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	<title>pole dance</title>
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		<title>Soirée « Réveillons-nous » by La Velu.e : accueillir 2026 dans la joie et les paillettes rose magenta !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/soiree-lavelue-nouvel-an/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 17:29:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ok vous êtes à la bourre pour le réveillon du nouvel an&#160;? Vos plans sont tombés à la flotte&#160;? Les copains ont été décimés par une épidémie de grippe&#160;? Tata Georgette et Tonton Raymond annulent tout pour cause d’inondation du garage (le tuyau de la machine à laver à lâché à l’essorage)&#160;? Pas de panique&#160;: il vous reste La Velu.e qui vole à votre secours, ouvrant tout grand ses beaux...</p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-soiree-la-velue-nouvel-an-20226.jpg" alt="" class="wp-image-38432" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-soiree-la-velue-nouvel-an-20226.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-soiree-la-velue-nouvel-an-20226-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/12/The-ARTchemists-soiree-la-velue-nouvel-an-20226-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Ok vous êtes à la bourre pour le réveillon du nouvel an&nbsp;? Vos plans sont tombés à la flotte&nbsp;? Les copains ont été décimés par une épidémie de grippe&nbsp;? Tata Georgette et Tonton Raymond annulent tout pour cause d’inondation du garage (le tuyau de la machine à laver à lâché à l’essorage)&nbsp;? Pas de panique&nbsp;: il vous reste La Velu.e qui vole à votre secours, ouvrant tout grand ses beaux bras pailletés pour vous accueillir et vous choyer durant l’ultime nuit de l’an 2025.</p>



<p>Cabaret scintillant, numéros époustouflants, dancefloor caliente, fiesta trépidante&nbsp;: le programme sera DE-MEN-TIEl&nbsp;!!!!</p>



<p>On ne présente plus la team La Velu.e mais quand même on en remet une petite couche pour les novices. Dropant ses oripeaux de saltimbanques dans les backstages du hasard Ludique, le quadrige <a href="https://www.instagram.com/ughett_official/">Ughett</a>/<a href="https://www.instagram.com/fabisounours/">Fabisounours</a>/<a href="https://www.instagram.com/lokistarfish/">Lokistarfish</a>/<a href="https://www.instagram.com/edouard_lkh/">Edouard Liotard</a> compte bien faire exploser vos petites cellules grises de bonheur et d’exultation.</p>



<p>A l’affiche pour compléter ce socle aussi solide que talentueux&nbsp;: <a href="https://www.instagram.com/judalavidange/">Juda La Vidange</a>, <a href="https://www.instagram.com/pretty_quasar/">Pretty Quasar</a>, <a href="https://www.instagram.com/arsenik.a/">Arsenik.a</a>. Et un stand make-up, du vjing, une scéno immersive.</p>



<p>Soit le plein de rire, de burlesque, d’acrobaties, de pole dance, de drag king and queeen, de chorés déjantées, de paillettes, de plumes, de strass, de grâce, de DJ sets, de blagues, de bonne humeur. Et de l’amour. Beaucoup d’amour. Avec plein de bisous et de câlins. Et encore un peu de paillettes, rose magenta, parce que la vie est plus sympa avec des paillettes rose magenta.</p>



<p>Bref maintenant que vous savez, plus d’excuse, laissez Georgette et Raymond éponger leur sous-sol (depuis le temps que vous leur dites de changer le tuyau de la machine à laver) et filez dare dare à l&rsquo;entrée du Hasard Ludique, il reste encore des places pour les retardataires. Enjoy !!!!!!</p>



<p>Pour préparer votre soirée, consultez le compte Insta des soirées <a href="https://www.instagram.com/lavelu.e/">La Velu.e</a> .</p>
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		<title>Architecture contemporaine : pourquoi tant de gens la détestent (et pourquoi ils ont peut-être tort)</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/architecture-contemporaine-pourquoi-rejet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dauphine De Cambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Oct 2025 10:25:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Beaux-Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Tout se ressemble », « que des boîtes en verre », « on a perdu le beau ». Qui n’a jamais entendu ce verdict lapidaire à propos des immeubles récents ? Les enquêtes d’opinion confirment cette impression : selon une enquête Yougov datant de 2009, «&#160;77 % des gens préfèrent l’architecture traditionnelle&#160;». d’autres études citées notamment par archikallos.com confirment cette tendance. Tendance aujourd’hui validée par la politique trumpienne qui...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/The-ARTchemists-architecture-moderne.jpg" alt="différents bâtiments d'architecture moderne" class="wp-image-38356" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/The-ARTchemists-architecture-moderne.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/The-ARTchemists-architecture-moderne-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/10/The-ARTchemists-architecture-moderne-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:14px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>« Tout se ressemble », « que des boîtes en verre », « on a perdu le beau ». Qui n’a jamais entendu ce verdict lapidaire à propos des immeubles récents ? Les enquêtes d’opinion confirment cette impression : selon une <a href="https://adamarchitecture.com/wp-content/uploads/2019/04/YouGov-survey_Oct09_resultsfollowup.pdf">enquête Yougov</a> datant de 2009, «&nbsp;77 % des gens préfèrent l’architecture traditionnelle&nbsp;». d’autres études citées notamment par <a href="https://archikallos.com/2024/06/20/tradition-vs-modernite-le-verdict-du-public/">archikallos.com</a> confirment cette tendance. Tendance aujourd’hui validée par la politique trumpienne qui privilégie désormais un style traditionnel pour ériger les batîments publics.</p>



<p>Un fossé s’est donc creusé entre ce que produisent les écosystèmes de la construction et ce que le public attend. Pourtant, réduire l’architecture contemporaine à une succession de « glass boxes » interchangeables, c’est passer à côté des forces profondes qui la façonnent. Normes, budgets, climat, usages : derrière la peau de verre, il y a une équation complexe. Et souvent, l’histoire nous rappelle qu’un édifice conspué à sa naissance finit par devenir… culte.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi tant de « boîtes » ?</h2>



<p>L’impression d’uniformité n’est pas qu’un cliché : il suffit de lever les yeux dans n’importe quelle métropole pour s’en convaincre. Mais les raisons sont moins esthétiques que techniques et économiques.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La façade rideau – métal et verre – est plus mince qu’un mur maçonné. Résultat : à surface identique, elle offre davantage de mètres carrés louables. Dans un marché où chaque mètre compte, c’est un avantage décisif.</li>



<li>Ajoutons des plateaux profonds et des cœurs techniques centralisés, hérités du bureau de l’après-guerre, parfaits pour l’open space mais redoutables pour le logement.</li>



<li>Enfin, les réglementations (hauteur, retraits, surfaces) et le fameux « value engineering » poussent à simplifier les volumes, à les rationaliser, quitte à les répéter jusqu’à la lassitude.</li>
</ul>



<p>Le « <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/20_Fenchurch_Street">Walkie-Talkie » de Londres</a>, dont la géométrie concave a concentré les rayons du soleil au point de faire fondre une carrosserie, reste un exemple spectaculaire de ce que produit parfois cette mécanique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Brutalisme, minimalisme, post-modernisme : une cartographie des styles</h2>



<p>Il est facile de dire « c’est moche ». Et beaucoup intéressant pour ne pas dire pertinent de replacer les formes dans leurs familles.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Né dans les années 1950 au Royaume-Uni, le brutalisme exalte la matière brute, la lisibilité structurelle, les volumes francs. On l’aime ou on le déteste, mais impossible d’ignorer sa force.</li>



<li>Quant au minimalisme, le « less is more » de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ludwig_Mies_van_der_Rohe">Mies van der Rohe</a> poussé à l’extrême, implique lignes nettes, détails impeccables, dépouillement quasi spirituel.</li>



<li>Réaction contre le dogme moderniste, le post-modernisme de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Venturi">Robert Venturi</a> revendique la « complexité et contradiction », le retour du signe, du clin d’œil, de l’ornement assumé.</li>
</ul>



<p>Ces étiquettes ne disent pas « beau » ou « laid », mais à quoi sert la forme : révéler la matière, épurer, dialoguer par symboles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Du scandale au patrimoine</h2>



<p>Nombre de bâtiments adulés aujourd’hui furent haïs hier. Trois exemples parmi les plus célèbres :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Jugée gadget, imposée contre 90 % d’avis défavorables, la pyramide du Louvre (1989) : est désormais l’entrée la plus photographiée du monde.</li>



<li>Le Centre Pompidou (1977), surnommé « Notre-Dame des tuyaux » et moqué pour son esthétique de raffinerie, est devenu un cœur civique et un symbole du Paris high-tech.</li>



<li>Chantier chaotique, architecte démissionnaire, l’Opéra de Sydney (1973) offre une silhouette aujourd’hui classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.</li>
</ul>



<p>Résumons&nbsp;: à chaque fois, l’hostilité initiale s’estompe. L’usage, la mémoire et la photographie transforment l’étrangeté en icône.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Juger autrement que par le « beau »</h2>



<p>Le piège serait de ne juger que la peau du bâtiment, sans lire son programme. Un bâtiment, c’est d’abord des usages : accueillir, soigner, apprendre, produire. Un minimalisme peut offrir lisibilité et calme ; un brutalisme, des espaces publics puissants. La vraie question est : qu’offre-t-il à la ville ?</p>



<p>Autre angle crucial : l’écologie. Le bâtiment représente près d’un tiers des émissions mondiales. Façades, compacité, réemploi, sobriété technique ne sont pas des caprices : ce sont des leviers de décarbonation. L’esthétique, pour être jugée, doit se croiser avec la performance environnementale.</p>



<p>Enfin, l’histoire elle-même joue contre nos jugements immédiats. Le temps déplace les regards : l’iconoclasme d’hier devient le patrimoine de demain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment critiquer mieux ?</h2>



<p>Plutôt que de dire « c’est moche », posons-nous d’autres questions :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le rez-de-chaussée donne-t-il envie d’entrer ? Le bâtiment anime-t-il la rue ?</li>



<li>Les espaces sont-ils flexibles, réversibles ? Servent-ils des programmes variés ?</li>



