutionnalise avec le génie qu&rsquo;i lui est propre.&rsquo;on lui connaît.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la même mouvance, des designers sortis du Royal College of Art et de Saint Martins commencent à attirer l&rsquo;attention : John Galliano diplômé de Saint Martins en 1984, développe une collection intitulée Les Incroyables, directement inspirée des dandys post-révolutionnaires français. Ce que la génération du Blitz portait dans les clubs du West End se retrouve sur les podiums trois ou quatre ans plus tard.</p>



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<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/Vbcxo4Q8ACU?si=GNbOHbmzi_sqhhyc" title="Visage - Mind Of A Toy (Video)" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/Vbcxo4Q8ACU?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/Vbcxo4Q8ACU?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong>MTV et la mort du mouvement : quand le marché arrive</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La chaîne MTV voit le jour en août 1981. Tout bascule alors pour le New Romantic — pour le meilleur et pour le pire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le mouvement était visuellement en avance sur l&rsquo;ensemble du monde musical. Une esthétique aussi travaillée, aussi cohérente, aussi immédiatement traduisible en images, c&rsquo;était exactement ce dont une chaîne qui ne diffuse que des clips avait besoin. Duran Duran, Culture Club, Spandau Ballet deviennent des stars mondiales en quelques mois. Le New Romantic traverse l&rsquo;Atlantique à la vitesse d&rsquo;un cheval au galop, initiant ce que la presse américaine baptisera la « Second British Invasion », après celle des Beatles et des Rolling Stones vingt ans plus tôt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malheureusement, cette mondialisation commerciale à marche forcée va diluer ce qui faisait la force du mouvement. Muée en produit exportable, l&rsquo;esthétique New Romantic perd sa charge politique. Les jabots et les synthés envahissent les publicités, les shows télévisés, les imitations pullulent expurgés de l&rsquo;intention d&rsquo;origine. Le trendy efface ce que des gamins avaient fabriqué à la main dans des squats de Pimlico pour survivre à Thatcher.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vers 1984-1985, le mouvement se fragmente. Certains basculent vers un funk électronique plus accessible — Duran Duran, Wham!. D&rsquo;autres vont vers une électronique plus sombre qui préfigure l&rsquo;industrial et le goth — Soft Cell, The The, certains titres de Siouxsie. D&rsquo;autres encore disparaissent. Prophétique, le Blitz ferme ses portes dès 1980, annonçant la fin du cycle.</p>



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<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/8NF6Qa84mno?si=c0EKKWmcSj7DU6nw" title="Duran Duran - Planet Earth (Official Music Video)" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/8NF6Qa84mno?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/8NF6Qa84mno?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;héritage : ce qu&rsquo;on n&rsquo;a pas fini de lui devoir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quarante ans après, l&rsquo;héritage du New Romantic est pourtant partout, sans que personne le sache. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La reconnaissance de l&rsquo;identité gender fluid dans la mode et la culture pop mainstream — de Bowie à Prince en passant par Harry Styles, Lil Nas X ou Billy Porter — doit beaucoup à ces kids qui se maquillaient dans des clubs de Soho en 1980, quitte à se faire traiter de tous les noms. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;idée que le clip est une oeuvre artistique à part entière est en grande partie liée à l&rsquo;esthétique New Romantic. Les réalisateurs de l&rsquo;époque, Russell Mulcahy ou David Mallet ont constitué un vocabulaire visuel — surexposition, théâtralité, décors non réalistes, qui va servir de fondation pour ce genre de contenu</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus que tout, le New romnatic a démontré que la créativité n&rsquo;a pas besoin de moyens pour être radicale. Des gosses sans argent coincés dans une Angleterre en récession ont su façonner une esthétique qui va influencer la mode, la musique, la culture visuelle mondiale pendant des décennies. Coudre sa veste à la main un samedi soir pour aller frimer dans un club est un acte politique autant qu&rsquo;un acte artistique.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/vUqv1FhwNeg?si=xswD8V-7rKzP95vl" title="THE NEW ROMANTIC / BLITZ CLUB - DO NOT ENTER IF YOUR ORDINARY" width="1080" height="810" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/vUqv1FhwNeg?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/vUqv1FhwNeg?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe>
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<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est peut-être ça, la leçon la plus dure à avaler pour ceux qui réduisent le New Romantic à des coiffures improbables et des synthés datés. Ce mouvement a prouvé que l&rsquo;époque la plus hostile est parfois celle qui produit la culture la plus vivante. Thatcher voulait une Angleterre grise et productive. Elle a eu « Fade to Grey » et les jabots de Spandau Ballet. Ce n&rsquo;est que justice.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color wp-block-paragraph" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>La disparition de Karen Carpenter : une déclaration d’amour doublée d’une revanche</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/livre-disparition-karen-carpenter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jun 2023 10:14:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Karen Carpenter : une héroïne de roman ? La chanteuse et batteuse du groupe The Carpenters en a l’aura charismatique, le destin tragique. Karen a vraiment existé, elle fut une star en son temps. Sous la plume de Clovis Goux, sa lente agonie devient le miroir d’une Amérique vide de sens. Aduler The Carpenters La disparition de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="543" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/La-Disparition-de-Karen-Carpenter-1.jpg" alt="" class="wp-image-36069" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/La-Disparition-de-Karen-Carpenter-1.jpg 400w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/La-Disparition-de-Karen-Carpenter-1-212x288.jpg 212w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2023/06/La-Disparition-de-Karen-Carpenter-1-364x494.jpg 364w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="wp-block-paragraph">Karen Carpenter : une héroïne de roman ? La chanteuse et batteuse du groupe The Carpenters en a l’aura charismatique, le destin tragique. Karen a vraiment existé, elle fut une star en son temps. Sous la plume de Clovis Goux, sa lente agonie devient le miroir d’une Amérique vide de sens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Aduler The Carpenters</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://www.actes-sud.fr/node/60729" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La disparition de Karen Carpenter</a></em> possède plusieurs facettes. En surface, il s’agit de nous raconter l’histoire du groupe le plus célèbre des États-Unis dans les 70’s. Cela peut sembler étonnant : aujourd’hui, on garde en mémoire, de cette période post Summer of Love, l’image flamboyante et le rock torturé de Jimi Hendrix, Janis Joplin, The Doors, The Beatles, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=The+Rolling+Stones" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Rolling Stones</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, à l’époque, la middle class américaine préfère aduler The Carpenters&nbsp;: Richard et sa sœur Karen vont charmer les cœurs de leurs concitoyens, vendant plus de 100 millions de disques d’un soft rock gentil et sirupeux, des balades romantiques qui parlent à toutes et à tous, qu’on écoute au coin du feu, en famille, les soirs de Noël.</p>



<h2 class="wp-block-heading">D’insondables dérives</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Invités à la Maison Blanche par Nixon, produits à la télévision dans des émissions de variétés bon chic bon genre, la fratrie Carpenter est vendue comme un modèle d’équilibre et de conformisme à un public désireux de stabilité. Une vision Bisounours qui cache d’insondables dérives&nbsp;: Richard, insomniaque, se bourre de tranquillisants&nbsp;; Karen, obsédée par son image, s’affame pour coller aux canons esthétique de la parfaite femme moderne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle en mourra, mettant un terme spectaculaire à une carrière vidée de sa substance par cette volonté de respecter les apparences du bon ton. C’est la seconde facette de ce récit qui dissèque la détresse d’une artiste ô combien talentueuse, enfermée dans une éducation, piégée dans l’ombre d’un frère qui ne veut pas lui laisser sa chance (sans elle, le groupe ne vaut plus rien, c’est elle qui a la voix, le talent, la fougue).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une success story de façade</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Anorexique au dernier degré, bouffée par les exigences et les platitudes du show business, Karen se consume. On lui volera sa seule chance de s’émanciper, un album en solo qui jamais ne sortira, mais où elle s’affirmait comme une artiste d’exception, fougueuse, sensuelle, forte. Parce qu’une bonne Américaine se doit d’être discrète, édulcorée, obéissante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est la troisième facette de ce livre passionnant, qui aborde l’ancrage de Karen et son frère dans un terreau historique, politique et social. The Carpenters sont le produit d’une éducation, ils répondent à des codes de réussite, ils incarnent une success story. Une success story de façade, dont les coulisses démontrent de façon flagrante la vacuité du rêve américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À lire également</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://www.theartchemists.com/livre-altamont-69-joel-selvin/"><strong>Altamont 69 – Joel Selvin : no shelter for you …</strong></a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/livre-rocknroll-animals/"><strong>Rock’n’roll animals : en quel instant devient-on une star du rock ?</strong></a></li>



<li><a href="https://www.theartchemists.com/philippe-will-dealer-maudites-sixties/"><strong>Philippe Will – Dealer : maudites Sixties !</strong></a></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Préfacé par un <a href="https://www.theartchemists.com/?s=simon+liberati" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Simon Liberati</a> fasciné par ce parcours de martyre, <em>La disparition de Karen Carpenter</em> est une déclaration d’amour doublée d’une revanche. Avec une plume dynamique d’amateur éclairé, le journaliste et fondateur de label Clovis Goux partage sa flamme pour cette diva spectrale, qui a savouré chaque minute de son lent calvaire, sa marche triomphale au tombeau.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Et plus si affinités</strong></p>


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		<title>The Unstable Boys : « it’s just rock’n’roll »</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/roman-unstable-boys/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Apr 2022 10:13:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=34741</guid>