<li>Qu’en est-il de l’inertie, de l’ombre, du réemploi des matériaux ? Bref du caractère écologique du bâtiment ?</li>



<li>Que raconte la forme ? Quelle histoire, quel symbole propose-t-elle à ses habitants ?</li>
</ul>



<p>Robert Venturi rappelait que l’architecture est aussi un langage. Encore faut-il apprendre à l’écouter.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<item>
		<title>X- Pearl – MaXXXine : la célébrité jusqu’à l’obsession</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/x-pearl-maxxxine-films/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Aug 2025 10:45:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le grand écran comme passerelle vers la célébrité&#160;: un thème usé jusqu’à la corde. Ti West s’en empare pour accoucher d’une trilogie sanglante qui dynamite le rêve américain. X- Pearl – MaXXXine&#160;: menée bille en tête par une Mia Goth sidérante à bien des égards, le triptyque a tout pour devenir aussi culture que les genres cinématographiques auxquels il rend talentueusement hommage. X (2022) : quand le rêve pornographique vire...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-X-Pearl-Maxxxine.jpg" alt="" class="wp-image-38274" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-X-Pearl-Maxxxine.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-X-Pearl-Maxxxine-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2025/08/The-ARTchemists-X-Pearl-Maxxxine-494x395.jpg 494w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



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<p>Le grand écran comme passerelle vers la célébrité&nbsp;: un thème usé jusqu’à la corde. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ti_West">Ti West</a> s’en empare pour accoucher d’une trilogie sanglante qui dynamite le rêve américain. <em>X- Pearl – MaXXXine</em>&nbsp;: menée bille en tête par une <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mia_Goth">Mia Goth</a> sidérante à bien des égards, le triptyque a tout pour devenir aussi culture que les genres cinématographiques auxquels il rend talentueusement hommage.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="X | bande-annonce vostfr" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/zjFi25nRznU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>X</em></strong><strong> (2022) : </strong><strong>quand l</strong><strong>e rêve pornographique vire au cauchemar</strong></h2>



<p>Situé en 1979, <em>X</em><em>, </em><em>le premier volet de cette goresque saga,</em>suit une équipe de tournage de films pour adultes qui déboule dans une ferme isolée au Texas. Maxine Minx (Mia Goth) compte bien s’y tailler la part du lion et propulser sa carrière. C’est sans compter sur Pearl, la propriétaire des lieux et son époux, vieillards isolés aux mœurs étranges et malsaines, avec une certaine tendance au massacre de masse.</p>



<p>Classique&nbsp;: le tournage tourne au carnage dans la plus pure tradition du slasher. <em>Vendredi 13</em>, <em>Halloween </em>et consort servent de socle à l’extermination particulièrement énergique de ces acteurs porno trop libérés au goût de leurs hôtes. Hôtes qui vont cependant se casser les dents sur Maxine qui n’a pas du tout l’intention de se laisser buter. Naissance d’une héroïne doublée d’une prédatrice&nbsp;?</p>



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<iframe loading="lazy" title="Pearl | Official Trailer HD | A24" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/L5PW5r3pEOg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Pearl </em></strong><strong>(2022) : </strong><strong>a</strong><strong>ux sources d’une psychose meurtrière</strong></h2>



<p>Préquelle de <em>X</em>, <em>Pearl</em> se déroule en 1918 et retrace la jeunesse de la vieille dame évoquée plus haut. Et sa mutation en meurtrière psychopathe. Son jeune époux étant mobilisé en France, Pearl est coincée dans la ferme parentale et elle s’y ennuie. Père handicapé, mère autoritaire, Pearl étouffe dans cet univers confiné. Elle n’a qu’une envie&nbsp;: devenir danseuse et partir, loin. L’envie tourne à l’obsession, et Pearl va tout faire pour réaliser son rêve. TOUT. Y compris l’inimaginable, l’insupportable.</p>



<p>Mia Goth endosse le rôle de cette jeune femme aussi fragile que cruelle. Elle y explose littéralement, occupant l’espace, l’écran, l’esprit. Épouvantable. On ne sait ce qui terrorise le plus&nbsp;: ses accès de violence, ses crises de larmes ou sa froideur. Un mélange de tout cela en mode technicolor, exprimé en un ultime sourire qui laisse le spectateur figé, offrant la clé du film précédent dans une retournement de situation proprement génial.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="MaXXXine | Official Trailer HD | A24" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/y0uS3t6nFgY?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
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<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>MaXXXine </em></strong><strong>(2024) : Hollywood, entre rêve et cauchemar</strong></h2>



<p>Dernier opus de la trilogie, <em>MaXXXine</em> revient sur le parcours de Maxine Minx.&nbsp;Nous sommes en 1985&nbsp;: elle a survécu au premier opus, est installée à Los Angeles et tente de percer à Hollywood. Engagée dans un film d&rsquo;horreur, elle se retrouve confrontée à un tueur en série inspiré du « <a href="https://www.theartchemists.com/night-stalker-netflix-richard-ramirez/">Night Stalker</a>« , et qui menace de révéler son passé.</p>



<p>Connaissant les méthodes et la volonté de Maxine, on imagine bien qu’elle ne va pas se laisser faire. Ici encore, le prédateur ne sera pas celui qu’on croit. Il faut préciser que Maxine la survivante évolue dans un milieu de requins. Les dessous de l&rsquo;industrie cinématographique ne sont guère reluisants et les sacrifices consentis par l’héroïne trop importants pour qu’elle se laisse assassiner sans rien faire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Eros/Thanatos version trash</h2>



<p>À travers cette trilogie, Ti West interroge bien évidemment le mythe du rêve américain et les moyens employés pour y parvenir. Ses héroïnes sont en quête de reconnaissance, prêtes à tout pour devenir célèbres. Si elles s’adonnent au pire, c’est en toute connaissance de cause, volontairement. La société du spectacle en prend un sacré coup&nbsp;: pour sortir de l’anonymat, il y a la danse ou le porno.</p>



<p>Toutes ne sont pas forcément nées du bon côté de la barrière. Pour être reconnues, elles doivent employer la manière forte. C’est un peu la logique à l’œuvre dans la trilogie. Et Ti West fait en sorte de nous faire tanguer entre horreur et empathie face à ces jeunes filles acculées au pire pour réussir, et qui vont s’y adonner avec une forme évidente de délectation. Eros/Thanatos&nbsp;? Oui mais version trash.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Au centre de l’objectif, Mia Goth</h2>



<p>Un trash teinté d’atmosphères, de tonalités différentes. Ti West connaît ses classiques, il les aime&nbsp;: <em>Massacre à la tronçonneuse</em>, <em>Psychose</em>, <em>Freddy, Ténèbres </em>se mêlent à <em>Gorge Profonde </em>ou <em>Le Magicien d’Oz </em>pour offrir un regard profondément dérangeant, malsain, alimenté par la bande originale, les cadrages, les couleurs, le grain de l’image. Au centre de l’objectif, Mia Goth.</p>



<p>Elle porte les trois films à bout de bras, tissant le lien entre les intrigues. Maxine, c’est Pearl avec 40 ans de plus. Dans une Amérique en train de se libérer. Si Pearl avait vécu dans les années 70, elle aurait plus facilement pu s’imposer. C’est ce qui ressort de l’interprétation de Goth, qui fait planer le doute avec un rare subtilité, cache une puissance incroyable derrière un visage insouciant ou candide parfois, dur aussi quand il s’agit de frapper.</p>



<p>Pour comprendre La trilogie <em>X – Pearl – MaXXXine</em> de Ti West, il faut faire le parallèle avec <a href="https://www.theartchemists.com/manson-perou-photographe-rock/">Marilyn Manson</a>. Chaque membre du groupe a forgé son nom de scène en associant le prénom d’une grande actrice et le nom d’un tueur en série. Histoire de mettre en exergue ce qui motive la société américaine&nbsp;: le sexe et la mort violente. Les deux pôles du cinéma hollywoodien en général et des films d’horreur en particulier. Et une synthèse rock de l’humanité obsédée par la reproduction et l’anéantissement. Pour échapper à l’oubli, la célébrité&nbsp;via la caméra ou le meurtre.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>« La culture, c’est quoi aujourd’hui ? » : état des lieux d’une notion en mutation</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/culture-aujourdhui-definitions-enjeux-debats/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Jun 2025 09:19:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=38058</guid>

					<description><![CDATA[<p>The ARTchemists média culturel&#160;? Mais encore&#160;? On en discutait l’autre jour, tous ensemble. Est-ce que ça veut dire encore quelque chose aujourd’hui&#160;? Le mot culture est partout, décliné à toutes les sauces. Dans les médias, les discours politiques, les campagnes de pub, les salles de classe, sur les réseaux sociaux bien évidemment. On parle de culture artistique, populaire, d’entreprise, urbaine, scientifique, numérique… Mais que recouvre réellement ce terme&#160;? Ici maintenant,...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>The ARTchemists média culturel&nbsp;? Mais encore&nbsp;? On en discutait l’autre jour, tous ensemble. Est-ce que ça veut dire encore quelque chose aujourd’hui&nbsp;? Le mot <em>culture</em> est partout, décliné à toutes les sauces. Dans les médias, les discours politiques, les campagnes de pub, les salles de classe, sur les réseaux sociaux bien évidemment. On parle de culture artistique, populaire, d’entreprise, urbaine, scientifique, numérique… Mais que recouvre réellement ce terme&nbsp;? Ici maintenant, en 2025 ? D’où vient-il ? À quoi sert-il ? Qu’englobe-t-il&nbsp;? Pourquoi fait-il débat ? Pourquoi DOIT-IL faire débat&nbsp;? Définir la culture, c’est entrer dans un champ vaste, mouvant, confus. Un tour d’horizon s’impose.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un produit de la Renaissance pour trois grandes acceptions contemporaines</h2>



<p>Quand on veut faire le point sur la signification d’un mot, il faut commencer par ses racines, sa source, son étymologie. Le mot <em>culture</em> dérive du latin <em>colere</em> aka «&nbsp;cultiver&nbsp;». À l’origine, il désigne donc l’entretien de la terre (<em>cultura agri</em>). Ce n’est qu’au XVe siècle qu<em>’il</em> commence à s’appliquer à l’esprit : on parle alors de <em>cultiver son savoir</em>, <em>son langage</em>, <em>ses goûts</em>. Ce glissement sémantique reflète un changement profond dans la manière dont on conçoit l’être humain.</p>



<p>À la fin du Moyen Âge, puis avec la Renaissance, l’homme commence à se penser comme perfectible, capable de progresser, de s’élever par l’éducation et la connaissance. C’est le moment où l’on redécouvre les textes de l’Antiquité, où l’on valorise les <em>humanités</em> — grammaire, rhétorique, philosophie, histoire, arts — considérées comme des outils de développement personnel et social. <em>Cultiver l’esprit</em> s’impose comme une image puissante : comme on soigne un champ pour qu’il porte des fruits, on travaille son intelligence, sa sensibilité, sa langue, pour s’épanouir et contribuer à la société.</p>



<p>Et aujourd’hui&nbsp;? Qu’en est-il&nbsp;? La culture est perçue de trois manières&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La culture comme perfection individuelle<strong>&nbsp;</strong>; inspirée des Lumières, elle valorise le raffinement, la connaissance des arts, la lecture, la musique.</li>



<li>La culture comme patrimoine collectif&nbsp;; elle désigne ici les productions d’une société dignes d’être conservées et transmises (musées, monuments, arts « nobles »).</li>



<li>La culture comme mode de vie&nbsp;; c’est une vision anthropologique développée par Edward Tylor ou Claude Lévi-Strauss) selon laquelle tout groupe humain a une culture (langue, rites, cuisine, organisation sociale…).</li>
</ul>



<p>Bien évidemment, ces trois définitions se chevauchent, s’enchevêtrent… et entrent parfois en tension. D’où la grande question&nbsp;: culture pour qui&nbsp;? Culture pour quoi&nbsp;? Et là on entre dans la valse des contradictions.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Culture légitime vs culture populaire</strong></h2>



<p>Depuis les travaux du sociologue Pierre Bourdieu — notamment dans <em>La Distinction</em> (1979) — on sait que la culture n’est pas qu’une affaire de goûts ou de curiosité : c’est aussi un marqueur social. Autrement dit, ce que l’on consomme comme œuvre ou spectacle, ce que l’on considère comme “bon” ou “légitime”, révèle souvent notre origine sociale, notre niveau d’études, notre capital culturel.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La culture dite savante — musique classique, opéra, théâtre d’auteur, peinture ancienne, philosophie — a historiquement été valorisée par l’école, l’université, l’État, les institutions républicaines. Elle est souvent associée à une élite intellectuelle ou bourgeoise, et transmise dans les cercles favorisés dès l’enfance.</li>



<li>En parallèle, la culture populaire — chansons de variété, bandes dessinées, rap, séries télévisées, mangas, jeux vidéo — a longtemps été regardée de haut, considérée comme “inférieure”, “superficielle”, voire “dangereuse”. Pourtant, ce sont ces formes qui touchent aujourd’hui le plus large public, qui forgent des imaginaires puissants, et qui génèrent une créativité foisonnante.</li>
</ul>



<p>Deux univers irréconciliables, voire antagonistes ? Les lignes, heureusement, bougent petit à petit.Depuis une vingtaine d’années, on observe une ouverture du monde culturel institutionnel à la culture populaire. Quelques exemples ? Le <a href="https://www.centrepompidou.fr/fr/">Centre Pompidou</a> a consacré des expositions à la bande dessinée, à l’art brut, au design industriel, ou encore à la culture punk. En 2014, l’exposition <em><a href="https://www.theartchemists.com/tatoueurs-tatoues-au-quai-branly-une-etape-denvergure-dans-les-mutations-dun-genre-en-majeste/">Tatoueurs, tatoués</a></em> au <a href="https://www.quaibranly.fr/fr/">musée du quai Branly</a> a marqué un tournant en reconnaissant le tatouage comme une forme artistique, issue à la fois de rites ancestraux et de mouvements subversifs (prisons, marins, bikers, scènes underground). Des festivals comme <a href="https://www.maisondelaradioetdelamusique.fr/evenement/hip-hop-symphonique-10e-edition">Hip Hop Symphonique</a> réunissent des rappeurs et des orchestres classiques, créant des ponts inédits entre les mondes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Culture mondialisée ou culture fragmentée ?</strong></h2>



<p>Autre paramètre de l’équation : Internet a bouleversé la culture en profondeur. Aujourd’hui, on y accède facilement, gratuitement, partout, en un clic ou presque. On peut aussi produire, partager, commenter des contenus culturels sans passer par les circuits traditionnels : un smartphone suffit pour publier une chanson, un poème, une BD ou un court-métrage. Mais cette ouverture massive produit aussi des effets paradoxaux :</p>



<p>• Les algorithmes, en privilégiant les contenus populaires et rentables, relèguent dans l’ombre les formes d’expression minoritaires, expérimentales, ou simplement moins virales.<br />• Ces mêmes algorithmes construisent des bulles culturelles : chacun se voit proposer des contenus similaires à ce qu’il consomme déjà, sans confrontation avec d’autres styles, d’autres références, d’autres horizons.</p>



<p>Traduction en vrai, dans la vraie vie : des ados peuvent connaître <em><a href="https://www.theartchemists.com/speedlines-manga-one-piece/">One Piece</a></em>, <em>Jujutsu Kaisen</em> ou <em>Demon Slayer</em> sur le bout des doigts, maîtriser les codes du manga et de l’animation japonaise… sans jamais avoir entendu parler de <a href="https://www.theartchemists.com/?s=moli%C3%A8re">Molière</a>, Balzac ou même de la BD franco-belge. Un jeune peut suivre un influenceur mexicain spécialisé dans le low tech, une streameuse finlandaise fan de cosplay, ou une philosophe brésilienne qui vulgarise Spinoza… sans jamais tomber sur <em><a href="https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/">La Grande Librairie</a></em>, <em><a href="https://www.arte.tv/fr/videos/RC-014036/le-dessous-des-cartes/">Le Dessous des Cartes</a></em>, ou une pièce de théâtre contemporaine française. À l’inverse, une autre personne, dans une autre bulle, ne jurera que par le classique occidental, sans jamais croiser un créateur coréen, une série nigériane ou un vidéaste queer non-européen.</p>



<p>Résultat : la culture circule plus que jamais, mais chacun la vit dans son couloir, sa niche, son algorithme personnel. Une mondialisation en apparence… mais cloisonnée.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Culture vivante vs culture institutionnelle</strong></h2>



<p>Également alimenté par l’explosion d’internet, un autre clivage traverse aujourd’hui le monde de la culture, et non des moindres.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>D’un côté, on trouve les institutions traditionnelles — musées nationaux, opéras, conservatoires, grandes écoles artistiques, lieux prestigieux souvent situés dans les centres urbains.</li>



<li>De l’autre, évoluent les créateurs indépendants, collectifs autogérés, artistes issus des cultures urbaines ou numériques, qui se produisent dans des lieux alternatifs ou en ligne, loin des circuits officiels.</li>
</ul>



<p>Cette opposition ne date pas d’hier, mais elle s’est accentuée avec la montée en puissance des réseaux sociaux, des plateformes de diffusion libre, et de nouvelles formes de création plus inclusives, plus connectées, souvent auto-produites.</p>



<p>Les seconds reprochent aux premiers :<br />• leur lenteur d’adaptation aux nouvelles pratiques culturelles et aux formats numériques,<br />• leur centralisme, la majorité des budgets de la visibilité restant concentrée à Paris ou dans quelques grandes villes (et la réduction drastique des subventions n’a rien arrangé),<br />• leur manque de représentativité, un entre-soi social, une faible diversité en termes d’origines, de genres, de parcours ou de disciplines artistiques.</p>



<p>Cette tension se traduit très concrètement dans les débats sur les politiques culturelles :<br />Faut-il continuer à financer massivement les grandes institutions « à la française », ou plutôt soutenir les pratiques locales, les petits lieux de diffusion, les festivals indépendants, les ateliers associatifs, les créateurs de rue, de banlieue ou de web ? Ce débat renvoie à une question plus large : qu’est-ce qu’on considère comme “légitime” dans la culture aujourd’hui ? Et qui décide ?</p>



<p>Concrètement ça donne quoi&nbsp;?</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Tandis que la Philharmonie de Paris propose une programmation prestigieuse et très subventionnée, beaucoup de salles de quartier, de cafés-concerts ou de MJC musicales (ex : le <a href="https://www.lemoloco.com/">Moloco</a> à Audincourt, ou le <a href="https://fgo-barbara.fr/">FGO-Barbara</a> à Paris) luttent pour survivre et offrir une scène aux jeunes groupes émergents. Et pourtant, ce sont souvent ces lieux qui font éclore les nouveaux talents.</li>



<li>L’Opéra de Paris concentre des millions d’euros de subventions publiques chaque année. Pendant ce temps, des collectifs comme <a href="https://paradoxsal.com/">Paradox-sal</a> dansent dans la rue, les friches ou les MJC, et peinent à obtenir des financements durables, alors même qu’ils attirent un public jeune, populaire et diversifié. Leur style, souvent hybride (hip-hop, contemporain, théâtre), est encore peu reconnu dans les circuits officiels.</li>



<li>Le <a href="https://pass.culture.fr/">pass Culture</a>, qui offre un budget de 300 € aux jeunes pour découvrir des œuvres ou lieux culturels, a suscité une polémique : beaucoup de fonds ont profité aux grandes enseignes (Fnac, Pathé…) ou aux grosses institutions, alors que les petits lieux de proximité, les bibliothèques municipales ou les artistes indépendants ont parfois du mal à intégrer le dispositif. Une belle idée, mais qui pose la question : à qui profite réellement ce soutien ?</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Nouvelles formes culturelles : mutation … ou explosion ?</strong></h2>



<p>Nous vivons donc un moment charnière. Jamais la culture n’a été aussi diverse, instantanée, participative. La révolution numérique ne s’est pas contentée de modifier les supports, elle a transformé la nature même des œuvres, des formats, et des rôles. Culture numérique, culture remixée… quid de ce melting pot&nbsp;?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em><strong>La culture numérique</strong></em></h3>