					<description><![CDATA[<p>Oyez, oyez, braves gens, la lamentable et très judicieuse histoire de The Unstable boys, groupe légendaire, mais maudit, qui implosa au crépuscule des Sixties, illustrant une fois de plus la grande escroquerie du rock’n’roll. Lisez, lisez les pages d’un roman au goût amer, qui évoque les visages démoniaque et angélique de cet univers si particulier [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/04/010138800.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34742 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/04/010138800.jpg" alt="couverture du roman de NIck Kent &quot;The Unstable boys&quot;" width="351" height="502" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/04/010138800.jpg 351w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/04/010138800-201x288.jpg 201w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2022/04/010138800-345x494.jpg 345w" sizes="(max-width: 351px) 100vw, 351px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Liberation Serif, serif;"><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 12pt;">Oyez, oyez, braves gens, la lamentable et très judicieuse histoire de <a href="https://www.cultura.com/?ae=2026&amp;utm_source=theARTchemists&amp;utm_medium=affiliation&amp;utm_campaign=affinitaire" target="_blank" rel="noopener"><i>The Unstable boys</i></a>, groupe légendaire, mais maudit, qui implosa au crépuscule des Sixties, illustrant une fois de plus la grande escroquerie du rock’n’roll. Lisez, lisez les pages d’un roman au goût amer, qui évoque les visages démoniaque et angélique de cet univers si particulier que Nick Kent respire depuis des décennies.</span></span></span></span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000; font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 18pt;"><b>Vivre le rock de l’intérieur</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000; font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 12pt;">Les coulisses du rock, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Nick_Kent" target="_blank" rel="noopener">Nick Kent</a> les connaît bien. Très bien même. Pas pour rien qu’il affirme qu’ « <i>un </i><i>rock critic</i><i> </i><i>est un journaliste qui ne se contente pas d&rsquo;écrire sur le rock mais vit comme les rockers</i> » dixit Wikipedia. Il a mis la chose en application, et ça a bien failli le tuer, pour preuve le trépidant <i><a href="https://www.theartchemists.com/livre-apathy-devil-nick-kent-rock/" target="_blank" rel="noopener">Apathy for the devil</a>, </i>mémoires destructrices où il déballe sa vie de reporter gonzo marqué au fer rouge par les enseignements de Lester Bang. En bon disciple du critique musical le plus barré des US et auteur très inspiré de l’emblématique magazine Creem, Kent a assisté à l’ascension des <a href="https://www.theartchemists.com/?s=rolling+stones" target="_blank" rel="noopener">Rolling Stones</a>, à la naissance du <a href="https://www.theartchemists.com/?s=punk" target="_blank" rel="noopener">punk</a>, de The Smiths, il a connu l’Angleterre de Tatcher, a été ressuscité par <a href="https://www.theartchemists.com/?s=iggy+pop" target="_blank" rel="noopener">Iggy Pop</a>… </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 12pt;">Il a vécu tout cela de l’intérieur, comme un coryphée rongé de came, un confident des stars en pleine défonce, un héraut qui porte fidèlement l’esprit de ces années à la fois glorieuses et médiocres, où les talents les plus rares côtoyaient le fake le plus navrant, quand ils ne se confondaient pas au sein de personnalités borderline à l’extrême. Ce sont ces personnalités qu’on retrouve en germe de <i>The Unstable Boys</i>, une fable grinçante sur les splendeurs hypocrites et les misères bien réelles du rock. S’appuyant sur son expérience, ses souvenirs, sa connaissance du milieu, de ses codes et de ses transgressions, Kent livre ici son premier roman : il était temps, après cinquante ans, à écrire des chroniques d’albums, de concert, de groupes pour NME, The Face, Spin The Guardian, Libération, Rock &amp; Folk, Les Incorruptibles…</span></p>
<blockquote hcb-fetch-image-from="https://www.theartchemists.com/still-crazy-rocknroll-maladie-incurable/" class="wp-embedded-content" data-secret="fV7uKgeryB"><p><a href="https://www.theartchemists.com/still-crazy-rocknroll-maladie-incurable/">Still crazy : le rock&rsquo;n&rsquo;roll est une maladie incurable !</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Still crazy : le rock’n’roll est une maladie incurable ! » — The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/still-crazy-rocknroll-maladie-incurable/embed/#?secret=PCjlLBcQiX#?secret=fV7uKgeryB" data-secret="fV7uKgeryB" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 18pt;"><b>Le souvenir d’une énergie incroyable</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 12pt;">Il était temps également à l’heure où le rock, distancé par l’électro et le rap, perd de son aura, de sa créativité, de sa force d’impact. <i>The Unstable </i><i>boys</i> réveille les spectres d’une époque magnifique et terrible, deux visages incarnés par The Boy et Ral Coombes, membres fondateurs de cette formation météorique à la réputation sulfureuse. S’ils avaient su tenir leurs égos en laisse, s’ils n’avaient pas sombré dans la came et la suffisance, peut-être The Unstable boys auraient survécu. Mais il en fut autrement, et il ne reste d’eux que le souvenir d’une énergie, d’un potentiel incroyable, au travers de trop rares enregistrements devenus cultes pour des fans transis. Parmi eux, un auteur de polars en pleine crise de la quarantaine qui décide de produire un documentaire sur ce mythe, quitte à s’en vanter dans un magazine.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 12pt;">Une initiative que le pauvre garçon va vite regretter, quand débarque sur son paillasson The Boy en personne, parfaitement identifiable malgré ses 70 ans et bien décidé à prendre sa revanche sur la vie. Car ce que l’auteur de polar et fan transi ignore, c’est que The Boy est un manipulateur, un parasite, un escroc. Depuis son enfance du reste. S’il a voulu faire du rock, c’est pour briller, flatter sa personne, et il compte bien reprendre la main après des années de vache maigre. À l’inverse, Ral Coombes, musicien de génie, compositeur habité, véritable artiste, a choisi de sombrer dans l’oubli, de s’écarter du grand cirque qu’est l’industrie musicale. Frappé par le destin, il s’est retranché en Hollande, où un pigiste engagé par l’auteur de polar, tente de le débusquer. Car pas de documentaire ni de livre, sans rassembler ces deux visages clés de The Unstable boys.</span></p>
<blockquote hcb-fetch-image-from="https://www.theartchemists.com/strategies-occultes-monter-groupe-rock/" class="wp-embedded-content" data-secret="OueR0cINDs"><p><a href="https://www.theartchemists.com/strategies-occultes-monter-groupe-rock/">Stratégies occultes pour monter un groupe de rock : « Destroy all music ! »</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Stratégies occultes pour monter un groupe de rock : « Destroy all music ! » » — The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/strategies-occultes-monter-groupe-rock/embed/#?secret=3G6tuK5Y19#?secret=OueR0cINDs" data-secret="OueR0cINDs" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 18pt;"><b>Les pires aspects de l’adulation </b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 12pt;">Mais ces visages sont ils réconciliables ? Ont-ils jamais été complices ? C’est la question posée par ce livre, qui donne à voir l’envers du décor, non pas les backstages, documentés maintes fois, mais les coulisses psychiques de ce show, ce qui se joue dans les esprits, les cerveaux et que les fans ignorent, aveuglés qu’ils sont pas les paillettes et la vie rêvée des célébrités. Mais comme l’explique Ral en regardant la vidéo d’une de leurs prestations : « <i>Revoir mon vieux chanteur dans toute sa splendeur ricanante m’a rappelé les pires aspects de l’adulation rock, cette manière qu’ont les fans de vénérer aveuglément des gens totalement creux, de percevoir chez eux une profondeur et une dignité dont ils sont tout bonnement dénués.</i> » Lucide, Ral, très lucide, et sur le caractère manipulateur et sans pitié de son ancien frontman, et sur l’aveuglement d’un public en quête d’une liberté transgressive qui n’est que du vent.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 12pt; color: #000000;">Le constat est sans appel, jusque dans la conclusion de ce roman très juste. Les sirènes du rock’n’roll sont aussi dangereuses que celles de l’Odyssée. Leur céder, c’est être dévoré. Au finish, le parcours suicidaire de The Unstable boys fait écho à bien d’autres trajectoires du même type, un hommage un brin écœuré aux crashes de milliers de formations prometteuses, mais rattrapées par la faiblesse des humains qui les composaient. N’en reste que le souvenir ébloui du peu de public qui s’y était intéressé et identifié. Et la musique dans tout ça ? Un prétexte plus qu’une finalité, c’est là le drame. Fataliste, Nick Kent contemple ce champ/chant de ruines. Comme le chante très bien Liam Gallagher d’Oasis (reflet réel de The Unstable Boys s&rsquo;il en est) dans « Rock’n’roll star » : </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 12pt; color: #000000;">« Tonight, I&rsquo;m a rock &lsquo;n&rsquo; roll star</span><br />
<span style="font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 12pt; color: #000000;">You&rsquo;re not down with who I am</span><br />
<span style="font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 12pt; color: #000000;">Look at you now, you&rsquo;re all in my hands Tonight ».</span></p>
<blockquote hcb-fetch-image-from="https://www.theartchemists.com/livre-rocknroll-animals/" class="wp-embedded-content" data-secret="WMLWpFzHvE"><p><a href="https://www.theartchemists.com/livre-rocknroll-animals/">Rock’n’roll animals : en quel instant devient-on une star du rock ?</a></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Rock’n’roll animals : en quel instant devient-on une star du rock ? » — The ARTchemists" src="https://www.theartchemists.com/livre-rocknroll-animals/embed/#?secret=ZgePfr4lKv#?secret=WMLWpFzHvE" data-secret="WMLWpFzHvE" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: georgia, palatino, serif; font-size: 12pt; color: #000000;">Une histoire de puissance éphémère et illusoire, qui s’effrite avec le temps qui passe et les souvenirs qui s’effacent. Nostalgie ? Soulagement ? Un peu des deux ? Le roman de Kent ne tranche pas et c’est sa subtilité autant que sa sagesse. « It’s just rock’n’roll. »</span></p>
<p><strong><span style="color: #000000;">Et plus si affinités</span></strong></p>
<p><span style="color: #000000;">Pour en savoir plus, consultez la page consacrée au roman <a href="https://www.lisez.com/livre-grand-format/the-unstable-boys/9782355849640" target="_blank" rel="noopener"><em>The Unstable boys</em></a> par les éditions Sonatine.</span></p>
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		<title>Le temps des vinyles s’expose à l’AMI !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/exposition-temps-vinyles-ami/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Aug 2021 10:53:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=32806</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’AMI. Dauphine vient de vous en parler dans son article sur l&#8217;AMI, concluant sur les expositions temporaires qui complètent ce parcours déjà étonnant. Des expositions de très grande qualité, pour ne pas dire assez flashantes, dixit ce magnifique Temps de vinyles qui plonge le visiteur dans l’explosion graphique engendrée par la révolution musicale des 60’s. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/09/Capture-du-2020-09-04-12-51-01.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-32808 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/09/Capture-du-2020-09-04-12-51-01.png" alt="" width="735" height="587" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/09/Capture-du-2020-09-04-12-51-01.png 735w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/09/Capture-du-2020-09-04-12-51-01-288x230.png 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/09/Capture-du-2020-09-04-12-51-01-494x395.png 494w" sizes="(max-width: 735px) 100vw, 735px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">L’AMI. Dauphine vient de vous en parler dans son <a href="https://www.theartchemists.com/atelier-musee-de-limprimerie-de-gutenberg-au-numerique-quatre-siecles-dindustrie-graphique/">article sur l&rsquo;AMI</a>, concluant sur les expositions temporaires qui complètent ce parcours déjà étonnant. Des expositions de très grande qualité, pour ne pas dire assez flashantes, dixit ce magnifique Temps de vinyles qui plonge le visiteur dans l’explosion graphique engendrée par la révolution musicale des 60’s.</span></p>
<h2 align="justify">Incroyable créativité</h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Objectif de la manœuvre : mettre en évidence l’incroyable créativité qui va jaillir de la <a href="https://www.theartchemists.com/?s=pop&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">pop</a> music, des yéyés, du <a href="https://www.theartchemists.com/?s=rock&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">rock</a> … Cela passe par les pochettes d’album bien sûr, qui couvrent tout un mur, dans un festival de formes et de couleurs où on identifie des incontournables mythiques, depuis les <a href="https://www.theartchemists.com/?s=rolling+stones&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Rolling Stones</a> aux Beatles en passant par The Clash, The Ramones, Pink Floyd ; les affiches de concert et de films (eh oui, le cinéma a aussi beaucoup pulsé en ces temps bénis, porté par des illustrations d’anthologie) ; les programmes et les magazines, principalement « <a href="https://www.theartchemists.com/slc-salut-copaiiiiiiiiiiiins-johnny-eddie-sylvie-claude-sheila-jacques-autres/" target="_blank" rel="noopener">Salut les copains</a> » pour l’Hexagone …</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/ittGmb9gd9A" title="LE TEMPS DES VINYLES, la nouvelle exposition de l&amp;apos;Atelier-Musée de l&amp;apos;Imprimerie" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/ittGmb9gd9A?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/ittGmb9gd9A?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h2 align="justify">Parenthèse enchantée</h2>
<p style="text-align: justify;" align="justify"><span style="color: #000000;">Et comme pour ajouter au frisson, partout des costumes de scène (la cravate de Bécaud, le smoking à paillettes de <a href="https://www.theartchemists.com/film-cloclo-biopic-claude-francois/" target="_blank" rel="noopener">Cloclo</a>, la veste militaire de Mylène Farmer …), des gros modèles de jukebox, des télés, des platines … et le plein d’animations pour plonger le visiteur dans les joies du mixage et du karaoké. Bref on se prend quarante ans de musique dans la tronche et on aime ça ; parce que c’est assez éclairant sur l’importance du graphisme dans cet univers de prod sonore ; parce qu’on comprend à quel point ces années furent riches, la mélodie et le visuel ne faisant qu’un ; parce que c’est au finish très régressif, ludique, une parenthèse enchantée qui nous ramène dans inconscience des Trente Glorieuses.</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="justify"><span style="color: #000000;">Bref c’est ultra sympa, bien ficelé, amusant, pour tous les âges, et une belle illustration de la manière dont l’imprimerie a porté la pop culture. Du coup, vous savez ce qu’il vous reste à faire. Direction l’AMI, vous allez adorer.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités</strong></span></p>