<p>Aujourd’hui, TikTok, Twitch, YouTube, Instagram, et même Discord ou Reddit, sont de véritables lieux de production culturelle. Ces plateformes ne se contentent pas de diffuser : elles créent des tendances, des esthétiques, des mouvements. Chacune a ses codes, ses langages, ses stars et son imaginaire collectif. On y voit émerger de nouveaux formats, hybrides, souvent collaboratifs et éphémères, où l’authenticité, la créativité brute et l&rsquo;interaction comptent autant que la technicité.</p>



<p>Exemples parlants ?<br />• Les battles de rap en ligne (type <em><a href="https://www.eowfrance.fr/v2/">End of the Weak</a></em>, <em><a href="https://www.instagram.com/rapcontendersoff/?hl=fr">Rap Contenders</a></em>) où l’impro, la punchline et la performance sont à l’honneur, accessibles à tous sans passer par une maison de disque.<br />• Les chorégraphies virales sur TikTok, comme langage corporel mondial, reprises en boucle, adaptées, remixées à l’infini.<br />• Les speedruns de jeux vidéo, devenus de véritables performances artistiques où précision, créativité et narration se mêlent.<br />• Les booktubers et booktokers, qui font revivre la critique littéraire auprès d’un jeune public, en utilisant humour, storytelling et mise en scène émotionnelle.</p>



<p>Résultat&nbsp;: les frontières entre créateur et spectateur se brouillent&nbsp;; on <em>commente</em>, on <em>like</em>, on <em>duplique</em>, on <em>répond</em>. Chaque internaute peut devenir acteur culturel, parfois sans le vouloir.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>La culture remixée</em></strong></h3>



<p>Avec les outils numériques accessibles à tous (montage, retouche, IA, filtres), les publics deviennent eux-mêmes créateurs. Ils s’emparent des contenus existants pour en faire autre chose : on découpe, on détourne, on réinterprète, on joue. C’est la logique du remix, du mashup, des memes, des fanfictions :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Un film devient un gif.</li>



<li>Une interview devient une parodie.</li>



<li>Un discours politique devient un son auto-tuné.</li>



<li>Un roman donne lieu à des suites écrites par les fans.</li>
</ul>



<p>Le remix, loin d’être une copie paresseuse, devient une forme d&rsquo;expression critique, créative et ludique. C’est une manière de s’approprier la culture, de la commenter, de la transformer pour mieux la faire parler à son époque. Mais cette culture participative, décrite par Henry Jenkins dans <em>Convergence Culture</em> (2006), questionne les notions traditionnelles d’auteur, d’œuvre, et de public :<br />• Qui est vraiment le créateur ?<br />• À partir de quand une œuvre est-elle « originale » ?<br />• Peut-on créer sans « créer » au sens classique du terme ?</p>



<p>Assiste-t-on à une “crise” de la culture ou à une explosion de ses formats, de ses usages, de ses voix&nbsp;? Cette mutation profonde, souvent joyeuse, parfois chaotique, redéfinit les règles du jeu culturel.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La culture n’est pas neutre, elle est politique</strong></h2>



<p>On pourrait croire que la culture est un espace de liberté pure, de création désintéressée, de divertissement ou de contemplation. En réalité, la culture s’avère un terrain de pouvoir, de choix, de conflits. Elle structure notre vision du monde et reflète les rapports de force qui le traversent.</p>



<p>Assiste-t-on à une crise ou à une métamorphose ?<em> </em>La question n’est pas seulement esthétique. Car cette mutation culturelle, souvent joyeuse, parfois chaotique, redéfinit les règles du jeu, et révèle ce qui se joue en coulisses :<br />• Ce qu’on choisit de montrer ou de cacher,<br />• Ce qu’on décide de financer, de médiatiser, ou au contraire de marginaliser,<br />• Ce qui façonne notre rapport à l’histoire, à l’autre, à soi-même.</p>



<p>La culture n’échappe ainsi à aucun des grands débats contemporains. Elle est traversée par :</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>Des enjeux identitaires&nbsp;</em></strong></h3>



<p>Qui a le droit de prendre la parole ? De représenter ? De raconter ?<br />Les œuvres issues des cultures minoritaires, autochtones, LGBTQIA+, ou diasporiques se heurtent souvent à l’invisibilisation ou à l’exotisation. La question de la représentation devient centrale : on attend de la culture qu’elle reflète enfin la pluralité des identités.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>Des conflits de mémoire</em></strong></h3>



<p>Comment raconter l’histoire ? Quelle place accorder à la colonisation, aux génocides, aux exils, à l&rsquo;esclavage ? Les musées, les manuels scolaires, les films historiques sont autant de champs de bataille où se rejouent les mémoires blessées, les silences, les amnésies officielles.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><em>Des luttes économiques</em></strong></h3>



<p>Qui peut vivre de la culture ? Qui décide de ce qui est “rentable” ? La précarité des artistes, la concentration des moyens dans quelques grandes structures, la logique de rentabilité imposée par certains financeurs posent la question de la marchandisation de la culture — au détriment de la création libre, indépendante, ou expérimentale.</p>



<p>Les exemples ne manquent guère, ne serait-ce que dans notre article sur le travail de sape culturelle entrepris par Trump. Mais on en remet une p&rsquo;tite couche quand même&nbsp;:</p>



<p>• Le débat sur les œuvres dites “décoloniales” dans les musées occidentaux (ex. : restitution des œuvres d’art africain spoliées, ou relecture des collections ethnographiques) révèle la remise en cause des récits dominants, et la tension entre mémoire coloniale et justice culturelle.</p>



<p>• La censure d’artistes féministes sur Instagram (notamment dès qu’un corps nu, une menstruation, une dénonciation du sexisme est représentée) montre comment les plateformes régulent la visibilité selon des normes sexistes, puritaines ou commerciales.</p>



<p>• Le refus de certaines œuvres engagées dans des festivals sponsorisés (ex. : œuvres écologistes censurées dans des événements soutenus par Total, ou performances pro-LGBT écartées de scènes institutionnelles) souligne que le mécénat privé conditionne la liberté d&rsquo;expression.</p>



<p>La culture constitue donc un miroir des tensions de notre société, avec à la clé des problématiques cruciales :<br />• Qui a accès à la parole publique ?<br />• Qui décide de ce qu’est une “grande œuvre” ?<br />• Quelle mémoire collective transmet-on ?<br />• Peut-on créer librement dans un système financé par des intérêts économiques ou politiques ?</p>



<p>La réponse n’est jamais simple. Mais une chose est sûre : défendre une culture vivante, critique, inclusive, c’est aussi faire un acte politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Récapitulons&nbsp;</strong></h2>



<p>La culture aujourd’hui n’est plus univoque. Elle est :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Fragmentée mais connectée,</li>



<li>Populaire et expérimentale,</li>



<li>Ancrée localement, diffusée mondialement.</li>
</ul>



<p>Elle évolue hors des sentiers classiques, dans :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les collectifs queer et DIY,</li>



<li>Les friches artistiques,</li>



<li>Les pratiques amateurs,</li>



<li>Les webzines, les podcasts, les stories Insta.</li>
</ul>



<p>Ce qu’on appelait jadis « haute culture » ou « culture populaire » est désormais fluide, transversale, contaminée. Et c’est tant mieux. Mais cela ne nous dit pas ce qu’est la culture aujourd’hui peut-être parce que la bonne question est&nbsp;: qu’est-ce que la culture devrait être&nbsp;?</p>



<p>Ce qui fait lien&nbsp;? Ce qui nous permet de raconter, comprendre, ressentir&nbsp;?<br />Ce qui divise, hiérarchise, ou libère&nbsp;?<br />C’est peut-être, c’est surtout ce qu’on choisit d’en faire : chacun, chaque jour, en écoutant, en créant, en partageant.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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			</item>
		<item>
		<title>Artistes, réseaux sociaux et syndrome de l’imposteur : quand la comparaison tue la créativité</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/artistes-syndrome-imposteur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benjamin Getenet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Feb 2025 16:56:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37846</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le syndrome de l&#8217;imposteur&#160;: une épidémie qui ne dit pas son nom&#160;? Ce trouble psychologique se traduit par un doute constant sur ses compétences et ses réalisations, même face à des preuves objectives de succès. Avec la montée en puissance de plateformes comme Instagram et Facebook, ce sentiment semble s&#8217;intensifier, alimenté par la comparaison sociale et l’idéalisation des vies des autres. Mais pour les artistes, l’enjeu est encore plus profond&#160;;...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Le syndrome de l&rsquo;imposteur&nbsp;: une épidémie qui ne dit pas son nom&nbsp;? Ce trouble psychologique se traduit par un doute constant sur ses compétences et ses réalisations, même face à des preuves objectives de succès. Avec la montée en puissance de plateformes comme Instagram et Facebook, ce sentiment semble s&rsquo;intensifier, alimenté par la comparaison sociale et l’idéalisation des vies des autres. Mais pour les artistes, l’enjeu est encore plus profond&nbsp;; il s’agit non seulement de leur bien-être, mais aussi de la source même de leur créativité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Syndrome de l’imposteur : une réalité accablante pour les artistes</h2>



<p>Une petite précision historique avant d’entamer notre réflexion. Le terme « syndrome de l’imposteur » a été théorisé dans les années 1970 par les psychologues Pauline Clance&nbsp;et Suzanne Imes dans l’article «&nbsp;<a href="https://paulineroseclance.com/impostor_phenomenon.html%C2%A0">The Impostor Phenomenon in High Achieving Women: Dynamics and Therapeutic Intervention</a>&nbsp;». Ce texte fondateur décrit un état mental trouble et déstabilisant&nbsp;: la personne concernée doute constamment de ses compétences, vivant dans la peur d&rsquo;être « démasquée », dénoncée comme incompétente, même en dépit de ses réussites. En 2023, le <em>Journal of Behavioral Science</em> avançait un <a href="https://bigmedia.bpifrance.fr/decryptages/7-personnes-sur-10-sont-atteintes-du-syndrome-de-limposteur#:~:text=Selon%20le%20Journal%20of%20Behavioral,qui%20sont%20d%C3%A9clencheurs%20du%20syndrome.">chiffre effrayant</a>&nbsp;:</p>