<p align="justify"><a href="http://a-mi.fr/exposition-le-temps-des-vinyles/">http://a-mi.fr/exposition-le-temps-des-vinyles/</a></p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/exposition-temps-vinyles-ami/">Le temps des vinyles s’expose à l’AMI !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Expositions en vrai dans la vraie vie : David Bowie ou les Rolling Stones ?</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/expositions-bowie-rolling-stones/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jul 2021 09:31:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=34015</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cette semaine, nous traçons une diagonale du rock entre Paris et Marseille, Bowie et les Rolling Stones. Deux expos à mettre en regard pour une immersion dans les arcanes de la culture pop. Bowie Odyssée – Le Palace Initiée par Ludovic Chazalo, directeur artistique du Rhino Jazz Festival durant l’édition 2018, Bowie Odyssée a enfin [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/07/expos-bowie-rolling-stones_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-34016 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/07/expos-bowie-rolling-stones_opt.jpg" alt="expos bowie rolling stones" width="600" height="480" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/07/expos-bowie-rolling-stones_opt.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/07/expos-bowie-rolling-stones_opt-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/07/expos-bowie-rolling-stones_opt-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></p>
<p><span style="color: #000000;">Cette semaine, nous traçons une diagonale du rock entre Paris et Marseille, Bowie et les Rolling Stones. Deux expos à mettre en regard pour une immersion dans les arcanes de la culture pop.</span></p>
<h2><span style="color: #000000;"><b><em>Bowie Odyssée</em> – Le Palace</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Initiée par Ludovic Chazalo, directeur artistique du Rhino Jazz Festival durant l’édition 2018, <a href="https://www.bowie-odyssee-expo.com/" target="_blank" rel="noopener"><i>Bowie Odyssée</i></a> a enfin pris place dans l’enceinte du Palace pour retracer l’incroyable trajectoire de ce phénomène artistique. Pour en saisir la singularité, l’incroyable prolixité, un millier de documents se font écho, illustrant les diverses métamorphoses du chanteur, son aura internationale, la fascination qu’il a exercée.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Disques, cassettes, artworks, affiches, dossiers de presse, produits dérivés, photos, souvenirs archives personnelles, on découvre de véritables trésors extraits de collections privées … des raretés insoupçonnées, de véritables merveilles. Soit 50 ans de fanmania pour retracer mettre en évidence une créativité hors-normes, un sens sidérant du storytelling, une possession hypnotique de la scène, et ce lien d’une force étonnante avec des fans d’une totale loyauté.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/livre-rocknroll-animals/" rel="bookmark">Rock’n’roll animals : en quel instant devient-on une star du rock ?</a></strong></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b><em>The Rolling Stones UNZIPPED</em> – Orange Vélodrome de Marseille</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Unique, interactive, immersive … après avoir bourlingué de continent en continent, <a href="https://www.orangevelodrome.com/the-rolling-stones-unzipped/?utm_source=WEPLAY&amp;utm_medium=SEARCH&amp;utm_campaign=EXPO-RS-OV-2021&amp;utm_term=expo-rs-ov-lancement-2021&amp;utm_content=OV-Engagers-Search-Weplay-expo-rs-lancement-21&amp;gclid=CjwKCAjw55-HBhAHEiwARMCszmrX5Wg7V23CYj4s80xy-lUcPq7ZdP0EcUlsrEMwfEo2edcUMPXeqBoC8kwQAvD_BwE" target="_blank" rel="noopener">l’expo itinérante dédiée aux Stones</a> a débarqué dans la cité phocéenne, avec ses 400 artefacts illustrant l’épopée <a href="https://www.theartchemists.com/?s=rolling+stones&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">des indéboulonnables rockers britanniques</a>. On y trouve de tout, photos, albums, affiches bien sûr, des costumes de scènes, les guitares de Keith, une reconstitution de l’appart où ces messieurs découvrirent le blues, une immersion en plein concert …</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Des pièces issues de la collection des Stones eux-mêmes, chargés d’émotions, de souvenirs … une mémoire vivifiée par le fait que l’expo est ancrée au Vélodrome de Marseille, là où le groupe donna son dernier concert en date dans l’Hexagone en 2018. Bref l’occasion ravira les fans … et pourrait initier une nouvelle génération d’adeptes, séduits par cette atmosphère absolument unique et fondatrice d’un mythe moderne.</span></p>
<p align="justify">
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		<title>Le Serpent : bloody hippie trail  ou l’odyssée meurtrière de Charles Sohbraj</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/serie-serpent-charles-sohbraj-netflix/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Apr 2021 17:17:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Séries]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nouvelle pépite à inscrire dans le stock « serial killers » de la BBC et de Netflix, la série Le Serpent mérite largement les éloges de la presse. Pour tout dire, nous avons bingewatché la chose avec une indéniable fascination, et un intérêt poussé pour cette restitution aussi juste qu’opportune. Car les films et documentaires sur le [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/627783-le-serpent-la-nouvelle-mini-serie-de-netflix-avec-tahar-rahim-la-bande-annonce_opt.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-33731 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/627783-le-serpent-la-nouvelle-mini-serie-de-netflix-avec-tahar-rahim-la-bande-annonce_opt.jpg" alt="affiche de la serie le serpent" width="496" height="600" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/627783-le-serpent-la-nouvelle-mini-serie-de-netflix-avec-tahar-rahim-la-bande-annonce_opt.jpg 496w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/627783-le-serpent-la-nouvelle-mini-serie-de-netflix-avec-tahar-rahim-la-bande-annonce_opt-238x288.jpg 238w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/04/627783-le-serpent-la-nouvelle-mini-serie-de-netflix-avec-tahar-rahim-la-bande-annonce_opt-408x494.jpg 408w" sizes="(max-width: 496px) 100vw, 496px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Nouvelle pépite à inscrire dans le stock « <a href="https://www.theartchemists.com/?s=serial+killer&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">serial killers</a> » de la BBC et de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=netflix&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Netflix</a>, la série <i>Le Serpent</i> mérite largement les éloges de la presse. Pour tout dire, nous avons bingewatché la chose avec une indéniable fascination, et un intérêt poussé pour cette restitution aussi juste qu’opportune. Car les films et documentaires sur le parcours de Charles Sobhraj sont aussi rares que son destin énigmatique et terrifiant.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Un assassin sur la hippie trail</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Aussi cette série de huit épisodes d’une heure chacun, scénarisée par Richard Warlow et Toby Finlay, tournée par Tom Shankland et Hans Herbots arrive à point nommé pour mettre en lumière la carrière d’un assassin charismatique mais ô combien dangereux, qui choisit l’Asie des années 70 comme terrain de chasse. Au lendemain du <a href="https://www.theartchemists.com/?s=summer+of+love&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Summer of love</a>, la jeunesse occidentale rêve d’Ailleurs psychotrope et mystique. La hippie trail attire des milliers de jeunes déambulant entre l’Inde, Bangkok et Katmandou, parfois pendant plusieurs années.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">A l’époque, pas de téléphone portable ni d’ordinateur, pas d’internet ni de réseaux sociaux. On part avec son sac à dos et ses travellers, seul, en couple ou en groupe, en laissant aux proches une adresse poste restante pour échanger par lettres, quand on peut. Le long du chemin, on se laisse porter par les opportunités, les rencontres. Dormir chez les uns, se droguer chez les autres … du pain béni pour un escroc comme Sobhraj qui dépouille les touristes trop confiants après les avoir shootés d’importance, quitte à les empoisonner au passage.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Serpent vs détectives amateurs</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Sohbraj qui fuit avec leurs biens et leurs passeports, passant d’un pays à l’autre en endossant leurs identités. Un vrai caméléon que ce serpent rusé qui va finir par dévorer ses proies pour éradiquer les témoins gênants … et affirmer sa toute puissance ? Escroc, assassin, manipulateur, psychopathe … voici un parfait mélange de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=ted+bundy&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener">Ted Bundy</a> et de Docteur Petiot, auquel Tahar Rahim prête un charme anxiogène dans une interprétation particulièrement efficace. A ses côtés dans le rôle de la compagne et complice de Sobhraj, une Jenna Coleman sous emprise, dont la composition oscille entre terreur, soumission et abandon.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et face aux diaboliques, un petit attaché d’ambassadeur hollandais, Herman Knippenberg, son épouse Angela, un diplomate belge, Paul Siemons, les Gires, un couple d’expats français … qui, chacun dans son coin, suivent la piste du Serpent sans même mesurer de quoi il retourne exactement. A partir d’une disparition déclarée à l’ambassade, d’un corps de femme en bikini retrouvé sur une plage paradisiaque, de deux cadavres à moitié incinérés, la traque se met progressivement en place, des années durant, avec les moyens du bord, pour ces détectives improvisés.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/EVciDIvAOmE" title="Le Serpent | Bande-annonce officielle VF | Netflix France" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/EVciDIvAOmE?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/EVciDIvAOmE?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Un coup de poker raté</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Nous sommes au terme des trente Glorieuses : si nombre de tueurs en série opèrent déjà à la surface du globe, on ignore le concept même, dont accoucheront les profileurs en devenir du FBI (dixit <a href="https://www.theartchemists.com/?s=mindhunter&amp;x=0&amp;y=0" target="_blank" rel="noopener"><i>Mindhunter</i></a>). Pas de fichiers partagés entre les polices, pas de données psychologiques, des contrées sous-développées où règnent la misère et la corruption … la guerre du Vietnam toute proche avec son lot d’horreurs et de réfugiés … des paramètres dont le Serpent sait profiter en virtuose, traversant les frontières avec aisance, polyglotte, affable … dans son élément.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Joueur. Avec une évidente délectation. Multipliant les évasions. Revenant en France après avoir purgé sa peine en Inde où ses geôliers le traitent en pacha. Accordant des interviews. Puis retournant au Népal après des années, où il perdra la liberté pour de bon sur un coup de poker raté. On lui attribue 18 victimes, mais combien au final en a-t-il tuées ? Le mystère demeure. A ce jour, Sobhraj finit sa vie dans un cachot de Katmandou. On serait curieux de connaître sa réaction en visionnant <i>Le Serpent</i>. Du regret ? De la fierté ?</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Psychopathe et musique psychédélique</b></span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C’est la question qui demeure, récurrente face à ce type de production. Nécessaire pour comprendre, mais avec toujours ce risque d’ériger en héros, sinon en modèles, des sales types dont on ne comprend au final toujours pas les réelles motivations, encore moins la psyché sinistrée. De ce point de vue, <i>Le Serpent</i>, si il ne suit pas parfaitement l’’histoire de Sobhraj, dresse cependant un portrait de pervers narcissique manipulateur d’une rare justesse, en totale contradiction avec les paysages magnifiques où il commet ses méfaits.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et comme pour faire plus vrai encore, la bande originale souligne l’insouciance de l’époque avec ses fleurons psychédéliques, américains, thaïlandais ou français : « Fingerprint File » des Rolling Stones, « Katmandu » de Bob Seger &amp; The Silver Bullet Band, « Les cactus » de Dutronc … bref une BO qui colle à la peau, avec une saveur à la Scorcese ( « Jump into the fire » de Harry Nilsson échappé de <i>Good Fellas</i>), tout en jouant la carte du cynisme le plus total. « Le requiem pour un con » de Gainsbourg illustre le talent de manipulateur de Sobhraj, « Tous les visages de l’amour » d’Aznavour cache les cris du couple qu’on assassine dans la pièce voisine.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">L’ensemble constitue un sans faute, chamarré de couleurs, de clichés de voyage et de visions d’horreur. Un road movie parfait et un thriller haletant.</span></p>
<p align="justify">