<p>«&nbsp;<em>70 % de la population, quel que soit son genre ou sa catégorie socio-professionnelle, aurait éprouvé au moins une fois un sentiment d’imposture</em>&nbsp;».</p>



<p>7 personnes sur 10 en moyenne selon <a href="https://bigmedia.bpifrance.fr/decryptages/7-personnes-sur-10-sont-atteintes-du-syndrome-de-limposteur#:~:text=Selon%20le%20Journal%20of%20Behavioral,qui%20sont%20d%C3%A9clencheurs%20du%20syndrome.">BPI France</a>&nbsp;: effarant. Dévastateur. Plus particulièrement dans le monde de l’art. La création artistique repose sur l’expression de soi, sur une certaine vulnérabilité&nbsp;: le doute perpétuel peut paralyser l’élan créatif. Et ils sont nombreux à en témoigner, Albert Einsten, Tom Hanks, Emma Watson, Lady Gaga, Neil Gaiman… on ne compte plus les célébrités mettant en doute expertise, talent et mérites.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La comparaison sociale : un ennemi insidieux de la créativité</h2>



<p>Les artistes sont souvent leur pire critique. Perfectionnisme oblige&nbsp;? Les réseaux sociaux n’aident pas à apaiser ce jugement sévère, bien au contraire. En exposant leurs œuvres aux yeux d’un public toujours plus large, toujours plus exigeant, sur des plateformes qui alimentent leurs timelines à grand coup de polémiques et de scandales, les créateurs entrent dans un process de comparaison délétère, qui fragilisent la manière dont ils perçoivent la valeur de leur travail.</p>



<p>Instagram, TikTok et compagnie encouragent la mise en avant d&rsquo;œuvres artistiques « parfaites », soigneusement mises en scène, normées, cataloguées, censurées dès qu’on sort du cadre. Les modes, les tendances s’y succèdent qui enferment les créatifs dans une certaine esthétique. Pour être vu, il faut plaire, flatter l’algorithme, quitte à faire semblant, à revoir ses valeurs. Or la réalité de la création est souvent chaotique, imparfaite et pleine d’essais-erreurs&nbsp;: rien à voir avec cette image sublimée d’une réussite instantanée et sans effort. Les artistes, en particulier les jeunes créateurs qui se lancent, peuvent se sentir submergés par ces représentations idéalisées et en venir à douter de leur propre talent. Pire, ils peuvent carrément l’émasculer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cercle vicieux de la mise aux normes</h2>



<p>Ce qui s’avère pire que le blocage créatif. En se comparant constamment aux œuvres des autres, les artistes, paralysés, n’osent plus créer par peur de ne pas être à la hauteur ou d’être invisibilisés. Le cercle vicieux de la mise aux normes est enclenché : inconsciemment ou volontairement, on étouffe toute originalité pour privilégier la convention.</p>



<p>Le conformisme s’impose au détriment de la prise de risque, de l’expérimentation. De l’expression de soi, de ses ressentis, de sa vision du monde. Que faire alors&nbsp;? Les réseaux sociaux sont bien entendu une vitrine formidable pour exposer son travail&nbsp;; comment faire pour éviter qu’ils ne se transforment en piège&nbsp;? Pour se libérer du syndrome de l’imposteur made in social media&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment gérer ce compagnon invisible</h2>



<p>Plusieurs choses sont envisageables</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Accepter le syndrome de l’imposteur, comme une partie naturelle du cheminement créatif. Se rappeler que d’autres y sont aussi confrontés (cf les exemples plus que prestigieux évoqués plus haut). Se convaincre que c’est un moyen de se libérer de la comparaison constante, de transformer ce sentiment en une source de motivation.</li>



<li>Redéfinir son rapport aux réseaux sociaux, prendre du recul face à ces plateformes et s’en inspirer de manière sélective pour limiter la comparaison toxique. Privilégier des comptes qui partagent les coulisses de la créativité, les échecs comme les doutes, et non uniquement les résultats finaux.</li>



<li>Rejoindre des groupes d’artistes ou des cercles de créateurs qui partagent leurs expériences et leurs doutes, échanger avec ses alter égo pour réaliser que le sentiment d&rsquo;imposture est partagé par beaucoup, et relativiser ses propres doutes.</li>



<li>Apprendre à valoriser chaque étape du parcours artistique, y compris les erreurs et les échecs. Ce sont ces moments qui façonnent le style, la vision uniques. Tenir un journal de création où noter les réussites, les défis, les moments de doute, les leçons apprises.</li>
</ul>



<p>Le syndrome de l&rsquo;imposteur est souvent un compagnon invisible, mais omniprésent du parcours artistique. La prochaine fois que vous ressentez le syndrome de l’imposteur, souvenez-vous que même les plus grands artistes ont connu ces moments de doute. Utilisez-les comme un catalyseur pour approfondir votre art, et rappelez-vous que la beauté de la créativité réside justement dans son imperfection et son authenticité.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<item>
		<title>« Sports murals » : la rencontre entre street art et sport</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/sports-murals/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Arthur Getenet-Risacher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Feb 2025 11:36:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Beaux-Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Lifestyle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Sports]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37843</guid>

					<description><![CDATA[<p>Initialement, le street art est une forme d’expression subversive qui s’est épanouie dans les rues des grandes métropoles américaines. Aujourd’hui, son langage graphique riche et engagé trouve un écho naturel dans l’univers sportif : la passion et la performance se conjuguent ainsi avec la créativité. Les « sports murals » découlent de cette rencontre. Aux États-Unis, ces fresques monumentales réalisées directement sur les parois des stades ou sur les terrains d’entraînement transforment le...</p>
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<p>Initialement, le <a href="https://www.theartchemists.com/?s=street+art">street art</a> est une forme d’expression subversive qui s’est épanouie dans les rues des grandes métropoles américaines. Aujourd’hui, son langage graphique riche et engagé trouve un écho naturel dans l’univers sportif : la passion et la performance se conjuguent ainsi avec la créativité. Les « sports murals » découlent de cette rencontre. Aux États-Unis, ces fresques monumentales réalisées directement sur les parois des stades ou sur les terrains d’entraînement transforment le simple terrain de jeu en espace d’expression collective.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Après les USA, le monde</h2>



<p>Aux USA, certains stades arborent des fresques réalisées par des artistes locaux qui immortalisent les exploits sportifs des équipes du cru. Ainsi le projet « Kaws Courts » à New York, inspiré par le travail du célèbre artiste urbain <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Kaws_(artiste)">KAWS</a>. Cette initiative a transformé un terrain de basket en une œuvre vivante, où les codes graphiques et l’esthétique reconnaissable de l’artiste se mêlent à l’énergie du sport. Ce projet, réalisé en partenariat avec la municipalité locale, a permis non seulement de dynamiser l’espace, mais aussi de renforcer le sentiment d’appartenance et la fierté des résidents.</p>



<p>Ce mouvement a petit à petit touché l’Europe comme l’Asie. De plus en plus de municipalités collaborent avec des street artistes pour redéfinir l’esthétique des infrastructures sportives. En France, l’idée d’unir art urbain et sport a pris une ampleur institutionnelle. Le ministère des Sports, en collaboration avec Paris 2024 et d’autres partenaires, a ainsi lancé l’appel à projets « Fresques Sportives » afin d’encourager la transformation des espaces publics sportifs par le biais du street art</p>



<h2 class="wp-block-heading">Revitaliser le tissu urbain</h2>



<p>Les collaborations entre street artistes et institutions sportives transforment radicalement nos espaces publics. Au-delà de leur impact esthétique, ces œuvres jouent un rôle essentiel dans la revitalisation urbaine. Elles transforment des structures parfois impersonnelles en lieux de rassemblement, où chaque fresque raconte une histoire locale et suscite l’émotion.</p>



<p>Les athlètes, par exemple, témoignent souvent d’un regain de motivation lorsqu’ils évoluent dans des environnements artistiquement stimulants. Un terrain décoré par une murale puissante peut devenir une source d’inspiration, une manière de se connecter à l’histoire et aux valeurs de l’équipe. De même, pour les supporters et les habitants, ces œuvres représentent des points de repère et renforcent le lien social, créant un sentiment d’appartenance à une communauté fière et innovante.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Dialogues interculturels</h2>



<p>En invitant le public à s’approprier ces espaces, les fresques sportives deviennent également des vecteurs de dialogue entre générations et cultures. Elles témoignent d’une volonté commune de célébrer l’effort, l’excellence et la créativité, tout en donnant une nouvelle vie aux infrastructures sportives.</p>



<p>Plusieurs street artistes et sportifs se sont exprimés sur cette symbiose. Certains soulignent que le street art, par sa nature même, permet de repousser les limites de l’expression et de rendre hommage aux valeurs universelles du sport. L’avenir semble prometteur : ce type de collaborations se multiplient, intégrant des technologies innovantes comme la réalité augmentée pour enrichir l’expérience des spectateurs et des sportifs. Cette tendance pourrait également s’étendre à d’autres domaines, comme le design urbain ou l’organisation d’événements culturels et sportifs hybrides.</p>



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		<title>Algérie – Une histoire millénaire : entre beau livre et récit de voyage, découvrez les mystères d’une culture séculaire</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/algerie-histoire-millenaire-livre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jan 2025 11:57:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37693</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’Algérie ? Sujet pour le moins implosif, qu’on traite généralement avec des pincettes. C’est que la relation avec la France a toujours été houleuse, avec un passé pour le moins chargé (colonisation, guerre d’indépendance…) et un présent tout aussi critique (crises diplomatiques à répétition). Bref, délicat d’aborder la chose sans tomber immédiatement dans la polémique. Or c’est tout l’intérêt du livre Algérie – Une histoire millénaire, paru aux éditions Géorama, d’échapper...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<p>L’Algérie ? Sujet pour le moins implosif, qu’on traite généralement avec des pincettes. C’est que la relation avec la France a toujours été houleuse, avec un passé pour le moins chargé (colonisation, guerre d’indépendance…) et un présent tout aussi critique (crises diplomatiques à répétition). Bref, délicat d’aborder la chose sans tomber immédiatement dans la polémique. Or c’est tout l’intérêt du livre <em>Algérie – Une histoire millénaire, </em>paru aux <a href="https://georama.fr/">éditions Géorama</a><em>, </em>d’échapper volontairement à ce climat de controverse pour se concentrer sur les beautés d’un pays dont on ignore finalement tout.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Beau livre et superbes clichés</h2>