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour voir <em>Le Serpent</em>, rendez-vous sur <a href="https://www.netflix.com/fr/title/80206099" target="_blank" rel="noopener">le site de Netflix</a>.</span></p>
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		<title>La vie de Brian Jones &#8230; entre Icare et Dorian Gray</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/vie-brian-jones/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Jan 2021 17:02:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quizz : que s’est-il passé le 3 juillet 1969 ? A cette innocente question, n’importe quel rocker un peu éduqué répondra : Brian Jones est mort, noyé dans sa piscine. La mort la plus conne, la plus ridicule qui soit : boire la tasse fatale dans une flaque de flotte, au pied d’un cottage Tudor paumé dans la cambrousse [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><div id="attachment_33299" style="width: 710px" class="wp-caption alignnone"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/01/La_vie_de_Brian_Jones_opt.png"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-33299" class="wp-image-33299 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/01/La_vie_de_Brian_Jones_opt.png" alt="Brian Jones" width="700" height="346" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/01/La_vie_de_Brian_Jones_opt.png 700w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/01/La_vie_de_Brian_Jones_opt-288x142.png 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2021/01/La_vie_de_Brian_Jones_opt-494x244.png 494w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /></a><p id="caption-attachment-33299" class="wp-caption-text">Photo extraite du documentaire La vie de Brian Jones</p></div></p>
<p align="justify">Quizz : que s’est-il passé le 3 juillet 1969 ? A cette innocente question, n’importe quel rocker un peu éduqué répondra : Brian Jones est mort, noyé dans sa piscine. La mort la plus conne, la plus ridicule qui soit : boire la tasse fatale dans une flaque de flotte, au pied d’un cottage Tudor paumé dans la cambrousse britannique alors qu’on est le sulfureux, l’iconique fondateur des Rolling Stones. Pour le coup, on aurait pu avoir le bon goût de décéder d’une overdose, comme le feront Hendrix, Morrison et Joplin.</p>
<p>https://www.youtube.com/watch?v=xgi5Y6LzrwY</p>
<h2 class="western">Icare moderne et spectre blond</h2>
<p align="justify">Mais non, l’archange maudit du rock anglais a cassé sa pipe en faisant glouglou, ultime raté d’un prometteur parcours sacrifié sur l’autel d’un Swinging London finissant, entre came, baise et alcool. Une mort tellement débile qu’on a tenté de la magnifier : suicide, complot, malédiction … la main du Diable serait-elle passée par là ? On sait l’appétence du Grand Cornu pour le rock, c’est du moins le mythe sombre qui plane depuis le pacte de Robert Johnson. Rumeur, rumeur, on vend toujours mieux un album avec un pentagramme dessus.</p>
<p align="justify">En ce qui concerne Brian Jones, on oublie souvent qu’il fut un multi-instrumentiste de génie, un musicien inspiré, et celui qui bétonna le socle blues des Cailloux Roulants, boostant les débuts du groupe d’une main de fer. C’est ce qu’évoque le documentaire de Patrick Boudet <i>La vie de Brian Jones</i>. 52 minutes d’archives et de témoignages qui évoquent l’ascension et la chute de cet Icare moderne, que ses collègues Mick Jagger et Keith Richards vont progressivement éjecter du combo dont il était initialement le leader.</p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span>  <strong><a href="https://www.theartchemists.com/philippe-will-dealer-maudites-sixties/" rel="bookmark">Philippe Will – Dealer : maudites Sixties !</a></strong></p>
<h2 class="western">Hommage édulcoré</h2>
<p align="justify">En cause, son addiction à l’alcool et aux drogues bien évidemment, le chaos qui s’installe dans sa vie au fur et à mesure qu’il teste tous les psychotropes qui lui tombent sous la main, et puis Anita Pallenberg, son âme sœur, qui le plaque peu élégamment pour Richards à la faveur d’un séjour en France. Séparation vécue comme une trahison, on l’imagine bien, et qui poussera un peu plus un Brian Jones décati vers le trépas. Bref autant d’éléments qui contribuent à la décadence de la blonde idole … et à l’émergence de son spectre, initiateur malgré lui du fameux Club des 27.</p>
<p align="justify">Un spectre tenace qui pourrira plus ou moins la vie de ses anciens compagnons de scène, bien emmerdés par une disparition qui suivit de près le licenciement d’un Brian déjà très fragilisé. Faut-il jeter la pierre aux Stones survivants ? Le documentaire n’aborde pas cette délicate problématique, encore moins l’aura sombre d’un artiste tourmenté, un brin tyrannique pour ne pas dire sadique, surtout avec les dames, si l’on en croit Tony Sanchez, dealer du groupe, dans <a href="https://www.theartchemists.com/lecture-jetais-le-dealer-des-rolling-stones-et-jai-survecu/">sa biographie</a>. Bref, <i>La vie de Brian Jones</i> tient de la version édulcorée, du récit express pour néophyte.</p>
<p align="justify"><span style="color: #000000; background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span> <strong><a href="https://www.theartchemists.com/altamont-69-joel-selvin-no-shelter-for-you/" rel="bookmark">Altamont 69 – Joel Selvin : no shelter for you …</a></strong></p>
<p align="justify">C’est très bien pour débuter, mais il ne faudra pas en rester là, et compléter vite fait bien fait le visionnage de ce documentaire avec d’autres sources d’info, pour avoir une vision plus juste des choses, et ne pas passer à côté de ce qui rend ce musicien si fascinant. C’est le moins qu’on puisse faire pour lui rendre vraiment hommage … et cerner en quoi ce Dorian Gray moderne fut le reflet dans sa tête et sa chair des mutations de son temps. Au point d’y laisser sa peau ?</p>
<p align="justify"><b>Et plus si affinités</b></p>
<p align="justify"><a href="https://www.arte.tv/fr/videos/086904-000-A/la-vie-de-brian-jones/">https://www.arte.tv/fr/videos/086904-000-A/la-vie-de-brian-jones/</a></p>
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		<title>Lecture : « J’étais le dealer des Rolling Stones » … et j’ai survécu !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/lecture-dealer-rolling-stones/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jul 2020 13:00:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est le commentaire qui me vient à l’esprit en bouclant les 390 pages de J&#8217;étais le dealer des Rolling Stones, récit dantesque devenu culte. Car en rencontrant les Rolling Stones dans la flamboyance perverse des 60’s britanniques, Tony Sanchez ne savait pas qu’il allait mettre le doigt et tout le reste dans un engrenage particulièrement [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/07/61mKQvIzyML-e1596027961355.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-32741 size-large" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/07/61mKQvIzyML-348x494.jpg" alt="couverture du livre J'étais le dealer des rolling stones de Tony Sanchez" width="348" height="494" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C’est le commentaire qui me vient à l’esprit en bouclant les 390 pages de <em>J&rsquo;étais le dealer des Rolling Stones,</em> récit dantesque devenu culte. Car en rencontrant les Rolling Stones dans la flamboyance perverse des 60’s britanniques, Tony Sanchez ne savait pas qu’il allait mettre le doigt et tout le reste dans un engrenage particulièrement destructeur.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Les arcanes d’un groupe mythique</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Engrenage qu’il démonte page après page de ces mémoires passionnantes, tout en pénétrant les arcanes d’un groupe mythique au parfum particulièrement sulfureux. Et c’est justement ça qui est à la fois effrayant et jouissif dans sa narration : on plonge tête la première dans l’intimité d’une formation rock en passe de constituer sa propre légende, mais dont la réalité est beaucoup moins glamour et glorieuse.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Derrière les paillettes et l’image de stars, nous découvrons l’appât du gain, la came à outrance, les conflits internes au groupe, comment Mick Jagger et Keith Richards vont éradiquer Brian Jones (qui n’était pas un ange du reste) dans un jeu de pouvoir machiavélique. Anita Pallenberg, Marianne Faithfull, Bianca Jagger … nous voyons également apparaître les donzelles qui vont accompagner ces messieurs et pas forcément pour le meilleur.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span> </span><a href="https://www.theartchemists.com/altamont-69-joel-selvin-no-shelter-for-you/" rel="bookmark"><strong>Altamont 69 – Joel Selvin : no shelter for you …</strong></a></p>
<h2 align="justify">Entre ange et démon</h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">« <i>There’s no business like show business</i> » dit le proverbe. Pour le rock, c’est ça multiplié par dix, dans la joie et l’ignoble. Surtout à l’orée des années 70, dans un climat social implosif où la jeunesse internationale dénonce les carcans imposés par la génération précédente. Tony Sanchez met particulièrement en évidence la manière dont les Rolling Stones vont servir à la fois de miroir et de caisse de résonance à cette colère.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pas un concert sans émeute, sans charge policière. Des journalistes en quête de scandale, des musicos qui tournent junky, et entraînent leur entourage sans scrupule. Des scènes de débauche, des gars qui s’échangent leurs petites copines. Et au milieu de tout ça, Altamont comme un point noir révélateur dans cette épopée entre ange et démon, dont chaque ligne s’écrit au lance-flamme, entre un accident de voiture et une ligne d’héro.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><span style="background-color: #ff00ff;"><strong>A lire également :</strong></span> <u></u></span><a href="https://www.theartchemists.com/philippe-will-dealer-maudites-sixties/" rel="bookmark"><strong>Philippe Will – Dealer : maudites Sixties !</strong></a></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Grandes heures maudites</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et la musique dans tout ça ? Elle est là, Sanchez relate l’écriture des tubes stoniens incontournables, mais surtout la difficulté croissante d’une création coincée entre l’affairisme de Jagger et l’addiction de Richards, les rivalités entre leurs compagnes, les morts étranges, les malédictions … et le temps qui passe. De ces grandes heures maudites, que reste-t-il ? C’est la question qui se pose alors que Jagger vient de célébrer ses 77 ans, avec une opé cardiaque à la clé, et un nouvel album en gestation en cette période de Covid.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">A croire que les spasmes sociaux de notre temps ont réveillé ces messieurs ? En tout cas, <em>J’étais le dealer des Rolling Stones</em> nous rappelle avec une sacrée verve qu’ils ont écrit l’Histoire. A leur manière certes, mais pour toujours.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p align="justify"><a href="https://lemotetlereste.com/musiques/jetaisledealerdesrollingstones/">https://lemotetlereste.com/musiques/jetaisledealerdesrollingstones/</a></p>
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		<title>COVID19  :  « rien ne peut arrêter un artiste » ou de la digitalisation agile et nécessaire de la culture</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/covid19-artiste-digitalisation-agile-culture/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2020 08:14:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>COVID19 et autres fléaux : peut-on contrer l’apocalypse culturelle ? Vous vous souvenez ? Nous posions la question le 6 mars 2020. Depuis, quelques éléments de réponse nous sont parvenus. Qui n’ont rien de très positifs. Et ont déclenché un véritable orage culturel, poussé le milieu artistique dans ses retranchements. L&#8217;obligeant à une mutation digitale à marche [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h4 style="text-align: justify;"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/FotoJet2-e1587374339832.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-32421 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/FotoJet2-e1587374339832.jpg" alt="" width="800" height="800" /></a></h4>
<h4 class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.theartchemists.com/covid19-et-autres-fleaux-peut-on-contrer-lapocalypse-culturelle/">COVID19 et autres fléaux : peut-on contrer l’apocalypse culturelle ?</a></u></span></span></h4>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Vous vous souvenez ? Nous posions la question le 6 mars 2020. Depuis, quelques éléments de réponse nous sont parvenus. Qui n’ont rien de très positifs. Et ont déclenché un véritable orage culturel, poussé le milieu artistique dans ses retranchements. L&rsquo;obligeant à une mutation digitale à marche forcée <span lang="zxx"><u><a style="color: #000000;" href="https://www.theartchemists.com/internet-vs-covid19-lheure-du-confinement-digital-a-t-elle-sonne/">q</a></u></span>ui redonne au terme « agile » toute sa valeur. Un point s’impose.</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/annulation-hellfest.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-32417 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/annulation-hellfest-e1587378710946.png" alt="" width="800" height="560" /></a></p>
<h2><span style="color: #000000;">Un sacré coup dans l’aile</span></h2>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Nous avions eu droit au report des sorties d’albums, de livres, de films … Depuis la dernière allocution de notre président, ce sont les festivals estivaux qui jettent l’éponge en série. Même Avignon In a dû rendre les armes face à l’épidémie, malgré la ténacité de Olivier Py et de sa team. Durs à cuire, les théâtreux, mais néanmoins rattrapés par la réalité du confinement. Le sinistre index s’allonge d’heure en heure, relayé par la presse généraliste et spécialisée, dans des articles aux allures de discours funéraire, de liste de condamnés à mort. Car le secteur, déjà bien impacté par les politiques d’austérité, risque fort d’y laisser ce qui lui restait de plumes.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Si certains misent sur le report à une hypothétique date automnale &#8211; au risque de crasher les programmations déjà ancrées comme le MaMA et de voir leur jauge s’effondrer, les participants n’étant plus en vacances à ce dernier trimestre de l’année, la majorité a baissé les bras, annonçant au passage l’édition 2021 … pour peu qu’ils arrivent jusque-là, car, annulation ou ajournement, au niveau financement, ça s’annonce serré. C’est que les assureurs jouent les vierges prudes et refusent de dédommager les events, dixit la mésaventure du Hellfest rançonné par Albigia qui minaude sur une clause du contrat &#8230;</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">… oubliant au passage que la grande messe métal de Clisson fédère une moyenne de 180 000 rockers pas forcément contents, soit autant de potentiels clients qui vont boycotter l’enseigne, sans compter les familles, les proches, les potes, les groupes également, ainsi que les labels, les tourneurs … bref en matière de communication et d’image de marque, Albigia et consort devraient peut-être revoir leur positionnement, après je dis ça, je dis rien, mais je rappelle qu’un métalleux, même si à la base, c’est un nounours choupi, en volume ça tient plus du Conan le barbare que d’un hobbit, et ça n’aime pas être contrarié … dont acte.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Assurances frileuses, gel des subventions, mécénats, sponsorings, prêts des banques … l’équilibre budgétaire va en prendre un sacré coup (coût???) dans l’aile, surtout s’il faut rembourser les spectateurs qui ne voudront pas faire don de leur place en soutien à la cause culturelle (vu la crise économique qui s’annonce, certains vont préférer récupérer ces précieuses noisettes). Quant aux aides, elles peinent à se mettre en place, malgré la mobilisation des institutions type</span> <a href="https://www.adami.fr/mesures-exceptionnelles-covid-19/"><b>ADAMI</b></a>, <a href="https://www.sacem.fr/"><b>SACEM</b></a> <span style="color: #000000;">sans compter le ministère de la culture ou des acteurs privés comme le géant Netflix s’associant avec Audiens pour voler au secours des intermittents de l’audiovisuel, Antoine de Galbert qui vient de créer</span> <a href="https://fondationantoinedegalbert.org/fondation/actions/fonds-de-soutien-aux-artistes/"><b>un fonds de soutien pour les artistes contemporains</b></a>. <span style="color: #000000;">Encore faut-il pouvoir s’y retrouver dans la paperasse des autorisations, critères et autres obligations administratives pour espérer toucher une obole qu&rsquo;on imagine anorexique.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Pendant ce temps-là, les victimes collatérales s’accumulent, les personnels administratifs, les techniciens, les attachés de presse, managers, bookers … bref l’ensemble de la profession se retrouve au chomdu, priant les dieux du spectacle vivant de protéger leur statut d’intermittent menacé par la paralysie ambiante. Impossible d’enregistrer, de tourner, de shooter … point mort total ! Bref un véritable feuilleton de l’été qu’on aurait aimé plus joyeux et que vous pouvez notamment suivre via</span><b> </b><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.culturelink.fr/"><i><b>Culturelink</b></i></a></u></span></span> <span style="color: #000000;">dont la revue de presse éclaire la situation d’un jour assez ténébreux, il faut bien l’admettre. Et les annonces fantaisistes du ministre de la culture sur l’autorisation des « petits festivals » à 50 personnes en rajoute une couche dans le bordel présent.</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/comédie-continue-.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-32419" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/comédie-continue--494x356.png" alt="" width="494" height="356" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/comédie-continue--494x356.png 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/comédie-continue--288x207.png 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/comédie-continue--768x553.png 768w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/comédie-continue-.png 1195w" sizes="(max-width: 494px) 100vw, 494px" /></a></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">Vers l’addiction culturelle ?</span></h2>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Apocalypse culturelle now ! Now ??? Pas si sûr. Convaincu qu’il y aura de la casse, le secteur s’adapte. Vite, très vite. En un mois seulement, les initiatives ont fleuri, incroyablement novatrices. Nous évoquions l’adaptabilité chinoise ? Les occidentaux ont suivi sans se faire prier. Les balcons ont été investis, on a d’abord eu les ténors et les dj italiens, maintenant ce sont nos artistes qui s’y collent, comme le lyonnais</span> <a href="https://www.youtube.com/channel/UC6ftPSk1kxC1wVZ3gKDlPZQ"><b>Sandy Sax</b></a> <span style="color: #000000;">ou</span> <a href="https://www.facebook.com/lenadeluxe/"><b>Lena Deluxe</b></a>, <span style="color: #000000;">pour ne citer qu’eux. Quant aux lives confinés, ils pullulent, tous les musicos s’y adonnent, une véritable et mélodique addiction, qui touche les petits comme les célèbres, toutes catégories confondues –</span> <a href="https://www.facebook.com/LesWampasVousAiment/"><b>Didier Wampas</b></a>, <a href="https://www.facebook.com/alainsouchon/"><b>Alain Souchon</b></a>, <a href="https://www.facebook.com/laphaze/"><b>La Phaze</b></a> <span style="color: #000000;">… impossible de tous les citer, impossible.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Ce qui est intéressant, c’est que ce phénomène s’organise, se structure, se diversifie, touche toutes les disciplines.</span></p>
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<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Les pages et les sites fédérant les lives se multiplient sur le modèle du groupe Facebook</span> <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.facebook.com/groups/210268320066490/"><b>Live en ligne</b></a></u></span></span><b>,</b> ou de<b> </b><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://shotgun.live/"><b>Shotgun distancing</b></a></u></span></span>, <span style="color: #000000;">la plateforme de streaming érigée à la hâte par le site de billetterie Shotgun.</span></p>
</li>
</ul>
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<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Des festivals musicaux en ligne ont déjà vu le jour comme</span> <a href="https://www.facebook.com/Festivaljerestealamaison/"><b>Je reste à la maison</b></a>,<b> <a href="https://www.facebook.com/events/3287135864649689/">Sofa festival</a>, <a href="https://www.facebook.com/events/916768852070596/">Maison Tsugi Festival</a></b>, <a href="https://www.facebook.com/notontheroad/"><b>Not on the road festival </b></a>…</p>
</li>
<li>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Lady Gaga a pris les choses en main, multipliant les levées de fonds pour aider l’OMS comme les soignants, orchestrant au passage</span> <a href="https://www.globalcitizen.org/fr/connect/togetherathome/"><b>One world : together at home</b></a>, <span style="color: #000000;">qui, dans la tradition des super-concerts caritatifs, draine des stars comme Elton John, Billie Eilish … ou The Rolling Stones. Ces vedettes n’hésitèrent pas à se produire par tweet interposé et en vidéo live … depuis chez eux ! Le tout relayé à la télévision by entre autres France 2, W9 et RTL2, avec le succès et l’enthousiasme qu’on imagine. Et le temps fort de Paul McCartney réveillant les mannes des Beatles en interprétant « Lady Madonna » en hommage aux infirmiers du monde entier. En larmes devant mon écran que j’étais, en larmes.</span></p>
</li>
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<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Des grosses structures telles</span> <a href="https://www.sxsw.com/"><b>SXSW2020</b></a> <span style="color: #000000;">ou le <a href="https://www.festival-cannes.com/fr/"><b>Festival de Cannes</b></a> envisagent la mutation digitale ; même si la Quinzaine des réalisateurs est annulée, au moins Cannes tient, les organisateurs ne savent pas trop comment ils vont s’y prendre, répugnant à l’idée de digitaliser des projections destinées au grand écran (et de donner raison à Netflix qu&rsquo;ils avaient précédemment frappé de leur ire), mais ils sont à pied d’œuvre pour solutionner le problème, on attend de voir … D’autres sont plus flexibles comme le</span> <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.annecy.org/actualites:a2588"><b>festival international du film d’animation d’Annecy</b></a></u></span></span> ou <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://aubagne-filmfest.fr/fr/"><b>celui du film d’Aubagne</b></a></u></span></span> <span style="color: #000000;">qui vont passer la programmation en numérique sans faire de chichi.</span></p>
</li>
<li>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Idem pour le</span> <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.printemps-bourges.com/"><b>Printemps de Bourges</b></a></u></span></span> <span style="color: #000000;">converti en Printemps imaginaire et qui suscite bien des curiosités … tout comme</span> <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://burningman.org/"><b>Burning man</b></a></u></span></span> <span style="color: #000000;">qui a embrassé la solution numérique avec une page d’inscription en ligne pour accéder au site, encore très mystérieux mais avec à la clé la possibilité de participer … bref c’est bien alléchant cette perspective, surtout avec l’ambition de toucher 100 000 personnes de par le monde. On attend donc Virtual Black Rock City 2020 avec impatience !</span></p>
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<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Les musées ne sont pas en reste qui ont ouvert leurs collections, leurs expositions en les partageant sur leurs sites. Nous n’en sommes pas encore à plonger dans une réalité virtuelle à 360°, mais l’avancée est notable et appréciable. D’autant qu’elle s’accompagne d’une kyrielle de cours en ligne, par exemple la</span> <a href="https://www.mep-fr.org/"><b>MEP</b></a> <span style="color: #000000;">qui propose de nous initier à la photographie.</span> <a href="https://www.louvre.fr/"><b>Le Louvre</b></a>, <a href="https://www.musee-orsay.fr/"><b>Orsay</b></a> <span style="color: #000000;">… tous s’y mettent pour notre plus grande joie de confinés. Et les concours suivent ! La MEP toujours a lancé « Fenêtre ouverte » tandis que le</span> <a href="https://www.getty.edu/museum/"><b>musée Getty</b></a> <span style="color: #000000;">a proposé à ses fidèles de copier les grands tableaux de sa collection en posant chez eux avec les moyens du bord. Les jeux et les ateliers pour enfants sont également nombreux.</span></p>
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<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Et du côté du théâtre, de l’opéra ? C’est la béatitude internaute !!! Tous y vont de leurs captations mises à disposition, un pur bonheur ! A ce titre la programmation orchestrée par la</span> <a href="https://www.comedie-francaise.fr/"><b>Comédie Française</b></a> est exemplaire ! Les initiatives, passionnantes, partout ! Des interviews en direct, des lectures de pièces et de poèmes en ligne … ou par téléphone, à la demande. Une stratégie adoptée enter autres, par le<a href="https://www.theatredelaville-paris.com/fr"><b> Théâtre de la Ville</b></a>, le <a href="https://cdntours.fr/"><b>CDN de Tours</b></a>, le <a href="https://www.colline.fr/"><b>Théâtre de La Colline</b></a> <span style="color: #000000;">qui jouent ainsi la carte de la proximité.</span></p>
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</ul>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Bref ça pullule, de tous les côtés. Rien ne peut arrêter un artiste, rien, surtout pas un virus, aussi dangereux soit-il. A la faveur du confinement, l’offre culturelle a explosé, envahissant internet qui s’est mué en corne d’abondance … au risque de friser l’indigestion. Car difficile de s’y retrouver dans ce paradis qui refermera ses portes une fois la maladie vaincue. C’est fort dommage car cette fenêtre est absolument magnifique, pour ceux qui vivent un confinement culturel constant dans leurs campagnes, du fin fond de leurs infirmités, de leur misère. Alors si quelqu’un me lit, m’entend, qu’il écoute ma prière. Fasse, dieu de la culture et toutes les muses de la créativité, que cette fenêtre digitale ne se referme pas.</span></p>