<p>À la source de cet ouvrage magnifique, <a href="https://www.soreau-photographe.com/">Frédéric Soreau</a>. Photographe de son état, Soreau a choisi la carte de la polyvalence en cultivant par ailleurs des carrières de guide de voyage/conférencier, reporter, auteur et professeur de Français Langue Etrangère. Pratiquant aussi bien l’espagnol que l’arabe ou le japonais, féru de culture indonésienne et nippone, ce globe-trotter est un héritier des grands voyageurs du début du XXeme siècle. Son credo ? L’amour de l’Ailleurs.</p>



<p>Bardé de diplômes, il demeure cependant discret, n’étalant pas ses exploits sur la toile ou si peu. A l’heure du tourisme de masse, instagramable et sans aspérité, Soreau continue de jouer les explorateurs à l’ancienne, dévoilant les merveilles du monde à des groupes de curieux en quête de partage culturel. Mais il n’oublie pas ceux qui ne peuvent sillonner la planète&nbsp;; c’est là qu’interviennent ses ouvrages, beaux livres sertis de superbes clichés, pensés comme des récits de voyage du temps jadis, Stendhal, Flaubert et Londres en tête.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Algérie&nbsp;: une contrée à plusieurs visages</h2>



<p>Après avoir magnifié Japon, Indonésie, Liban et j’en passe, Soreau s’attaque aujourd’hui à l’Algérie, consacrant 156 pages à l’exploration d’une contrée à plusieurs visages&nbsp;: mer, montagne, villes ou déserts, d’Alger à Oran, sur les chemins de Kabylie, dans le désert, partout il nous emmène avec lui, racontant les mystères éternels de ce pays chargé d’histoire, doté d’un patrimoine architectural impressionnant, de paysages extraordinaires, de traditions ancrées. Musique, bijoux, cérémonie des trois thés… d’une plume alerte et précise, Soreau évoque les singularités d’une culture séculaire.</p>



<p>Chaque page est une surprise, chaque photographie un enchantement, chaque texte une mine d’informations. Bleu du ciel, lumière chaude, blondeur du sable, les couleurs sont au rendez-vous, restituées avec autant de finesse que les complexités des mosaïques, la luxuriance des oasis. On ressort de cette escapade avec l’envie d’en savoir plus, de dépasser les clichés, d’élargir sa vision. N’est-ce pas la vocation première de tout récit de voyage que de donner à saisir, même éphémèrement, l’âme d’un pays ?</p>



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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>MaMA 2024 : ne plus mettre la tête dans le sable !</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/mama-2024-tete-sable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Oct 2024 14:08:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37514</guid>

					<description><![CDATA[<p>MaMA 2024 dans le viseur : je ne pouvais pas terminer mes chroniques sans faire la focale sur UNE conférence plus spécifique. Elle a eu lieu le vendredi 18 octobre de 13 à 14h dans le théâtre du lycée J. Decour. Co-organisée par une foultitude d&#8217;organismes (RIF, SMA, FRACAMA, Féma, UFISC, Fédération des Musiques Métalliques, FAMDT, ZONE FRANCHE, FELIN, Haute Fidélité, RIM, AJC, Le Pôle, Supermab, FEDELIMA, Grand Bureau, FERAROCK,...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="480" src="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-conference-extreeme-droite-au-MaMA-2024.jpg" alt="" class="wp-image-37516" srcset="https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-conference-extreeme-droite-au-MaMA-2024.jpg 600w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-conference-extreeme-droite-au-MaMA-2024-288x230.jpg 288w, https://www.theartchemists.com/wp-content/uploads/2024/10/the-artchemists-conference-extreeme-droite-au-MaMA-2024-494x395.jpg 494w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<div style="height:15px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><a href="https://www.theartchemists.com/?s=MaMA">MaMA</a> 2024 dans le viseur : je ne pouvais pas terminer mes chroniques sans faire la focale sur UNE conférence plus spécifique. Elle a eu lieu le vendredi 18 octobre de 13 à 14h dans le théâtre du lycée J. Decour. Co-organisée par une foultitude d&rsquo;organismes (<a href="https://www.lerif.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">RIF</a>, <a href="https://www.sma-syndicat.org/syndicat-des-musiques-actuelles/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">SMA</a>, <a href="https://fracama.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">FRACAMA</a>, <a href="https://www.femabfc.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Féma</a>, <a href="https://www.ufisc.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">UFISC</a>, Fédération des Musiques Métalliques, <a href="https://www.famdt.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">FAMDT</a>, <a href="https://www.zonefranche.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ZONE FRANCHE</a>, <a href="https://fede-felin.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">FELIN</a>, <a href="https://www.haute-fidelite.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Haute Fidélité</a>, <a href="https://le-rim.org/">RIM</a>, <a href="https://ajc-jazz.eu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">AJC</a>, <a href="https://lepole.asso.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Pôle</a>, <a href="https://supermab.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Supermab</a>, <a href="https://www.fedelima.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">FEDELIMA</a>, <a href="http://grandbureau.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Grand Bureau</a>, <a href="https://ferarock.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">FERAROCK</a>, <a href="https://www.technopol.net/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Technopol</a>, <a href="https://reseaugrabuge.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Grabuge</a>, <a href="https://www.fedechanson.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fédéchanson</a>, <a href="https://www.le-pam.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">PAM</a>), elle donnait la parole à l&rsquo;avocat <a href="https://www.kempfavocat.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Raphaël Kempf</a>, <a href="https://www.pacte-grenoble.fr/fr/vincent-guillon" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Vincent Guillon</a>, codirecteur de l’Observatoire des politiques culturelles et professeur associé à Sciences Po Grenoble, <a href="https://www.linkedin.com/in/emmanuelle-cuttitta-a5a62a1ba" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Emmanuelle Cuttitta</a>, entre autres coprésidente de la Fédélima et le groupe <a href="https://www.luluvantrapp.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lulu Van Trapp</a> sous la houlette du modérateur Sophian Fanen.</p>



<p>Son titre :</p>



<p>« QUELS ENJEUX POUR LES MUSIQUES ACTUELLES FACE À LA MONTÉE DE L&rsquo;EXTRÊME DROITE AU POUVOIR ? »</p>



<script class="lesondier-widget" data-ls-event-id="14738" data-ls-site-slug="mama" src="https://www.mama-convention-podcast.com/build/widget/widget_loader.min.js" data-ls-width="600px" data-ls-height="435px" async></script>



<h2 class="wp-block-heading">Grosse panade en perspective</h2>



<p>Toute seule dans mon petit fauteuil de gameuse, j&rsquo;étais en train de décortiquer la prog conséquente du <a href="https://mama-musicandconvention.com/programmation-evenements/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">MaMA Convention 2024</a> lorsque je suis tombée sur ce titre dont je conserve volontairement l&rsquo;écriture en capitales. Et pour cause : ces majuscules sont à l&rsquo;image de ma réaction. Estomaquée. « Putain, ils ont osé !!!! ENFIN !!!!! » Dans un monde lissé jusqu&rsquo;à la déprime où plus personne n&rsquo;ose ouvrir sa gueule, les programmateurs du MaMA ont inscrit à l&rsquo;affiche d&rsquo;une convention dite professionnelle une conférence sur un sujet que personne ne veut trop aborder.</p>



<p>Par trouille ? Par opportunisme ? Pour éviter de perdre des subventions déjà raréfiées comme pluie dans le Sahel ? Un peu de tout ça, en témoignent des intervenants qui se sont retrouvés confrontés au RN, notamment lorsque ce parti accède à la gestion de villes après des élections municipales. La vie associative est déjà compliquée, le travail des créateurs de tous poils complexifié par la crise. Mais quand en prime, on se coltine une équipe municipale à tendance <a href="https://www.theartchemists.com/?s=extreme+droite">extrême-droite</a>, là c&rsquo;est la grosse, grosse panade. Marine Tondelier en a parlé dans son ouvrage <em>Nouvelles du Front</em> (à lire de toute urgence, par contre vous risquez d&rsquo;en sortir pas bien du tout, je vous préviens) ; la plupart des personnes qui prennent la parole au MaMA surenchérissent.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Diversité en péril</h2>



<p>Et démontent la technique de noyautage parfaitement huilée du RN pour démolir le paysage culturel français, musiques actuelles en tête. La diversité en prend un sacré coup, la promotion des jeunes talents également, de certains styles de musique aussi. La stratégie est rodée, beaucoup moins conflictuelle qu&rsquo;avant. Aujourd&rsquo;hui, il s&rsquo;agit d&rsquo;avancer masqué, tout sourire, en mode friendly, « nous venons en paix, amis terriens ». Et une fois qu&rsquo;on est bien installé, on dégomme méthodiquement : déprogrammations d&rsquo;artistes jugés indésirables, regard sur les collections des bibliothèques, destruction d&rsquo;oeuvres d&rsquo;art&#8230; l&rsquo;exposé est féroce et flippant à la fois. Clairement, l&rsquo;objectif est de dézinguer la diversité culturelle, d&rsquo;éteindre l&rsquo;ouverture au monde, de rayer de la carte tout ce qui l&rsquo;est pas de bonne souche française, Madame !!!!!</p>



<p>Les exemples cités sont révoltants. La mécanique mise à jour effrayante. L&rsquo;état des lieux angoissant. Ne nous mettons plus la tête dans le sable : il s&rsquo;agit d&rsquo;éradiquer à terme une grande partie des professionnels de la culture. Ok maintenant, les questions sont : pourquoi personne ne bouge son cul ? Comment on lutte ?</p>