<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/larkin-poe.png"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-32418" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/larkin-poe-373x494.png" alt="" width="373" height="494" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/larkin-poe-373x494.png 373w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/larkin-poe-217x288.png 217w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2020/04/larkin-poe.png 496w" sizes="(max-width: 373px) 100vw, 373px" /></a></p>
<h2 class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Une corne d’abondance à monétiser ?</span></h2>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Il y a peu de risques. Des pandémies, nous en aurons d’autres. Qui vont nous retenir dans les prisons plus ou moins dorées de nos foyers. Déconfinement à géométrie variable, poids d’une économie qu’il faut relancer coûte que coûte, peu importe le risque sanitaire … on n’est pas sorti du sable covidien tandis que les secondes vagues de contagion se précisent déjà en Asie, et qu’on ne sait pas trop comment cette saloperie agit à long terme sur les organismes. Résumons : le télé-travail risque de devenir une habitude, et la culture dématérialisée également. Les acteurs de la filière sont-ils prêts ? La mue entamée le prouve. En ont-ils conscience ? Envie ? Cela reste à voir. Mais Maître Covid sur son brin d’ADN pangolinesque perché ne va guère nous laisser le choix.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Avec certains atouts à la clé, bien précieux dans cette traversée du désert aux allures de crucifixion. La transition digitale à marche forcée du secteur culturel a plusieurs objectifs : renforcer la fanbase existante – toucher et fidéliser un nouveau public, plus vaste – conquérir un public tout court. Citons la Boiler room qui profite de cette parenthèse cauchemardesque pour imposer son</span> <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://fourthree.boilerroom.tv/"><b>4:3 online film festival</b></a></u></span></span> <span style="color: #000000;">avec l’idée de révéler des films méconnus issus des contre-cultures et cela en dehors des circuits de distribution ; l’ambition est de devenir ni plus ni moins que le « Netflix de l’underground », selon le magazine</span> <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.traxmag.com/boiler-room-43-festival-films-en-ligne/?fbclid=IwAR0fC0T0RB5TCCnBlUVgdVYrYlKsq1zCIiaDKvik7J073iQE8vsn5yzUXuk"><i><b>Trax</b></i></a></u></span></span><i><b>. </b></i>Des démarches de ce type, il y en a pléthore … reste à savoir si elles sont monétisables. Traduction : va-t-on gagner des sous avec ? En vivre ? <i><b> </b></i></p>
<p class="western" align="justify">Considérons un instant la multiplication des mobilisations caritatives : <b>One world : together at home</b> cité plus haut n’avait pas pour but premier de ramener des dons … mais l’industrieuse et très motivée Lady Gaga avait déjà raflé 35 millions d&rsquo;euros destinés à l&rsquo;OMS et la lutte contre le virus avant même d’avoir lancé la soirée. Au même moment, <a href="https://www.facebook.com/DavidGuetta/"><b>David Guetta</b></a> <span style="color: #000000;">avec son <b>Fundraising live from Miami</b> faisait tomber dans la tirelire caritative 100 000 dollars et ce n’était que le milieu de la nuit, la somme s’élève désormais à 600 00 dollars ! Le festival français <b>Je reste à la maison </b>déjà mentionné a quant à lui soulevé plus modestement 7602 euros pour le Secours populaire mais pour un event organisé dans le rush via Facebook c’est proprement exceptionnel … et très encourageant. Car le potentiel de monétisation est là, et le public prêt à suivre, pour soutenir la cause … et pour se divertir, en s’instruisant au passage.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Beaucoup l’ont compris, ainsi le duo blues rock</span> <a href="https://www.facebook.com/larkinpoe/"><b>Larkin </b><b>P</b><b>oe</b></a>,<span style="color: #000000;"> confiné avant d’avoir pu entamer sa tournée internationale … et qui a décidé d’initier un « Live stream tour », soit six concerts « home sweet home» en live stream dont les recettes seront en partie versées à United Way Nashville, une caisse de soutien aux musiciens de la ville, durement impactés par le confinement. Une partie, le reste, les sœurs Lovell le gardent pour vivre de leur activité. Normal. Et pour y parvenir, elles sont passées par <strong><a href="https://veeps.com/">Veeps.com</a></strong> afin de vendre des places à l’unité, des pass, des packs place + album. La plate-forme garde 15 % du CA, le groupe le reste. Sans frais autre. Avec la possibilité de toucher un public international, de dicter ses propres tarifs, de formater son offre à sa façon.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Autre exemple : le</span> <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.apollotheatre.fr/streaming"><b>théâtre Apollo</b></a></u></span></span> <span style="color: #000000;">transmet en live des spectacles de jeunes humoristes pour 7 euros la place. Histoire de soutenir la filière qui bat de l’aile. Même esprit avec la start-up</span> <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://dartagnans.fr/"><b>Dartagnans</b></a></u></span></span>, <span style="color: #000000;">spécialisée dans la récolte de fonds pour rénover les vieux châteaux et qui vient de lancer</span> <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.mousquetairedupatrimoine.fr/"><b>https://www.mousquetairedupatrimoine.fr/</b></a></u></span></span> <span style="color: #000000;">pour encourager le public à acheter des préventes afin d’organiser les visites d’après confinement … et permettre aux monuments de tenir le choc financièrement, après avoir prélevé son obole bien évidemment. </span><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.dancefloor-paris.com/"><b>Dancefloor</b></a></u></span></span> <span style="color: #000000;">a également vu le jour dans le sillage de l’épidémie, pivoté plus exactement, puisqu’à la base, la start-up de Rachel Vanier et Fanny Seroka devait installer son projet d’école de danse dans des locaux … devenus virtuels par la force des choses.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Objectif : mettre en lien des professeurs de danse et des élèves, avec des forfaits à la clé. Des forfaits qu’on trouve aussi dans les tarifs de plate-formes de streaming émergentes qui ont profité du confinement pour ouvrir leurs catalogues gratuitement avant de les refinancer le moment venu : face aux mastodontes du secteur, </span><a href="https://www.netflix.com/fr/"><b>Netflix</b></a>, <a href="https://www.primevideo.com/?_encoding=UTF8&amp;language=fr_FR"><b>Amazon </b><b>prime </b><b>video</b></a> et autre <a href="https://www.disneyplus.com/fr-fr/"><b>Disney +</b></a>, <span style="color: #000000;">on voit doucement s’imposer</span> <a href="https://madelen.ina.fr/"><b>Madelen</b></a>, le site de streaming de l’INA, <a href="https://www.opsistv.com/"><b>Opsis TV</b></a>, <a href="https://www.universcine.com/"><b>UniversCiné</b></a>, <a href="https://mubi.com/fr"><b>Mubi</b></a>, <span style="color: #000000;">autant d’indépendants qui comptent bien tirer leur épingle du jeu, au même titre que les libraires en ligne désireux de concurrencer enfin l’hydre Amazon, mise en péril par son appétit dévorant, son ambition totalement inhumaine.</span></p>
<p><iframe loading="lazy" hcb-fetch-image-from="https://youtu.be/OIiG14Ggmu0" title="« Dire merci » - Message de soutien du Ballet de l&amp;apos;Opéra national de Paris" width="1080" height="608" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen consent-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/OIiG14Ggmu0?feature=oembed" consent-required="39300" consent-by="services" consent-id="39301" consent-click-original-src-_="https://www.youtube.com/embed/OIiG14Ggmu0?feature=oembed&amp;autoplay=1"></iframe></p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;"><b>Se réinventer pour </b><b>rêver</b><b> encore ensemble</b></span></h2>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Par la force des choses, la culture se réinvente. Avec une agilité que les entreprises peuvent lui envier. Car soudain, il faut s’extraire du concept de spectacle vivant en présentiel et investir l’immense salle de théâtre que représentent internet et les réseaux sociaux. Une gymnastique complexe mais nécessaire, semble-t-il, pour avoir plusieurs cordes à son arc, et pouvoir se replier sur la solution numérique quand la version physique est soudainement rendue inaccessible, par virus interposé. Se pose alors plusieurs questions : celle du live, de la production. Le stream abolit la présence physique du public qui n’interagit que par vidéo et commentaires. Quant aux participants, ils ne sont pas dans le même local, n’ont pas de retours, pas d’éclairage, la synchronisation laisse à désirer, la restitution du son … même la transmission peut lâcher à la défaveur d’une bande passante saturée, d’une box internet qui grille.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Eh oui, si le réseau lâche, plus de concert, plus de spectacle. On se souvient encore de la transmission en direct du</span> <a href="https://www.theartchemists.com/hamlet-kebab-shakespeare-sur-le-pouce/"><i><b>Hamlet Kebab</b></i></a> <span style="color: #000000;">du Théâtre de la Commune d’Aubervilliers, interrompue au bout de 10 minutes, laissant les spectateurs du MK2 Grande Bibliothèque sans autre recours que de quitter leur siège, bredouilles. C’était notre grande peur il y a peu : si internet nous lâche, on est fichu. Internet a tenu le coup, alléluia. Au même titre que les médecins, les petits commerces, les entreprises et les écoles, la culture a emboîté le pas de la digitalisation. A ce jeu, les DJ et musiciens électro sont favorisés qui possèdent leur équipement avec eux.</span> <a href="https://www.facebook.com/marcrebillet/"><b>Marc Rebillet</b></a> <span style="color: #000000;">est un pionnier du genre, les autres ne sont pas en reste, et le mix connaît un essor remarquable par ces temps de vache maigre pour les dancefloors … qui se téléportent chez les internautes, dans leurs apparts, sur leurs balcons, dans leurs cours d’immeubles. Ces derniers n’hésitent pas à se filmer, se déhanchant sur des bits endiablés, et les vidéastes récupèrent les rushes pour faire des clips fusionnels. On citera notamment le phénomène des balcony raves slaves, ou la vidéo du</span> <strong><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.facebook.com/ramirolopezdj/videos/662659877856652/">DJ Ramiro Lopez</a></u></span></span></strong>.</p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">La musique classique n’est pas en reste qui s’offre un coup de jeune et une viralité de bon aloi, réinvestissant la notion de musique de chambre 2.0. La mezzo-soprano Joyce DiDonato et le ténor polonais Beczala ont investi Facebook et Instagram pour interpréter en direct des passages de l’opéra <em>Werther</em> de Massenet. Le violoniste Renaud Capuçon enchaîne les morceaux prestigieux, quitte à passer par l’application NomadPlay pour y ajouter un fond orchestral. Le Trio George Sand a interprété à sa manière le</span> <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.facebook.com/FranceMusique/videos/3573731869363653/"><b>« Trio en La Majeur Hoboken » de Haydn</b></a></u></span></span> <span style="color: #000000;">pour le compte de France Musique. Soudain l’art lyrique devient abordable, tandis qu’on pénètre l’intimité de ces interprètes. Et cela vaut aussi pour les grandes formations !</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Renaud Capuçon, encore lui, a convoqué d’autres solistes prestigieux pour créer un orchestre éphémère et jouer<b> </b></span><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://youtu.be/RjH-5glkomQ"><b>« Le Carnaval des animaux » de Saint-Saëns</b></a></u></span></span><b> </b><span style="color: #000000;">lors d’un live mémorable et d’une grande qualité diffusé par Brut et dédié aux soignants. Idem avec l’Orchestre National de Metz confiné et sa version en live et chacun chez soi de <span lang="zxx"><u><a style="color: #000000;" href="https://www.youtube.com/watch?v=WveX3MxZFls&amp;fbclid=IwAR3Nm53O4dnfJGuNLj2l5o_JZsC2ZXAzLrbsWS3Yqe05qiqUcPHwO3--zOc"><b>« La valse des fleurs »</b></a></u></span> extraite du ballet <i>Casse-Noisette</i> de Tchaikovski. Avec</span> <a href="https://youtu.be/Sj4pE_bgRQI"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><i><b>Le Boléro</b></i></u></span></span><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><b> de Ravel</b></u></span></span></a><b> </b><span style="color: #000000;">joué à l’unisson par l’Orchestre National de France. Le monde de la danse s’y colle : « Dire merci », le message de soutien du Ballet de l&rsquo;Opéra national de Paris, saisit chacun de ses danseurs chorégraphiant à sa manière </span><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://youtu.be/OIiG14Ggmu0"><b>« la danse des Chevaliers »</b></a></u></span></span> <span style="color: #000000;">du ballet <i>Roméo et Juliette</i> de Prokofiev ; au montage, un Cédric Klapisch inspiré dans le rythme et le choix des plans.</span></p>
<p>https://youtu.be/OGN1jke1g34</p>
<h2 class="western"><span style="color: #000000;">Digitaliser pour le meilleur et l&rsquo;avenir<br />
</span></h2>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Ces vidéos mosaïques marquent l’esprit, dérivations ingénieuses du webinar à la sauce grande musique, qui donne à voir les visages de musiciens perdus habituellement dans la fosse d’orchestre, des danseurs d’une grâce infinie évoluant dans leur cuisine ou leur salon, transformant leur intérieur en espace soudainement magique. Nous ne sommes plus seulement spectateurs, nous pénétrons le mystère du geste créatif, de la répétition, du travail en amont, de la technique aboutie vécue au quotidien, loin des costumes d’apparat, du maquillage de scène. Mieux, les barrières stylistiques explosent quand le corps du ballet de l’Opéra National du Rhin s’amuse sur le très disco<b> </b></span><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.facebook.com/watch/?v=567958187261136"><b>« Sunny » de Boney M</b></a></u></span></span>. <span style="color: #000000;">Et nous donne envie de bouger nous aussi. Irrésistiblement.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">« Dansez, sinon nous sommes perdus » disait Pina Bausch, prophétique. Cultivez-vous également, et par tous les moyens, aussi digitaux soient-ils. Il ne reste que ce vecteur, pour prendre la contagion de vitesse, être et rêver ensemble sans se tuer par contamination insidieuse. C’est là que le bas blesse, technologiquement et spirituellement. Le monde du spectacle vivant peut-il s’abolir de la présence physique du public, de la rencontre corporelle entre interprètes et spectateurs, de cette alchimie presque sensuelle qui fait de chaque représentation un instant unique ? Si l’univers de la musique, du cinéma et de l’édition ont depuis longtemps investi l’outil numérique, le théâtre et l’opéra peinent encore à se lancer, hormis pour restituer des captations encore trop rares, alimenter des scénographies spectaculaires.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Les salles ne sont pas équipées, les usages font peur, miser sur le digital serait trahir les anciens, l’esprit scénique, la ferveur des pionniers comme Shakespeare et Molière. En 2017, 47 % des établissements considéraient le numérique comme secondaire, selon</span> <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="http://www.tmnlab.com/2016/11/21/letat-lieux-numerique-theatres-2016-infographie-rapport-complet/"><b>une étude du Laboratoire Théâtres et médiations numériques</b></a></u></span></span>. <span style="color: #000000;">Imaginez alors, investir le digital comme un nouveau pôle d’exploration des usages dramaturgiques ! Le théâtre numérique est un champ d’expérimentation, une chasse gardée, une niche. On y trouve des figures comme<b> </b></span><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.bram.org/"><b>Annie Abraham</b></a></u></span></span><b>, </b><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://theatrenumerique.lesparticules.org/"><b>Raphaël Gouisset</b></a></u></span></span><b>, </b><span style="color: #000000;">David Kaskel avec<b> </b></span><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.breakingfourth.com/"><b>Breaking Fourth</b></a></u></span></span><b>, </b><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://youtu.be/OGN1jke1g34"><b>Laurent Bazin</b></a></u></span></span><b> </b><span style="color: #000000;">… quelques compagnies comme</span> <span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.punchdrunk.com/"><b>PunchDrunk</b></a></u></span></span>. <span style="color: #000000;">Tout reste à inventer, et vite. Transposer les events culturels dans des mondes factices comme Minecraft, des univers comme Second Life ? Exploiter les ressources de la RV et des casques type Oculus ? <a href="https://www.virtway.com/"><strong>Virtway</strong></a>, spécialisée dans les services immersifs vient de connaître un bon incroyable tandis que les entreprises y propulsent leurs events. Pourquoi pas alors l’univers de la culture ?</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><span lang="zxx">Sans même passer à la RA, quid de Twitter, TikTok et autres réseaux ? Zoom peut-être ? Audacieux ? En 2016, nous assistions à un</span><i> </i></span><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><a href="https://www.theartchemists.com/romeo-et-juliette-thriller-mediatique-reseaux-sociaux-vs-etoiles-contraires/"><span style="color: #000000;"><i><b>Roméo et Juliette</b></i></span></a></span></span><span style="color: #000000;"><span lang="zxx"> décliné à l&rsquo;heure des réseaux sociaux avec le téléphone portable et ses apports filmiques comme outil central, presque un élément déclencheur de la catastrophe, la main numérique de la fatalité. En 2015 Olivier Py avait secoué le festival d&rsquo;Avignon avec un </span></span><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><span style="color: #000000;"><i><b><a href="https://www.theartchemists.com/le-roi-lear-olivier-py-et-la-loi-du-desastre/">R</a><a href="https://www.theartchemists.com/le-roi-lear-olivier-py-et-la-loi-du-desastre/">oi Lear</a></b></i></span></span></span><b> </b><span style="color: #000000;"><span lang="zxx">apocalyptique où le personnage du fou twittait ses impressions depuis les coulisses, filmant ses commentaires de l&rsquo;intrigue, ouvrant soudain le spectateur sur un hors scène sismique, qui pulvérisait la fiction pour mieux la repenser. Cela n&rsquo;avait guère plu. C&rsquo;était prophétique.</span></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><span lang="zxx">&#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; </span></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;"><span lang="zxx">Récapitulons. Parce que l&rsquo;épidémie est loin d&rsquo;être muselée, le secteur culturel n&rsquo;a d&rsquo;autre choix que d&rsquo;activer sa mutation digitale. Et d&rsquo;y enraciner de nouvelles pratiques. Pour l&rsquo;heure, et à ce stade, l&rsquo;agilité est totale, l&rsquo;improvisation s&rsquo;amenuise tandis que le geste devient précis. Projetée sur la toile, la culture s&rsquo;ouvre,</span> désacralisée sans avoir rien perdu de sa magie. Acteurs, danseurs, musiciens, chanteurs, peintres, photographes … tous nous ouvrent leurs portes, nous les voyons inventer, accoucher sous nos yeux qui ne demandent qu’à être émerveillés, pour tromper l’anxiété, la peur du lendemain. Cela devait nous divertir ? En fait, cela nous plaît. Les étincelles artistiques chères à nos cœurs se multiplient, jour après jour. Spontanées, elles s’organisent progressivement. Et elles nous inspirent.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Le COVID est en effet en train de réaliser un petit miracle : les artistes sont des hommes comme les autres, tous les hommes ont une étincelle artistique. Cette ouverture via le portail digital a réveillé, outre la soif de connaissance qui nous définit en tant qu’êtres humains, la fibre créatrice, le miracle esthétique, la vocation. Combien d’enfants en ce moment même se découvrent une âme de musicien, de peintre, de sculpteur, d’acteur ? Et les adultes qui soudain se prennent la beauté culturelle en pleine tronche, comme un évidence ? Une beauté qui les aide à tenir le coup ? À rêver ? En tout cas à équilibrer une santé mentale mise à mal par un enfermement doublé d’inquiétude et de stress.</span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000000;">Dans les mois qui viennent, l’horizon va s’assombrir d’une crise sociale sans précédent. Elle s’amorce déjà dans les hôpitaux où l’on trie les malades par manque de respirateurs et de médicaments. Dans les banlieues où de plus en plus souffrent du manque et de la faim. Dans les Ehpad où nos anciens crèvent à petit feu. Dans cette perspective, la culture peut sembler un luxe, une fantaisie bourgeoise. Elle n’a jamais été aussi nécessaire. Sa digitalisation doit se poursuivre, pour assurer sa survie et la notre dans un monde qui n’en finit plus d’être hostile.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">PS : il a fallu environ 3 semaines pour mettre ce texte au point, et j&rsquo;ai ajuté des données jusqu&rsquo;à la dernière minute, en sachant que mon approche restera de toute façon incomplète et qu&rsquo;il faudra tout revoir d&rsquo;ici un mois. Anyway, merci à Marie Dollé ma partner in crime qui a relu tout ce bazar avec enthousiasme et a su m&rsquo;insuffler cette logique social media, à mon chéri qui a subi la relecture à voix haute du dit bazar (parce que quand on relit à voix haute, on détecte plus facilement les failles, les répétitions, les sonorités qui dysfonctionnent &#8230;), et surtout à mes sources, les autres journalistes dont j&rsquo;ai cité les articles ci-dessous (preuve que le sujet intéresse vivement), les pros du secteur dont j&rsquo;ai vu passer les news, et à mes contacts sur les réseaux sociaux qui m&rsquo;ont apporté par fil de publication interposé pas mal d&rsquo;infos, de remarques. Merci, merci et la suite au prochain épisode.</span></p>
<p class="western"><span style="color: #000000;"><b>Et plus si affinités</b></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.liberation.fr/direct/element/le-hellfest-embourbe-dans-une-sombre-hsitoire-dassurance_111866/">https://www.liberation.fr/direct/element/le-hellfest-embourbe-dans-une-sombre-hsitoire-dassurance_111866/</a></u></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u>https://www.argusdelassurance.com/les-assureurs/coronavirus-l-assureur-du-hellfest-maintient-son-refus-d-indemniser.163496</u></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="http://sourdoreille.net/derriere-la-scene-on-compte-les-jours-aussi/?fbclid=IwAR3SGPatrLw3w2fTzu9GrKRW7CbHxk0iGD4zNfoCDSgCBVgtl4eRvDrpoj4">http://sourdoreille.net/derriere-la-scene-on-compte-les-jours-aussi/?fbclid=IwAR3SGPatrLw3w2fTzu9GrKRW7CbHxk0iGD4zNfoCDSgCBVgtl4eRvDrpoj4</a></u></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.mousquetairedupatrimoine.fr/?fbclid=IwAR1E7iZ4euEsoeWHfrX9xut1DJq9Cb-taVbajeKv85hVBwW5i8GoFofYtdo">https://www.mousquetairedupatrimoine.fr/?fbclid=IwAR1E7iZ4euEsoeWHfrX9xut1DJq9Cb-taVbajeKv85hVBwW5i8GoFofYtdo</a></u></span></span></p>
<p class="western" align="justify"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.tsugi.fr/shotgun-disdancing-le-netflix-des-lives-dartistes-confines/?fbclid=IwAR2-jp-KUWHFqMtKOF2rNlAZN_-Nsu3BYMiFh_VqFoMTSoinCtLqYtzS1N4">https://www.tsugi.fr/shotgun-disdancing-le-netflix-des-lives-dartistes-confines/?fbclid=IwAR2-jp-KUWHFqMtKOF2rNlAZN_-Nsu3BYMiFh_VqFoMTSoinCtLqYtzS1N4</a></u></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.leblogducinema.com/actualites/breves/festival-de-cannes-une-edition-2020-qui-naura-pas-lieu-sous-sa-forme-initiale-881739">https://www.leblogducinema.com/actualites/breves/festival-de-cannes-une-edition-2020-qui-naura-pas-lieu-sous-sa-forme-initiale-881739</a></u></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.traxmag.com/burning-man-2020-internet/?fbclid=IwAR2bvJfko24K7sVZt_MuqTRUdnyr-W9qm7HWVHmih2vQsHjPZqEZ4nHVLl4">https://www.traxmag.com/burning-man-2020-internet/?fbclid=IwAR2bvJfko24K7sVZt_MuqTRUdnyr-W9qm7HWVHmih2vQsHjPZqEZ4nHVLl4</a></u></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u>https://www.offremedia.com/audiens-et-netflix-lancent-un-fonds-de-soutien-aux-intermittents</u></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.francemusique.fr/emissions/musique-connectee/confinement-et-beaux-arts-avec-les-souffleurs-d-images?fbclid=IwAR0Z2Now434N256dTVatym8UBMRcDhn5d2JXeFEUe43MJeVS7RDEQCfFYw0">https://www.francemusique.fr/emissions/musique-connectee/confinement-et-beaux-arts-avec-les-souffleurs-d-images?fbclid=IwAR0Z2Now434N256dTVatym8UBMRcDhn5d2JXeFEUe43MJeVS7RDEQCfFYw0</a></u></span></span></p>
<p class="western"><a href="https://www.theartchemists.com/internet-vs-covid19-lheure-du-confinement-digital-a-t-elle-sonne/"> </a><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.transfuge.fr/billet-scene-reparer-le-monde,479.html?fbclid=IwAR2tH-nqIQEBZI6cIVbk4GvsWbA7ojifQUYeIAdf9Z4INg5x6NDKDDZfga8">https://www.transfuge.fr/billet-scene-reparer-le-monde,479.html?fbclid=IwAR2tH-nqIQEBZI6cIVbk4GvsWbA7ojifQUYeIAdf9Z4INg5x6NDKDDZfga8</a></u></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.artnewspaper.fr/news/face-aux-fermetures-le-monde-de-l-art-s-organise?fbclid=IwAR11aOoZTdFw719hvSuFrXiQshDrnDrUlSrGwCi40piExIlSHsjCjn2RjGs">https://www.artnewspaper.fr/news/face-aux-fermetures-le-monde-de-l-art-s-organise?fbclid=IwAR11aOoZTdFw719hvSuFrXiQshDrnDrUlSrGwCi40piExIlSHsjCjn2RjGs</a></u></span></span><u></u></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.lemonde.fr/emploi/article/2020/04/17/netflix-lance-un-fonds-de-soutien-pour-les-intermittents_6036875_1698637.html?fbclid=IwAR36uOCkE5bivb6xQk_N2JzE3j91a2wQRZMI67cMTB7l-QeVhjgRwy81t04">https://www.lemonde.fr/emploi/article/2020/04/17/netflix-lance-un-fonds-de-soutien-pour-les-intermittents_6036875_1698637.html?fbclid=IwAR36uOCkE5bivb6xQk_N2JzE3j91a2wQRZMI67cMTB7l-QeVhjgRwy81t04</a></u></span></span><u></u></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://www.traxmag.com/boiler-room-43-festival-films-en-ligne/?fbclid=IwAR0fC0T0RB5TCCnBlUVgdVYrYlKsq1zCIiaDKvik7J073iQE8vsn5yzUXuk">https://www.traxmag.com/boiler-room-43-festival-films-en-ligne/?fbclid=IwAR0fC0T0RB5TCCnBlUVgdVYrYlKsq1zCIiaDKvik7J073iQE8vsn5yzUXuk</a></u></span></span></p>
<h4 class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://musiczone.substack.com/p/le-live-stream-tour-nouveau-concept"><strong>https://musiczone.substack.com/p/le-live-stream-tour-nouveau-concept</strong></a></u></span></span></h4>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://musiczone.substack.com/p/le-live-stream-tour-nouveau-concept">https://musiczone.substack.com/p/le-live-stream-tour-nouveau-concept</a></u></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/actu/0603056037318-dancefloor-un-projet-de-danse-ne-en-pleine-crise-sanitaire-336658.php">https://business.lesechos.fr/entrepreneurs/actu/0603056037318-dancefloor-un-projet-de-danse-ne-en-pleine-crise-sanitaire-336658.php</a></u></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="http://www.tmnlab.com/2016/11/21/letat-lieux-numerique-theatres-2016-infographie-rapport-complet/">http://www.tmnlab.com/2016/11/21/letat-lieux-numerique-theatres-2016-infographie-rapport-complet/</a></u></span></span></p>