<p>Réponses :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>personne ne bouge son cul par peur d&rsquo;être blacklisté et de perdre du fric. Les maisons de prod sont en grande partie en mode profil bas, on se tait, on attend que l&rsquo;orage passe.</li>



<li>on lutte en s&rsquo;appuyant sur la loi.</li>
</ul>



<p>C&rsquo;est mince. Et plusieurs personnes dans le public ne se gêneront pas pour le souligner.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Il y a urgence !</h2>



<p>Qu&rsquo;est-ce qui ressort de cette conférence que je vous incite à écouter sous forme de podcast gratuit (donc vous n&rsquo;avez pas d&rsquo;excuse et en plus je l&rsquo;ai placé en tête de l&rsquo;article, donc non vraiment pas d&rsquo;excuse) ?</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Déjà qu&rsquo;elle a le mérite d&rsquo;avoir eu lieu et qu&rsquo;il en demeure une trace sonore que chacun.e peut écouter.</li>



<li>Que si le MaMA s&rsquo;est fendu d&rsquo;un débat sur le sujet, c&rsquo;est qu&rsquo;il y a urgence, et que la prise de conscience doit être accompagnée de stratégies de contournement fissa.</li>



<li>Que le milieu musical/culturel est en danger, que le dépeçage a commencé et qu&rsquo;il y a intérêt à se mobiliser si on veut survivre au chaos qui se profile.</li>



<li>Que bosser dans l&rsquo;industrie musicale, cela implique aussi de prendre ce risque en compte, au même titre que le dérèglement climatique qui menace les festoches, l&rsquo;ombre de l&rsquo;IA qui remet en cause la question de composition et de propriété des œuvres.</li>
</ul>



<p>Bref un pro du secteur qui se dit responsable ne peut, ne doit pas se voiler la face. La question n&rsquo;est pas seulement politique ou idéologique, elle est sociale, elle est financière. Il s&rsquo;agit aussi de préserver des activités, des emplois, un statut. Et pas en baissant son froc face à l&rsquo;adversité.</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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		<title>Les Folies Fermières : le cabaret au secours du monde rural</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/film-folies-fermieres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Padme Purple]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Oct 2024 14:23:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.theartchemists.com/?p=37418</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il y a des films qui te prennent par surprise, un peu comme une gentille caresse, un sourire que t’as pas vu venir et qui te cueille au moment où tu t&#8217;y attends le moins, où tu en as le plus besoin. Les Folies Fermières, c’est carrément ce genre-là. Réalisé par Jean-Pierre Améris en 2021, ce film nous entraîne dans le sillage d’un jeune fermier criblé de dettes qui va...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
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<p>Il y a des films qui te prennent par surprise, un peu comme une gentille caresse, un sourire que t’as pas vu venir et qui te cueille au moment où tu t&rsquo;y attends le moins, où tu en as le plus besoin. <em>Les Folies Fermières</em>, c’est carrément ce genre-là. Réalisé par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Am%C3%A9ris" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jean-Pierre Améris</a> en 2021, ce film nous entraîne dans le sillage d’un jeune fermier criblé de dettes qui va sauver l&rsquo;exploitation familiale en transformant sa grange&#8230; en cabaret. Et c&rsquo;est une histoire vraie.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Une ferme, des paillettes et du show</h2>



<p>L’idée paraît complètement dingue, mais c’est bien là tout le charme. Au village, David a la réputation d&rsquo;être un brin paumé, un rêveur qui n&rsquo;a pas les épaules de maintenir l&rsquo;exploitation familiale à flot. Quand la banque lui met la pression, il n&rsquo;a plus guère le choix que de se foutre en l&rsquo;air&#8230; ou de déclencher un miracle. Et là, illumination : pour sauver sa ferme, il va ouvrir un cabaret. Parce que vendre des patates et des œufs dans un patelin paumé, c&rsquo;est pas évident. Il faut faire venir du monde et pour ça, il faut créer l&rsquo;envie, l&rsquo;intérêt en jouant sur le manque. Or qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il manque dans cette campagne perdue ? de la distraction. Du divertissement. De l&rsquo;Ailleurs. Du rêve.</p>



<p>Épaulé par Bonnie (Sabrina Ouazani), une pole danseuse de talent qui veut fuir son patron, David (Alban Ivanonv) recrute une troupe, élabore un spectacle, transforme sa grange en salle. Tout le monde met la main à la pâte. La réussite sera-t-elle au bout du chemin ? Bien sûr, puisque <a href="https://lesfoliesfermieres.com/">Les Folies fermières</a> existent vraiment, et qu&rsquo;elles continuent d&rsquo;attirer un public ravi. Mais l&rsquo;objectif du film est autre : au travers de cette success story, il s&rsquo;agit d&rsquo;illustrer une rencontre entre deux univers jugés incompatibles, la ruralité profonde et le glamour des scènes de spectacle. Un mélange pas si improbable : les deux mondes sont sans pitié, exigeants, vampiriques. Mais passionnants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une ode à la persévérance</h2>



<p>Loin d&rsquo;être une comédie loufoque, <em>Les Folies fermières</em> illustre une leçon de persévérance. David, c’est le mec qui lâche rien, même quand tout le monde le prend pour un demeuré. Il croit en son projet, contre vents et marées. Et finalement, en montant un spectacle, il va réinventer son propre avenir et celui de sa ferme. C’est un peu un pied de nez à toutes les galères qu’il a rencontrées, et ça, ça fait un bien fou à voir.</p>



<p>Là où <em>Les Folies Fermières</em> touche juste, c’est dans sa manière de mélanger le rire avec la réalité. Parce que derrière les gags et les moments de show, y’a une vraie réflexion sur la crise agricole, le désespoir des fermiers, et cette volonté de trouver des solutions, aussi improbables soient-elles, pour ne pas sombrer. David, c’est un peu le symbole de cette France rurale qui refuse de baisser les bras, qui cherche des solutions là où personne n’aurait osé regarder.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des acteurs en phase avec le délire</h2>



<p>Casting de choc ! Alban Ivanov dans le rôle de David est juste parfait. Il apporte cette touche d’humour et de tendresse qui rend le personnage vraiment attachant. Face à lui, Sabrina Ouazani, performeuse de choc qui se découvre des talents de meneuse de revue, complète bien ce duo improbable de loosers magnifiques qui inversent les pronostics.</p>



<p>Les seconds rôles ne sont pas en reste, Bérengère Krief, Michèle Bernier, Guy Marchand, Moussa Masskri&#8230; chacun apporte sa petite touche de folie et de délicatesse au film. Mais c’est surtout cette ambiance générale, cette atmosphère entre ruralité brute et show à l’américaine, qui donne toute sa saveur au film.</p>



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</ul>
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<h2 class="wp-block-heading">Un hommage à la France créative</h2>



<p><em>Les Folies Fermières</em> c’est aussi un hommage à la France des terroirs et au monde des planches, qui regorgent de ressources et d’idées pour s’en sortir. Le film joue avec les clichés, les détourne, et au final, il nous montre que même dans les endroits les plus reculés, on peut faire preuve de créativité et d’audace. C’est un joli pied de nez à la morosité ambiante et à tous ceux qui pensent que la campagne, c’est juste des tracteurs et des foins, que le cabaret, c&rsquo;est juste des nichons et des saltimbanques.</p>



<p>Cabaret, drame rural, histoire d&rsquo;amour, de volonté, rêve qu&rsquo;on réalise envers et contre tout et tous : <em>Les Folies fermières</em> est une vraie bouffée d’air frais. On en ressort avec le sourire, un brin ému, et surtout plein de respect pour ces gens qui, comme David, n’abandonnent jamais leurs rêves, aussi fous soient-ils. Alors, si t’as besoin de rire, de t’évader un peu, et de te rappeler que même les idées les plus dingues peuvent porter leurs fruits, tu sais quoi regarder ce soir.</p>



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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



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		<item>
		<title>Pole dance : grâce, exigence, discipline et émancipation</title>
		<link>https://www.theartchemists.com/pole-dance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Delphine Neimon]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Oct 2024 11:38:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Spectacles]]></category>
		<category><![CDATA[Sports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vous l&#8217;aurez remarqué si vous suivez nos chroniques sur les soirées Bragi Pufferfish, le terme « pole dance » y revient souvent. Beautiful Skin, Velu.e&#8230; peu de soirées se déroulent sans une performance de pole danse, avec à la clé les prestations de Lyou Bou ou Pretty Qasar. Pole dance ? « Des nanas à moitié à poil qui s&#8217;agitent le long d&#8217;une perche, quoi ! » Euh non. Très souvent associée aux clubs...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
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<p>Vous l&rsquo;aurez remarqué si vous suivez nos chroniques sur les soirées <a href="https://www.theartchemists.com/?s=bragi+pufferfish">Bragi Pufferfish</a>, le terme « <a href="https://www.theartchemists.com/?s=pole+dance">pole dance</a> » y revient souvent. <a href="https://www.theartchemists.com/?s=beautiful+skin">Beautiful Skin</a>, <a href="https://www.theartchemists.com/?s=velu.e">Velu.e</a>&#8230; peu de soirées se déroulent sans une performance de pole danse, avec à la clé les prestations de <a href="https://www.instagram.com/lyou.bou/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lyou Bou</a> ou <a href="https://www.instagram.com/pretty_quasar/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pretty Qasar</a>. Pole dance ? « Des nanas à moitié à poil qui s&rsquo;agitent le long d&rsquo;une perche, quoi ! » Euh non. Très souvent associée aux clubs de strip-tease (ce qui n&rsquo;est pas totalement faux), la pole dance est bien, bien plus qu&rsquo;une simple danse sensuelle faite pour chauffer un parterre de mâles en manque venus reluquer des fesses et des nichons. Cette version est simpliste pour ne pas dire insultante. Discipline hybride et exigeante, la pole dance est un sport à part entière, un art du spectacle qui allie force, souplesse, grâce et expression corporelle. Explications.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="tiktok-embed" cite="https://www.tiktok.com/@lyou.bou/video/7390306064949857569" data-video-id="7390306064949857569" style="max-width: 605px;min-width: 325px;"> <section> <a target="_blank" title="@lyou.bou" href="https://www.tiktok.com/@lyou.bou?refer=embed" rel="noopener">@lyou.bou</a> pole ninja back !!! <a title="poledance" target="_blank" href="https://www.tiktok.com/tag/poledance?refer=embed" rel="noopener">#poledance</a> <a title="poledancing" target="_blank" href="https://www.tiktok.com/tag/poledancing?refer=embed" rel="noopener">#poledancing</a> <a title="practicetime" target="_blank" href="https://www.tiktok.com/tag/practicetime?refer=embed" rel="noopener">#practicetime</a> <a title="polemoves❤️" target="_blank" href="https://www.tiktok.com/tag/polemoves%E2%9D%A4%EF%B8%8F?refer=embed" rel="noopener">#polemoves❤️</a> <a target="_blank" title="♬ Burn Dem Bridges - Skin On Skin" href="https://www.tiktok.com/music/Burn-Dem-Bridges-7128139355876493314?refer=embed" rel="noopener">♬ Burn Dem Bridges &#8211; Skin On Skin</a> </section> </blockquote> <script async src="https://www.tiktok.com/embed.js"></script>
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<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Pole dance, mais encore ?</h2>