<p class="western"><span style="color: #000080;"><span lang="zxx"><u><a href="https://itsocial.fr/actualites/technologie/covid-19-entreprises-passent-virtuel-maintenir-leurs-evenements/">https://itsocial.fr/actualites/technologie/covid-19-entreprises-passent-virtuel-maintenir-leurs-evenements/</a></u></span></span></p>
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		<title>Si Mains d’œuvres était une start-up …</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/si-mains-doeuvres-etait-start-up/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Oct 2019 16:51:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La news est en train de filer bon train sur les réseaux sociaux ; ce mardi 8 octobre 2019 au matin, les membres de Mains d’œuvres ont eu la très désagréable surprise de découvrir la maréchaussée parquée devant leurs locaux, les pandores gardant farouchement l’endroit pour les empêcher d’entrer et de procéder à leur mission [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;" align="justify"><a href="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/10/12974487_1155983764433492_3433163306848726464_n.jpg"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-32033 size-full" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/10/12974487_1155983764433492_3433163306848726464_n.jpg" alt="" width="960" height="960" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/10/12974487_1155983764433492_3433163306848726464_n.jpg 960w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/10/12974487_1155983764433492_3433163306848726464_n-188x188.jpg 188w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/10/12974487_1155983764433492_3433163306848726464_n-288x288.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/10/12974487_1155983764433492_3433163306848726464_n-768x768.jpg 768w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/10/12974487_1155983764433492_3433163306848726464_n-494x494.jpg 494w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/10/12974487_1155983764433492_3433163306848726464_n-70x70.jpg 70w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2019/10/12974487_1155983764433492_3433163306848726464_n-100x100.jpg 100w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /></a></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">La news est en train de filer bon train sur les réseaux sociaux ; ce mardi 8 octobre 2019 au matin, les membres de <strong>Mains d’œuvres</strong> ont eu la très désagréable surprise de découvrir la maréchaussée parquée devant leurs locaux, les pandores gardant farouchement l’endroit pour les empêcher d’entrer et de procéder à leur mission quotidienne, je cite :</span></p>
<blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">« <i>Un accompagnement professionnalisant et personnalisé.</i></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><i>Mains d’Œuvres accueille des artistes, porteurs de projets et structures innovantes qui sont engagés dans la création artistique. Chaque année nous aidons plus de 50 entités à se structurer, à monter des projets et à confronter leurs créations à une population</i> ».</span></p>
</blockquote>
<h1 class="western"><span style="color: #000000;">20 ans sur le front de la création</span></h1>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Un chouinage de plus sur le front associatif en quête de subventions ? Wrong ! Le lieu opère depuis 20 ans pour accoucher et mettre en selle des talents dont certains ne vous sont pas inconnus : Arnaud Rebotini, qui a quand même raflé un César pour avoir signé la BO de <i>120 Battements par minute </i>(donc pas totalement le dernier des nazes), Juliette Dragon l’une des incontournables papesses de la scène burlesque internationale, Rikkha, le combo qu’elle a formé avec son Bison de mari, combo qui tourne régulièrement aux States où il fait salle comble, pour une fois que les Ricains nous envient quelque chose, Frustration, Naive New Beaters, Living Ruins, The Psychotic Monks, Mademoiselle K …</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Je ne vais pas tous vous les citer, il y en a long comme le bras, et je ne parle là que des musicos … car l’asso gère aussi des artistes plasticiens, le Laboratoire des Arts de la Performance aka le LAP, la Compagnie A. … là aussi je vous laisse consulter la page dédiée de leur site web pour mesurer l’envergure du catalogue … et la catastrophe artistique que représente la fermeture de cet espace, où est actuellement entreposé le matériel des artistes en résidence qui se retrouvent de facto au chomdu technique, ne pouvant plus ni répéter, ni s’équiper pour honorer concerts et spectacles programmés …</span></p>
<h1 class="western"><span style="color: #000000;"><strong>Rock gauchiste vs conservatoire municipal ?</strong></span></h1>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Programmés dans d’autres salles qui vont donc subir de plein fouet la décision prise d’autorité par la municipalité de Saint Ouen qui a voulu ainsi mettre un terme à une situation qui n’a que trop duré, braves gens, pensez donc : nous avons affaire à une structure « <em>déjà en redressement judiciaire » </em><em>qui cumule </em><em>« 237.000 euros d&rsquo;impayés de loyers</em> » et devait vider les lieux fin 2017, pour cause de bail non renouvelé par l’édile alors fraîchement élu William Delannoy tendance UDI qui comptait récupérer l’ancien centre sportif des usines Valeo installé dans la proximité des Puces … pour y parachuter … un conservatoire municipal (ce ne sont pourtant pas les sites industriels à l’abandon qui manquent dans le coin, mais c’était celui, pas un autre, na). </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Alors que Mains d’œuvre y a installé une école de musique, dont les inscriptions affichent complet pour cette nouvelle saison. Oui mais vous comprenez, la municipalité fera mieux que ces saltimbanques gauchistes qui font du rock !!!!!!! Arghhhhh malédiction, caca, le rock, pas de la musique, ça ! Subversif ! Surtout fait pas des saltimbanques gauchistes ! Beurk !Et en plus ça fait du bruit qui gêne les riverains … alors que si vous consultez la map Google, vous verrez que les locaux sont coincés entre une école, un café et un complexe sportif (donc bof bof comme argument).</span></p>
<h1 class="western"><span style="color: #000000;"><strong><b>Décapiter un h</b></strong><strong><b>aut lieu de la créativité de la Seine Saint-Denis</b></strong></span></h1>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Bref, mis en demeure de vider les lieux manu militari en 2017, les saltimbanques gauchistes ont décidé de rester (ça s’accroche bien, le saltimbanque gauchiste, pire qu’un morpion, et s’il est punk, bon dieu, vous êtes fichu, faut carrément dératiser à la sulfateuse), faisant appel de cette décision culturo-léthale auprès de Dame Justice, la déesse aveugle … qui a statué pour le départ, mais bon ils ont tenté de faire appel, décision qui aurait dû tomber début décembre 2019. Il faut croire que la Mairie n’a pas eu la patience,l’approche des municipales peut-être ? Et l’opportunité de récupérer un immeuble que l’asso a équipé à hauteur de 4 millions de travaux et aménagements, ce qui devrait largement éponger les <em>« 237.000 euros d&rsquo;impayés de loyers</em>« , si j’arrive encore à faire une soustraction digne de ce nom &#8230;</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Quoi qu’il en soit, les pandores étaient ce matin devant la porte de l’établissement. Laissant 25 salariés + 120 intermittents sur le carreau sans compter 20 années de boulot de terrain passées à la trappe, le festival MO’FO à la flotte, une centaine de bénévoles à la casse, et les habitants privés d’un haut lieu de la créativité de la Seine Saint-Denis, qui va sérieusement devoir reprendre son site <a href="ttps://www.tourisme93.com/document.php?pagendx=745&amp;engine_zoom=LOIIDFSRV0000333">Tourisme93.com</a>, dont la page dédiée est désormais obsolète, pour cause de décapitation en règle. Franchement ça fait sérieux.</span></p>
<h1 class="western"><span style="color: #000000;"><strong>Mains </strong><strong>d’œuvre</strong><strong> serait une start-up, el</strong><strong>l</strong><strong>e aurait déjà collect</strong><strong>é</strong><strong> de la levée de fonds</strong></span></h1>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Car figurez-vous que l’asso a de bons résultats si j’en crois les stats affichées en présentation de la pétition qu’elle fait tourner depuis ce midi pour faire levier : </span></p>
<blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>« </strong><em>Mains d’Oeuvres, c’est 7j/7, c&rsquo;est 25 emplois permanents (40 avec les résidents) et 120 intermittents, c’est 250 résidents au travail quotidiennement, c’est 150 événements par an pour 25 000 visiteurs, 15 services civiques, c’est 4 millions d’euros de travaux réalisés en 20 ans par l&rsquo;association, 55% de ressources propres, 150 jeunes de -26 ans du 93 accompagnés vers l’emploi par les chantiers de création, une école de musique de 200 élèves, 200 bénévoles, 15 000 artistes passés par Mains d’Oeuvres pour développer leurs projets, 50 œuvres produites par an, 40 partenaires sociaux éducatifs qui essaiment des actions sur tout le territoire ».</em></span></p>
</blockquote>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">C’est quoi, les chiffres du chômage en France ? Pour une fois qu’on a une entreprise à peu près pérenne qui créé de l’emploi (dans le coin, c’est un exploit), qui forme des artistes solides, rayonne culturellement et participe à améliorer l’image d’un département qui n’est pas forcément en odeur de sainteté (et je sais de quoi je parle, j’y ai vécu), … il faudrait peut-être y réfléchir à deux fois avant de faire n’importe quoi. On va le dire franchement : MARRE qu’on démantèle des organismes artistiques qui fonctionnent et accouchent des artistes à succès de demain !!!! RAS-LE-BOL ! Disons-le clairement, avec les résultats qu’elle affiche actuellement, Mains d’œuvres serait une start-up, elle aurait déjà collecter de la levée de fonds. Et sans en rajouter sur le pitch.</span></p>
<h1 class="western"><span style="color: #000000;"><strong>C</strong><strong>e sont les Rolling Stones du futur qu’on assassine !</strong></span></h1>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Aussi, arrêtons de bousiller des entreprises qui fonctionnent, ont du savoir faire en la matière, affichent du résultat et un pedigree de cette qualité. La musique, la culture, la création, c’est un domaine spécifique qui exige de l’expertise ! Dois-je par ailleurs rappeler que les Rolling Stones ont engrangé « <i>560 millions de dollars rien que pour les 147 concerts du « Bigger bang »(2005 à 2007) </i>» faisant ainsi tourner une véritable PME d’environ 400 salariés. Dixit <a href="https://www.lemonde.fr/culture/article/2013/07/26/les-rolling-stones-un-business-juteux_3453964_3246.html"><i>Le Monde</i></a>. Bref une boite qui marche du tonnerre de Zeus (même si les chiffres datent un peu, mais les cailloux qui roulent demeurent une valeur sûre et qui ne fait que grimper) … et qui a commencé au bas de l’échelle … et aurait peut-être bien apprécié d’avoir une structure comme Mains d’œuvres pour l’épauler à ses débuts, ce qui lui aurait peut-être évité la cata d’Altamont en 69.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Soulignons également ces chiffres avancés par <a href="https://www.lalettredumusicien.fr/s/articles/6113_0_export-de-la-musique-les-chiffres-cles?idarticle=6113"><em>La Lettre du Musicien</em></a> en juin 2019 : « <i>Pour la première fois, le chiffre d’affaires de la filière musicale française à l’export passe le cap des 300 millions d’euros … Marc Thonon, directeur général du Bureau Export (Burex), se félicite de cette progression de 16% par rapport à 2017, alors que le marché mondial ne croît que de 9,7% </i>». Ce joli résultat n’existerait pas si il n’y avait pas des projets comme Mains d’œuvres, aussi investis, exigeants et rigoureux.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Concluons : alors que les soutiens affluent, que les artistes, bénévoles, usagers et membres de <i>Mains d’œuvre</i> manifestent sous la flotte pour sauver ces si beaux meubles du chaos que leur promettent des décideurs visiblement incapables de sortir leur calculette, nous insistons sur le fait que la culture est un marché porteur, un marché d’avenir, qui créé de la richesse. Richesse sociale, inventivité, confiance, création d’activité … bref c’est tout bénef. Dunkerque a misé là dessus et ça commence à porter ses fruits. Il serait bon que les collectivités franciliennes s’en souviennent à l’heure de la mutation enclenchée par le Grand Paris.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>Et plus si affinités</strong></span></p>
<p><a href="https://www.mainsdoeuvres.org">https://www.mainsdoeuvres.org</a></p>
<p><a href="https://www.change.org/p/mairie-de-saint-ouen-un-nouveau-bail-pour-mains-d-oeuvres-2">https://www.change.org/p/mairie-de-saint-ouen-un-nouveau-bail-pour-mains-d-oeuvres-2</a></p>
<p>Cet article <a href="https://www.theartchemists.com/si-mains-doeuvres-etait-start-up/">Si Mains d’œuvres était une start-up …</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.theartchemists.com">The ARTchemists</a>.</p>
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