<p>Commençons par le commencement, à savoir de quoi parle-t-on vraiment quand on parle de pole dance ? Le terme, anglo-saxon, peut se traduire par danse à la barre verticale. C&rsquo;est-à-dire une combinaison de danse et d&rsquo;acrobatie à laquelle on peut ajouter des éléments issus de la gymnastique et des arts aériens.</p>



<p>Concrètement, qu&rsquo;est-ce que ça donne ? À l&rsquo;aide d&rsquo;un poteau vertical (ou pole), les danseurs enchaînent des figures impressionnantes qui demandent à la fois force musculaire, souplesse et coordination : grimper, tourner, effectuer des acrobaties, notamment le <em>fireman spin</em>, une rotation de base autour du poteau, ou le <em>superman</em>, plus complexe, où le corps est suspendu à l&rsquo;horizontale par la force des bras et des jambes.</p>



<p>Variété des enchaînements, exigence technique : les adeptes doivent avoir une grande force dans le haut du corps, notamment les bras, les abdominaux et les jambes, pour réussir à maintenir les positions parfois à plusieurs mètres de hauteur. La discipline inclut aussi un important travail de souplesse pour réaliser des splits et autres figures de flexibilité.</p>



<p>Et puis, il y a l&rsquo;inventivité, l&rsquo;originalité dans la coordination des figures. La pole dance offre une grande liberté d&rsquo;expression, permettant aux pratiquants d&rsquo;imaginer des chorégraphies gracieuses, énergiques ou sensuelles, selon l&rsquo;approche choisie. La pratique est d&rsquo;ailleurs divisée en plusieurs sous-catégories :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>le pole dance sportif, qui met l&rsquo;accent sur la performance physique</li>



<li>le pole artistique, qui se concentre sur l&rsquo;expression corporelle</li>



<li>le pole exotique, qui garde un aspect plus sensuel.</li>
</ul>



<blockquote class="tiktok-embed" cite="https://www.tiktok.com/@pretty_quasar/video/7184749190361206022" data-video-id="7184749190361206022" style="max-width: 605px;min-width: 325px;"> <section> <a target="_blank" title="@pretty_quasar" href="https://www.tiktok.com/@pretty_quasar?refer=embed" rel="noopener">@pretty_quasar</a> 2023 so far <a title="fyp" target="_blank" href="https://www.tiktok.com/tag/fyp?refer=embed" rel="noopener">#fyp</a> <a title="wlw" target="_blank" href="https://www.tiktok.com/tag/wlw?refer=embed" rel="noopener">#wlw</a> <a title="poledance" target="_blank" href="https://www.tiktok.com/tag/poledance?refer=embed" rel="noopener">#poledance</a> <a title="lgbt" target="_blank" href="https://www.tiktok.com/tag/lgbt?refer=embed" rel="noopener">#lgbt</a> <a target="_blank" title="♬ Stand Still - Sabrina Claudio" href="https://www.tiktok.com/music/Stand-Still-6704962803712657409?refer=embed" rel="noopener">♬ Stand Still &#8211; Sabrina Claudio</a> </section> </blockquote> <script async src="https://www.tiktok.com/embed.js"></script>



<h2 class="wp-block-heading">De l&rsquo;univers forain à l&rsquo;institutionnalisation</h2>



<p>La pole dance telle qu&rsquo;on la pratique aujourd&rsquo;hui s&rsquo;enracine dans diverses traditions. On pense bien évidemment au cirque ; comme pour le trapèze ou le cerceau aérien, le pole dance demande un contrôle total du corps en suspension. Le cirque contemporain intègre d&rsquo;ailleurs des numéros de pole dance. Mais il existe des pratiques beaucoup plus anciennes, ainsi le <a href="https://lepetitjournal.com/inde/communaute/le-mallakhamb-un-des-sports-les-plus-vieux-au-monde-250267" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mallakhamb</a>. Ce sport traditionnel indien combine acrobaties et figures réalisées autour d&rsquo;un poteau en bois. Cette pratique ancestrale servait d&rsquo;entraînement pour les guerriers, mêlant force et agilité.</p>



<p>Le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pole_dance" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pole dance moderne</a> a quant à lui émergé dans les années 20 au Canada, dans l&rsquo;univers forain : les danseuses d&rsquo;alors intégraient les piliers des chapiteaux dans leurs chorégraphies baptisées « hoochie coochie » en référence au balancement de leurs hanches. petit à petit cette pratique a gagné les cabarets et les bars de nuit. À la fin des années 60, la stripteaseuse américaine Belle Jangles fusionne pole dance et effeuillage. Dans les années 80, ce type de spectacle se développe fortement. Mais à partir de 1994, des pionnières de la discipline comme <a href="https://www.instagram.com/officiallyfawnia/?hl=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fawnia Mondey</a>, <a href="https://www.instagram.com/tammy_the_real_deal_morris/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tammy Morris</a>, Kelly Kane, Katie Coates vont travailler à sortir la pole dance du milieu de la nuit pour promouvoir sa vocation artistique et sportive.</p>



<p>Les premiers cours voient le jour, les studios de danse spécialisés, les fédérations (Pole Sports France, <a href="https://ipsfsports.org/en/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">International Pole Sports Federation</a>&#8230;). La pole dance désormais s’institutionnalise. Les championnats sont soumis à des critères très sévères, incluant la difficulté des figures, l&rsquo;originalité des enchaînements et l&rsquo;élégance du mouvement. Quant aux écoles, elles se multiplient : on compte plus de 230 structures en France, en 40 et 50 000 usagers, aussi bien des femmes que des hommes, de tout âge puisque des cours sont proposés aux enfants.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Felix Cane - Winner of Miss Pole Dance Australia 2006" width="640" height="480" src="https://www.youtube.com/embed/YAAXQ7BXhh4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Pole dance : aux sources d&rsquo;une émancipation</h2>



<p>Certaines figures emblématiques ont marqué l&rsquo;histoire de cette discipline. Outre les pionnières citées plus haut, on peut évoquer l&rsquo;athlète australienne <a href="https://www.instagram.com/felixcanepolechampionships/?hl=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Felix Cane</a>, deux fois championne du monde, ou encore <a href="https://www.instagram.com/oonakofficial/?hl=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Oona Kivela</a>, multimédaillée internationale. Toutes deux ont contribué à redéfinir la pratique en y intégrant des éléments issus de la gymnastique ou du yoga&#8230; Et puis il y a les hommes. <a href="https://www.instagram.com/dimitrypolitov/?hl=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dmitry Politov</a> ou Vincent Regnault ont brillamment démontré que la pole dance n&rsquo;est pas une chasse gardée féminine.</p>



<p>Fascinante, cette forme d&rsquo;expression artistique rigoureuse implique de raconter une histoire avec son corps, de transmettre des émotions au public, tout en jouant avec les lois de l&rsquo;apesanteur. L&rsquo;équilibre entre technique et art est crucial, dépassant de loin le cadre de l&rsquo;exercice de séduction. On peut même parler dans certains cas de pratique thérapeutique : outre le renforcement musculaire opéré par un usage au quotidien, beaucoup se lancent dans l&rsquo;aventure pour renouer avec un corps qui leur échappe.</p>



<p>Améliorer sa posture, réduire les douleurs chroniques est une chose. Mais il s&rsquo;agit aussi de faire la paix avec une morphologie dont on a toujours eu honte et que soudain, on découvre harmonieuse et épanouie. Thérapie par le mouvement, expression des émotions refoulées, la pratique de la pole dance s&rsquo;accompagne d&rsquo;une hausse de la confiance en soi, d&rsquo;une émancipation. Les peurs, les préjugés s&rsquo;estompent tandis qu&rsquo;on se reconnecte avec soi-même, qu&rsquo;on progresse, qu&rsquo;on accomplit des figures toujours plus complexes.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Vincent Regnault, championnat de France de pole dance ✨ médaille d&#039;or 🥇" width="640" height="360" src="https://www.youtube.com/embed/08vJm3ViNOg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>Nous arrivons au terme de cette trop courte présentation. Il y aurait encore beaucoup à dire, je pense, mais ces grandes lignes permettent déjà de mesurer la qualité et l&rsquo;exigence de cette forme artistique aux multiples ramifications. Pour sûr, vous ne verrez plus un numéro de pole dance du même œil. Et peut-être vous retrouvera-t-on bientôt dans un spectacle de La Velu.e, qui sait ?</p>



<div id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-678cc482" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns alignfull has-1-columns has-desktop-equal-layout has-tablet-equal-layout has-mobile-collapsedRows-layout has-reverse-columns-mobile has-vertical-bottom ticss-c00aadba"><div class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-columns-overlay"></div><div class="innerblocks-wrap">
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<h2 id="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39" class="wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading wp-block-themeisle-blocks-advanced-heading-fb3c7a39">Et plus si affinités ?</h2>



<p class="has-text-align-center has-text-color" style="color:#fefefe">Vous avez des envies de culture ? Cet article vous a plu ?</p>



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